ÉPHÉMÉRIDES DU 1er septembre

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ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 1er septembre 2025 – 14e ANNÉE (n° 4904)

Bonjour à tous et toutes.

ILLUSTRATIONS : Egypte – Vallée des Rois – Tombe de Ramsès III, Noël 2019 (cl. H. Ribot)

FETES : Saint GILLES, patron des personnes handicapées, était un Athénien venu vivre en ermite dans le Languedoc au VIIe siècle.

La tradition le représente avec une biche qui, poursuivie par des chasseurs, serait venue se réfugier dans la grotte du saint homme et se serait couchée à ses pieds.

La ville de SAINT-GILLES, établie sur la rive languedocienne du Rhône a gardé vivace le souvenir de cette belle histoire. Elle est réputée pour posséder une basilique au porche monumental, à l’église inférieure d’une surprenante modernité. Hélas, les vicissitudes de l’histoire ont causé des dégâts irréversibles à ce magnifique ensemble religieux qui fut longtemps le point de départ en France du long voyage des pèlerins provençaux et italiens en route vers Saint-Jacques de Compostelle.

Aujourd’hui, le nom de GILLES est porté par plus de 15000 personnes tandis que près de 163 000 des 175000 l’ayant reçu depuis 1900 comme prénom sont toujours en vie. Avec une moyenne d’âge de 50 ans, c’est donc un prénom jeune car très populaire dans les années 1960.

Plusieurs de mes amis se prénomment ou se sont prénommé Gilles. Je pense à eux en ce jour. C’est donc une bonne occasion pour suivre le calendrier républicain qui fit de ce quinzième jour du mois de fructidor celui de la TRUITE. Moi, j’aime bien les mamans truites, surtout avec du citron ! (clin d’œil à Bobby Lapointe).

Il y a 22 ans, 3 pompiers de La Seyne périssaient dans un feu de forêt. Ils laissaient des parents, des femmes, des enfants, des amis dans la douleur. La plaie ne s’est jamais refermée.

DICTON DU JOUR : « S’il fait beau à la saint Gilles, ça dure jusqu’à la saint Michel ».

MOT DU JOUR : « En haute mer, le navire appartient au pilote. ».

ÉPHÉMÉRIDES

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801) – Le général en chef Kléber à l’armée – Le 31 août 1799, dans une lettre, Kléber, nouveau général en chef, informe les soldats que le général Bonaparte a décidé de retourner en France pour des raisons impérieuses, malgré les dangers de la navigation en cette saison et la présence d’ennemis (pour l’intégralité du texte, cf. la livraison de ce jour à la date indiquée).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 890e livraison –-septembre 1209 : Le pape Innocent III excommunie le vicomte Roncelin. Lettre du légat Milon au pape Innocent III. Après avoir démoli près d’Arles la forteresse de Guillaume Porcellet, il est venu à Marseille et a exhorté les Marseillais à jurer la même paix que les localités voisines et à donner satisfaction pour le fait de Roncelin. Les Marseillais, alléguant l’absence de Roncelin, refusèrent de l’entendre et de traiter leur vicomte en apostat et excommunié. Au concile d’Avignon Roncelin fut excommunié avec ses complices et toute la cité de Marseille soumise au plus rigoureux interdit. (acte des vicomtes de Marseille n° 342, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : a. Innocent! III epistolae, édit. Baluze, t. II. p. 605. — b. Idem, édit, des Historiens de France, t. XIX, p. 520).

LA SEYNE-SUR-Mer : 587e livraison -1926 – 1er septembre Aux Chantiers de La Seyne, le porte-avions Béarn est armé pour essais (Date fixée par la dépêche 698 EMG1 du 20 juillet 1926). Un noyau d’équipage était alors logé à bord de l’ancien transport Moselle (ex Duguay-Trouin, ex-Tonkin). Le capitaine de vaisseau de Laborde prend le même jour, 1er septembre, le commandement du porte-avions. Il vient de quitter le Service central de l’aéronautique maritime (SC Aéro) dont il était le chef du 4 novembre 1924 au 25 juin 1926 (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

OLLIOULES : 589e livraison – Du 1er juillet 1436 au 1er septembre 1521 : La communauté d’Ollioules avait à sa charge l’entretien et la réfection des murailles construites en 1376. Une commission nommée par la Reine ayant donné pouvoir à la communauté de les faire (ou de les refaire ?) en 1425, il fallut bien payer ces nouveaux travaux ; ce qui fut vraisemblablement fait par une levée d’impôts en 1450. Nous savons aussi que, depuis le début du XIVe siècle, les Ollioulais assurant la garde de la tour de Sanary, le roi René leur imposa en 1436 d’y faire le boulevard et le fossé, de la munir de cinquante cuirasses, et des armes pour la défense des ennemis et, moyennant ce, il les affranchissait de la moitié de toutes les tailles et durant dix ans. En plus de la garde cette tour, la communauté d’Ollioules assurait une partie de celle de Toulon dont elle fut heureusement déchargée le 1er septembre 1521 (H. Ribot, 2003).

SANARY – 688e livraison-1869 – 1er septembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Aujourd’hui, grande partie de mer à l’île des Embies. La maison Michel, maire,  et la maison Granet, notaires, avaient transporté sur l’île  un concours de 70 personnes dont nous faisions partie. Tout s’est passé comme il faut.  Seulement, à 4 heures, l’orage qui menaçait  nous a fait déguerpir plus tôt que  nous n’aurions voulu.  Nous sommes venus en [illisible] avec le Yack (yacht) Michel. Le vent avait considérablement augmenté.

ÉPHÉMÉRIDES

-L’INTÉGRALE.

-1035 : GUICEHERAN, TENANCIER DU MANSE DE BARNIER A SIX-FOURS – Acte n° 451 du cartulaire de Saint-Victor : Sous l’abbatiat de Ysarn, Guiceheran, tenancier du manse de Barnier à Six-Fours, reçoit en alleu de son seigneur, le vicomte Fouque, et de sa femme Odile, ledit manse ; il le transmet en don au monastère de Saint-Victor (Note de HR : sous l’abbatiat d’Isarn (v.1020-1047)). Témoins confirmateurs : Guillaume II, vicomte de Marseille, et ses fils (réf. de Gérin-Ricard 1926, Acte n° 96 : B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 106 ; a. Guérard n° 451 ; Ribot H., 2003).

[Ribot H., 2003 : … c’est avec le XIe siècle que débute dans l’Ouest toulonnais la période des grands défrichements qui durera jusqu’à la fin du XIIIe siècle et transformera radicalement le paysage. Dans la plaine qui borde les rives de la Reppe, de la sortie des gorges jusqu’à l’embouchure, les paysans vont s’attaquer à une terre paludéenne que les contraintes du climat méditerranéen à fortes pluies d’automne et de printemps conjuguées à la sécheresse de l’été, la nature alluvionnaire du sol et des décennies d’abandon ont rendue à la nature. Tel Guiceheran, tenancier qui reçoit de Fouque de Marseille un manse de Six-Fours en alleu en 1035 (de Gérin-Ricard, Acte n° 96 : B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 106 ; a. Guérard n° 451), les paysans vont assainir ces negadors, lonnes, îles et sagnes, canaliser tout au long de leur cours, non seulement la Reppe mais aussi la Salagobran qui se jette dans la rade de Toulon, créer des canaux de dérivation pour les moulins seigneuriaux (qui fonctionnent à Ollioules avant 1044, cf. breve de Olivulas, Guérard, 1857, n° 32), ouvrir des puits, aménager les sources, telles la Bonnefont et le Surgentiu (aujourd’hui Forgentier) ; rendre enfin ces terres dans le même état que leurs ancêtres gallo-romains les avaient laissées autrefois, et avec lesquelles ils se nourrissaient, et ravitaillaient Toulon et Tauroentum.]

-1150 – septembre : ALLAUCH. Comme la lutte entre les comtes de Barcelone et les seigneurs des Baux semblait tourner plutôt en faveur des premiers, le Chapitre de la Major de Marseille s’empressa de reconnaître leur suzeraineté et put ainsi obtenir, au mois de septembre 1150 un diplôme signé de Bérenger II le Vieux (tuteur de Bérenger III) qui confirme très clairement au Chapitre la possession de tous les territoires d’Allauch et du Château qu’il venait de construire sur le Mont Rodinaccus (Louis Ardissonne, 1981). L’original est aux Arch. des B.-du-Rh. La Major de Marseille, G. n° XLir. Orig. parch., signatures autographes ; le sceau manque).

-1191 – septembre : CESARISTA / CEYRESTE. L’abbaye de Saint-Victor possède des droits seigneuriaux sur Ceyreste (Guérard, 942). Barral, seigneur et vicomte de Marseille, libère de toute réclamation le château de Ceyreste, où il abandonne ses droits de quête et autres impositions, tout en se réservant les chevauchées et 1a justice des crimes : les moines de Saint-Victor auront la juridiction des contestations entre les gens du pays et les droits d’usage. En cas de contestation de cet acte par ses successeurs, la justice, les chevauchées et la suzeraineté de Ceyreste passeront à Saint-Victor. Barrat retient encore le droit d’usage sur les troupeaux de chèvres, au moment où les faucons sortent du nid, c’est-à-dire un agneau par troupeau (acte 294 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926, réf : B. Saint-Victor, Cartulaire, fol. 117 v°. a. Guérard, n° 942).

-1209 – septembre : MARSEILLE – Le pape Innocent III excommunie le vicomte Roncelin. Lettre du légat Milon au pape Innocent III. Après avoir démoli près d’Arles la forteresse de Guillaume Porcellet, il est venu à Marseille et a exhorté les Marseillais à jurer la même paix que les localités voisines et à donner satisfaction pour le fait de Roncelin. Les Marseillais, alléguant l’absence de Roncelin, refusèrent de l’entendre et de traiter leur vicomte en apostat et excommunié. Au concile d’Avignon Roncelin fut excommunié avec ses complices et toute la cité de Marseille soumise au plus rigoureux interdit. (acte des vicomtes de Marseille n° 342, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : a. Innocent! III epistolae, édit. Baluze, t. II. p. 605. — b. Idem, édit, des Historiens de France, t. XIX, p. 520).

-1216 – septembre : L’ORDRE DU TEMPLE – Aldenbourg – Diplôme de l’empereur Frédéric II confirmant à l’ordre du Temple la charte par laquelle Hugues de Baux, sa femme Barrale, Raimond de Baux, G. Adémar et sa femme Mabile, Raimond Geofroi et Roncelin. vicomtes de Marseille, lui concédèrent la faculté de construire et de garder à Marseille et tout son territoire des navires qui navigueront outremer, en Espagne ou partout ailleurs, pour la défense de la chrétienté, et serviront au transport de pèlerins ou de marchands. (acte des vicomtes de Marseille n° 392, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. départ, de Marseille, H, Ordre du Temple. a. Winkelmann, Acta Imperii inedita, t. 1, p. 116, n° 138. IND. : Bœhmer-Ficker, Regesta Imperii, t. V, n° 880).

-1283 – 1er septembre : Montrieux peut faire paître librement ses troupeaux dans les pâturages de Solliès (Acte 370, cartulaire de Montrieux). Bérenger, précepteur de la maison de l’Hôpital de Manosque, arbitre un différend entre les chartreux de Montrieux, représentés par leur procureur Pierre Pellicier, d’une part,  et les chevaliers de l’Hôpital de Beaulieu, représentés par leur précepteur, Raimbaud de Puymichel, d’autre part, au sujet des droits de pacage à Solliès. Il décide que les chartreux de Montrieux pourront faire paître librement leurs troupeaux dans les pâturages de Solliès. Selon Boyer R., 1980, p. 658 : cet acte de 1283 reproduit une procuration générale en date du 4 juillet 1277, donnée par le chapitre général des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem à divers syndics et procureurs créés pour représenter leur ordre.

-1303 – 1er septembre : EXTRAITS D’UN ACTE NOTARIE.

1. Peyronum. PEYREGUIER – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de la Pinatelle.

2. Sancta Margarida. SAINTE-MARGUERITE, village, commune de Marseille (1872). Également dite SAINTE-MARIE-MARGUERITE (Ed. Baratier, 1966). Première mention : [1000-1008] – Pons 1er, évêque de Marseille, et son frère Guillaume, sont témoins à l’achat fait par le monastère de Saint-Victor d’une terre à Sainte-Marguerite près de Marseille (acte n°22 des vicomtes de Marseille ; B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 25 v° ; a. Guérard, n°89.

-1328 – 1er septembre : Als Arcs, 1er septembre 1328 (acte notarié). Les Arcs, quartier rural, commune de Marseille, quartier du Rouet, vers Saint-Giniez. Première mention : Arcus, 1090 (cartulaire de Saint-Victor, n’ 143).

-1346 – septembre : ENQUETE SUR LE DROIT DE L’EVEQUE DE MARSEILLE d’avoir pleine juridiction et des juges d’appel dans ses châteaux. De Valbonette, Alleins, St Cannat, Signes, etc.] (Gall. Chri. Nov., II, n° 526, p. 321).

-1367 – 1er septembre : CREATION DE TROIS SYNDICS A TOULON – Il manquait au Conseil Général de Toulon un exécutif. La Reine Jeanne combla cette lacune en décidant la création de trois syndics par lettres patentes du 1er septembre 1367. Il faut attendre un demi-siècle pour franchir une étape importante, lorsqu’une charte de 1367, octroyée par la reine Jeanne, fixa pour une longue période les institutions municipales de Toulon : une assemblée délibérante représentée par un conseil municipal ; trois syndics élus au suffrage universel (organe exécutif) ; enfin des officiers de ville : greffier, trésorier, auditeur des bans, estimateurs, préposés de la boulangerie, de la boucherie, de la poissonnerie, gardiens du port, vérificateurs des poids et des mesures (Maurel, histoire de Toulon, p. 51 ; Boyer Raymond et Février Paul-Albert, 1980, p. 25.).

-1370 – 1er septembre : CHARTE AUX ARCHIVES MUNICIPALES DE MARSEILLE.

1. Pinedas. LA PINEDE – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Notre- Dame-de-la-Garde. Pinède (La) lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Notre- Dame-de-la-Garde. Première mention : Fiscum quod nominatur Pinus, 21 avril 904 (cartulaire de Saint-Victor, n° 10),

2. Als Suveriers. SUVERIER lieu-dit, quartier de Mazargues, commune de Marseille. Première mention : Suverieras, Suverias, 27 août 1350 (charte aux archives municipales).

3. Canudellum. CANEDEL – quartier rural, commune d’Aubagne (1872). Première mention le 12 mai 1223 : Canudel (charte aux archives municipales).

4. Fons de Roqueta. Font de Roquette – lieu-dit,  commune d’Aubagne, quartier de Canedel (1872). Mention : Fons de Roqueta, 1er septembre 1389 (charte aux archives de la Major).

5. Roderius. LE RODIER – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Pierre.

-1389 – 1er septembre : Fons de Roqueta. Font de Roquette – lieu-dit,  commune d’Aubagne, quartier de Canedel (1872), charte aux archives de la Major.

-Du 1er juillet 1436 au 1er septembre 1521 : L’ETAT AFFRANCHIT OLLIOULES D’UN CERTAIN NOMBRE DE REDEVANCES – Le roi René affranchit Ollioules d’un certain nombre de redevances aux conditions ci-après : Etant donné que le bourg de Saint-Nazaire est de la dépendance d’Oliolis, le roi René porte à Oliolis de faire le boulevard ou la lice (Levy 1909) et fossé de la tour St-Nazaire, la munir de cinquante cuirasses, et des armes pour la défense des ennemis et, moyennant ce, affranchit la communauté d’Oliolis de la moitié de toutes les tailles et collettes durant dix ans, du 1er juillet 1436 (Castellan 1937, p. 27).

La communauté d’Ollioules avait à sa charge l’entretien et la réfection des murailles construites en 1376. Une commission nommée par la Reine ayant donné pouvoir à la communauté de les faire (ou de les refaire ?) en 1425, il fallut bien payer ces nouveaux travaux ; ce qui fut fait vraisemblablement fait par une levée d’impôts en 1450. Nous savons aussi que, depuis le début du XIVe siècle, les Ollioulais assuraient la garde de la tour de Sanary, le roi René leur imposa en 1436 d’y faire le boulevard et le fossé, de la munir de cinquante cuirasses, et des armes pour la défense des ennemis et, moyennant ce, il les affranchissait de la moitié de toutes les tailles et durant dix ans. En plus de la garde de la tour de Sanary, la communauté d’Ollioules assurait une partie de celle de Toulon dont elle fut heureusement déchargée le 1er septembre 1521 (H. Ribot, 2003).

-1483 – 1er septembre : CHARLES VIII SUCCEDE A LOUIS XI – Le 1er septembre 1483, Charles VIII informe les consuls de Toulon de la mort de Louis XI : « Tenez-vous certains que Nous sommes délibérés de vous garder et entretenir en bonne justice, aussy vos droits, privilèges et libertés. » (Toulon, port royal)

-1521 – 1er septembre : GARDE DE LA TOUR DE TOULON – A la requête d’Ollioules, suppression de la garde de la Tour de Toulon pour les particuliers des localités voisines (Castellan, 1937, p. 37). Ribot H., 2003 : En plus de la garde de la tour de Sanary, la communauté d’Ollioules assurait une partie de celle de Toulon dont elle fut heureusement déchargée le 1er septembre 1521. Rappel : Du 1er juillet 1436 au 1er septembre 1521 : L’ETAT AFFRANCHIT OLLIOULES D’UN CERTAIN NOMBRE DE REDEVANCES – Le roi René affranchit Ollioules d’un certain nombre de redevances aux conditions ci-après : Etant donné que le bourg de Saint-Nazaire est de la dépendance d’Oliolis, le roi René porte à Oliolis de faire le boulevard ou la lice (Levy 1909) et fossé de la tour St-Nazaire, la munir de cinquante cuirasses, et des armes pour la défense des ennemis et, moyennant ce, affranchit la communauté d’Oliolis de la moitié de toutes les tailles et collettes durant dix ans, du 1er juillet 1436 (Castellan 1937, p. 27).

La communauté d’Ollioules avait à sa charge l’entretien et la réfection des murailles construites en 1376. Une commission nommée par la Reine ayant donné pouvoir à la communauté de les faire (ou de les refaire ?) en 1425, il fallut bien payer ces nouveaux travaux ; ce qui fut fait vraisemblablement fait par une levée d’impôts en 1450. Nous savons aussi que, depuis le début du XIVe siècle, les Ollioulais assuraient la garde de la tour de Sanary, le roi René leur imposa en 1436 d’y faire le boulevard et le fossé, de la munir de cinquante cuirasses, et des armes pour la défense des ennemis et, moyennant ce, il les affranchissait de la moitié de toutes les tailles et durant dix ans. En plus de la garde de la tour de Sanary, la communauté d’Ollioules assurait une partie de celle de Toulon dont elle fut heureusement déchargée le 1er septembre 1521 (H. Ribot, 2003).

-1524 – septembre : CHATEAU D’IF – île et fort en face du port de Marseille (1872). Le château a été construit par François Premier. Une partie des matériaux proviennent du siège de Marseille par les Espagnols en septembre 1524.

-1557 – 1er septembre : DECES DE JACQUES CARTIER – Encore un grand navigateur et explorateur qui disparaît : aujourd’hui, il s’agit de Jacques Cartier, premier Européen à dresser des cartes précises du golfe et du fleuve Saint-Laurent et à décrire et nommer les eaux, leurs rives et les habitants d’un territoire qu’il nomma Canada dont il prit possession le 24 juillet 1534 au nom de François Premier.

-1702 – 1er septembre : RIEUCE (registre de l’Ecritoire, Marseille). RIOUSSET – lieu-dit, qui prend son nom d’un ruisseau qui découle des hauteurs de Saint-Mitre, dans le territoire de Notre-Dame-de-Consolation et se jette dans Jarret au-dessus de la Rose, commune de Marseille (1872). Première mention : Rivus Siccus, en 1038 (cartulaire de Saint-Victor, n° 45).

1715 – 1er septembre : LOUIS XV SUCCEDE A LOUIS XIV – Décès du roi Louis XIV. Le vendredi 30 au soir, on avait trouvé sa jambe « aussi pourrie que s’il y avait six mois qu’il fût mort ». La gangrène avait atteint le cuisse lorsque, le 31, il sortit de sa prostration pour réciter la prière des agonisants assisté par le cardinal de Rohan. Toute la nuit, il fut sans connaissance. Sa longue agonie finit le dimanche 1er septembre 1715, à huit heures et quart du matin. La mort dûment constatée, la foule, massée dans la cour de marbre de Versailles, vit paraître un officier qui avait une plume noire au chapeau et qui dit d’une voix forte : « Le roi est mort ». Il reparut bientôt avec une plume blanche, et la foule l’entendit crier : « Vive le roi Louis XV ! ».

-1789 – 1er septembre : C’EST UN DISCOURS DE MIRABEAU EN FAVEUR DU VETO ROYAL QUI OUVRE LA PREMIERE SEANCE DE CE MOIS. Ce problème de la sanction royale se pose de façon pressante à toutes les parties en présence ; d’autant que, jusqu’à présent, aucune d’elles ne semblait vouloir faire la moindre concession sur ce point précis (Agenda du Bicentenaire, MARDI 1er SEPTEMBRE).

-1791 – 1er septembre : Saint-Vincent, chapelle rurale, commune de Marseille, quartier des Comtes, aujourd’hui détruite. Le tènement de Saint-Vincent dépendait de la maison de la Salle ; il s’éten­dait jusqu’au béal du moulin de la Moutte. La chapelle déjà en ruine en 1791, fut vendue le 1er septembre comme bien national. Première mention : Terra Sancti Vincentii, 13 janvier 1239 (charte aux archives de Saint- Victor). D’après Ruffi (Hist. de Mars., II, 285), cette chapelle était anciennement un hôpital ; il s’appuie sur deux titres de 1234 et 1294 aux archives de la ville. Ces deux titres ne se retrouvent plus et ne sont mentionnés dans aucun inventaire.

-1792 – 1er septembre :

1. ON NE LAISSE, DANS LES PLACES COUVERTES PAR LES ARMEES, QUE LES HOMMES DE GUERRE INCAPABLES DE MARCHER EN CAMPAGNE – Décret pris par le Conseil exécutoire de l’Assemblée législative et publié dans tous les département et dans toutes les communes de France. Le document fut transmis à la municipalité de La Seyne par le district de Toulon, avec prière d’accuser réception. Passages essentiels : « On ne laissera, dans les places couvertes par les armées, que les hommes de guerre incapables de marcher en campagne. Les généraux feront d’avance les dispositions nécessaires pour jeter, dans ces places, les garnisons suffisantes dès le moment où les armées, par leur mouvement, cesseront de les couvrir. On retranchera, en maçonnerie, toutes les gorges des bastions de manière qu’elles ne puissent être forcées qu’en faisant un logement propre à recevoir du canon ; on suivra, pour cet ouvrage, une méthode simple et qui n’exigera pas plus de huit jours pour son exécution. Les commandants des armées défendront, sous peine de mort, de se rendre avant que le bastion ne soit pris et le canon placé pour battre le mur de retranchement. S’il manque des matériaux dans les places pour construire lesdits retranchements et qu’on ne puisse pas en tirer du dehors, on s’en procurera en démolissant quelques maisons ; toutes les maisons démolies pour la défense ou pour l’attaque de l’ennemi ou par incendie ou bombardement, seront payés par la nation au prix de la plus forte estimation. On fera blinder dans toutes les places l’hôpital et un espace suffisant pour abriter les deux tiers de la garnison ainsi que tout citoyen ou habitant qui sera dévoué pour la défense de la ville. On permettra, dans tous les cas et dans tous les temps, aux femmes, aux enfants, aux infirmes et aux vieillards de sortir des places. On fera exécuter rigoureusement et sur-le-champ le décret de l’Assemblée nationale qui punit de mort toute personne qui parlera de se rendre avant que la défense indiquée ci-dessus ait été exécutée dans sa totalité. Les commandants des places donneront communication de la présente instruction aux corps administratifs et municipaux auxquels l’envoi en sera néanmoins fait par le ministère de l’Intérieur. » Suivent les signatures de : Lebrun, Rolland, Monge, Danton et autres (Extrait du registre du C.E.P. de l’Assemblée nationale, séance du 1er septembre 1792, l’an 4 de la Liberté et le premier de l’Egalité. Rappelons que, sur une proposition de Billaud-Varenne, la Convention décide de dater les actes publics, à partir du 22 septembre 1792, de « l’an I de la République française ».).

2. SERVICE DES SIGNAUX – Etablissement d’un Service des Signaux depuis la « Tour de Bouc jusqu’à Antibes (Rotger B., 1984, p. 297)

3. 300 OU 400 GALERIENS S’ÉVADENT DE TOULON – Bien longtemps avant 1793, les vols se multipliaient, et, le 1er septembre 1792, les officiers municipaux de Toulon durent décider que les personnes porteuses de fruits n’entreraient pas dans la ville sans être munies d’un billet de la municipalité compétente (Archives de Sanary, I2). Effectivement, 3oo ou 4oo galériens s’étaient évadés ensemble d’après la lettre du 1er août précédent émanant de la même administration (Archives de Sanary, H5). Que de dégâts ne durent-ils pas commettre ? Je n’ai pas pu retrouver la moindre trace de leur réintégration dans leurs fers. La frontière, si voisine à cette époque, permit probablement à la plupart d’entre eux d’aller traîner leur existence sous un autre ciel. Je suis d’ailleurs convaincu qu’ils surent profiter des circonstances pour vivre à leur guise et pour servir tel ou tel parti au gré de leurs intérêts ou de leurs besoins. Leur conduite n’a pu manquer d’être équivoque (Roger Valentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon). Nota : rappelons, pour mémoire, que le terme de « galérien » est impropre depuis que les galères ont été supprimées par l’ordonnance royale de 1748 et remplacées par les bagnes.

4. PROTECTION DES CONVOIS MILITAIRES – Le directoire du district de Toulon rappelle aux communes qu’elles doivent assurer la protection, au cours de leur passage à travers leur territoire, des convois d’armes (fusils et pistolets défectueux) qui sont destinées à être réparées et que les autorités expédient à la Manufacture de Saint-Etienne (Loire) [circulaire du district de Toulon de septembre 1792] (Louis Baudoin, 1965, p. 318).

5. Sur l’objet du désarmement des batteries, il se présenta à la municipalité dans la journée du 1er septembre, un gendarme porteur d’un ordre du comité central des sections de Toulon, portant injonction de faire procéder à ce désarmement. Sur le refus de la municipalité, le lendemain 2 septembre à minuit, arrivèrent 2 gens d’armes à la tête d’un détachement d’environ 25 hommes des troupes de ligne, porteurs d’une nouvelle injonction de désarmer les dites batteries.

-1793 – 1er septembre : INJONCTION DE FAIRE PROCEDER AU DESARMEMENT DES BATTERIES DE SANARY – Le 1er septembre ; s’était présenté devant la municipalité de Sanary un gendarme porteur d’un ordre du comité général des sections de Toulon contenant injonction de faire procéder au désarmement des batteries de la commune. Elle refusa. Le lendemain à minuit arrivèrent deux gendarmes précédant un détachement de 15 hommes d’un régiment de ligne et munis d’une nouvelle injonction rappelant que l’armement des batteries était la propriété de la ville de Toulon. Les officiers municipaux, tirés de leur lit, durent céder à la force ; ils espéraient de celle façon ne pas compromettre les marins de leur village embarqués sur les bateaux de la République et les ouvriers de l’arsenal, leurs compatriotes. Les batteries furent désarmées ; les affûts, les boulets, la poudre et tout le matériel furent transportés au port de Toulon sur un bâtiment spécial. Toutefois, deux canons du calibre 4 montés sur leurs affûts, furent cachés avec des boulets et de la poudre. Le tout fut remis à un détachement de l’armée du général Carteaux, dès son passage à Saint-Nazaire, le 8 septembre. (Rotger B., 1984, p. 301-302)

-1795 – 1er septembre (15 fructidor an III) :

1. CREATION D’UNE AGENCE DES APPROVISIONNEMENTS DANS CHAQUE ARMEE – La Convention supprime la approvisionnements et remet la fourniture des armées à la commission des mouvements des armées et à celle de la Marine. Une agence des approvisionnements doit être créée dans chaque armée : elles seront chargées de passer les marchés, de mettre en régie ou de demander des service d’entreprises (Yann Fauchois, 2001).

2. CITOYENS PREVENUS D’EMIGRATION DETENUS AU LAZARET – 15 fructidor an III, deux arrêtés de Durand-Maillane sont pris en faveur de divers citoyens prévenus d’émigration détenus au Lazaret de Marseille (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1798 – 1er septembre -EXPEDITION D’EGYPTE :

Lettre du général Kléber au général Menou, Rosette – Le 15 fructidor (1er septembre 1798). «  Nous avons un besoin pressant de grains, mon cher général : le peuple d’Alexandrie en a un plus grand besoin encore et vous savez ce que c’est qu’un peuple menacé de la famine (note : Menou avait été chargé de la répression de l’insurrection du 1er prairial an III (20 mai 1795) à Paris provoquée par la faim.). Il est donc urgent et très urgent que vous permettiez aux particuliers de Rosette de charger de grains de petits bateaux qui, pouvant approcher la côte de fort près, ne courront aucun risque d’être pris par les Anglais. Il sera encore nécessaire de profiter de tous les retours de chameaux et autres bêtes de somme pour nous envoyer de cette denrée. Enfin il faudrait en faire un grand dépôt à Rahmanieh pour nous en envoyer le plus tôt possible par le canal qui bientôt va être navigable. Veuillez, mon Cher Général, pour ce dernier objet vous concerter avec l’adjudant-général Bribes qui me paraît zélé et intelligent. Il n’y a pour tout cela pas un moment à perdre. Le peuple ne vit plus qu’au jour le jour et manifeste les plus grandes alarmes. Je compte sur votre sollicitude et sur votre amitié.

-Lettre du général Kléber au Citoyen Colasse, commissaire des guerres, Alexandrie. – Le 15 fructidor (1er septembre 1798). Le peuple d’Alexandrie, Citoyen, éprouve la plus grande disette de pain. Les magasins de la République sont, outre cela, comme vous le savez, fort peu approvisionnés. Il est donc indispensablement nécessaire de se procurer des grains par la voie la plus courte et la plus à notre portée. En conséquence, je vous invite à écrire à l’agent extraordinaire que vous avez à Rosette, à en envoyer un à Rahmanieh pour qu’ils fassent passer ici par le retour des chameaux et des bêtes de somme envoyés en caravane tout ce qu’ils pourront recueillir de grains. Il serait bon qu’on profitât à Rahmanieh de l’ouverture du khalig pour en faire également passer. J’ai écrit à ce sujet au général Menou et à l’adjudant- général Bribes qui commande la province de la Bahireh.

-1799 – 1er septembre (15 fructidor An VII)

-L’ARMEE D’ITALIE EVACUE SUR LA PROVENCE UN CERTAIN NOMBRE DE MILITAIRES, BLESSES OU MALADES – En 1798-1799, nos armées d’Allemagne et d’Italie éprouvèrent des revers, notamment en Lombardie où, à la suite de sanglants combats, les pertes en hommes tués ou blessés furent particulièrement élevées. Aussi, les hôpitaux de l’armée d’Italie furent-ils obligés d’évacuer sur la Provence un certain nombre de militaires, blessés ou malades, qui, en bonne partie, furent dirigés sur Toulon, la plupart par voie de mer. Le 15 fructidor an VII, trois cents hommes arrivèrent dans cette place ; près de quatre mille devaient les suivre. D’ailleurs, presque tous les jours des bateaux débarquaient de nouveaux évacués. Il fallait donc hospitaliser tous ces vaillants soldats, victimes de la maladie ou blessés sur les champs de bataille. La Marine mit l’hôpital de Saint-Mandrier ainsi que son lazaret à la disposition de la Guerre ; en outre, on dressa aux alentours, dans des endroits convenables, de grandes tentes propres à loger quelque douze cents hommes environ. D’autres évacués furent dirigés sur des établissements appartenant à la nation ou réquisitionnés, surtout à La Valette et à La Seyne (ancien couvent des Capucins des Tortel) (Louis Baudoin, 1965, p. 417).

-EXPEDITION D’EGYPTE : Le général en chef Kléber à l’armée (lettre que j’ai omis de placer à la date d’hier). Le Caire, le 14 fructidor an VII (31 août 1799) Soldats, Des motifs impérieux ont déterminé le général en chef Bonaparte à passer en France. Les dangers que présente une navigation entreprise dans une saison peu favorable, sur une mer étroite et couverte d’ennemis, n’ont pu l’arrêter ; il s’agissait de votre bien-être. Soldats, un puissant secours va vous arriver ou bien une paix glorieuse, une paix digne de vous et de vos travaux, va vous ramener dans votre patrie. En recevant le fardeau dont Bonaparte était chargé, j’en ai senti l’importance et tout ce qu’il avait de pénible, mais appréciant d’un autre côté votre valeur, tant de fois couronnée par les plus brillants succès, appréciant enfin tout ce qu’avec de tels soldats l’on peut faire ou entreprendre, je n’ai plus consulté que l’avantage d’être à votre tête, que l’honneur de vous commander, et mes forces se seront accrues. Soldats, n’en doutez pas, vos pressants besoins sont sans cesse l’objet de ma plus vive sollicitude.

-1813 – septembre : CHAPELLE SAINT-ANTOINE, commune de Cassis. Edifice démoli en septembre 1813, attendu sa trop grande proximité de l’enceinte du château.

-1815 – 1er septembre : LA DEUXIEME RESTAURATION TROUVAIT LA MARINE NETTEMENT AMOINDRIE ET UNE SITUATION FINANCIERE AGGRAVEE. En septembre 1815, étaient mouillés dans le port de Toulon 121 bâtiments désarmés, savoir : 6 vaisseaux de 80 et au-dessus : avec chacun 3 gardiens à bord. 17 vaisseaux de 74 : avec chacun 3 gardiens à bord. 7 frégates : avec 2 gardiens à bord. 3 corvettes à 3 mâts. 6 bricks, 4 flûtes, 10 gabares : avec chacun 1 gardien à bord. 4 transports, 3 allégés, 6 goélettes : avec chacun 1 gardien à bord. 18 chebecks et felouques : avec 1 gardien pour 3 bâtiments. 19 bombardes, canonnières et tartanes : avec 1 gardien pour 4 bâtiments. 18 petits bateaux à rames (péniches et caïques) : avec 1 gardien pour 3 bâtiments. La rade et la darse étaient devenues un immense cimetière de bâtiments délabrés et abandonnés (Rappelons que la France avait en 1814 au total 103 vaisseaux de 65 frégates, et 800 à 900 bâtiments de rang inférieur, répartis de Hambourg à Bayonne et de Cette à Raguse (E. Thomazi).

Le conseil d’administration du port de Toulon se plaint en septembre 1815 que les « retards de solde sont la règle » et il propose « la suspension de la solde des comptables jusqu’à la remise des comptes ». Beaucoup de ces comptables étant absents, le Conseil envisage de rendre responsables les capitaines et lieutenants ; c’est le cas pour 19 bâtiments désarmés. L’hostilité des « demi-soldes » est d’autant plus forte que la liquidation de leurs droits traîne en longueur.

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les agents d’affaires de Paris engagent les officiers de marine qui sont dans l’expectative de pensions à leur adresser des pouvoirs afin de faire accélérer les démarches. Informé, le Ministre Dubouchage s’y oppose et décide de remettre les titres de pension au Préfet Maritime de l’arrondissement où résident ces officiers (Jean Bernardini, 1970).

-1819 – 25 juin, 1er septembre et 14 décembre – ETAT DES CARRAÏRES – 25 juin 1819 et 14 décembre 1819 – Non seulement les chemins et les rues font l’objet de réparation et d’entretien, mais aussi les « carraïres » seront l’objet d’une reconnaissance prescrite par arrêté du Préfet du Var en date du 25 juin 1819. Antoine BOYER demande à faire supprimer la première branche de la 3e carrière, deux autres, Pierre ARNAUD, maçon, et François SICARD, tonnelier, acquéreurs d’une partie de terre de feu Jean Baptiste COREIL, prétendent que la troisième branche de la 2e carraire n’a jamais existé et demandent sa suppression. La mairie le leur refusera. On s’employa aussi au rétablissement des carraïres dont certains propriétaires riverains n’avaient pas hésité à s’emparer. L’état des carraïres avait été établi le 1er septembre 1819 et une expédition en fut adressée au sous-préfet le 14 décembre 1819. Ces empiètements semblent s’être répétés à notre époque (Rotger B., 1984, p. 370, 382).

-1860 – 1er septembre : NOMINATION DE MARIUS MICHEL AU POSTE D’ADMINISTRATEUR GENERAL DES PHARES DE L’EMPIRE OTTOMAN, CONJOINTEMENT AVEC CAMILLE COLLAS. L’administration générale est à Paris, la direction générale est à Constantinople (François Pourcelet, 2001).

-1862 – 1er septembre :

1. LA SECTION DE CHEMINS DE FER DE TOULON AUX ARCS EST OUVERTE (Annuaire administratif et statistique du département du Var pour 1863, Draguignan, 1863).

2. PORT DE TOULON — Une situation exacte relevée sur huit mois de l’année 1862 donne des résultats qui méritent d’être signalés par cela même qu’ils ont eu lieu sans attirer l’attention publique. Notre port a exécuté avec ses seules forces depuis le 1er janvier jusqu’au 1er septembre 1862 les opérations suivantes :

Embarquement pour le Mexique, 19,650 hommes et 3,000 chevaux.

Transports sur l’Italie, 16,000 hommes et 600 chevaux.

Embarquement pour la Chine par Suez, 4,000 hommes. Formant un total de 39,650 hommes et de 3,600 chevaux.

Ces transports ont été effectués par 40 navires de la marine militaire qui ont emporté en même temps un matériel de guerre et de campement, évalué approximativement à quinze mille tonneaux.

Si on ajoute à ces quantités une trentaine de mille tonneaux de vivres et de matériel embarqués par les magasins du port sur une masse de navires de commerce affrétés pour le compte de l’Étal, afin de ravitailler les stations navales de l’Algérie, du Lovant, l’escadre d’évolutions, le Sénégal et dépendances, le Mexique, les comptoirs de l’Inde, Bourbon, Madagascar, la Chine, la Cochinchine, l’Océanie, Cayenne et les Antilles, on arrive de suite à des chiffres prodigieux, qui expliquent parfaitement pourquoi et comment le port de Toulon est le seul à com-prendre et à exécuter facilement les grands mouvements maritimes et militaires (Annuaire du Var, 1863).

-1865 – Septembre :

1. LA POLICE DE TOULON FAIT SAISIR ET DISPARAITRE ENVIRON QUINZE QUINTAUX DE SARDINES ARRIVANT DE LA CIOTAT par les voies rapides. Cette pêche miraculeuse, exécutée hier dans la soirée, se trouvait déjà dans un état de décomposition.

2. LE CHOLERA CONTINUE A RAVAGER MARSEILLE, TOULON, LA SEYNE, ET COMMENCE A SE MONTRER DANS BON NOMBRE DE LOCALITES ENVIRONNANTES. A Marseille et à Toulon, on allume le soir, dans les rues d’innombrables feux qui, outre qu’ils contribuent à purifier l’air, servent en quelque sorte, de dérivatifs aux sombres préoccupations des populations. Malgré la désertion de trois des principaux chefs d’emploi, le Grand-Théâtre de Marseille reste ouvert. A Arles, plusieurs boulangers prennent la fuite. A Toulon, les pharmaciens sont accablés de travail et ne peuvent plus suffire à la tâche ; l’un d’eux, M. Henry, âgé de 43 ans établi au faubourg du Pont de Las, succombe à la peine.

3. MONSIEUR LE SENATEUR ADRESSE AUX COMMISSAIRES DE POLICE UNE CIRCULAIRE renfermant des instructions pour les mesures à prendre contre le choléra. L’autorité ecclésiastique de Marseille autorise à faire gras le vendredi, pour tout le temps de l’épidémie.

4. Venant de Paris, L’EMIR ABD EL-KADER vient s’embarquer à Marseille, pour retourner en Orient (revue de Marseille et de Provence, onzième année, 1865). Autorisé par Napoléon II à échanger sa résidence de Brousse pour celle de Damas, Abd el-Kader partit de Marseille sur un bâtiment qui, après l’avoir conduit à Constantinople puis à Dams où il arriva au début de décembre 1867.

-1867 – 1er septembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary — Dimanche premier septembre s. Leu – s. Gilles. Beau temps, vent du large, faible brise. Aujourd’hui les pêcheurs ont pris des thons. Vital en a pris 8 ou 10, Joseph Sabatier en a pris 3 autres et d’autres pêcheurs en ont également pris. On les a vendus en gros au prix de un franc le kilo. Au détail un franc 50, puis plus tard un franc 10 le kilo.

-1869 – 1er septembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary — Mercredi premier septembre, S. Gilis – Superbe matinée avec calme jusqu’à 9 heures du matin. Alors, une petite brise d’ouest se lève et va grandissant. Sur les 2 heures d’après-midi, le ciel se couvre et à 4 heures les nuages amoncelés à l’ouest donnent quelques gouttes de pluie et menacent à devenir un orage.

Aujourd’hui, grande partie de mer à l’île des Embies La maison Michel, maire,  et la maison Granet, notaires, avaient transporté sur l’île  un concours de 70 personnes dont nous faisions partie. Tout s’est passé comme il faut.  Seulement, à 4 heures, l’orage qui menaçait  nous a fait déguerpir plus tôt que  nous n’aurions voulu.  Nous sommes venus en [illisible] avec le Yack Michel. Le vent avait considérablement augmenté.

-1870 – 1er septembre : BATAILLE DE SEDAN ! Nos soldats préparaient leur café, lorsque des coups de fusil retentirent du côté de Bazeilles et s’étendirent de ce bourg à Balan. Les troupes bavaroises franchissaient le pont de Bazeilles ! leur attaque était soutenue par plusieurs batteries prussiennes dressées pendant la nuit sur les hauteurs de Marfé. Le général Martin des Pallières défend Bazeilles avec sa division d’Infanterie de Marine.

Bientôt la bataille s’étend à la Moncelle, à Faigny, à Givonne, à Bois-Chevalier. Le maréchal de Mac-Mahon était accouru des premiers au feu. Il a établi, du côté de Moncelles, près d’un peuplier, son poste d’observation. Cherchant à se rendre compte des positions de l’ennemi, il décide à cinq heures et demie, que la retraite sur Mézières ou sur Carignan commencera vers six heures. Quelques minutes s’écoulent et le cheval du duc de Magenta s’abat frappée par un projectile ennemi ; en même temps le maréchal est blessé à la cuisse. Selon un historien, auteur de « Histoire de Châlons, campagne de Sedan », auquel j’emprunte cette réflexion, « Ce fut, à coup sûr, la plus heureuse blessure que le maréchal de Mac-Mahon ait eu à inscrire sur ses brillants états de service, que celle qu’il reçut au début de la bataille, le dégageant ainsi de l’issue de la catastrophe finale. (…) si cette heureuse blessure a soustrait le maréchal à l’horrible nécessité de signer la capitulation de Sedan, c’est le commandant en chef de l’armée de Châlons qui nous amena à cette déplorable extrémité. » Le maréchal remit le commandement au général Ducro. L’empereur se croisa avec le blessé qu’on transportait à Sedan. Vers dis heures, le général de Wimpffen rencontra ce triste souverain à pied, abattu, découragé, et il essaya de le relever. Vains efforts. Au lieu de partager le péril de ses troupes et de chercher à leur tête une mort dont la gloire eût pu sauver sa dynastie, Napoléon III, qui avait faim, regagna Sedan où il se mit à table avec les gens de sa maison militaire et déjeuna ; il ne sortit plus de Sedan que le lendemain pour aller au quartier général prussien se constituer prisonnier du roi Guillaume ; l’avant-veille, il avait envoyé son fils à Mézières.

Un peu après huit heures, le général de Wimpffen, désapprouvant l’ordre de repli sur Mézières ordonné par le général Ducrot, prit le commandement. Son objectif était Carignan : lutter jusqu’au soir et tenter une trouée sur ce point. Il ne pouvait y en avoir de meilleur. Le fait est que les généraux prussiens virent avec regret la retraite sur Mézières abandonnée. Si elle avait continué, ils espéraient faire toute notre armée prisonnière avant dix heures du matin.

Vers sept heures et demie, au moment où cette retraite commençait, le prince royal de Prusse, à la tête des 5e et 11e corps allemands, débouchait à l’extrémité de la boucle de la Meuse ; il avait passé cette rivière sur Lo pont de Donchéry. A onze heures, il déployait son armée an nord-ouest de Sedan, entre Saint-Menges et Fleigneux, vis-à-vis le plateau de Floing où notre 7e corps se rangea en bataille et dressa ses batteries ; entre lui et les Prussiens du prince royal, un combat d’artillerie s’engage. L’avantage des Allemands est dans le nombre et la portée de leurs canons qui brisent nos affûts et démontent nos batteries.

A midi, le général Félix Douay, commandant du 7* corps, déclare à de Wimpfîen « qu’il ne se bat plus que pour l’honneur des armes ». Le nouveau général en chef se multiplie; pour transmettre ses ordres, il n’a que deux capitaines de l’état-major général de l’armée; le chef et les autres officiers qui le composent ont accompagné le maréchal de Mac-Mahon à Sedan et y sont restés.

S’apercevant que la prolongation de la lutte jusqu’au soir devient impossible, de Wimpffen a résolu de s’ouvrir immédiatement un passage sur Carignan, par Bazeilles qui est le point le plus faible de l’ennemi ; les deux corps bavarois qui s’y défendaient, depuis cinq heures du matin, étaient décimés par notre division d’infanterie de marine et épuisés par leur lutte contre notre 12e corps dont l’avantage s’accentuait. Le commandant en chef envoya des ordres en conséquence aux généraux Douay, Ducrot et Lespart qui s’était mis à la tête du 5e corps. En même temps, il écrivit à l’empereur : « Sire, je me décide à forcer la ligne qui se trouve devant le général Lebrun et le général Ducrot plutôt que d’être prisonnier dans la place de Sedan. Que Votre Majesté vienne se mettre au milieu de ses troupes ; elles tiendront à honneur de lui ouvrir un passage. — 1 heure 1/4, 1er septembre. De Wimpffen. »

Mais les ordres qu’il a donnés aux chefs de corps ne peuvent être suivis. Ecrasé par le feu de l’artillerie prussienne, le 7e corps plie sous les masses de l’infanterie allemande qui s’est mise en mouvement pour enfoncer notre aile gauche. A l’appel du général Ducrot, le général de Margueritte lance au galop ses escadrons contre les fantassins ennemis qui les accueillent par une fusillade meurtrière; nos cuirassiers sont foudroyés dès qu’ils arrivent à une distance de 150 mètres; ils reculent pour serrer leurs rangs et renouvellent, sans broncher, leurs charges prodigieuses ; le général de Margueritte est mortellement blessé ; le général de Galliffet le remplace et, sous son commandement, les débris de notre division de cavalerie ne se lassent pas de faire des prodiges de valeur. Mais les cadavres de nos braves cavaliers s’amoncellent; il faut céder au nombre et battre en retraite. Sous une pluie de projectiles percutants dont le ravage est affreux, le général Ducrot, épée en main, tente inutilement de prolonger une lutte impossible. Le désordre se met dans les rangs éclaircis de nos bataillons qui se débandent; on ne voit plus que des fuyards terrifiés se précipitant vers Sedan et se culbutant pour y entrer.

Le général Ducrot, en débouchant dans la cour de la citadelle, aperçut le général Dejean et alla à lui. Ils firent ensemble le tour des remparts pour voir s’il était possible de tenter un semblant de résistance : « Cette place de Sedan, qui avait bien son importance stratégique, puisque, se reliant à Paris par Mézières et par l’embranchement d’Hirson, elle était l’unique moyen de ravitaillement d’une armée opérant par le Nord sur Metz, était à peine à l’abri d’un coup de main : ni vivres, ni munitions, ni approvisionnements d’aucune sorte. Quelques pièces avaient trente coups à tirer, d’autres six; mais la plupart manquaient d écouvillons. » (Le général Ducrot, la Journée de Sedan)

En attendant la réponse de l’empereur, le général de Wimpffen s’était placé à la tête de fantassins de la marine et du 47e de ligne et de quelques bataillons de zouaves ; combattant à travers bois et jardins, il cherchait dans les environs de Givonne le reste du 12e corps et une division du 5° qu’il espérait trouver là; il poursuivit sa recherche jusqu’à la porte de Sedan où un officier d’ordonnance lui apprit que Sa Majesté avait fait arborer le drapeau blanc de la capitulation, et lui remit une lettre de l’empereur « ordonnant au commandant en chef de cesser le feu et de capituler ». Le général de Wimpffen s’indigne et s’emporte; il déclare qu’il ne reconnait pas à l’empereur le droit de hisser le drapeau parlementaire, qu’il n’ouvrira pas la lettre et qu’il refuse de négocier. Cette lettre à la main, il entre dans la ville, court jusqu’à la place de Turenne, et s’adressant aux soldats : « Mes amis, crie-t-il, suivez-moi si vous ne voulez pas être réduits à mettre bas les armes et à vous rendre prisonniers. » Deux ou trois mille soldats répondent à son appel; il les conduit vers Balan ; le général Lebrun se joint à eux ; les paysans et leur curé combattent à côté de ces désespérés sublimes. Les Bavarois qui occupent Balan sont refoulés au-delà de l’église. Un corps d’armée résolu, comme l’était cette poignée de braves, à préférer la mort à la honte eût culbuté ces divisions bavaroises dont une défense molle trahissait le harassement.

Craignant de voir sa vaillante cohorte que la mort éclaircissait à chaque instant cernée par un trop grand nombre d’ennemis, de Wimpffen donna l’ordre à ses compagnons survivants de se replier sur Sedan où le général Lebrun et lui entrèrent les derniers. Il envoya sa démission de commandant en chef à l’empereur qui lui répondit : « Général, vous 11e pouvez songer à donner votre démission quand il s’agit de sauver l’armée par une honorable capitulation. Je n’accepte donc pas votre démission. Vous avez fait votre devoir toute la journée, faites-le encore. C’est un service que vous rendrez au pays. Le roi de Prusse a accepté l’armistice et j’attends ses propositions. Croyez à mon amitié. »

Le vieux général, qui était si malheureusement venu d’Afrique pour assumer la responsabilité de toutes les fautes commises par d’autres, se soumit, « puisqu’ « il s’agissait de sauver l’armée, » à la douloureuse tâche que les circonstances lui imposaient. A neuf heures du soir, il arrivait au quartier général prussien et parlementait avec MM. de Moltke et de Bismarck. Digne et ferme en son langage, le général de Wimpffen plaida la cause de la France. Les derniers mots des représentants du roi Guillaume furent ceux-ci : Capitulation de l’armée qui sera prisonnière de guerre ; remise des armes ; les officiers conserveront leurs épées et leurs propriétés personnelles. —Quant à la paix dont il fut question, M. de Bismarck déclara que la Prusse avait l’intention bien arrêtée d’exiger une indemnité de quatre milliards et la cession de l’Alsace et de la Lorraine. Tel était le prix qu’elle mettait immuablement à la paix. Un armistice était accordé jusqu’à neuf heures du lendemain matin. Si les termes de la capitulation n’étaient point acceptés à cette heure-là, le bombardement commencerait. « Or, dit M. de Moltke, vous n’avez ni vivres ni munitions ; deux cents batteries forment un cercle resserré autour de la ville et peuvent anéantir vos troupes avant qu’elles aient eu le temps d’opérer un mouvement. » (texte repris à partir du livre d’Hippolyte Magen, Histoire du Second Empire, Bordeaux, Administration des publications illustrées, 1878, pp. 162 et sq.)

-1872 – 1er septembre : L’ORALITE PROVENÇALE RESTE HABITUELLE CHEZ NOS PETITS NOTABLES REPUBLICAINS, ALORS QUE LEUR PROPAGANDE ECRITE EST FRANÇAISE – le 1er septembre 1872, le journal La Sentinelle du Midi écrit d’un élu radical seynois qui avait prononcé une allocution à la fin d’un enterrement :

“il avait eu sur ses collègues l’avantage marqué d’introduire, ou mieux de laisser glisser les noms de Danton, de Marat, de Troppman, etc. etc. le discours en était ballonné, absolument comme le ventre de l’orateur”, ses amis le félicitent, “à l’audition des éloges, il s’émut, il se pâma mais revenant bientôt à son état normal, il s’exclama toutefois, dans la langue qui lui est chère, sa langue de prédilection : Aï agu qu’un tor, es aquéou dé pas m’estré pourta candida eïs élections de l’assemblado nationalo”.

Cet écho nous montre aussi que l’oralité provençale reste habituelle chez nos petits notables républicains, alors que leur propagande écrite est française. Elle l’est d’autant plus qu’un de leurs combats est celui de la laïcisation de l’enseignement, un enseignement qui doit propager définitivement le français. Combat dans lequel la municipalité de la Seyne est fort active (René Merle, 1997).

-1874 – été : 34°C A PARIS – ÉTE CANICULAIRE (histoire climat 5). 2 juillet : une canicule avec 37°C à Paris. 8 juillet : la France est devenue une fournaise avec 38,40°C à Paris ! 09/07/18749 juillet : 38°C à Paris. 1er septembre : 34°C à Paris. 2 septembre : canicule avec 35°C à Paris (la climatologie / intempéries / tableau 4).

-1881 – après le 1er septembre : DEMANDE D’INTERDICTION DES MADRAGUES – Après le 1er septembre 1881, demande est faite par les pêcheurs de Sanary pour interdire les madragues qui occupent trop d’espace et empêchent les patrons pêcheurs d’exercer leur métier (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 77-79).

-1898 – 1er septembre à 1er septembre 1899: A Sanary, l’éclairage au gaz fournit toujours sa faible clarté aux rues. Un essai d’éclairage à l’acétylène est infructueux. Monsieur Maurice LEBOUVIER, ingénieur, domicilié à NICE, qui a déjà la concession de l’adduction d’eau, propose l’installation de l’éclairage électrique. Le 1er septembre 1898, un marché de gré à gré est proposé. Il propose l’installation, aérienne ou souterraine, des conducteurs et appareils divers, propres à fournir l’éclairage public et privé (B. Rotger). L’éclairage de la ville à la lumière électrique fait par la Société de Distribution d’Eau, de Lumière de Force de Monte-Carlo Supérieur et Extension, a commencé le 27 juillet 1899, veille de la Saint-Nazaire. La fourniture du courant électrique fut assurée par contrat entre Andrac, Maire, et la Compagnie d’Électricité du Sud-Est, rue Berthelot, à Toulon. Le 27 juillet, veille de Saint-Nazaire, ce furent 35 lampes électriques qui illuminèrent pour la première fois les points principaux de la ville. Dès le 1er septembre, 40 lampes en tout furent installées.

-1905 – 1er septembre : L’ÉLECTRICITÉ À SAINT-MANDRIER – La décision est arrêtée au conseil municipal de La Seyne : « La Compagnie d’éclairage ne fournira l’électricité dans la section de Saint-Mandrier qu’à partir du 1er janvier 1906 ». Des jalonnements sont faits dans le village pour recevoir des becs ou lampes électriques (Gisèle Argensse, 1989, p. 82).

-1908 – 1er septembre : PHARE DU CAP SEPET – feu à 3 éclats blancs toutes les 15 secondes.

-1909 – 1er septembre : GARDE-COTE HENRI IV – Le garde-côte Henri IV est réarmé le 1er septembre. Il va être affecté à la Division Navale de Tunisie comme bâtiment amiral. Tandis que le nouvel équipage se familiarise avec son bâtiment, celui-ci sert de cible à la Défense Mobile de Cherbourg à l’occasion des tirs annuels (Gérard Garier, Le cuirassé Henri IV).

-1909 – septembre : COHEN ET PAGNOL se lient d’amitié au Lycée Thiers de Marseille.

-1910 – 1er septembre : A TOULON, L’HOPITAL SAINTE-ANNE EST INAUGURE. Sa conception est celle de l’époque : plusieurs pavillons séparés, logements espacés dans une vaste enceinte afin de minimiser les risques de contaminations. D’illustres médecins de Marine donnent leur nom aux divers bâtiments, tous orientés nord-sud : Fontan, Cunéo, Roux, Rochard, Keraudren, Fonsagrives, Bertrand et Hernandez.

-1915 – 1er septembre : PRISE DE L’ILE FOUAD – Le 1er septembre, afin de surveiller les allées et venues devant la côte sud de la Turquie, et ainsi soulager ses trop peu nombreux patrouilleurs, l’amiral Dartige du Fournier décide d’occuper l’île Fouad et confie l’opération aux compagnies de débarquement du Jauréguiberry et de la Jeanne d’Arc. Celles-ci ne rencontrent pas d’opposition. Pour le vieux cuirassé, la prise de l’île Fouad sera sa dernière sortie offensive. Son état matériel est médiocre et, en particulier, son tuyautage vapeur est très usé (Gérard Garier, le cuirassé Jauréguiberry).

-1916 – 1er septembre : INCIDENTS A BORD DES SOUS-MARINS MESSIDOR ET ARMIDE qui sont à Brindisi avec leurs équipages sérieusement intoxiqués par des émanations des accumulateurs.

-1918 – 1er septembre : GRIPPE ESPAGNOLE – Décès de Léopold Gustave Frédéric TROUBAT né le 18/12/1893 à Cabannes (Bouches-du-Rhône), Matelot de 3ème Classe Infirmier, décédé à 24 ans, à Saint-Mandrier-sur-Mer (Hôpital) Var Maladie – Grippe.

-1926 – 1er septembre : Le PORTE-AVIONS BÉARN AUX FORGES ET CHANTIERS DE LA MEDITERRANEE, LA SEYNE – Aux Chantiers de La Seyne, le porte-avions Béarn est armé pour essais le 1er septembre 1926 (Date fixée par la dépêche 698 EMG1 du 20 juillet 1926). Un noyau d’équipage était alors logé à bord de l’ancien transport Moselle (ex Duguay-Trouin, ex-Tonkin). Le capitaine de vaisseau de Laborde prend le même jour, 1er septembre, le commandement du porte-avions. Il vient de quitter le Service central de l’aéronautique maritime (SC Aéro) dont il était le chef du 4 novembre 1924 au 25 juin 1926 (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

-1935 – 1er septembre : LE SOUS-MARIN « REQUIN » AUX FORGES ET CHANTIERS DE LA MEDITERRANEE, LA SEYNE – début de grande refonte, aux Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne, du sous-marin de 1ère classe Requin, 13ème du nom (31, S1, Z1, 113), classe Requin ou dite des 950 tonnes ; premiers submersibles post-Washington construits par la France par l’arsenal de Cherbourg. Entré en service le 28 mai 1926. Le 1er avril 1939, au sortir de la grande refonte, il est affecté à la 11ème Division de sous-marins (Antier Jean-Jacques, 2000, tome I, p. 1290).

-1937 – 1er septembre : B.A.N DE SAINT-MANDRIER – En septembre, le CC Brachet est nommé au commandement de l’escadrille E8 à Tahiti et de la Marine en Océanie. Il est remplacé à la tête de la 7B2 par le LV Suquet (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001). La BAN de Saint-Mandrier est sous le commandement du capitaine de corvette Antoine Feissolle.

-1939 – 1er septembre :

1. L’ARMEE ALLEMANDE ENVAHIT LA POLOGNE – A 5 h 45 du matin, sans déclaration de guerre, l’armée allemande envahit la Pologne, par le nord, l’ouest et le sud. En même temps, les aéroports et les grandes villes sont l’objet d’attaques aériennes meurtrières. A 10 heures, Hitler réunit le Reichstag et déclare : « On s’est trompé sur mon compte. Il ne faut pas prendre mon amour de la paix pour de la lâcheté ». A 10 h 30, proclamation de la mobilisation générale en France. A 17 heures, l’ambassadeur de Grande-Bretagne, à 22 heures, l’ambassadeur de France, signifient à l’Allemagne « qu’ils ont l’intention de remplir leurs engagements à l’égard de la Pologne, à moins que l’Allemagne ne suspende les hostilités et n’évacue immédiatement les territoires envahis ». L’Italie et le Saint-Siège proposent leurs médiations. Le Grand Conseil fasciste réuni par Mussolini proclame la « non-belligérance » de l’Italie qu’il ne faut pas confondre avec la neutralité » (sic) (Rossel André, 1985).

2. DECRET « RELATIF AUX MESURES A PRENDRE A L’EGARD DES RESIDENTS DANGEREUX POUR LA DEFENSE NATIONALE » ; création du camp d’internement des Milles, dans les Bouches-du Rhône. C’est un camp de concentration français, ouvert en septembre 1939, dans une usine en faillite, une tuilerie. Il se trouve dans les Bouches-du-Rhône, entre Aix-en-Provence et Marseille, à la sortie du village des Milles. Il a été créé, au moment de la déclaration de guerre, pour y enfermer… des Allemands, pays avec lequel la République Française était en guerre. Mais il se trouve que la plupart des Allemands qui se trouvaient en France, étaient des antinazis réfugiés là pour échapper à Hitler. Parmi eux, beaucoup de Juifs, beaucoup d’artistes aussi dans le midi de la France. La plupart d’entre eux seront relâchés en juin 1940. Mais, le camp continuera d’exister. Des Juifs seront rassemblés dans ce camp toujours gardé par des Français, mais cette fois, des collaborateurs qui obéissaient aux ordres du gouvernement de Vichy, et des trains de déportation en partiront en 1942. Les artistes de la première période : Dans la première période (septembre 1939-juin 1940), même si l’enfermement est douloureusement ressenti, les gardiens français du camp sont assez débonnaires et les artistes peuvent s’exprimer. Il en sera bien entendu tout autrement après 1940. Ces artistes sont violemment rejetés par les nazis qui ont organisé, en 1937, une exposition sur ce qu’ils appellent « l’art dégénéré ». Les toiles des artistes représentés dans cette exposition ont ensuite été brûlées publiquement. En France, ces artistes sont rejetés comme « Allemands » et courent après des « papiers en règle. Cela devient leur obsession : Ce « bout de papier ridicule ou ce tampon sans importance qu’un scribouillard quelconque a apposé sur un document sans même y penser », écrit Lion Feuchtwanger. Au camp des Milles, ils tentent d’obtenir une autorisation de quitter le camp en s’adressant aux Autorités pour manifester leur antinazisme, en demandant l’appui de personnalité du monde de la culture. D’autres réussissent à quitter le camp comme « prestataires », chargé d’un travail par l’Administration.]

[Buttin P., 1948 : Les internements administratifs ont été réglés par les textes suivants : celui du 18/11/1939 pris par le gouvernement Daladier qui créa la résidence surveillée, et les lois des 3/09/1940, 18/07/1941 et 15/10/1941 ayant le même objet. Les camps de concentration avaient été pour la plupart créés pendant la campagne 1939-1940 pour abriter des détenus placés sous le régime de l’internement administratif. Les arrestations effectuées à l’époque l’avaient été avec précipitation et sans beaucoup de discernement.]

[Panné J.-L. 2001 : Décret « relatif aux mesures à prendre à l’égard des résidents dangereux pour la défense nationale » formulé « Loi de temps de guerre » selon Albert Sarraut. Visant les communistes, il touche d’autres catégories, notamment les antifascistes réfugiés en France et internés dans les camps d’internement.]

3. La mort pour les malades incurables. Berlin, premier septembre. Les fonctionnaires nazis de la santé su 4, Tiergartenstrasse ont mis au point un plan T 4, qui devrait être appliqué une fois qu’il aura été approuvé par Hitler. Il s’agit, sous couvert d’une libéralisation de l’euthanasie, d’organiser le meurtre de près de 70 000 personnes. Des questionnaires envoyés à toutes les maisons de santé permettront de recenser les malades incurables : épileptiques, schizophrène, vieillards séniles, syphilitiques, arriérés mentaux ainsi que les criminels et les non aryens, hospitalisée depuis plus de 5 ans. Transférés dans des établissements « d’utilité publique », Sonnenstein. Hadamar. Hartheim. Grafeneck, entre autres. Ils seront mis à mort, les adultes par gazage, les enfants par le poison. Les corps brûlés et les cendres seront restitués aux familles. (Chronique de la Seconde guerre mondiale. Édition chronique, 1997).

4. AVISO ÉLAN – L’aviso Elan arrive à Bertheaume le 1er septembre puis Camaret et retour à Bertheaume, arrivée à Brest le 2 septembre où commencent son service d’escorte et ses missions d’escorte. Il faut noter qu’il n’est pas doté alors d’Asdic dans la lutte contre les sous-marins qui va désormais l’accaparer (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).

-1940 – 1er septembre :

1. DESARMEMENT DES BATIMENTS DE GUERRE FRANÇAIS SAUF CEUX APPELES A FORMER UNE FLOTTE DE L’ARMISTICE – Marine de Vichy : Les Italiens demandent la mise en application des clauses de l’armistice concernant le désarmement de la flotte et exigent le désarmement des bâtiments sauf ceux appelés à former une flotte de l’armistice dont la composition reste à fixer. Des discussions aboutissent à une nouvelle organisation et une répartition des bâtiments entre des forces coloniales méditerranéennes en Afrique du Nord et au Levant, une division métropolitaine de police, des forces désarmées à sept jours et des bâtiments en gardiennage d’armistice, ces derniers regrouperaient tous les bâtiments de ligne, les croiseurs de 10000 tonnes dont l’Algérie, des contre-torpilleurs, torpilleurs et tous les sous-marins. Dès le 1er septembre, la Commission italienne d’Armistice exige donc le désarmement des bâtiments de guerre français, à l’exception de ceux devant constituer la flotte de l’Armistice, dont la composition reste à fixer. Après de longues discussions avec les Commissions allemande et italienne d’Armistice, il est décidé que la flotte de l’Armistice comprendra :

– des forces coloniales océaniques

– des forces coloniales méditerranéennes

– des forces de police métropolitaines

– une force désarmée à sept jours d’appareillage et tous les autres bâtiments présents en Méditerranée devaient être placés en « gardiennage d’armistice ».

Forces Navales françaises libres : Le 31 août, le Westerland ex-Regina sur lequel était embarqué le général de Gaulle, le Penland ex-Pittsburgh, le Karanja et le cargo Belgravian appareillèrent de Liverpool. Le 1er septembre, ils furent rejoints au nord de l’Irlande, par le croiseur lourd HMS Devonshire, portant la marque de l’amiral Cunningham, les avisos Commandant Dominé et Commandant Duboc et un destroyer britannique qui avait quitté Greenock la veille. Objectif : Dakar (Gérard Garier, op. cit.).

2. AFFAIRE DE DAKAR : Le 31 août, le Westerland ex-Regina sur lequel était embarqué le général de Gaulle, le Penland ex-Pittsburgh, le Karanja et le cargo Belgravian appareillèrent de Liverpool. Le 1er septembre, ils seront rejoints au nord de l’Irlande, par le croiseur lourd HMS Devonshire, portant la marque de l’amiral Cunningham, les avisos Commandant Dominé et Commandant Duboc et un destroyer britannique qui a quitté Greenock la veille.

-1941 – 1er septembre : AVISO COMMANDANT BORY – Le 24 août, l’aviso Commandant Bory part de Casablanca pour Dakar où il arrive le 1er septembre. De son côté, l’aviso Commandant Rivière, parti le 30 d’Oran à 9 h vers Toulon avec le sous-marin Sidi Ferruch arrive le 1er septembre, à 14 h. (Gérard Garier, op. cit.).

-1942 – 1er septembre : FRONT D’AFRIQUE DU NORD – BATAILLE D’EL ALAMEIN : Le 1er septembre 1942, la 15e DB allemande attaque la montagne d’Alam Halfa et parvient très vite près de son sommet. Les britannique se défendent en utilisant leur aviation, un feu de barrage de leur artillerie et les chars de leur 7e DB. Si, dans l’après-midi, les avant-gardes allemandes du 8e régiment blindé percent la défense et parviennent à 18 km de la mer, dans le dos des Anglais du front d’El-Alamein, en revanche le 5e régiment blindé ne parvient pas à franchir les défenses anglaises. Toute la journée, la RAF porte des coups terribles aux chars et aux fantassins de Rommel dont l’Etat-major perd 7 de ses officiers. Le ravitaillement des assaillants devenant de plus en plus difficile, leurs unités sont en partie immobilisées dans les arrières britanniques par le manque de carburant. Troupes et états-majors sont conduits à s’aplatir sous l’orage de feu dans un désert où il n’y a aucun abri. Aussi, dans la soirée de ce jour néfaste pour l’Afrika Korps, Rommel se résigne-t-il à abandonner l’attaque et donne-t-il l’ordre de reculer lentement vers les positions de départ. Le combat de retraite va durer trois jours. Nous verrons demain quelles leçons ont été tirés de cette défaite tactique qui allait se transformer en Stalingrad du désert, selon le mot de Paul Carell (Paul Carell, Afrika Korps).

-1943 – 1er septembre : CREATION DU COMMANDEMENT MARITIME ALLEMAND DE CÔTE D’AZUR, DE MENTON A CARRY-LE-ROUET (Gaujac P.). Le général Wever arrive à Aix-en-Provence comme commandant de la défense du littoral. L’OKW a la certitude qu’une désertion italienne est imminente. Ne voulant être pris au dépourvu, le commandement allemand fait manœuvrer des troupes afin d’atteindre au plus vite des objectifs situé au cœur de Toulon. En cas d’événements graves, la 717ème D.I. se lancera sur les régions du sud-est. L’armée italienne semble décidée à évacuer le sud de la France, sa IVe armée amorçant déjà son repli vers la Ligurie. En accord avec la Wehrmacht, les troupes restantes sont subordonnées au commandement allemand (Marc Saibène, Toulon et la Marine 1942-1944).

-1944 – 1er septembre :

1. CREATION DE LA BRIGADE SS PUIS DIVISION SS « CHARLEMAGNE » – Ce sont les restes du 1er bataillon et les effectifs du 2e qui, joints à d’autres forces militaires ou paramilitaires françaises (le régiment de la LVF, une partie de la Milice Française, les engagés de la Kriegsmarine et des Schutzkommandos de l’Organisation Todt), constitueront la brigade puis division « Charlemagne » à partir du 1er septembre 1944 (Sturmbrigade SS Frankreich).

2. – LE CARNET DE ROUTE DE JACQUES GLADE : « Le 1er septembre, le temps est affreux. Les parents de Marie nous accueillent chez eux et nous invitent à passer la nuit villa ‘Les Aubépines ». Les jours qui suivirent virent alterner les moments de détente (à Sanary) et d’opérations militaires. Mais le « 5 septembre, c’est le départ de Sanary. Je fais mes adieux à Marie qui est profondément touchée. Par Ollioules, nous gagnons Aix-en-Provence, Manosque et Sisteron, parcourant ainsi 28 km avec notre Dodge. Le 6 septembre, nous bivouaquons à 23 h à Grenoble. Le 1er octobre, nous nous battons dans le Doubs, puis sans discontinuer jusqu’en Allemagne.

-1947 – 1er septembre : AVISO COMMANDANT DOMINÉ – Venant d’Indochine, l’aviso Commandant Dominé appareille de Messine le 30 et arrive à Toulon le 1er septembre à 9 h aux appontements de Milhaud (Gérard Garier, op. cit.).

-1948 – septembre : CROIX DE MARSEILLEVEYRE. — Une monumentale Croix de Mission fut d’abord érigée le 2 mars 1896, au milieu d’un grand concours de population, par les habitants de Bonne- veine et de Montredon. Constituée par de grosses poutres de bois, elle mesurait 8 m. de haut et 1 m. 50 de circonférence et était visible de fort loin. Au cours du rude hiver 1900, elle fut abattue par la tourmente. Le 1er octobre 1936, érigée par un groupe de Scouts marseillais, une rustique Croix de bois la remplaçait… Sans attendre les effets possibles du mistral, des énergumènes iconoclastes l’abattaient à coups de hache peu après !… Le 23 Lévrier 1947, érection d’une troisième Croix, par des Scouts également (Pat. des Loups) mais en septembre 48, nouvel « exploit » elle était sciée à la base…

-1959 – 1er septembre :

1. L’AMIRAL DE LABORDE EST AMNISTIÉ – L’amiral de Laborde est amnistié par décret du 1er septembre 1959. Interné un moment à Aix-en-Provence par les Allemands le 27 novembre 1942, l’amiral de Laborde fut révoqué sans pension en mai 1945, décision annulé par le Conseil d’Etat en décembre 1949, et condamné par la Haute Cour de justice, le 28 mars 1947, à la peine de mort, bientôt commuée en quinze ans de détention. Libéré en septembre 1951, amnistié par décret du 1er septembre 1959, il mourut à Castillon-la-Bataille –Gironde), le 30 juillet 1977 (Etienne Taillemite, 2002).

2. ELEVAGE DES MOULES DANS LES PARCS DE TAMARIS ET DU LAZARET – La Marinière, centre d’épuration des moules et coquillages voit le jour – Les moules élevées dans les parcs de Tamaris et du Lazaret, seront désormais en vente libre sur le marché national après un traitement adéquat subi dans les établissements du Pin Rolland. La moule dite de Toulon, de qualité reconnue dans toute l’Europe, ne pouvait prétendre, en toute sécurité, à sa commercialisation depuis 1951. Les raisons : 1°) la guerre et ses conséquences bactériologiques. 2°) les navires de la flotte de Toulon sabordés un peu partout dans la rade depuis 1942. 3°) la hantise de la fièvre typhoïde malgré les vaccinations en vigueur. 4°) les pollutions en tous genres (Ken Nicolas, vol. 1, p. 361).

On entend à nouveau parler de station d’épuration pour le traitement des coquillages au Pin Rolland. « Au Pin Rolland, une réalisation toulonnaise unique en France : la Marinière, centre d’épuration des moules et coquillages va voir le jour à partir du 1er septembre 1959. » Cette marinière, avec son grand hangar, qui n’était pas du goût de tout le monde, sera tout de même construite près de la plage de Sainte-Asile. Elle constituera le centre d’épuration des moules et des coquillages des nombreux parqueurs de la Baie du Lazaret. Elle cessera ses fonctions en 1993, car elle avait des difficultés de gestion. Après avoir servi très peu de temps pour l’élevage d’alevins, elle est aujourd’hui complètement abandonnée (Journal République du 27 août 1959, cité par Gisèle Argensse, 2000, p. 46).

-1963 – 1er septembre : LE BALLET MOÏSSEIEV A LA SEYNE – L’association France-URSS de La Seyne, dont Henri Ribot est le responsable pour les jeunes, accueille le Ballet Moïsseiev qui vient de se produire à Toulon.

-1970 – 1er septembre : DECES DE L’ECRIVAIN FRANÇOIS MAURIAC.

-1985 – 1er septembre : PREMIERE COURSE DE L’EUROPE A LA VOILE – Saint-Mandrier accueille les organisateurs et les acteurs de la première Course de l’Europe à la voile dont elle assure l’étape toulonnaise. Parmi les invités reçus salle Bailly de Suffren  » face à la plus belle rade », on note des personnalités toulonnaises et mandréennes. Tout le monde se rendit ensuite à la Halle du Pin Rolland où de grandes tables avaient été dressées. A l’occasion de cette manifestation, un concours de vitrines était organisé sous l’égide des Communautés européennes. Parmi les 60 commerçants y participant, le premier prix revient à M. Delétraz, pâtissier à Saint-Mandrier et le quatrième prix à M. Mei (Gisèle Argensse, 2000, p. 128).

-2003 – 1er septembre : NOUVELLES LIGNES DESSERVIES PAR LE RESEAU D’AUTOCARS– TPM sous l’impulsion des communautés concernées et en association avec Littoral-Cars de nouvelles lignes sont créées pour desservir : Six-Fours – La Seyne : Ligne 84 entre La Gare de la Seyne et la Reppe en passant par la route des Sablettes et le centre-ville Reynier et les Lônes. Ligne 87 du Mont des Oiseaux (la Seyne) au Brusc en passant par les quartiers Isnard, Brémond, Pourquier, Reynier et l’avenue du Brusc (Serge Sappino, Cahier du patrimoine ouest varois n°11, Six-Fours, 2007).

-2017 – 1er septembre : J’ECRIVAIS CE JOUR-LA DANS MES EPHEMERIDES « Pour ma part, la journée sera réservée à la poursuite de l’évacuation de nos locaux de l’Agora. Il en sera de même demain samedi et après-demain dimanche afin que lundi nous puissions emmener le minimum dans notre nouvelle salle au stade des Picotières. Désolant ! ». La recherche archéologique terrestre ainsi que l’étude du patrimoine de l’ouest varois disparaissaient ainsi de Sanary.

2018 – 1 er septembre : UNE PAUSE A SANARY SUR LA ROUTE DE THIERRY BOUCHARD (extrait de l’article publié le 31 août 2018 dans Var-matin, p. 3) : Question de Sébastien Hénot : « Où en est votre projet de communiquer avec les écoliers de Sanary pendant la Route du Rhum ? ». Réponse de Thierry Bouchard : « Je vais reprendre contact avec la mairie vers la mi-septembre pour mettre ça au point […] ce serait sympa d’arriver à faire des interviews en mer en « live », et à faire des films aussi ». C’est une excellente idée, même si l’on se trompe d’interlocuteur. Je ne sais ce que vous pensez de cela, mais, en tant qu’ancien enseignant, il me semble que c’est d’abord aux écoles – elles sont peu nombreuses à Sanary – qu’il faudrait s’adresser pour savoir ce qu’elles en pensent, et cela après leur avoir proposé une telle activité scolaire – je dis bien scolaire et non pas post ou périscolaire – l’année précédente afin que les enseignants puissent prévoir de l’intégrer à leur démarche pédagogique dès la rentrée 2018. Commencer à en parler vers la mi-septembre, alors que le rentrée est faite depuis deux semaines, relève de l’improvisation et non pas d’un travail de professionnel de la pédagogie fondé sur une programmation et un montage collectif.

-2024 – 1 er septembre : TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 62e livraison – Cour du Chapitre (suite) – (charivari, suite) L’affaire Cadière – Un charivari sans exemple dans les annales de Toulon est celui qui fut donné en 1731 par toute la population au P. Girard, supérieur des jésuites de cette ville, au lendemain de son acquittement par le Parlement d’Aix (Ce procès est trop célèbre pour qu’il soit nécessaire de le rappeler ici. Disons seulement qu’une jeune fille, appelée Catherine Cadière, avait accusé le P. Girard de l’avoir ensorcelée et d’avoir abusé d’elle). Le peuple après avoir hué publiquement les juges se mit à charivariser le prêtre, ses complices et ses pénitentes.

« Quelques habitants brûlaient un fagot couvert d’un drap noir, qu’ils appelaient M. Girard ; d’autres traînaient une autre espèce d’effigie sur le pavé. La garde, envoyée par le commandant pour barrer la rue à la maison des jésuites, se saisit d’un grand drôle enveloppé dans un manteau noir et poursuivi par d’autres gens de la sorte avec des torches à la main. Le péril où la maison des jésuites se trouva donna lieu à l’établissement de cette garde. Cinq ou six cents personnes y avaient couru avec des fagots de sarments et avaient essayé d’y mettre le feu par la porte de la cour de l’Eglise, et d’autres par le petit jardin dont les arbres commençaient déjà à prendre feu. Le couvent des Ursulines où la Cadière avait été longtemps prisonnière, courut à peu près le même danger. La femme Guiol, confidente du P. Girard, eut toutes ses vitre cassées, l’auvent de sa boutique brûlé. Pour la préserver des outrages dont on la menaçait, on mit deux sentinelles à sa porte ; mais elle fut obligée de chercher sa sûreté dans la fuite. Les bourgeois témoignèrent d’une part un ressentiment moins déréglé, et de l’autre une joie plus modérée. Le lieu de leurs assemblées sur le port fut extraordinairement illuminé ; et ils y élevèrent une espèce de trône, une chaise, appelée en « provençal “ cadière ” (Par allusion au nom de la femme C. Cadière), le tout orné de rubans blancs et couleur de feu.

« Les fermiers des madragues (pêche de thon) firent présent aux poissonnières, en signe de la part qu’ils prenaient à la joie publique, d’un thon pesant six quintaux, orné de rubans. On voulait le promener par la ville, mais le commandant eut le crédit et la sagesse de « l’empêcher. Quelques-uns osèrent lui demander la permission de brûler le P. Girard en effigie. Le refus qu’ils en essuyèrent ne les empêcha pas d’exécuter leur projet au milieu de la place Saint-Pierre, et ils prirent tellement leurs mesures que l’exécution fut faite avant l’arrivée de patrouilles qu’on s’était lassé de faire marcher, parce que cela fatiguait la garnison On brûla une seconde effigie dans une barrique de goudron, à laquelle on avait fait faire auparavant le tour de la place. Le 21 octobre (après onze jours de charivari accompagné de couplets et de chansons), on n’avait pas encore cessé de représenter en public les figures d’une exécution. Pendant trois jours on promena par toute la ville, au bout d’une perche, un sac de paille couvert d’une soutane, avec une tête de bois, surmonté d’un trépied rectangulaire renversé, dont chaque pied était garni d’une corne repliée, à peu près comme celles que les peintres donnent au démon. L’on faisait une station devant la porte de toutes les dévotes que l’on « appelait Girardines ; là quelqu’un de la troupe faisait subir un interrogatoire à l’effigie ; celui qui la portait faisait les aveux, et on le condamnait au feu. Le comique arrêt fut exécuté au champ de bataille. » (« Causes célèbres Amsterdam. 1772).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

Au palais de justice.

-Allô, monsieur Van der Boum ?

-Lui-même, c’est pourquoi ?

-C’est votre avocat à l’appareil. On vous attend au Palais de Justice où vous devez comparaître pour votre affaire d’excès de vitesse. Vous vous en souvenez ?

-Bon sang, j’avais complètement oublié. Dites au juge que j’arrive tout de suite, mais, compte tenu que j’habite à trente kilomètres du tribunal, il va bien me falloir une bonne dizaine de minutes.

Il est 8 h heures, je vous quitte au seuil de septembre en vous souhaitant un bon lundi. Affectueuses pensées pour Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

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