ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 5 AOÛT 2025 – 14e ANNÉE (n° 5009).
ILLUSTRATION : Mes souvenirs d’archéologue (en-tête : Ma bonne vieille Land Rover sur les fouilles de la Courtine en 1988 avec, au second-plan, Cathy au théodolite).
LES FÊTES : Le 5 août, nous fêtons les ABEL !
Saint Abel, archevêque de Reims de 744 à 748, avait été choisi par le maire du Palais Pépin le Bref pour remplacer Milon de Trèves qui avait accumulé de trop nombreuses charges ecclésiastiques. Ne pouvant se maintenir à la tête de son archevêché et confronté aux entreprises de Milon, il abandonna sa dignité pour se retirer dans son monastère de Lobbes dans le diocèse de Liège où il mourut entre 754 et 770.
De nos jours, on dénombre 2650 personnes qui ont Abel pour patronyme et près de 8400 qui se prénomment ainsi.
Saint Dominique de Osma, fêté le 5 août : fondateur des Dominicains, mort en 1221, canonisé en 1234 (Vies des Saints, t. VIII 1950, p. 75-83. Victor Saxer).
DICTON : « à la saint Abel, il faut faire ses confitures de mirabelle ».
Ce qui nous incite à rappeler que le calendrier républicain dédie ce 18e jour de thermidor de l’An II à l’AMANDE, ce délicieux fruit de l’amandier avec laquelle on fait aussi bien des potages que des entremets sucrés et que les Romains connaissaient sous le nom de « noix grecque ».
LE MOT DU JOUR : « Si les chansons de Boris Vian n’existaient pas, il nous manquerait quelque chose. » » (Georges Brassens, Les chemins qui ne mènent nulle part).
ÉPHÉMÉRIDES

(mars 1972 – La Môle – Var – Sondage I. Cathy et M. Lacam)
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
LA SEYNE-SUR-Mer :264e livraison. 1914 – 5 août : L’ÉTABLISSEMENT DES MARISTES DE LA SEYNE EST DANS LA LISTE DES HÔPITAUX TEMPORAIRES DE CAMPAGNE – En vertu de la circulaire du 5 mai 1899 relative à l’utilisation, en cas de guerre, des ressources du territoire national pour l’hospitalisation des malades et des blessés de l’armée, la sous-préfecture de Toulon, le 5 août 1914, réclame aux maires de l’arrondissement de Toulon une liste des écoles primaires, élémentaires ou supérieures, relevant du ministère de l’Instruction Publique susceptibles d’être utilisées pour les soins des blessés et des malades de l‘armée. Vierge de tout nom, la réponse en provenance de la mairie de la Seyne rappelle cependant que dès le quatrième jour de la mobilisation, l’institution Sainte Marie, école religieuse située place Germain Loro, a été réquisitionnée et transformée en hôpital temporaire par le directeur du service de santé du Ve arrondissement maritime de Toulon. Cette désignation, loin d’être le fruit du hasard, repose sur deux critères décisifs quant au choix de l’installation d’hôpitaux temporaires : la proximité avec une gare ferroviaire et la capacité de pouvoir accueillir au moins vingt blessés. Or, l’établissement des pères Maristes satisfait pleinement à ces deux conditions ; il n’est, en effet, distant de la gare de La Seyne que de quelques kilomètres et ses nombreux bâtiments, salles d‘étude, dortoirs, cuisine, réfectoire, etc., permettent l’installation et la prise en charge de nombreux blessés.
OLLIOULES : 261e livraison. -185 – 31 mars : Pour les dépenses faites à l’occasion de la réfection des quais de son port, le compte des créanciers de la commune de Sanary avait été examiné de près. On regarda aussi l’imposition de certaines propriétés dont quelques-unes avaient été insuffisamment taxées. C’est ainsi qu’une propriété, le domaine de LA TOURELLE – dans le terroir d’Ollioules -, avait été vendue au Procureur DECUGES par le seigneur d’OLLIOULES et SAINT-NAZAIRE, Pierre François Hyacinthe, des Comtes de Marseille et de Vintimille, le 31 mars 1685.
SANARY – 363 livraison. –1867 – 5 août : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, Maire de Sanary – LE GRAND LAVOIR DU QUAI DU LEVANT EST MIS EN SERVICE. Le grand lavoir construit au quartier du Levant à l’est de la petite maison de Marquand étant terminé, on a commencé de laver. C’est au moyen de l’eau, qui vient du bassin de la fontaine de la Marine par un tuyau souterrain, que le lavoir en question est alimenté.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 563e livraison. 1390 – 5 août : PORT-MIOU – mention du Portus Milii (registre aux archives municipales). Portmiou, anse étroite et profonde, commune de Cassis. Dans l’Antiquité Portum Aemines (Æthicus, et d’après lui, Valois, Not. Gall.). Cf. La Provence maritime au XIVe s. (Brion, 1757) : d’ouest vers l’est, on trouve Marsea (Marseille), Pormin (Pormiou), Aquille (La Ciotat), Bendormi (Bendor), San Nazar (Sanary), Cercelli (Sicié), Telom (Toulon), Eres (Hyères), I. Deres (Iles d’Hyères), Bonar (Bormes), Frasneo (la Garde-Freinet), Frezur (Fréjus), Agam (Agay), … (Brion (ingénieur géographe) – Recueil des côtes maritimes de France, dédié à monsieur le Comte de Clermont, 1757 (Coll. Soc. d’Etudes du Sud-Est varois). 1859 : calanque de Port-Miou, avec une chapelle blanche sur la droite de l’entrée : c’est Notre-Dame-de-Santé. Etienne de Puget, évêque de Marseille, alla y poser la première pierre, 13 décembre 1649.
EPHEMERIDES

(1978 : fouille du castrum de Taradeau : Casse-croute de 10h dans la chapelle)
-L’INTÉGRALE.
–1096 – 5 août : Le pape Urbain II, lors de l’un de ses voyages dans le Midi, de passage à Apt après avoir été à Saint-Gilles, consacre, probablement le 5 août 1096, l’église de Saint-Eusèbe reconstruite par les moines, et accorde au monastère la protection du Saint-Siège et la libertas romana, privilèges confirmés en 1154 par Anastase IV, en 1174 par Alexandre III et en 1183 par Luce III. La consécration est mentionnée dans la bulle d’Anastase IV (BN, nouv. acq. franç. 22041, p. 494-497 : .praefatum Sancti Eusebii monasterium quod ad jus monasterii Sancti Egidii spectare dignoscitur dilecti filii nostri Bertranni ipsius loci abbati praecibus inclinati sub beati Petri et nostra plenaria libertate ac protectione suscipimus et praesentis scripti privilegio eius rationabilibus postulationibus annuentes omnem libertatem, franquesiam, munitionem supradicti monasterii per antecessorum nostrum Urbanum qui ecclesiam Sancti Eusebii consecrauit privilegium contributum.). Le jour de la consécration, 5 août, est donné par BN lat. 12669 f° 143 r° (Urbanus papa II. Ecclesiam Sancti Eusebii consecrauit nonis augusti. Anno MLXXXVIII. Data Indulgentia), mais, concernant l’année, plutôt que 1088, il faut considérer comme plus vraisemblable 1096, année au cours de laquelle Urbain II passe par Saint-Gilles, Avignon (22 juillet – BSG n° XVII) et Cavaillon (30 juillet – DU ROURE p. 199)
–fin XIe siècle : L’abbaye de Saint-Eusèbe obtient directement de la papauté une partie des privilèges dont Saint-Gilles bénéficiait depuis longtemps. En effet, le pape Urbain II, lors de l’un de ses voyages dans le Midi, de passage à Apt après avoir été à Saint-Gilles, consacre, probablement le 5 août 1096, l’église de Saint-Eusèbe reconstruite par les moines, et accorde au monastère la protection du Saint-Siège et la libertas romana, privilèges confirmés en 1154 par Anastase IV, en 1174 par Alexandre III et en 1183 par Luce III. (Note : l’abbaye de Saint-Eusèbe est une ancienne abbaye bénédictine de style roman située à l’est de Saignon, village du massif du Luberon, dans le département de Vaucluse. Elle a été fondée par l’abbé saint Martian. La consécration est mentionnée dans la bulle d’Anastase IV (BN, nouv. acq. franç. 22041, p. 494-497) : .praefatum Sancti Eusebii monasterium quod ad jus monasterii Sancti Egidii spectare dignoscitur dilecti filii nostri Bertranni ipsius loci abbati praecibus inclinati sub beati Petri et nostra plenaria libertate ac protectione suscipimus et praesentis scripti privilegio eius rationabilibus postulationibus annuentes omnem libertatem, franquesiam, munitionem supradicti monasterii per antecessorum nostrum Urbanum qui ecclesiam Sancti Eusebii consecrauit privilegium contributum.). Le jour de la consécration, 5 août, est donné par BN lat. 12669 f° 143 r° (Urbanus papa II. Ecclesiam Sancti Eusebii consecrauit nonis augusti. Anno MLXXXVIII. Data Indulgentia), mais, concernant l’année, plutôt que 1088, il faut considérer comme plus vraisemblable 1096, année au cours de laquelle Urbain II passe par Saint-Gilles, Avignon (22 juillet – BSG n° XVII) et Cavaillon (30 juillet – DU ROURE p. 199).

(2003 La Môle Travée 1 Déplacement de la pierre d’autel retrouvée renversée dans la première travée effondrée)
–1174 – 5 août : CHARTREUSE DE MONTRIEUX – Le 5 août 1174 marque la fin d’un différend ayant opposé Dalmas, oncle paternel d’Aigline, aux chartreux de Montrieux qui reçoivent une part de terre de Gavaudan, dans la vallée du Gapeau. Guillaume Martini donne à Dalmas une part équivalente prélevée sur un bien de son épouse, Aigline, avec le consentement de celle-ci. En échange Dalmas donne à Guillaume la part de terre de Gavaudan qu’il revendiquait, et Guillaume en fait don aux chartreux (Boyer R., 1980, p. 413. Original perdu ; copie Capus p. 242 ; Le Couteulx, I, p. 475 ; IND. Teissier, fol. 10 ; Dubois, p. 31).
–1290 – 5 août : Claperium vulgariter appellatum la Mort del Juzieu (charte aux archives municipales). Mortjuif, commune de la Pêne, petite éminence auprès de la Bastidone. Première mention : Claperium mortis Judei, 28 avril 1290 (ibid.).

(Michel Pasqualini en pleine action !
–1301 – 5 août : acte aux archives de l’Evêché.
1. Camps. LE CAMPIER, lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier des Paluds.
2. Font Blanco. FONTBLANCHE, château, commune de Roquefort. Première mention : Fons Blanqua, 18 octobre 1476. Première mention : Fons d’Albas, 5 février 1312 (charte aux archives municipales).
3. Al Pin ver. Le Pin-Vert – quartier rural, commune d’Aubagne, quartier de Longue-Lance.
4. Vallatum de las Egas (registre aux archives de l’Evêché). Première mention du Vallon des Aigues, lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier des Vaux.

(1977 07 30 Repas de fin de fouille en compagnie de Jean Rénier, maire de Taradeau).
–1318 – 5 août : Fons Albe (acte notarié). FONTBLANCHE – lieu-dit, commune de Marseille, quartier du Caunet .
–1339 – 5 août : Quanta Perdis (ch. aux arch. de la Major). Première mention : Cante-Perdrix, qr. rl., com. de Marseille, qr. de Sainte- Marguerite. — 1° Plan de Canto Perdrix, 14 mai 1278 (acte notarié).
–1390 – 5 août : PORT-MIOU – mention du Portus Milii (registre aux archives municipales). Portmiou, anse étroite et profonde, commune de Cassis. Dans l’Antiquité Portum Aemines (Æthicus, et d’après lui, Valois, Not. Gall.). Cf. La Provence maritime au XIVe s. (Brion, 1757) : d’ouest vers l’est, on trouve Marsea (Marseille), Pormin (Pormiou), Aquille (La Ciotat), Bendormi (Bendor), San Nazar (Sanary), Cercelli (Sicié), Telom (Toulon), Eres (Hyères), I. Deres (Iles d’Hyères), Bonar (Bormes), Frasneo (la Garde-Freinet), Frezur (Fréjus), Agam (Agay), … (Brion (ingénieur géographe) – Recueil des côtes maritimes de France, dédié à monsieur le Comte de Clermont, 1757 (Coll. Soc. d’Etudes du Sud-Est varois). 1859 : calanque de Port-Miou, avec une chapelle blanche sur la droite de l’entrée : c’est Notre-Dame-de-Santé. Etienne de Puget, évêque de Marseille, alla y poser la première pierre, 13 décembre 1649.

(été 1981 : fouille sur le site romain de la Pinède, au Castellet)
–1501 – 5 août : acte aux archives de l’Evêché.
1. Pont de Campier. Première mention du CAMPIER, lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier des Paluds (1872). Voir supra : Camps, 5 août 1301 (acte aux archives de l’Evêché) pour la première mention
2. Carpanea (charte aux archives de l’Evêché.). Carpiagne – ferme, commune de Marseille, dans les collines de Saint-Cyr (1872). Carpiagne dépendait autrefois du territoire d’Aubagne. — L’église de Notre-Dame-de-Carpiagne était une dépendance de l’Evêché de Marseille. Au-devant de cette église, il y avait un monastère qui appartenait aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem de Marseille. Vers le milieu du XVIe siècle, cette maison fut convertie en une bastide qui, en 1551, appartenait à Blaise Doria. Première mention : Carpesayna, 8 mai 1332 (acte notarié)..
3. Fons del May. FONT DE MAI, quartier rural, commune d’Aubagne, quartier de la Pageote (1872).
4. L’Amorier. Font de Taron – lieu-dit, commune d’Aubagne, au bourg. Première mention : Fons Teroni, 18 décembre 1406 (acte aux archives de la Major).
5. Longo Lanso. Longue-Lance, quartier rural, commune d’Aubagne. Première mention : Longa Lancea, 17 novembre 1405.
6. Font de la Pilla (ibid.). Le Pilon – lieu-dit, commune d’Aubagne, à la jonction du vallat des Lignières et de l’Huveaune. Première mention : Pillon ou Peyron, 8 septembre 1453
7. Al Sauve. Le Saur – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de la Fillole. Première mention : Los Sauves, 6 février 1466 (registre aux archives de l’Evêché).
8. Lou vallon de Barquies alias los Fenolhieros. Vallon de Broquier, commune d’Aubagne, près Rodoneau. Première mention : Vallon de Broquier sive la Familière, 8 septembre 1453 (registre aux archives de l’Evêché).
9. L’Amorier, 5 août 1501 (registre aux archives de l’Evêché).Font de Taron – lieu-dit, commune d’Aubagne, au bourg. Première mention : Fons Teroni, 18 décembre 1406 (ibid.).
–1503 – 5 août : TAXES FONCIÈRES DE SIX-FOURS – Il y avait encore, au terroir de Six-Fours, divers autres propriétaires de terres et maisons qui relevaient de la directe de divers particuliers, et que le tout a été uni à la communauté, et entre autres, celles qui étaient mouvantes de la directe et majeur, seigneurie de noble Louis Frisquet, de la ville de Tollon (Toulon), étant au nombre des trois, suivant la reconnaissance passée en l’an 1404 par Jean Monier et Jean Clavet et en deux reconnaissances qui furent cotées et produites par devant les sieurs commissaires apostoliques, lorsqu’on procéda sur la vente faite par le seigneur abbé de St Victor de divers droits à la communauté, et dont sera fait mention ci-après. Cotées, lesdites reconnaissance numéro quatre, plus autre instrument d’achat et emphytéose fait par Barthélémy Martinenq de Six-Fours et produit par ledit seigneur Frisquet, d’une terre olivière située au terroir dudit lieu pour prix de 28 florins d’or, à la cense de 6 deniers avec rétention de majeur, directe et droits de lods et vente. Apert de l’acte du 27 février 1412, prit et reçu par maître Jean Aycardi, notaire dudit Six-Fours. Autre acte de reconnaissance passé en 1454, et le 30 décembre, par Jacques Martinenq, dudit S-F, à Honoré Marc d’Ollioulles, d’une terre audit Six-Fours, à la cense d’une sezine de bled, avec rétention de la directe. Apert de l’acte reçu par maître Morteris d’Ollioulles. Autres reconnaissances passée en 1503, et le 5 août ; par Fouquet Audibert, dudit Six-Fours, à Jullien Maie, d’Ollioulles, de la possession par lui acquise, au nom de Jean Audibert, son père, de Raymond Curet, pour prix de 30 florins sous la directe et signature dudit Maie (Jean Denans, 1713).
–1530 – 5 août : acte aux archives de la Major.
1. Baux de Molans. Première mention des BARRES DE MIOLAN, hauteur près des trois confronts des communes de Marseille, Allauch et Simiane (1872).
2. Le Jas de l’Agnel. Première mention de la GRANDE BERGERIE – bastide, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872).
3. Camp Spinassos, lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (acte aux archives de l’Evêché).
4. Lo Claux. LES CLOUTES – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872).
5. Lo collet de la Coste. LES COSTES – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872).
6. Jassium Antonii Juliani. Le Jas – hameau, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872).
7. Al Nissant. Le Nissart – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, au Nertas.
8. La terra del Prat, 5 août 1530 (registre aux archives de l’Evêché). Les Prats – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.
9. Pos de Aigals. Puits des Gaux lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert. Première mention : Pos dels Ahegals, 20 octobre 1438 (acte aux archives de la Major).
10. La Romanilhade. (La Romanillade – lieu-dit, com de Marseille, quartier de Château-Gombert.
11. Al Pin, 5 août 1530 (registre aux archives de l’Evêché). Le Pin – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château- Gombert, au Mouret.

(1981 – repas de fin de fouilles au château d’Ollioules)
–1707 – 5 août : SIÈGE DE TOULON PAR LE DUC DE SAVOIE – Le 5 août 1707, le fort Sainte-Marguerite qui couvre le flanc est de Toulon est ravitaillé en eau par mer malgré les Anglais. Un autre ravitaillement en eau du Fort-Sainte-Marguerite échoue le 11. Et le 16 août; il est obligé de se rendre faute d’eau. Peu après, le Fort-Saint-Louis se saborde et sa garnison gagne la Grosse Tour. Mais après une contre-attaque française victorieuse, le siège est levé le 22 août 1707. Comme le front de terre, le front de mer aura tenu contre l’assaut ennemi et les défenses de Toulon, réalisées d’après les plans de Vauban, auront tenu (Dr Raoulx, Le siège de Toulon de 1707).
–1714 – 5 août : AMÉNAGEMENT DU QUAI DE LA TOUR A SANARY – A la suite des délibérations du 25 février et du 5 août 1714, le maire de Sanary, Joseph GRANET, donna, le 27 août 1714, à titre de prix fait à Pierre BARRIN, maître maçon, les réparations qu’il convenait de faire sur le quai, du côté du ponant, vers la Tour, afin de rendre ce lieu praticable et empêcher que les vagues qui montent sur le quai emportent la terre dans le port. C’est le petit quai qui passe de nos jours devant la terrasse où les clients de l’Hôtel de la Tour prennent leur repas à la belle saison. Ces réparations consistèrent à faire un quai de 4 pans de hauteur, comprenant le fondement de trois pans d’épaisseur bien bâti à chaux et à sable, rebouché avec des pierres, combler les fossés et relever la terre à l’endroit où le quai est trop bas (Ephémérides, 2e année). Des travaux furent aussi faits au moulin des graignons de la communauté. On refit le couvert qui se trouvait abattu, ce qui nécessita le remplacement d’une poutre et la mise en place de 150 chevrons ainsi que des tuiles à proportion. Pour la paroisse, on refit le toit, ce qui nécessita la pose de 400 tuiles. Tous ces travaux furent faits pour 400 livres dont 350 en louis d’or et écus blancs, le sole devant être payé à réception des travaux.] [id., Pour toutes ces dépenses, le compte des créanciers de la commune avait été examiné de près. On regarda aussi l’imposition de certaines propriétés dont quelques-unes avaient été insuffisamment taxées. C’est ainsi qu’une propriété, le domaine de LA TOURELLE, avait été vendue au Procureur DECUGES par le seigneur d’OLLIOULES et SAINTNAZAIRE, Pierre François Hyacinthe, des Comtes de Marseille et de Vintimille, le 31 mars 1685.
–1741 – 5 août : Val de Capel(registre aux archives de la Major). Lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Julien, près Beaumont. Première mention : Val de Clapet, 30 mars 1392 (charte aux archives de Saint-Victor).
–1759 – 5 août : Le 5 août 1759, La Clue-Sabran appareilla de Toulon avec 12 vaisseaux et 3 frégates pour tenter de rallier Brest, mais il fut bientôt pris en chasse par les 16 vaisseaux et les frégates de Boscawen. La Clue réussit cette fois à passer dans l’Atlantique, mais son escadre, en raison de signaux défectueux, se disloqua au large de Cadix. Poursuivi par l’ennemi, l’Océan et 6 autres vaisseaux furent assaillis dans les eaux portugaises neutres de Lagos (17-19 août 1759), opposèrent une belle résistant cours de laquelle le commandant en chef fut grièvement blessé, mais succombèrent sous le nombre. Promu lieutenant général en avril 1764, La Clue quitta alors le service et mourut à Passy le 4 octobre 1764.
–1778 – 5 août : TRANSFERT DU CULTE DE LA CHAPELLE DE SAINTE MAGDELEINE DE LA MOLLE A CELLE DU CHÂTEAU DE FONSCOLOMBE : Dans le catalogue des titres de la terre de la Molle, au n° 36, nous lisons : Le 5 août 1778, la communauté de la Mole, commune rurale des Maures, accepte d’appliquer l’ordonnance du 6 juillet 1778 par laquelle l’évêque de Fréjus ordonne que le service du culte soit transféré de la chapelle de Sainte Magdeleine à celle que le seigneur doit faire bâtir et qu’en attendant le service soit fait à la chapelle du château de Fonscolombe. Si nous citons ce texte qui peut paraître géographiquement éloigné de nos centres d’intérêt, c’est parce que, depuis 1972, nous étudions l’histoire de cette petite communauté du golfe de Grimaud, notre dernière intervention sur le terrain remontant à 2004.
–1781 – 5 août : Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 36 : L’évêque de Fréjus ordonne que le service soit transféré de la chapelle de Sainte-Madeleine à celle que le seigneur doit faire bâtir, et qu’en attendant, le service soit fait à la chapelle actuelle du château (de la Môle), 6 juillet 1781. Le 5 août, la communauté accepta.
–1789 – 5 août : LOUIS XVI «RESTAURATEUR DE LA LIBERTE FRANÇAISE» : La séance se prolonge jusqu’à 3 heures ce matin. Tous se précipitent pour abandonner leurs anciens privilèges : villes, provinces, nobles, curés… Dans ce climat de liesse générale, on associe le roi à la naissance du monde nouveau et l’Assemblée proclame Louis XVI «restaurateur de la liberté française». Mais cette joie n’est pas partagée par tout le monde. Et notamment par le parti monarchien de Mounier qui commence à éprouver de sérieuses difficultés face au parti patriote mené par le Club breton (Larousse – Robert Laffont, 1789-1989, Agenda du bicentenaire, MERCREDI 5 AOÛT ).
–1791 – 5 août : LE TEXTE DE LA CONSTITUTION EST DISTRIBUE AUX DÉPUTÉS AVANT LE VOTE DÉFINITIF – Le 5 août 1791, la Constitution terminée est distribuée aux députés réunis en Assemblée constituante. De longs débats y sont consacrés pendant un mois, mais ils n’entraînent que des retouches de détail. Le texte définitif, voté le 3 septembre, est présenté au roi. Celui-ci fait connaître son acceptation le 13 septembre et prête le lendemain le serment prévu. Aussitôt, il est restauré dans ses pouvoirs. La Constitution entre immédiatement en application, l’Assemblée elle-même se sépare le 30 septembre (Jacques Godechot, Les Constitutions de la France depuis 1789).
–1793 – 5 août :
1. PROBLÈMES DE SUBSISTANCES AU BEAUSSET – Le 4 août ? une décision est prise par « le conseil général de la commune, conjointement avec les membres du comité général des sections du Beausset », dont les membres sont au nombre de dix. Ce sont : Pierre Paul Vincent Revest, Louis Gueirard, François Guignon, Jean Baptiste Guérin. François Imbert. Léonard Laffon, Balthazard Imbert, Jacques Bonasse. Victor Sicard et Jean Bizot, une vieille connaissance ! … Quatre d’entre eux vont bientôt émigrer à Toulon (Jean Baptiste Guérin. François Imbert, Balthazard Imbert, Jacques Bonasse). Jean Baptiste Guérin y sera guillotiné… Pour l’heure il s’agit d’essayer de récupérer de nos « frères toulonnais » ce qu’ils nous doivent. Par convention officielle, un échange a été conclu, les Toulonnais donnant du blé, et les beaussétans du vin. Mais si Le Beausset a versé à Toulon 300 millerolles de vin, il n’a reçu que 60 charges de blé. Fort déficit en défaveur du village donc, et qu’il convient de récupérer. Mais on n’en aura pas le temps… Lors de cette délibération, tenue en présence des « membres du comité général des sections », le secrétaire-greffier, le très jacobin Portal a disparu, remplacé par Marquand « secrétaire-greffier provisoire ». Portal reviendra bientôt, en force.. Le 5 août, on discute encore de problèmes de subsistances. Le maire et sept membres du comité général des sections du Beausset (c’est dire l’importance prise par ce comité de sections !) signent un arrêté interdisant à tout habitant de faire sortir du village du blé produit sur le terroir, sous peine de 300 livres d’amende. (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française)
2. LE CALME REVIENT DANS LE CALVADOS – Le 5 août 1793, la Convention, nouvelle assemblée élue après la bataille de Valmy, est avertie que le calme revient dans le Calvados ; elle entend Romme et Prieur, qui étaient prisonniers des rebelles « fédéralistes » de ce département, exposer les conditions de leur élargissement (Yann Fauchois, Journal de la France et des Français, Gallimard, 2001, p. 1185).
3. L’ARMEE DES ALPES CONNAIT DES DIFFICULTES DE RECRUTEMENT – Le 5 août 1793, les formalités de régularisation des réquisitions faites par l’armée des Alpes dans le district de Montélimar ne sont pas encore terminées et le receveur du lieu ne dissimulait pas son mécontentement. Il faut pour cela remonter d’un mois en arrière, au 9 juillet, et préciser que, pour assurer le succès de la mission de recrutement des troupes ordonnée par le général Carteaux, les secrétaires commis de toutes les administrations publiques du département avaient été exemptés de la réquisition relative aux gardes nationales. Or, Carteaux avait fait battre le rappel à Valence, le 9 juillet à minuit, et était parti immédiatement. En traversant Montélimar, le payeur de l’armée du général Carteaux avait requis le receveur du district, G. Autran, de lui prêter 34 000 livres. Cette somme qui ne sera toujours pas remboursée à la date du 5 août (Archives départementales de la Drôme, L 562 : Le 5 août, les formalités de régularisation n’étaient pas encore terminées et ce dernier fonctionnaire ne dissimulait pas son mécontentement ).
–1795 – 5 août : SUPPRESSION DES CERTIFICATS DE CIVISME – Le 5 août 1795, la Convention décide de supprimer les certificats de civisme (Yann Fauchois, 2001).
–1796 – 5 août : VICTOIRE DE CASTIGLIONE – Le 5 août 1796, le général Bonaparte, commandant l’armée d’Italie, est victorieux sur le général autrichien Wurmser à Lonato et Castiglione. Les combats reprendront en novembre avec l’épisode du pont d’Arcole où Lannes sera blessé et Muiron tué en protégeant Bonaparte de leurs corps.

(A Ollioules, avec Noémie Ledouble – exposition « in-vino-veritas » -, on a trinqué comme au temps des Romains)
-1798 – 5 août : Expédition d’Egypte –
1. Courrier de Bonaparte au Commissaire des guerres à Alexandrie – « Le 21 thermidor (8 août 1798) – Vous voudrez bien, citoyen, ordonner à un officier de santé de se rendre ) Aboukir. Vous le préviendrez qu’il part ce soir des troupes pour se rendre à ce poste et qu’il pourra profiter de cette occasion.
2. Courrier de Bonaparte aux Commissaires des guerres à Alexandrie – « Le 21 thermidor (8 août 1798) – « Ci-joint une ordonnance sur le payeur de 5 000 livres pour subvenir aux dépenses extraordinaires de la marine et à prendre la mer sur les 15 000 livres de la dernière décade affectée à ce service. S’il vous arrivait qu’en vous concertant avec l’ordonnateur, vous vous dispensiez de faire usage de ce mandat, je vous prierai de me le renvoyer.
–1799 – 5 août : Défaite et mort du général Joubert à Novi.

(Martine Leguilloux donnant une conférence à Sanary. Elle est actuellement directrice du Centre archéologique du Var)
–1801 – 5 août : Expédition d’Egypte – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 – Mercredi 25 du Mois de Rabî’ al-awwal 1214. Un groupe d’agents est envoyé de la part de Muhammad Pacha Abu Maraq chez le frère d’al-Shawarîbî, cheikh de Qaliyûb. On I’amena sans prendre des formes, à pied, garrotté, traîné, frappé depuis Qaliyub jusqu’au Caire. On le mit en prison dans la maison du vizir. Puis son frère vint, qui offrit une rançon de dix kîs ; quand il les versa, son frère fut relâché. Cette arrestation fut opérée, dit-on, parce qu un groupe des tâbi’ de Muhammad Pacha (Abû Maraq), qui s’était rendu à Qaliyûb, s’était vu refuser le fourrage qui lui était nécessaire et s’était fait rembarrer vertement. On dit que cette mesure fut prise à l’instigation d’Ibn al-Mahrûqî, pour une vieille haine secrète entre lui et al-Shawarîbî
–1815 – 5 août : MÉMORIAL DE SAINTE-HÉLÈNE – Le 5 août, Napoléon, empereur déchu, ne sera pas accueilli en Angleterre comme beaucoup l’espéraient. La fatalité a voulu que l’ancien empereur des Français ne reçoive jamais le message qui aurait empêché son transfert à Sainte-Hélène, et cela sans jugement, lui qui avait essayé de se mettre « sous la protection des lois du peuple britannique ». Voici le célèbre texte de sa protestation adressée au Prince-régent, sir Samuel. « PROTESTATION. « Je proteste solennellement ici, à la face du ciel et des hommes, contre la violence qui m’est faite, contre la violation de mes droits les plus sacrés, en disposant, par la force, de ma personne et de ma liberté. je suis venu librement à bord du Bellérophon ; je ne suis pas le prisonnier, je suis l’hôte de l’Angleterre. J’y suis venu à l’instigation même du capitaine, qui a dit avoir des ordres du gouvernement de me recevoir, et de me conduire en Angleterre avec ma suite, si cela m’état agréable. Je me suis présenté de bonne foi, pour venir me mettre sous la protection des lois d’Angleterre. Aussitôt assis à bord du Bellerophon, je fus sur le foyer du peuple britannique. Si le gouvernement, en donnant des ordres au capitaine du Bellerophon de me recevoir ainsi que ma suite n’a voulu que tendre une embûche, il a forfait à l’honneur et flétri son pavillon. Si cet acte se consommait, ce serait en vain que le Anglais voudraient parler désormais de leur loyauté, de leurs lois et de leur liberté ; la foi britannique se trouvera perdue dans l’hospitalité du Bellerophon. J’en appelle à l’histoire : elle dira qu’un ennemi, qui fit vingt ans la guerre au peuple anglais, vint librement, dans son infortune, chercher un asile sous ses lois ; quelle plus éclatante preuve pouvait-il lui donner de son estime et de sa confiance? Mais comment répondit-on en Angleterre à une telle magnanimité? On feignit de tendre une main hospitalière à cet ennemi ; et quand il se fut livré de bonne foi, on l’immola. » « Signé NAPOLÉON, à bord du Bellérophon, à la mer » » (Extrait de « Le Mémorial de Sainte-Hélène » Propos de l’Empereur recueillis par le comte Emmanuel de Las Cases). Nota : ce fut le dernier service en mer du Bellerophon qui fut décommissionné et transformé en ponton d’emprisonnement en 1815, puis rebaptisé HMS Captivity en 1824 afin de libérer le nom pour un autre navire. Déplacé à Plymouth en 1826, il servit jusqu’en 1834, lorsque les derniers détenus le quittèrent. L’Amirauté le vendit en 1836 et il fut démoli.

(31 juillet 1986, à La Courtine d’Ollioules : découverte des monnaies d’un premier lot).
–1849 – 5 août : LEGS MOULINARD – Une délibération du 5 août 1849, trouvée aux archives communales de Solliès-Pont établit que le sieur Moulinard, propriétaire à Sanary, avait par testament olographe du 10 novembre 1845, légué à la paroisse de Solliès-Pont presque toute sa fortune dont les revenus devaient être affectés à la création et à l’entretien d’une école de Frères des écoles chrétiennes dans cette localité. M. Moulinard mourut le 6 décembre suivant. La commune, appuyée par l’autorité préfectorale, prétendit tout d’abord avoir la libre disposition du legs] « Car ce n’était point à la fabrique, mais à la commune que le legs devait être attribué parce qu’à la commune seule appartient l’établissement et la direction des écoles publiques.. » Mais le ministre de l’Intérieur ayant admis que la fabrique de la paroisse de Solliès-Pont était seule propriétaire des immeubles et objets mobiliers que lui avait légués M. Moulinard, pour la fondation d’une école dirigée par des Frères, la Fabrique demanda en conséquence à la commune les terrains de l’ancien cimetière, à côté de la chapelle Saint-Victor, et c’est là que fut construit le bâtiment où se trouvent encore les Frères maristes.
–1866 – 5 août : Le compte rendu du conseil municipal mentionne le chemin d’accès à la station Ollioules-Saint-Nazaire (archives de Sanary).
–1867 – 5 août : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, Maire de Sanary – LE GRAND LAVOIR DU QUAI DU LEVANT EST MIS EN SERVICE. Le grand lavoir construit au quartier du Levant à l’est de la petite maison de Marquand étant terminé, on a commencé de laver. C’est au moyen de l’eau, qui vient du bassin de la fontaine de la Marine par un tuyau souterrain, que le lavoir en question est alimenté.
–1889 – 5 août : PAQUEBOT BRESIL EX-LA PLATA – C’est le 5 août 1889 qu’a lieu le premier départ de Bordeaux pour La Plata du paquebot Brésil ex La Plata, de la Compagnie des Messageries Maritimes, construit aux Forges et Chantiers de la Méditerranée de La Seyne. Ce bâtiment est le second d’une paire de paquebots en acier.
–1889 – 5 août : CROISEUR LÉGER CHILIEN « PRESIDENTE PINTO » – Avec un équipage civil des Chargeurs Réunis, le croiseur léger chilien Presidente Pinto, second croiseur léger construit pour le Chili par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, appareille de La Seyne pour Gênes le 5 août 1891, repart pour les côtes du Danemark où il embarque l’artillerie secondaire transportée par un cargo anglais. A la suite de la rébellion de l’équipage, il retourne au Havre. Il n’arrivera à Valparaiso qu’en septembre 1892 avec des chaudières rendues inutilisables par de mauvaises manipulations. Rappelons brièvement qu’en 1889, le Chili avait envoyé en Europe une mission pour soumettre à un concours international la réalisation d’une flotte de guerre destinée à défendre les territoires conquis sur la Bolivie. Les F.C.M. obtinrent la commande de trois bâtiments, deux croiseurs protégé de 2.047 tonnes, en acier, à coque doublée de cuivre, munis d’un éperon et armés de deux canons Canet de 150 et 120 mm. La propulsion était assurée sur deux hélices par deux machines à triple expansion de 5.400 ch. de puissance totale et devait permettre à ces navires d’atteindre une vitesse de 18 nœuds. Les plans étaient réalisés par Amable Lagane. Au moment de la mise en service des deux bâtiments, la guerre civile se déroulait au Chili entre les partisans du Président et ceux du Congrès. En France une bataille judiciaire opposa les deux camps au sujet de la livraison des bâtiments aux partisans de l’un ou l’autre camp ce qui freina leur envoi au Chili.
–1894 – 5 août : AJELLO’S SAGA – naissance à Saint-Mandrier de Ajello Alphonse, fils de Ajello François Cyr et Scotto-Lachianca Marguerite Joie ; père né à Procida 32 ans, mère née à Procida (Hélène et Thierry Bianco, procida-family écrivent « SCOTTO LACHIENZA »)

(Juillet 1986 : La Courtine d’Ollioules. Le sondage 1. Au premier plan : Jean-Michel Théveny).
–1914 – 5 août : L’ÉTABLISSEMENT DES MARISTES DE LA SEYNE EST DANS LA LISTE DES HÔPITAUX TEMPORAIRES DE CAMPAGNE – En vertu de la circulaire du 5 mai 1899 relative à l’utilisation, en cas de guerre, des ressources du territoire national pour l’hospitalisation des malades et des blessés de l’armée, la sous-préfecture de Toulon, le 5 août 1914, réclame aux maires de l’arrondissement de Toulon une liste des écoles primaires, élémentaires ou supérieures, relevant du ministère de l’Instruction Publique susceptibles d’être utilisées pour les soins des blessés et des malades de l‘armée. Vierge de tout nom, la réponse en provenance de la mairie de la Seyne rappelle cependant que dès le quatrième jour de la mobilisation, l’institution Sainte Marie, école religieuse située place Germain Loro, a été réquisitionnée et transformée en hôpital temporaire par le directeur du service de santé du Ve arrondissement maritime de Toulon. Cette désignation, loin d’être le fruit du hasard, repose sur deux critères décisifs quant au choix de l’installation d’hôpitaux temporaires : la proximité avec une gare ferroviaire et la capacité de pouvoir accueillir au moins vingt blessés. Or, l’établissement des pères Maristes satisfait pleinement à ces deux conditions ; il n’est, en effet, distant de la gare de La Seyne que de quelques kilomètres et ses nombreux bâtiments, salles d‘étude, dortoirs, cuisine, réfectoire, etc., permettent l’installation et la prise en charge de nombreux blessés.
–1933 – 5 août :
1. MONTÉE DE L’ANTISÉMITISME EN EUROPE– A la Conférence de l’Internationale socialiste à Paris consacrée à la lutte contre le fascisme, les participants refusent de collaborer avec l’Internationale communiste qui, de son côté, ne le désire d’ailleurs pas (André Rossel, 1984).
Au sein du parti socialiste, un groupe dans lequel se retrouvent Déat, Marquet et Renaudel s’oppose à la direction du parti, Le 6 novembre, ils seront exclus et prévoiront de former un nouveau parti en marge de la IIe Internationale.
Rappelons que, depuis le 1er avril, l’antisémitisme submerge l’Allemagne qui a condamné et fait brûler les œuvres d’auteurs déclarés antiallemands (Marx, Freud, Thomas Mann, …) et que, le 11 juillet, la révolution nationale-socialiste est déclarée achevée en Allemagne où Hitler s’oppose à une « seconde révolution » anticapitaliste cette fois (Le Figaro , 1933).
En Roumanie, la Garde de Fer, une organisation paramilitaire antisémite financée par Hitler, sème la terreur.
2. A BERLIN, C’EST LE PROCÈS DES INCENDIAIRES DU REICHSTAG détruit le 27 février. Van der Lubbe, un jeune communiste néerlandais est rendu responsable de l’attentat.
Depuis le 27 juillet, en Allemagne, une loi ordonne « la stérilisation de toute personne atteinte d’idiotie, de schizophrène, de manies dépressives, d’épilepsie, de cécité, de surdité ou d’informités corporelles, quand ces maladies sont graves et héréditaires ». Par cette loi, l’Allemagne témoigne de sa volonté de perfectionner physiquement la qualité de la race.
3. L’AUTRICHE REJETTE TOUT ANSCHLUSS – L’Autriche, soutenue par Mussolini, poursuit les Hitlériens et rejette toute idée de rattachement à l’Allemagne (Anschluss).
–Samedi 5 août 1933. Hier soir dans notre voiture chez les Schickele, où l’anniversaire a été fêté en assez nombreuse compagnie. Conversation avec le peintre Klossowsky, dont j’ai fait la connaissance à Paris par Grautoff il y a bien des années. Il est atteint d’une « paralysie nerveuse » au bras droit. (Thomas Mann, Journal, 1933 – 1939).
–1936 – 5 août :
1. COUP D’ÉTAT MILITAIRE EN GRECE – Les Français apprennent par la presse le coup d’Etat militaire réalisé la veille en Grèce par le général Metaxás « pour lutter contre le danger communiste ». La mère des Démocraties a rejoint le lot de plus en plus important des pays de dictature.
2. POSE DU NOUVEAU CABLE SOUS-MARIN FRANCE-YOUGOSLAVIE – A l’aube du 5 août 1936 des ingénieurs français ont, le plus simplement du monde, accompli un geste d’une importance exceptionnelle sur la côte et dans les eaux yougoslaves : la pose du nouveau câble sous-marin France-Yougoslavie.
MM. René Couderc, ingénieur en chef des télégraphes, à bord de l’Ampère et Pierre Michel, ingénieur en chef, à bord de l’Emile-Baudot, aidés de collaborateurs d’élite tels que les ingénieurs Frankel et Roudet, ont rempli cette mission et placé ce lien de plus entre les deux nations amies. Aucun membre de la presse, soit yougoslave, soit française, n’était présent. Seul hôte à bord de l’Ampère, le principal navire câblier français, notre qualité de correspondante de L’Illustration nous valut la bonne fortune d’être l’unique témoin des diverses opérations qui ont accompagné la pose du câble.
L’Ampère et l’Emile-Baudot, qui étaient ancrés dans le port de Grouge-Doubrovnik, appareillèrent le 3 août au matin, se dirigeant vers les Bouches de Kotor, la célèbre base maritime de la flotte de guerre yougoslave, que nous devions atteindre vers midi. Les deux navires longèrent, en se suivant, la côte ravissante de l’Adriatique méridionale. Une fois contournés les remparts de Raguse, nous vîmes s’égrener, le long de la côte, Srebno, Kupari, Cavtat, toute la Riviera dalmate, pittoresque et accidentée, recouverte de tamaris, de lauriers-roses, de pins maritimes et de plantes grasses des tropiques, embaumée et dorée de soleil. L’ancre fut jetée en rade d’Hercegnovi-Igalo, qui est toute proche du port de guerre Zelenika, à l’entrée des Bouches.
Les navires attendirent deux jours que toutes les formalités fussent achevées. Il n’y avait ni brise ni « mer » ; des hydravions ne cessaient de croiser au-dessus de nos têtes. A un moment donné, vingt et un coups de canon furent tirés de la forteresse pour saluer le passage du jeune roi Pierre II, se rendant à Split à bord du Dubrovnik escorté de deux destroyers. Nous pouvions admirer à loisir Hercegnovi dominant fièrement la mer de ses tours et de sa forteresse médiévales et dont les villas et les hôtels s’étagent en amphithéâtre jusqu’aux plages remplies de baigneurs. Dans la verdure, nous apercevions le petit monastère de Savina, qui conserve les ultimes souvenirs du roi Alexandre : sa dernière signature, les cierges qu’il a tenus, le siège où il a prié avant de s’embarquer le 6 octobre 1934 à Zelenika. J’évoquais pour mes hôtes les charmes de cette région et, de leur côté, les ingénieurs me fournissaient tous les renseignements désirables sur la pose du câble qui pour l’instant dormait dans les cuves de l’Ampère et de l’Emile-Baudot.
Celle du câble d’atterrissement, à laquelle nous avons assisté, a été menée avec une célérité sans pareille (moins de deux heures). Au petit jour, le 5 août, la vedette de l’Emile-Baudot a été descendue et a remorqué vers la côte l’extrémité du câble. Pour que cette manœuvre fût possible, il ne fallait pas qu’il touchât le fond, aussi tous les 10 mètres, au fur et à mesure qu’il quittait le navire, y fixait-on des ballons de caoutchouc qui lui permettaient de flotter. On l’a filé jusqu’au rivage où il a été relié au poste aménagé dans une maison proche de la plage d’Igalo. L’opération inverse a alors commencé. Un à un, les ballons remplis d’air qui le maintenaient à la surface ont été détachés et recueillis par des chaloupes, abandonnant le câble qui a coulé vers sa retraite sous-marine. Le navire a levé l’ancre et fait route vers le large en filant le câble suivant l’itinéraire fixé lors de la campagne préalable de sondage, effectuée en avril dernier. Lorsque l’Emile-Baudot eut filé ses 50 kilomètres de câble d’atterrissement, il en amarra l’extrémité au large, sur une bouée. L’Ampère est alors venu en haute mer souder l’extrémité du câble amarrée à la bouée à l’autre extrémité encore en cuve et il est parti vers la Tunisie en filant son propre câble. Ayant épuisé sa cargaison (1.000 kilomètres), il en a fixé l’extrémité à une bouée, puis a fait route vers l’usine française de fabrication pour en embarquer le reste. La pose s’effectue en deux opérations. Ce nouveau tronçon sera soudé, ou plus exactement épissé, sur l’extrémité du câble amarrée à la bouée, puis sera filé jusqu’à la bouée de l’atterrissement tunisien. Cette épissure finale sera immergée et la liaison Yougoslavie-Tunisie sera réalisée. Contrôlé de tronçon en tronçon et prêt à fonctionner, ce câble sera désormais un lien vivant entre les deux pays. Grâce à lui, on évitera les relais, par l’Autriche ou l’Italie, auxquels on devait jusqu’ici avoir recours, et le secret absolu des communications sera assuré.
La France, qui vient d’enrichir ainsi son réseau de câbles sous-marins, en possédait déjà deux Marseille-Bizerte, deux Marseille-Oran, trois Marseille-Alger, un Brest-Dakar et un Brest-Casablanca. En outre, dans l’Atlantique, une société privée sous le contrôle de l’Etat, la Compagnie française des câbles télégraphiques, en possède trois. Le nouveau, France-Yougoslavie, qui mesurera 2.000 kilomètres, sera à la foi d’ordre commercial et d’ordre militaire, ce qui explique que son point de départ soit près du port de guerre yougoslave de Zelenika, dans les Bouches de Kotor (Cattaro), un des meilleures bases navales du monde et des mieux protégées en temps de guerre. Souhaitons que ce cadeau que la France vient de faire à la Yougoslavie ne serve qu’au rapprochement encore plus étroit des deux nations dans le domaine intellectuel et économique et n’ait jamais à être utilisé pour d’autres fins (Simone Missirlitch, article paru dans l’Illustration du 5 septembre 1936).
–1938 – 5 août : UN MONUMENT A LA GLOIRE DE MONTESQUIEU – On inaugure à La Brède, département de la Gironde, un monument à la gloire de Montesquieu qui y est né 250 ans plus tôt. La rédactrice du journal « La Liberté » – journal de Doriot, rappelons-le – y assiste : « Il régnait une atmosphère spéciale, vraiment nationale et française (…) assurément les P.P.F. qui ont le culte des gloires françaises ne peuvent manquer de goûter la sagesse de Montesquieu, d’en recevoir d’utiles leçons et aussi d’aimer en lui le bon vigneron épris de sa calme campagne (…) Si Montesquieu revenait parmi nous, il serait antimarxiste. » (La Liberté du 6 août 1938). Je rappelle, pour ma part, que Montesquieu (1689-1755), ou plutôt Charles Louis de Secondat, baron de Montesquieu, de la Brède et autres dépendances, est un philosophe des Lumières, né le 18 janvier 1689 au château de la Brède. Hormis son retentissant « De l’Esprit des Lois », j’apprécie beaucoup ses « Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence » écrit en 1734, texte établi, avec introduction, notes et variantes par Gonzague Truc, Paris, Classiques Garnier, 1954, 220 p.

(20 décembre 2008 : dégagement d’une tombe antique sur l’île de la Tour Fondue aux Embiers. Au premier plan : Didier)
–1944 – 5 août :
1. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT DE NORMANDIE : SAINT-MALO –
A 3h du matin, tout espoir s’évanouit d’empêcher la destruction du port de Saint-Malo. Le pilote Botrel, en liaison avec la résistance, avait l’espoir d’acheter les Autrichiens de garde aux écluses et espérait pouvoir saboter les commandes électriques. Mais, arrêté par une sentinelle, il est reconduit jusqu’à la sortie et ne peut réaliser sa mission. Au même moment, on annonce l’arrestation de Guy Levavasseur (frère du commandant français débarqué avec les forces américaines et arrêté précédemment) par la GeStaPo sous « l’inculpation de complicité d’évasion » et l’a emmené à la prison de l’Espérance.
Vers 6 heures, la GeStaPo commence ses perquisitions alors que l’artillerie américaine commence à se faire entendre au loin.
Dans la journée, le sous-préfet Feld-Lebas, fait annoncer par le crieur public que tous les services publics doivent demeurer à leur poste jusqu’au bout pour la sauvegarde des citoyens et la protection de leurs biens.
Dans la matinée, le capitaine Dubois part à moto accompagné d’un gendarme pour s’assurer de la sécurité des routes d’évacuation de la population. La première, celle de Saint-Guinoux, est impraticable, le pont étant détruit et des chars américains apparaissant au loin. La seconde, celle de Dol, a sauté. La troisième, la route de St-Benoît-des-Ondes, est également coupée. Des chars tirent sur les Portes-Rouges où une garnison D. ?C.A. allemande occupe le château. Il ne reste plus que la route de Cancale.
Vers 17 heures, le docteur Ferey qui opérait les blessait allemands à l’hôpital du Rosais, tente de demander au colonel von Aulock que la cité historique de Saint-Malo soit déclarée ville ouverte.
Vers 18 heures, un Servannais se présente à la gendarmerie et informe le capitaine Dubois qu’il a chez lui le commandant Levavasseur et qu’il désire le faire sortir de la forteresse. L’officier lui indique que le meilleur moyen consiste à se mêler au flot des réfugiés qui partiront demain par Cancale. Or, Levavasseur, a déjà quitté son refuge et erre à cette heure-là dans les champs pour échapper aux patrouilles allemandes.
A 19 heures, le docteur Ferey reçoit la réponse du colonel von Aulock : il ne peut prendre une telle décision sans ordre de ses chefs (R. Fouque, La cité de Saint-Malo, 1945).
2. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT SUD : Envoi de renforts FTP d’Aix-en-Provence dans le Var (Var 39-45).
3. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT SUD : OPERATION DRAGOON – Les ultimes renseignements recueillis sont apportés à Alger par le lieutenant de vaisseau Midoux, parti en avion près d’Apt, le 5 août . Il est membre de la mission anti-sabotage du port de Toulon (dirigée par le lieutenant de vaisseau de La Ménardière) venue renforcer la résistance locale en juillet. Ces renseignements sont si précis que Midoux a été expédié aussitôt en Corse où, à bord du « Catoclin » bâtiment de commandement de l’opération Dragoon (débarquement de Provence), on travaille dans la fièvre pour les communiquer aux unités qui vont débarquer…. le surlendemain (Ephémérides, 2e année).

(Juillet 1988 : La Courtine d’Ollioules – L’équipe de fouilles – cl. C Buisson)
–1952 – 5 août : DEBUT DE L’AFFAIRE DOMINICI – Marseille, au siège de la police judiciaire, le commissaire divisionnaire, M. Harzic, vient d’appeler le commissaire Edmond Seibelle.
« J’ai quelque chose pour vous, venez, vite. »
Il s’agit d’un télégramme de service.
« Trois cadavres, lit Edmond Seibeille, ont été découvertes ce jour 5 août 1952, vers 6 heures du matin, sur le territoire de la commune de Lurs, à environ 600 mètres de la gare de la localité. Des premières constatations faites il semble qu’il s’agisse d’un crime dont le mobile parait être le vol… » (Jean Laborde – Un matin d’été à Lurs, 5 août 1952), préface de Frédéric Pottecher, Opera Mundi, 1972, rééd. 1979, préface, Edit-Service S.A., Genève, p. 18).
–1953 – 5 août : LA REALITE DEPASSE LA FICTION – M. Roch Henri, qui fut l’longtemps, et à la satisfaction générale, exécuteur en chef des arrêts criminels en Algérie, vient de se voir attribuer la médaille de vermeil du travail. Nos compliments. (vu dans l’Echo d’Alger du 5 août 1954).
–1954 – 5 août : LA REALITE DEPASSE LA FICTION – la situation reste confuse Au Guatemala. Le colonel Arman a dû réprimer une nouvelle tentative de récolte. (vu dans Agence économique et financière du 5 août 1954).
–1960 – 5 août : INDÉPENDANCE DE LA HAUTE-VOLTA, devenue depuis le Burkina Faso.
–1962 – 5 août –
1. MORT DE MARILYN MONROE, née Norma Jeane Mortenson, actrice et chanteuse américaine (1er juin 1926)
2. LA PECHE AU LAMPARO – Parmi la soixantaine de patrons-pêcheurs recensés à Saint-Mandrier, les statistiques ne font état que de deux équipes pratiquant le lamparo. Celle des frères Guida se compose de six hommes : Joseph et Maurice Guida, Victor et Jean Ajello, Louis Bianco dit « Petit Louis » et René Maretto. Les cinq pointus utilisés se nomment « Les deux cousines », « Le Maryse-Robert », « Toi et Moi », « Le libéra » et « Petit Pierre ». Joseph Guida : « Cette pêche est pratiquée seulement d’avril à la fin octobre. L’hiver, le poisson ne monte pas. Les eaux sont trop froides. Alors, on désarme. L’équipe se disloque et l’on pêche souvent au palangre ». Neuf heures du soir : nos « pescadous » appareillent. Ils ne caleront qu’une seule fois au petit matin. Victor Ajello, barreur du « Maryse – Robert », est surnommé le siffleur. Nous voici au large de Carqueiranne. Le bateau « Les deux cousines » vient de mouiller. « Le Maryse-Robert » et le « Toi et Moi » se sont amarrées à lui. « Le Libéra », pour sa part, fouille méthodiquement les flots endormis à l’aide de son lamparo (projecteur puissant alimenté par un groupe électrogène de 3000 watts sous 24 volts). « Aucun repli de vague, nulle écume suspecte ne lui échappe. C’est l’œil de l’équipe. II travaille en éclaireur ». Et la longue attente commence… Joseph Guida : « Par ici, nous prenons le poisson blanc : anchois, sardines, maquereaux, sévereaux, bogues, etc. Cette année, on note une abondance d’anchois et de sardinettes appelées « poutignes » qui, en omelette, sont succulentes ». « Petit Louis » est très certainement un des meilleurs guetteurs de la région. La moindre petite bulle d’air venant mourir à la surface ne peut échapper à sa sagacité. Deux heures du matin. Voici justement quelques remous qui se manifestent à bâbord. « Petit Louis » braque son projecteur. « Quand le poisson capté par la lumière remonte à la surface, il « boule » sur l’eau, saute comme un dauphin miniature ». Un banc de poissons est effectivement repéré. Tel un radar, le flot de lumière du lamparo ne le lâchera plus. Les deux autres embarcations rejoignent « Le Libéra ». On prépare un filet en nylon de deux cent vingt mètres de long et de deux mille cinq cents mailles de haut. Celui-ci est calé tout autour de la lumière. Les proies « hypnotisées » sont alors emprisonnées dans une sorte d’immense nasse fatale. La récupération des poissons se fera à l’aide de salabres (huit cents kilogrammes de sardines dans le cas qui nous intéresse)… Le jour se lève. Il est temps de mettre le cap sur Toulon et ses marchés. Chemin faisant, Victor Ajello siffle toujours (Ken Nicolas, vol. 2, p. 138-139).

(30 juin 2003 : l’équipe de fouille de Saite-Magdeleine à La Mole)
–1975 – 5 août : Chine – Le typhon Nina tue plus de 100 000 personnes et détruit 100 kilomètres de voies ferrées, conduisant à un total de 1,2 milliard de dollars de dommages économiques.
–1987 – 5 août : DISPARITION DE JOSEPH BOUGLIONE, artiste et directeur du cirque Bouglione connu aussi sous le nom de cirque d’Hiver. Entre 1963 et 1967, il a dirigé également l’ancien cirque Médrano, alors dénommé Cirque de Montmartre (Ephémérides, 2e année).
–2000 – 5 août : DÉCÈS DE SIR ALEC GUINNESS, 86 ans, acteur anglais, monstre du cinéma et du théâtre, acteur notamment dans « Le Pont de la rivière Kwaï » ou « Noblesse oblige ».
–2009 – 5 août : 1,9% D’AUGMENTATION DES TARIFS D’EDF AU 15 AOUT POUR LES PARTICULIERS ET LES PETITES ENTREPRISES, a annoncé mardi le gouvernement. Elle sera de 2,8% pour les moyennes et grandes entreprises. Début juillet, le président d’EDF Pierre Gadonneix avait provoqué une levée de boucliers en réclamant un « rattrapage » des tarifs à hauteur de 20% sur trois ans.
–2020 – 5 août :
1. LE MONDE AU CHEVET DU LIBAN APRES LA DOUBLE EXPLOSION DE BEYROUTH.
« Pas moins de qui se trouvaient dans le port de Beyrouth seraient à l’origine de la tragédie survenue mardi, affirment les autorités locales. Une thèse qui concorde avec les images captées par de nombreux témoins » (La Presse) .
« Les marques de soutien au pays endeuillé laissent entrevoir les futures rivalités entre adversaires régionaux. Seule fausse note, les déclarations de Donald Trump affirmant qu’il s’agissait d’un « attentat ». (« Le Monde », Alain Kaval, publié aujourd’hui à 04h09, mis à jour à 07h05).
2. INCENDIE DANS LES BOUCHES-DU-RHÔNE : 1000 hectares brûlés, 2300 personnes hébergées. Cinq départs de feu ont été recensés par les pompiers des Bouches-du-Rhône, à Martigues, Port-de-Bouc, Aubagne, Gignac et Carnoux-en-Provence. Les incendies, attisés par les rafales de vent jusqu’à 90 km/h, mardi 4 août. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s’est rendu sur place. De nombreux habitants ont été évacués par les pompiers, la police, les sauveteurs en mer, la préfecture maritime, des particuliers. Certaines maisons ont brûlé et près de 1000 hectares sont partis en fumée sur la Cote Bleue, véritable patrimoine naturel des Bouches-du-Rhône.
–2022 – 5 août : Dans la presse de ce jour – « SANARY – hier, 4 août, aux environs de 20 heures, un feu dans un dépôt de cars à Sanary provoque un panache de fumée visible à des kilomètres. Un important panache de fumée se dégageait depuis l’ouest de l’aire toulonnaise, ce mercredi soir. À l’origine : un feu à l’intérieur d’un dépôt de cars près de la gare SNCF d’Ollioules-Sanary, qui s’est déclaré vers 20 heures. Les coups de fil au « 18 » se sont alors multipliés peu après. Il faut dire que la colonne de fumée noire était visible depuis Hyères et jusqu’au début des Bouches-du-Rhône. Selon les premiers éléments, le sinistre a démarré au sein du dépôt de la société Littoral cars, situé sur la commune de Sanary, allée du Figuier. Dégâts uniquement matériels. Six bus et deux poids lourds auraient entièrement brûlé. Plusieurs dizaines de sapeurs-pompiers se sont rendus sur place et selon les dernières informations, le feu a été maîtrisé dans la soirée. Les techniciens de l’identité judiciaire se sont également rendus sur place. Aucun blessé n’a été constaté, seuls des dégâts matériels sont à déplorer. » (SO. B. ET M. G., Var-Matin du jeudi 4 août 2022).

UNE BLAGUE (courte) POUR LA ROUTE :
Au restaurant !
-Garçon ! remportez-moi cette langue de veau. Je n’aime pas ce qui sort de la bouche. C’est sale ! Tenez, servez-moi plutôt un œuf …

Je vous souhaite un bon mardi et vous donne rendez-vous demain pour des éphémérides complètes.
(pensez à lire ma chronique dans Var-Matin du mardi -édition Toulon – Ollioules -Sanary -).

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