ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 16 JUILLET 2025 – 14e ANNÉE (n° 4994)
Bonjour à tous ! Ayant pris un congé de quelques jours, je vous adresse un remake de l’an dernier avec quelques éléments de mise à jour. Bon mois de juillet à tous !
ILLUSTRATION : 16 et 17 juillet 1942, Grande rafle du Vel’ d’hiv’ à Paris.
LES FÊTES : aujourd’hui, nous fêtons les Carmen ou plutôt Notre-Dame du Mont-Carmel !
« Carmen » ! Qui ne connaît ce prénom que chacun a entendu plusieurs fois au cours de sa vie puisque, depuis sa création, l’opéra de Bizet dont c’est le titre phare n’a jamais connu de temps mort, allant jusqu’à être confondu avec cet autre, « L’Arlésienne », dans la mémoire collective.
Eh oui, si Carmen est bien un prénom d’origine espagnole très populaire dans les années 1920, il ne provient pas du mot latin « carmen » qui désigne une composition en vers, une poésie ou des enchantements. On peut le regretter, tellement cela semble proche de l’esprit de l’opéra de Bizet. Non, Carmen est une déformation de Carmel qui désigne la sainte de ce jour : Notre-Dame du Mont-Carmel, l’un des divers noms de la Vierge Marie. Sa dénomination procède du Mont Carmel, en Israël, un nom qui dérive de Karmel ou Al-Karem et que l’on pourrait traduire par jardin. Des ordres religieux carmélites existent aujourd’hui dans le monde, masculins et féminins, dédiés à cette figure mariale. Par ailleurs, 50 éperonnes ont pour patronyme Carmen, tandis que près de 22 000 l’ont pour prénom.
Pour le calendrier républicain, c’était le 28e jour de messidor An II, le jour de la vesce, un genre qui regroupe de nombreuses plantes comme les fèves dont les fruits sont des gousses.
Un dicton : « C’est sur le fond et non sur l’apparence qu’il faut juger » (Esope, Fables « le léopard et le renard »/
LE MOT DU JOUR : « C’est quand les accents graves tournent à l’aigu que les sourcils sont en accents circonflexes. » (Pierre Dac)..
EPHEMERIDES.
–1352 – 16 juillet : MARSEILLE – Font Danpollas, 16 juillet 1352 (charte aux archives municipales). Font-Dampollas – lieu-dit, quartier de Séon. Première mention : Fons de dan Pollas sive Pollasserii, 8 mai 1289 (charte aux archives municipales.
–1597 – 16 juillet : CASSIS – charte aux archives de l’Evêché
1. Bagnon. Le Bagnol – coteau sur le versant N.-O. de Canaille (1872). Première mention le 18 décembre 1439, Banhols (charte aux archives de l’Evêché).
2. Las Brayes. Les Brayes – ruisseau qui prend naissance dans la commune de Roquefort, longe la route de Cassis à la Bédoule et se jette dans la mer à l’ouest de Cassis (1864). Première mention : 28 décembre 1439, Las Brayas (acte aux archives de l’Evêché);
3. Le Cauvin – Lieu-dit.
4. La Loube. Le Loubet – ruisseau qui coule dans la plaine de Roquefort. Il prend naissance au Pas-Doulier, près de la Bedoule et se jette dans le vallat des Brayes, dont l’embouchure est à Cassis. 1ère mention : Camp del Lobet, 13 octobre 1486 (registre aux archives de la Major).
–1609 – 16 juillet : Vallon de Lambert – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de la Girade (registre aux archives de l’Evêché).
–1614 – 16 juillet : Les trois sorcières de Cassis et la grotte des Mascs à Sanary :
Voici un épisode qui suit de très près celui du massacre des sept fils Laugier au Lançon, en 1610.
1. L’an 1614 et le seizième du mois de juillet, trois femmes masques appelées donne Figonnière, donne Tripière et la Grosse-Coiffe sont esté exécutées dans notre lieu de Cassis, le supplice a été qu’elles sont été estranglées et pendues puis bruslées. Le lieu a esté à la darse allant à l’isle. Le juge a été M. Curet. Voilà ce que mentionnent les archives de Cassis au sujet de l’exécution des trois sorcières. Elles ont été étranglées, pendues, puis brûlées. Les comptes de la communauté indiquent à ce sujet les dépenses relatives à l’achat des cordes, des clous, des solives, des torches et même de la cire (55 sous) permettant de brûler complètement les corps des suppliciées (Beltrame G., 1976, p. 116-117).
2. À la Pointe du Cerveau où se voit encore les vestiges du Mont Garou, Il y a, sur le Gros Cerveau, deux grottes qui dominent le Val d’Aren. … L’une est dite Grotte de Gaspard de Besse, puisque, croit-on, elle fut utilisée comme cachette par le prince des brigands ; l’autre est appelée Grotte des « mascas » ou « masques » parce qu’elle servit d’abri à trois pauvres femmes de Cassis. Que pouvait-on reprocher à ces trois miséreures (…) ? (…) on les chargea de tous les maux : des chèvres et des moutons mouraient parce qu’elles les avaient regardés, des enfants disparaissaient, elles les avaient enlevés pour de mystérieux sacrifices … On les accusait de jeter le mauvais œil, de stériliser des terres, de préparer des philtres d’amour ou de mort … Alors, on arrêta les trois malheureuses. On les jugea et on les condamna au bûcher.] « L’an 1614 et le seizième du mois de juillet, trois femmes masques appelées donne Figonnière, donne Tripière et la Grosse-Coiffe sont esté exécutées dans notre lieu de Cassis, le supplice a été qu’elles sont été estranglées et pendues puis bruslées. Le lieu a esté à la darse allant à l’isle. Le juge a été M. Curet. » Voilà ce que mentionnent les archives de Cassis au sujet de l’exécution des trois sorcières. Elle ont été étranglées, pendues, puis brûlées. Les comptes de la communauté indiquent à ce sujet les dépenses relatives à l’achat des cordes, des clous, des solives, des torches et même de la cire (55 sous) permettant de brûler complètement les corps des suppliciées. Cet épisode qui n’est pas unique dans les annales varoises de l’époque, s’inscrit dans un contexte de renouveau des tensions religieuses, avec en 1626 la révolte des Protestants du Midi, qui, bien que battus, conserveront Montpellier et La Rochelle (Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary-sur-Mer)..
–1615 – été : Été caniculaire. Épidémie de peste (Herage / histoire climat 5).
–1700 – 16 juillet :
1. Ollioules est élevée en baronnie – Par ordonnance rendue le 16 juillet 1700 par MM. Les commissaires Généraux du Conseil députez sur le fait des armoiries. Celles de la Baronnie d’Ollioules, telles qu’elles sont ici peintes et figurées après avoir été reçues, ont été enregistrées à l’Armorial général, dans les registres cotté Gte d’Aix en conséquence du payement des droits réglés par les tarifs et Arrêt du Conseil du 20ème de Novembre de l’an 1696, en foi de quoi le présent Brevet a été délivré. A Paris, par Nous, Charles d’Hozier, conseiller du Roi et garde de l’Armorial de France,… Hozier (Castellan, 1937, p. 13).
2. ARMOIRIES DE LA SEYNE – Lors de la mise en place du premier conseil municipal le 16 juillet 1700, il fut décidé de donner des armoiries à la ville. La population étant principalement composée de pêcheurs et d’agriculteurs, la scène religieuse de la multiplication des pains et des poissons est choisie, saluant ainsi de façon symbolique les deux principales activités de cette jeune cité dynamique. Le blason comporte donc deux poissons sur fond bleu d’azur et cinq pains sur fond de rouge. Les couleurs choisies sont un hommage aux consuls de la ville. Ces ancêtres de nos conseillers municipaux actuels portaient alors un couvre-chef bleu et rouge les distinguant de leurs homologues six-fournais en rouge et noir. Au départ, le blason était entouré de saignes, et comportait une couronne comtale surmontée d’une croix épiscopale. Depuis la Révolution, la couronne est remplacée par des tours, la croix pastorale supprimée et la saigne a laissé place à des feuilles de chêne et à un rameau d’olivier (Nelly Nussbaum, Var-Matin, 8 octobre 2022).
–1773 – 16 juillet : MARSEILLE – Les Eouves (acte aux archives de la Major). Eoures – hameau en 1872, quartier des Camoins. Les plans du territoire marquent Néoules; mais le véritable nom est Eoures (1872).Premières mentions :1060-1064, Novolas (cartulaire de Saint- Victor, n° 137) et 1113 – 23 avril, in episcopatu Massiliensi, ecclesiam … sancte Marie de Evola (Guérard 1857 : acte n° 848 du cartulaire de Saint-Victor, confirmation des bénéfices). Paschalis papa II. – Confirmacio beneficiorum (ed. in Gall. christ., I, instr., 115 et in Act. Sanctorum, IV, 13). Paschalis episcopus, servus…, dilecto in Christo filio Ottoni (Otto Alamanus), abbati Massiliensis monasterii,..
–1789 – 16 juillet : Rappel de Necker (Duby Georges, Histoire de la France, 1987 ; Marius Autran, tome 3, 1990). Louis XVI rappelle Necker (le « ministre adoré ») et ses collègues. La monarchie absolue abdique. Le même jour, Bailly, nommé maire, et La Fayette, commandant de la Garde nationale, prennent possession de leurs nouvelles fonctions. Le peuple, lui, commence la démolition de la Bastille, symbole de la monarchie défaite. Ces événements sont rapidement connus en province : à Rennes, tandis que la foule s’empare de l’Arsenal, la troupe refuse de tirer sur le peuple (Larousse et Laffond, Agenda du Bicentenaire).
Depuis 1789, des Gardes nationales se sont formées un peu partout en France, mais on ne peut les qualifier de véritable force militaire : elles représentaient plutôt une sorte de police auxiliaire dont l’accès était réservé aux citoyens actifs. Le nom initial de la Garde nationale de Paris, « Milice bourgeoise », rend mieux compte du caractère social de cette force armée. Formée spontanément avec la prise de la Bastille et immédiatement organisée sous le commandement de La Fayette, la Garde nationale doit être considérée comme le Tiers État en armes, par opposition aux troupes royales d’une part, et aux révoltes populaires (les paysans pendant l’été, les Parisiens en juillet et en octobre de l’autre).
–1790 – 16 juillet : En ce qui concerne les plantations d’arbres sur les voies publiques, ce furent le décret du 16 juillet 1790 et la loi du 28 avril 1792 qui les remirent aux communes qui, cependant, n’étaient pas autorisées à y effectuer de nouvelles plantations. C’est la raison pour laquelle, à La Seyne, les premiers platanes du cours Louis-Blanc, plantés en 1774, devinrent « bien communal » et que ceux de la place de la Lune (Noël-Verlaque) ne furent plantés que vers la fin du XIXe siècle, sous la municipalité Saturnin Fabre (Louis Baudoin, 1965, p. 178-180).
–1791 – 16 juillet : l’Assemblée nationale décidE qu’en cas de désordre, la direction des troupes appartiendra non aux corps municipaux, mais aux chefs militaires – Comme des troubles se produisaient un peu partout en France (tous les conseils municipaux, renouvelés au début de l’année, étaient maintenant jacobins) l’Assemblée nationale décida, le 10 juillet, qu’en cas de désordre, la direction des troupes appartiendrait non aux corps municipaux, mais aux chefs militaires. Mesure inouïe, folle imprudence commise apparemment dans le désordre d’une séance trop animée par une assemblée encore parfois hésitante, traversée de courants contraires. De cette décision qui remettait entre leurs mains un pouvoir perdu, qui leur aurait permis de tout oser, les chefs militaires de Toulon reçurent avis le 15 ou le 16 juillet 1791. Elle les atterra. On ne peut du moins penser autrement au vu de la conduite qui fut alors la leur : ils demeurèrent trente-huit jours sans oser dire à la municipalité la décision de l’Assemblée (Georges Blond, Toulon, 1967).
–1793 – 16 juillet :
1. à Lyon, les Girondins et les royalistes faisaient périr sur l’échafaud le chef des jacobins lyonnais, le défenseur des sans-culottes et des pauvres, Chalier. Il dit à son dernier moment : « Je suis heureux de mourir, car je meurs pour la liberté. » La contre-révolution girondine s’était engagée sur la voie de la terreur (A. Manfred, La Grande révolution française du XVIIIe siècle, Moscou, 1961).
2. SANARY RECLAME DES ARMES – La municipalité de Sanary réclame au Comité général des sections de Toulon remplaçant les différents corps d’administration : 1° des cartouches à balle de calibre (sic), un certain nombre de cartouches de divers calibres et des affûts pour les deux postes des batteries ; 2° deux écouvillons avec leur tire-bourre du calibre de 18 et de 24, 5o paquets de mitraille pour les mortiers du calibre de 18 et de 24; 3° un second commandant ou adjoint pour l’un des postes des batteries (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).
–1794 – 16 juillet (28 messidor an II) : QUE SONT DEVENUS LES Emblêmes de la royauté et de la féodalité A OLLIOULES – Le Maire d’Ollioules à l’agent national près le district : en réponse à ta lettre du 18 courant et reçue le 25 qui nous fait part des plaintes du Comité de Salut Public, relativement à la destruction des signes de la royauté et de la féodalité, nous te dirons que depuis longtemps nous avons fait disparaître entièrement nos signes dans toute l’étendue de notre commune et nous l’avons fait de manière qu’il n’en reste pas la moindre trace, en y substituant des choses qui ont trait à la Révolution….. (Castellan E., 1937, p. 226)
–1795 – 16 juillet : CERTIFICAT COMMMUNAL D’OLLIOULES POUR SANARY ATTESTANT D’UN COMBAT ENTRE FRANçAIS ET ANGLAIS – La municipalité d’Ollioules délivra un certificat à Toulouzan qui le présenta à celle de Sanary en faisant constater que « la commune d’Ollioules ayant été livrée au pillage « après un combat sanglant qui eut lieu entre l’armée française « et celle des Anglais, les pétitionnaires prirent la fuite pour « éviter les dangers auxquels ils étaient exposés » (Sanary, Registre des délibérations, f. 204).
–1799 – 16 juillet : CAMPAGNE D’EGYPTE – (Abd-al-Rahman al-Jabarti « Journal d’un notable du Caire… ») Mardi 12 du mois de Safar 1214 – Au matin, se mit en route un grand nombre de soldats. Hana Binû (peut-être le général Junot) chargé de la flotte à Bûlâq se préoccupa de rassembler les bateaux, de les charger de provisions et de munitions. Les Français étaient très soucieux. Quand leur chef arriva dans la région de Guizéh, il passa le lundi auprès des pyramides dans l’attente du regroupement des troupes.
[Bonaparte] envoie l’avant-garde de l’armée et part à cheval. Il écrit une lettre aux membres du Dîwân pour les saluer et leur recommander de maintenir l’ordre en ville et dans la population, comme ils avaient fait lors de sa précédente absence.
-1843 – 16 juillet : ICARD Antoine, curé de Sanary et OLLIVIER Edouard vicaire (Rotger B., 1984).
-1877 – 16 juillet : cuirassé « Amiral Duperré » : Le marché passé le 16 juillet 1877 pour la fourniture du cuirassé Amiral Duperré est pour la S.N.F.C.M la reconnaissance par la Marine française de la capacité des chantiers seynois à fournir à la France un bâtiment que les Anglais appellent « Capital Ship ». Malgré les nombreuses constructions de navires de guerre pour l’étranger et la réputation mondiale que les chantiers ont acquise, la Marine n’avait confié qu’aux arsenaux le soin de leur fournir les principaux navires de sa flotte (Gérard Garier).Mis à l’eau à La Seyne, le 11 septembre 1879, le cuirassé Amiral Duperré sera alors me plus grand bâtiment de la Marine nationale. La construction de ce bâtiment, le premier dans un chantier privé, est une révolution dans la politique des constructions navales militaires. Construit sur les plans de la Marine (ingénieur Sabatier), l’Amiral Duperré est un bâtiment en fer protégé par une ceinture blindée en fer forgé de 55 cm d’épaisseur, la plus épaisse de tous les navires de la Marine française. Il est ainsi le premier sans réduit central, l’artillerie principale, composée de quatre canons de 340 mm, est installée dans des tourelles barbettes (tourelle blindée non fermée sur le dessus mise au point par Dupuy de Lôme en 1868). La disposition des canons est aussi nouvelle, deux en chasse et en encorbellement sur l’avant et deux dans l’axe sur l’arrière. Bâtiment de 98,50 m sur 20 mètres et d’un déplacement de 10.487 tonneaux, la cuirasse pèse 2.900 tonnes.
–1883 – juillet : 16 juillet 8°C à Paris. 20 juillet : déluge de 80 mm en une demi-heure à Bordeaux. 28 juillet : pas plus de 17°C à Paris (La climatologie / intempéries / tableau 4).
–1907 – 16 juillet : Mort d’Eugène Poubelle, ancien préfet de la Seine qui à partir de 1883, apporta diverses solutions pour améliorer l’hygiène de la capitale en créant, entre autres, ce que chacun désigne aujourd’hui du nom de « poubelles ».
–1909 – 11 juin puis les 12,13, 14 et 16 juillet: NOUVELLE REPLIQUE DU séisme de magnitude 6,2 QUI détruisit les villes de Lambesc, Saint-Cannat et Rognes dans le massif de la Trevaresse en Provence (Vaucluse). Le séisme est ressenti jusque dans le Gard, notamment à Nîmes. Plusieurs secousses préliminaires se produisent à divers endroits de Provence : le 26 mai 1909, au Puy-Sainte-Reparade et le 28 à Saint-Cannat. Peu avant la secousse principale, le 11 juin, on remarque le comportement anormal d’oiseaux volant bas, avec des cris de frayeur, de chiens hurlant à la mort, et de chevaux piaffant. Le 14 juin, on fait état d’un bilan de 43 morts. Le 15 juin, le sous-secrétaire d’État au ministère de l’Intérieur, M. Mauzan, sous les ordres du ministre Clemenceau, visite les villages détruits. Le 16 juin, le bilan est porté à 46 morts et plusieurs centaines de blessés. On évalue les dégâts, le 19 juin, à 15,5 millions de francs, dont 4,6 millions à Salon-de-Provence, 2 millions à Saint-Cannat et 1,55 millions à Rognes. Dans les semaines suivantes, des répliques, parfois violentes, surviennent, jetant l’effroi parmi la population : le 10 juillet, à Meyrargues, les 12, 13, 14 et 16 juillet à Puyricard, Arles, Lambesc, Marseille et Toulon. C’est, à ce jour, le séisme le plus fort enregistré en France métropolitaine. Si le séisme avait eu lieu en 1982, en intégrant le développement de l’urbanisation, il y aurait eu 400 à 970 morts, 1850 à 5650 blessés, 450 bâtiments détruits, 21850 endommagés (sur 25420 bâtiments), soit 4660 millions de francs de dégâts auxquels il faut ajouter une perte de 500 millions de francs liée à la perturbation de l’activité économique. Cette modélisation montre que si les séismes présentent un aléa modéré en métropole, il s’agit tout de même d’un Risque majeur. La région de Rognes est maintenant classée en zone II, à sismicité moyenne, et les règles de construction parasismique s’y appliquent (crdp. Ac. Amiens / crdp / séismes / 012 ; Francis Brun, Liliane Larrea et Robert Larrea : Meyrargues au temps de nos grands-parents, éd. Mairie de Meyrargues, 1990. André Brahic, Michel Hoffert, André Schaaf et Marc Tardy : Sciences de la Terre et de l’univers, éditions Vuibert, 1999. André Dagorne et René Dars : Les risques naturels, PUF, collection « Que sais-je ? » n° 3533, 4e édition, 2005. Henri Joannet … « et le 11 juin 1909, la Provence trembla! » (éd Alan Sutton,2008) Estelle Bonnet Vidal : Seismes en Provence, éd. Campanile, 2009).
-1915 – 16 juillet : Le génocide arménien dans les archives allemandes. Courrier de l’ambassadeur d’Allemagne À Istamboul, Wangenheim, à Son Excellence le Chancelier impérial Monsieur von Bethmann Hollweg :
« Ambassade impériale d’Allemagne
« Péra, le 16 juillet 1915
« J’ai l’honneur de transmettre ci-joint à Votre Excellence une copie du rapport du vice-consul impérial de Samsoun en date du 4 courant sur les expulsions des Arméniens. J’ai fait savoir à Monsieur Kuckhoff que je partageais son point de vue, et je lui ai également donné certaines instructions visant à la sauvegarde des intérêts allemands. Mes interventions auprès de la Porte ne promettent malheureusement que de biens médiocres résultats.
« Wangenheim
« à Son Excellence le Chancelier impérial Monsieur von Bethmann Hollweg ».
PIÈCE JOINTE : vice-consulat impérial d’Allemagne, Samsoun, le 4 juillet 1915 :
« Les mesures de déportation — applicables, semble-t-il, à tous les vilayets d’Anatolie — sont d’une telle dureté, et tellement contraires à tout sentiment humain qu’il est impossible d’y rester indifférent. Il ne s’agit de rien moins que de l’anéantissement et de l’islamisation par la force de tout un peuple, d’individus qui n’ont eu aucune part directe au mouvement révolutionnaire et qui sont donc autant de victimes innocentes. La façon dont l’ordre de proscription est exécuté menace de revêtir des formes qui ne peuvent être comparées qu’à la persécution des Juifs en Espagne et au Portugal. Le gouvernement a envoyé dans tous les foyers arméniens des musulmans — hommes et femmes — fanatiques et rigoureusement orthodoxes. Ils font de la propagande pour l’islam, appelant les Arméniens à se convertir et menaçant bien entendu des pires conséquences ceux qui resteraient fidèles à leur foi. Pour autant que je sache, beaucoup de familles se sont déjà converties et leur nombre augmente de jour en jour. Jusqu’ici, ces malheureux ont résisté en majorité aux propos fallacieux qui leur sont tenus, et, chaque jour, de nouveaux groupes sont refoulés vers l’intérieur. Presque aucun n’a eu le temps de régler ses affaires. A peine pourvus du strict nécessaire, ils doivent abandonner leur foyer et tout ce qu’ils possèdent. D’après ce que j’ai entendu dire, ils sont actuellement retenus non loin d’ici pour être endoctrinés à fond en faveur de l’islam ; certains d’entre eux ont été ramenés ici dans ce même but. Dans la région de Samsoun, tous les villages arméniens ont été islamisés ; Unieh également. Seuls les apostats ont pu obtenir quelque faveur. Tous les Arméniens sans exception ont dû partir : hommes, femmes, vieillards, enfants, jusques et y compris les nouveau-nés, orthodoxes, protestants et catholiques — qui, ces derniers, ne se sont jamais ralliés à aucun mouvement révolutionnaire et avaient du reste été épargnés par Abdul Hamid. Pas un Arménien chrétien n’a le droit de rester ici, pas même ceux qui sont de nationalité étrangère : eux aussi doivent partir. Selon le mutessarif, les déportés qui quittent Samsoun sont conduits sur Urfa.
« Il est bien évident qu’aucun Arménien n’arrivera jusque-là. D’après les nouvelles de l’intérieur, la population de villes entières a déjà disparu pendant la déportation.
J’ai essayé par tous les moyens d’obtenir du gouverneur que la mesure officielle soit limitée à l’expulsion provisoire de la population masculine âgée de 17 à 60 ans, et que, pour commencer, on essaie de trouver ceux qui sont vraiment coupables. J’ai également attiré son attention sur l’impression déplorable que ces mesures ne manqueront pas de produire auprès de la population chrétienne en Allemagne et en Autriche-Hongrie. En vain. Les fanatiques sont inaccessibles aux voix de la raison ! Quelles vont être les conséquences de tout cela ? L’extermination des éléments arméniens va ruiner le commerce en Anatolie et il n’y aura plus de développement économique dans le pays pendant des années puisque les négociants, les industriels et les artisans sont presque exclusivement arméniens. J’ai également exposé ce point au gouverneur, malheureusement sans résultat.
« Il est aisé de prévoir les conséquences qu’entraînera inévitablement la question arménienne lorsque ces atrocités seront connues. Le monde chrétien ne pourra que retentir d’un cri général d’indignation. Tout le travail effectué par les missions protestantes et catholiques en Anatolie est réduit à néant. Nos ennemis vont s’empresser de tirer parti de la situation et nos compatriotes ne pourront eux aussi qu’être profondément révoltés.
« Et le plus grave, dans cette affaire, c’est que le monde entier va en rejeter la faute sur l’Allemagne, car nos alliés comme nos ennemis pensent que l’autorité de la Sublime Porte est entièrement entre nos mains et qu’une mesure d’une telle portée n’a pu être mise à exécution qu’avec l’assentiment de l’Allemagne.
« Le fanatisme exacerbé des musulmans et notre propre position en Turquie dans le contexte mondial actuel, ainsi que l’état d’esprit des milieux politiques dirigeants de la Corne d’Or, laissent pressentir toutes les difficultés qui font obstacle à une solution satisfaisante de la question arménienne du point de vue de l’humanité et de la raison pratique.
« Je m’autorise néanmoins à espérer que Votre Excellence saura faire mettre un terme à l’anéantissement quasi total de l’un des peuples les plus anciens et les plus infortunés de la terre.
« Kuckhoff » (J. Lepsius, Archives du génocide des Arméniens, Fayard, 1986. Archives allemandes sur Internet)
-1916 – 16 juillet : Stop au gaspi aux P.T.T. – Le renchérissement du papier a-t-il épargné les administrations publiques ?
« On pourrait le croire. Un de nos amis, mécontent du fonctionnement de son service téléphonique, adressait, il y a quelques jours, à un haut fonctionnaire des P. T. T. la réclamation à laquelle il attendait anxieusement qu’on répondît.
»Quarante-huit heures après, il recevait un pli énorme, quatre pages d’un fort beau papier. Texte bref, polygraphié et ne contenant, écrits à la main, que trois mots – la date – complétant la formule, “omnibus” qui nous prévient qu’on va faire une enquête…
« Le tout aurait pu tenir dans la moitié, peut-être le quart d’une seule des quatre pages. Réponse et enveloppe, du poids de 14 grammes.
« Tout de même, messieurs, nous sommes en juillet 1916 et non plus en juillet 1914!» écrit Le Figaro du 16 juillet 1916 (Le Figaro du 16 juillet 1916).
–1936 – du 16 juillet au début d’août : UNE ESCADRILLE DE LA B.A.N. DE SAINT-MANDRIER PARTICIPE A La Coupe du Ministre 1936 qui a lieu à Cherbourg. La 7S2 quitte St. Mandrier le 16 juillet et après escales à Balaruc, Hourtin et Brest, elle est à pied d’oeuvre le 20. Les épreuves se déroulent du 29 au 30 et l’escadrille est de retour à St. Mandrier dans les premiers jours d’août (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1941 – 16 et 17 juillet : QU’EST-CE QU’une faute inexcusable ? – Par un arrêt du 16 juillet 1941 (DC 1941. 117, note Rouast, JCP 1941. II. 1705, note Mihura), les chambres réunies de la Cour de cassation avaient, en effet, défini la faute inexcusable comme la « faute d’une gravité exceptionnelle, dérivant d’un acte ou d’une omission volontaire, de la conscience du danger que devait en avoir son auteur, de l’absence de toute cause justificative et se distinguant par le défaut d’intention de la faute intentionnelle » (Les grands arrêts de la jurisprudence civile, 12e édition 2008, p. 521 « RESPONSABILITE CIVILE (ACCIDENTS DE LA CIRCULATION) ».).
–1942 – 16 et 17 juillet :
1. Grande rafle du Vel’ d’hiv’ à Paris (Jean-Charles Volkmann, 2003). C’est la plus grande arrestation massive de Juifs réalisée en France durant la Seconde Guerre mondiale, essentiellement de Juifs étrangers ou apatrides réfugiés en France. En juillet, les nazis organisent l’opération « Vent printanier » : une rafle à grande échelle de Juifs dans plusieurs pays européens. En France, le régime de Vichy mobilise sa police nationale pour participer à l’opération : entre le 16 et le 17 juillet, à Paris et dans sa banlieue, 7 000 policiers et gendarmes rafleront 13 152 Juifs dont 4 115 enfants. Et le premier train de la honte et de la mort quitte Drancy pour Auschwitz le 19 juillet 1942 ; il emporte les Juifs raflés, le 16 juillet. Moins de cent personnes survivront à cette déportation.
Le 19, ce sera la rafle de Nancy, qui s’intégrait aussi dans l’opération « Vent printanier », et devait aboutir à l’arrestation de plus de 350 juifs dans cette ville. Cependant, grâce à Édouard Vigneron, chef du service des étrangers de la police de Nancy, la rafle, qui devait avoir lieu le 18 juillet 1942, a été un fiasco complet pour les Allemands. En effet, la police de Nancy a organisé une vaste opération de résistance, permettant aux juifs de fuir la ville et d’atteindre la zone libre.
Mais les journaux de la collaboration Le Petit Parisien, Je suis partout, affirment que les Juifs arrêtés, déportés, ne sont que des trafiquants du marché noir, des criminels qui violent les lois.
Lorsque le représentant du gouvernement de Vichy tient sa conférence de presse pour justifier les mesures antisémites, il déclare :
Le gouvernement ne peut pas tenir compte des protestations qui lui parviennent de différents milieux. Ces milieux expriment les thèses religieuses, idéologiques, ce qui est leur droit.
« Ils réagissent à des rumeurs dont on peut difficilement contrôler l’exactitude.
« Le gouvernement, lui, doit agir dans le sens supérieur de l’intérêt de l’État. »
En fait, Pétain et Laval n’ignorent rien des conséquences barbares de la politique antisémite qu’ils mettent en œuvre en collaboration avec les autorités allemandes.
Pétain reçoit ainsi de nombreuses lettres d’anciens combattants juifs, décorés à titre militaire, qui font appel à celui qu’ils continuent de considérer comme leur chef, vainqueur à Verdun. Pétain ne répond pas.
Des proches du Maréchal en 1940 et 1941 lui écrivent pour témoigner de ce qu’ils voient.
L’un d’eux, René Gilloin, s’indigne des scènes auxquelles il a assisté à Vaison-la-Romaine : enfants arrachés à leur mère, femmes à leur époux, embarqués les uns et les autres à coup de crosse dans des wagons à bestiaux.
« Le gouvernement a fait un pas de plus dans la honte écrit-il au Maréchal en août 1942… La conscience nationale s’est révoltée. Par la voix de ses prêtres et de ses pasteurs, par sa résistance spontanée à l’exécution de consignes atroces, elle a signifié à votre gouvernement qu’il avait outrepassé ses droits et manqué à ses devoirs. »
Pétain, après avoir pris connaissance de cette lettre s’étonne : « Pourquoi donc Gilloin fait-il campagne pour le Juifs ? »
En fait, l’antisémitisme nazi, « exterminateur », est d’autant moins combattu qu’il paraît ne concerner d’abord pour chaque nation occupée par des Allemands que les « Juifs apatrides », étrangers. Mais il y a aussi un antisémitisme « local », plus ou moins violent.
2. FRONT D’AFRIQUE : Le 16 juillet, les Australiens anéantissent, à Tell el-Eissa, les restes de la division italienne Sabratha. Toutefois, le 382e régiment allemand de grenadiers réussit à maintenir la position et à éviter la catastrophe (Paul Carell, Afrika Korps).
–1943 – 16 juillet :
1. Front de l’Est – OFFENSIVES SOVIETIQUES: L’offensive soviétique du front de Briansk repart de nouveau vers Orel, élargissant les attaques en lançant la 1ère armée et la XIe armée de la garde dans la bataille. La IIIe armée blindée de la garde lance une attaque vers l’ouest, directement sur Orel, pendant que la IVe armée blindée soviétique tente d’exploiter la percée faite par la XIe armée de la garde au nord.
Au sud du saillant de Koursk, devant l’échec des offensives menées dans les jours précédents, les forces allemandes de la 4e armée blindée allemande et du groupement Kempf sont de retour sur leur ligne de départ initiale du 5 juillet.Les forces soviétiques avancent à leur suite, les allemands devant contenir la pression de plus en plus forte.
Jusqu’ici les allemands ont perdu 54182 soldats(23345 pour le groupe d’armées centre et 30837 pour le groupe d’armées sud), dont 9036 tués, 1960 disparus et 43159 blessés. Les pertes matérielles sont de 252 chars et canons d’assaut,dont 10 Tigre, 42 Panther et 19 Ferdinand, et 159 avions.
Coté soviétique les pertes en hommes sont plus considérables avec 177874 soldats perdus (33897 dont 15336 tués pour le front du centre, 73892 dont 27542 tués pour le front de Voronej, 70085 dont 27452 tués pour le front des steppes), 2586 chars ou canon d’assaut détruits, et plus de 500 avions abattus. malgré cette forte disparité des pertes, les soviétiques entrent maintenant dans la phase offensive de la bataille, ayant lancé depuis le 12 juillet l’opération Koutouzov sur le saillant allemand d’Orel, et l’opération Polkovodets Rumyantsev étant en passe d’être lancée sur Kharkov. Car si les allemands ont peu de pertes ils ont aussi peu de réserves, là où les soviétiques se permettent d’avoir un front entier en réserve avant la bataille (le front des steppes).
2. Front italien : Un groupe de dignitaires fascistes obtient de Mussolini une réunion du grand conseil fasciste pour débattre de la situation. La réunion est fixée au 24 juillet. Leur objectif est la mise en minorité de Mussolini au grand conseil, pour le destituer de ses fonctions.
Dans le secteur britannique la 1ere division canadienne capture Caltagirone, à 65km au nord de Syracuse, et continue sa progression vers Piazza Armerina. La 50e division britannique traverse le Simeto de nuit, la tête de pont étant ensuite renforcée par des chars.
Le président américain M. Roosevelt et le premier ministre britannique, M. Winston Churchill, font une déclaration conjointe au peuple italien : « Le seul espoir pour la survie de l’Italie réside dans une capitulation honorable aux forces infiniment plus puissances des nations unies. Si vous continuez à tolérer le régime fasciste, qui sert les intérêts maléfiques nazis, vous devrez subir les conséquences de votre choix…. nous sommes déterminés à détruire les faux chefs et leur doctrine, qui ont amenés l’Italie dans la position où elle se trouve actuellement. »
–1944 – 16 juillet :
1. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT SUD : Le Dr Dulcy, arrivé fin juin dans les Basses-Alpes pour le SOE, est arrêté le 16 juillet à Bras d’Asse.
2. NOUVELLES D’UN DE NOS « LEVRIERS DE LA MER » – A Ferryville (journal de bord d’un matelot du croiseur léger français « Le Malin »), Les réparations du bâtiment traînent terriblement. Heureusement, le commandant Ballade parle d’un gros travail prochain dépassant en importance tout ce que nous avons fait jusqu’ici. Au train où vont les choses en Normandie, je ne serais pas étonné qu’il s’agisse d’un nouveau débarquement quelque part en France. Mais, avec une hélice de moins, nous serons bien handicapé ! Tel que nous connaissons le « Vieux », nous pouvons être certains qu’il aura fait des pieds et des mains pour que le Malin ne reste pas à la traîne. » (Paul Carre, Les lévriers de la Mer).
–1945 – 16 juillet :
1. FRONT DU PACIFIQUE : Mi-juillet, la guerre du Pacifique entre dans sa phase finale. Le Mikado se berce de l’illusion de pouvoir encore sortir de la guerre par la voie de négociations alors que les villes japonaises sont réduites en cendres les unes après les autres par les B-29 de le May auxquels se sont joints les appareils des porte-avions de TUS Navy et de la Royal Navy. Les Japonais n’ont néanmoins aucune idée de ce qui les attend : devenir les cobayes de l’ère nucléaire.
Le lundi 16 juillet, jour où les Etats-Unis procèdent au premier essai nucléaire à Alagordo (voir N&H n°88), la Task Force 95 d’Oldendorf commence à quitter les eaux d’Okinawa pour aller opérer en mer de Chine. Elle est articulée de la façon suivante :
– TG 95 .1 (VA Oldendorf) avec les cuirassés USS Tennessee, USS Pennsylvania ;
– TG 95.2 (CA Low) avec les croiseurs de bataille USS Alaska, USS Guam et les croiseurs USS Cleveland, USS Columbia, USS Denver, USS Montpelier ;
– TG 95.3 (CA Litch) avec les porte-avions d’escorte USS Lunga Point, USS Makin Island, USS Cape Gloucester formant la TU.1 et les cuirassés USS California, USS Nevada, les croiseurs USS Sait Lake City, USS Chester, USS Wichita, USS St Louis formant la TU.2 ;
– TG 95.7 avec les cuirassés USS Arkansas, USS Texas, les croiseurs USS Portland, USS Mobile, USS Vicksburg qui doit d’abord participer à une action de bombardement sur Wake en liaison avec la TF 38…
L’escorte est assurée par les destroyers USS Charles Ausburne, USS Claxton, USS Dyson, USS Converse, USS Thatcher de la DesRon 23, ig, USS Wickes, USS Haraden de la 49, USS Porterfield, USS Callaghan, USS Cassin Young, USS Irwin, USS Preston, USS Laws de la DesRon 55, USS Boyd, USS Bradford, USS Brown, USS Cowell de la Desdiv 92, USS Ammen, USS Beale, USS Daly de la DesRon 24.
En vue de de l’entrée en guerre de l’URSS en Extrême-Orient, dans le cadre de l’opération “Hula” dix frégates officiellement transférées à la marine soviétique en mai à Cold Bay prennent le route de Petropavlovsk le 12 juillet. Elles seront suivies le 19 parsixdragueurs de mines océaniques classe “Admirable », douze dragueurs côtiers type “YMS » et le chasseur de sous-marins SC-685, puis, le 29, par quinze LCI(L) et des unités de divers types.
Les grands sous-marins porte-aéronefs (croiseurs submersibles japonais) I.13, I.14, I.400, I.401 tentent une attaque sur Truk. Ils tombent sur un groupe anti-sous-marin formé du porte-avions d’escorte USS Anzio et de cinq destroyers d’escorte. Ils vont réuussir à couler les DE-415 USS Lawrence C. Taylor et DE-419 USS Robert F. Keller mais leur mission éventée devra être annulée.. (Frédéric Stahl, D’OKINAWA À HIROSHIMA 2e partie… 16 juillet au 2 septembre 1945, 2015).
2. lancement de la toute première fusée française à propulsion liquide – Du 15 mars au 16 juillet, à Cépet, le polygone de la Renardière appartenant à l’arsenal de terre, et utilisé pour les tirs d’essais, est le témoin, le 15 mars 1945, d’un exploit historique. Le commandant Jean-Jacques Barré dirige les opérations de lancement de la toute première fusée française à propulsion liquide. Elle explose après quelques secondes seulement de course. Il en sera de même lors du deuxième essai. Pour le troisième, effectué le 6 juillet 1945, l’engin atteint la vitesse de mille quatre cents mètres à la seconde et s’abîme en mer à soixante kilomètres de son point de départ. Ce « succès » jettera les bases fondamentales de l’astronautique française (Ken Nicolas, vol. 1.).
–1962 – 16 juillet : obsèques d’Anicet Nègre, ancien patron-pêcheur, doyendu Conseil municipal de Saint-Mandrier – Lundi matin, 16 juillet, ont eu lieu les obsèques d’Anicet Nègre, ancien patron-pêcheur, doyen du Conseil municipal en place. «En tête, on remarquait les drapeaux voilés de crêpe de la prud’homie des pêcheurs, de la Conciliation, des Anciens combattants, des Anciens marins, tous accompagnés de nombreuses délégations de ces sociétés. Le corbillard chargé de fleurs était entouré des conseillers municipaux. Derrière ses fils, petit-fils et neveux suivaient Monsieur le maire et son deuxième adjoint, ceints de leur écharpe. Dans le cortège, on reconnaissait une importante délégation de pêcheurs de Saint-Elme. Devant la mairie, dont les pavillons étaient en berne, Monsieur le maire, très ému, prononça une courte allocation retraçant la vie de cet homme de bien que fut Anicet Nègre et lui adressa un suprême adieu » (Le Petit Varois du mercredi 17 juillet 1962. Note de Ken Nicolas, vol. 2, p. 133-134 : Anicet Nègre, époux d’Albertine Aguilar, est né à Sanary en 1877. Il devient membre du premier bureau de l’U.S.S.M. Football en 1930, puis président de la philharmonique Conciliation en 1936. Un peu plus tard, on le retrouve comédien occasionnel au sein du Petit Théâtre créé par Alain Beaudouard. Il est élu conseiller municipal en 1950 sur la liste Clément, puis réélu en 1953 et 1959).
–1963 – 16 juillet : LE SOUS-MARIN « Créole » (type Aurore) EST CONDAMNE – Le sous-marin est entrée en collision le 28 mars 1962 au large de Marseille avec le paquebot mixte Sidi-Ferruch (kiosque coupé en deux). Les réparations par la DCAN de Toulon sont jugées trop importantes et le bâtiment est désarmé dès juillet. Le 16 juillet 1963, la « Créole » est condamnée et devient la coque Q 345.
–1965 – 16 juillet : Inauguration du tunnel du Mont-Blanc reliant la France à l’Italie.
–1976 – 16 juillet : Françoise Giroud est nommée secrétaire d’Etat À la Condition féminine (Alain Peyrefitte, 1986)
–1978 – 16 juillet : ATTENTATS – Bombe au domicile de l’écrivain Jean Dutourd.
–1979 – 16 juillet : En Irak, Sadam Hussein devient président de la République (Alain Peyrefitte, 1986)
–1982 – 16 juillet : FIN DE PARCOURS POUR LE CHEF DE LA SECTE MOON – A New York, le chef de la secte Moon, Sun Myunng Moon, est condamné à 18 mois de prison pour fraudes fiscales (Alain Peyrefitte, 1986)
–1983 – 15 juillet : Terrorisme À Orly – Explosion d’une bombe dans le hall de l’aérogare d’Orly. Revendiqué par l’Armée secrète de libération de l’Arménie (ASALA), l’attentat fait 8 morts et 44 blessés (Alain Peyrefitte, 1986)
–2019 – 16 juillet : A SANARY, BICENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE MICHEL PACHA
-18h : projection du film « Michel Pacha, porteur de lumière » réalisé par Guy Fournié, Patrice Lardeau et Yvon le Deunff.
-19h : lecture et échanges autour de l’ouvrage « L’homme des phares » écrit par Yves Stalloni.
-19h 30 : déambulation littéraire « Sur les traces de Marius Michel, bâtisseur de lumières. Départ devant e théâtre Galli.
21h : parvis de la chapelle Notre Dame de Pitié, verre de l’amitié.
-2022 – 16 juillet :
SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES.
64e livraison : La chronologie de l’occupation antique à Sanary.
Les trois fouilles littorales menées sur Sanary à Portissol (1983-1985, 1996-1998) à La Gorguette (1999-2000) et au centre-ville, rues Lucien Gueirard et Prud’homie (1998) permettent de dresser un parallèle de l’occupation du secteur à l’époque antique. Bien des lacunes subsistent néanmoins, car les fouilles n’ont souvent concerné que certaines périodes et les autres sites ne sont connus que par des prospections de surface ou de rapides sondages.
Ainsi, de la fin du 1er siècle avant notre ère jusqu’au VIIème siècle, la villa de la Gorguette 5 a connu une occupation apparemment continue, mais présentant une rupture au moins architecturale et dans l’utilisation au Ve siècle. Comme à Portissol, à Beaucours, à Bandol, à La Madrague de Saint-Cyr, au Brusc ou bien sur le port de Sanary, il se confirme que chaque point de mouillage côtier possède au moins un habitat associé à des exploitations agricoles antiques.
Des remaniements importants, faisant passer d’un état de villégiature à celui d’artisanat affectent la plupart de ces sites à partir du second siècle. Portissol, dont la villa est construite au milieu du Ier siècle de notre ère, est aménagé en atelier de potier fabricant des amphores gauloises 4 et 4a et de la céramique fine, et fonctionne en tant que tel de 270 à 340. La céramique produite à cet endroit est présente sur les différents sites de La Gorguette et doit servir, dans le cas des amphores, à conditionner le vin produit aux alentours. La présence du matériel céramique produit à Portissol sur la majorité des sites sanaryens de cette époque montre que le terroir est bien occupé et produit au moins du vin (Cahier du patrimoine de l’Ouest Varois n°3. La villa romaine de Portissol. 1999). En effet, c’est pour cette raison, que les prospections de surface indiquent que les sites des Picotières, de l’Huide, de La Vernette, de la Millière, du Logis-Desprats, de Sainte-Trinide, de La Tourelle 2 et de l’angle nord-ouest du port de Sanary sont fréquentés à cette époque. Tous ses sites sont des habitats aux Ier et IIème siècles de notre ère, probablement pour une majorité d’entre eux, des villa.
De 340 à 360, l’affectation de Portissol change, les fours ne fonctionnent plus, la zone redevient un secteur d’habitat, récupérant les anciennes structures de la villa. Le port de Sanary est occupé, notamment à cette époque, la seule fouille réalisée en centre-ville, celle de la nécropole des rues Gueirard et prud’homie et de la place Michel-Pacha a révélé une tombe munie de deux vases fabriqués à Portissol.
Au milieu du Ve siècle, Portissol connaît une fréquentation fugace, ayant laissé que très peu de trace, par contre à La Gorguette, l’on aménage un pressoir, preuve que l’exploitation de la vigne continue. Deux sites du terroir, au moins, les Picotières et l’Huide ont donné des tessons de Dérivée Sigillée Paléochrétienne et de Sigillée africaine claire D, ce qui indiquerait une fréquentation durant cette période.
Cette phase est suivie à La Gorguette par l’installation dans les ruines des structures agricoles d’un habitat durant le VIe et le début du VIIe siècle, que nous venons de présenter et qui précède, semble-t-il une longue période de désertification, qui durera jusqu’au XIe siècle et l’installation d’un lieu de culte sur le port de Sanary, (voir plus loin). L’absence de structures et de matériel archéologique datables des VIIIe, IXe et Xe siècles va dans le sens d’une désertification (relative ?) du secteur littoral, phénomène que l’on constate ailleurs dans l’Ouest Varois, et qui serait dû à l’effondrement des structures économiques, à l’insécurité générale, et à des conditions climatiques probablement défavorables ; nous savons, en effet, qu’en 608, les vignes furent détruites par le froid dans une grande partie de la France (Sanson, les anomalies des saisons, dans Bull. Annuel des comités météo. départementaux, n° 2, 1949, cité par E. Rougetet, A.S.S.N.A.T.V., 6, 1954, p. 114).
Si l’on prend le cas de Toulon, deux indications viennent confirmer cette possible désertification. D’une part, après les évêques Mennas (…601…) et Marius (…636…), la liste épiscopale de Toulon s’interrompt de 680 à 879. D’autre part, les fouilles de la rue des Bonnetières, pourtant près de l’agglomération ont montré qu’au-delà du VIe siècle, période de commerce encore actif avec l’Afrique et l’Orient, les maisons romaines deviennent un terrain vague, observation qui, si elle ne démontre pas l’absence totale de population à Toulon, va clairement dans le sens d’une notable récession démographique par rapport à la période précédente (Brun, Borréani et alii 2000. La carte de la Gaule. Département du Var. Toulon. Acad. des Belles Lettres. 2 vol).
MARSEILLE – LES VIEILLES RUES ET AUTRES CONSIDERATIONS (Bouyala d’Arnaud).
64e livraison : RUE DES CHAPELIERS
Cette rue s’appela d’abord rue de la Frache à cause de la porte de ce nom, auprès de laquelle elle s’ouvrait. Elle aboutissait à la rue Sainte-Barbe près de la porte de L’Aumonerie. Au milieu du XVIIe siècle, plusieurs chapeliers vinrent s’y établir. C’est pourquoi au XVIIIe siècle, le peuple la surnomma « rue des Chapeliers ».
Les fabricants de chapeaux avaient seuls la qualité de « chapeliers ». Les « garnisseurs » formaient une autre corporation. Le 9 septembre 1715, les maîtres fabricants de chapeaux de Marseille, au nombre de soixante-trois, se donnèrent des règlements, que le roi confirma par lettres patentes de 1717. Il y eut de longs débats d’intérêt professionnel entre chapeliers et garnisseurs. Un arrêt du Conseil d’Etat du 9 septembre 1743 réunit ces deux corps qui ne composèrent plus, dès lors, qu’une seule communauté, avec une chambre syndicale (à la rue des Pucelles) ; celle-ci imposait une taxe sur les chapeaux étrangers. En 1789, on comptait à peu près cent cinquante maîtres chapeliers. La fabrication des chapeaux occupait alors huit cents ouvriers et quatre cents ouvrières. Le nombre de chapeaux confectionnés annuellement se montait à 360.000. Le principal débouché était l’île de Saint-Domingue, d’où ces produits marseillais se répandaient dans les colonies espagnoles.
N° 32. — Jolie maisons à mascarons. Au premier étage, appuis-fenêtres Louis XV.
De la place d’Aix, revenir sur ses pas vers la Canebière par la rue d’Aix et le cours Belsunce pour voir un quartier compris dans l’agrandissement de 1666 et où l’on trouve un certain nombre de maisons des XVIIe et XVIIIe siècles.
(A suivre)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : histoire de somnambules !
Deux somnambules sont partis en voyage de noce. Et à son retour la jeune mariée raconte :
-C’était extraordinaire, surtout la première nuit. Vers quatre heures du matin, il m’a fait l’amour comme un fou. Malheureusement, il ronflait tellement fort qu’il m’a réveillée.

Ce sera tout pour aujourd’hui.
Bonne journée à tous et toutes et à demain qui sera un autre jour, celui des Charlotte.

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