ÉPHÉMÉRIDES DU 11 JUILLET

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ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 11 JUILLET 2025 – 14e ANNÉE (n° 4990).

Ayant pris un congé de quelques jours, je vous adresse un remake de l’an dernier avec quelques éléments de mise à jour. Bon mois de juillet à tous !

ILLUSTRATION : Le 11 juillet 1970, mariage de Catherine Werotte et d’Henri Ribot, à Toulon.

Bonjour à tous !
Le 11 juillet, nous fêtons les BENOIT ou BENEDICT. Plus de 32 000 personnes portent ce patronyme et 117 000 l’ont comme prénom pour une moyenne d’âge tournant autour de la trentaine.
Tandis que l’empire romain se meurt, Benoît de Nursie, dont le nom signifie « béni », né vers 480 et mort en 547, fonde une abbaye prestigieuse sur le Mont Cassin, entre Naples et Rome. Il édicte pour ses moines une règle qui combine la prière, le travail et la tempérance. Cette règle dite « bénédictine » a inspiré toutes les communautés monastiques ultérieures en Occident. Ce Fondateur de l’Ordre bénédictin est considéré par les catholiques et les orthodoxes comme le patriarche des moines d’Occident à cause de sa règle qui a eu un impact majeur sur la civilisation européenne médiévale.

Dans le calendrier républicain, c’était le 23e jour du mois de messidor, le jour du HARICOT.

LE DICTON DU JOUR : « Rosée du jour de saint Benoît est rosée de vin si tu m’en crois. »

LE MOT DU JOUR : « Une sentence mauvaise fait plus de mal que beaucoup de mauvais exemples : ceux-ci corrompent seulement le ruisseau, mais celle-là corrompt la source. » (Francis Bacon, Essays, LVI, 625)

EPHEMERIDES :

711 – 11 juillet : L’ARMEE BERBERE CONQUIERT L’ESPAGNE – Rodrigue, roi des Wisigoths d’Espagne, est repoussé par le chef berbère Tarik ibn Ziad, qui a pris pied quelques jours plus tôt sur la péninsule avec une petite armée de musulmans en un lieu qui prendra plus tard son nom, le « Djebel al-Tarik » ou « rocher de Tarik » aujourd’hui « Gibraltar ». Cet événement qui livre l’Espagne aux Maures est dit bataille de Wadi Bekka par les chroniqueurs arabes et bataille de Guadalete ou du rio Barbate par les historiens espagnols. Rappel historique : Après une première reconnaissance remplie de succès, Tariq ibn Ziyad,  lieutenant de Moussa ibn Nossaïd, gouverneur arabe du Maghreb, a franchi au printemps 711 le détroit qui porte encore son nom (Gibraltar, Djebel-al-tarik), et débarque à la pointe de la péninsule ibérique avec une armée de sept mille berbères, appelés aussi maures, appâtés par les richesses du royaume de Tolède, et conscients que ce butin sera facile à prendre du fait des divisions entre des Espagnols incapables d’opposer une résistance sérieuse. En outre, ils savent pouvoir compter sur l’aide des Juifs, très nombreux dans la péninsule. Les troupes berbères concentrées à Gibraltar prennent Algésiras dont la chute conduit le roi wisigoth Rodéric (francisé en Rodrigue)  à intervenir. La bataille décisive a lieu sur les rives du Rio Barbate (Miquel 1979, p. 71), Wâdi Bekka, également dénommé rio Guadalete (Durliat, EU 1, p. 1023), où Rodéric est tué et ses troupes écrasées. Tariq prend alors Ecija. Moussa, jaloux des succès berbères, passe en Espagne au cours de l’été 711 avec une troupe en majorité arabe, suit une route différente de celle de Tariq et s’empare de Séville où il installe une garnison de Juifs avant d’assiéger Mérida. Il détache des forces vers l’Est contre Orihuela, au nord-ouest de Murcie afin de combattre le prince wisigoth Théodomir. Mérida prise, Moussa rejoint enfin son lieutenant et entre avec lui à Tolède où il se fait livrer le butin fabuleux trouvé dans les palais des rois wisigoths. Cordoue est prise après un siège de trois mois (H. Terrasse, EU 4, p. 1011), ainsi qu’Elvira et Achidona. Puis Tarik et Moussa, dépassent Saragosse, et atteignent le haut Aragon, le Léon, les Asturies et la Galice ; en 713, ils dépassent Tarragone (Durliat, op. cit.), soumettant ainsi la quasi-totalité de la péninsule où seules les régions montagneuses de l’Espagne humide leur échappent (Henri Ribot, « Andalousie et Provence », Conférence).

1248 – 11 juillet : TERRITOIRE D’ORVES – Fait à Lyon – Le pape Innocent IV adresse à Rostan de Cuers, évêque de Toulon, et au prévôt de la collégiale de Pignans, une bulle par laquelle il confirme la transaction conclue entre Benoît d’Alignan, évêque de Marseille et les chartreux de Montrieux, concernant le territoire d’Orvès (Boyer R., 1980, p. 642-643 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).

1277 – 11 juillet : San Tis (charte aux archives municipales). Saint-Loup – hameau en 1835 puis village de la commune de Marseille en 1872 qui intégrait aussi Saint-Tronc, hameau dont l’église était Saint-Tronc dépendait de la paroisse de Saint-Martin. Premières mentions : Centrones, 23 avril 1040 (ibid., n° 52).— Eccl. sancti Tyrsi (cartulaire Saint-Victor, n° 53).

1281 – 11 juillet : restitution aux chartreux de Montrieux les biens dont ils auraient été spoliés – Fait à Cività Vecchia – Le pape Martin IV adresse à l’archidiacre de Marseille une lettre par laquelle il lui enjoint de faire restituer aux chartreux de Montrieux les biens dont ils auraient été spoliés injustement.  Acte 368, Cività Vecchia – Le pape Martin IV adresse à l’archidiacre de Marseille une lettre par laquelle il le charge d’arbitrer le différend qui oppose les chartreux de Montrieux à divers laïcs des diocèses d’Arles et de Toulon, au sujet de certaines possessions du monastère. Les personnages en cause sont : Bertrand de Signes, Mathieu Fustier, Martin Guaschi, Guillaume Martin di Ayme, Raymon de Milamande (Boyer R., 1980, p. 657-658 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).

1285 – 11 juillet : interdicton aux chartreux de faire paître leurs troupeaux dans les pâturages de Solliès – les chartreux de montrieux prennent acte de la décision que leur notifie Raimond de Nîmes , évêque de Marseille, au sujet de droits de pacage à Solliès. L’évêque interdit aux chartreux de faire paître leurs troupeaux dans les pâturages de Solliès, car ils ont négligé d’acquitter divers droits. Il stipule cependant que ni lui ni  ses successeurs n’exigeront une sanction pour ce défaut de paiement, et que si les chartreux attaquent la présente interdiction, ils ne perdront rien des autres droits qu’ils tiennent de l’évêché de Marseille. Témoins : Raymundus Egidii, canonicus ecclesie massiliensis ; dominus Guillelmus Malica de Fornerio, sacerdos ; magister Guillelmus Escortilli, notarius curie episcopalis Massilie. Notaire : Durandus Sartor (Boyer R., 1980, p. 659 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux.).

1289 – 11 juillet : MISE AU POINT DU PAPE CONTRE LES SEIGNEURS DU MIDI – Le pape Nicolas IV adresse à l’official de Toulon une lettre par laquelle il lui ordonne de veiller à ce que les clercs et les nobles des diocèses d’Arles, de Toulon et de Marseille, qui doivent verser aux chartreux de Montrieux un cens annuel pour des terres, des maisons, des vignes, des granges ou d’autres biens immobiliers, s’acquittent régulièrement de leur obligation (Boyer R., 1980, p. 661, acte 382, cartulaire de Montrieux : acte non retranscrit dans le cartulaire de Montrieux).

1343 – 11 juillet : Babilonie (charte aux archives de l’évêché). Première mention de Babilone – quartier rural en 1872 de la commune de Marseille, au quartier de Séon-Saint-Henri. Précédemment : 1254 – 2 septembre : Affare turris (charte aux archives de l’évêché).

1357 – 11 juillet : Carvilhan (charte aux archives municipales). Carvillan – quartier rural en 1872 de la commune de Marseille, au quartier  de Sainte-Marguerite. Eglise Saint-Mitre de Carvillan  mentionnée en 1047. Le nom apparaît pour la première fois le 24 juin 840 : Villa quœ dicitur Carvilianus in suburbio Massiliense, (cartulaire de Saint-Victor, charte n°28). La villa de Carvillan comprenait, dans les temps anciens, une partie notable du territoire de Marseille. Elle s’étendait, en longeant l’Huveaune au nord, depuis l’endroit appelé Valbarelle jusqu’au monument de la Penne, et ses limites du côté du midi remontaient jusqu’aux premiers sommets des collines de Saint-Marcel. Le territoire désigné aujourd’hui sous le nom de Carvillan n’embrasse qu’une partie du quartier de Sainte-Marguerite.

1427 – 1490 : L’EXTREME MODICITE DES TRAITEMENTS ETAIT UN GRAND OBSTACLE AU RECRUTEMENT DES MAITRES D’ECOLE. Ainsi, Pierre Gay, de Toulon, recevait en 1427 « les gaiges habituels de cinq florins par an » (Le florin valait seize sols provençaux) et avait, en outre, la jouissance de la salle de classe. Le même bail est fait six ans après, ainsi qu’en 1442. Le traitement fut ensuite porté à 12 florins; mais, en 1448, le trésor municipal devait se trouver dans une détresse extrême, car, par délibération du 27 janvier, défense est faite aux créanciers de la ville de demander l’argent qui leur est dû (Archives départ. du Var, BB 41 f° 238), les gages du maître d’école sont réduits à 10 florins et le loyer est laissé à sa charge (11 juillet – Archives départ. du Var, BB 41 f° 257) « attendu que la communauté est sans ressource ». Et lorsqu’il réclame ses gages arriérés (18 août), on lui répond qu’il ait un peu de patientia, qu’il sera payé à la Toussaint (Archives départ. du Var, BB 41 f° 264). Cependant, on revient à des émoluments plus sortables, puisqu’on 1481, ils étaient de 20 florins, ainsi qu’on le constate dans l’exposé des charges que supportait alors la communauté de Toulon. Cyprien Turrel, nommé le 19 septembre 1490 (Archives départ. du Var, BB 43 f° 217), jouit aussi de ce traitement (L. Bourrilly, 1895).

1470 – 11 juillet : L’Escouladou (registre  aux archives de Saint- Victor). Escoulo – quartier rural de la commune d’Auriol mentionné pour la première fois Caulazon, le 16 septembre 1287 (acte notarié).

1522 – 11 juillet : LA GARDE DES FAROTS PREND UNE DIMENSION TOUTE NOUVELLE – Avec le début des guerres d’Italie au XVIe s, la garde des farots prend une dimension toute nouvelle. Reliés à Ollioules et Toulon par des courriers, puis à Arles, les veilleurs rendent compte de ce qu’ils voient. Par exemple, à la date du 11 juillet 1522, les syndics de Six-Fours écrivent (nous traduisons leur texte qui est écrit en un provençal excellent :
« Messenhors de Oliollas après fraternalas recommandations vous advissam coment nostre gardian nous venguet dire hier que tenem X del présent mes de julhet que avia vist et descubert ben foras ung lenhan que non podia chousir se era cayrat ho latin a causa de las sagas que anava vers ponent. Au jort d’uey que tenem XI deldich mes a vist nostre dict gardian lodich lenham que es galera (lodich lenham era galera: en raison de la grande distance on ne pouvait déterminer la différence entre un gréement carré et un gréement latin normalement distincts, le premier caractérisant en prin¬cipe les nefs, le deuxième les galères) et ven mantenent vers levant et devers la Cieutat ho verament Bandort vers terra (Bandort : petite île proche de l’actuel Bandol). Laqualla galera annava après doas naus non sabem que son. Per so seres advisas e advisares la costiera coma ben sabes. Et pagas lo present portador coma es de bona costuma. Aven mandat una autra letra a Thoulon. Ren autra. Dieu sia ambe vous autres. Per lous vostres bons amys coma frayres. Lous sendegues de Sieys Fours » (Archives de Six-Fours, CC 533 L. 444).
Traduction : « Messieurs d’Ollioules, après de fraternelles recommandations, nous vous informons que notre garde est venu, hier 10 juillet, nous dire qu’il avait vu et découvert bien au large un navire qu’il ne savait pas reconnaître entre voile carrée ou voile latine en raison de la brume. Il faisait route vers l’ouest. Aujourd’hui 11, le garde nous dit qu’il s’agit d’une galère qui va maintenant vers l’est, vers la terre et la Ciotat ou plutôt Bendor Cette galère coursait deux nefs dont nous ne savons rien. De cela, vous serez informés et vous avertirez la garde-côte et paierez le porteur comme d’habitude. Nous avons envoyé une autre lettre à Toulon. Rien de plus. Dieu soit avec vous. Pour vos bons amis comme frères, les syndics de Six Fours.

1699 – 11 juillet : La Rose (registre de l’Ecritoire), première mention de La Rose, village de la  commune de Marseille en 1872.

1721 – 10 et 11 juillet : DEUX DECES DUS A LA PESTE SEULEMENT  – Bien que l’épidémie fut en décroissance, les mesures les plus sévères continuèrent néammoins à être prises pour éviter une nouvelle recrudescence. Mise en quarantaine, mesures prophylactiques, désinfection d’immeubles, linges brûlés, etc… Grâce à toutes ces mesures la maladie fut enrayée. (Castellan, 1937, p.147-148).

1768 – 11 juillet : Cros de Mourgau lieu-dit de la  commune de Marseille,au quartier des Caillols (registre aux archives de la Major).

1789 – 11 juillet : LE ROI RENVOIE NECKER (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984 ; Duby Georges, Histoire de la France, 1987 ; Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

Le roi exile Necker et congédie ses ministres libéraux. Constitué en secret depuis des semaines, le nouveau ministère est une véritable cellule de contre-révolution : Barentin reste garde des Sceaux, mais le baron de Breteuil, aris¬tocrate intransigeant, remplace Necker aux Finances et devient le chef officiel de la contre-révolution (Agenda du Bicentenaire, SAMEDI 11 JUILLET).

1791 – 11 juillet : LA DEPOUILLE DE VOLTAIRE EST TRANSFEREE AU PANTHEON.

1792 – 11 juillet : L’ASSEMBLEE NATIONALE PROCLAME OFFICIELLEMENT « LA PATRIE EN DANGER » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).
11 juillet : l’Assemblée déclare la guerre et proclame la patrie en danger déclare « la patrie en danger » (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997 ; Pierre Goubert, Initiation …, 1984 ; Viguier, 1993).

Moins attendue, au moins dans ses formes, son ampleur et sa maturité, est la réaction populaire à cette situation nouvelle : encore semi improvisée, la journée du 20 juin, où les manifestants parisiens envahissent sans succès les Tuileries, prélude à une mobilisation plus grave. De province arrivent des adresses demandant la déchéance du roi, et « fédérés » — dont les célèbres Marseillais — venus défendre la capitale, et la patrie que l’assemblée proclame « en danger » le 11 juillet. (…) Un défilé militaire accompagne la publication du décret, le 22 (Michel Vovelle, « La Révolution », 1987).

1793 – 9-11 juillet :

1. L’ENERGIE DU MAIRE ET DE LA MUNICIPALITE DE MONTELIMAR A L’EGARD DU MOUVEMENT FEDERALISTE MERITE UN SOUVENIR. Dès la réception d’un premier avis, des sentiments d’hostilité contre les Marseillais éclatèrent immédiatement et l’on songea à les traiter comme des rebelles. Le maire, Salamon, convoqua d’urgence, le 9 juillet, les autorités constituées et les chefs de la légion « Allobroge » se trouvant en garnison à Montélimar pour « s’environer de leurs lumières ». Le conseil municipal décida à l’unanimité que les portes de la ville seraient fermées à l’armée marseillaise et que « cette ville, « fût-elle réduite au seul courage de ses habitans, s’ensevelira « sous ses murs plutôt que d’en permettre l’accès aux ennemis « de la Convention ». La seconde motion votée portait « que « le général Carteaux sera invité à faire marcher sur le champ, « contre les rebelles, les troupes dont il a le commandement « et d’agréer l’ofre (sic) que font tous les citoyens de Montélimar de se joindre à elles, pour écraser les bâtards phocéens « qui souillent l’origine dont ils se prétendent issus ». Les chefs de la légion « Allobroge », de la garde nationale et de la gendarmerie, les nombreux citoyens présents applaudirent à cette délibération et crièrent, aux armes. Ces sentiments n’étaient pas superficiels, car plusieurs Montiliens s’engagèrent dans l’armée de Carteaux, lors de son passage le 11 juillet (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).
2. LE DEPUTE COUHON ANNONCE À LA CONVENTION QUE LYON EST EN INSURRECTION, insurrection provoquée par Jean-Bonaventure Birotteau et Chasset qui est décrété d’arrestation. Birotteau et la municipalité lyonnaise seront déclarés traîtres le lendemain (Yann Fauchois, Journal de la France et des Français).

1794 – 11 juillet (23 messidor an II) :

1. UN CONVOI DE 29 PREVENUS PART DE GRASSE POUR PARIS – MARTEL Louis, maître d’école à La Seyne, 49 ans, originaire de Riez, appartint au second convoi, fort de vingt-neuf prévenus, qui partit de Grasse le 11 juillet 1794 pour Paris afin d’y comparaître devant le Tribunal révolutionnaire de la Nation (Transferts effectués en application de la circulaire de l’Accusateur public annonçant la suppression des tribunaux révolutionnaires du département du Var et des autres départements, celui de Paris excepté (lois des 27 germinal ou 18 avril 1794 et 19 floréal ou 8 mai 1794).).
2. LE 23 MESSIDOR, SALICETI EXIGEAIT UN SERVICE JOURNALIER AU BEAUSSET DE 30 GARDES NATIONAUX. Il établit une force publique locale au Beausset, siège du district. Voilà la teneur de cet arrêté, et la justification de cette force publique : « Considérant que le service du tribunal du district établi au Beausset, la garde de la caisse du district, et l’exécution des consignes expressément données d’arrêter tous les ouvriers et marins passant dans ce pays de grande route, qui désertent de l’arsenal du Port de la Montagne, exigent un service de troupes continuel. Que le bataillon qui se trouve en ce moment au Beausset devant en partir pour être encadré, il est instant de pourvoir à ce que ce service soit rempli. Que la nécessité de ne pas distraire de l’armée des troupes ne permet pas d’en appliquer à ce service intérieur. Arrêtent que la garde nationale du Beausset fournira journellement un détachement de trente hommes pour remplir le service habituel, soit aux avenues de la route, soit à la maison commune, soit à l’administration du district. Et que l’étape sera fournie par les subsistances militaires à ces trente hommes » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…).
Le 7 thermidor (25 juillet), à la suite de cet arrêté du 11 juillet (23 messidor an II), jour de la condamnation à mort du poète André Chénier, et avant-veille de la chute de Robespierre, la garde nationale beaussetane sera réorganisée en 6 compagnies : – la compagnie n°l comprendra les habitants des « rues de la bourgade, la grand-rue et la rue mayonnette ». – la compagnie n°2 comprendra « les rues de la careide, du petit four, marins, la place et cavaillon ». – la compagnie n°3 comprendra « les rues du grand four, l’anglade, les aires et la treille ». – la compagnie n°4 comprendra « les rues du puits d’isnard, pénitents noirs, Notre-Dame, la place vieille et la Figuière ». – la compagnie n°5 comprendra les campagnes. – sur ces 5 compagnies, il en sera tirée une 6ème : la compagnie des grenadiers. Serviront dans la garde nationale tous les habitants mâles du village, de 16 à 18 ans et de 25 à 50 ans. Les autres âgés de 18 à 25 ans, seront concernés par la réquisition militaire (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…).

1795 – 11 juillet (27 messidor) : LA COMMISSION MILITAIRE REPRIT SES TRAVAUX A MARSEILLE LE 27 MESSIDOR (11 JUILLET 1795). Elle y fut encore plus sévère qu’à Toulon, et cessa de fonctionner le 29 fructidor an III (15 septembre 1795). Au total, en vingt séances tant à Toulon qu’à Marseille, 240 prévenus comparurent devant la commission militaire : 52 prévenus furent condamnés à mort, 7 prévenus furent condamnés à 2 ans de fer, 5 prévenus furent condamnés à 3 mois de détention, 3 prévenus furent condamnés à la déportation, 11 inculpés furent renvoyés devant le tribunal criminel du Var, 3 devant celui des Bouches-du-Rhône, 152 prévenus furent acquittés, les 7 autres ne furent pas jugés. Dans leurs ouvrages respectifs, Edmond Poupé et Malcom Crook ont estimé que la répression de la révolte de prairial an III n’avait pas été excessive. Certes. Constatons cependant que parmi les 52 condamnés à mort et exécutés, il y a 13 beaussetans. Quoique originaires de Toulon et du Castellet, on peut joindre à ceux-ci Peillon et Suffren qui ont toujours « marché » avec les beaussetans. Presque le tiers des condamnations à mort prononcées par cette commission militaire concernait donc des beaussetans ! C’était faire, dans la répression, beaucoup d’honneur au Beausset. On aurait voulu décapiter le jacobinisme beaussetan et décourager à tout jamais les habitants du village de défendre cette opinion politique que l’on ne s’y serait pas pris autrement. En ce qui concerne Le Beausset, il me semble qu’il y a là un régime particulier de sévérité, et de punition « pour l’exemple ». Rappelons que la rébellion avait compté de 3 000 à 12 000 hommes, et que la bataille du Beausset avait entraîné la mort de 50 rebelles et 300 prisonniers. Or la commission militaire a prononcé 52 condamnations à mort. Il y a donc eu davantage de morts du fait de la répression que par le combat du 5 prairial… Le Beausset avait été « patriote » depuis le début de la Révolution au village, le 26 mars 1789. Désormais, les meneurs jacobins beaussetans étaient exterminés. 1795 voit la fin de la phase active de la Révolution au Beausset (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…, p. 110).

1796 – 11 juillet (23 messidor an IV) : LA POLITIQUE DE LA COMMISSION MUNICIPALE DE TOULON SE RAIDIT PROBABLEMENT POUR FAIRE ECHEC A LA POLITIQUE DU GENERAL WILLOT. Aucune légalisation ne pourra être accordée relativement à des émigrés qu’aux parents en personne ou à leur fondé de pouvoir. Il ne sera statué sur les pétitions qu’après connaissance suffisante des faits avancés et une expédition des légalisations sera adressée à l’administration départementale. Ainsi, à Toulon, pour rentrer et être réintégré dans tous ses droits, Marjeul Isnard, tailleur, malade et ne pouvant se présenter lui-même, doit fournir une procuration de notaire, un certificat d’infirmité, un certificat de résidence à 9 témoins, une pétition présentée par sa fille exposant les raisons de son retard à demander sa radiation, son contrat de mariage, un acte de notoriété, attestant qu’il exerçait l’état de tailleur avant la révolution et jusqu’à son émigration î C’est à décourager les plus fidèles ! (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1835 : LE PREFET DU VAR RECLAME LA REVOCATION DE TROIS JUGES QUI ONT ABANDONNE LEUR POSTE DE PEUR DU CHOLERA –
1. Ortolan : Le choléra gagna Toulon et La Seyne. Marius Michel a toujours aimé Tamaris où il se souvient d’avoir vécu avec son père sur le Stationnaire au mouillage et, avec tendresse, il revoit la maison du Manteau où des amis l’avaient recueilli pour échapper à la terrible épidémie de choléra de 1835. En trois mois, près de 500 de nos concitoyens périrent de ce fléau. Antoine Michel jugea plus sûr pour la santé de son enfant de prendre le large et de l’emmener avec lui sur la goélette la Torche, dont il venait de prendre le commandement (Ortolan Georges, 1989).
2. Bellenfant M., Rinaudo Y., 1990 : Le fléau s’est déclaré depuis les premiers jours de mai à Saint-Chamas (Bouches du Rhône). Le premier cas est signalé à Toulon le 23 juin, à la Seyne le 27. Dès le début de juillet, il y a à Toulon 48 décès le 4, 69 le 5, 91 le 6, 108 le 11 (chiffre maximum pour un jour). Beaucoup de Toulonnais se réfugient Marseille… où le fléau sévit également. L’épidémie s’étend à Grasse, dans les Bouches-du-Rhône, dans les Alpes de Haute-Provence, dans les Alpes Maritimes jusqu’à Villefranche. Le 11 juillet, le sous-préfet de Toulon demande la révocation de 3 juges qui ont abandonné leur poste. Quant aux médecins de village, on n’en a pas une haute opinion. On ignore alors le rôle des microbes pathogènes, ainsi que celui de l’eau dans la transmission de la maladie. L’épidémie sévit durant les mois de juillet et d’août. Le dernier décès dans le Var est daté du 31 août à la Seyne.

1836 – 11 juillet : CONQUÊTE D’ALGER – Ollioules héberge 400 hommes du 11ème de ligne appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295.)

1842 – 7 et 11 juillet : Armements marseillais – Les frères Bazin reprennent leur projet en juillet 1841, et les navires à vapeur du commerce, cantonnés jusque-là sur le littoral septentrional de la Méditerranée vers le Languedoc et l’Espagne et vers Nice et l’Italie, vont reprendre la route de l’Algérie. Annoncées par la presse d’Alger au début de juillet (Akhbar, n° 173, 11 juillet 1841 ; Moniteur Algérien, n° 441, 7 juillet 1841), les premières liaisons assurées par le Pharamond (navire en bois, doublé en cuivre, 140 CV, roues à aubes, tonnage : 272 tonneaux, longueur 45 m) et le Sully (id., 120 CV, roues à aubes, longueur 42,53 m) sont encore assez irrégulières puisque après quatre rotations de chaque navire, d’août à octobre 1841, le service est interrompu en novembre, pour reprendre en décembre. Mais c’est alors deux nouvelles unités plus puissantes qui assurent le service : le Tage d’abord, rejoint fin janvier 1842 par l’Amsterdam (Ce mouvement des navires d’après L’Akhbar, dépouillé du n° 1, 19 juillet 1839 à juin 1854. Renseignements complémentaires dus à l’obligeance des Chambres de commerce du Havre, Rouen, Sète et Marseille, bien entendu. Cf. sur les débuts de ce service et les encouragements du gouverneur général Bugeaud, P. Guiral, op. cit., p. 201-202, voir supra, note 76.).

1870 – 11 juillet : les domaines voulaient vendre aux enchères le terrain des nouveaux quais conquis sur la mer. La Mairie en avait décidé l’achat pour éviter qu’il soit vendu à un « spéculateur ». Le Directeur des Domaines le 11 Juillet 1870 proposa le prix de 10 francs le mètre carré. C’était un prix très exagéré. A cette date, le prix du terrain vendu par un propriétaire était de 5 francs le mètre carré. Cinq ans avant, la mairie elle-même, avait été contrainte de vendre un terrain com­munal à 6 francs le mètre carré. Marius MICHEL, maire, qui vient d’être réélu à cette charge le 28 Août 1870, par suite des élections du 6 Août 1870, fera connaître qu’il a lui-même acheté du terrain à TAMARIS à un prix bien inférieur (OF 50). Les tractations seront longues à aboutir en faveur de la commune (Rotger B., 1984 , p. 426).

1890 – 11 juillet : UN PATRON DE TOULON EST CONDAMNE LE 11 JUILLET 1890 POUR AVOIR UTILISE LE GANGUI en période interdite dans les eaux de Sanary et du Brusc (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 81-83).

1892 – 11 juillet : L’ANARCHISTE RAVACHOL EST GUILLOTINE.

1940 – 11 juillet : PROMULGATION DES ACTES CONSTITUTIONNELS NOS 1, 2 ET 3 DU GOUVERNEMENT PETAIN, PORTANT CREATION DE L’ÉTAT FRANÇAIS ET AJOURNEMENT DES CHAMBRES (Jean-Charles Volkmann, 2003). Le maréchal Pétain interprète le vote de l’Assemblée dans un sens maximaliste : tous les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires lui appartiennent sans aucun contrôle (André Rossel, 1985).

1941 – 11 juillet : CREATION DE LA LEGION DES VOLONTAIRES FRANÇAIS (L.V.F.) CONTRE LE BOLCHEVISME (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1943 – 10 et 11 juillet :

1. FRONT D’ITALIE – LES TROUPES ALLIEES DEBARQUENT SUR LE CONTINENT, EN SICILE, ENTRE SYRACUSE ET CATANE : Voici ce que les Français apprennent en ouvrant leur feuille de choux matinale, en l’occurrence le journal du 12 juillet 1943 répercutant auprès de ses lecteurs chéris ce que Rome a déclaré le 10, soit le jour même où, après avoir pris Pantelleria et Lampedusa, les troupes alliées débarquent sur le continent, en Sicile, entre Syracuse et Catane :

« Violents combats sur la côte sud-est de la Sicile où les troupes germano-italiennes opposent une vigoureuse résistance aux Anglo-américains. « Toute l’Italie est debout pour faire face à l’ennemi » déclare la presse romaine »

Après ce gros titre, l’auteur inconnu de l’article développe le point de vue italo-allemand qu’avec le recul, il faut le reconnaître, le manque d’objectivité manque terriblement :
« Rome – 10 juillet – Le Grand quartier général des forces armées italiennes communique : La nuit dernière, l’ennemi, appuyé par d’importantes forces navales et aériennes, ainsi que par des détachements de parachutistes, a commencé son assaut contre la Sicile. Les forces de l’axe ont opposé à l’offensive ennemie une défense résolue. Les combats se déroulent le long de la côte sud-est de l’île.

« … La D.C.A. italienne et allemande a abattu 22 appareils … Trois navires de commerce jaugeant ensemble 23000 tonnes ont été attaqués et sévèrement endommagés par des avions torpilleurs italiens.
« Rome le 11 juillet … Une violente bataille est en cours le long de la bande côtière sud-est de la Sicile où les troupes italiennes et allemandes … contiennent efficacement leur pression. … Les chasseurs de l’axe ont abattu 22 avions, la D.C.A. en a descendu neuf. Nos formations d’avions … ont coulé deux vapeurs d’un total de 12000 tonnes ainsi qu’un bâtiment de type indéterminé. De plus, ils ont endommagé gravement deux croiseurs et de nombreux cargos … Un croiseur léger, sept bâtiments de transport … ainsi que plusieurs bateaux de débarquement ont été atteints çà plusieurs reprises par la Luftwaffe …

« Grand Quartier général du Führer, 11 juillet – Sur la côte sud-est de la Sicile, des combats violents sont en cours entre des troupes germano-italiennes et des éléments des forces ennemies débarquées. … 64 avions anglo-américains ont été battus jusqu’ici. … La tentative de Sicile fait suite à un ultimatum de Moscou à Londres et à Washington.

2. LE CUIRASSE « PROVENCE » EST RENFLOUE PAR L’ENTREPRISE ITALIENNE FORTUNALE SERRA. L’artillerie étant intacte, les Allemands lui retirent rapidement les pièces de 75 mm immédiatement utilisables pour l’artillerie côtière. Après son renflouement, le navire est conduit à Balaguier. Vu son âge, sa remise en état n’avait pas pu être envisagée. Il est alors destiné à la démolition et effectivement découpé jusqu’au pont principal pendant l’occupation (Marc Saibène, Toulon et la marine, 1942-1944).

1944 – 11 juillet :

1. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT SUD : Le 2 juillet 1944, des avions de reconnaissance alliés photographient 5 sous-marins allemands au bassin dans l’arsenal de Toulon, 5 autres étant en opérations. D’où les raids massifs des 5 et 11 juillet (Gaignebet J.-B., 1980, p. 355).

Le 5 juillet, les dégâts causés par le 6e bombardement de Toulon sont considérables et couperont pour longtemps l’eau et l’électricité. 2 U-boote sont touchés et 5 autres endommagés, 2 patrouilleurs sont coulés (Gaujac P. ; Saibène M. ; Gaignebet J.-B., 1980). Le sous-marin Galatée, restitué à la France, et mouillé au Lazaret dans un état nettement détérioré, est coulé lors du bombardement.

Le 11 juillet se déroule le 7ème bombardement de Toulon, et 2nd des bombardements précurseurs au débarquement de Provence. Objectifs : arsenal ou rade. (…) Bombardement semblable au précédent, avec toujours de très importants dégâts. 80 bombes tombent sur l’arsenal. La ville est peu touchée, mais l’hôpital civil est partiellement détruit, on compte 12 Français tués. Mais ce bombardement restera dans les mémoires, car à La Seyne s’est produite une effroyable panique dans l’abri improvisé de l’émissaire commun entraînant la mort de 88 personnes et de nombreux blessés (Blond G. ; Saibène M. ; Gaignebet J.-B., 1980 ; Journal « Le Petit Var », édition du 11 juillet 1944 ; Le « Petit Marseillais » fait la même annonce le même jour).

2. CATASTROPHE DE L’EMISSAIRE COMMUN :

Marius Autran : Catastrophe de l’émissaire commun : 92 morts (Marius Autran, Chronologie de La Seyne, 1967).

Georges Blond : le 11 juillet 1944, la panique à la Seyne provoque 96 morts dans le grand collecteur (Georges Blond, Rien n’a pu les abattre).
V. Masson : 11 juillet 1944, toujours peu après l’heure de midi. Il y eut 14 tués à Toulon – 8 tués, 15 blessés à La Seyne du fait des seuls bombardements. Une partie importante de la population de La Seyne, près de 5000 personnes, avait pris l’habitude de se réfugier dans le tunnel de l’assainissement, alors en construction. Ce jour-là, après la fin de l’alerte, une grande partie de ces gens était déjà sortie du souterrain. Il ne restait plus que 800 personnes à l’intérieur. Mais tout à coup, les sirènes annoncèrent une nouvelle alerte. Ceux qui étaient déjà sortis refluèrent au plus vite à l’intérieur. Ceux qui étaient encore dans le souterrain n’entendirent pas la sirène, et voulurent continuer à sortir. Les deux masses se heurtèrent dans l’obscurité avec une telle force que le reflux des paniqués créa un mur de cadavres qui obstrua le tunnel. Les secours durent passer par le puits du regard de la Colle d’Artaud, profond de 54 m, et aboutissant à une partie du tunnel, inondée sur 2 m de profondeur, ce qui ne facilitait pas les possibilités d’accès des sauveteurs. On retira de ce tunnel 94 morts et 60 blessés, et ceux qui étaient encore réfugiés au fond du tunnel purent enfin sortir. Cette catastrophe a autant marqué les esprits que les bombardements eux-mêmes (V. Masson – La Resistance dans le Var – Ed. M.U.R. et Maquis du Var – 1983 – Journal le Petit Var : années 1943-1944 – collection A.V.T.).

Alex Peire : Nous avons également vécu l’horrible, l’épouvantable tragédie du 11 juillet 1944 où plus de 120 civils trouvèrent une mort atroce dans le premier tronçon achevé de l’Emissaire, entre l’origine et le puits de la Colle d’Artaud, galerie criminellement affectée comme abri contre les bombardements aériens, par une autorité incompétente…

Nous nous sommes élevés contre ce choix, contre l’affectation pour cet usage d’un ouvrage sans air, sans éclairage et surtout ne possédant qu’une seule issue… Nous avons crié au scandale lorsque nous avons appris que l’ouverture en surface du Puits de la Colle d’Artaud avait été fermée avec des planches jointives…

Nous avons supplié le Maire de La Seyne d’alors, le matin même du drame, de faire déboucher ce puits, cheminée d’aération possible en bout de galerie.

Nos prières furent vaines et quelques heures plus tard, dans la nuit noire de la galerie maudite, c’était la panique dans toute son horreur. Les gens de l’intérieur se bousculant vers la sortie alors que d’autres, croyant à une nouvelle alerte se pressaient pour rentrer…

Malheur à celui oui tombait… sa mort était certaine — étouffé, piétiné, écrasé…

Bientôt un affreux bouchon d’êtres humains, morts ou mourants obstruait la galerie depuis son sol jusqu’à sa clé de voûte, sur plusieurs mètres de longueur.

Derrière ce bouchon, vers le Puits de la Colle d’Artaud, maintenant débouché sur nos ordres, quelques centaines d’hommes, de femmes et d’enfants étaient encore en vie… Ils furent remontés à la surface par les échelles du Puits enfin débouché (Alex Peire, « L’émissaire commun », bulletin de l’Académie du Var, année 1967).

Marius Autran : Liste des victimes de la catastrophe de l’émissaire commun, 11 juillet 1944 (Marius Autran, tome 2, 1988) :

AGNEL Joseph Augustin (N° 392) ;

ALBANI Catherine (N° 408), épouse de Pierre MARENCO ,

ALLÈGRE Irène, épouse de Marcel Marius GALIGNIER, décédée à l’hôpital de Toulon des suites du bombardement (N° 487) ;

ANDRÉINI Adrienne (N° 441) ;

ANDREZ Vincent (N° 390) ; ANIOL Hugo (N° 428) ;

BARBÉRY François Gabriel Albert, décédé le 28 Juillet 1944 à Toulon des suites du bombardement (N° 556) ; BASTON Simone Andrée (N° 416) ;

BELLON Jean Baptiste (N° 415) ;

BELLONE Louis (N° 467) ;

BERAZI Larbi (N° 471) ;
BESSAT Alexandre (N° 473) ;

BLACHE Henri Gustave * (N° 446) ;

BLANC Marie Louise Antonia * (N° 449), épouse de Félix Louis Élie BARBIER ;

BLANC Augustin César Nazaire (N° 476) ;

BOURRILLON Marius Augustin (N° 437)

BOUSQUENAUD Marcel Adrien Samuel (N° 470) ;

BOZZOLO Clara * (N° 459), épouse d’Henri BRACCO ;

BRENGUIER Anna Marie Julienne (N° 462), épouse d’André Marius Félix JOURDAN ;

BRUNEL Raymond Jean (N° 468) ;

BUONAVITA Anna Arturia * (N° 456), épouse de Paul Pierre FERRÉRO ;

BUONAVITA François (N° 454) ;

CAMAIL Marie Rose (N° 412), veuve d’Aimé Adrien Marius TAXI ;

CAMPUS Andrée Madeleine Baptistine (N° 466) ;

CAMPUS Gavine (N° 452) ;

CARIGNANO Félicie Pauline Claire (N° 407), épouse de Fernand Marius Raphaël CORRADI ;

CASTILLO Antoine * (N° 475) [inscrit sur le monument aux morts] ;

CHAVEROCHE Gabrielle Jeanne (N° 396), épouse d’Henri RAVIER ;

COSTI Catherine Marie * (N° 409), épouse de Séverin CATURÉGLI ;

DATURA Jacques (N° 477) ;

DECUGIS Anna Antonia Thérèse (N° 395) ;

DEFILIPPI Jacques André (N° 425) ;

DEFILIPPI Jean André (N° 402) ;

DELOUEIL Jeanne Andréa * (N° 457), épouse de Louis Augustin GRIMAUD ;

DEPOIX Henri Adolphe (N° 411) ;

RUMANI Joseph (N° 443) ;

DUCE Giovanni Battista (N° 435) ;

DUOLÉ Jean (N° 421) ;

ÉMERIC Paul Marius Victor (N° 422) ; F

AVA Marie Colomba (N° 405), épouse de Louis GIANCOLI ;

FÉNOGLIO Séraphin Louis (N° 453) ; F

FERRÉRO Paul Esprit Marius (N° 451) ;

FERRÉRO Paul Pierre (N° 450) ;

FIANDINO Marguerite Marie (N° 429), veuve de Nicolas ROVÈRE ;

GASTON Rose Louise Julie (N° 464) ;

GAURRAND Lucie Joséphine Alexandrine * (N° 436), épouse de François Marius D’ISANTO ;

GIANCOLI Dominique (N° 410) ;

GIANCOLI Louis (N° 433) ;

GRIMAUD Louis Augustin (N° 424) ;

GUEGUEN Marie Antoinette Victorine (N° 440), épouse de Marius Antoine PORTANIER ;

HÉRAUD Simone Louise (N° 444), épouse d’Eugène WOLF ;

HERMITE Anna Honorine (N° 401) ;

IVANOSKI Adolphe (N° 442) ;

JOUVEN Magdeleine Jeanne Marie (N° 393) ;

JULLIARD Georges Eugène (N° 404) ;

KARDACHEFF Anatole (N° 389) ;

LACAVE Charles, décédé à l’hôpital de Toulon des suites du bombardement (N° 486) ;

LANTÉRI Noëlle Marie Thérèse (N° 399), épouse de Laurent FERRANDO ;

LE GUEN Yvonne Valentine Maria Alexandrine(N° 469), épouse de Joseph François Marie LE ROUX;

MAGNAN Lin (N° 430) ;

MARCIANO Marius * (N° 427) ;

MARTIN Marguerite (N° 461), épouse d’Adolphe IVANOVSKI ;

MASSELLO Émile Gaudence Pierre (N° 386) ;

MATTEUCCI Giulia (N° 448), épouse de Dario BUSELLI ;

MAZZINO Henriette Marie (N° 434), épouse de Marius Antoine DRAGO ;

MENGUY Marie Yvonne Charlotte * (N° 420), divorcée de Léon Louis DESMARIES ;

MINICONI André Auguste * (N° 472) ;

MORI Bianca (N° 418) ;

MUDU Humbert * (N° 417) ;

MURCHIO Marie Blanche Caroline (N° 406), épouse d’Antonin Maximilien Eugène BLANC ;

MUTZ Marie Caroline (N° 426), épouse de Jean Joseph MONIER ;

NARDI Émilia (N° 432), veuve de Jacques MORI ;

NUTILE Élia (N° 398) ;

ODDE Andrette Augusta Marie (N° 463), épouse de Paul Marie PÉRETTI ;

ODÉRIGO Eugène Pierre, décédé à l’hôpital de Toulon des suites du bombardement (N° 488) ;

OLIVIERI Caroline (N° 403), épouse de Jacques BARTOLI ;

PARTENGO Pierre (N° 394) ;

PÉLAPRAT Louis Raymond Basile (N° 413) ;

PELLEGRINO Albert Charles Barthélemy (N° 431) ;

PELLEGRINO Joseph Jean (N° 419) ;

PÉTROGNANI Flora Marie * (N° 400), épouse de Joseph Clairin JOUVHOMME ;

POMMIER Roger, décédé le 15 Juillet 1944 à l’hôpital de Toulon des suites du bombardement (N° 489)

PORCHEDDU Domenica (N° 397), veuve de Juan SABA ;

PORTANIER Josette Yvonne (N° 447) ; POTARD Célestin (N° 387) ;

RIBET Léonie Claire Augustine (N° 458), veuve de Jean DULAS ;

RICHAUD Henri Vincent (N° 455) ;

RISTORTO François (N° 438) ;

ROSO Marie Angèle Olga * (N° 465), épouse de BAPTISTIN Augustin Marius GAMEL ;

ROURE Jeanne Louise Berthe (N° 423), épouse de Joseph Esprit ALLIONE ;

ROUX Élisabeth Victorine Rosalie (N° 474), épouse de Jean Joseph CHOUQUET ;

SAETTONE Térésa Luigia Catherina (N° 439), épouse de Giovanni Battista DUCE ;

SAPPE Jean Louis, décédé le 23 Juillet 1944 à Toulon des suites du bombardement (N° 555) ;

TEISSIER Claude Daniel (N° 485) ;

TORALBA Manuel François Sylvestre (N° 445) ;

RAVERSA Nicolas (N° 388) ;

VALDISSÉRA Tosca (N° 460) ;

VALLAURI Germaine (N° 414) ;

VIAL François Antoine * (N° 391) ;

VIDAL Marie Madeleine (N° 478), épouse de Joseph Louis Auguste QUELLENEC ;

WOLF Eugène [ce nom figure sur la stèle du cimetière mais l’acte de décès n’a pas pu être retrouvé.
3. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT SUD : L’heure est malgré tout au combat presque ouvert en dépit d’une répression accrue. Les actions armées se multiplient, œuvres du Groupe franc Bruschini à Toulon, de la Brigade des Maures (FTP-AS) entre Sainte-Maxime et Le Lavandou, des camps FTP du Haut-Var, visant « collaborateurs » et occupants isolés. Le détachement FTP-MOI de Toulon se replie vers l’intérieur dans l’attente de la désertion d’éléments « allogènes » (Arméniens) des troupes d’occupation stationnées sur la côte en contact avec leur organisation. L’action culmine dans la semaine qui encadre le 14 juillet : manifestations de ménagères, grèves à partir du 11 à Toulon, La Seyne et Draguignan,
4. EFFICACITE DE L’ACTION MENEE PAR LES UNITES DE LA RESISTANCE – Des extraits du journal de marche du groupe d’armées G (1ère et 19e armées allemandes), regroupant les troupes d’occupation du sud de la France, soit la moitié du territoire national, prouvent l’efficacité de l’action menée par les unités de la Résistance. Formant l’équivalent de 15 divisions alliées, les FFI jouent un rôle important dans la libération de la France et le succès du débarquement en Normandie. Les sabotages et les embuscades se multiplient sur les arrières des troupes allemandes en Normandie. L’action des 30 000 FFI en Bretagne, soutenus par deux régiments parachutistes de la France libre, est particulièrement exemplaires, puisque 150 000 soldats allemands, fixés dans une importante guérilla, ne peuvent venir soutenir à temps les troupes hitlériennes engagées en Normandie en juin 1944 (Dominique Lormier, 2016) : « 11 juillet 1944 : activité renforcée des terroristes. Nombre d’agressions de membres de la Wehrmacht et actes de sabotage augmentent de jour en jour.

5. DESTRUCTION D’IMMEUBLES A SANARY – Petit Var (journal) du 11/07/1944 :] « Les immeubles désignés ci-dessous ont fait l’objet d’une décision de destruction. Cet avis est inséré afin d’assurer la sauvegarde des droits de créanciers, hypothécaires et privilégiés de ces immeubles. [Nous donnons la liste par quartier, mais sans le détail] La Cride : 1 villa ; rue Granet, côté est : 3 maisons ; impasse rue de la Plage : 2 maisons ; avenue Maréchal-Pétain : 5 maisons ; rue Nationale : 4 maisons ; rue Giboin : 5 maisons ; avenue des Poilus : 12 maisons, atelier et villas ; boulevard de l’Avenir : 6 maisons, garage et villas ; Quartier Bon-Repos : 10 villas, campagnes et chalets ; route de la Gare : 12 maisons, chalets, atelier, et la Cave Coopérative vinicole. » [toutes ces destructions, soit 59 immeubles, n’ont pas été réalisées] (Le « Petit Marseillais » fait la même annonce le même jour.).

1954 – 11 juillet : LE RECENSEMENT DE LA CLASSE 1954 EST EFFECTUE – Un moment important dans la vie des garçons, moment oublié aujourd’hui : Le recensement de la classe 1954 est effectué en mairie de Saint-Mandrier, comme dans toutes les communes de France, depuis le 6 mai 1953 jusqu’au 11 juillet 1954. Les jeunes gens intéressés sont priés de ne pas attendre le dernier moment pour remplir cette formalité (Ken Nicolas, vol. 1, p. 141).

1957 – 11 juillet : UN FEU DE BROUSSAILLES À SAINT-MANDRIER MOBILISE LES POMPIERS DE LA SEYNE ET DE TOULON. Les premières flammes se développent à proximité des chantiers maritimes du quartier de la Vieille, à l’entrée du village. Attisé par un vent très violent, le foyer gagne rapidement les pinèdes s’étendant dans la partie militaire. De puissantes pompes mises en action par les hommes du feu ne tardent pas à circonscrire l’incendie. Les dégâts matériels se résument à la destruction de quelques hectares de broussailles. On ignore actuellement les causes de l’incendie… » (République de Toulon et du Var du jeudi 11 juillet 1957).

1964 – 11 juillet : DECES DE MAURICE THOREZ, secrétaire général du Parti communique français..

1970 – 11 juillet :
1. MARIAGE A TOULON, D’HENRI RIBOT, INSTITUTEUR A LA SEYNE, fils de M. RIBOT Amédée et de Mme CANDILLE Ernestine, AVEC CATHERINE WEROTTE, ETUDIANTE, fille de M. Pierre Werotte, architecte, et de Mme AGELLO Marguerite, son épouse, directrice d’école maternelle à Toulon.
2. DECES, A SCEAUX, D’ANDRE LURÇAT. En 1924, il avait construit un ensemble d’ateliers d’artistes qui fit de lui un architecte moderne très en vue et positionné dès 1929 comme un moderniste modéré. En 1933, il réalisa le groupe scolaire Karl Marx pour la ville de Villejuif. De 1934 à 1937, il travailla à Moscou. En 1945, ayant participé à la création du Front national des architectes résistants, il fut chargé du plan de reconstruction de Maubeuge. Membre du conseil d’architecture du ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme, professeur à l’école supérieure des arts décoratifs de Paris puis à l’école nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris entre 1945 et 1947, il reçut de nombreuses commandes provenant de municipalités de la banlieue parisienne. Il fut également urbaniste en chef de la ville de Saint-Denis et urbaniste de plusieurs communes de la région de Nancy.

2016 – 11 juillet : LE SCORE DE 1 A 0 FAIT DE L’EQUIPE DE FRANCE LA VICE-CHAMPIONNE D’EUROPE DE FOOT-BALL (UEFA).

2018 – 10 juillet : LE SCORE DE 1 A 0 CONTRE LA Belgique PROPULSE L’EQUIPE DE FRANCE EN FINALE DE LA COUPE DU MONDE DE FOOT-BALL.

2022 – 11 juillet : CATHY ET MOI FETONS NOS 50 ANNEES DE MARIAGE !

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : Marius et Olive (variante 1)

Marius arrive haletant à l’hôpital et se rue à l’accueil :

-Vite ! vite ! où est la chambre d’Olive ? Il est passé ce matin sous un rouleau compresseur.

-Je sais, dit la réceptionniste. Chambres 15, 16, 17.

Marius et Olive (variante 2)

Une heure plus tard, Marius arrive au domicile d’Olive. La femme de celui-ci, qui faisait sa sieste, se réveille en sursaut :

-Qui est là ?

-C’est moi, Marius ! je te ramène Olive !

-Ah, bon ! dit-elle ! je suppose qu’il doit encore être ivre mort comme d’habitude ! tu peux le garder. Je n’ouvrirai pas !

-Mais non, dit Marius, il n’est pas saoul, il est seulement passé sous un rouleau compresseur !

-Alors, si ce n’est que ça, glisse-le sous la porte !

J’en ai terminé pour aujourd’hui.

Je vous souhaite toutes les joies possibles au cours de ce mois de juillet déjà bien entamé.

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