ÉPHÉMÉRIDES DU 10 JUILLET

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ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 10 JUILLET 2025 – 14e ANNÉE (n° 4989).

Ayant pris un congé de quelques jours, je vous adresse un remake de l’an dernier avec quelques éléments de mise à jour. Bon mois de juillet à tous !

ILLUSTRATION : de tout un peu.

LES FETES : Aujourd’hui, nous fêtons les 2600 Ulrich ou Ulric de France. Saint Ulrich, évêque d’Augsbourg (Allemagne) mourut en 973.

Les 10, 11 et 12 juillet 1868, la ville de Carpentras dédia à Notre-Dame de l’Eau ou Notre Dame de Santé – également patronne de l’église de Reynier, à Six-Fours – des ex-voto d’imploration signés du chanoine Rousseau pour la remercier d’avoir fait pleuvoir et « avoir ainsi assuré d’abondantes moissons pour nos populations alarmées. »

Non seulement Notre Dame de Santé pouvait favoriser les moissons, mais elle protégeait aussi les oliviers du gel et veillait sur la vigne si l’on en croit cet ex-voto daté du 10 juillet 1874 : « Un froid rigoureux gèle-t-il les oliviers de no coteaux, et nos vignes n’offrent-elles plus qu’un bois stérile, vers qui faisons-nous monter nos prières ? Vers Notre Dame de Santé ».

Dans le calendrier républicain, ce 22e jour du mois de messidor est dédié au Cumin.

LE DICTON DU JOUR : « Par la rue de ‘plus tard’, on arrive à la place de ‘jamais’ ».

PENSEE ; « La franchise ne consiste pas à dire tout ce qu’on pense, mais à penser tout ce qu’on dit » (Hippolyte de Livry, homme de lettres français – 1791-1822 -, né Hippolyte Sanguin. « Maximes et sentences »).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE : Camille RIQUIER – Philosophie de Péguy ou les mémoires d’un imbécile – PUF, 2017, rééd « Quadrige » 2024, 480 p. N° d’enregistrement : A 21242 B.

EPHEMERIDES :

1254 – juin : Fin de la septième croisade, Louis IX – le futur saint Louis – débarque à Hyères (Boudet J. – Chronologie de l’histoire de l’Europe, Nathan, 1991).

A son retour de la 7ème croisade, Saint-Louis et sa cour débarquent sur la côte d’Hyères (Lassarat R. – Hyères … ).

Saint Louis, lorsqu’il débarqua dans la rade d’Hyères, à son retour de sa croisade en Egypte, s’arrêta à Hyères, passa par Solliès (Ville) pour se rendre à la Sainte-Baume, mais négligea Toulon (Juin 1254) (Paul Maurel, 1945, p. 21-22).

 [Lassarat R. : à son retour de la 7ème croisade, Saint-Louis et sa cour débarquent sur la côte d’Hyères.]

C’est par les gorges d’Ollioules que saint Louis, revenant de la première croisade (sic), avait passé, après être débarqué à Hyères, le 10 juillet 1254 ( ?). Elles étaient alors habitées par des Frères Templiers, lesquels y avaient un hospice qu’il visita, et dont les ruines subsistent encore (Ribbe (Ch. de) – La société provençale … 1898, p. 11, n. 2).

Cette affirmation de De Ribbe est infirmée par ce que l’on sait des voies de communication de l’époque et par le témoignage de Joinville, lui-même qui mentionne que le roi suit un chemin en pente raide qui conduisit Louis IX et sa famille jusqu’à la cité (le diocèse ou le comté) d’Arles où il fut : « sous une voûte de roches très-haute, là où l’on disait que la Magdeleine avait été en ermitage dix-sept ans » autrement dit la Sainte-Baume. L’itinéraire est donc celui du chemin royal qui, de Hyères par la vallée du Gapeau, permet de rejoindre Tourves, la voie royale entre Fréjus et Aix, et ensuite Soissons.

Joinville, Histoire de Saint Louis, texte rapproché du français moderne et mis à la portée de tous par M. Natalis de Wailly, 4e édition, Paris, Librairie Hachette, 1872, p. 298-299 :

« Le jour que le roi partit d’Hyères, il descendit à pied du château parce que la côte était trop roide, et il alla tant à pied que (parce qu’il ne put avoir son palefroi) il lui fallut monter sur le mien. Et quand son palefroi fut venu, il courut sus très-irrité à Ponce l’écuyer, et quand il l’eût bien tancé, je lui dis : « Sire, vous devez beaucoup passer à Ponce l’écuyer, car il a servi votre aïeul et votre père, et vous. — Sénéchal, fit-il, il ne nous a pas servis; c’est nous qui l’avons servi quand nous l’avons souffert près de nous avec les mauvaises qualités qu’il a. Car le roi Philippe, mon aïeul, me dit qu’on devait récompenser ses gens, l’un plus, l’autre moins, selon qu’ils servent; et il disait encore que nul ne pouvait être bon gouverneur de terre, s’il ne savait aussi hardi­ment refuser qu’il saurait donner. Et je vous ap­prends ces choses, fit le roi, parce que le siècle est si avide de demander qu’il y a peu de gens qui regardent au salut de leurs âmes ou à l’honneur de leurs personnes, pourvu qu’ils puissent attirer le bien d’autrui par devers eux, soit à tort, soit à raison.

« Le roi s’en vint par le comté de Provence jusques à une cité qu’on appelle Aix en Provence, là où l’on disait que gisait le corps de la Magde­leine; et nous fûmes sous une voûte de roches très-haute, là où l’on disait que la Magdeleine avait été en héritage dix-sept ans. Quand le roi vint à Beaucaire, et que je le vis sur sa terre et en son domaine, je pris congé de lui, et m’en vins par chez la Dauphine de Viennois, ma nièce (Béatrix de Savoie, fille de Pierre, comte de Savoie, et d’A­gnès de Faucigny), et par chez le comte de Chalon, mon oncle, et par chez le comte de Bourgogne, son fils (Hugues, fils de Jean de Chalon, avait épousé Alix de Méranie, héritière du comté de Bourgogne), et quand j’eus demeuré quelque temps à Joinville et que j’eus fait mes affaires, je me rendis vers le roi, lequel je trouvai à Soissons; et il me fit si grande fête que tous ceux qui étaient là s’en émerveillèrent. »

1298 – 10 juillet : charte aux archives municipales de Marseille.

1. Planicies de Feians. Feians, ancienne maison de la prévôté du Chapitre de la Major, commune de Marseille, quartier de Mazargues, sur Couffone. C’était là que se trouvait la limite de la juridiction de l’abbaye de Saint-Victor. Première mention : le 5 juillet 1218 : Villula de Feiam, (charte aux archives de la Major).

2. Tordinaut. Première mention de Tourdinau, lieu-dit de la commune d’Allauch.

1368 – 10 juillet : Le désastre de Poitiers avait jeté sur les villes et les campagnes provençales une soldatesque composée de mercenaires des grandes compagnies et de brigands, attirées par 1es richesses de la cour pontificale qui avaient pris leurs habi­tudes dans la vallée du Rhône. Les ravages furent tels qu’en 1367, les Etats durent ordonner l’abandon des villages non fortifiés, et obligèrent leurs habitants à se retirer dans les lieux munis de remparts. A Toulon, il fallait se hâter de bâtir un mur depuis la tour de l’Eperon jusqu’à rencontrer le rempart commencé peu de temps auparavant. Un peu partout, les villes s’entouraient ainsi de murs, soit en englobant les faubourgs, soit plus économiquement en restaurant les nouveaux remparts. (Maurel, 1945, p. 51 : Il manquait au Conseil Général de Toulon un exécutif ; la reine, seigneur de la ville, combla cette lacune en décidant la création de trois syndics par lettres patentes du 1er septembre 1367). Sinon il ne leur restait qu’à quitter la place : le 10 juillet 1368, les habitants de la Valette sont requis, pour la troisième fois, de raser leur château qui n’est pas suffisamment défendable, et la commune est rendue responsable du retard qu’elle y mettrait, à cause du préjudice qui pourrait en résulter pour Toulon (Charles de Ribbe, 1898, p. 31-32).

1480 – 10 juillet : Mort du roi René. Avènement de Charles III (« Chronologie » dans Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet – La Provence au Moyen Âge, 2005).

Le roi René mourut le 10 juillet 1480. Il avait partagé de son vivant sa succession dans les conditions suivantes : à son petit-fils, René de Vaudemont, il attribua les duchés de Lorraine et du Bar ; à son neveu Charles du Maine, les comtés d’Anjou et de Provence, et ses prétentions sur Naples ; ces prétentions seront à l’origines de toute une série de guerres menées en Italie qui ne trouveront leur conclusion qu’en 1559. Sa fille Yolande eut en partage sur la terre de Provence les seigneuries de Lambesc, d’Orgon, d’Aygalières, qui passèrent ensuite dans la maison de Guise, branche cadette de celle de Lorraine (J. de Martinenq, La succession de Provence à la fin du XVe s, Toulon, 1921).

Par testament du 24 juillet 1474, René a légué la Provence à son neveu Charles, comte du Maine. Son petit-fils, René II, héritant du duché du Bar. Après la mort du roi, Charles III réunit les Etats de Provence à Aix ; ceux-ci lui demandent la suppression des impôts excessifs et les offices inutiles créés par le comte défunt sans leur assentiment (Agulhon M., Coulet N., 1987).

1522 – 11 juillet : Avec le début des guerres d’Italie au XVIe siècle, la garde des farots prend une dimension toute nouvelle. [Reliés à Ollioules par des courriers, puis à Arles, les veilleurs rendent compte de ce qu’ils voient. Par exemple, à la date du 11 juillet 1522, les syndics de Six-Fours écrivent (nous traduisons leur texte qui est écrit en un provençal excellent) :] « Messenhors de Oliollas après fraternalas recommandations vous advissam cornent nostre gardian nous venguet dire hier que tenem X del présent mes de julhet que avia vist et descubert ben foras ung lenhan que non podia chousir se era cayrat ho latin a causa de las sagas que ana-va vers ponent. Au jort d’uey que tenem XI deldich mes a vist nostre dict gardian lodich lenham que es galera (note HR : en raison de la grande distance on ne pouvait déterminer la différence entre un gréement carré et un gréement latin normalement distincts, le premier caractérisant en prin­cipe les nefs, le deuxième les galères.) et ven mantenent vers levant et devers la Cieutat ho verament Bandort vers terra (Note HR : Bandort, petite île proche de l’actuel Bandol). Laqualla galera annava après doas naus non sabem que son. Per so seres advisas e advisares la costiera coma ben sabes. Et pagas lo présent portador coma es de bona costuma. Aven mandat una autra letra a Thoulon. Ren autra. Dieu sia ambe vous autres. Per lous vostres bons amys coma frayres. Lous sendegues de Sieys Fours » (Archives de Six-Fours, CC 533 L. 444).

Traduction :

« Messieurs d’Ollioules, après fraternelles recommandations, nous vous informons comment notre garde est venu, hier 10 juillet, nous dire qu’il avait vu et découvert bien au large un navire qu’il ne savait pas reconnaître entre carré ou latin en raison de la brume. H faisait route à l’Ouest. Aujourd’hui 11, le garde nous dit qu’il s’agit d’une galère1 qui va maintenant vers l’Est, vers la terre et la Ciotat ou plutôt Bendort2. Cette galère coursait deux nefs dont nous ne savons rien. De cela, vous serez informés et vous avertirez la côte et paierez le porteur comme d’habitude. Nous avons envoyé une autre lettre à Toulon. Rien de plus. Dieu soit avec vous. Pour vos bons amis comme frères, Les syndics de Six Fours.

1547 – 10 juillet : Dernier duel judiciaire en France entre Jarnac et de La Châtaigneraie. C’est à cette occasion que la France découvre le fameux « coup de Jarnac » pour le plus grand bonheur de l’histoire. Rappel des faits et rétablissons la vérité, car « Le coup de Jarnac n’eut rien que de loyal, et le duel se passa dans toutes les règles de l’honneur », s’il faut en croire Emile Littré :

« Comme tout duel digne de ce nom, celui dont la mémoire est signalée par une plaque apposée sur la terrasse du château de Saint-Germain-en-Laye cache une affaire de femmes. En cette fin de règne de François Ier, les rivalités vont bon train à la cour des Valois. La plus éclatante oppose la duchesse d’Etampes, née Anne de Pisseleu, «la plus belle des savantes et la plus savante des belles», maîtresse du vieux roi, à Diane de Poitiers, maîtresse du Dauphin et futur Henri II. Par son mariage en 1540 avec la sœur de la duchesse, Guy Chabot, futur baron de Jarnac, appartient de fait à la faction Pisseleu et se retrouve bientôt sous les tirs croisés des deux favorites.

« L’entourage du Dauphin et de Diane répand ainsi le bruit que Chabot doit son élégance aux faveurs inavouables qu’il prodigue à sa marâtre, Madeleine de Puyguyon. Lorsque Chabot demande justice de cette calomnie, c’est François de Vivonne, seigneur de La Châtaigneraie, fidèle du clan de Diane et Henri, qui en endosse la responsabilité et accepte de se battre en duel contre lui. Leur requête est soumise au roi, mais celui-ci, soupçonnant «querelles de femmes jalouses», finit par la leur refuser.

L’affaire n’en reste pas là. Dès la mort de François Ier (31 mars 1547), Vivonne insiste pour en découdre avec Chabot auprès du nouvel Henri II, qui accorde sa permission. La mesure n’était pas anodine: l’interdiction du duel judiciaire dans le royaume remontait à une ordonnance de saint Louis de 1261. Difficile d’imaginer qu’Henri II n’ait pas ainsi voulu enterrer, dans tous les sens du terme, une affaire embarrassante pour lui: véritable athlète, François de Vivonne était connu comme le meilleur bretteur du royaume. La rencontre laissait peu de chances à son adversaire.

Conscient du danger auquel il s’expose, Chabot se prépare soigneusement grâce aux leçons du capitaine Casi, un maître d’armes italien qui lui enseigne un coup de revers inédit. Après deux mois où l’on détaille un par un ses mille arrangements, le duel est fixé au 10 juillet 1547. Ce jour-là, le temps est radieux à Saint-Germain-en-Laye. Le connétable de Montmorency a fait transformer un préau du château en un champ clos entouré de tribunes, où la cour a pris place avec le roi. Grand favori de l’assistance surexcitée et sûr de son fait, Vivonne assène à Chabot une violente attaque, que son adversaire parvient à parer de sa rondache. Celui-ci riposte une première fois, puis porte à Vivonne le coup du spadassin italien et lui fend profondément le jarret. Cloué sur place, Vivonne s’écroule bientôt dans un flot de sang, à la stupéfaction de l’assistance.

Plusieurs fois, Chabot supplie Henri II d’accorder la vie au vaincu. Resté longtemps silencieux, le roi prend enfin la parole: «Vous avez fait votre devoir, Jarnac, et vous est votre honneur rendu. Qu’on enlève le seigneur de La Châtaigneraie.» (Le Figaro-Histoire, publié le 10 juillet 2014). Malgré ce jugement royal, le coup de Jarnac a pris, depuis lors, une connotation de coup déloyal ou pernicieux qui n’existait pas à l’origine.

1559 – 10 juillet : Le roi Henri II décède après avoir été blessé quelques jours auparavant au cours d’un tournoi par la lance du duc de Montgomery, son fils François II (1544-1560) lui succède (Viguier O. – Mémento … 1993. André Castelot, 1962).

Avec la paix de Cateau-Cambrésis (1559) qui marque la fin des guerres d’Italie – la France garde les évêchés de Metz, Toul et Verdun, ainsi que Calais, on pouvait raisonnablement supposer que les épées rentreraient dans leur fourreau, que les rancœurs seraient oubliées et qu’enfin, les Français se réconcilieraient ! Il n’en fut rien. Ce n’est pas avec la prise d’armes de Condé en 1562 qu’il faut faire commencer Les premières Guerres de Religion, mais à la mort d’HENRI II, le 10 juillet 1559. Alors que les guerres contre l’étranger connaissent enfin une accalmie, ce roi dans la force de l’âge, et dont l’autorité est incontestée, est remplacé par un jeune homme de 15 ans, de tempérament maladif. Cette substitution s’est traduite par un affaiblissement considérable du pouvoir royal et par un grave danger pour la religion catholique, au moment où les monarques successifs vont devoir tenter de résoudre les conflits latents qui empoisonnent le corps social français (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence, Conférence donnée à Découvertes et Civilisation, Sanary-sur-Mer).

1637 – 10 juillet : Création de l’Académie française.

1685 – 10 juillet : ENCADREMENT DE l’exercice de la médecine, la pharmacie et la chirurgie – Arrêt du 10 juillet 1685 défendant à tous les consuls de laisser exercer la médecine, la pharmacie et la chirurgie aux personnes qui n’auront pas été « examinées » et diplômées par l’Université d’Aix (Louis Baudoin, p. 193).

1688 – 10 juillet : ARRET DE SEPARATION D’OLLIOULES ET DE SANARY – Le 10 juillet, le Roi prononça un arrêt de séparation d’Ollioules et de Sanary qui fut exécuté le 25 août. Le refus d’Ollioules de ne pas s’occuper des choses de la mer entre en grande partie dans cette décision royale (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982. Texte repris dans Rotger B., 1990, p. 13). Rapport de séparation des terroirs d’Ollioules et Sanary ; délimitation du territoire  de Sanary, limites d’Ollioules et de Toulon (Castellan 1937, p. 81 et sq. ; Rotger 1984, p. 111 et sq.). Problèmes apparus après la séparation : les forains feront des difficultés pour payer à Saint-Nazaire les divers droits et taxes dus pour l’implantation de leurs terres sur son terroir ; l’église de Sanary dépendra encore longtemps de celle d’Ollioules : En 1712, soit 24 ans plus tard, elle n’était pas encore érigée en cure perpétuelle, il s’ensuivra quelques difficultés avec le clergé d’Ollioules et le prieur sacristain de la cathédrale de Toulon (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982. Texte repris dans Rotger B., 1990, p. 13).

1699 – 10 juillet : Mort à Saint-Nazaire (Sanary) de Raymond de Saint-Maurice [Rotger B., 1984 : Lors des débats qui précédèrent la séparation d’Ollioules et de Sanary, le député de Saint-Nazaire était Raymond de Saint-Maurice, né le 1er février 1632 à Saint-Nazaire et  mort au même lieu le 10 juillet 1699, qui fut capitaine de brûlot en 1676. Il monta un navire durant la guerre, brûla un navire espagnol, prit une felouque chargée d’Espagnols. Ensuite, il fut commandant du port. Il fut de retour avec un vaisseau chargé de blé et une felouque chargée d’huile. Il demanda son congé qui lui fut accordé et ensuite il fut oublié. Plus tard, il fut récompensé.

1713 – 10 juillet : COMPAGNIE DE MILICE DE SANARY – Depuis.la la guerre de 1707, la défense du territoire était le souci constant des autorités militaires. Composition de la compagnie de Milice de Sanary inspectée par le Capitaine Général Garde Coste et Capitaine de galère du Roy, le 10 juillet 1713. Nota : En 1714, SALOMER,  maître armurier, du lieu d’OLLIOULES, « accommoda et rhabilla les vingt-cinq mousquets » la compagnie de Milice de Sanary (Rotger B., 1984).

1720 – 10 juillet : à Marseille, on mure durant la nuit les maisons contaminées par la peste (André Maurice, 1983).

1789 – 10 juillet : La population parisienne est de plus en plus désespérée. La hausse des prix atteint son point culmi­nant. Le chômage est omniprésent, dramatique : une émeute ouvrière a éclaté à Montmartre (Agenda du Bicentenaire, VENDREDI 10 JUILLET).

1791 – 10 juillet :

1. l’Assemblée nationale décida qu’en cas de désordre, la direction des troupes appartiendrait non aux corps municipaux, mais aux chefs militairesComme des troubles se produisaient un peu partout en France (tous les conseils municipaux, renouvelés au début de l’année, étaient maintenant jacobins) l’Assemblée nationale décida, le 10 juillet, qu’en cas de désordre, la direction des troupes appartiendrait non aux corps municipaux, mais aux chefs militaires. Mesure inouïe, folle imprudence commise apparemment dans le désordre d’une séance trop animée par une assemblée encore parfois hésitante, traversée de courants contraires (Georges Blond, Toulon, 1967).

2. Fête de la Fédération (Duby Georges, Histoire de la France, 1987).

1796 – 10 juillet (22 messidor an IV) : A Toulon, les discussions sont nombreuses sur des reprises de biens, secours à femmes et enfants d’émigrés voulant se faire rayer des listes. Les formalités de retour ne sont pas toujours respectées, les faux passeports et les faux certificats de résidence se multiplient. La municipalité s’en émeut et écrit le 22 messidor :   » La rentrée des émigrés inquiète beaucoup, mais le plus inquiétant ce sont les femmes qui profitent d’une exception en leur faveur à la loi rendue contre les rebelles de Toulon, rentrent arbitrairement laissant maris, fils, frères, à l’étranger, exercent un espionnage perpétuel, pervertissent l’esprit public, réclament leurs biens et s’en servent pour faire passer à ceux qui les in­téressent des secours en numéraire’ au détriment de nos finances » (1) . Un nouveau cri d’alarme alerte le 29 fructidor le directoire exécutif :  » La joie et l’audace éclatent sur tous les visages depuis l’arrivée de Willot, La calomnie, la dénonciation, le poignard, promènent hardiment sur la tête de tous les fonctionnaires publics. Les bons patriotes, purs et vrais dé­fenseurs du gouvernement, sont alarmés » (Archives municipales de Toulon -. Série D III L 95 bis  10 Correspondance de l’agent national).

-1799 – 10 juillet :EXPEDITION D’egypte – Abd-al-Rahman al-Jabarti (journal d’un notable du Caire…) Grand banquet offert par le cheikh Mohammad al-Mahdi en l’honneur de l’un de ses fils. Y furent invités le général (Bonaparte) et les notabilités françaises, qui prirent le repas du soir, puis se retirèrent. Ce jour, arrivée de 14 mamluks prisonniers que l’on fit monter à la Citadelle. Quelques-uns d’entre eux furent exécutés la nuit suivante.

1801 – 10 juillet (21 messidor an 9) : UN SANARYEN EST LAVE DE TOUT SOUPçON D’ASSASSINAT – Un assassinat avait été commis contre le nommé GAS; plusieurs per­sonnes furent arrêtées: PICHAUD, Jean François JOURDAN, tailleur d’habits, JUST et GASQUET. Jugé à DRAGUIGNAN le 21 messidor an 9, JOURDAN déclara qu’il connaissait bien les autres inculpés mais qu’il n’avait pas participé à un crime aussi noir que celui qui avait eu lieu envers le citoyen GAS; il donna des preuves de son innocence, il regrettait d’avoir connu des hommes de cette espèce qu’il avait fréquenté au café. Reconnu innocent, il fut libéré et rentra à SAINT NAZAIRE (Rotger B., 1984, p. 334).

1804 – 10 juillet : Joseph Fouché à nouveau ministre de la Police. Nota : il avait été limogé en septembre 1802 (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

1819 – 3 juin : CIRCULAIRE CONCERNANT LES ECOLES DE FILLES – Circulaire du ministre de l’intérieur et de l’Instruction publique qui étendit les dispositions de l’ordonnance de 1816 aux écoles des filles, daté du 3 juin 1819, suivie d’un arrêté du Préfet du Var concernant les écoles de filles, du 10 juillet 1819 (Bourrilly, 1895b, p. 12).

1830 – 10 juillet : LA CONQUÊTE D’ALGER – Le général en chef écrit au président du conseil : «  Le dey a changé d’avis sur le lieu de sa retraite, et c’est à Naples qu’il a exprimé le désir d’être transporté ? J’ai cru devoir accélérer sa demande. S’il n’existe point de lazaret à Naples, il ira d’abord en quarantaine à Mahon. Cent dix personnes partent avec lui ; plusieurs appartiennent à sa famille. Tous sont embarqués aujourd’hui. Le dey paraît heureux d’avoir vu se terminer une crise dont la solution semblait devoir lui être fatale. .’embarquement des soldats de la milice a commencé aujourd’hui. Plusieurs miliciens mariés n’ont pas voulu profiter de l’autorisation qu’on leur accorde de rester à Alger. Ils sentent que la haine des Maures et des Juifs y rendra leur position pénible.

Une commission municipale a été installée. La confiance s’accroît tous les jours ; les marchés sont abondamment pourvus, et déjà les prix sont beaucoup moins élevés. Pendant quelques jours encore, des convois se dirigeront de Sidi-Ferruch vers Alger.

Les dysenteries continuent, mais sans être accompagnées de symptômes alarmants. On a doublé les rations de farine et de riz » (Alfred Nettement, Histoire de la conquête d’Alger).

1867 – 10 juillet : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Saint-Nazaire (Sanary auj.) : Vent du large et beau temps. Le vieux roi de Bavière Louis 1er est arrivé à Paris pour visiter l’Exposition. Il est venu incognito ! Ce qui n’empêche pas qu’on le connaît beaucoup à Paris. C’est un vieillard octogénaire qui est bien vert et qui fait tous les jours ces excursions à pied pour visiter Paris et l’exposition, et cela dès la première heure du jour, c’est un marcheur infatigable. Son fils Louis II, actuellement roi de Bavière, doit arriver bientôt.

1868 – 10 juillet – DEDICACES A NOTRE DAME DE SANTE – Les 10, 11 et 12 juillet 1868, la ville de Carpentras dédia à Notre-Dame de l’Eau ou Notre Dame de Santé – également patronne de l’église de Reynier, à Six-Fours – des ex-voto d’imploration signés du chanoine Rousseau pour la remercier d’avoir fait pleuvoir et « avoir ainsi assuré d’abondantes moissons pour nos populations alarmées. »

1874 – 10 juillet – NOTRE DAME DE SANTE PROTECTRICE DE LA VIGNE ET DE L’OLIVIER – Non seulement Notre Dame de Santé pouvait favoriser les moissons, mais elle protégeait aussi du gel des oliviers et veillait sur la vigne si l’on en croit cet ex-voto daté du 10 juillet 1874 : « Un froid rigoureux gèle-t-il les oliviers de no coteaux, et nos vignes n’offrent-elles plus qu’un bois stérile, vers qui faisons-nous monter nos prières ? Vers Notre Dame de Santé ».

1882 – 10 juillet : PLUS DE FILETS a la MER AU LEVER DU SOLEIL – Il est rappelé à la Prud’homie de pêche de Sanary que les règlements fixent « qu’au soleil levé, il n’y ait plus de filets à la mer »  (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 77-79).

1889 – 10 juillet : ORGANISATION DE COURS D’APPRENTIS MECANICIENS A BREST – Un arrêté ministériel du 1er octobre 1886 organisa à BREST un cours d’apprentis mécaniciens ; y étaient admis pour une période de 2 ans, des apprentis ayant reçu une instruction spéciale à l’école des mousses et des jeunes gens recrutés sur concours.. Un arrêté du 10 juillet 1889 compléta cette organisation en créant un cours de quartiers-maîtres pour les mousses qui n’avaient pas été admis au cours d’apprentis (HISTORIQUE DES ÉCOLES DE MÉCANICIENS ET  ÉNERGIE DE LA MARINE).

1890 – 10 juillet : Y AURA-T-IL UNE VOIE DE CHEMIN DE FER ENTRE LA GARE DE LA SEYNE ET LA VILLE ? – Ce ne fut qu’à la séance du 10 juillet 1890 que pour la première fois, au Conseil municipal de La Seyne, on parla d’un chemin de fer reliant la gare de La Seyne à la ville. Mais le projet n’aboutit pas (Marius Autran, tome 1, 1987).

1909 – du 10 au 16 juillet : REPLIQUES SISMIQUES VIOLENTES EN PROVENCE – Rappelez-vous, un séisme de magnitude 6,2 a détruit les villes de Lambesc, Saint-Cannat et Rognes dans le massif de la Trevaresse en Provence (Vaucluse). Dans les semaines suivantes, des répliques, parfois violentes, surviennent, jetant l’effroi parmi la population : le 10 juillet, à Meyrargues, les 12, 13, 14 et 16 juillet à Puyricard, Arles, Lambesc, Marseille et Toulon. C’est, à ce jour, le séisme le plus fort enregistré en France métropolitaine.

1914 – 10 juillet : Loi du 10 juillet 1914 portant création d’une caisse nationale des monuments historiques et des sites (réf. Légifrance).

Article 1

Il est créé, sous le titre de caisse nationale des monuments historiques et préhistoriques , un établissement public doté de l’autonomie financière, ayant pour objet exclusif de recueillir et de gérer des fonds destinés :

1° A être mis à la disposition du ministre de l’instruction publique et des beaux-arts en vue de la conservation ou de l’acquisition des immeubles et meubles classés;

2° A subvenir aux frais inhérents à la gestion de la caisse.

1915 – 10 juillet :

1. A Arras, l’église Saint-Jean-Baptiste est bombardée, en même temps que la cathédrale. Des obus provoquent un incendie, qui achève de la démolir. La nuit suivante, la tour carrée, déjà bien ébranlée et hachée par les obus, s’écroule, emportant les cloches avec elle. L’église entière n’est plus qu’un monceau de pierres et de poutres enchevêtrées. De toutes les églises d’Arras, elle est celle que les Allemands auront détruite le plus méthodiquement.

2. « Le Petit Journal » du 10 juillet annonce que les premiers « Poilus » en permission pour quatre jours sont arrivés hier à Paris. Et aussi : Stéphen Pichon assure que « nous ne fatiguerons pas », quelle que soit la durée de la guerre ; 11 000 prisonniers pris en trois jours par les Russes ; Un Spectateur fustige le professeur allemand Hans Delius qui reproche à nos troupes d’employer des soldats de couleur ; photo sous-titrée « le Kaiser est soucieux », situation militaire : journée relativement calme, Arras toujours bombardé, actions d’artillerie entre Oise et Aisne, Champagne, entre Meuse et Moselle, organisation des positions conquises dans les Vosges, tirs de barrage interdisant tout retour offensif aux Allemands ; les blessures du général Gouraud ; le vie dans les tranchées autour de Souchez, de notre envoyé spécial ; Pola, le grand port de l’Autriche, avec une carte.

 

-1916 – 10 juillet : VERDUN : Bilan d’une journée décisive.

Toute la journée, le 114e organise le terrain et les liaisons, tout en devant repousser à la grenade les patrouilles ennemies qui cherchent continuellement à reprendre l’initiative, à l’abri de barrages et de bombardements toxiques incessants.

Le téléphone ne peut être rétabli et les liaisons s’effectuent toujours par coureurs à travers boyaux et tranchées dans des conditions excessivement dangereuses.

En fin de journée, pilonnages, gaz asphyxiants et harcèlements continuent, et la situation est la suivante :

Sur la ligne intermédiaire (devenue 1e ligne) 3 compagnies du 114e tiennent bon entre le point X et Quatre-Cheminées.

Sur la pente Est du Ravin des Vignes la 4e compagnie du capitaine Jean Véron du 114e contient la progression allemande.

Sur la crête de Froideterre 2 compagnies du 6e bataillon du 297e RI occupent le terrain.

A droite, le village de Fleury est au main des Allemands à l’exception des dernières maisons au sud. Par contre la crête de la Poudrière est tenue par le 239e ainsi que l’est du village. Le JMO du 239e RI souligne fièrement qu’aucune unité du régiment n’a reculé et que les unités situées sur les terrains perdus se sont fait tuer sur place !

Les 4 compagnies du 121e BCA engagées dans la bataille sont anéanties à l’exception d’une centaine d’hommes regroupés autour du 359e RI : 580 chasseurs ont officiellement péri, les autres (presque 500) sont prisonniers ou portés disparus.

En fin de journée, au 114e, 500 hommes environ (morts, blessés ou disparus) sur 1200 manquent à l’appel. De nombreux blessés, dont Auguste Férole, sont dirigés vers l’hôpital de St Dizier.

De son côté le général Méric, commandant la 257e Brigade pourra souligner avec une fierté quelque peu assassine que « toutes les positions de sa brigade sont intactes malgré des pertes sévères » ! (Françoise et Pierre Férole, Michel Guironnet – à Verdun 23 juin au 10 juillet 1916, 7e épisode).

1918 – 10 juillet : Constitution de la République socialiste fédérative soviétique de Russie. Après la dispersion de l’Assemblée constituante dès le 6/19 janvier 1918, tout le pouvoir en Russie appartient aux soviets. Le Congrès panrusse des soviets proclame la République socialiste fédérative soviétique de Russie et adopte, le 12/25 janvier, la Déclaration des droits du peuple travailleur et exploité, proposée par Lénine, qui sera placée en tête de la Constitution du 10 juillet 1918.

1940 – 10 juillet :

1. Le maréchal Pétain reçoit du Parlement les pleins pouvoirs constituants. Fin de la Troisième République (Jean-Charles Volkmann, 2003.

Le Matin du jeudi 11 juillet). Vote par l’Assemblée nationale, réunie à Vichy, par 569 voix contre 80 et 15 abstentions (667 présents sur un effectif théorique de 850 – de nombreux députés et sénateurs n’ont pas pu rejoindre Vichy à temps) de l’acte attribuant « tous pouvoirs au maréchal Pétain à l’effet de promulguer une nouvelle Constitution de l’Etat français, garantissant les droits du travail de la famille et de la Nation. Marcel Astier crie : « Vive la République, quand même ». Sa voie est couverte par les députés et les sénateurs qui crient « Vive la France » (André Rossel, 1985).

La fidélité de ce Var que l’on dit « rouge » se traduit le 10 juillet 1940 par le choix du « non » aux pleins pouvoirs du Maréchal Pétain de la part de quatre de ses parlementaires – trois SFIO et un radical-socialiste – sur les six présents à Vichy ce jour-là, les deux députés absents, communistes, étant en prison (Jean-Marie Guillon, « La Résistance dans le Var », article de la rubrique Toulon et son agglomération – histoire, publication : mardi 8 juin 2004).

(Jean-Marie Guillon Université de Provence, Aix-Marseille I. Rappelons que, avant-guerre, la forte tradition républicaine du département s’incarnait dans un vote majoritairement à gauche, surtout socialiste ou socialisant, parfois communiste. En dépit de cette orientation, le développement de la Résistance n’est pas plus aisé qu’ailleurs dans ce département épargné par l’exode et les combats, loin des occupants et marqué, à Toulon tout au moins, par la présence de la Marine qui est l’un des piliers du régime nouveau.).

2. Les prisonniers politiques allemands doivent être libéréS (Paris-Soir, mercredi 10 juillet) : Une entente a été conclue entre la commission allemande d’armistice et la Délégation française, selon laquelle tous les détenus et condamnés qui ont été arrêtés ou jugé s en France pour actes en faveur du Reich allemands doivent être remis en liberté, et cela sans distinction de nationalité, y compris les Alsaciens.

1942 – 10 juillet : FRONT D’AFRIQUE : Le 10 juillet vers 6 heures, retentit un violent feu d’artillerie dans le nord du front. Ce qui se passait influença tout le déroulement ultérieur de la campagne. C’était la 9e Division australienne qui at­taquait. Elle bouscula la division Sabratha et anéantit la Compagnie d’écoute 621, une importante unité de renseignements. Ainsi, en même temps que la disparition des télégrammes du Caire, une nouvelle source d’informations se tarissait pour Rommel. Ce handicap ne pouvait plus être neutralisé pendant les combats décisifs de la position d’El Alamein (Paul Carell, Afrika Korps).

1943 – 10 juillet :

1. RENFLOUEMENT D’UN BÂTIMENT SABORDE A TOULON – La société FRA, Serra, qui a commencé l’opération de renflouement du contre-torpilleur « Aigle » le 17 mars, l’achève le 10 juillet. Le contre-torpilleur avait été sabordé à Toulon le 27 novembre 1942 (Saibène, Toulon et sa Marine).

2. FRONT D’Italie – DEBUT DU DEBARQUEMENNT ALLIE EN SICILE : En mai 43, les défaites des troupes de l’Axe en Tunisie, la libération de l’AFN qui devient une base de départ alliée, sont suivies par le débarquement de Sicile commencé le 10 juillet.

« Rome – 10 juillet – Le Grand quartier général des forces armées italiennes communique : La nuit dernière, l’ennemi, appuyé par d’importantes forces navales et aériennes, ainsi que par des détachements de parachutistes, a commencé son assaut contre la Sicile. Les forces de l’axe ont opposé à l’offensive ennemie une défense résolue. Les combats se déroulent le long de la côte sud-est de l’île.

« … La D.C.A. italienne et allemande a abattu 22 appareils … Trois navires de commerce jaugeant ensemble 23000 tonnes ont été attaqués et sévèrement endommagés par des avions torpilleurs italiens. »

3. PYRENEES ORIENTALES – CATALOGNE NORD – 11 travailleurs dont 3 requis sont expédiés vers le Reich (Arch. Dép. des Pyr.-Or., Dos Fourquet L2, Cahier messages de la gendarmerie, Office ré. Des ACVG, dossiers déportation) Henri Basson membre du Front national et militant du Parti communiste clandestin, Gispert Jean, sont arrêtés à Perpignan par la police allemande. Avec son ami Julien Dapere, Henri Basso faisait un intense travail de propagande. Il aidait Julien Depère à tirer les tracts et à les diffuser. Il fut déporté en Allemagne p* il rencontra Edmond Michelet (Arch. Dép. des Pyr.-Or., versement cabinet, 29-12-1956, L 65 et témoignage de Henri Basso 1980).

1944 – 10 juillet :

1. CAMPAGNE DE France : Départ de la moitié des miliciens du Var pour lutter contre les maquis de la région de Clermont-Ferrand (var39-45 / guerre / chrono).

2. LA RATION JOURNALIERE DE PAIN EST REDUITE A 75 GRAMMES (différents périodiques, dont l’Indépendant des Pyr.-Or., n° 148, p. 2, col. 2).

3. Grèves et manifestations pour le ravitaillement organisées par le PCF, le FN et la CGT et appuyées par des actions FTP à La Seyne, Toulon, Draguignan, Barjols, etc. (var39-45 / guerre / chrono). A Ollioules, la fabrique de pâtes est envahie par cent ménagères qui se saisissent de la marchandise. Mairies occupées à La Garde, Brignoles, Draguignan, La Valette, La Seyne, Saint-Tropez, Hyères, Saint-Raphaël, Vidauban… Magasins d’alimentation forcés à Bandol par des mères de famille dont les enfants ont faim (Charles Galfré, 2003).

4. Deux immeubles démolis par ordre des autorités allemandes dans la commune de Sanary (Archives de Sanary : Etat établi et signé par le Maire, le 31 juillet 1944).

5. PYRENEES-ORIENTALES – Un groupe de miliciens venus de Perpignan, arrête à Prades (ville de naissance de mes deux frères, note HR) Marcel Clos, responsable du M.L.N., et six autres résistants, Joseph Vidal, Georges Delbourg, Sylvain Deseige, Micle Salètes, Henri Salvat et Aimé Bigorre. Ils sont emmenés à Perpignan. Emprisonnés au siège de la Milice, rue Maréchal Foch, ils sont passés à tabac et se voient offrir une promesse de libération « moyennant finances ». (Arc. Des Pyr.-Or., Fods Fourquet CHG, L1 et archives du tribunal militaire permanent de Marseille.

 Simon Battle, le « Manchot », monté ravitailler le maquis au chalet des Cortalets, ne sachant pas ce qui s’était passé, s’est fait encerclé par les Allemands. Emprisonné à Perpignan d’abord, à Carcassonne ensuite, il sera torturé et exécuté (bâton de dynamite dans la bouche) à Baudrigues le 18 août 1944 au moment de la fuite des nazis (Arch. de l’Aude et divers témoignages).

-1948 – 10 juillet : Le contre-torpilleur « Tigre » est retiré du service actif ; il est placé en réserve A et rattaché à la compagnie de scaphandriers à Saint-Mandrier (Moulin Jean, 2006 – « Le contre-torpilleur Tigre »).

1953 – 10 juillet : LA REALITE DEPASSE LA FICTION – pour les actions viriles, il faut des produits virils. En 1915, il y avait 320381 débit vendant de l’alcool. On a gagné la guerre. En 1939, il n’y en avait plus que 250000. Passons sur ceux qui a suivi. (Information industrielle et commerciale, 10 juillet 1953).

-1955 – 10 juillet : Compte-rendu de la sortie géologique du 10 juillet 1955 sur Saint-Mandrier, par M. Paul REGAIGNON.

La presqu’île de Saint-Mandrier qui a été visitée ce jour-là appartient à la zone de dépression permienne qui se développe de Sanary à Saint-Raphaël sur plus de 100 kilomètres.

L’âge de cette formation est mal connu, mais on la rattache à l’Autunien, étage supérieur du Permien.

L’épaisseur du Permien est considérable ; au Luc, un sondage de 1.000 mètres n’a pas atteint sa base et à la gare de La Seyne, des recherches de charbon l’ont traversée sur 300 mètres de profondeur.

Le Permien offre tous les aspects propres aux terrains formés par des alternances répétées de conglomérats, de poudingues, de grès plus ou moins fins et de schistes délitables.

Il débute par un Poudingue à gros éléments du Houiller et des Phyllades.

Les grès fins sont compacts, résistants et bien diaclasés, les grès grossiers sont moins bien cimentés et présentent fréquemment des phénomènes de desquamation.

Les conglomérats et les poudingues sont aussi de résistances très variables.

Les intercalations schisteuses sont nombreuses et répétées.

L’aspect de ces alternances est très typique et partout semblable à lui-même ; leur disposition résulte des mouvements orogéniques pyrénéens.

Les mêmes variations lithologiques se répètent avec fréquence sur de courts espaces. Leurs teintes oscillent dans une gamme peu variée où les tons se marient plus qu’ils ne se heurtent,

À Saint-Mandrier, de la plage de la Coudourière, en regardant vers l’ouest, on découvre jusqu’à la pointe de Marégau, ce merveilleux paysage fait de hautes falaises, atteignant 100 mètres à la Renardière, aux couleurs toujours rafraîchies par la mer et montrant dans leur paroi les alternances répétées de schistes rouges, lie de vin, vert foncé ou noirâtres ; de bancs de grès fins ou grossiers gris, roses, rouges ou violacés, passant à de véritables arkoses ; d’argiles aux mêmes couleurs et, parfois, de tufs dacitiques blanchâtres et décomposés, qui descendent tous à 45° vers la mer, au sud et pendant régulièrement à l’ouest. Jolies falaises aux couleurs originales, couronnées de pins et dominant des plages de galets multicolores, comprenant des rhyolites et des dacites, témoins des épanchements des nombreux volcans qui illuminèrent les nuits Permiennes (Bull. de la Soc. Sciences Nat. et Archéolo Toulon et Var n° 88 – Octobre 1955).

1985 – 10 juillet : Le 10 juillet 1985, notre planète compte 5 milliards d’habitants.

2014 – 1er août : livret a 1% – Le taux de rémunération du livret A, actuellement à 1,25 %, va passer à 1 % à partir du 1er août 2014. C’est ce qu’a annoncé, jeudi 10 juillet 2014, le ministère des finances et des comptes public (publié le 25.07.2014 – Direction de l’information légale et administrative).

2015 – 10 juillet : Décès de l’acteur égyptien Omar SHARIF (il était né le 10 avril 1932).

2022 : Extraits des éphémérides du jour :

SANARY – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 57e livraison : ARRET DE SEPARATION D’OLLIOULES ET DE SANARY – Le 10 juillet, le Roi prononça un arrêt de séparation d’Ollioules et de Sanary qui fut exécuté le 25 août. Le refus d’Ollioules de ne pas s’occuper des choses de la mer entre en grande partie dans cette décision royale  (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982. Texte repris dans Rotger B., 1990, p. 13).

Castellan, 1937 : 1688, délimitation du territoire de Sanary –…du côté du couchant… la mer limite le terroir de Sanazaire, du côté du midi jusqu’à la rivière et sur le couchant, laquelle le séparera du couchant d’avec le terroir de Bandol et de la Cadière,… le terroir est séparé du couchant par la Ternide d’Aran, et septentrion par le terroir du Castellet… la Colle de pierre don, Gourdon et de là la Rêpe qui est une petite rivière qui sépare tout pays du lieu du terroir d’Ollioules et de Saint-Nazaire d’avec celui de Six-Fours du côté du Midi…

Rotger, 1984 : 1688, délimitation du territoire de Sanary –  … la rivière d’Aran séparant le territoire d’avec celui du Castellet… En remontant la Reppe, … la rivière sépare le terroir d’Ollioules et de Saint-Nazaire et en divers endroits d’avec celui de Six-Fours jusqu’à une terre dite La Grande Bastide appartenant au seigneur d’Ollioules… Le premier des termes sur les confins de Six-Fours, lequel terme

MARSEILLE – LES VIEILLES RUES ET AUTRES CONSIDERATIONS (Bouyala d’Arnaud).

57e livraison : A l’est de la place d’Aix, dans la direction de la gare, on trouve le BOULEVARD DE LA PAIX

Tracé sur la ligne de l’ancien rempart de Louis XIV, il conduisait au cimetière Saint-Charles, aujourd’hui désaffecté et à l’emplacement duquel se développe la nouvelle Faculté des Sciences. L’auteur du « Tableau des noms anciens et nouveaux des rues de Marseille » (1830) assure que « le nom du boulevard ne peut pas mieux lui convenir; on voit près de là le grand cimetière où on lit à chaque pas ces mots : Requiescant in Pace, écrits sur plusieurs tombeaux ».

UNE BLAGUE (courte) POUR LA ROUTE.

Marius dit à Olive :

-Tu sais, méfie-toi de Titin ! il est tellement hypocrite qu’il y a des fois où il ne l’est pas.

J’en ai terminé.

Je vous souhaite un excellent jeudi à tous.

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