ÉPHÉMÉRIDES DU 5 JUILLET

Published by

on

ÉPHÉMÉRIDES DU 5 JUILLET 2025 – 14e ANNÉE.

ILLUSTRATION – Isabelle à Baalbek.

LES FETES : Le 5 juillet, nous souhaitons une bonne fête aux Antoine-Marie dont le prénom vient d’Antoine-Marie Zaccaria, un saint né en 1502 à Crémone en Lombardie et mort le 5 juillet 1539. Il fut le fondateur de la congrégation des barnabite chargée de préparer les travaux du concile de Trente.

Profitons de l’occasion pour honorer la groseille dont c’est le jour au calendrier républicain, très exactement le 17e du mois de messidor An II.

Dicton : Pour la Sainte-Berthe, moisson ouverte.

LOCUTIONS ET TRADITIONS PROVENçALES : COURS : toute ville provençale a son cours planté de platanes et orné de cafés. On va promener sur le cours à 5 heures (prononcer le « s » final). A Marseille, c’est le cours Belzunce ; à Aix, le cours Mirabeau ; à Toulon, le cours Lafayette ; à La Seyne, le cours Louis Blanc, …

PENSEE. L’ambition souvent fait accepter les fonctions les plus basses : c’est ainsi que l’on grimpe dans la même posture qu’on rampe (Jonathan Swift)

ÉPHÉMÉRIDES :

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

LA SEYNE-SUR-Mer : 254e livraison. –1833 : Première école d’enseignement public de La Seyne (Loi Guizot) appelée école de la Dîme, qui deviendra plus tard école Martini (Marius Autran, Chronologie de La Seyne, 1967). La municipalité de La Seyne, présidée alors par Louis Balthazar Berny, boulanger, décida l’application de cette loi le 5 juillet 1833. La première école qui résulta de la délibération fut appelée École publique de garçons. La commune était bien pauvre et ne pouvait se payer le luxe d’une construction nouvelle. La Mairie, installée au 1er étage d’une étroite maison de la rue Carvin (boulangerie Erutti aujourd’hui), ne possédait aucun local valable. On eut recours à une structure religieuse abandonnée, l’ancienne chapelle de la congrégation des filles de la Miséricorde, au bas de la rue du Miseréré (rue d’Alsace), une seule classe fonctionna au début sous la direction de M. Martini. Trois ans plus tard, l’école transférée à l’Hôtel de la Dîme (Depuis le XVIIe siècle, la Dîme, comme on l’appelait familièrement, était utilisée par le Clergé pour la perception des impôts en nature dont il bénéficiait), s’agrandit d’une deuxième classe puis d’une troisième car il fallut créer aussi une école primaire supérieure (E.P.S.). L’école publique devint « l’école de la Dîme ». Pendant quelques années, on l’appela aussi École d’Enseignement Mutuel, expression qui se justifiait par des méthodes pédagogiques opposées à l’enseignement individualisé. Des groupements de huit à dix élèves étaient confiés à des élèves plus âgés, les moniteurs, qui recevaient eux-mêmes des leçons spéciales du maître d’école, On pensait pouvoir instruire beaucoup d’enfants avec un minimum de personnel. L’extrait cadastral de 1830 ci-joint montre bien la parfaite coïncidence du plan de la Dîme avec celui que les générations présentes ont connu. Le corps du bâtiment principal n’avait pas varié, ce qui signifie que les écoliers du début ont travaillé dans les locaux du XVIIe siècle et que par la suite, l’école n’a connu jusqu’en 1976 que des rafistolages, des agrandissements disparates dont l’harmonie était pour le moins discutable (Marius Autran, tome 3).

OLLIOULES : 254e livraison. –1721 – 4 juillet : PESTE – [Castellan, 1937) Le 4 juillet 1721 – La contagion ayant tendance à disparaître, le bureau de Santé décida que tous les corbeaux et autres gens nécessaires à l’infirmerie n’entreraient plus dans Ollioules et les hommes et les femmes qu’on a mis aux soins des malades qui se trouvent détachés dans ce lieu sortiront d’y celui ou tout au moins qu’elles ne sortiront point de leurs maisons pour aller prendre les provisions nécessaires pour  leurs malades ; des gardes seront à leurs personnes, et ce seront les derniers qui se rendront aux barrières du pont de Toulon deux fois par jour, où le pain, le vin, viande et autres leur seront distribués… Quant aux femmes soumises aux soins des malades, elles ne sortiront point des maisons où elles se trouvent et, à l’avenir, elles ne seront plus commises à cet emploi…Assignation des bastides de Elzéard Bernard dite de Saint-Lazare, de Louis Lantier du pont de Toulon et de Joseph Lardier, fleuriste, comme lieu de retraite aux convalescents. [Par ordonnance du marquis Dupont, commandant de Toulon, un sergent et dix soldats de Brie partent de Toulon pour Ollioules pour se mettre aux ordres du commandant, Consuls et maire du lieu car il n’y a plus personne pour assurer de telles fonction.]

SANARY – 354e livraison. –1804 – 4 juillet : Le 15 messidor an 12 (4 juillet 1804),au large de Sanary,  un corsaire ennemi ayant arboré une flamme tricolore avait poursuivi jusque sous la batterie de LA CRIDE, un bâtiment français chargé d’huiles. La batterie ne réagit pas à cette incursion, comme elle l’aurait dû, car malgré qu’il ait arboré un faux pavillon, le navire aurait dû répondre à la demande d’identification par le signal du jour que la vigie était tenue de lui demander. Il est vrai que le gardien de la batterie ne savait ni lire ni écrire, et qu’il était bien en peine de connaître lui-même le signal du jour sur la notice qu’on lui avait confiée. De plus, les deux canonniers de service semblaient avoir été absents de leur poste. Les chefs, capitaine, Lieutenant, Sergent-major, étaient logés dans le village. Le Capitaine qui aurait dû faire régulièrement le contrôle du service, pré­venait du jour où il devait faire sa visite à la batterie, de sorte que ce jour là, les hommes de garde étaient présents. Il n’en était pas de même les autres jours. De plus, une surveillance de la côte était des plus nécessaire car le Préfet avait prévenu que les anglais avaient jeté à la mer des hardes et des ballots susceptibles d’être contaminés « sans doute pour nous affliger de quelque fléau destructeur sans doute plus grand que celui de la guerre ». Le maire prit un arrêté interdisant à quiconque de ramasser ces objets, mais de les signaler, sous les peines les plus graves, pouvant aller jusqu’à la peine de mort. (Archives).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS. 553 livraison : –1777 – du 3 au 5 juillet : L’EMPEREUR D’Autriche EN VISITE INCOGNITO A TOULON – Début juillet 1777, Toulon ville eut la visite de Monsieur, comte de Provence, frère de Louis XVI, et de Joseph II, frère de Marie-Antoinette, qui voyageait sous le nom de comte de Falkenstein. Les deux princes visitèrent le port, l’arsenal, et se rendirent aux Sablettes ; de grandes fêtes eurent lieu en leur honneur. Le comte de Provence ayant prolongé son séjour après le départ de Joseph II, on lui donna le simulacre, d’un combat naval (Paul Maurel, 1945). Des manœuvres combinées (armée de Terre et Marine) furent effectuées devant le frère du roi ; on lui offrit également le simulacre d’un combat naval : dans ce but, quatre vaisseaux furent embossés pour combattre à l’ancre et les huniers hauts, entre la Grosse Tour et Balaguier, tandis qu’une petite escadre adverse de quatre frégates évoluait sous voiles en rade des Vignettes. Le prince assista à ce spectacle à bord du vaisseau La Provence. En outre, la galère L’Ambitieuse était venue de Marseille pour satisfaire sa curiosité. Rendant hommage à notre pays, le comte de Provence voulut connaître nos environs et prit, paraît-il, beaucoup de plaisir, avec sa suite, à participer à une partie maritime à laquelle des pêcheurs l’avaient convié. Il apprécia avec ces gens une succulente soupe de poissons et une délicieuse bouillabaisse (Louis Baudoin, 1965, p. 286-287).

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES (L’intégrale).

-1189 – 5 juillet : le roi d’Angleterre Henri II Plantagenet meurt à Chinon, tandis qu’il combat la révolte de ses fils soutenus par leur mère, Aliénor d’Aquitaine. Sa dépouille est inhumée dans l’abbaye de Fontevraud, ce prince français est aussi roi d’Angleterre.

–1194 – 5 juillet : RICHARD CŒUR DE LION PREND LE CAMP DE Philippe Auguste – Dans une clairière de Fréteval, près de Blois, le 5 juillet 1194, les hommes de Richard Cœur de Lion prennent en embuscade le camp du roi de France Philippe Auguste. L’embuscade survient peu après que le roi d’Angleterre est sorti d’une longue captivité en Autriche. Ayant retrouvé son trône, il tente de récupérer les possessions des Plantagenêt que n’a pas su conserver son frère Jean sans Terre pendant son absence… Surpris à Fréteval, les Français se débandent en abandonnant leurs affaires, y compris les archives qui suivent le roi dans tous ses déplacements. Pour éviter le renouvellement de la mésaventure, Philippe Auguste décide de conserver ses sceaux et documents officiels à Paris, dans un bâtiment dédié aux archives royales et placé sous la surveillance d’un… « garde des Sceaux ». C’est depuis lors sous cette dénomination qu’est officiellement désigné en France le ministre de la Justice.

–1218 – 5 juillet : Villula de Feiam (charte aux archives de la Major). Feians, ancienne maison de la prévôté du Chapitre de la Major, commune de Marseille, quartier de Mazargues, sur Couffone. C’était là que se trouvait la limite de la juridiction de l’abbaye de Saint-Victor.

–1288 – 5 juillet : Candariera (acte notarié). La Cadenière – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel à Tribols (1872).

–1326 – 5 juillet :

1. Turris de Planesiis (délibération du conseil municipal). Planier – île et phare à trois lieues de Marseille (1872). Malgré sa petite dimension et son peu de relief, l’îlot de Planier est assez bien documenté au Moyen Âge, tout particulièrement en raison de la présence d’une tour (turris) à partir du début du XIVe s.

2. Montanen de Riou (délibéra­tion prise en conseil à Marseille). Riou – île, commune de Marseille ; il y avait autrefois une vigie dont la tour est aujourd’hui en ruines (Mortreuil, 1872). L’île de Riou est mentionnée généralement en raison de la présence d’un farot à son sommet. C. Rostaing (1950, 87, 242) fait dériver le nom d’un oronyme Rivus, cas que nous retrouvons à l’origine de celui de Montrieux (Montis Rivis, Var), d’après Raymond Boyer, 1980.

-1543 – 5 juillet : Les Turcs sont à marseille – A la suite de l’alliance franco-turque, l’amiral turc Barberousse est de retour la même année avec une flotte de guerre de 150 navires et 14000 soldats. Il saccage au passage Reggio di Calabria, la Calabre et la Campanie ; mouille à Ostie mais évite d’atteindre Rome afin de ne pas indisposer l’allié français. Le 5 juillet, il est à Marseille, reçu avec les honneurs par toute la noblesse locale, y compris, inexplicablement, le comte Orsini, amiral des galères du Pape. Personne ne dit mot des milliers de chrétiens prisonniers à bord des navires turcs qui seront envoyés pour la plupart à Constantinople. A Marseille l’escadre turque est renforcée par 20 galères et 18 navires de charges français. Les deux escadres se lancent à l’assaut de Nice le 22 août, mais ne peuvent venir à bout de la ville assiégée. L’annonce de l’arrivée de la flotte impériale de Doria, toujours à Gênes, provoque le retour des franco-turcs à Marseille (Henri Ribot : Atelier « Découvertes et Civilisations » du 23 février 2010 – Marines et guerres navales au 16ème siècle).

–1625 – 5 juillet : (Maurel M., 1974) La pension de Bormes pour le Dom, de 88 écus et 25 sols pour un capital de 1434 écus, est réduite à 71 écus 42 sols par la chartreuse de la Verne (Boyer, notaire). Elle est payée au 1er juillet. Suivant la transaction passée, les habitants de Bormes ont le droit de faire du bois pour leur usage à brûler, et à faire paître les bestiaux dans ce quartier de terres de la Verne appelé le Dom.

–1708 – 5 juillet : Métiers de la mer autres que pêcheurs – Jugement de l’amiral de France déclarant de bonne prise la tartane « La Sainte-Croix », de La Seyne, qui a été reprise à un corsaire anglais. Le 1er février 1709, le capitaine Guillaume Barthélemy reçoit de l’Amirauté, à titre exceptionnel, la moitié du produit de la vente de la Sainte-Croix et de son chargement (Louis Baudoin, 1965).

–1739 – 22 février et 5 juillet : La chartreuse de la Verne veut obliger tous les hommes de Bormes, depuis l’âge de 14 ans, à lui passer reconnaissance du Dom suivant la transaction de 1235. Ce que la communauté de Bormes conteste et porte à Aix. 5 juillet – Confirmation de la reconnaissance de la communauté de Bormes : (…) suivant une transaction passée… les habitants ont le droit de faire du bois pour leur usage à brûler, et à faire paître les bestiaux dans ce quartier de terres de la Verne appelé le Dom, moyennant la cense de 5 livres de poivre et de 5 livres de cumin qui a été convertie en 6 livres en argent qu’elle paie annuellement à la dite Chartreuse (Mireille Maurel, 1974).

1770 – 5 juillet : DESTRUCTION DE LA FLOTTE TURQUE MOUILLEE DANS L’ÎLE DE CHIO – Pour la première fois dans l’histoire, à l’occasion de sa guerre avec la Turquie, la Russie envoya une escadre, formée en Baltique, dans la Méditerranée, sous le commandement des amiraux Orloff et Spiridoff et avec les « conseillers » anglais Ephingstone et Greig, qui jouèrent un rôle important dans la destruction, à l’aide de brûlots, de la flotte turque à Tshesmé, dans l’île de Chio, le 5 juillet 1770.

En arrivant en Méditerranée cette escadre avait été accueillie à Port-Mahon… rendu par la France aux Anglais en 1763. A cette nouvelle le ministre avait écrit à Toulon : « Comme il est possible que cette escadre s’approche de nos côtes et qu’elle se trouve avoir besoin de vivres et de quelques autres secours, l’intention du roi est qu’ils lui soient fournis., en les payant argent comptant. » ;

En fait, cette première escadre russe de Méditerranée ne parut pas à Toulon, mais la guerre navale russo-turque dans l’Archipel, encouragea la piraterie des Grecs contre tous les navires de commerce. A la demande de la Chambre de Commerce de Marseille, deux frégates et deux chébecs y furent envoyés sous le commandement de M. de Sade et y furent relevés par d’autres, six mois après. La Pleiade, une des dernières frégates qui y furent envoyées ramena à Toulon un chébec-pirate qui fut déclaré de bonne prise. (Lepotier, Toulon, 1961).

–1777 – du 3 au 5 juillet : Monsieur, comte de Provence, frère de Louis XVI, en visite à Toulon – Début juillet 1777, Toulon eut la visite de Monsieur, comte de Provence, frère de Louis XVI, et de Joseph II, frère de Marie-Antoinette, qui voyageait sous le nom de comte de Falkenstein. Les deux princes visitèrent le port, l’arsenal, et se rendirent aux Sablettes ; de grandes fêtes eurent lieu en leur honneur. Le comte de Provence ayant prolongé son séjour après le départ de Joseph II, on lui donna le simulacre, d’un combat naval (Paul Maurel, 1945). Visite de hauts personnages à Toulon et à La Seyne : Dans les premiers jours du mois de juillet 1777, deux hautes personnalités arrivèrent à Toulon : le comte de Provence, jeune frère du roi régnant Louis XVI, et l’empereur d’Autriche, Joseph II, voyageant sous le nom de comte de Falkestein, tous deux à titre privé. Naturellement, de brillantes fêtes eurent lieu néanmoins en l’honneur du comte de Provence, tandis qu’une certain discrétion était observée pour l’empereur. Ce dernier arriva le 3 juillet. Il visita le port de Toulon, son arsenal et la rade qu’il trouva fort belle ; il vint aussi à La Seyne où il fut reçu avec respect par la municipalité et fit une excursion au lazaret de Saint-Mandrier et à la plage des Sablettes. L’empereur Joseph II était le frère de la reine de France, Marie-Antoinette, femme de Louis XVI alors régnant ; tous deux promus à un tragique destin. Quant au comte de Provence, arrivé le 4 au soir à Toulon, il assista, en compagnie de l’empereur, au lancement du vaisseau Le Caton, opération exécutée avec succès et dont les princes furent satisfaits. Le reste de la soirée fut employé à leur montrer la fabrication d’un câble pour navire, le filage du chanvre pour les cordages et les agrès, ainsi qu’un bassin de radoub. Joseph II quitta Toulon le lendemain, 5 juillet, tandis que le comte de Provence prolongea son séjour de quelques journées. Des manœuvres combinées (armée de Terre et Marine) furent effectuées devant le frère du roi ; on lui offrit également le simulacre d’un combat naval : dans ce but, quatre vaisseaux furent embossés pour combattre à l’ancre et les huniers hauts, entre la Grosse-Tour et Balaguier, tandis qu’une petite escadre adverse de quatre frégates évoluait sous voiles en rade des Vignettes. Le prince assista à ce spectacle à bord du vaisseau La Provence. En outre, la galère L’Ambitieuse était venue de Marseille pour satisfaire sa curiosité. Rendant hommage à notre pays, le comte de Provence voulut connaître nos environs et prit, paraît-il, beaucoup de plaisir, avec sa suite, à participer à une partie maritime à laquelle des pêcheurs l’avaient convié. Il apprécia avec ces gens une succulente soupe de poissons et une délicieuse bouillabaisse (Louis Baudoin, 1965, p. 286-287). L’empereur d’Autriche, Joseph II, frère de Marie-Antoinette, reçu par la municipalité de La Seyne, fit une excursion au Lazaret de Saint-Mandrier et à la plage des Sablettes (Gisèle Argensse, 1989, p. 37).

–1790 – du 5 juillet : L’Assemblée départementale, réunie à Toulon dans la chapelle du couvent des Minimes le 5 juillet 1790 puis du 17 au 20 de ce même mois, discuta du problème du chef-lieu du département. L’alternat fut finalement repoussé. Mais on ne parvint pas à choisir un siège unique, les orateurs les plus influents argumentant chacun en faveur de sa ville. En définitive, l’affaire fut renvoyée devant l’Assemblée nationale. Celle-ci, par décret du 4 septembre 1790, désigna Toulon (Alain ROBERT, 1979).

–1793 – 5 juillet : « nécessité d’anéantir la horde des conspirateurs qui s’occupe de faire « insurger les départements contre la Convention Nationale ». – Le 5 juillet à dix heures du matin, à la séance publique du conseil du département de la Drôme, se présenta le citoyen Carteaux, général de brigade de l’armée des Alpes. Il déposa sur le bureau l’ordre du citoyen Létenduer, général de brigade, commandant provisoire de l’armée des Alpes, lui enjoignant de se rendre à Valence pour s’opposer à tout rassemblement illégal de troupes et notamment à la jonction de la colonne marseillaise avec celle de Lyon. En présence d’Albitte, représentant du peuple, envoyé près l’armée des Alpes, le procureur général syndic insista sur le concours assuré de l’administration du département et communiqua les arrêtés conformes déjà pris par cette administration. Depuis la réunion des quarante-deux sociétés populaires à Valence (24-26 juin), les délégués de ces sociétés avaient compris la « nécessité « d’anéantir la horde des conspirateurs qui s’occupe de faire « insurger les départements contre la Convention Nationale ». Après s’être prononcée pour la Convention, l’administration précédente avait pris les 2 et 3 juillet précédents des arrêtés propres à détruire la rébellion du district de l’Ouvèze. Le 2 juillet, lui était parvenue en effet une lettre de Carteaux, avant 10 heures du matin, datée de Grenoble du 1er et tendant à assurer le succès de la mission qui lui était confiée. La délibération du 5 juillet prouve que la masse des habitants du sud du département de la Drôme était hostile aux rebelles du Midi. Albitte insista sur « l’horreur » de la conduite de ces derniers. Le conseil décida la transcription, sur le registre de ses délibérations, de l’ordre du général Létenduer, signé le 1cr juillet, et de la réquisition conforme des représentants du peuple près l’armée des Alpes. Les commissaires du département, désignés le 8, étaient invités à surveiller plus spécialement les lettres émanées des rebelles du Midi et principalement de ceux de Lyon et de Marseille. D’une manière générale, le conseil s’engageait à veiller à l’exécution de tous les ordres et des réquisitions, prises par Albilte et par Carteaux. Une nouvelle séance eut lieu à 5 heures du soir. Lors de son passage à Romans, Carteaux avait requis la commune de Romans et celle du Bourg-de-l’Unité de faire partir pour Valence « le plus de gardes nationales » possible. Par une lettre du 4 juillet, le directoire du district de Romans demandait si la réquisition devait être étendue aux communes de son ressort, dans un moment où les citoyens sont occupés aux moissons. Cette pétition fut renvoyée à Carteaux (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).

–1794 – 5 juillet (17 messidor an II) : certificats de résidence, de vie et de non détention – Le Conseil Municipal de Port de la Montagne, réuni le 17 messidor an II (5 juillet 1794), alors que le décret du 22 Germinal an III autorisant la rentrée des émigrés n’était pas encore connu, constate qu’un grand nombre d’ouvriers affluent dans la commune. On délivre des certificats de résidence, de vie et de non-détention en quantité au point qu’il faut prendre rang et que la liste des cas à examiner est affichée la veille (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

–1795 – 5 juillet (17 messidor an III) : Joseph Xavier Portal est fusillé – Après jugement par la commission militaire de Toulon, Portal qui, à la tête du bataillon du Beausset, avait partagé tous ses excès et pris part à l’assassinat de Camus, notaire au Beausset, fut exécutés le 17 messidor sur la place d’armes (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815). Joseph Xavier Portal est arrêté à Toulon, jugé, condamné à mort et fusillé sur la place d’armes de Toulon le 17 messidor an III ? (5 juillet 1795) (Delaforge G., 1995, p. 110).

–1797 – 5 juillet (17 messidor an V) : assassinat du citoyen Aubert, commissaire du directoire exécutif – Les royalistes de Toulon ne désarment pas : Le 17 messidor, les ministres de l’intérieur et de la police sont informés de l’assassinat du citoyen Aubert, commissaire du directoire exécutif près le tribunal criminel du canton, par l’émigré Jauffret, dit Chevalier, maçon de son état, résidant à Valette. La victime a été fusillée à la campagne entre son fermier et une petite fille. Il y a eu des assassinats dans le territoire de Solliès. Deux cultivateurs toulonnais, malgré les réclamations du juge de paix rural ont été appréhendés et arbitrairement accompagnés dans le haut Var pour être traduits à Manosque, abandonnés en route par les gendarmes et assassinés par les bandes qui infestent la campagne (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

–1799 – 5 juillet  : EXPEDITION D’EGYPTE – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 (Abd-al-Rahman al-Jabartî), traduit et annoté par Joseph Cuoq, préface de Jean Tulard. Albin Michel). – Vendredi 1er jour du mois de Safar 1214 (5 juillet 1799) – Libération d’un proche du katkhudâ du Pacha ; prisonnier d’abord à Guizéh, puis à la Citadelle, où il fut emprisonné avec un katkhudâ de ses parents. Il fut relâché, tandis que l’autre resta en prison.

–1815 – 5 juillet : Furieuses et irritées, les troupes françaises avaient évacué Paris le 5 juillet 1815 à la suite de la signature de la convention avec le commandement coalisé (Louis Baudoin, 1965 , p. 455).

-1830 – Le 5 juillet, le maréchal Bourmont s’empare d’Alger avec un corps expéditionnaire de 35.000 hommes.

–1833 : Première école d’enseignement public de La Seyne (Loi Guizot) appelée école de la Dîme, qui deviendra plus tard école Martini (Marius Autran, Chronologie de La Seyne, 1967). La municipalité de La Seyne, présidée alors par Louis Balthazar Berny, boulanger, décida l’application de cette loi le 5 juillet 1833. La première école qui résulta de la délibération fut appelée École publique de garçons. La commune était bien pauvre et ne pouvait se payer le luxe d’une construction nouvelle. La Mairie, installée au 1er étage d’une étroite maison de la rue Carvin (boulangerie Erutti aujourd’hui), ne possédait aucun local valable. On eut recours à une structure religieuse abandonnée, l’ancienne chapelle de la congrégation des filles de la Miséricorde, au bas de la rue du Miseréré (rue d’Alsace), une seule classe fonctionna au début sous la direction de M. Martini. Trois ans plus tard, l’école transférée à l’Hôtel de la Dîme (Depuis le XVIIe siècle, la Dîme, comme on l’appelait familièrement, était utilisée par le Clergé pour la perception des impôts en nature dont il bénéficiait), s’agrandit d’une deuxième classe puis d’une troisième car il fallut créer aussi une école primaire supérieure (E.P.S.). L’école publique devint « l’école de la Dîme ». Pendant quelques années, on l’appela aussi École d’Enseignement Mutuel, expression qui se justifiait par des méthodes pédagogiques opposées à l’enseignement individualisé. Des groupements de huit à dix élèves étaient confiés à des élèves plus âgés, les moniteurs, qui recevaient eux-mêmes des leçons spéciales du maître d’école, On pensait pouvoir instruire beaucoup d’enfants avec un minimum de personnel. L’extrait cadastral de 1830 ci-joint montre bien la parfaite coïncidence du plan de la Dîme avec celui que les générations présentes ont connu. Le corps du bâtiment principal n’avait pas varié, ce qui signifie que les écoliers du début ont travaillé dans les locaux du XVIIe siècle et que par la suite, l’école n’a connu jusqu’en 1976 que des rafistolages, des agrandissements disparates dont l’harmonie était pour le moins discutable (Marius Autran, tome 3).

–1833 – 5 juillet : Décès de Joseph Nicéphore Niepce, physicien et inventeur de la photographie..

–1844 – 5 juillet : La première récolte des prairies naturelles a lieu vers le 15 mai. Le froment, au bord de mer, mûrit à la fin de juin ; dans l’intérieur du département, du 25 juin au 5 juillet. La maturité de l’orge et celle de l’avoine précèdent partout celle du blé de 8 à 10 jours. Les grains sont ordinairement coupés à la faucille ; la faux seulement pour les moissons hautes et serrées. On lie les gerbes avec les épis les plus longs, et on forme des meules en plein air en attendant de les fouler. Tout le grain du Var est ordinairement enfermé le 2 septembre : on le foule sur un terrain battu ou sur des aires pavées et disposées à cet usage. Les gerbes transportées dans l’aire y sont disposées en rond et par couches, un travailleur se place dans le centre, tenant d’une main le fouet et de l’autre une longe avec laquelle il dirige les bœufs, chevaux ou mulets qu’il fait marcher ou trotter autour de lui ; quelques-uns de ses compagnons retournent la paille et la repoussent sous les pieds des animaux jusqu’à ce qu’elle soit entièrement brisée. Cette pratique présente une grande économie de temps et de main d’œuvre, mais, si elle dispense de hacher la paille qui sert à nourrir les bêtes durant l’hiver, elle a l’inconvénient de laisser beaucoup de blé dans les épis et d’occasionner ainsi une perte considérable de grains. Le foulage terminé, on transporte la paille brisée dans les greniers au moyen de draps ou de filets de corde ; on nettoie le grain en le jetant en l’air, lorsqu’il fait du vent, et on le soumet ensuite à plusieurs criblages. L’emploi du van est inconnu (Statistique du département du Var ; chapitres se rapportant à Sanary, année 1844).

–1867 – 5 juillet : Agenda de Jean-Baptiste Hermitte, premier adjoint de Marius Michel, maire de Saint-Nazaire (Sanary) – une brise forte souffle du large , celle qu’on appelle Emba.

–1876 – été : Été caniculaire (herage./ histoire climat 5). 21 juin : à Paris il a fait jusqu’à 34,60°C. Dès le 5 juillet, il a fait très chaud, 34°C à Carcassonne. On note 39,30°C le 27 juillet, 40,20°C le 28 juillet. Cela persistera jusqu’au début août et la sécheresse s’installe. 13 août : canicule avec 36,20°C à Paris! il n’y a pas eu de pluie sérieuse pendant 53 jours (juillet 0,80 mm) du 26 juin au 18 août. 25/08/1876 : 7°C à Paris.

–1879 : Hiver froid et anormalement long. 5 juillet : seulement 8,20°C minimum Paris. 21 juillet : pas plus de 16°C à Paris (la climatologie / intemperies / tableau 4).

–1905 – 5 juillet : Accident de sous-marin – Le Farfadet est accidenté Lac de Bizerte par noyage du bâtiment (erreur humaine et/ou avarie ?) ; 14 morts, 3 rescapés dont le Commandant (Georges Kévorkian, 2005).

–1912 – 5 juillet : Hôpital de la Marine – L’abbé Spariat, curé aumônier a célébré à la chapelle de l’hôpital de la Marine à Saint-Mandrier l’office des morts du Michelet. Le contre-amiral Bris représentant le ministre de la marine, vient visiter les blessés et lors d’une émouvante cérémonie remet des décorations aux marins (Gisèle Argensse, 1989, p. 140-141)

–1914 – 5 juillet : Guillaume II assure François-Joseph – Le dimanche 5 juillet 1914, l’empereur allemand Guillaume II reçoit à Berlin l’émissaire du comte Berchtold, ministre austro-hongrois des Affaires étrangères. Le gouvernement bicéphale de Vienne, tiraillé entre la partie autrichienne et la partie hongroise, s’apprête à punir les Serbes pour leur implication dans l’assassinat d’un archiduc à Sarajevo mais il souhaite obtenir au préalable l’aval de son allié allemand. Le Kaiser a quelque remords d’avoir dissuadé l’Autriche-Hongrie de calmer les ardeurs serbes lors des guerres balkaniques des années précédentes. Il ne veut pas cette fois refaire la même erreur et fait dire à l’empereur François-Joseph 1er qu’il «se tiendra en toutes circonstances fidèlement aux côtés de l’Autriche-Hongrie»… Puis, pour bien montrer que le conflit ne doit pas déborder du cadre local austro-serbe, il part pour une croisière de trois semaines le long des côtes norvégiennes sur son yacht Hohenzollern ! Les Le comte Bechtold et le maréchal Conrad von Hötzendorf, chef de l’état-major austro-hongrois, arrivent à convaincre François-Joseph et le comte Tisza, chef du gouvernement hongrois, d’envoyer une note comminatoire au gouvernement serbe. Mais on est déjà le dimanche 19 juillet. L’attentat de Sarajevo est oublié de l’opinion européenne. L’émotion est retombée et chacun, sur le continent, a la tête ailleurs.

–1916 – 5 juillet : Première parution du “Canard enchaîné”.

–1940 – 5 juillet : KLAUS MANN – « LE TOURNANT » : « Dans le train, entre Kansas City et Los Angeles – 5 juillet : De Washington à Chicago ; là, rencontre avec mes parents et Erika. Le trajet déjà familier à travers le désert, cette fois en famille (En français dans le texte). (Je me souviens de l’été précédent, de Iouri. Il va se marier, il aura des enfants. Moi pas. Et les années passent.) On parle beaucoup. De la guerre. La nouvelle volonté de résister de l’Angleterre. (E. voudrait aller à Londres.) Parlé également du journal. Encouragé par l’intérêt chaleureux du Magicien.

« Lectures. A nouveau très ému par l’Amerika de Kafka. Certes, il pèse moins lourd que les deux autres grands fragments de roman; mais c’est justement cette légèreté qui fait d’Amerika un phénomène unique dans l’œuvre de Kafka. Dans le Château et dans le Procès, ainsi que dans les petites œuvres en prose, il peut y avoir des passages d’un comique macabre (il m’arrive aussi souvent de pleurer d’amères larmes de rire en lisant Kafka qu’en lisant Marcel Proust); mais le comique y fait toujours et seulement l’effet d’un masque derrière lequel se cache, orgueilleux et railleur, un visage d’un tragique désespérant et désespéré. Le désespoir qui ne peut jamais, comme par exemple chez Kierkegaard, trouver son salut dans la foi, mais qui est la « maladie mortelle » la plus horrible, la plus définitive — ce n’est que dans le fragment Amerika que Kafka en semble libéré. Libéré ? Ah, pas tout à fait, sans doute ! Mais dans ce livre — et nulle part ailleurs — il existe bien une volonté de libération. Un prisonnier s’évade, erre sous des cieux étrangers, se risque dans des régions inconnues. Le pays qu’il découvre — ou bien l’invente-t-il ? — est fertile en terreurs; mais les brises y soufflent plus légères. L’étreinte crispée du désespoir se relâche; on peut de nouveau respirer… Je regarde par la fenêtre de notre Pullman. Dehors, tout est vide et sauvage. Si Kafka avait connu la véritable Amérique, que serait-il advenu de son rêve burlesque et grandiose ? Mais peut-être le rêve du poète est-il plus vrai, plus réel que notre réalité. Le rêve vit et crée. C’est du rêve que vient l’espoir. L’espoir en l’Amérique…

« Amerika est le livre le plus serein de Kafka. A souligner dans la préface. »

–1943 – 5 juillet :

1. FRONT RUSSE – début de la célèbre bataille de Koursk : Le matin du 5 juillet, une violente bataille s’engagera au Sud d’Orel et au Nord de Belgorod marquant le début de la célèbre bataille de Koursk, restée inégalée par l’envergure des opérations et l’effort des armées Près de 1 200 chars participeront à la bataille qui dura toute la journée pour s’achever par la victoire des Forces armées soviétiques qui prendront ainsi, et solidement, l’initiative stratégique. Au total, en cinquante jours de combats, les Allemands auront perdu plus d’un demi-million de soldats et officiers tués ou blessés, 1 500 chars, 3 000 canons et plus de 3 700 avions. Evoquant l’importance de la victoire devant Koursk, le maréchal Constantin Rokossovski écrira dans ses mémoires : «… Le peuple soviétique et ses forces armées sont parvenus à un tournant décisif de la guerre. Notre commandement a définitivement pris l’initiative.» Le maréchal Guéorgui Joukov ajoutera: « Cela témoignait de l’épuisement de l’Allemagne. Aucune force ne pouvait plus maintenant la sauver. Ce n’était plus qu’une question de temps.»

2. Le contre-torpilleur « Valmy » a pris le chemin de l’Italie, décision unilatérale qui se traduit le 6 juillet par une protestation de l’amiral français Danbé et par l’arrêt des travaux d’achèvement, en vue de leur mise à disposition de l’Axe, des trois torpilleurs en construction – « Bison », « Intrépide » et « Téméraire ». Nous verrons comment cela évoluera dans les jours qui suivront. Toutefois, Allemands et Italiens se sont fait ouvrir les portes des entrepôts de la Marine française ; ils établiront deux inventaires distincts des marchandises qui s’y trouvaient à la date du 27 novembre 1942 et videront ainsi les réserves au profit de la Marine et de la Quatrième armée italiennes, de l’armée allemande et les grandes firmes industrielles italiennes « Fabriguerra », en fait un département du ministère chargé de l’industrie de guerre.

–1944 – 5 juillet :

1. CAMPAGNE DE FRANCE – Front Sud : Le 5 juillet, Toulon a subi son sixième bombardement, causant des dégâts considérables à l’arsenal, où les bombardiers quadrimoteurs américains ont concentré leur tir . Un exercice d’artillerie a révélé des difficultés logistiques dues à la variété des matériels et des munitions utilisés . Ce bombardement, le premier des bombardements précurseurs au débarquement de Provence, était centré sur Missiessy et Castigneau, mais a également touché la ville . 150 B-24 Liberator ont attaqué l’arsenal pendant près d’une heure en deux passes séparées d’une vingtaine de minutes . Les dégâts ont coupé l’eau et l’électricité pour longtemps . Deux U-boote ont été touchés, cinq autres endommagés, et deux patrouilleurs coulés. Le sous-marin Galatée, restitué à la France et mouillé au Lazaret, a été coulé lors de ce bombardement.

2. Crimes contre l’humanité – Quinze Seynois sont morts dans les camps de concentration nazis en 1943, 1944 ou 1945 : parmi eux PESQUET Edmond Pierre Joseph (L’acte de décès porte la mention Mort pour la France) – Mort dans le convoi de déportés entre le 2 et le 5 Juillet 1944, entre Compiègne et Dachau (Allemagne).

3. CAMPAGNE DE FRANCE – Front Sud Archives de Sanary, date 5/7/1944, n° 3025. Une lettre à mettre en rapport avec la liste des maisons à évacuer et à détruire à Sanary, datée du 11 et du 25 juillet 1944 :] « Le Président de la Coopérative vinicole de Sanary-s/Mer à Monsieur le Maire de la commune de Sanary s/mer. Sanary, le 5 juillet 1944. Monsieur le Maire, notre Conseil d’Administration au nom de 223 petits ou moyens propriétaires groupés en coopérative de vinification, a l’honneur d’attirer votre attention sur la prévision par les autorités allemandes de la destruction de notre cave coopérative. Elle est en effet comprise dans une liste, malheureusement très longue, qui prévoir l’arasement de tous les immeubles se trouvant entre la Reppe (y compris la Sarrasine), la mer, la rue Granet, le Vallat Daumas et le chemin de la Baou. Ces arasements déjà commencés atteignent les plus beaux immeubles de notre localité. Avant qu’il ne soit trop tard, il y aurait lieu d’attirer l’attention des autorités supérieures et les prier de demander aux Autorités allemandes de na pas envisager la démolition de notre cave qui, construite presque entièrement en béton armé, formera après sa destruction un amas de ferraille et de béton presque aussi important que l’immeuble actuel. Notre Conseil d’Administration insiste tout particulièrement sur l’effet économique et moral que causera cette destruction, car tous les propriétaires coopérateurs ont depuis 1930 (construction de notre cave) supprimé leurs chais et vont se trouver dans l’impossibilité de loger les prochaines vendanges, ni de les porter ailleurs par suite de la pénurie des transports. (…). »

Le Maire de Sanary adressait le 6 juillet au général Girard la note d’accompagnement suivante collée à la lettre du Président de la Cave vinicole (Archives de Sanary : Note non signée, datée du 6 juillet 1944, n° 2631) :] « Sanary, le 6 juillet 1944. Mon Général, j’ai l’honneur de vous adresser ci joint copie de la lettre que je reçois du Président de la Coopérative vinicole de Sanary. Il y a en effet le plus grand intérêt à ce que la cause de la Coopérative échappe aux arasements futurs qui feraient la suite au recensement d’immeubles auxquels je faisais allusion dans ma lettre du 4 juillet dernier. La plus grande partie des viticulteurs sanaryens seraient dans l’impossibilité de faire très vite et de conserver leur récolte. »

–1946 – 5 juillet : Louis Bérard, inventeur du bikini, le présente pour la première fois à Paris. Au bord de la piscine Molitor, à Paris, le public découvre avec ravissement un maillot de bain féminin « plus petit que le maillot de bain le plus petit au monde » selon le slogan de son créateur, un ingénieur automobile du nom de Louis Réard. Ce maillot de bain deux pièces, effectivement plus étriqué que ceux qui l’ont précédé, est baptisé du nom de Bikini, un atoll de l’archipel des Marshall sur lequel les Américains ont fait un essai nucléaire quelques jours plus tôt. Les mannequins professionnels s’étant défilées, c’est à une danseuse nue du Casino de Paris, Micheline Bernardini, que son créateur a dû s’adresser pour sa présentation officielle à la presse internationale. Avec lui débutent les… « Trente Joyeuses » (pour « Les Trente Glorieuses »).

–1948 – 5 juillet : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de l’écrivain Georges Bernanos. Il fut blessé à plusieurs reprises au cours de la Première Guerre mondiale. Il connut le succès en littérature en 1926 avec son roman “Sous le soleil de Satan” puis en 1938 avec un autre roman “Journal d’un curé de campagne”. Catholique fervent, il avait rompu avec le nationalisme étriqué de l’Action française après qu’il eut connu les horreurs de la guerre d’Espagne au sujet de laquelle, il écrivit « Les grands cimetières sous la lune ».

–1951 – 5 juillet : LAMMERDING, CONDAMNÉ A MORT PAR CONTUMACE – Condamné à mort par contumace par le tribunal militaire de Bordeaux le 5 juillet 1951 pour le massacre de Tulle, le général SS Heinz Lammerding, commandant de la division Das Reich, vit paisiblement à Dusseldorf, dans la zone occupée par les Britanniques, et le gouvernement français ne parvient pas finalement à obtenir son extradition, malgré trois mandats d’arrêt à son encontre, délivrés en 1947, 1948 et 1950.

–1962 – 5 juillet :

1. Indépendance de l’Algérie et Fête de l’Indépendance – Le 5 juillet 1962 est proclamée officiellement l’indépendance de l’Algérie (deux jours après son indépendance effective… et 132 ans après la prise d’Alger par le maréchal Bourmont). L’anniversaire de ce jour est devenu la Fête de l’Indépendance. Le jour même de la proclamation de l’indépendance, les Européens encore présents à Oran sont victimes d’une hystérie collective. Beaucoup sont massacrés par la foule musulmane, cependant que les soldats français se tiennent l’arme au pied dans les casernes.

2. par 241 voix contre 72, l’Assemblée nationale lève l’immunité parlementaire de Georges Bidault, ancien responsable de l’OAS (Benjamin Stora, La gangrène et l’oubli, 2013).

–1971 – 5 juillet : Le scandale de la Garantie foncière – la Commission des Opérations de Bourse (COB) interdit à une société, la Garantie foncière, de solliciter désormais l’épargne par voie d’annonce publicitaire. C’est le début d’un scandale qui va secouer l’opinion publique et déchirer le corps politique français. Les principaux inculpés, le député André Rives de Lavaysse, plus connu sous le nom de Rives-Henrys, Robert Frenkel et l’avocat Victor Rochenoir, seront condamnés à des peines d’emprisonnement. Il restera de l’affaire une formule de Michel Poniatowski sur « la république des copains et des coquins ».

–1974 – 5 juillet : En France, la majorité passe de 21 à 18 ans.

–1998 – 5 juillet : L’ALGERIE DECRETE LA GENERALISATION DE LA LANGUE ARABE – La loi généralisant l’usage de la langue arabe entre en vigueur le jour anniversaire de l’indépendance du pays.

–1999 – 5 juillet : Théâtre et cinéma – Décès de Jean-Pierre Darras, metteur en scène de théâtre et réalisateur de cinéma.

–2024 – 5 juillet : à la « UNE » de Var-Matin (édition de Toulon – La Seyne – Sanary).

Pages 4 à 6 : Muselier : «  pas une voix aux extrêmes ».

Pages 2 et 3 : un an déjà… l’été dernier, Emile disparaissait dans les Alpes-de-Haute-Provence. Les enquêteurs cherchent toujours les causes de sa mort.

Pages 41 à 42 : EURO – Les Bleus d’attaque face au Portugal en quart ?

Cahier central : économie «  relier le monde » aux rencontres d’Aix.

Page 14 : Six-Fours – à la plage du Rayolet, le mur de la discorde.

Page 14 : Métropole : Ollioules – l’ancien maire René Arnoux s’est éteint à l’âge de 89 ans. Il avait été maire d’Ollioules de 1983 à 1998. Originaire de Briançon, il s’était installé à Ollioules en 1959 à l’âge de 24 ans. Artisan plombier, il a fait ses premiers pas en politique en 1977. D’abord comme élu municipal d’opposition ensuite comme maire. 24e magistrat de la commune depuis 1843, il a commencé un patient travail de transformation de la ville avec pour priorité la rénovation et la redynamisation du centre-ville sans toucher à son caractère médiéval. En avril 1998, René Arnoux a annoncé souhaiter mettre fin à sa fonction et Robert Bénéventi, alors premier adjoint, lui a succédé. Le Conseil municipal d’Ollioules lui avait rendu hommage dès le 7 mars 2014 en donnant son nom à l’ancien hospice de la ville (Info de Var-Matin du 5 juillet 2024 page 14).

CHRONIQUE CATALANE –

82e livraison. LA PLAINE – Aujourd’hui encore, toutes les vieilles coutumes n’ont pas absolument disparu. Ainsi, un peu partout, les processions de la Semaine sainte commémorent la mort et la résurrection du Christ ; mais sous les formes et les épisodes chrétiens, il est aisé de déceler quelques-uns de ces rites par lesquels l’homme a toujours assumé le renouveau printanier à travers le thème éternel de la fin et du recommencement ; les cerises et les fraises dont on pare l’image du Sauveur dans la joie du matin de Pâques, montrent la vigueur avec laquelle l’espoir vital anime l’inconscient collectif des civilisations agraires. A la vérité, ce n’est pas sans raisons : le pays est privilégié climatiquement, les récoltes, par ailleurs abondantes, y sont en avance sur le calendrier du reste de la France, et toute œuvre belle est volontiers qualifiée d’œuvre divine, un véritable bè de Deu.

Aussi bien, la population roussillonnaise s’accroît-elle régulièrement depuis le XIXe siècle : sans doute, tour à tour, les montagnes se dépeuplent, mais c’est au profit de la plaine ; la guerre d’Espagne a amorcé en outre un fort mouvement d’immigration. D’où, en bref, une densité — plus de cent habitants au kilomètre carré — supérieure à la moyenne de la nation française.

La plaine fut d’ailleurs toujours richement peuplée : les champs d’urnes, les silos, les vestiges d’agglomérations nombreux, en témoignent déjà pour les temps préromains, mais c’est de la période latine que date vraiment la mise en valeur de l’ensemble de la province. Le Roussillon fut le premier à tirer profit du travail des colons et de l’organisation des administrateurs : traversée par la voie Domitienne, largement ouverte sur une mer intensivement commerçante, la plaine, dès le début de notre ère, revêtait à peu près l’aspect qu’on lui voit aujourd’hui celui d’une région presque entièrement agricole et d’une grande activité (à suivre).

UNE BLAGUE ( ?) POUR LA ROUTE !

Toto a eu 20/20 en rédaction et sa maitresse lui dit:

– Tu peux me l’avouer, ta mère t’a aidé ?

– Non, elle ne m’a pas aidé, elle la faite toute seule.

Voilà, c’est fini pour le 5 juillet. Je vous souhaite un bon été et vous dis à nous revoir dans quelques temps car je dois accueillir les miens et prendre ainsi quelques journées hors de mes éphémérides mais sans vous oublier malgré tout. De temps à autre, je ferai une courte apparition tout en lisant les différentes chroniques que nous partageons les uns et les autres.

Laisser un commentaire