ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 4 JUILLET 2025 – 14e ANNÉE (n° 4986)
Bonjour à tous !
ILLUSTRATION : Armana prouvençau 1936 (original)
LES FETES : En ce jour de fête nationale des Etats-Unis d’Amérique, nous célébrons Florent, l’un des premiers évêques de Cahors qui vécut à la charnière des IVe et Ve siècles. Bonne fête aux Florent, donc ! … ainsi qu’au tabac, puisque c’est le jour que le calendrier républicain avait attribué à cette plante.
Dicton : « A la sainte Berthe, se cueille l’amande verte ».
LOCUTIONS ET TRADITIONS PROVENçALES : Le 4 juillet, on fêtait sainte Berthe aux Baux de Provence en souvenir de la guérison de fièvre paludéenne. Les peuples de la vallée, malades, allaient boire à la source voisine que la sainte bénissait. C’est aujourd’hui encore la Fons di Febre. Pour augmenter la puissance de l’eau, les pèlerins y mêlaient de la poudre raclée sur l’autel de la Sainte. Racler l’autel est de bon usage, continué aux Saintes-Maries où les Boumian raclent la pierre de l’autel de « Santo Sarro » (Pierre Provence, 1942).
LE MOT DU JOUR : « Rien de grand ne se fait sans chimères ! » (Ernest Renan, « L’avenir de la science »).

ÉPHÉMÉRIDES :

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

LA SEYNE-SUR-Mer : 253e livraison. –1911 – 4 juillet : NOUVEAU PROJET DE SEPARATION DE SAINT-MANDRIER ET DE LA SEYNE – La commission chargée de donner son avis sur le projet d’érection de Saint-Mandrier en commune distincte se réunit en mairie sous la présidence de M. Paul Juvenal. Sa préoccupation première a été de tracer la ligne de démarcation qui séparerait Saint-Mandrier de La Seyne, par le milieu de l’isthme des Sablettes en comprenant dans la nouvelle commune, qui s’appellerait la commune du «Gros Saint-Georges», la petite agglomération de Saint-Elme (Gisèle Argensse, 1989, p. 128).Ollioules

(Lafforgue Jacques : Ollioules – le château)
OLLIOULES : 254e livraison. –1721 – 4 juillet : PESTE – [Castellan, 1937) Le 4 juillet 1721 – La contagion ayant tendance à disparaître, le bureau de Santé décida que tous les corbeaux et autres gens nécessaires à l’infirmerie n’entreraient plus dans Ollioules et les hommes et les femmes qu’on a mis aux soins des malades qui se trouvent détachés dans ce lieu sortiront d’y celui ou tout au moins qu’elles ne sortiront point de leurs maisons pour aller prendre les provisions nécessaires pour leurs malades ; des gardes seront à leurs personnes, et ce seront les derniers qui se rendront aux barrières du pont de Toulon deux fois par jour, où le pain, le vin, viande et autres leur seront distribués… Quant aux femmes soumises aux soins des malades, elles ne sortiront point des maisons où elles se trouvent et, à l’avenir, elles ne seront plus commises à cet emploi…Assignation des bastides de Elzéard Bernard dite de Saint-Lazare, de Louis Lantier du pont de Toulon et de Joseph Lardier, fleuriste, comme lieu de retraite aux convalescents. [Par ordonnance du marquis Dupont, commandant de Toulon, un sergent et dix soldats de Brie partent de Toulon pour Ollioules pour se mettre aux ordres du commandant, Consuls et maire du lieu car il n’y a plus personne pour assurer de telles fonction.]

(Sanary – Le port en 2000)
SANARY – 354e livraison. –1804 – 4 juillet : Le 15 messidor an 12 (4 juillet 1804),au large de Sanary, un corsaire ennemi ayant arboré une flamme tricolore avait poursuivi jusque sous la batterie de LA CRIDE, un bâtiment français chargé d’huiles. La batterie ne réagit pas à cette incursion, comme elle l’aurait dû, car malgré qu’il ait arboré un faux pavillon, le navire aurait dû répondre à la demande d’identification par le signal du jour que la vigie était tenue de lui demander. Il est vrai que le gardien de la batterie ne savait ni lire ni écrire, et qu’il était bien en peine de connaître lui-même le signal du jour sur la notice qu’on lui avait confiée. De plus, les deux canonniers de service semblaient avoir été absents de leur poste. Les chefs, capitaine, Lieutenant, Sergent-major, étaient logés dans le village. Le Capitaine qui aurait dû faire régulièrement le contrôle du service, prévenait du jour où il devait faire sa visite à la batterie, de sorte que ce jour là, les hommes de garde étaient présents. Il n’en était pas de même les autres jours. De plus, une surveillance de la côte était des plus nécessaire car le Préfet avait prévenu que les anglais avaient jeté à la mer des hardes et des ballots susceptibles d’être contaminés « sans doute pour nous affliger de quelque fléau destructeur sans doute plus grand que celui de la guerre ». Le maire prit un arrêté interdisant à quiconque de ramasser ces objets, mais de les signaler, sous les peines les plus graves, pouvant aller jusqu’à la peine de mort. (Archives).

(Arc-de-Triomphe-de-Marseille-vers-1830-dessiné-par-T-Allom).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS. 553 livraison : –1777 – du 3 au 5 juillet : L’EMPEREUR D’Autriche EN VISITE INCOGNITO A TOULON – Début juillet 1777, Toulon ville eut la visite de Monsieur, comte de Provence, frère de Louis XVI, et de Joseph II, frère de Marie-Antoinette, qui voyageait sous le nom de comte de Falkenstein. Les deux princes visitèrent le port, l’arsenal, et se rendirent aux Sablettes ; de grandes fêtes eurent lieu en leur honneur. Le comte de Provence ayant prolongé son séjour après le départ de Joseph II, on lui donna le simulacre, d’un combat naval (Paul Maurel, 1945). Des manœuvres combinées (armée de Terre et Marine) furent effectuées devant le frère du roi ; on lui offrit également le simulacre d’un combat naval : dans ce but, quatre vaisseaux furent embossés pour combattre à l’ancre et les huniers hauts, entre la Grosse Tour et Balaguier, tandis qu’une petite escadre adverse de quatre frégates évoluait sous voiles en rade des Vignettes. Le prince assista à ce spectacle à bord du vaisseau La Provence. En outre, la galère L’Ambitieuse était venue de Marseille pour satisfaire sa curiosité. Rendant hommage à notre pays, le comte de Provence voulut connaître nos environs et prit, paraît-il, beaucoup de plaisir, avec sa suite, à participer à une partie maritime à laquelle des pêcheurs l’avaient convié. Il apprécia avec ces gens une succulente soupe de poissons et une délicieuse bouillabaisse (Louis Baudoin, 1965, p. 286-287).
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES (L’intégrale).

–1079 – 4 juillet :
1. Le pape Grégoire VII concède à l’abbé Bernât un diplôme qui attribue à l’abbaye de Saint-Victor de Marseille tous les privilèges de Cluny : l’immunité, l’exemption, le rattachement direct à Rome, la libre élection de l’abbé qui peut être consacré par l’évêque de son choix, le droit d’ordination et de correction des abbés et des moines des maisons dépendantes de Saint-Victor. Ce diplôme est confirmé par Grégoire VII en faveur de l’abbé Richard le 18 avril 1081 (Florian Mazel, 2002, p. 170).
2. En 1079, Saint-Victor de Marseille ne possède pas encore le « castrum » de Six-Fours, mais seulement des propriétés sur son territoire, que lui confirme le pape Grégoire VII, dont la « cella » de Saint-Victor de l’Île (des Embiez), alors son seul bien ecclésiastique : « in episcopatu Tolonensi, cellam Sancti Victoris de Insula » et, plus loin : « quiquid ad jus monasterii pertinet… in Sex Furnis » (B. GUÉRARD, op.cit.supra, t. II, § 843, charte du 4 juillet 1079, pp. 214-220, p. 218. E.-H. DUPRAT 1935, p. 287. Édouard BARATIER, « La fondation et l’étendue du temporel de l’abbaye de Saint-Victor », dans Provence Historique, 1964, pp. 395-441, p. 422 et n. 21). Acte n° 843 du cartulaire de Saint-Victor rédigé sous l’abbatiat soit de Bernard de Millau (1065-1079) soit de Richard de Millau (1079-1106).
Paul-Antonin Amargier, « Abbatum Massilensium series ab anno 1005 usque ad annum 1788 », Provence Historique, juillet septembre 1966, tome XVI, fasc. 65), confirmation des prieurés de Saint-Victor par Grégoire VII, daté du 4 juillet 1079 (notons que Barthélemy Rotger, 1984, p. 13, ajoute à la liste « ecclesiam… sancti Nazarii… » qu’il est bien difficile d’y trouver puisque cette liste ne comprend que cellam sancti Victoris de Insula) (H.-E. Duprat, 1935 ; Rotger, 1984, p. 13).
Gregorii papa VII. – Confirmacio prioratum, etc… ; in episcopatu Tolonensi, cellam sancti Victoris de Insula, cellam sancti Johannis de Ferleda, cellam sancti Benedicti de Salinis apud Eiras, cellam sancti Johannis de Petra Foco, cellam sancte Marie de Scensa, cellam sancte Marie de Gairelde, cellam sancti Poncii de Colubriera. (…) castella etium que subscripta sunt, et villas cum ecclesiis, prediis et pertinentiis suis, videlicet Cathedram, Citaristam et Almis, et quicquid ad just prefati monasteri pertinet in Pennis, in Aureolo, Ornione, Nantis, Lassa, Madalgas, Cuia, Molna, Signa, Belgenciaco, Solariis, Olivola, Sex Furnis,… Datum Lateranis, IIII nonas juli, per manus Petri, sancte romane acclesia presbiteri cardinalis ac bibliothecarii, anno VII pontificatus domni VII Gregorii pape, indictione II.
Document in extenso : Gregorius episcopus, servus…, dilecto in Christo filio Bernardo , abbati monasterii sancte Dei genitricis semperque virginis Marie, domine nostre, et beatorum apostolorum Petri et Pauli, apud Massiliam, ubi sacratissimum corpus beati Victoris martiris requiescere creditur, tuisque successoribus ibidem regulariter promovendis in perpetuum. Superne miserationis respectu ad hoc universalis ecclesier curam suscepimus et apostolici moderaminis sollicitudinem gerimus, ut justis precancium votis attenta benignitate faveamus, et libramine equitatis omnibus in necessitate positis, quantum, Deo donante, possumus, suvenire debeamus. Precipue tamen de venerabilium locorum stabilitate, pro debito honore summe et apostolico sedis cui speciali jure adherent, quantum ex divino adjutorio possibilitas datur, nobis penssandum et laborandum esse perpendimus. Proinde, justa peticionem, tuam , prefato monasterio, cui tu preesse dinosceris, cum capellis circum jacentibus, videlicet sancti Petri, qui vocatur ad paradisium et sancti Andree sanctique Ferreoli, hujusmodi privilegia, presenti auctoritatis nostre decreto, indulgemus, concedimus atque firmamus, statuentes nullum regum vel imperatorum, antistitum nullum quacumque dignitate preditum, vel quenquam alium audere de his que eiden venerabili loco a quibuslibet hominibus de proprio jure donata sunt vellin futurum, Deo miserante, collata fuerint, sub cujuslibet cause occasionisve specie, minuere vel aufferre, et sive suis usibus applicare, vel aliis, quasi piis de causis, pro sue avaricie excusatione, concedere; set cunta que ibi oblata sunt vel offeri contingerit, tam a te quam ab eis qui in tuo officio locoque successerint, perenni tempore illibata et sine inquietudine aliqua volumus possideri, eorum quidem usibus, pro quorum substentatione gubernationeque concessa sunt, modis omnibus profutura.Nominatim etiam confirmamus eidem monasterio Massiliensi monasterium sancti Honorati et sancti Genesii apud Arelates; monasterium sancte Marie de Grausello apud Malaucena; monasterium sancte Marie apud Sparonem; monasterium sancte Marie et sancti Verani in Valle Clusa; monasterium sancte Marie de Madanvis; monasterium sancti Maximini in comitatu Aquense; et, in Ispanis, monasterium sancti Michaelis quod vocatur Adfalli, et monasterium sancti Sebastiani in Penedes; in civitate Agathensi, monasterium sancti Andree apostoli; in comitatu Ruthenico, monasterium Vabrense et monasterium sancti Petri et sancti Leoncii; in pago Albiensi, monasterium sancte Sigolene, quod vocatur ad Grava; in Gabalitano, monasterio sancti Martini quod dicitur canonica; que, sicut a religiosis viris didicimus, ita a religione monastica fuerant destituata, ut non solum Dei nullum opus regulariter minime celebraretur, sed etiam pene pro deletis (quod dici grave est) haberentur. Idcirco, tuo illa monasterio, presenti auctoritate, cum omnibus ad se pertinentibus, im perpetuum duximus unienda, admonente ut monachos im predicti monasteriis Massiliensis abbas debeat deputare, qui et curam illic Dei diligenter habeant, et opus Dei exibere, ut nec illos de neglectu nec abbatem de minori sollicitudine culpa confundat. Quicquid vero ad eadem monasteria pertinere cognoscis, si ab aliquibus irracionabiliter destinetur, ex hac nostra auctoritate, repetendi exigendique atque tuo monasterio vendicandi habebis per omnia, Deo juvante, licendiam, quia dignum est ut quorum curam geris rebus nullo modo defrauderis. Sunt et alia monasteria que, studio et labore tam quo quam predecessorum tuorum, a seculari conversatione ad regularem, Deo auxiliante, sunt reducta, videlicet, in Ispanis, monasterium sancte Marie in loco qui dicitur Rivispollentis, et monasterium sancti Stephani quod vocatur Balneolas, et in Tolosano, monasterium Soricinum; in Albiensi, monasterium sancti Benedidcti quod dicitur Castras, ubi sanctus Vicencius, levita et martir, requiescere noscitur.Volumus itaque, immo dicernimus ut, ad ordinationem atque crrectionem corum, tam tu quam successores tui vicem sedis apostolice gerere debeatis; in quibus si tales (quod absit!) abbates inventis fuerint, qui ab ea qua nunc vigent religione exorbitaverint vel dignum aliquid deposicione commiserini, une correctionis vestre censsuram subire contempnant, diligentie vestre sit episcopum, in cujus diocesi monasterium fuerit, ad tetimonium reatus ilius vobis adhibere, et, communicato concilio, eos racionabiliter convistos a regimini habito summovere, si tamen episcopus de ordinatione et mala vita non fuerit suspectus et infamatus, vel si forte causam illam malo ingenio magis imedire quam secundum Deum voluerit pertractare. Quod si aliquid horum obstiterit, ne causa puniendi reatus indiscussa pretereat, sollicitudinis vestre sit eos ad examen apostolice sedis judicandos adducere, quatinus, illis amotis, tales ibi, Deo auxiliante, debeas ordinare, qui locis venerabilibus valeant digne preesse. Confirmamus eciam eidem venerabili monasterio quicquid in salinis Massiliensi civitati adjentibus simulque im portu, sive de navibus sive de piscatione, ad jus ipsius monasterii, scilicet Massiliensis, pertinet, et Revestum justa portum, et cellas et castellas, tam ea que de antiqua ipsius monasterii possession sunt reddita, quam ea que a fidelibus de proprio sunt jure collata, videlicet: in episcopatu Massiliensi, cellam sancti Justi, et cellam sancti Mitri, et cellam sancti Michaelis in Plano, et cellam sancti Johannis ad Roca Fortem, et cellam sancti Petri justa castrum Auriol, et cellam sancti Cacharie, et cellam sancti Damiani et cellam sancti Johannis de Segia; in episcopatu Arelatensi, cellam sancti Victoris de Mariniana, et cellam sancti Leodegarii, et cellam sancti Victoris de Adana, et in Camargis cellam de Villa Nova, et cellam sancti Michaelis de Barcianiges, et cellam in territorio castri Morarii; in episcopatu aquensi, juxta ipsam urbem, ecclesiam sancti Petri; item cellam sancti Petri de Gardana, et cellam sancti Ypoliti, et cellam sancti Martini, de Trivolans, et cellam sancti Saturnini de Gardasca, et cellam sancti Anthonini de Bayda, et cellam sancti Servi, et in valle Tretis cellam sancti Petri de Favarico, et cellam de sancti Privati de Rosseto; item celam sancti Poncii de Podio Lupario; item cellam sancte Trinitatis de castello Tretis; item cellam sancte Marie ad Saltum; in valle sancti Maximini, cellam sancti Mitri; item cellam sancti Eucherii apud castellum Braz; item cellam sancti Stephani de Torreves; item in valle de Bruniola cellam sancte Marie et sancte Perpetue, et cellam sancti Petri, cum ecclesiis circum jacentibus, videlicet sancti Johannis et sancte Marie de Campis et sancti Benedicti de Gaisola; item cellam sancti Stephani de Brusa, et cellam sancti Victoris apud Guntardum, cum portu adjacente et navigio, et cellam sancti Victoris de Cucurun; item cellam sancti Petri de Açana, et cellam sancti Projecti de Lauries; in valle Relliana cellam sancte Crucis et cellam sancti Mauricii et cellam sancti Mitri et sancti Sepulcri; item apud Bellum Montem cellam sancte Marie; in episcopatu Forojuliensi, cellam sancte Marie de Villa Crossa, cellam sancte Marie de Villa Alta, cellam sancti Antonini, cellam que dicitur Levenun, cellam sancti Petri de Arcubus, cellam sancti Cassiani de Sala Laudamia, cellam sancte Marie im Plajone, et cellam sancti Poncii de Fraxineto, cellam sancti Torpetis, cellam sancti Martini de Roca Bruna; in episcopatu Tolonensi, cellam sancti Victoris de Insula, cellam sancti Johannis de Ferleda, cellam sancti Benedicti de Salinis apud Eiras, cellam sancti Johannis de Petra Foco, cellam sancte Marie de Scensa, cellam sancte Marie de Gairelde, cellam sancti Poncii de Colubriera; item in episcopatu Forojuliensi, cellam sancte Marie de Barjamone, cellam sancti Auxilii, cellam sancti Martini de Coira; in episcopatu Regensi, celam sancti Martini de Lagninas, cellam sancte Marie sanctique Johannis de Aquina, que vocatur Saleta, cellam sancti Mauricii de Meiresca, cellam apud castrum quod vocatur Monasterium, cellam sancti Stephani de Rejenia, cellam sancti Petri de Archinçosc, cellam sancti Martini de Bronieç, cellam sancti Trophimi, cellam apud Castrum Duplum, cellam sancti Cassiani de Tavernas; in episcopatu Dignensi, cellam sancti Michaelis in monte Cursonis, cellam sancti Martini de Solia, cellam de Cadol, cellam sancti Apollinaris ad Clocer; in episcopatu Vapicensi, cellam sancti Genesii de Dromone, cellam ad Ulmum Bel, cellam sancti Asegii de Valerna, cellam sancti Domini in valle Toarçis, cellam sancti Christofori ad Estradas, cellam sancti Clementis ad Trescleus, cellam sancti Petri de Reonia ; in episcopatu Sistericensi, cellam sancti Promaci de Forcalcer, cellam sancti Marcellini de Nuacellas, cellam sancte Marie de Manuasca; in episcopatu Aptensi, cellam sancti Pauli, cellam sancti Johannis de Campania, cellam sancti Simphoriani; in episcopatu Cavalicensi, cellam sancti Michaelis im Balma de Algot, cum altera cella de sancta Fide, cellam sancti Juliani;in episcopatu Carpentoracensi, cellam sancti Romani; in episcopatu Ebridunensi, cellam sancti Victoris de Cadurgas, cellam ad Bredola, cellam sancte Marie sanctique Johannis de Jocoronç; in episcopatu Seneç(ensi), cellam sancte Marie de Petra Castellana, cellam de Bagarres, cellam sancte Marie de Mura; in episcopatu Glanatensi, cellam sancti Petri de Bono Villari, cellam in castello Penna, cellam sancti Ponci ad Annot, item cellam sancti Cassiani, cellam sancti Sepulcri ad Mugilos, cellam apud castrum Toramina; in episcopatu Veneciensi, celam que dicitur ad Crotons, cellam sancti Stephani de Gaterias, cellam sancti Petri de Gelata, cellam apud castrum Graulerias; in episcopatu Antipolensi, cellam sancti Martini de Mognis, cellam sancte Marie de Avinione; in episcopatu Nemaucensi, cellam sancti Petri de Vicano, cellam sancti Martini de Airas, cellam sancte Marie de Saumanna, cellam que vocatur ad Punctos; in episcopatu Magalonensi, cellam sancti Naçarii de Meduil; in espicopatu Biterrensi, cellam sancte Marie de Magalaç, cellam sancte Marie de Summardes; in episcopatu Narbonensi, cellam sancte Marie de Serra; in episcopatu Tolosano, cellam que dicitur Macerias; in episcopatu Albiensi, monasterium sancte Marie de Ambileto, cellam que vocatur Puças, cellam sancti Amancii de Camborç, cellam sancti Prejetti, cellam sancte Marie de Avinione, cellam que vocatur Romanorum; in episcopatu Ruthenensi, monasterium sancte Marie in Amilavo, cellam sancti Michaelis de Castello Novo, cellam sancte Marie de Podiolo apud Cambulaç, cellam sancti Salvatoris ad Grande Folium, cellam sancti Genesii super fluvium Olt, cellam que vocatur Fuaguet, cellam sancti Johannis ad Elnos; in episcopatu Gabalitano, monasterium sancti Salvatoris de Chirac, cellam sancti Fredaldi, cellam sancte Marie de Nibalnas, cellam sancti Petri de Lebeiac; castella etium que subscripta sunt, et villas cum ecclesiis, prediis et pertinentiis suis, videlicet Cathedram, Citaristam et Almis, et quicquid ad just prefati monasteri pertinet in Pennis, in Aureolo, Ornione, Nantis, Lassa, Madalgas, Cuia, Molna, Signa, Belgenciaco, Solariis, Olivola, Sex Furnis, Curs, Castello Rogerio, item Pennis de Gaisola, Novulas, Brunola, Rocos, Oleiras, Porcils, Castellaro, Podio Nigro, Baida, Cabacia, Carnolas, Mota, Ciliano, Cesalio, Grimaldo, Cugullino, Mola, Mora, Papia, Berra, Biseldunum et Scala et castellum novum de Gigornç. Hec ergo omnia et preterea, sicut supradiximus, quecumque nunc habet atque in futurum, Deo adjuvante, habere contigerit, in quibuslibet rebus mobilibus vel immobilibus, per hoc apostolice auctoritatis privilegium prefato Massiliensi monasterio confirmamus et corroboramus, ne silicet aliqua humana temeritate inde aliquid sufferatur, set in sua integritate omnia, custodiente Deo, sub tua tuorumque successorum salubri ordinatione ac dispositione permaneant. Insuper eudem venerabilem locum tali etiam libertate donamus, ut nullus imperator sive rex seu dux seu marchio vel archiepiscopus aut episcopus, sive aliqua humana potestas, super eum aliquam violenciam vel potestatem exercere presumat, neque, obeunte abbate, alius ibi, quacunque obreptionis astucia, ordinetur, nisi quem fratres ajusdem cenobii, cum cumuni consensu, secundum timorem Dei, elegerint, et ad consecrandum eum ipsi fratres advocent episcopum quemcunque voluerint, nec quovis modi quisque episcupus seu archiepiscopus locum ipsum seu capellas supradictas, videlicet sancti Petri et sancti Andree et Sancti Ferreoli, vel prebiteros ab abbate ibi constitutos vel monachos ipsius monasterii excommunicare vel judiciare audeat, set semper, sub tutella et emunitate Romana soliusque Romani pontificis judicio consistentes, omnipotenti Deo quieti et securi deserviant. A quacunque etiam episcopo voluerint in opus consecracionum in ipso loc agendarum crisma, oleum sanctum atque aleum infirmorum, necnon concecrationes altarium et capellas seu ordinationes monachorum tibi tuisque successoribus et ejusdem cenobii congregationi apostolica auctoritate concedimus, etc…
Datum Lateranis, IIII nonas juli, per manus Petri, sancte romane acclesia presbiteri cardinalis ac bibliothecarii, anno VII pontificatus domni VII Gregorii pape, indictione II. ». Audiffret (Annales de Six-Fours … 1866, p. 33) modifie cette charte en y portant que « le 4 juillet 1079, Grégoire VII confirme aux moines de Saint-Victor parocchialem ecclesiam sanctae Mariae et sancti Petri de Sex Furnis, ecclesiam sancti Johannis de Crota, etc… ». Or, on constate dans l’original que St Pierre de Six-Fours ne figure point pour l’évêché de Toulon. Il y a donc interpolation. Rotger, 1984, p. 13, mentionne cette charte par laquelle les moines de St-Victor obtiennent du grand pape Grégoire VII la confirmation de leurs possessions, tout particulièrement les biens de Six-Fours. Mais il omet de dire que cet important document ne mentionne en rien Sanary et son prieuré. » (Boyer 1957, p. 250 ; Audiffret, Annales de Six-Fours … 1866, p. 33 ; Rotger, 1984, p. 13)
3. Confirmation, le 18 avril 1081, par Grégoire VII en faveur de l’abbé Richard du diplôme concédé le 4 juillet 1079 qui concédait à l’abbé Bernât un diplôme qui attribue à Saint-Victor tous les privilèges de Cluny : l’immunité, l’exemption, le rattachement direct à Rome, la libre élection de l’abbé qui peut être consacré par l’évêque de son choix, le droit d’ordination et de correction des abbés et des moines des maisons dépendantes de Saint-Victor (Florian Mazel, 2002, p. 170). L’obtention de ces privilèges met un terme définitif à la tutelle informelle que continuaient à exercer sur le monastère l’évêque et les vicomtes de Marseille.
–1079 – 4 juillet : (cartulaire de Saint-Victor, n° 843) Quelques sites proches de Marseille, mentionnés dans cette charte fondamentale.
1. Citarista. Ceyreste – canton de La Ciotat. Sur une surface de 2304 hectares, la commune de Ceyreste en a seulement 409 de cultivables ; les 1895 hectares restants se composent de forêts et bois de pins qui appartiennent presque tous à la commune. Les collines communales sont divisées en deux cantons : le Deffens ou Devens, subdivisé en 17 quartiers; la Colle-Noire, subdivisée en 8 quartiers. Il n’y a point de bâtisse importante; la population agricole habite le village. (1872). Les armoiries de Ceyreste sont : D’or, à une croix vidée, cléchée et pomelée de gueules.(Mortreuil, 1872)
2. Cuia. Cuges, canton d’Aubagne (1872). Le village de Cuges était primitivement dans la montagne qui conduit au Saint- Pilon ; à la fin du Xe siècle, les habitants transportèrent leurs demeures sur la colline de Sainte-Croix.
3. Gardasca. Gréasque, canton de Roquevaire. Les armories de Gréasque sont : de gueules, à un lion d’argent) coupé d’argent à un griffon de gueules.
4. Villa Lassa. Laza, village aujourd’hui détruit, commune de Roquevaire. 11 était situé sur la rive droite de l’Huveaune, à l’entrée du vallon où est encore aujourd’hui la chapelle de Saint- Vincent, et son territoire s’étendait jusqu’au ravin de Basseron
5. Roca fortis. Roquefort, canton de La Ciotat. Les montagnes qui forment la vallée de Roquefort partent du plateau des plaines de Cuges et se divisent en deux branches au haut de la vallée ; elles sont sillonnées de vallons où coulent quelques ruisseaux. Il n’y a point d’agglomération dans la commune de Roquefort ; la population habite les hameaux et bastides disséminés sur le terroir. L’ancien château de Roquefort ou Roquefort le vieux était bâti sur une esplanade, au sommet d’un rocher taillé à pic, vis-à-vis l’église neuve actuelle. Il existe encore des ruines d’un château fortifié, d’une église et de quelques maisons. Dans le seizième siècle, la population se transporta un peu plus bas î cette seconde paroisse, qui avait 18 habitants, fut encore abandonnée par la population, et les maisons en furent démolies vers 1744. Roquefort faisait partie de l’évêché de Marseille. L’ancienne et primitive église de Saint-Jean est désignée, dans un acte du 4 juillet 1079 (cartulaire Saint- Victor, ne 843), comme étant in episcopatu Massiliensi. La nouvelle église, appelée N.-D.-de-Beauvoir, sous le titre, de l’Assomption , était la prébende d’un chanoine de la cathédrale. Sa possession en fut confirmée à l’évêque de Marseille, par la bulle d’Anastase IV, du 30 décembre 1153.
6. Cella S. Joannis ad Rocam fortem. Saint-Jean, église rurale, commune de Roquefort ; aujourd’hui détruite.
7. Cella S. Pétri. Saint-Pierre – église, quartier rural, commune d’Auriol, quartier de Vède. Des inscriptions romaines trouvées en cet endroit sembleent indiquer l’existence d’une ancienne villa romaine (1872).
–1187-1189 : Troisième croisade (1189-1192) – en 1171, le kurde Saladin se proclame sultan d’Egypte. Le 4 juillet 1187, il anéantit l’armée franque à Hattin ; le 2 octobre 1187, il entre dans Jérusalem où il se montre généreux envers les vaincus. Les trois souverains Frédéric Barberousse, Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion se croisent : Barberousse se noie, Philippe rentre en France, ne reste que Richard. Saladin accepte de libérer Jérusalem (Boudet J. – Chronologie de l’histoire de l’Europe, Nathan, 1991). En 1189, Catalans et Provençaux vont fonder une sorte de fédération à Tyr, près de Jérusalem c’est le premier point de vente aussi éloigné de la Catalogne, qui rêve déjà d’une expansion maritime en Méditerranée. Cette association explique que la Provence possède, comme la Catalogne, le même blason aux quatre barres. La dynastie des Comtes de Provence est une branche cadette de celle de Barcelone.
–1316 – 4 juillet : Aqua de Cartz (acte notarié). Cars, cours d’eau qui alimente le ruisseau des Aygalades, commune de Marseille, et qui a donné son nom à un quartier rural.
–1319 – 4 juillet : Manhalellas, (acte notarié). Marignelle, quartier rural, commune de Marseille, entre Arène et le Cannet. Première mention sous la forme de Pons de Manavellas, 19 juillet 1248 (charte aux archives municipales)..
–1356 – 4 juillet : Exactions commises par Amiel et Raymon des Baux ainsi que par leurs lieutenants. Amiel des Baux s’empara de Saint Cannat, puis avec son frère Raymond, il occupa Saint-Maximin, Brignoles et incendia Draguignan. Leurs lieutenants, les chevaliers Gaillard de Bazarino et Galfarin, marchèrent sur Toulon, mais s’étant attardés à piller Signes, Méounes, Solliès et la Valette … la ville put se mettre en état de défense … (Lepotier, 1972) Pillages de Saint-Maximin, Brignoles, Draguignan, Signes, Méounes, Solliès, daté de 1357 (Maurel P. – Histoire de Toulon 1945).
–1395 – 4 janvier : Toulon est à ce point dépourvu d’hommes que le guet est organisé avec les femmes veuves.
Les FF Prêcheurs parviennent enfin à prendre possession du vieux Palais Royal, ruiné et vide, cédé par la reine Jeanne, qu’ils occuperont jusqu’à la Révolution où il devint caserne du grand couvent.
Une véritable guerre ensanglante et ruine la Provence.
Toulon ne compte plus que 200 feux.

–1542 – 4 juillet : (acte aux archives de l’Evêché).
1. Coupier. Le Campier – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier des Paluds. Première mention : Campier, 4 août 1501 (acte aux archives de l’Evêché).
2. La Coulongue – bourg, commune d’Aubagne.
3. Crau de Lenze. La Crau – quartier rural, commune d’Aubagne. Plaine de safre qui s’étend entre le Beaudinard et les Paluns, et qui va s’adosser sur les collines de Saint-Jean-de-Garguier ; c’est dans cette plaine qu’est le hameau de Saint-Pierre, où était autrefois le Pagus Lucretus.
4. Creissau ou la Colle Saint-Martin. Le Creissaud – hameau et quartier rural, commune d’Aubagne (1872).
5. Vallat de Fessoles. Fiol, quartier rural, commune d’Aubagne, quartier de Palma.
6. Peire Plantade – lieu-dit, commune d’Aubagne (registre aux archives de l’Evêché).
7. Pierrefeu – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier des Lignières.
8. Plaine de Rigon – lieu-dit, commune d’Aubagne.
9. Les Reys – hameau, commune d’Aubagne.
10. Quartier des Vaux sive le vallon de Las Eguos. Les Vaux – lieu-dit, commune d’Aubagne.

–1707 – 4 juillet : La guerre de succession d’ESPAGNE allait ramener en PROVENCE bien des difficultés et des conditions de vie encore plus difficiles. Le 4 Juillet 1707, une Armée d’Impériaux et de Piémontais passait le VAR commandée par le Duc Amédée de SAVOIE. Il convoitait la PROVENCE. Cette armée était appuyée d’une flotte anglo-hollandais~ qui espérait pouvoir s emparer facilement du port de TOULON. Elle était commandée par l’amiral anglais CLOWDISLEY~SHOWEL
–1720 – 4 juillet : un mort de la peste, rue Galant, à Marseille (André Maurice, 1983).
–1721 – 4 juillet : PESTE – [Castellan, 1937) Le 4 juillet 1721 – La contagion ayant tendance à disparaître, le bureau de Santé décida que tous les corbeaux et autres gens nécessaires à l’infirmerie n’entreraient plus dans Ollioules et les hommes et les femmes qu’on a mis aux soins des malades qui se trouvent détachés dans ce lieu sortiront d’y celui ou tout au moins qu’elles ne sortiront point de leurs maisons pour aller prendre les provisions nécessaires pour leurs malades ; des gardes seront à leurs personnes, et ce seront les derniers qui se rendront aux barrières du pont de Toulon deux fois par jour, où le pain, le vin, viande et autres leur seront distribués… Quant aux femmes soumises aux soins des malades, elles ne sortiront point des maisons où elles se trouvent et, à l’avenir, elles ne seront plus commises à cet emploi…Assignation des bastides de Elzéard Bernard dite de Saint-Lazare, de Louis Lantier du pont de Toulon et de Joseph Lardier, fleuriste, comme lieu de retraite aux convalescents. [Par ordonnance du marquis Dupont, commandant de Toulon, un sergent et dix soldats de Brie partent de Toulon pour Ollioules pour se mettre aux ordres du commandant, Consuls et maire du lieu car il n’y a plus personne pour assurer de telles fonction.]
–1793 –
à partir du 4 juillet : le federalisme touche une grande partie du var – « le poison fédéraliste » contournant Toulon, s’est insinué à Draguignan (4 juillet), à Hyères, Barjols, Fréjus et Rians (Michel Volvelle, « La Provence et la Révolution », dans Histoire de la Provence (dira. E. Baratier), Toulouse, Privat, 1969).
4 juillet :
1. MISE EN DEFENSE DE TOULON – La venue des vaisseaux espagnols eut pour premier résultat de faire songer plus efficacement à la mise en défense de notre grand port militaire, à peine à l’abri d’un coup de main. Désormais, les fortifications de Malbousquet furent poussées avec activité et des ouvriers des villages voisins y travaillèrent sans relâche. En leur absence, les détenteurs de pain, de vin et des autres vivres de première nécessité cessèrent de les exposer en vente. Les boulangers eux-mêmes ne pétrissaient pas le pain en quantité suffisante et les familles de ces ouvriers étaient obligées, comme ces ouvriers eux-mêmes, d’aller à Toulon pour se procurer des aliments. La municipalité de Toulon engagea celle de Saint-Nazaire à porter un remède énergique à cette situation par des proclamations, à obliger les boulangers à confectionner du pain et forcer les marchands à se défaire de leurs denrées, à veiller enfin à la circulation des assignats selon leur valeur (4 juillet 1798) d’après Roger Valentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, réé. 2001 et Archives de Sanary, I5).
2. LES DEDERALISTES PASSENT LA DURANCE – Le général Carreaux ne put empêcher les fédéralistes de s’emparer des passages de la Durance. C’est en essayant de leur résister que fut tué un jeune enfant, Viala, auquel on accorda plus tard les honneurs du Panthéon (Marius Dubois, Paul Gafferez, J.-B. SAMA – Histoire de Marseille, 1928).
A Noves, eut lieu une rencontre d’artillerie où se signala un jeune héros de 13 ans, Agricola Viala, tué pour avoir voulu couper les câbles des pontons de la Durance afin d’empêcher le passage des sectionnaires (Gabrielle Castellaro, Histoire de Marseille, 1945).
Lors du passage de la Durance pour la prise de la ville par les troupes marseillaises, une seule personne est tuée, Joseph Agricola Viala. Avignon tombe aux mains des fédéralistes marseillais. Le jeune Agricola Viala, qui commandait la garde nationale avignonnaise, a peu avant, trouvé la mort, massacré par les Marseillais qu’il essayait d’empêcher de franchir la Durance. Robespierre fera de ce jeune militant jacobin un martyr républicain destiné au Panthéon, et David lui consacrera un émouvant tableau (Yann Fauchois, Journal de la France et des Français, Gallimard, 2001, p. 1182).
3. 4 et 5 juillet : séance publique du conseil du département de la Drôme – Le 5 juillet à dix heures du matin, à la séance publique du conseil du département de la Drôme, se présenta le citoyen Carreaux, général de brigade de l’armée des Alpes. Il déposa sur le bureau l’ordre du citoyen L’étendue, général de brigade, commandant provisoire de l’armée des Alpes, lui enjoignant de se rendre à Valence pour s’opposer à tout rassemblement illégal de troupes et notamment à la jonction de la colonne marseillaise avec celle de Lyon. En présence d’Albitte, représentant du peuple, envoyé près l’armée des Alpes, le procureur général syndic insista sur le concours assuré de l’administration du département et communiqua les arrêtés conformes déjà pris par cette administration. Depuis la réunion des quarante-deux sociétés populaires à Valence (24-26 juin), les délégués de ces sociétés avaient compris la « nécessité « d’anéantir la horde des conspirateurs qui s’occupe de faire « insurger les départements contre la Convention Nationale ». Après s’être prononcée pour la Convention, l’administration précédente avait pris les 2 et 3 juillet précédents des arrêtés propres à détruire la rébellion du district de l’Ouvèze. Le 2 juillet, lui était parvenue en effet une lettre de Carteaux, avant 10 heures du matin, datée de Grenoble du 1er et tendant à assurer le succès de la mission qui lui était confiée. La délibération du 5 juillet prouve que la masse des habitants du sud du département de la Drôme était hostile aux rebelles du Midi. Albitte insista sur « l’horreur » de la conduite de ces derniers. Le conseil décida la transcription, sur le registre de ses délibérations, de l’ordre du général Létenduer, signé le 1cr juillet, et de la réquisition conforme des représentants du peuple près l’armée des Alpes. Les commissaires du département, désignés le 8, étaient invités à surveiller plus spécialement les lettres émanées des rebelles du Midi et principalement de ceux de Lyon et de Marseille. D’une manière générale, le conseil s’engageait à veiller à l’exécution de tous les ordres et des réquisitions, prises par Albitte et par Carteaux. Une nouvelle séance eut lieu à 5 heures du soir. Lors de son passage à Romans, Carteaux avait requis la commune de Romans et celle du Bourg-de-l’Unité de faire partir pour Valence « le plus de gardes nationales » possible. Par une lettre du 4 juillet, le directoire du district de Romans demandait si la réquisition devait être étendue aux communes de son ressort, dans un moment où les citoyens sont occupés aux moissons. Cette pétition fut renvoyée à Carteaux (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).
–1794 – 4 juillet : Méhul ET « Le chant du départ » – La musique ayant été appelée à jouer un grand rôle dans les fêtes nationales, Méhul composa un hymne longtemps populaire, « Le chant du départ, hymne de guerre de 1793 », mais sans égaler la « Marseillaise » de Rouget de Lisle. Le Chant du départ, Hymne de guerre pour solistes, chœur et orchestre d’harmonie, sur un poème de M. J. Chénier (4 et 14 juillet 1794). Robespierre le qualifie « de poésie grandiose et républicaine qui dépasse tout ce qu’a fait ce girondin de Chénier. ». Il en fait changer le titre original Hymne à la liberté pour celui qu’on connaît. Il est immédiatement imprimé à 18 000 exemplaires et distribué aux armées… En 1796, le Directoire imposait aux théâtres parisiens de jouer l’hymne avant toute représentation. Il fut l’hymne officiel du Premier Empire. En 1848, l’hymne est repris par les jeunes enthousiastes des journées de février… Le premier couplet est encore dans toutes les oreilles : « La victoire en chantant, nous ouvre la barrière, la liberté guide nos pas… »
–1795 – 4 juillet (16 messidor) :
1. UNE CONSTITUTION POUR LA France ? – Première lecture du projet de constitution à la Convention (Yann Fauchois, 2001).
2. CONDAMNATION A MORT D’UN BEAUSSETAN – Portal Joseph Xavier – receveur du district – 37 ans du Beausset, condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (Sues Joseph tisserand 33 ans Castellet,).
–1798 – 4 juillet: la Commission militaires de Toulon DANS SES ŒUVRES – Sues Joseph tisserand 33 ans Castellet, condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (id.).
–1799 – 4 juillet : Le 13 germinal an VII (8 avril 1799), l’Administration centrale du département crée, par arrêté, à partir de Solliès, quatre communes distinctes : Solliès-Ville, Solliès-Toucas, Solliès-Pont, La Farlède. Cette décision est ratifiée par la municipalité de canton le 5 floréal (24 avril) et approuvée par le Directoire le 16 messidor de la même année (4 juillet 1799)
–1804 – 4 juillet : Le 15 messidor an 12 (4 juillet 1804),au large de Sanary, un corsaire ennemi ayant arboré une flamme tricolore avait poursuivi jusque sous la batterie de LA CRIDE, un bâtiment français chargé d’huiles. La batterie ne réagit pas à cette incursion, comme elle l’aurait dû, car malgré qu’il ait arboré un faux pavillon, le navire aurait dû répondre à la demande d’identification par le signal du jour que la vigie était tenue de lui demander. Il est vrai que le gardien de la batterie ne savait ni lire ni écrire, et qu’il était bien en peine de connaître lui-même le signal du jour sur la notice qu’on lui avait confiée. De plus, les deux canonniers de service semblaient avoir été absents de leur poste. Les chefs, capitaine, Lieutenant, Sergent-major, étaient logés dans le village. Le Capitaine qui aurait dû faire régulièrement le contrôle du service, prévenait du jour où il devait faire sa visite à la batterie, de sorte que ce jour là, les hommes de garde étaient présents. Il n’en était pas de même les autres jours. De plus, une surveillance de la côte était des plus nécessaire car le Préfet avait prévenu que les anglais avaient jeté à la mer des hardes et des ballots susceptibles d’être contaminés « sans doute pour nous affliger de quelque fléau destructeur sans doute plus grand que celui de la guerre ». Le maire prit un arrêté interdisant à quiconque de ramasser ces objets, mais de les signaler, sous les peines les plus graves, pouvant aller jusqu’à la peine de mort. (Archives)
–1812 – 4 juillet : DES TROUPES STATIONNENT AUX EMBIEZ – D’après une lettre du sous-commissaire de La Seyne, un détachement de troupes de ligne cantonne à l’île des Embiez ; des patrons de barques ont été désignés par le syndic maritime de Six-Fours pour faire le service de ces militaires et de les ravitailler (Louis Baudoin, 1965, p. 441 citant les archives du port de Toulon : correspondances du chef d’administration maritime, à Toulon, avec le commissaire des classes du quartier de La Seyne, et de ce quartier avec le préfet du 6ème arrondissement.).
–1815 – 4 juillet : REVOLTE AU CAMP MILITAIRE DES SABLETTES – Société – Effectivement, comme le craignait le colonel Martinenq, un début de sédition éclata, le 4 juillet, au camp des Sablettes ; toutefois, l’ordre y fut rapidement rétabli grâce au sang-froid et à la fermeté des officiers (Louis Baudoin, 1965 , p. 454).

–1848 – 4 juillet : Décès de François-René de Chateaubriand.
–1867 – 4 juillet : Agenda de Jean-Baptiste Hermitte, premier adjoint de Marius Michel, maire de Saint-Nazaire (Sanary) – 4. Jeudi – Tr. S. Martin . Beau temps – Calme.
-1873 – 4 juillet : Suite à la guerre de 1870, le Comité des fortifications de Toulon reconnait la nécessité de construire deux batteries de bombardements pour une meilleure vision et protection à l’Est sur la rade et à l’Ouest sur celles de Sanary et du Brusc. Le piton de Six-Fours étant le « pivot de la défense » à l’Ouest de Toulon (Serge Sappino).
–1884 – 4 juillet :
1. LA STATUE DE LA LIBERTE EST OFFERTE AUX U.S.A. – Le 4 juillet 1884, jour de la fête nationale aux Etats-Unis d’Amérique, le peuple de France offre au peuple américain la statue de la Liberté.
2. Les lavoirs de Gagny (Seine Saint-Denis), par Micheline Pasquet
Pour les utilisatrices : Interdiction de laver dans le premier bassin strictement réservé au rinçage.
Interdiction d’essanger (prélavage) dans le grand bassin uniquement destiné au lavage.
Interdiction de laver dans le 3e bassin strictement réservé au lavage des couches.
Chaque personne ne pourra prétendre à plus de 0,90 m de place, ce qui était exiguë pour certaines, car à cette époque n’oublions pas les robes étoffées et longues de ces dames.
Pour satisfaire à la propreté et à l’hygiène, il est défendu d’uriner sur les grilles d’égout !
Il ne pourra être retenu de cordes à étendre. Le maximum ne pouvant excéder 3 par personnes pour que chacune puisse en disposer. Le préposé ne devra accorder de corde que proportionnellement au nombre de lessiveuses plus ou moins considérables certains jours.
Des personnes étrangères à Gagny viennent utiliser le lavoir, envahissent les lieux par une grande quantité de linge, et gênent les laveuses de Gagny. Les eaux n’étant changées que deux fois par semaine. À la suite de ces constatations, il est décidé d’établir un nouveau règlement en date du 4 juillet 1884 à la demande de M. Léon Bry nouveau maire :
Interdire l’accès au lavoir à toute personne ne résidant pas sur la commune, sauf aux blanchisseuses professionnelles pour les besoins de leur clientèle.
L’appariteur, le garde champêtre et les membres de la commission des eaux du lavoir seront chargés de l’exécution du règlement. Les horaires d’ouverture du lavoir vers 1895 étaient du 1er octobre au 1er avril : ouverture à 6 heures du matin, fermeture à 18 heures. Et du 1er avril au 1er octobre, de 4 heures du matin avec la fermeture à 20 heures. Ce lavoir fut fermé par mesure d’hygiène en 1935. En 1938, il accueillera l’atelier public de distillation qui se trouvait dans la cour de la mairie, et sera occupé ensuite par les troupes d’occupation en 1942
–1886 – 4 juillet : DU MAUVAIS ECLAIRAGE DES RUES – Des plaintes sont déposées à cause de la défectuosité de l’éclairage du Creux-Saint-Georges (Gisèle Argensse, 1989, p. 81).
–1899 – 4 juillet : LE SOUS-MARIN « MORSE » – Lancement à Cherbourg du sous-marin français « Morse ».

(1985 Arles meunerie romaine du Barbegal – colorisé).
–1905 – 4 juillet : Décès d’Elisée Reclus, géographe et écrivain, militant et penseur de l’anarchisme.
–1911 – 4 juillet : NOUVEAU PROJET DE SEPARATION DE SAINT-MANDRIER ET DE LA SEYNE – La commission chargée de donner son avis sur le projet d’érection de Saint-Mandrier en commune distincte se réunit en mairie sous la présidence de M. Paul Juvenal. Sa préoccupation première a été de tracer la ligne de démarcation qui séparerait Saint-Mandrier de La Seyne, par le milieu de l’isthme des Sablettes en comprenant dans la nouvelle commune, qui s’appellerait la commune du «Gros Saint-Georges», la petite agglomération de Saint-Elme (Gisèle Argensse, 1989, p. 128).
–1917 – 4 juillet : ACCUEIL DES SOLDATS US A PARIS – Le 4 juillet 1917, jour de la fête nationale aux Etats-Unis d’Amérique, une foule considérable accueille au cimetière de Picpus, à Paris, le premier contingent de troupes américaines venant combattre aux côtés des alliés. Lors du dépôt d’une gerbe de fleurs sur la tombe de La Fayette le colonel Stanton, et non le général Pershing comme on le dit parfois, lance la phrase célèbre« La Fayette, nous voici l ” . A ce propos, rappelons que le nom de “ l’héroïque étourneau ” a été donné en Amérique à un nombre important de comtés, de villes et de villages. Il y a même un mont Lafayette en Nouvelle-Angleterre; Et même un petit poisson appelé Lafayette, que l’on pêche sur le littoral des Etats du Sud… (D’après André Castelot, 1962)
–1919 – 4 juillet : A Saint-Mandrier, la paix revenue, le foyer du soldat n’a plus sa raison d’être et il ferme ses portes à la clientèle militaire et maritime. La réduction des effectifs occasionnée par la libération de plusieurs classes de soldats et matelots est seule en cause de la décision prise. De même les infirmiers de l’hôpital sont démobilisés et ils repartent dans leur famille (Gisèle Argensse, 1989, p. 160).

(Evenos – le château féodal – cl. H. Ribot)
–1938 – 4 juillet : Sports – Décès de la joueuse française de tennis Suzanne Lenglen.
–1940 – 4 juillet :
1. Déposez : les armes à feu à la Feldkommandantur, les fusils de chasse à la Mairie. La population doit déposer jusqu’au 5 juillet 1940, à 18 heures, au plus tard :
– Toutes les armes à feu avec leurs munitions : à la Feldkommandantur, 9, rue de Cursol ;
– Tous les fusils de chasse avec leurs munitions : à la mairie de Bordeaux.
Les fusils de chasse doivent être munis de fiches indiquant l’adresse exacte du propriétaire. Ces fiches seront enregistrées à la mairie.
Tout propriétaire d’armes s’exposerait à des sanctions de la part de l’autorité militaire allemande s’il ne respectait pas les prescriptions susmentionnées. Feldkommandantur-Bordeaux (La Petite Gironde, mercredi 3 juillet).
2. NOUVELLES DU « STRASBOURG » cap sur TOULON – 1h 15 : Le Strasbourg, qui vient de s’échapper du piège de Mers el-Kébir, reçoit le message du rendez-vous que lui fixe pour 3 heures l’amiral Bourragué à l’est de Minorque, mais il est trop éloigné de ce point pour s’y trouver à l’heure dite. Il continue donc sur Toulon avec son groupe de couverture. A 20h 10 : le Strasbourg accompagné de son escorte rentre à Toulon, sans avoir été poursuivi par l’escadre anglaise.
3. Le nouveau billet de 100 francs – Un nouveau type de billet de 100 francs a été récemment mis en circulation par la Banque de France. Son format est sensiblement différent de celui du billet précédent, émis en 1906, et qu’il est appelé à remplacer. La hauteur a été réduite et la longueur reste à peu près la même. Les dimensions sont de 180 millimètres sur 92. L’impression de ces nouvelles coupures comporte au recto une tête de femme et d’enfant avec, en arrière-plan, l’île de la Cité de Paris ; au verso, Sully contemplant la campagne française et l’inscription : « Labourage et pastourage sont les deux mamelles de la France. » (Paris-Soir, jeudi 4 juillet)
–1942 – 4 juillet : FRONT RUSSE : Quand l’Armée rouge commença à se retirer devant les Allemands en juillet 1942, ce n’était pas par la mise en application d’un plan diabolique. C’était tout simplement que Staline avait fini par accepter l’idée que ses généraux devaient chercher avant tout à éviter l’encerclement. C’est ce qui rendit sans objet le mouvement de tenaille exécuté par les Allemands à l’ouest du Don.
La Stavka, cependant, avait reconnu que Voronej, nœud de communications vital, devait être défendu jusqu’au bout. L’état- major russe était bien conscient du fait que s’il ne tenait pas à ce point précis, empêchant les Allemands de franchir le cours supérieur du Don, tout le dispositif de Timochenko sur le front sud- ouest allait être débordé par le flanc.
Voronej allait être la première bataille importante livrée par la 24e Division blindée allemande, récemment mécanisée. Flanquée de la division Grossdeutschland et de la 16e Division motorisée, elle chargea littéralement en direction de Voronej. Son infanterie portée atteignit le Don le 3 juillet et établit une tête de pont au-delà du fleuve. Le lendemain, 4 juillet, à la suite d’un audacieux coup de main, celle de la Grossdeutschland s’emparait d’un pont sur la principale route menant à Voronej avant même que les Russes aient compris ce qui arrivait.
Hitler se rendit de nouveau par avion à Poltava le 3 juillet pour des consultations avec le maréchal von Bock. Il jubilait encore de la prise de Sébastopol et venait de faire Manstein maréchal. Durant la conversation, nota Bock dans son journal, le Führer tourna en dérision les Anglais, qui se débarrassaient de leurs généraux dès que les choses tournaient mal, tuant ainsi tout esprit d’initiative dans leur armée ! Les généraux présents se sentirent tenus d’émettre des rires approbateurs. Dans le même temps, Hitler était fort soucieux de ne pas voir les armées soviétiques échapper du piège, et particulièrement celles qui se trouvaient au sud-est de Voronej, dans les boucles du Don. Il n’en choisit pas moins une désastreuse solution de compromis. Il laissa Bock poursuivre le combat pour Voronej avec corps blindé déjà engagé et expédia le reste de l’armée vers le sud. Mais les forces allemandes laissées sur place n’avaient plus le potentiel nécessaire à une conclusion rapide (Anthony Beevor, Stalingrad, 1999).

(la chapelle St Roch de Sanary vers 1980)
–1944 – 4 juillet : SANARY, 4 et 6 juillet 1944 : Le Maire de Sanary adressait le 6 juillet au général Girard la note d’accompagnement suivante collée à la lettre du Président de la Cave vinicole (Archives de Sanary : Note non signée, datée du 6 juillet 1944, n° 2631) : « Sanary, le 6 juillet 1944. Mon Général, j’ai l’honneur de vous adresser ci joint copie de la lettre que je reçois du Président de la Coopérative vinicole de Sanary. Il y a en effet le plus grand intérêt à ce que la cause de la Coopérative échappe aux arasements futurs qui feraient la suite au recensement d’immeubles auxquels je faisais allusion dans ma lettre du 4 juillet dernier. La plus grande partie des viticulteurs sanaryens seraient dans l’impossibilité de faire très vite et de conserver leur récolte. »
–1953 – 4 juillet : LA REALITE DEPASSE LA FICTION – chauffeur connaissant tracteur chenille et bulldozer cherche place femme de ménage, couture (Provençal, 4 juillet 1953).
–1962 – 4 juillet : début d’exécutions et d’enlèvements de « pieds-noirs » et de harkis à Oran. Les chiffres de ces exactions varient de 80 à 2 000 (Benjamin Stora, La gangrène et l’oubli, 2013).
–1964 – 4 juillet : Cinéma – Décès de l’actrice française Gaby Morlay.
–1998 – 4 juillet : Saint-Mandrier perd une figure marquante de son histoire. Guy Moine disparaît après avoir lutté pendant plusieurs années avec beaucoup de courage contre les séquelles de ses problèmes cardiaques. Pendant 9 ans en tant qu’adjoint, puis en tant que maire depuis 1986, il s’est dévoué pour sa commune qu’il aimait tant (Gisèle Argensse, 2000, p. 172).
CHRONIQUE CATALANE –

81e livraison. LA PLAINE – On entre en Roussillon peu après les Cabanes de Fitou, par un étroit passage resserré entre l’étang de Leucate et les Corbières finissantes. Bientôt cependant, à Salses, l’horizon s’élargit : l’eau et la montagne s’écartent, et la plaine apparaît. La perspective est alors celle d’un grand jardin : le terme même employé, le catalan hort, évoque déjà les riches huer- tas de l’Espagne du Levant.
Ici, l’agriculture est reine ; elle l’était aussi au temps d’Arthur Young, qui s’émerveillait de l’« exubérante fertilité » dont jouissaient les vallées irriguées ; mais elle le fut peut-être toujours, si l’on songe que les ruisseaux d’arrosage qui sillonnent le terroir roussillonnais, portent un nom, rec, qui appartient aux plus anciennes langues européennes connues ; en tout cas,, dès leur apparition, au haut Moyen âge, les premiers documents d’archives signalent des canaux : celui de Baho était déjà creusé au Xe siècle. p
Sa richesse, la plaine du Roussillon la doit en effet en grande partie à l’eau que les ruisseaux apportent des montagnes : sans elle, la chaleur des mois d’été serait souvent fatale à bien des cultures. Et son importance a toujours été telle pour la survie des gens des campagnes, qu’elle occupe une place capitale au sein des mythes et des pratiques populaires : elle figure ainsi au centre des rites de fertilité que connaissent toutes les civilisations, et qui sent destinés à conjurer la sécheresse.
Tel était le rite de la « baignade » des dieux : à Paphos, au temps d’Homère, on baignait une image d’Aphrodite ; au bord de la même mer, mais sur des rivages et en des temps plus proches de nous, à Canet cette fois, sous l’Ancien régime encore, on baignait semblablement une statue de la Vierge, Notre-Dame de la ( Victoire, apportée solennellement de Thuir.
La magie de l’immersion provoquait la
pluie, et permettait la multiplication des biens de la terre. (à suivre)
UNE COURTE BLAGUE POUR LA ROUTE !

Elle est de GEORGES CLEMENCEAU : « On ne ment jamais autant qu’avant les élections, pendant les guerres et après la chasse. »

Ce sera tout pour aujourd’hui.
A demain !

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