ÉPHÉMÉRIDES DU 22 JUIN

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ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 22 JUIN 2025 – 14e ANNÉE (n° 4974).

ILLUSTRATION : EVENOS Montagne dans les années 1930 (cartes, H. Ribot)

LES FÊTES. Saint ALBAN, patron de Mayence, fut le premier martyr d’Angleterre. Né à Verculamnium, aujourd’hui Saint-Alban, il s’était converti au christianisme et fut décapité pour cela sur une colline surplombant la ville.

On dénombre près de 20 000 personnes prénommées ALBAN (ALBANE, au féminin) et pas moins de 570 autres portant ce patronyme.

Fêtés également le 22 juin : Saint Acace et ses compagnons, ou les Dix mille martyrs du Mont Ararat, furent introduits dans le calendrier de l’abbaye Saint-Victor de Marseille à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, on ne sait trop à la suite de quelles circonstances. En Occident leur culte est attesté à partir du XIe siècle (V. Saxer).

DICTON : « A la saint Alban, on peut poser ses vêtements. »

Le calendrier républicain dédie ce quatrième jour de messidor de l’An II à la VÉRONIQUE dont la variété officinale était utilisée autrefois en application sur les plaies des lépreux.

Le 22 juin est la JOURNÉE NATIONALE DE LA RÉFLEXION SUR LE DON D’ORGANES. Les règles relatives au don d’organes en France sont édictées par les articles L.1231-1 et suivants du code de la santé publique, modifiés par la loi bioéthique no 2004-800 du 6 août 2004. Elles distinguent le prélèvement sur une personne vivante et le prélèvement sur une personne décédée. Le don d’organes par prélèvement sur personne vivante, très spécifique, a connu des modifications à l’occasion de la réforme des lois bioéthiques réalisée par la loi du 7 juillet 2011. Le don est par définition non rémunéré car l’organe n’est pas considéré comme un objet patrimonial au sens juridique, conformément au principe de non-patrimonialité du corps humain. Il est totalement anonyme : le receveur ne connaît pas l’identité du donneur et la famille du donneur l’identité des différents receveurs. Il existe cependant une exception notoire : lors de la greffe de visage, la famille de la donneuse n’a pu que connaître l’identité de la receveuse du fait de sa médiatisation a posteriori.

LOCUTIONS PROVENCALE : « Lei bueou se prenoun per li bano / E lis ome per la lengo » (Les bœufs se prennent par les cornes et les hommes par la langue »)

TRADITIONS Provençales  « Le 22 juin, on fête sainte Consorce, une sainte qui a vécu et est morte un 22 juin (jour de sa fête) dans un petit village des Alpes de Haute-Provence, L’Escale, une commune qui se trouve sur la rive gauche de la Durance, en face de Château-Arnoux, à une quarantaine de kilomètres au nord de Manosque. Elle fait partie du diocèse de Digne. C’est là qu’elle a été ensevelie. C’est là qu’est né le culte de notre sainte, culte qui s’est d’abord répandu dans la région. ». Fille de saint Eucher de Lyon, sœur de sainte Tulle et de saint Véran, sainte Consorce vécut en ermite. Elle est la patronne de L’Escale, de Saint Auban et de Château-Arnoux. Sa chapelle à l’Escale a été détruite en 1962.

PENSÉE : « Ce qui entend le plus de bêtises dans le monde est peut-être un tableau de musée » (Edmond et Jules de Goncourt, Idées et sensations).

ÉPHÉMÉRIDES :

(Evenos, dans les années 1970. Diapositive H. Ribot)

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

LA SEYNE-SUR-Mer : 242e livraison – LOUIS PUCCINI (LA SEYNE ET LA RESISTANCE) : « Le 22 Juin 1942, je suis embauché à l’École de soudure à l’arc des Chantiers de La Seyne. La construction navale, du fait des besoins énormes en navires de toutes sortes, a fait de rapides progrès pour réduire les délais de construction. Si le rivetage demeure la forme rituelle d’assemblage, la soudure à l’arc a fait son apparition. D’où la nécessité de former des ouvriers soudeurs en grand nombre. Une école de soudure est ouverte depuis peu, elle forme en six mois environ 20 ouvriers. Des soudeurs, mais pas seulement pour les chantiers. L’Allemagne en a besoin sur ses propres chantiers. La main d’œuvre des pays occupés est toute choisie, d’autant que l’Allemagne étend ses conquêtes : les nécessités de la guerre l’obligent à libérer ses propres ouvriers pour les transférer sur les fronts ».

OLLIOULES : 243e livraison –-1568 – 22 juin : CRÉATION DES CONFRÉRIES DE SAINT-LAURENT ET DE SAINT NAZAIRE A OLLIOULES – Le 22 juin 1568, alors qu’il établit le rôle des membres de la religion réformée et choisit parmi eux cinquante hommes capables de porter les armes, le conseil étroit d’Ollioules approuve la création des confréries de Saint-Laurent et de Saint Nazaire, cette dernières « par les habitants de ce bourg (aujourd’hui Sanary)», et en nomme les prieurs. Cette décision est consécutive au projet de construction d’une église paroissiale à Saint-Nazaire qui verra le jour deux ans plus tard (Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary-sur-Mer, 2004).

A la même séance, le Conseil étroit taxe l’olly novel (l’huile nouvelle) à raison d’une livre par baril (un baril équivalait à 35 litres à Ollioules et à Evenos) et, vue la pénurie de blé, prévoit d’en acheter 2000 charges de toute urgence ; il vote les arrérages de gages du maître d’iscolle soit 12 écus ainsi que ceux du gardien chargé d’ouvrir et fermer les portes de la ville et d’un méss que a gardat aquellous d’au temps des derniers troubles ; approbation de la création d’une confrérie de Saint-Nazaire consécutive à la construction de l’église paroissiale de Saint-Nazaire par les habitants de ce lieu, ainsi que de la confrérie de Saint-Laurent en esta ville,… nomination des prieurs ; contribution aux réparations du port de Sain-Nazaire qui vient à se gaster, de sorte que les barquasses non y peut demeurer assurément ; mettre la ferme des escoubihes aux enchères ; voter 3 florins et 9 grosses pour les joyes données à l’occasion de la fête de Saint Laurent ; réparer la chapelle Notre-Dame de l’Espérance (50 écus d’or) ; établir le rolle de ceulx de la nouvelle religion qui se sont absentés du dit Ollioules ces derniers troubles et depuis sont retournés, suivant l’ordre du Consul d’Aix ; choisir 50 hommes de la même religion réformée aptes et capables à porter armes au milheur que fère poran pour le profit de la ville et d’y mettre 25 arcabuziers, piques et alabardes. Amende de 6 gros per chescun cap de maison qui s’y refuserait ; Faire à la manière accoustumade un petit festin à la capelle de Saint-Honorat et far dire la grand’messe avec diacre et sous-diacre le jour de la Saint-Martin ]Le Conseil général d’Ollioules (cf. supra) délibère de contribuer aux réparations du port de Sanary ; approbation d’une « Confrairie de Saint Nazaire » et d’une « Confrairie de Saint Laurens », daté du 22 juin 1568 (Castellan E., 1937 ; repris par B. Rotger, 1984, p. 42-43 ; id., 1990, p. 7).

SANARY – 343e livraison. –1890 – 22 juin : A Sanary, un concours de tambourins fut organisé par le Comité « Maintenarié » des Tambourins ; il fut doté, par la ville, d’un prix de 50F. (Le même prix fut attribué au Cercle Nautique pour la course de bateaux organisée pour la St-Pierre). Lors de cette « acampado dei tambourin », on émit le vœu de baptiser Saint Nazaire de son nom en provençal « SAN NARY » et l’on décida que les tambourins viendraient de nouveau à l’occasion de la nouvelle appellation. Monsieur SICARD ­SILVESTRE, capoulié des tambourinaïré et Vice-Président du Comité Mainteneur du tambourin, écrivit à Frédéric MISTRAL pour le prier de venir au « batège » de la ville. MISTRAL le remercia vivement et accepta, mais il fut dans l’impos­sibilité de venir. Dans sa réponse, il fit remarquer que SAN NARI devait s’écrire avec un « i » attendu qu’en provençal il n’y a pas de Y. Plus tard, en 1931, la « Coustièro Flourido » obtiendra que le nom du poète soit donné à une partie du Boulevard de Portissol, depuis la plage jusqu’au début du chemin de la Cride (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 ; B. Rotger, 1984 ).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS . 543e livraison : –1792 – 22 juin :

1. LES MARSEILLAIS ENTENDENT POUR LA PREMIERE FOIS CE QUI DEVIENDRA « LA MARSEILLAISE » – Le 22 juin 1792, un délégué du Club des amis de la Constitution de Montpellier, le docteur François Mireur, venu coordonner les départs de volontaires du Midi vers le front, entonne pour la première fois à Marseille ce chant parvenu de Strasbourg à Montpellier par un moyen incertain (les historiens estiment que la circulation de voyageurs a pu contribuer à ce que les milieux patriotes de Montpellier aient eu connaissance de ce chant, donné à l’occasion de funérailles au printemps 1792). Après un discours prononcé le 21 juin devant le Club des amis de la Constitution de Marseille, rue Thubaneau, Mireur est l’invité d’honneur d’un banquet le lendemain et, prié de prononcer un nouveau discours, il entonne le chant entendu à Montpellier quelques jours ou semaines plus tôt. Dans l’ardente atmosphère patriotique de l’heure, Mireur suscite l’enthousiasme et le chant, repris le lendemain par les journaux locaux, sera distribué aux volontaires marseillais qui l’entonneront tout au long de leur marche vers Paris en juillet 1792.

Le docteur Mireur, délégué de Montpellier, chanta la Mar­seillaise chez David, 25, rue Thubaneau, le 22 juin 1792, ce chant fut imprimé et distribué aux cinq cents hommes du bataillon des Fédérés commandé par Moisson. C’est ainsi que, chante d’étape en étape, il parvint à Paris où on l’appela d’abord le Chant des Marseillais» interprété sur l’air des Sargaires.

Outre notre hymne national, les Fédérés provençaux amenè­rent également dans la capitale la carmagnole qui fut adoptée comme vêtement révolutionnaire. Originaire de Carmagnole en Piémont dont beaucoup de représentants travaillaient dans les campagnes de Provence, il s’agissait d’une veste à coures basques et boutons de métal que les sans-culottes agrémentè­rent d’un gilet et d’un pantalon à rayures tricolores et d’un bonnet rouge.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES (L’intégrale).

(Evenos et les gorges vus du château des Vintimille à Ollioules, diapo H. Ribot)

1298 – 22 juin : LIEU-DIT D’ALLAUCH – Pessa rotunda (charte aux archives municipales de Marseille), première mention de la Pièce-Ronde, lieu-dit au quartier de Banquières encore dénommé Pesse redonne, en1691 (cadastre d’Allauch).

1301 – 22 juin : lieu-dit de marseille – Puey gros (charte aux archives muni­cipales) première mention du Pied-Gros, lieu-dit au quartier de Saint- Jérôme dénommé  Puech gros, le2 avril 1372 (charte aux archives municipales)

1372 – 22 juin : GUERRE DE 100 ANS – Défaite navale des Anglais à La Rochelle.

1476 – 22 juin : LES SUISSES TIENNENT EN ECHEC L’ARMEE DE CHARLES LE TEMERAIRE – Les habitants de Berne sont entrés en conflit avec l’ambitieux duc de Bourgogne Charles le Téméraire pour la domination du Jura et de l’Alsace. Financés par la France et associés aux autres cantons de la Confédération suisse, ils surprennent  l’armée bourguignonne à Grandson, au sud du lac de Neuchâtel, le 2 mars 1476. Les soldats bourguignons, en fait composée de mercenaires, essentiellement des « piétons » lombards, se débandent, non sans avoir pendu la garnison suisse de la place de Grandson. Les piquiers suisses s’emparent sans coup férir du butin du Téméraire. L’armée des Confédérés, avec des contingents bâlois, fribourgeois, soleurois, schaffhousois, valaisans, neuchâtelois, gruyériens, biennois, auxquels s’ajoutent des Alsaciens, des Lorrains, des Rhénans et des Autrichiens, attaque les Bourguignons. Le choc entre fantassins suisses et cavaliers bourguignons se dénoue en une heure et se solde par cinq heures d’épouvante au cours desquelles les vainqueurs massacrent leurs prisonniers en représailles du massacre de Grandson. Dans l’Histoire militaire de la Suisse, la bataille de Morat occupe la place d’honneur comme le souligne ce distique relatif aux GUERRES DE BOURGOGNE : « Charles le Téméraire perdit à Grandson le bien (sa fortune matérielle), à Morat le courage (à la suite de la destruction de son armée), à Nancy la vie ».

1568 – 22 juin : CRÉATION DES CONFRÉRIES DE SAINT-LAURENT ET DE SAINT NAZAIRE A OLLIOULES – Le 22 juin 1568, alors qu’il établit le rôle des membres de la religion réformée et choisit parmi eux cinquante hommes capables de porter les armes, le conseil étroit d’Ollioules approuve la création des confréries de Saint-Laurent et de Saint Nazaire, cette dernières « par les habitants de ce bourg (aujourd’hui Sanary)», et en nomme les prieurs. Cette décision est consécutive au projet de construction d’une église paroissiale à Saint-Nazaire qui verra le jour deux ans plus tard (Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary-sur-Mer, 2004).

A la même séance, le Conseil étroit taxe l’olly novel (l’huile nouvelle) à raison d’une livre par baril (un baril équivalait à 35 litres à Ollioules et à Evenos) et, vue la pénurie de blé, prévoit d’en acheter 2000 charges de toute urgence ; il vote les arrérages de gages du maître d’iscolle soit 12 écus ainsi que ceux du gardien chargé d’ouvrir et fermer les portes de la ville et d’un méss que a gardat aquellous d’au temps des derniers troubles ; approbation de la création d’une confrérie de Saint-Nazaire consécutive à la construction de l’église paroissiale de Saint-Nazaire par les habitants de ce lieu, ainsi que de la confrérie de Saint-Laurent en esta ville,… nomination des prieurs ; contribution aux réparations du port de Sain-Nazaire qui vient à se gaster, de sorte que les barquasses non y peut demeurer assurément ; mettre la ferme des escoubihes aux enchères ; voter 3 florins et 9 grosses pour les joyes données à l’occasion de la fête de Saint Laurent ; réparer la chapelle Notre-Dame de l’Espérance (50 écus d’or) ; établir le rolle de ceulx de la nouvelle religion qui se sont absentés du dit Ollioules ces derniers troubles et depuis sont retournés, suivant l’ordre du Consul d’Aix ; choisir 50 hommes de la même religion réformée aptes et capables à porter armes au milheur que fère poran pour le profit de la ville et d’y mettre 25 arcabuziers, piques et alabardes. Amende de 6 gros per chescun cap de maison qui s’y refuserait ; Faire à la manière accoustumade un petit festin à la capelle de Saint-Honorat et far dire la grand’messe avec diacre et sous-diacre le jour de la Saint-Martin ]Le Conseil général d’Ollioules (cf. supra) délibère de contribuer aux réparations du port de Sanary ; approbation d’une « Confrairie de Saint Nazaire » et d’une « Confrairie de Saint Laurens », daté du 22 juin 1568 (Castellan E., 1937 ; repris par B. Rotger, 1984, p. 42-43 ; id., 1990, p. 7).

1570 – 22 juin : Gaspard de Marseille II, seigneur d’Ollioules et de Saint-Nazaire, en 1570 (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982). 

1624 – 22 juin : PRIX-FAIT DE DORER LE RETABLE DU MAITRE AUTEL A L’ÉGLISE PAROISSIALE SAINT PIERRE DE SIX-FOURS : Le 22 juin 1624, Sieur Michel Sabatier et Jean Alphand, consuls, en suite des enchères qu’ils firent faire, ils donnèrent à prix fait à Jean Ponchoni, maître doreur de la ville de Marseille, de dorer le retable du susdit maître autel. Par acte reçu par Maître (en blanc), notaire, moyennant le prix de douze cents (1 200) livres (Jean Denans, 1713).

1639 – 22 juin : FONDATION DE LA CHAPELLE SAINTE ANNE DE SIX-FOURS : Divers particuliers de Six-Fours étant résolus d’ériger la confraternité des frères pénitents bleus, sous le titre de Ste Anne, Pierre Denans, maître maçon, tant à son propre, que de son frère, autre Pierre Denans à feu Charles, et autres propriétaires, qu’ils peuvent être à une place de maison au quartier de Cortines, dans l’enclos dudit lieu, par acte du 22 juin 1639, reçu par Maître Lieutaud, notaire, firent vente aux frères pénitents bleus de Ste Anne, qui devaient être érigés audit lieu, sous la présence et stipulation de Messire Laurens Sellon et Anthoine Estienne, prêtres. Confrontant, ladite place : de ponant, les murs du lieu, de levant, hoirs Estienne Sellon et Honoré Aycard, de midi, la crotte de Curet, pour le prix de neuf (9) livres.

D’autre part, par acte reçu par le même notaire, le 9 novembre 1640, Messire Anthoine Estienne, prêtre et recteur des susdits pénitents bleus, Ste Anne, a acheté de Nicolas Martinenq, une maison à la rue de Cortines, joignant la chapelle Ste Anne, confrontant : de ponant, les murs, de levant, maison de Patron Gabriel Roux, de tramontane, la rue, au prix de soixante quinze livres (Jean Denans, 1713).

1668 – 22 juin : LES PAUVRES DE LA MISÉRICORDE DE TOULON, HYERES, LA SEYNE, SIX-FOURS – Mondit Seigneur Jacques Danis, évêque de Tollon, par acte reçu par Maître (en blanc), notaire de la dite ville, du (en blanc) mil six cents (en blanc), aurait logé sur la communauté dudit Tollon, la somme de 4 000 (quatre mil) livres, à pension perpétuelle, pour être payée et distribuée pour secourir les pauvres de la miséricorde dudit Tollon, d’Yères et de Six-Fours. De laquelle somme, par acte du 4 avril 1668, en fut logé 1 000 (mil) livres sur la communauté dudit Six-Fours, pour les pauvres dudit lieu. A raison de quoi, ayant été formé demande par les consuls de la Seine, par-devant Monsieur l’officier en l’évêché de Tollon, par sa sentence du 22 juin audit an, fut ordonné, que lesdites 1 000 livres, en serait payé par la communauté de Six-Fours aux recteurs de la miséricorde de la Seine, 400 livres, ce qui sera plus amplement justifié par l’histoire de la Seine (Jean Denans, 1713).

1695 – 22 juin : La guerre et ses conséquences à Ollioules. [Castellan, 1937 : Conseil général d’Ollioules, délibération du 22 juin 1695 :] Note : Castellan, 1937, p. 58-59 écrit 1595 au lieu de 1695.

  1. Le Conseil délibère et approuve la décision du premier Consul Martelly (qui annonce) qu’en suite des ordres de nos seigneurs de Vendôme et de Phillipeaux du 6 courant, (le conseil est obligé) de mander deux cents hommes conduits par le Auguste Martelly, second Consul, pour travailler aux travaux qu’il convient de faire aux frères, petites îles derrière le cap Cépet ; qu’en suite des ordres de nos seigneurs le maréchal de Tourville et de Grignan,… (Le conseil étant obligé) de mettre tous les habitants sur les armes et d’en composer des compagnies… prêtes à marcher sur le premier avis… (ce qui a pour conséquences qu’ils ne) peuvent plus gérer leurs affaires domestiques (ni poursuivre) des procès (en cours). (Le conseil délibère et approuve la proposition faite par Martelly) de se pourvoir à la Cour pour obtenir un sursis de tous les procès… pendant le temps que les habitants seront obligés de s’employer pour la défense de la côte. Pour tous ces travaux, (chaque) habitant employé recevra ? onces de pain et 4 onces de riz par jour, comme munition, et 5 sols par jour comme salaire.
  2. La communauté d’Ollioules est tenue de fournir vivres et fourrages pour l’étape à Ollioules de 12 compagnies de dragons du régiment du Morvan, … de faire couper des bois de pin pour faire des piquets, fourches et traverses, d’acheter la paille, bois à brûler pour leur campement (et) de loger les officiers des douze compagnies et leurs chevaux chez l’habitant, par billettes, attendu que les officiers ne campent pas comme les dragons lorsqu’ils sont près de quelque ville…De même, la ville fut tenue de… former trois compagnies… placées sous la direction de Jean-Baptiste Sarret, Pierre Décugis et Elzéar Martelly.
  3. (le Conseil) porta de 5 sols à 12 sols le prix de la journée des habitants employés aux retranchements de la côte aux deux frères,.. de continuer à fournir gratuitement le pain et le riz… dépenses devant être un jour remboursées par la province.

1721 – 22 juin : SANARY AUTORISE D’ENTERRER DANS LEUR JARDIN DES MORTES DE LA PESTE – Le bureau de Santé de Sanary délibère de faire donner la sépulture dans leur jardin, en cas de décès, à deux jeunes filles malades (Vallentin du Cheylard Roger – Notice historique sur Sanary, Lorisse, Paris, 2000).

1789 – 22 juin : 150 MEMBRES DU CLERGÉ REJOIGNENT L’ASSEMBLÉE NATIONALE – Pendant que le Conseil achève les préparatifs de la séance royale et que des discussions particulièrement houleuses ont lieu sur le vote par tête et l’admission des roturiers aux grades militaires (projet soutenu par Necker), l’Assemblée nationale, qui a trouvé refuge dans la grande nef de l’église Saint-Louis, accueille 150 membres du clergé favorables à la l’union aux Communes. (Agenda du Bicentenaire, Lundi 22 juin)

1791 – 22 juin :

1. LE SCHISME DÛ A LA CONSTITUTION CIVILE DU CLERGE EST A L’ORIGINE DE LA TENTATIVE DE FUITE DE LOUIS XVI : il avait, sous la contrainte, accepté la constitution civile, mais après la condamnation de celle-ci par le pape, il en eut de vifs remords et décida de passer à l’étranger. Mais, on le sait, il fut arrêté à Varennes. L’Assemblée essaya d’accréditer la fable d’un « enlèvement » du roi, néanmoins elle le suspendit de ses fonctions et s’attribua officiellement le pouvoir exécutif. Un certain nombre de révolutionnaires aurait voulu qu’elle allât plus loin, qu’elle fut, en somme, logique avec elle-même et établit la République (Louis Baudoin, 1965, p. 333-334).

Comme dans toute la France, ce grave événement eut ses répercussions dans notre région et causa une fermentation accrue des esprits. Le directoire du Var en informa aussitôt tous les districts ; aussi La Seyne reçut-elle un exprès adressé par le district de Toulon faisant connaître cette importante nouvelle et recommandant aux officiers municipaux de la diffuser à toute la population afin, disait la dépêche, « de calmer la juste inquiétude de tous les citoyens, le directoire se réjouissant de cet heureux événement. »

Il est à remarquer que jusque vers le milieu de 1791, les magistrats municipaux de La Seyne sont désignés, dans la correspondance officielle, du titre de : « Messieurs les Officiers Municipaux », tandis que, plus tard, ils seront appelés : « Citoyens Municipaux », ce qui faisait plus démocratique ! Notons aussi qu’en juillet 1792, les cachets administratifs portent encore la devise : « La Loi, le Roi » ; la République ne sera, il est vrai, proclamée en France que trois mois plus tard : le 22 septembre 1792.

En conséquence, et vue de défendre Louis XVI, l’Autriche et la Prusse se coalisent contre la France.

2. TEMOIGNAGE D’UN TOULONNAIS : Henry (1778-1856) est bon témoin (il était alors à Toulon élève chirurgien de marine). Il rapporte dans son Histoire de Toulon depuis 1789 jusqu’au Consulat (Toulon, 1855), quelques fragments de chansons en dialecte. Ainsi, en 1791, après la fuite du Roi et sa capture, les royalistes de Toulon chantent : « Qu voudra gès de Reï, / Qu’un tron de Dieou lou cure ! » (René Merle, Inventaire du texte provençal…, 1986).

3. DECISION DE LEVER DES BATAILLONS DE VOLONTAIRES PARMI LA GARDE NATIONALE – Dès 1791, avec la menace de guerre qui pesait sur la France, et surtout après la fuite du roi en juin, on décida de lever des bataillons de volontaires parmi la Garde nationale; socialement, ces « volontaires de 1791 » sont majoritairement issus de la petite bourgeoisie (à Paris, 90 % sont artisans ou boutiquiers), les officiers, en revanche, sont souvent des nobles. Il importe de souligner que les bataillons de volontaires étaient organisés séparément de l’armée régulière : les volontaires portaient un autre uniforme, étaient payés différemment, élisaient leurs officiers et n’étaient pas soumis aux contraintes habituelles de l’état militaire comme par exemple l’interdiction du mariage.

1792 – 22 juin :

1. LES MARSEILLAIS ENTENDENT POUR LA PREMIERE FOIS CE QUI DEVIENDRA « LA MARSEILLAISE » – Le 22 juin 1792, un délégué du Club des amis de la Constitution de Montpellier, le docteur François Mireur, venu coordonner les départs de volontaires du Midi vers le front, entonne pour la première fois à Marseille ce chant parvenu de Strasbourg à Montpellier par un moyen incertain (les historiens estiment que la circulation de voyageurs a pu contribuer à ce que les milieux patriotes de Montpellier aient eu connaissance de ce chant, donné à l’occasion de funérailles au printemps 1792). Après un discours prononcé le 21 juin devant le Club des amis de la Constitution de Marseille, rue Thubaneau, Mireur est l’invité d’honneur d’un banquet le lendemain et, prié de prononcer un nouveau discours, il entonne le chant entendu à Montpellier quelques jours ou semaines plus tôt. Dans l’ardente atmosphère patriotique de l’heure, Mireur suscite l’enthousiasme et le chant, repris le lendemain par les journaux locaux, sera distribué aux volontaires marseillais qui l’entonneront tout au long de leur marche vers Paris en juillet 1792.

Le docteur Mireur, délégué de Montpellier, chanta la Mar­seillaise chez David, 25, rue Thubaneau, le 22 juin 1792, ce chant fut imprimé et distribué aux cinq cents hommes du bataillon des Fédérés commandé par Moisson. C’est ainsi que, chante d’étape en étape, il parvint à Paris où on l’appela d’abord le Chant des Marseillais» interprété sur l’air des Sargaires.

Outre notre hymne national, les Fédérés provençaux amenè­rent également dans la capitale la carmagnole qui fut adoptée comme vêtement révolutionnaire. Originaire de Carmagnole en Piémont dont beaucoup de représentants travaillaient dans les campagnes de Provence, il s’agissait d’une veste à coures basques et boutons de métal que les sans-culottes agrémentè­rent d’un gilet et d’un pantalon à rayures tricolores et d’un bonnet rouge.

2. UNE MESURE D’ECONOMIE MONETAIRE PREOCCUPE LES ELUS BEAUSSETANS. Vu que « les espèces monnayées frappées au coin de la nation deviennent toujours plus rares ; que la généralité des habitants, pour se procurer les objets de première nécessité sont obligés défaire des pertes considérables sur les assignats qu’ils échangent encore difficilement… « , Le conseil déci¬de des mesures « pour rendre facile la circulation des assignats pour leurs besoins journaliers et faciliter les appoints ». C’était là un problème important. En période de crise, chacun essaie de se constituer un « trésor de guerre » en thésaurisant. Et selon la fameuse loi de Gresham, en vertu de laquelle « la mauvaise monnaie chasse la bonne », il se produisait une raréfaction des espèces métalliques de bon aloi. Les assignats se multipliaient, mais la confiance en eux était plus que modérée, et les gens étaient réticents à les employer. De toute façon, ils étaient dépréciés, quand ils étaient utilisés. Et on leur accordait non pas leur valeur nominale, mais leur valeur réelle du moment. La pénurie de monnaie métallique rendait donc difficiles les achats de la vie courante. En outre, la plus petite valeur en assignat était de 15 sols, il n’y avait pas de coupure en denier ou sol. Aussi le 22 juin 1792, le conseil municipal du Beausset »considérant que les autorités doivent faciliter la circulation des assignats qui ont sauvé l’empire et affermi la constitution », décide de taxer le pain aux boulangers et la viande aux bouchers aux prix suivants : 3 sous 9 deniers la livre de pain blanc, 3 sous 3 deniers la livre de pain bis, 9 sous 6 deniers la livre de mouton, 7 sous 6 deniers la livre de grosse viande, et « pour ôter tout espoir aux agioteurs, prévenir toute difficulté dans les marchés et rendre les appoints faciles, les billets de confiance de la ville de Toulon auront cours pour leur valeur dans le canton, attendu que les habitants pourront échanger quand ils le voudront les dits billets contre des assignats, vu la proximité de la dite ville » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

1795 – 22 juin (4 messidor) :

1. DEBUT DES JUGEMENTS DE LA COMMISSION MILITAIRE DE TOULON – La commission militaire commence à Toulon ses interrogatoires le 24 prairial (12 juin 1795) et ses jugements le 4 messidor (22 juin 1795). C’est désormais l’heure de la répression (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française, p. 110). Ce fut ainsi que Peillon Joseph Félix – propriétaire 28 ans de Toulon et Suffren Joseph – commerçant 40 ans du Castellet, seront condamnés à mort le jour-même par cette Commission militaires de Toulon (Mongin L., Toulon ancien et ses rues et repris par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

2. DISCOURS MODÉRÉ DE ROUYER A TOULON – Toulon apaisé se réorganise sous la tutelle intelligente de Rouyer qui, le 4 Messidor an III, nommant les membres de la nouvelle commission municipale, prononce ce discours plein de modération qui est à la fois un regret et un avertissement : « Citoyens, la révolte qui a éclaté au milieu de vous a pénétré d’indignation la Convention nationale et toute la France qui place aujourd’hui dans des vertueux représentants les justes espérances de son bonheur. Envoyé pour faire exécuter la loi et rappeler les mutins au respect qui lui est dû, j’ai trouvé en traversant la république les routes couvertes de soldats de la liberté et des amis de la Convention. Ils s’avançaient en frémissant et vous menaçaient de la juste vengeance du peuple français trop longtemps outragé par vos révoltes. Votre ville longtemps agitée a été en proie aux plus violentes et aux plus acharnées factions. Si elles duraient, les habitants de Toulon armés les uns contre les autres seraient bientôt ensevelis sous la ruine commune. Je viens détruire toutes les factions, étouffer leurs cris séditieux, et on n’entendra dans cette enceinte que la voix de la loi dont de sages et courageux magistrats vont désormais être parmi vous les organes. Ceux qui prétendent ramener de nouveau le vol et l’assassinat et nous replonger dans une anarchie sanglante qui vous déshonorerait aux yeux de l’univers se trompent grossièrement dans leur coupable espoir. Ils ne s’abusent pas moins que ceux qui affectent de penser qu’un nouveau trône sera élevé au milieu de nous et que nos sacrifices et nos victoires ne doivent aboutir qu’à nous donner un tyran. Un Gouvernement ferme et libre est le vœu de tous et ce vœu va bientôt s’accomplir. L’émigration bien constatée et telle qu’elle est exprimée dans les décrets sera poursuivie avec autant de rigueur que la révolte contre la convention et contre la loi. Les haines particulières ne seront point écoutées. Le citoyen paisible et soumis à la loi sera sûr de sa propriété et de sa vie. Il est temps de mettre un terme à nos malheurs et les magistrats que je nomme et qui seront vos guides vous annoncent que ce moment est arrivé; … Je poursuivrai sans relâche les terroristes et les royalistes et je saurai périr s’il le faut à la tête de ces braves soldats vainqueurs de l’Europe et inébranlables appuis de la justice et de la liberté… L’insurrection sera punie de la loi du 5 germinal exécutée dans toute sa rigueur » (Archives municipales de Toulon, L 68 – D 12).

3. DU 22 JUIN AU 6 JUILLET (DU 4 AU 18 MESSIDOR) LA COMMISSION MILITAIRE DE TOULON JUGE 32 PRÉVENUS – Chargée de juger les compromis, la commission militaire instituée le 3 juin par Chambon et Guérin (3 envoyé en mission à Toulon avec les pouvoirs ordinaires des représentants près des armées), après avoir procédé à de nombreux interrogatoires de détenus internés au fort La Malgue juge en cinq séances 32 prévenus (les 4-8. 11-16 et 18 messidor). Trois sont condamnés à mort, 3 à la déportation, un à 2 ans de fer – 25 sont acquittés (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1799 – 22 juin (4 messidor an 7) : PRÉSENTATION DU MÈTRE ÉTALON PAR MECHAIN ET DELAMBRE.

1799 – 22 juin (4 messidor an 7) : EXPEDITION D’EGYPTE : Bonaparte au Caire – courrier au commandant du génie : «  Je désirerais, citoyen commandant, que l’on pût placer le plus tôt possible le moulin à vent dans la charpente est faite à la citadelle ; il était destiné pour le fort Camin ; on placera à ce fort le premier que l’on fera. Voyez donc je vous prie à faire choisir un emplacement pour ce moulin et faites-moi un rapport sur cet objet.[…]. » Autre courrier au même commandant du génie : «  mon intention, citoyenne commandant, et d’établir une redoute à Mit-Kamar et une à Mansoura, remplissant les buts suivants : défendre la navigation du Nil, […] nourrir un corps de 10000 hommes pour un mois, contenir une ambulance d’une cinquantaine de lits et enfin maintenir les villes de Mansoura et Mit-Kamar. […] je vous prie de me présenter un projet pour ces 2 redoutes de manière qu’entre Rosette et le Caire il les 2 redoutes de Rahmanieh et d’Alkan et entre Damiette et le Caire celle de Mansoura et de Mit-Kamar. […] ». Suivent d’autres courriers : l’un au citoyen Lepère, ingénieur des ponts et chaussées, l’autre à l’amiral Ganteaume, un autre aux citoyens baille, capitaine des grenadiers de la 69e demi-brigade.

Note : dans une lettre datée du 21 juin 1799 et adressée au général Dugua, commandant au Caire en passe de rentrer en France, le général Kléber – qui succédera à Bonaparte après son départ soudain d’Égypte pour la France où il procèdera à son coup d’état de Brumaire – montre son exaspération contre Bonaparte immédiatement à la fin de la campagne de Syrie. Comme il n’était pas homme à dissimuler ses sentiments, tout le monde les connaissait, y compris les Anglais.

1810 – 21 juin : VENTE AUX ENCHÈRES DU TERRAIN DE L’ANCIEN CIMETIERE DE SANARY – C’est près de la chapelle Saint-Roch, lieu de l’un des principaux carrefours de Saint-Nazaire que depuis 1811 se trouve le nouveau cimetière, l’ancien de la rue de la Prud’homie ayant été vendu aux enchères le 21 juin 1810.

1815 – 22 juin : DEUXIÈME ABDICATION DE NAPOLÉON 1er qui est exilé à Sainte-Hélène. Au soir de Waterloo, Napoléon Ier prend à cheval la route de Paris. Épuisé, il arrive le 21 juin au palais de l’Élysée, où l’attend sa deuxième défaite. Sous la pression des deux Chambres, il abdique dès le lendemain en faveur de son fils le roi de Rome, âgé de 5 ans. Il propose alors de redevenir simple général pour protéger la France de l’invasion, mais le gouvernement provisoire s’y refuse et son représentant Joseph Fouché lui suggère de quitter Paris pour Rochefort en l’entretenant dans l’espoir d’une fuite aux Etats-Unis. L’ancien ministre de la Police de l’Empereur veut surtout qu’il libère la place au plus vite…

1854 –22 juin : INSTITUTION DU LIVRET D’OUVRIER – Par les lois du 5 mai 1851 et du 22 juin 1854, les rapports entre patrons et ouvriers furent fixés de façon draconienne par l’institution du Livret d’ouvrier. Ce livret était une sorte de carnet dont la possession obligatoire pour certains ouvriers contenait les détails de leur état-civil, leur signalement, la date de leur entrée dans l’établissement, la date de leur sortie, l’acquit des engagements pris avec le patron et le montant des avances dont il restait redevable envers lui. L’ouvrier était ainsi suivi de très près dans sa carrière par des documents livrés en principe par le maire, mais le plus souvent par le commissaire de police. Vers la fin du XIXe siècle, cette pratique disparut, les syndicats ayant beaucoup exigé pour l’émancipation effective de la classe ouvrière (Marius Autran, tome 5).

1867 – 22 juin : Agenda de Jean-Baptiste Hermitte, premier adjoint de Marius Michel, maire de Saint-Nazaire (Sanary) – Samedi 22, S. Paulin – Vent d’ouest frais – bonne brise – Plusieurs barraques sont déjà arrivées prendre place pour la fête de St Pierre qui aura lieu le dimanche 30 juin et 1er juillet. Déjà un manège aux chevaux de bois est monté sur le quai, vis-à-vis le café.

1881 – 22 juin : AJELLO’S SAGA – Naissance et décès à Saint-Mandrier d’Ajello Ondoyée, fille de Nicolas et Cancelin Anne Joséphine (Archives de Saint-Mandrier).

1890 – 22 juin : De Saint-Nazaire à Sanary en passant par San Nary – Un concours de tambourins fut organisé par le Comité « Maintenarié » des Tambourins ; il fut doté, par la ville, d’un prix de 50F. (Le même prix fut attribué au Cercle Nautique pour la course de bateaux organisée pour la St-Pierre). Lors de cette « acampado dei tambourin », on émit le vœu de baptiser Saint Nazaire de son nom en provençal « SAN NARY » et l’on décida que les tambourins viendraient de nouveau à l’occasion de la nouvelle appellation. Monsieur SICARD ­SILVESTRE, capoulié des tambourinaïré et Vice-Président du Comité Mainteneur du tambourin, écrivit à Frédéric MISTRAL pour le prier de venir au « batège » de la ville. MISTRAL le remercia vivement et accepta, mais il fut dans l’impos­sibilité de venir. Dans sa réponse, il fit remarquer que SAN NARI devait s’écrire avec un « i » attendu qu’en provençal il n’y a pas de Y. Plus tard, en 1931, la « Coustièro Flourido » obtiendra que le nom du poète soit donné à une partie du Boulevard de Portissol, depuis la plage jusqu’au début du chemin de la Cride (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 ; B. Rotger, 1984 ).

1901 – 22 juin : MANŒUVRES NAVALES – En compagnie de l’Escadre, le Carnot appareille de Brest le 22 juin pour les grandes manœuvres annuelles. Au terme d’une première phase, durant laquelle les cuirassés du Nord doivent forcer l’entrée en Méditerranée, l’Armée Navale se concentre à Toulon avant de poursuivre ses exercices qui se termineront par une attaque générale contre Ajaccio. À l’issue des grandes manœuvres, le Carnot est affecté à la Division de Réserve de l’Escadre de la Méditerranée. Il reprend ses quartiers à Toulon. Aux sorties aux Salins d’Hyères vont succéder celles à Villefranche-sur-mer ou au Golfe-Juan (Gérard Garier).

1905 – 22 juin : COURSES ENTRE VÉLO ET CAVALIER A SAINT-MANDRIER – On réclamait que le règlement interdisant aux voitures de trotter sur les quais soit imposé aux bicyclistes qui occasionnaient des accidents aussi fréquents que les voitures. Les habitants trouvaient que les bicyclettes allaient a une trop vive allure. Le 22 juin 1905 un cavalier militaire qui «luttait de vitesse avec une bicycliste» a renversé une jeune fille de 16 ans sur la route dans la section de Saint-Mandrier, elle a été piétinée par le cheval. On précisait que «la route départementale de la localité n’était ni un hippodrome, ni un vélodrome» (Gisèle Argensse, 1989, p. 94).

l936 – 22 juin : DERNIER DÉPART DU PROFESSEUR JEAN CHARCOT – Au moment de son départ – le 22 juin 1936 – pour l’ultime expédition où il devait trouver la mort ; le professeur Jean Charcot avait soupiré : « Mon pauvre bateau se fait vieux ! et moi aussi ; il se plaint et gémit. Nous sommes fatigués, c’est notre dernier voyage ! » Le 15 août suivant, le « Pourquoi-Pas ? » commencera à sombrer au large de l’Islande. Le lendemain, la mer rejettera à la côte les cadavres de Charcot et de ses compagnons. Il n’y aura qu’un seul survivant,

l937 – 22 juin : DÉMISSION DU GOUVERNEMENT LEON BLUM REMPLACÉ PAR CELUI DE CAMILLE CHAUTEMPS – Dans la nuit du 21 au 22 juin 1937, Léon Blum remet au président Albert Lebrun la démission de son gouvernement. Il n’a pu obtenir les pleins pouvoirs en matière financière. Par 346 voix contre 247 — une majorité amenuisée -, la Chambre avait accepté ce retour aux décrets-lois. Mais au Sénat, le barrage s’avéra infranchissable. Et Blum avait tiré la leçon de ce désaveu. Il était resté au pouvoir un an et seize jours. Avec le retour du valoisien Camille Chautemps à Matignon, on assiste à un recentrage. Treize socialistes font équipe avec treize radicaux et trois USR. Première décision : « le flottement du franc ». Il se déprécie un peu plus, mais on met un terme à l’évasion de l’or. L’équilibre budgétaire est (presque) réalisé. Le Trésor pourra faire face à ses échéances. Des résultats qui reflètent d’évidentes concessions. Le cabinet Chautemps s’éloigne du programme du Rassemblement populaire (Charles Galfré, 2003).

1940 – 22 juin :

1. SIGNATURE DE L’ARMISTICE FRANCO-ALLEMAND À RETHONDES. IL ENTRERA EN VIGUEUR LE 25 JUIN. LA FRANCE EST COUPÉE EN DEUX (Jean-Charles Volkmann, 2003).

Flotte Française, Darlan ordonne aux grands subordonnés de prévoir une équipe de sabordage sur chaque navire (Antier Jean-Jacques, 1972).

»Le Petit Var du 23 juin 1940 » : L’armistice entre la France et l’Allemagne a été signé hier soir à 18h 50 en forêt de Compiègne. Les hostilités cesseront six heures après que le gouvernement italien aura décrété que l’armistice est intervenu également entre la France et l’Italie. Pendant que se poursuivent les négociations, il convient d’accueillir avec la plus extrême prudence les bruits multiples qui circulent sur la teneur des conditions d’armistice.

« Bordeaux 22 juin : «Bordeaux, 22 juin — C’est en forêt de Compiègne qu’Hitler a reçu, vendredi à 15 h. 30, en présence du commandant en chef des différentes formations d’armées, du chef du haut commandement des: années, du ministre des Affaires Étrangères, de Rudolf Hess, la délégation française venue prendre connaissance des conditions d’armistice. La remise des conditions se déroula dans le même wagon où, le 11 novembre 1918, fut signé l’armistice (de la Grande Guerre). Le général, Keitel lut, par ordre d’Hitler, le préambule suivant aux conditions d’armistice : « Confiante dans lès assurances faites au Reich par M. Wilson et confirmées par les puissances alliées, l’armée allemande déposa les armes, le 11 novembre 1918. Ainsi prit fin une guerre, que le peuple allemand et son gouvernement n’avaient pas voulue et où l’adversaire, malgré sa supériorité énorme, n’avait pas réussi à vaincre l’armée allemande, la marine de guerre, ni l’aviation allemande d’une manière décisive quelconque. Dès l’instant où arrivait la Commission allemande d’armistice la promesse faite ainsi solennellement commença à être violée. Le 1er novembre 1918 s’ouvrit pour l«e peuple allemand, dans ce même wagon qui nous réunit aujourd’hui, une ère de souffrance, une période de restriction, d’humiliation. de vexations, de souffrances humaines, matérielles terribles pour un peuple : violation de parole et par¬jure furent ce qu’on offrit à un peuple qui .pendant plus de quatre ans, après une résistance héroïque, eut le seul tort de croire aux promesses des hommes d’Etat démocratiques. Le 3 septembre 1939, vingt-cinq après, au début de la guerre, l’Angle¬terre et la France ont, sans raison, de nouveau déclaré la guerre à l’Allemagne. La décision des armes est intervenue : la France est vaincue. Le Gouvernement français pria le Gouvernement du Reich de lui faire connaître les conditions allemandes pour l’armistice. Si la forêt historique de Compiègne fut choisie pour la remisé des. conditions, c’est qu’il fallait, par cet acte de justice, éteindre une fois pour toutes un souvenir qui, pour la France, n’est pas une page de gloire de son Histoire, mais qui fut toujours considéré par le peuple allemand comme la plus profonde honte de tous les temps. La France, vaincue, s’effondre après une résistance héroïque et à la suite de nombreuses batailles sanglantes. L’Allemagne n’a pas l’intention cependant, de donner aux conditions de l’armistice et aux pourparlers, un caractère d’ignominie à l’égard d’un adversaire aussi brave. Le but des exigences allemandes est :

1° D’empêcher la reprise de la lutte;

2° De donner à l’Allemagne toute sécurité pour que puisse se poursuivre, comme on l’y force, la guerre contre l’Angleterre ;

3° De créer les conditions nécessaires à la construction d’une nouvelle paix dont le contenu le plus essentiel sera la restauration de l’injustice faite au peuple allemand lui-même par la violence. ».

Après lecture, Hitler quitta le wagon, tandis que l’hymne national allemand était exécuté. C’est ce matin, dans un conseil sous la présidence de M. Lebrun que les membres du gouvernement ont reçu communication des conditions formulées par le Reich. (…) A 15h 15, communiqué du Ministre de l’intérieur, M. Charles Pomaret : « Le Conseil des ministres a délibéré pendant une partie de la matinée et au début de l’après-midi sur les textes remis hier soir par M. le général von Keitel aux plénipotentiaires français. De nouvelles réunions du Conseil des ministres sont à prévoir avant qu’un résultat d’ensemble puis¬se être obtenu: Les négociations doivent en effet se poursuivre et se terminer d’abord avec la délégation allemande. Ensuite, les plénipotentiaires français rejoindront, par avion en Italie, les plénipotentiaires italiens. Ce n’est qu’après discussion avec ces derniers que le Gouvernement pourra porter un jugement définitif et d’ensemble sur la double négociation, et prendre les décisions que comporte l’intérêt du Pays. L’Assemblée a présenté des contre-propositions dont l’étude a été le but essentiel de la négociation qui s’est déroulée cet après-midi. Tous les Français doivent accepter l’attente, et avoir une foi invincible dans la destinée de la Patrie. » (Le Petit Var du dimanche 23 juin 1940)

« Note. La ligne de démarcation mentionnée à l’article 2 de la convention d’armistice commence, à l’est, à la frontière franco-suisse, près de Genève, et est jalonnée ensuite par les localités de Dôle, Paray-le-Monial et Bourges, jusqu’à environ vingt kilomètres à l’est de Tours. De là, elle passe à une distance de vingt kilomètres à l’est de la ligne de chemin de fer Tours-Angoulême-Libourne, ainsi que, plus loin, par Mont-de-Marsan et Orthez, jusqu’à la frontière espagnole. »

2. LES GARES CESSENT LEUR SERVICE DES VOYAGEURS – La Société Nationale des Chemins de Fer Français informe le public qu’à dater du 22 courant, les gares sont fermées au service des voyageurs (La République du Var du dimanche 23 juin 1940).

3. A TOULON, ON JUGE DES PROPOS DEFAITISTES ET ANTINATIONAUX – A l’audience d’hier matin, 22 juin, sous la présidence de M. Espenant, M. Croisille, au siège du ministère public les jugements suivants ont été rendus : PROPOS DEFAITISTES ET ANTINATIONAUX. Un marchand .de charbon du quartier de la Rode, Potasso Pierre, 45 ans, a tenu dan un restaurant des propos défaitistes et anti-français en faisant l’éloge du régime fasciste. Il conteste avoir tenu les propos qui lui sont accordés. Il s’en tire avec un mois ferme de prison. — Pour propos de nature à porter atteinte au moral de l’armée et des populations ont été condamnés : Berger Pierre, 55 ans chiffonnier, boulevard Bazeilles, à un mois de prison, et à une amende de cinq francs pour ivresse ; la dame Arnaud Paulette, commerçante, demeurant à Marseille, épouse Rigaud, à un mois de prison. Son mari compris dans les liens de la poursuite est acquitté ; Blondel Louis, 35 ans, ajusteur à l’Arsenal, un mois de prison, et cinq francs d’amande pour ivresse ; Batissini Séraphin, sujet suisse, journalier, 51 ans, un mois de prison. – Un entrepreneur de transports d’Ollioules, M. Orlandi, au cours d’une discussion d’ordre commercial avec un représentant, M. Coste, a porté des coups à ce dernier; seize francs d’amende, cent francs de dommages et intérêts, — Un tonnelier Giletta Etienne, 30 ans, pour coups volontaires à l’un de ses voisins, seize francs d’amende. — Pour infraction au code du travail, un commerçant, M. Terrin, 31 ans, cinquante francs d’amende et cinq francs à son chauffeur Brachet Costa. Condamnations par défaut. — Egalement pour infraction au code du travail Biagnini Marius, pêcheur à La Seyne, 39 ans. Seize francs d’amende ; Baccelli Manaimo, 43 ans, restaurateur à Toulon, cinquante francs d’amende ; Bruno Joseph, cimentier, 38 ans, cinq francs d’amende. — Le nommé Nutti Gaëtan, 21 ans, ouvrier requis à l’usine Saint-Chamas pour abandon de travail; un mois de prison. Audience levée à onze heures (Le Petit Var du dimanche 23 juin 1940).

1941 – 22 juin : HITLER ATTAQUE L’URSS – Après avoir imposé sa loi aux États balkaniques, et au mépris du traité de non-agression signé en août 1939, persuadé qu’il l’est que la puissance communiste est celle d’un colosse aux pieds d’argile, Hitler attaque l’URSS le 22 juin 1941, convaincu que la guerre ainsi ouverte sera terminée avant l’hiver. Sans le savoir, il marque, par ce geste, le passage de la guerre dans une seconde phase. L’armée allemande remporte d’éclatants succès immédiats : en quelques mois, l’Ukraine et l’ouest de la Russie seront conquis ; les banlieues de Moscou seront atteintes, mais la vigueur de la résistance et l’arrivée de l’hiver sauveront la capitale soviétique. La guerre éclair sera stoppée jusqu’au printemps suivant (Henri Ribot, Cours FORPROF, 2009).

1942 – 22 juin :

1. FRONT D’AFRIQUE DU NORD – Le 22 juin 1942, Rommel, chef de l’Afrika Korps, reçut un message radio du quartier général du Führer. A quarante-neuf ans, il était promu Feldmarschall en récompense de sa victoire à Tobrouk. Au dîner, il célébra sa promotion avec ses officiers. Puis, resté seul, il écrivit à sa femme : « Hitler m’a nommé Feldmarschall, j’aurais mieux aimé recevoir une nouvelle division » (Max Gallo, 2011).

2. DISCOURS RADIODIFFUSE DE PIERRE LAVAL ANNONÇANT LA RELEVE DES PRISONNIERS EN ALLEMAGNE PAR DES TRAVAILLEURS VOLONTAIRES. Laval institue ainsi le principe de la « relève » (envoi d’ouvriers français en Allemagne) qui deviendra rapidement le Service de Travail Obligatoire ou STO (Jean-Charles Volkmann, 2003).

3. LOUIS PUCCINI (LA SEYNE ET LA RESISTANCE) : « Le 22 Juin 1942, je suis embauché à l’École de soudure à l’arc des Chantiers de La Seyne. La construction navale, du fait des besoins énormes en navires de toutes sortes, a fait de rapides progrès pour réduire les délais de construction. Si le rivetage demeure la forme rituelle d’assemblage, la soudure à l’arc a fait son apparition. D’où la nécessité de former des ouvriers soudeurs en grand nombre. Une école de soudure est ouverte depuis peu, elle forme en six mois environ 20 ouvriers. Des soudeurs, mais pas seulement pour les chantiers. L’Allemagne en a besoin sur ses propres chantiers. La main d’œuvre des pays occupés est toute choisie, d’autant que l’Allemagne étend ses conquêtes : les nécessités de la guerre l’obligent à libérer ses propres ouvriers pour les transférer sur les fronts ».

1945 – 22 juin : CRÉATION DE L’ÉCOLE NATIONALE D’ADMINISTRATION ou E.N.A. (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1946 – 22 juin : PENURIE D’EAU POTABLE A SAINT-MANDRIER – Une chose n’a pas changé en cette période d’après-guerre, la pénurie d’eau potable. Le 22 juin 1946 les quartiers élevés de Saint-Mandrier n’ont pas d’eau depuis huit jours ! (Gisèle Argensse, 1989, p. 230)

1972 – 22 juin : ATTENTAT TERRORISTE – à Paris, attentat à la station des Invalides (8 blessés)..

1974 – 22 juin : DÉCÈS DU COMPOSITEUR ET ACADÉMICIEN DARIUS MILHAUD qui n’écrivit pas moins de douze symphonies entre 1939 et 1960.

1979 – 22 juin : A LA BAN DE SAINT-MANDRIER, CEREMONIE D’ADIEU AUX HÉLICOPTÈRES SIKORSKY HSSI, construits par la suite sous licence par Sud Aviation qui l’équipaient depuis 16 ans. Le contre Amiral Degermann, commandant l’aviation embarquée et le groupe de porte-avions, présidait cette cérémonie. Le défilé aérien organisé à cette occasion, clôturait une brillante page de l’histoire de l’Aéronautique Navale qui avait débuté voici 21 ans, date à laquelle les premiers HSS se posaient à Lartigue, en provenance du porte-avions « Bois Belleau » et des Etats-Unis (Gisèle Argensse, 2000, p. 114).

1986 – 22 juin : MARADONA VENGE L’ARGENTINE – C’est l’un des buts les plus célèbres but de toute l’histoire du football… et il a été marqué de la main. Encore aujourd’hui, de nombreux Anglais tremblent d’indignation lorsqu’on leur rappelle ce quart de finale de la Coupe du Monde mexicaine…

1989 – 22 juin : DÉCÈS DU COMPOSITEUR HENRI SAUGUET, auteur du célèbre ballet « Les Forains » écrit en 1945 (cf. Sauguet Henri – Les forains, ballet* ; Concerto n° 1 en la mineur pour piano et orchestre**. * association des Concerts Lamoureux, direction Henri Sauguet, ** Grand Orchestre Symphonique de la radio de l’URSS, Vasso Vevetzi, piano, direction Guennadi Rojdestvenski, Le Chant du Monde, LDX-S 78300, 1 disque vinyl 33 tours 30 cm stéréo, acheté en 1985).

1992 – 22 juin : OUVERTURE DU PROCÈS DU SANG CONTAMINE.

2024 – 22 juin : FRAUDE LORS DU PELERINAGE A LA MECQUE – C’est une décision qui survient après la mort de centaines de pèlerins sous des chaleurs caniculaires – probablement 1000 morts – , alors que plus de moitié d’entre eux n’étaient pas munis d’autorisations. Les autorités égyptiennes ont ordonné la révocation des licences de seize sociétés touristiques et le renvoi de leurs responsables devant le parquet pour « fraude », samedi 22 juin, après qu’elles ont fait voyager des pèlerins illégalement vers La Mecque, en Arabie saoudite (info Le Monde du 22 juin 2024).

2025 – 22 juin : USA vs IRAN – Les États-Unis ont mené une attaque « très réussie » sur trois sites nucléaires iraniens, larguant notamment une « charge complète de bombes » sur celui de Fordo, a annoncé dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 juin le président américain Donald Trump, se joignant ainsi à l’offensive israélienne contre l’Iran. (Info du matin, 4 h.)

CHRONIQUE CATALANE

72e livraison. 22 juin 2025. PARLEM CATALÀ. L’AMIC VICENS – JOAN CAYROL (ami d’enfance de mon frère Guy, à Espira de l’Agly) – 15 février 1965 : Oda a la Cerdanya

Que n’es de bell la Cerdanya

Des de qu’hom surt a Coll Rigat

Fins a la frontera d’Espanya

Sembla que sigui tôt un prat

On hi han colors tan senzills

Que no els pot fer cap pintor

Qu’es bonic aquest sol que brilla

Sobre el blat el segol i les flors

Si trobeu Sallegosa un xiquet enclotada
Hix, Nahuja, Palau gairebé amagats
Font Romeu, Odeillo i Dorres son parades
En el flanc d’un jardï qu’es sempre ensolellat

Que n’es de bell la Cerdanya
Quan es de neu embolicat
De des del cim de la montanya
I fins el mes petit llosat
No hi ha cap tapis qu’es compari
Amb’el décorât que se pot badar
Ah que el Bon Deu ha sigut savi
De fer-te tant bonic pais cerdâ.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

 Petite annonce parue dans un journal littéraire : « Je vends l’encyclopédie Larousse en quinze volumes. Etat absolument neuf. Jamais ouverte ni feuilletée. Ma femme sait tout ! »

Rendez-vous à la sainte Audrey, c’est-à-dire demain !

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