ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 8 JUIN 2025, 14e ANNÉE (n° 4963)
ILLUSTRATION : nos voyages et autres photographies. En titre : avril 1966 stage franco allemand éclaireurs à Mulbach, Alsace
Bonjour à tous, j’ai rallongé quelque peu les éphémérides de ce jour qui sont il faut le reconnaître relativement chargées. Mais il m’a semblé nécessaire d’ajouter quelques paragraphes supplémentaires à ma chronique habituelle.
Je vous en souhaite une bonne lecture.
LES FÊTES. MÉDARD, prénom masculin populaire dans les années 1930, mais aujourd’hui peu usité, on compte 420 personnes prénommées MEDARD en France, est d’origine germanique ; il signifie « puissant » et « fort » . Le saint du jour, Médard de Nyon, était un évêque picard appartenant à une vieille famille de noblesse franque né en 456 à Salency et mort le 8 juin 545 à Noyon. Il était le fils de Nectardus, noble franc de la cour de Childéric 1er, et de Protagia, une noble gallo-romaine qui l’avait convertit .
Au calendrier républicain, c’était le 20e jour du mois de prairial An II, celui de la FOURCHE, instrument utilisé par les agriculteurs, les jardiniers et les cantonniers..
DICTON : « S’il pleut à la saint Médard, il pleut quarante jours plus tard à moins que saint Barnabé (11 juin) ferme le robinet. »
TRADITIONS ET LOCUTIONS PROVENCALES : Le chichibelli : ce terme, masculin, désigne un petit bout de papier qu’on attache derrière quelqu’un pour s’en moquer (réf. Victor Gelu). Laisser voir son chichibelli, c’est lorsque la chemise sort du pantalon (Bagatouni, 89).Expression ; quand on a le chichibelli, on ne monte pas au mât de cocagne (d’après Auguste Brun, Le français de Marseille, 1931).
PENSEE : « C’est une mauvaise action, et fréquemment commise, que d’inventer des torts à la société pour s’arroger le bénéfice illusoire de les redresser . » (Maurice Druon, Remarques, 1952).
EPHEMERIDES.

(avril 1966 – Stage international EEDF à Mulbach)
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
LA SEYNE-SUR-Mer : 236e livraison. –1674 – 8 juin : La première pierre de la nouvelle église de Notre-Dame de Bon-Voyage à La Seyne est posée le 8 juin 1674 (Gérard Delattre, Pierre Saliceti, 2002)..
OLLIOULES : 237e livraison. –1690 – 8 juin : LES COMMUNES DOIVENT FOURNIR DES HOMMES A LA MILICE – Le Comte de Grignan ordonne à diverses communes de fournir de nouveaux soldats pour la milice : La Cadière (18), Ollioules (23), La Garde (5), La Valette (10), La Seyne (8), Six-Fours (8), Solliès (22) et Saint-Nazaire (10). Chaque communauté doit exécuter cet ordre sous peine de désobéissance. Elle doit en outre payer 6 sous par homme et par jour, et 15 sous pour les sergents (Rotger B, 1984)]
SANARY – 337e livraison. –2019 – du 7 au 10 juin : FESTIVAL SANARY FLORALIE’S – « Du 7 au 10 juin 2019, les Floralie’s 2019 proposent un véritable tour du Monde floral et végétal. C’est en parcourant plus d’une dizaine de sites que les visiteurs pourront apprécier la créativité de nombreux spécialistes mondiaux qui mettront pour l’occasion plus de 100 000 fleurs en scène afin de créer des espaces enchantés, riches d’une poésie incroyable. C’est un véritable musée floral éphémère ou la beauté de la FLEUR est mise à l’honneur avec des créations florales mais aussi des animations musicales, une ferme fleurie, un espace pour les juniors. L’église et les chapelles seront elles aussi investies… Mille et une raisons de venir admirer ces magnifiques réalisations en famille du 7 au 10 juin 2019. » (source : Festival Sanary Floralie’s).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 537e livraison. –1385 – 8 juin : Hommage au roi Louis II de Sicile par Béatrix d’Agoult-Sault-Trets et son mari Raimond d’Agoult-Sault-Reillane, comte de Gérace, pour leurs fiefs de Provence : Constitua personaliter magnifica domina Beatrix de Agouto, domina de Saltu, Geraciique comitissa, … pro castri suis de Forcalquerio, de Rocabarono, de Colobreria, de Causolis, de Ciperiis, de Sartolis, de Riancio, de Sancto Martino, de Artiga, de Simiana, de Rossilhono, et pro feudo de Lixiis – Actum Avinione. Constitutus personaliter spectabilis et magnificus vir dominus Raymundus de Agouto, dominus de Saltu, comes Geracii, magnus regni Sicilie camerarius, pro castri de Bregansono, de Sancto Paulo de Vergonis, de Balmetis, et pro dominio et senhoria et juridictione que habet in castro de Agouto (De Gérin-Ricard, 1926, p. 231, acte 700 des vicomtes de Marseille : B. Arch. départ. des Bouches du Rhône, B 766, fol. 3 et 4 v°.).
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES (L’intégrale).

(Voyage e Bourgogne, Beaujolais et Champage, 2002)
–1254 – 2 septembre : MARSEILLE –Affare turris (charte aux archives de l’évêché).
–1268 – 8 juin : PREMIERES MENTIONS DE L’EGLISE DE SAINT MANDRIER ET DE LA CHAPELLE DE PEPIOLE – Acte 230, Gallia Christ. Nov., Toulon : réforme du chapitre par l’évêque Gautier, daté du 8 juin 1268 (Albanès J.-H. – Gallia christiana novissima, t. V, Toulon, 1911) : ecclesia S. Mandreae 1268, cf. com. de Saint-Mandrier. Première mention précise du prieuré de Saint-Mandrier. La division des bénéfices de l’église cathédrale de Toulon l’attribue en prébende à l’un des dix clercs, recteur(maitre de cérémonie) de la cathédrale :
« Toulon, 8 juin 1268 – Réforme du chapitre de Toulon par l’évêque Gautier. Et quartonem de Oliolis, decimationes, sensus et intratas omnes, ex quibuscum que rebus et causis provenientes et bona omna domus Insolarum, que nunc habet dictum Capitulum Tholonense (pour le 1er chanoine). Et precentorie, modo et (forma) quibus supra, ecclesiam de Oliolis, retento quartonodecime (pour le 4ème chanoine). Capella de Revesto (pour le 7ème chanoine). Nonus cannonicus ecclesiam de Evena habebit prebendam (9ème chanoine). Et alter corum habebit ecclesiam S. Mandreae, pro vestiario, seu prebenda, et alius capellam de Pipiola ; retentis tamen triginta solidos ipse prior, seu cappellanus de Pipiola, uni clerico intitulato diacono… Ont signé : R. de Signa, prior de Oliolis ; Raimundis Rostagni, prior de Evena in scolis morabatur. »
Louis Baudoin interprétant ce document écrit : « Une mention du prieuré de Saint-Mandrier est faite dans l’acte de division des bénéfices de l’église-cathédrale de Toulon dressé en 1268 : on parle aussi dans cet acte de l’antique chapelle de Notre-Dame de Pépiole (sic !) qui, bien que située en territoire de Six-Fours, dépendit jusqu’à la Révolution de la cathédrale de Toulon. » (Louis Baudoin, 1965, p. 92). La lecture du document montre à l’évidence que l’écriture « chapelle de Pépiole » est la seule présente dans le texte.
Jean Denans écrivait en 1713 : « La Chapelle N.D de Pépiolle, avait, comme elle a encore, les censes, diretes (directes), et droits de lods de quelques propriétés de terres, toutes situées au terroir dudit Six-Fours » (Jean Denans, 1713) :
« FONDATION DE LA CHAPELLE NOTRE DAME DE PEPIOLE : Outre les églises et chapelles qui sont dans l’enclos de Six-Fours et proche les murs, dont mention est faite ci-dessus, et encore de celles qui sont obvenues au terroir de la Seine par le partage des communautés,( ce qui sera reporté à l’histoire dudit la Seine), il y en a plusieurs au terroir dudit lieu Six-Fours. La plus ancienne desquelles est celle de Notre Dame de Pépiolle. L’origine et la fondation de laquelle, à cause de son ancienneté, est inconnue, étant néanmoins certain qu’elle fut bâtie à la forme de celles des templiers (sic !), et qu’il y avait beaucoup plus de bâtiments qu’il n’y en a présentement. Pour aucunement justifier son ancienneté, c’est que en l’année 1268, par la première division des bénéfices de l’église cathédrale de Tollon, il est fait mention que le prieuré de Pépiolle, terroir de Six-Fours, et celui de Notre Dame d’Entrevigne, terroir de Tollon, furent donné pour prébende, à un des Sieurs chanoines de ladite église cathédrale. Par la seconde division du même bénéfice, de 1306, et par la troisième de 1325, il est encore fait mention dudit prieuré Notre Dame de Pépiolle. Ensuite, le 20 février 1450, Messire Jean Giraud, chanoine dudit Tollon, et prieur prébende dudit prieuré de Pépiolle, donna en accap et emphytéose, deux terres dudit prieuré à Anthoine Albin au terroir dudit Six-Fours et quartier vulgairement dit Pépiolle, par acte reçu par Maître Barthelemy Alphanty notaire de Tollon. Par lequel acte, il reconnaît être sansine audit prieuré, moyennant un sétier de blé. Le 24 octobre même année 1450, ledit Messire Jean Giraud, chanoine, donna encore audit Albin, une terre audit quartier du camp de Pépiolle, confrontant la rivière de la Repe, moyennant un denier de cense, et donna encore d’autres biens, sous la réserve ou rétention de cense et droits de lods » (Jean Denans, 1713).
Le 16 janvier 1276/1277, il y eut contestation sur les dîmes portées à l’acte 230 du 8 juin 1268 entre Rostagnum de Signa, priorem ecclesie Sancti Laurentii de Oliolis, et dom Raimundum Lordeti, priorem de Sexfurnis (Albanès J.-H., Gallia christiana novissima, t. V, Toulon, 1911, acte 233).
–1278 – 18 mai : ARBITRAGE DE L’AFFAIRE PRÉCÉDENTE – Toulon, 18 mai 1278 – arbitrage du consentement de l’évêque de Toulon inter priori prioratus de Sexfurnis, et priorem Sancti Laurentii de Oliolis (au sujet de leur contestation des dîmes portées à l’acte 230 du 8 juin 1268) (Albanès J.-H. – Gallia christiana novissima, t. V, Toulon, 1911, acte 241, p. 136).
–1283 – 8 juin ou le 8 juillet : Barthélemy Bonvin est nommé amiral de la flotte royale en Provence, sous le règne de Charles Premier, comte de Provence de 1246 à 1285 (cf. supra, la bataille de Naples). Il participe aux combats entre Provençaux et Aragonais pour le contrôle de la Sicile. La bataille navale de Malte est livrée le 8 juin ou le 8 juillet 1283 pendant la guerre des Vêpres siciliennes. Elle oppose les flottes aragonaise et provençale composées de galères. Les Aragonais, commandés par Roger de Lauria, remportent une victoire décisive sur leurs adversaires, menés par les amiraux Barthélemy Bonvi et Guillaume Cornut. Ce dernier est tué lors des combats. En mars 1289, à la demande du nouveau roi Charles II qui s’y était engagé lors de sa libération de captivité, Bonvin emmène 80 otages, dont deux frères du Roi et son propre fils, de Marseille à Barcelone à bord de trois galères (Roger Duchêne, Marseille, Fayard, 1998, p.167).
–1297 – 28 juin : ACTE DES VICOMTES DE MARSEILLE N°588
1. [de Gérin-Ricard 1926 : Aix. Charles II, roi de Sicile et comte de Provence, ordonne aux gabeliers de Toulon d’exécuter le testament de Sibile de Marseille-Trets, dame de Toulon, veuve de Gilbert des Baux, puis femme de Boniface de Castellane, qui avait légué une rente de 20 livres de coronats à deux chapelains, qui la percevaient sur cette gabelle à Noël et à la St-Jean (A. Archives du château de Barbegal, registre du notaire Jean Mayorgas (n°13 de l’inventaire du baron de Roure).]
2. [Boyer 1980, p. 77 : Sibille de Marseille-Trets… lègue des biens ou des sommes d’argent à des membres de sa famille ainsi qu’à des maisons religieuses, notamment à la Chartreuse de Montrieux, à qui elle laisse le Val d’Ardenne et la seigneurie du Revest…L’original a disparu. Ce document ou une copie semble avoir été conservé aux Archives de Toulon jusque vers 1869 (O. Tessier, Histoire de Toulon au Moyen Age, Paris 1869, p. 19, note 3). Nous savons que le 16 août 1261 Sibille réduisit tous ses legs sauf les legs pieux. De plus, il y a des différences entre ce testament et l’acte du 29 novembre 1262 par lequel Charles 1er d’Anjou (lire « Charles II ».) échange des biens et des droits à Trets, Cuers et au Revest contre la part de seigneurie de Toulon possédée par Isnard d’Entrevennes et Reforciat de Trets, coseigneurs de Trets et de Toulon… Ainsi, ce n’est pas des Chartreux de Montrieux que Charles reçoit le Revest. Faut-il conclure à la fausseté du testament de Sibille ?… Toujours est-il que la seigneurie du Revest n’appartient point aux Chartreux ; elle ne leur revient qu’en 1409, après de laborieuses démarches… Ainsi, jusqu’à plus ample informé, nous considérons que ce testament comporte des éléments suspects.]

–1307 – 8 juin : Felgueria (charte aux archives municipale). La Figuière – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de Saint-Roch (1872). Première mention : Felguiera, 27 mars 1294 (acte notarié).
–1322 – 8 juin :
1. Acte 436, Gallia… Marseille. Absolution de Bertrand de Porcellet, seigneur de Cabriès, qui avait empiété sur la juridiction de l’évêque Gasbert (assassinat de l’évêque à Signes, mention de Signes et d’Hugues et Bertrand d’Espinasse). [Albanès, Gallia… Marseille :] Avignon, 18 juin 1322. Absolution de Bertrand de Porcelet, seigneur de Cabriès(dominus castri de Capreris) qui avait empiété sur la juridiction de l’évêque Gasbert. … ; dicens, quod ipse, hoc anno, citra festum Nativitatis Dmi, qudam nocte, cum ad ejus noticiam pervenisset quod Bertrandus Spinascii, habitator castri de Signa, Massiliensis diocesis, infra ipsum castrum, Hugonem Spinascii fratem suum gladio occidisset, et se salvasset, et confugisset infra ecclesiam parrochialem Beate Marie dicti castri de Signa ; ipse Bertrandus, adjunctis sibi et assiotatis pluribus hominibus dicti castri, et quibus dam aliis suis familiaribus accepit arma, et ipsi alii qui secum erant, scilicet spatulerias, pancerias, enses, gladios, cervelerias, lanceas, balistas, et alia plura armorum genera, animo, proposito et voluntate capiendi dictum Bertradum, homicidam suprascripto cumque, sic iens per ipsum castrum armatus cum predictis suis complicibus, et intelligens quod ipse homicida ad predictam ecclesiam confugerat, ivit, et dicti ejus complicis, ad ipsam ecclesiam, infra quam reperierunt homicidam prefatum.. Et cum bajulus et notarius dicti dni episcopi ipsius castri, vellent cum dicto homicida inquirere de dicto celere quod patrarat, et eidem librum porrigerant, seu presentarent ad jurandum, et inquirendum, et dicendum veritatem de dicto homicidio curie dicti dni episcopi, domini dicti castri de Signa, ad quem inquisitio dicti homicidii et punitio poscitur pertinere, ipse Bertrandus Porceleti, seu Petrus Peyroneti, notarius suus, ipso Bertrando presente, mandante, seu paciente et ratum habente, dixit dictis bajulo, et notario dicti dni episcopi, quod non inquiserent cum ipso homicido, dicens quod non ad dictum dnum episcopum, sed ad se Bertrandum, inquirere pertinebat ; variam seu devians manum et librum dicti notarii ipsius dni episcopi, quem ad jurandum ipsi homicida porrigebat, ut supra. Nec non incontinenti, tu,e ipsi Bertrandus dictum homicidam, infra dictam ecclesiam, de veritate dicenda super dicto homicidio, jurare fecit, et inquisivit cum eo ; et custodes plures armatos infra candem ecclesiam ipsi homicide posuit, ad capiendum eundem, et ad domum ipsius Bertrandi captum ducendum, si eccelsiam exiret predictam…
2. Albanès, Acte 442, Gallia… Marseille. Aimar Amiel, succenteur d’Albi, chapelain et trésorier du Pape, assiste à l’absolution de Bertrand de Porcellet,
–1329 – 8 juin : Acte 511, Gallia… Marseille, n° 511, p. 304 – Marseille. Lettre de Jean de Gasqui, évêque de Marseille, à son baile de Signes au sujet des dimes de la paroisse,
–1339 – 8 juin : Acte 511, Gallia… Marseille. Lettre de Jean de Gasqui, évêque de Marseille, à son baile de Signes au sujet des dimes de la paroisse[1]. [Albanès, Gallia… Marseille :] Marseille, 8 juin 1339. Lettre de Jean de Gasqui, évêque de Marseille, à son baile de Signes au sujet des dimes de la paroisse.]
–1359 – 8 juin : Condamine de Framant (acte aux archives de la Major). Framand – quartier rural, commune de Marseille, quartier de la Capelette (1872). Première mention : Palus de Formal, 1096 (suppl. inédit au cartulaire de Saint- Victor)
–1361 – 8 juin : MORT DU NOUVEL ÉVÊQUE D’ARLES – Pour la succession d’Étienne de la Garde, archevêque d’Arles, il semble que le pape avait initialement l’intention de transférer Ithier de Jarousse, l’évêque d’Auxerre (1358-1361) à l’archevêché d’Arles, mais Ithier tombe malade à Avignon et meurt le 8 juin 1361.
–1385 – 8 juin :
1. Hommage au roi Louis II de Sicile par Béatrix d’Agoult-Sault-Trets et son mari Raimond d’Agoult-Sault-Reillane, comte de Gérace, pour leurs fiefs de Provence : Constitua personaliter magnifica domina Beatrix de Agouto, domina de Saltu, Geraciique comitissa, … pro castri suis de Forcalquerio, de Rocabarono, de Colobreria, de Causolis, de Ciperiis, de Sartolis, de Riancio, de Sancto Martino, de Artiga, de Simiana, de Rossilhono, et pro feudo de Lixiis – Actum Avinione. Constitutus personaliter spectabilis et magnificus vir dominus Raymundus de Agouto, dominus de Saltu, comes Geracii, magnus regni Sicilie camerarius, pro castri de Bregansono, de Sancto Paulo de Vergonis, de Balmetis, et pro dominio et senhoria et juridictione que habet in castro de Agouto (De Gérin-Ricard, 1926, p. 231, acte 700 des vicomtes de Marseille : B. Arch. départ. des Bouches du Rhône, B 766, fol. 3 et 4 v°.).
2. Acte n° 612, Gallia Chr. Nov. II, Hommage d’Aimar de la Voûte, évêque de Marseille, à la reine Marie, mère de Louis II.] … … pro castri suis de Forcalquerio, de Rocabarono, de Colobreria, de Causolis, de Ciperiis, de Sartolis, de Riancio, de Sancto Martino, de Artiga, de Simiana, de Rossilhono, et pro feudo de Lixiis – Actum Avinione. Constitutus personaliter spectabilis et magnificus vir dominus Raymundus de Agouto, dominus de Saltu, comes Geracii, magnus regni Sicilie camerarius, pro castri de Bregansono, de Sancto Paulo de Vergonis, de Balmetis, et pro dominio et senhoria et juridictione que habet in castro de Agouto. et pro castri … valle Signe, in qua sunt castra subscripta : Signa la Blanca, castro Veteri, castro Mayraneguetarum, castro de Bauseto, castro de Meuna, … castro de Auroneves.
-1399 – 8 juin : Thurris de Babilonia (charte aux archives de la Major). Babilone – quartier rural de la commune de Marseille, au quartier de Séon-Saint-Henri (1872). Première mention :

–1539 -18 juin –
1. Fin de la troisième guerre : A Nice, François 1er et Charles Quint concluent, sous l’arbitrage de Paul III, une trêve armée de dix ans. Les belligérants conservent les positions acquises.
2. Nouvel édit contre les réformés, applicable dans l’ensemble du royaume (Barnavi Elie, 2001).

–1674 – 8 juin : La première pierre de la nouvelle église de Notre-Dame de Bon-Voyage à La Seyne est posée le 8 juin 1674 (Gérard Delattre, Pierre Saliceti, 2002).
–1675 – 8 juin : madame de Sévigné écrit à sa fille, alors en Provence : « Il fait un froid horrible, nous nous chauffons et vous aussi, ce qui est une bien plus grande merveille » (Lettres de Mme de Sévigné, Paris, Hachette, 1862, t. III, p. 499, 506, 523).
–1690 – 8 juin : LES COMMUNES DOIVENT FOURNIR DES HOMMES A LA MILICE – Le Comte de Grignan ordonne à diverses communes de fournir de nouveaux soldats pour la milice : La Cadière (18), Ollioules (23), La Garde (5), La Valette (10), La Seyne (8), Six-Fours (8), Solliès (22) et Saint-Nazaire (10). Chaque communauté doit exécuter cet ordre sous peine de désobéissance. Elle doit en outre payer 6 sous par homme et par jour, et 15 sous pour les sergents (Rotger B, 1984)]

–1712 – 8 juin : FIN DE L’AFFAIRE DES MOULINS ENTRE GUIGOU ET SIX-FOURS – L’affaire qui opposait la communauté de Six-Fours à Pierre Guigou au sujet des moulins des Moulières ne fut résolue définitivement, et sur l’ordre formel de la Cour, que par une autre transaction en date du 8 juin 1712. En vertu de cet acte, reçu par Me Jean Denans, de Six-Fours, et Joseph Bertrand, du Val, notaires royaux, la ville de La Seyne devint propriétaire des deux moulins des Moulières ainsi que des terres et bâtiments en dépendant qui, jusque-là, relevaient de la directe de la communauté de Six-Fours, et ce, pour le prix de 9.500 livres représentant le montant de l’évaluation des biens en question, plus 226 livres pour quelques réparations faites par le sieur Pierre Guigou et la déduction effectuée de la valeur d’un petit coin de terre que Guigou se réservait pour usage personnel (Louis Baudoin, 1965, p. 782-783).
–1721 – 8 juin : : « La peste sévissait à Ollioules, où elle fit d’ailleurs des ravages « extraordinaires ». Coulomb, habitant cette Ollioules, fut trouvé mort sur le territoire de Sanary. Il fut enterré sur place (Vallentin du Cheylard Roger, 2000).
–1777 – 8 juin : Charles Bonaparte est élu député de la noblesse.
–1789 – 8 juin : LE CLERGÉ A FAIT PART AU ROI DES INQUIÉTUDES QU’IL NOURRIT POUR LE PEUPLE, SOUVENT CONDAMNE A UNE GRANDE MISÈRE. La noblesse, elle, a consacré une séance, très longue, au problème de certaines élections, et, en particulier, à la députation du Dauphiné. La mise en place des États Généraux ne se fait décidément pas sans peine (Agenda du Bicentenaire, LUNDI 8 JUIN).
–1792 – 8 juin :
1. LEVÉE DES CORPS REVOLUTIONNAIRES DE FÉDÉRÉS – L’Assemblée nationale lève des corps de « fédérés » parmi les révolutionnaires (décret du 8 juin 1792) qui joueront un rôle important dans les journées du 20 juin et du 10 août.
2. Le dernier seigneur de Saint-Nazaire, Charles Emmanuel de Vintimille, Gouverneur des Iles de Porquerolles et du Langoustier, émigrera en 1792. Fils de Pauline du Mailly, l’une des maîtresses de Louis XV, qui avait épousé Jean-Baptiste Hubert de Vintimille, marquis du Luc et des Arcs, il était en réalité un fils bâtard de Louis XV. On le surnommait «le Demi-Louis ». (A. Place, H. Ribot , B. Rotger 1982) :
Le seigneur de Saint-Nazaire fut inscrit sur la liste des émigrés de la commune de Vins, le 8 juin 1792. Charles Emanuel Marie Magdelon, seigneur des Arcs, de Vins, d’Ollioules, de Saint-Nazaire, maréchal de camp, propriétaire du régiment Royal-Corse, était gouverneur des Îles de Porquerolles et du Langoustier. Il avait fait ses preuves de noblesse pour entrer aux Etats tenus à Aix de 1787 à 1789. Il reviendra en France après la Révolution et décèdera à Saint-Germain en Laye, en 1814 (Rotger B., 1984).
–1793 – 7 et 8 juin :
1. MARSEILLE DÉCRÈTE LA CONVENTION COMME ÉTANT MINORITAIRE ET OPTE POUR UNE ASSEMBLÉE NATIONALE ET FÉDÉRALE – A Marseille, deux anciens suppléants à la Constituante, Peloux et Castellanet, prennent la direction du mouvement insurrectionnel et décrètent que, ne voyant plus dans la Convention qu’une minorité de factieux, une autre Assemblée nationale se réunira à Bourges, et que chaque département y enverra deux députés avec un bataillon pour les soutenir. Déjà un bataillon s’organise à Marseille, commandé par Rousselet, et, comme les volontaires affluent de tous les côtés, c’est bientôt une armée qui se dispose à entrer en campagne et à marcher contre Paris, ralliant sur son passage tous les mécontents. Le danger devenait sérieux, car, au même moment, du Nord au Midi, le soulèvement contre la Convention était général. Déjà Lyon et la Vendée avaient proclamé roi Louis XVII, et les ennemis nous débordaient sur toutes les frontières. La République semblait condamnée.
Les fédéralistes marseillais se croyaient tellement sûrs de la victoire que déjà les vengeances politiques avaient commencé. Les frères Savon étaient exécutés à la Plaine St Michel, ainsi que Poulet et Barthélemy. Les Clubistes les plus influents, Hugues, Giraud, Maillet, Micoulin, Ricord, Chompré, Bontemps étaient arrêtés. Toutes les sociétés populaires du Midi étaient dissoutes, tous les corps administratifs ou municipaux destitués, les emblèmes de la liberté foulés aux pieds et des adresses insurrectionnelles envoyées dans la France entière. C’était une lutte sans merci qui s’engageait (Marius Dubois, Paul Gaffarel, J.-B. Samat – Histoire de Marseille, 1928).
Après le 2 juin, les sections marseillaises créèrent un Comité général des sections qui dispersa le club et interna les chefs montagnards, jugés et exécutés en juillet 1793 (Roger Dupuy, 2005, p. 117-124)
2. L’ANGLETERRE DÉCIDE LE BLOCUS DES CÔTES FRANÇAISES (Yann Fauchois, Journal de la France et des Français, Gallimard, 2001, p. 1179).
Au début juin, une armée navale espagnole de 20 vaisseaux et 8 frégates fut signalée en vue des côtes de Provence. Trogoff apprit en même temps que l’amiral Hood avait appareillé de Spithead le 23 mai à bord de la Victory avec dix-neuf bâtiments de guerre à destination de la Méditerranée, où il devait rejoindre deux autres escadres anglaises. Trogoff disposait, lui, de quinze à seize navires de guerre en état de combattre (Georges Blond, Toulon, 1967.).
Malgré les exhortations de la municipalité et du club montagnard, Trogoff refuse de faire une sortie contre l’escadre espagnole qu’il aurait toutes les chances de repousser et la jonction anglo-espagnole a lieu. Dans la ville cernée par les deux flottes, la démoralisation est à son comble (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
3. Le dernier seigneur de Saint-Nazaire, Charles Emmanuel de Vintimille, Gouverneur des Iles de Porquerolles et du Langoustier, émigrera en 1792. Fils de Pauline du Mailly, l’une des maîtresses de Louis XV, qui avait épousé Jean-Baptiste Hubert de Vintimille, marquis du Luc et des Arcs, il était en réalité un fils bâtard de Louis XV. On le surnommait «le Demi-Louis ».
–1794 – décadi 20 prairial (8 juin),
1. à Marseille la Raison ayant passé de mode, on processionne en l’honneur de l’Etre Suprême dont la Convention vient de consacrer l’existence. Le cortège s’avance jusqu’à la place ci-devant Castellane, à l’endroit où commencent, hors la ville, les champs et les jardins. De grands arbres encadrent la place, frémissants, en ce début de juin, d’un feuillage nouveau. Sur la fontaine, un autel est dressé en forme de montagne (Félix Tavernier, 1973, p. 168).
2. « vers » le 20 prairial an II (8 juin 1794) LE TRIBUNAL RÉVOLUTIONNAIRE DE TOULON CONDAMNE A LA GUILLOTINE LES MAIRES DE SIX-FOURS ET DE SANARY. D’autres sanaryens, seront également condamnés. On comptera aussi de nombreux émigrés. Au cours de ces temps, on établit un atelier de salpêtre sur le quai du port et la place de l’église verra planter un arbre de la liberté. Après la prise de Toulon, devenu Port la Montagne, une des dernières séances du Tribunal révolutionnaire de Toulon devant lequel les deux maires, Joseph Baussier de Six-Fours et Claude Pardigon de Saint-Nazaire seront traduits en mai 1794, les condamnera à la guillotine. Ils en seront les dernières victimes, condamnés injustement. D’autres sanaryens, seront également condamnés au cours de cette période troublée. On comptera aussi de nombreux émigrés. Certains reviendront, d’autres mourront à l’étranger (A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982).
Claude Pardigon, maire de Saint- Nazaire, et Joseph Beaussier, maire de Six-Fours, furent arrêtés et guillotinés à Toulon « vers » le 20 prairial an II (8 juin 1794). Leurs concitoyens ne les oublièrent pas. Prudemment d’abord, puis ouvertement par la suite, ils aidèrent efficacement la veuve de Claude Pardigon, Françoise Fournier, et ses 3 enfants (Rotger B., 1984, p. 302, qui donne 10 juin).
BEAUSSIER Joseph, maire de Six-Fours, émigré exécuté à Toulon vers le 20 prairial an II (Comm. Révolut. xux Arch. départem. du Var : Q. 1940, C 4, E 4, M 5. L. Honoré – L’Emigration dans le Var).
3. A Sanary, on reçoit du Directoire du Département d’avoir à souscrire pour la construction et l’équipement d’un vaisseau de ligne. Charles ROUSTAN est désigné pour recevoir les contributions volontaires des habitants. La Municipalité jalouse de participer aux besoins et à la gloire de la Patrie, s’inscrit pour trois cents livres. Il faut aussi du vin pour les défenseurs de la Patrie. Sont nommés au recensement des vins disponibles : Jean GRANET Fils, Laurent IMBERT pour la campagne, Antoine BOYER et Pierre lMBERT pour le village (B. Rotger, 1984).
–1795 – 8 juin :
1. Mort de Louis XVII au Temple ; il était le fils de Louis XVI, (Jean-Charles Volkmann, 1997). Louis Charles de France était né le 27 mars 1785. Second fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette, il devint duc de Normandie, dauphin de France à partir de 1789, puis prince royal de 1791 à 1792. Après la mort de son père, en janvier 1793, et selon l’ordre dynastique, il fut reconnu comme héritier de la couronne de France sous le nom de Louis XVII. Il est mort sans avoir régné.
2. Rouyer trouvant inutile la présence d’un jury dans une commission militaire, le fait supprimer le 20 messidor, en même temps qu’il fait transférer cette même commission militaire à Marseille. En effet, malgré les condamnations et les exécutions déjà effectuées, Rouyer voulait éloigner les juges de Toulon, ville où les jacobins détenus pouvaient bénéficier de nombreuses sympathies. La commission militaire fut donc transférée de Toulon à Marseille le 20 messidor (8 juin 1795). Quelques prisonniers profitèrent du trajet Toulon-Marseille pour s’évader et échapper ainsi à la « justice militaire ». Ce fut le cas en particulier de Jean-Louis « Rousseau » Bonhomme aîné, ancien agent national du district du Beausset, un des chefs de la révolte, qui échappa ainsi à une mort certaine (Delaforge G., 1995).
–1799 – 7 juin : EXPEDITION D’EGYPTE –Ordre du général en chef Bonaparte : “On procèdera à l’instant à la distribution des vivres pour les troupes devant partir ce soir. Savoir pour les 25e et 75e demi-brigades, et le détachement du 18e de dragons ainsi que pour l’état-major du général Kléber. Les vivres seront pris pour trois jours à raison de 16 onces de biscuit par homme et par jour, de quatre onces de riz par homme et par jour, de l’huile ou du beurre à proportion de cette quantité de riz.
Deux tiers de boisseau d’orge pour chaque cheval de l’état-major ou de dragons, de un demi-boisseau pour chaque officier d’infanterie à qui il en compèse, de fèves pour chaque chameau.
On battra aux champs à trois heures après-midi et les équipages seront chargés aussitôt. A quatre heures, on battra l’assemblée et les équipages se réuniront en arrière du camp sur la route de Salheyeh. Un quart d’heure après, la 25e demi-brigade chargée de l’escorte des équipages rappellera et se mettra de suite en mouvement et avec elle le détachement de dragons du 18e qui suivra celui de l’état-major du général Kléber. »

–1800 – 6 et 7 juin : EXPEDITION D’EGYPTE -(lundi 26 du mois de Muharram 1214) – “Abd-al-Rahman al-Jabartî (Journal d’un notable du Caire » 1798-1801) – [propos du qâ’im-maqâm]
Nombreux coups de canon, au loin, dans la matinée.
Aujourd’hui, dans l’après-midi, les cheikhs du Dîwân, convoqués, se sont réunis au lieu habituel. Commissaire et traducteur étaient présents. On leur demanda de bien vouloir se transporter chez le qâ’im maqâm qui, par l’intermédiaire du traducteur, leur tint ces propos : « Je vous annonce que l’ennemi s’approche de nous. Nous espérons que, suivant votre engagement, vous resterez avec les Français et que vous saurez conseiller à la ville et au peuple de rester calmes et de ne pas s’engager dans le désordre et le tumulte. Le peuple est comme un enfant et vous, vous êtes comme son père. Le père doit conseiller son enfant, l’éduquer, le mettre sur la voie droite, où se trouvent le bien et l’honnêteté. Si les gens persévèrent dans le calme, ils trouveront le bonheur et échapperont au malheur. S’ils prennent une voie opposée à celle-là, alors le feu tombera sur eux, leurs maisons seront brûlées, leurs biens pillés, leurs enfants deviendront orphelins et leurs femmes prisonnières, ils seront obligés de verser des amendes et des taxes très lourdes. Vous savez ce qui s’est passé dans les événements précédents. Que les gens prennent donc garde, car ils ne se rendent pas compte des conséquences de leurs actes. « Nous ne vous demandons pas de nous aider à combattre les ennemis. Nous ne vous demandons que le calme et la tranquillité et c’est tout.! » .
Les cheikhs donnèrent le accord en disant : « Soit ! ».
On leur lut un papier écrit dans ce sens. , puis ordre fut donné à l’agah et aux hommes de la police d’avertir la population sur ce sujet et de lui signifier que si on entendait des coups de canon du côté de Guis, nul n’avait à s’en effrayer, car il s’agissait de salve en l’honneur d’un chef de l’armée. Il fut demandé que se réunisse dès le lendemain au Diwan, les cheikhs, les notables les tujjâr, les chefs de rue et les chèques du quartier pour leur donner lecture de ce document.
–1814 – 8 juin : : Le Conseil de Sanary déclare à l’unanimité que les mesures prises pour la rentrée des impôts établis, étaient basées sur le triomphe d’un Trône qui fait l’admiration des Français (Rotger B., 1984).

–1830 – 8 juin : CONQUÊTE D’ALGER – Alors que le 7 juin, le général comte de Bourmont avait annoncé au corps expéditionnaire dont les navires étaient mouillés à Palma de Majorque, que l’appareillage pour Alger allait se faire le lendemain au matin, le départ annoncé fut encore suspendu pour vingt-quatre heures, à cause du calme presque absolu qui régnait et des disposition à prendre pour l’approvisionnement de quelques bâtiments de la flottille (dépêche du commandant en chef, Baie de Palma, 10 juin 1830, 3 h du matin).
–1832 – 8 juin au 11 juin : Le prince d’Orléans arrive à Marseille le 8 Juin 1832, défilés, discours et fête le soir. Le 9, il est sorti dans la matinée pour se rendre au Palais de Justice, puis à dix heures, le Prince est sorti du port sur le « Sphinx » (depuis saint jean) durant 3 heures, salué par des coups de canon tirés des forts et du brick le « Marsouin », stationné dans la rade. puis le Prince a débarqué au Pharo, d’où il est allé visiter deux fabriques de savon, deux raffineries de sucre, le collège royal et la bibliothèque de la ville. le soir, un bal avait été préparé , avec beaucoup d’éclat, dans la salle du Grand-Théâtre. Le Prince devait y assister, mais profondément affligé des événements de Paris, il résolut de n’y pas danser. Le 10 , il a visité les hospices et divers lieux et le soir s’est rendu au spectacle, puis est reparti le 11 à midi pour Toulon.

–1850 – 8 juin : en 1881, un litige intervient entre la Municipalité et le Curé de la Paroisse. C’est la paroisse qui est chargée des inhumations. De nombreuses réclamations sont faites auprès du Maire car le curé fait un tarif un peu à sa convenance. Il devrait respecter les fournitures prévues aux différentes classes d’enterrement concernant le nombre de prêtres, les tentures, le service funèbre. Bref, le tarif des pompes funèbres tel qu’il est prévu au décret du 8 Juin 1850 n’est pas respecté, et de plus, il n’est pas homologué. Nous irons vers la fin de ces errements du passé, et il faudra en venir à une conception plus moderne de ces inhumations (Rotger B., 1984).

–1853 et 1854 : LES DECES SURVENUS A L’HOPITAL DE LA MARINE SONT DECLARES EN MAIRIE DE SAINT-MANDRIER ce qui apporte un surcroît de travail à l’état civil. Les bagnards ainsi que le personnel de l’annexe du bagne étaient aussi déclarés à la mairie de la section lorsqu’ils décédaient. En 1853 on lit dans les décès : Paulmier Charles décédé le 8 juin 1853 au bagne de l’hôpital Saint-Mandrier, détenu au Bagne de Toulon N° 26l / 58 ans. Piétri Jean, garde-chiourme 42 ans décédé à l’hôpital Saint-Mandrier le 12 avril 1853, domicilié à Silvareccia, Corse. Giraud Corbière agent de surveillance aux chiourmes 43 ans, décédé à l’hôpital Saint-Mandrier en 1854 (Gisèle Argensse, 1989, p. 68).

–1867 – 8 juin : AGENDA DE Jean Baptiste Hermitte, 1er adjoint au maire de Sanary Marius Michel). Marius Michel se trouve à PARIS où il fait visiter la ville à des amis, les BRUNO. Il assiste aux fêtes de Versailles, aux grandes revues organisées pour la visite du tsar de Russie. Il est présent au moment de la tentative d’assassinat du tsar (Voir précédemment, Henri Flotte) ainsi qu’il l’écrit à son confident : « Paris le 8 Juin… à la tentative d’assassinat sur l’Empereur de Russie, je suis resté avec ma voiture pendant trois heures près de l’assassin puisque j’ai dû me retirer pour faire place aux équipages impériaux et que c’est à cet endroit même que j’ai quitté que le coup de pistolet a été tiré. Dans cette revue, il y avait plus de 700 000 âmes, deux fois plus que la population de Marseille… Le soir, il y a eu une illumination splendide pour montrer au tsar combien les parisiens sont contents qu’il n’ait pas été tué ».
–1869 – 8 juin : Les 7 et 8 juin, de violentes manifestations, montées de toutes pièces par le préfet de police de Paris, saluent l’élection de Rochefort.

–1876 – 8 juin : Décès de George Sand, pseudonyme d’Aurore Dupin, baronne Dudevant.
–1883 – 8 juin : un nouveau traité signé avec la Tunisie confirme le protectorat français établi le 12 mai 1881 (Yann Fauchois).
-1890 – 8 juin: La Commune de Six-Fours prend la dénomination de « Six-Fours-Réynier » (Serge Sappino).
–1894 – 8 juin : Projet de vente de Tamaris par Michel Pacha – Le quotidien La Libre Parole publie un article le 8 juin 1894 intitulé le « Nabab des Tamaris ». Michel Pacha est accusé « de livrer Toulon à nos ennemis éventuels ». Michel Pacha renonça, lors de l’été 1894, à son projet de vente sous la pression du gouvernement, des parlementaires et des officiers de la Marine.
–1896 – 8 juin : Décès de Jules Simon, philosophe et homme d’Etat.

–1912 – 8 juin : Le sous-marin Vendémiaire, coupé par un navire, coule en rade de Cherbourg. Ses 25 hommes d’équipage sont noyés. Il s’agit du 4ème naufrage qui frappe les sous-marins français depuis 1905 (Jean-Louis Panné). Une nouvelle catastrophe maritime – Le sous-marin « Vendémiaire » heurte le cuirassé Saint-Louis et coule avec son équipage. L’accident se produisit au large de la pointe de la Hague lors d’un exercice au large de Cherbourg. Périrent 2 officiers et 22 hommes d’équipage. (L’Ouest-Eclair du 9 juin 1912).
–1919 – 8 juin : La France reconnaît officiellement le royaume des Serbes, Croates et Slovène (Jean-Louis Panné).

–1924 – 8 juin : Espérant le soutien du Sénat, Millerand appelle son ami Frédéric François-Marsal à la présidence du Conseil. Cabinet qui sera renversé le 11.
–1925 – 8 juin :
-L’Angleterre et la France s’accordent pour ouvrir des négociations en vue d’un arbitrage avec l’Allemagne. Le ministre des Affaires étrangères chamberlain informe brillant que la Grande-Bretagne se porte garante de la frontière sur le Rhin.
-Au Maroc une colonne française forte de 5 bataillons et 2 escadrons est bloqué au col de la Briksha par les rifains il ne doit son salut qu’à l’intervention de l’aviation.
-Dans l’Action Française, Charles Maurras sans prendre au ministre de l’Intérieur qu’il menace de représailles physiques. Ce qui lui vaudra le 29 octobre 1926 une condamnation à un an de prison.

–1936 – 8 juin :
1. France – SIGNATURE DES ACCORDS DE MATIGNON peu avant 1 heure du matin – il prévoit l’établissement de contrats collectifs, la reconnaissance du droit syndical et son libre exercice celle des délégués du personnel élu sur les lieux du travail au scrutin secret à la demande de les employeurs la renonciation aux sanctions pour faits de grève. Les salaires sont relevés selon une échelle de 2 à 15% d’augmentation générale. La reprise du travail doit s’effectuer dès que le patronat acceptera d’appliquer les accords Matignon le mouvement qui mobilise plus d’un 1000000 le gréviste est alors à son apogée.
2. VAR – ÉTAT LAMENTABLE DE L’ÉCOLE MARTINI A LA SEYNE – La délégation cantonale de La Seyne écrivait, entre autres remarques relatives à la situation et au fonctionnement de l’école Martini, la phrase suivante : » Les classes ouvertes sur la cour nord sont inhabitables pendant les fortes chaleurs et gênées considérablement par le voisinage d’un cabinet d’aisance public » (Marius Autran, vol.1).
Un rapport d’inspection de la délégation cantonale daté du 8 juin 1936 dresse un bilan sur la situation matérielle de l’école. Il est accablant pour toutes les autorités concernées. En voici le texte intégral :
1) De nombreuses classes sont trop exiguës par rapport au nombre d’élèves qu’elles accueillent.
2) Le nombre des élèves est lui-même trop élevé dans les classes.
3) Le matériel scolaire est usagé, très vieux et presque hors d’usage.
4) Beaucoup de classes ayant leur ouverture du côté nord, manquent totalement de soleil.
5) Le système de chauffage des classes laisse à désirer, la chaleur n’étant pas suffisamment répartie.
6) Le nombre considérable d’élèves qui fréquentent l’école motive la création de nouvelles écoles dans d’autres quartiers.
7) Les classes ouvertes sur la cour nord sont inhabitables pendant les fortes chaleurs et de plus, gênées considérablement par le voisinage d’un cabinet d’aisance public.
8) Les W.C. de l’école sont insuffisants et mal placés.
9) Les cours de récréation ont une superficie totalement insuffisante (Marius Autran, tome 3, 1990).
–1937 – 8 juin :
FRANCE – le gouvernement décide l’application des 40 h aux hôtels, cafés et restaurants p. La Confédération du commerce et des boissons menace de faire grève en fermant les établissements.
VAR – SAINT-MANDRIER – Base Aéronavale – La 7S2 embarque à nouveau sur le Commandant Teste pour rejoindre l’Algérie. Dans les jours qui suivent, à partir de la BAN d’Arzew, la 7S2 participe à une manœuvre d’envergure en collaboration avec la quasi-totalité des formations aériennes basées sur le bassin méditerranéen (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1939 – 6 juin : entre le 6 et le 8 juin, le général Gamelin se rend en Angleterre pour mettre au point la coopération militaire des forces terrestres maritimes et aériennes des 2 pays.

–1940 – 3-8 juin : Le corps expéditionnaire anglo-français rembarque et quitte Narvick.
–1941 – 8 juin : En Syrie les forces anglaises et les forces françaises libres affrontent les troupes du général Dentz fidèle au maréchal.. Il y a plus de 1000 tués et 5400 blessés du côté des forces de Vichy, 150 situés et 627 blessés chez les Français libres et plus de 3000 hommes tués ou blessés chez les Britanniques. Le général De Gaulle appelle les forces françaises du Levant à reprendre la lutte pour la libération de la France. P p hé hé
-1942 – 7 juin : LA GUERRE DANS LE PACIFIQUE ET LA FIN DE LA BATAILLE DE MIDWAY : Le 6 juin, l’amiral Fletcher n’ayant pas perdu tout espoir de sauver le porte-avions Yorktown qui flottait encore avec une grosse gîte, avait expédié une équipe de sauvetage sur une escadrille de quatre destroyers. L’équipe venait d’accomplir un énorme travail et réduit la bande.
Mais à la mi-journée, le lendemain 7 juin, le sous-marin japonais 1-168, qui avait bombardé les abords de Midway dans la nuit du 4, arriva sur les lieux et découvrit le destroyer Hammann accouplé au porte-avions. Il tira trois torpilles, dont l’une cassa en deux le destroyer, les deux autres frappant le Yorktown. Ces deux navires coulèrent dans les minutes qui suivirent, tandis que le 1-168, bien qu’avarié par les grenades lancées par les autres destroyers, put rallier son port d’attache, Kuré. Le dernier acte de la tragédie de Midway était joué.
A partir de cette date, qui marquait la plus grande défaite navale nippone depuis trois siècles, les Japonais perdirent de leur assurance. Le mythe de l’invincibilité en fut sérieusement entamé. Outre cet aspect psychologique, dont il ne faut pas sous-estimer l’importance dans une guerre «totale», les pertes en vies humaines et en matériels furent énormes: trois mille cinq cents hommes morts ou disparus, dont une centaine de pilotes de guerre parmi les meilleurs du monde ; quatre porte- avions avec leurs trois cent vingt-deux appareils, deux croiseurs lourds. Côté américain, on déplora trois cent sept morts ou disparus, un porte-avions et un destroyer coulés, cent cinquante avions perdus.
Le monde apprenait ainsi que la guerre du Pacifique venait de prendre un tournant capital. La bataille de Midway marquait la fin de l’attitude défensive américaine et le début de l’offensive alliée (Alexis Ammziev, L’enfer du Pacifique, 1980).
–1944 – 8 juin :
1. BATAILLE DE FRANCE : LES BRITANNIQUES ENLEVENT BAYEUX (Office d’Informations de Guerre des Etats-Unis, 1945).
Dans la région d’Isigny-Carentan, devenue un des bastions les plus âprement disputés de tout le front de Normandie : Le 8 juin, à 01 h 10, un chapelet de 3 bombes tombe à 2 000 mètres dans l’ouest du Georges Leygues et à 01 h 22 un avion est aperçu en flammes dans le nord. Cependant les nouvelles de la région d’Isigny-Carentan sont médiocres; les troupes débarquées sont en difficulté et les 2 croiseurs français doivent rejoindre le Texas pour soutenir les attaques à terre. L’appareillage a lieu dans les 10 minutes qui suivent, au milieu de la rade encombrée de bâtiments au mouillage ou en marche, cargos, LST, LCT, LSI. A peine, le Georges Leygues s’est-il rapproché du Texas que son SFCP, muet jusqu’alors, lui désigne, à 06 h 20, un objectif à battre. Le Georges Leygues doit brusquement faire demi-tour ; mais n’ayant ni route, ni vitesse stable, il lui est difficile d’ouvrir le feu ; regagner son précédent mouillage aurait l’avantage de lui restituer tous les éléments de tir déjà calculés en fonction de ce point.
A 06 h 55, ouverture du feu, en route, à 7 nœuds, contre des véhicules .et des troupes sur la R.N. de Caen à Bayeux à un kilomètre à l’ouest de Tour-en-Bessin (tir 12). Malgré l’interruption des salves, due au fait que le Georges Leygues, défilant à contre bord de l’Arkansas voit s’interposer entre ses canons et la terre les massives superstructures du cuirassé, le tir reprend avec succès jusqu’à 07 h 08; 3 minutes avant le mouillage, la route nationale a été entièrement balayée. Les troupes allemandes, situées à 300 mètres dans l’ouest, sont à leur tour pilonnées à 07 h 12 et 19 obus tombent au but. Le Montcalm, temporairement séparé de son coéquipier, n’a plus d’officier d’observation ; son avion observateur, avare d’objectifs, ne lui en désigne qu’un, vers 07 h 30, tout près de Castilly où se concentrent des troupes, des camions et des véhicules ; l’un d’entre eux est détruit.
Au cours de la matinée, seul le Georges Leygues va donc tirer, prenant sa revanche de la veille. Son avion lui désigne, à 09 h 40, des troupes retranchées dans un fossé antichars à 800 mètres au nord-est de Tour-en-Bessin ; les 152 font but à la 2e salve et 36 obus pulvérisent la position.
A 10 h 50, un autre objectif est engagé avec succès : un pont et un croisement de routes où passent des engins motorisés à 500 mètres au nord-nord- est de Tour-en-Bessin. La présence du Georges Leygues s’avère donc nécessaire et utile aux côtés de l’Arkansas ; aussi l’amiral BRYANT rapporte-t-il l’ordre, toujours valable, de rejoindre le Texas. Qu’y ferait d’ailleurs le Georges Leygues, alors que le Montcalm, qui s’y trouve, ne tire pas ou bien se voit refuser l’autorisation d’ouvrir le feu, quand il désire engager une batterie anti-aérienne en action, vers 12 h 50. Au surplus, le coin est fort dangereux, le Montcalm voit, à 13 h 09, un navire exploser et couler en moins d’une minute. Le Georges Leygues continue donc ses tirs d’appui, en étroite liaison avec son officier observateur, et vers 13 h 30 tire plusieurs salves en direction d’un pont et d’un croisement de routes, encombrés d’infanterie ennemie, à 500 mètres sud-sud-ouest de Tour-en-Bessin. Un peu plus tard, vers 15 h 20, le croiseur ouvre le feu sur un nid de mitrailleuses occupant le côté sud du village de Cussy. De son côté, le Montcalm sort de son inaction forcé vers 15 h 00 et disperse de ses obus des chars sur une route à 21 500 mètres de distance.
Dans l’après-midi du 8, alors que Rommel et von Rundstedt savent déjà à quel point Carentan constitue un objectif essentiel pour les Alliés, les munitions commencent à manquer chez les parachutistes allemands engagés dans le secteur de Sainte-Mère-Eglise. Les bataillons du 6e ont devant eux des troupes US qui débouchent de la tête de pont d’Utah Beach avec des chars et les attaquent sans trêve. Le commandant du régiment dut se résigner à abandonner son train de combat et ses dépôts de munition, et à traverser le marécage pour se retrancher à l’est de Carentan, formant ainsi un bouchon empêchant les deux têtes de pont américaines de se rejoindre et d’effectuer leur liaison avec les britanniques.
Le soir tombe, l’activité des transports ne faiblit pas et vers 19 h 45, le Georges Leygues en compte 84 entre Port-en-Bessin et la pointe de la Percée. Mais les tirs contre la terre sont terminés pour la journée. Il ne reste plus qu’à changer de mouillage, pour pallier le danger d’avoir été repéré le jour et d’être atteint, la nuit, par une attaque aérienne. En effet, à 22 h 30 le nouveau mouillage est pris et vers minuit apparaissent des avions allemands. La réaction de la DCA se fait de plus en plus précise. Le Montcalm compte 2 avions en flammes. Le Georges Leygues en dénombre 5 dans son secteur. Mais la nuit est décidément agitée (M. Masson, Muracciole, de Villardi de Montlaur, 1969 ; Paul Carell – 6 juin – 25 août 1944).
2. BATAILLE DE FRANCE : MASSACRE DE TULLE.
Dans le cadre des opérations de ralentissement de la remontée des troupes de renforts allemandes vers la Normandie, la Résistance française se charge de créer des obstacles sur la route des divisions blindées de renfort. Ainsi, le commandant des FTP (Francs-Tireurs-Partisans), Jacques Chapou, dit « Kléber », décide de son propre chef de s’emparer de Tulle avec plusieurs centaines d’hommes. C’est la première initiative de ce genre, jamais les résistants ne s’étant hasardés jusque-là à attaquer un centre urbain (trop de risques pour un gain aléatoire). La ville est occupée par quelques centaines de soldats allemands et à peu près autant de miliciens et de supplétifs de la police (GMR, Groupes Mobiles de Réserve). L’attaque débute le 7 juin à l’aube. Les policiers et miliciens français obtiennent le droit d’évacuer la ville avec leurs armes. Les Allemands, quant à eux, se replient dans la manufacture d’armes, dans l’École normale de jeunes filles et dans une école communale. À la gare ferroviaire, ils massacrent les dix-huit gardes-voies, qui avaient renoncé à suivre les maquisards.
Le lendemain 8 juin, les assaillants concentrent leurs tirs sur l’École normale et mettent le feu à l’édifice. Les Allemands finissent par se rendre dans l’après-midi, dans la plus grande confusion, au milieu des explosions de grenades et des tirs de fusils. Ils ont en définitive 149 tués et quarante blessés. Certains Allemands, blessés, auraient été achevés par les résistants et ceux-ci auraient aussi retiré du lot de prisonniers une dizaine d’hommes identifiés comme des membres du redoutable SD (Sicherheitsdienst, service de sécurité de la SS), les auraient conduits vers le cimetière et abattus.
Jacques Chapou juge la victoire acquise, la prise de la manufacture et de l’école le lendemain ne devant plus être qu’une formalité. À ceux qui s’inquiètent d’un retour en force de la division Das Reich, il répond en riant que celle-ci doit juger plus urgent de gagner la Normandie où vient d’avoir lieu le débarquement. Las, dès le soir, de premiers chars allemands font leur entrée à Tulle en trois lieux différents. Les maquisards, faute d’artillerie et d’armes en nombre suffisant, se replient aussitôt.
–1951 – 8 juin : première grande exposition de Giacometti à la galerie Maeght. C’est l’époque où Giacometti revient à la représentation de la figure humaine et apparaît dans ces années-là comme une des plus emblématiques de l’après-guerre.
–1957 – 8 juin : À Alger un attentat au casino de la corniche fait 8 morts.
-1959 – 8 juin : Mort de Jean de la Varende, écrivain.
–1993 – 8 juin : DÉCÈS DE RENE BOUSQUET, haut fonctionnaire. Rappelons que les 13 et l4 janvier 1943, eurent lieu les pourparlers décisifs entre le SS OBERG et le Secrétaire général à la police français René BOUSQUET à propos des rafles, de la déportation des gens et du dynamitage du Vieux Port de Marseille.
–2019 – du 7 au 10 juin :
1. FESTIVAL SANARY FLORALIE’S – « Du 7 au 10 juin 2019, les Floralie’s 2019 proposent un véritable tour du Monde floral et végétal. C’est en parcourant plus d’une dizaine de sites que les visiteurs pourront apprécier la créativité de nombreux spécialistes mondiaux qui mettront pour l’occasion plus de 100 000 fleurs en scène afin de créer des espaces enchantés, riches d’une poésie incroyable. C’est un véritable musée floral éphémère ou la beauté de la FLEUR est mise à l’honneur avec des créations florales mais aussi des animations musicales, une ferme fleurie, un espace pour les juniors. L’église et les chapelles seront elles aussi investies… Mille et une raisons de venir admirer ces magnifiques réalisations en famille du 7 au 10 juin 2019. » (source : Festival Sanary Floralie’s).
2. MÉTÉO SANARYENNE : un temps à peu près semblable à celui d’hier est annoncé avec du vent d’ouest avec des rafales à 40 km/h durant toute la journée. Les températures restent de saison : 19° à 8h, 27° à 14 h (midi solaire). Soleil radieux !
–2024 – 8 juin : Le Spirit of Swing festival revient les7, 8 et 9 JUIN 2024 pour sa 2e édition ! Le festival international de musiques et de danses SWING est organisé par Aixtraswing, l’association des danses swing à Aix en Provence ! Une expérience immersive dans la culture swing : musiques et danses JAZZ des années 1930 au coeur d’un site historique, l’ancienne usine d’allumettes d’Aix, pour mettre le feu au dancefloor ! Au programme
- 2 concerts et bals swing vendredi et samedi avec The Shoeshiners band dans un grand amphithéâtre de 270 places assises avec 2 dancefloors
- Du spectacle et des compétitions
- Des cours découverte pour les néophytes curieux
- Une projection de film sur le jazz et la danse
- 2 guinguettes en plein air ambiance guinguette avec foodtrucks et brasseur bio..
- Bienvenue à Aix en Provence et à notre festival qui feront swinguer ta vie !
CHRONIQUE CATALANE –
67e livraison. – L’Indépendant des Pyrénées Orientales, 23 avril 1992 (archives de mon père).
“Un Disney perillos “ – S’ha inaugurât el parc d’atraccions de Disney a Marne-la-Vallée, prop de Paris, i la primera cadena francesa i la primera cadena espanyola hi van dedicar tota la vesprada, enmig de les disfresses, dels cantants i dels focs artificials. No ho critiquem : era un fet d’actualitat i per altra banda ben espectacular, a mida d’un mitjà corn la televisio. Per altra banda no pertany a la televisio de dreçar les normes de la cultura : ella, al contrari, només fa que seguir. En aquest cas segueix un corrent que ja existia fa mig segle, que era d’admiracio, per les novetats, en particular cinematogràfiques, que ens venien de l’altra banda de l’Atlàntic. El que passa és que si fa mig segle l’Amèrica restava molt llunyana i exotica avui s’ha convertit en veïna indiscreta, i que si abans acollir una aportacio ianqui constituïa un signe d’obertura avui ens veiem literalment envaïts i desplaçats, culturalment parlant, a casa nostra mateix. Allo de « Hostes vingueren que de casa ens tragueren ».
El que perilla, a través de la cultura, és la identitat. Una cosa que no es menja per dinar ni per sopar, aixo de la identitat, d’acord, pero ai de qui la perd. Avui hem partit del mal exemple francès de Marne-la-Vallée, amb un Disney que es fot l’Asteric, pero els Catalans anem en el mateix vaixell, ben evidentment. I si ho dubtéssim la petita pantalla ens ho mostraria, amb les innombrables séries de la TV3 que vénen directament d’Hollywood. I ens ho mostraria també l’escola, que ensenya anglès a tôt arreu i corn qui diria a preu fet.
La decisio de conservar o no la identitat propia, pels nostres països, és una decisio politica. L’ha de prendre el govern. En tôt cas l’hauria de prendre. Després d’una àmplia discussio en el si de la poblacio, per mor que hi hagués una presa de consciència. El govern, en efecte, ha de respondre a una voluntat democràticament expressada. Pero no ens fem gaires il lusions, perquè per una banda hi ha en joc molts diners, i per l’altra molts problemes urgents pendents de solucio. P.V.
DEUX BLAGUES (involontaires ?) trouvées dans la presse des années cinquante:
« Un septuagénaire s’était tiré 2 balles dans la tête. Hors de danger il sera poursuivi pour non-déclaration de revolver » (Fléchois, du 22 novembre 1952).
« La France sera représenté par un étudiant yougoslave, M. Vidoknezevitch, désigné en raison de sa parfaite connaissance de la langue anglaise. (Le monde, du 16 mai 1954).

C’est terminé pour aujourd’hui.
Je vous souhaite une bon DIMANCHE à tous.
Bises à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.
[1] Albanès, Gallia… Marseille, n° 511, p. 304.

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