ÉPHÉMÉRIDES DU 5 JUIN

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ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 5 JUIN 2025, 14e ANNÉE (n° 4960).

ILLUSTRATIONS :       En-tête – « Les oiseaux morts de l’Amérique », roman de Christian Garcin, 2018. et dans le texte – clichés de nos voyages.

LES FÊTES. N’oublions pas de souhaiter une bonne fête aux 3000 IGOR de France dont le prénom, d’origine scandinave, fut importé de Russie par les Vikings et dérive de INGVAR.

Saint IGOR fut un grand prince de Kiev, capitale d’Ukraine, de 1146 à 1147. Faible et indécis, il suscita le mécontentement des habitants qui l’assassinèrent le 19 septembre 1147 alors qu’il priait dans le monastère Saint-Théodore.

Saint Allyre, évêque de Clermont, mort en 384. Son église clermontoise est le sanctuaire d’un monastère bénédictin au Xe siècle. Une élévation de son corps eut lieu en 1311. En 1365, Etienne II, abbé de Saint-Allyre, fut élu abbé de Saint-Victor de Marseille. Il y succédait à Guillaume de Grimoard, devenu pape sous le nom d’Urbain V. Il était de plus son neveu. Entre 1365 et 1370, l’abbaye Saint-Allyre fut affiliée à l’ordre de Saint-Victor par le nouveau pape. Quant à l’abbé Etienne II, il fonda une chapellenie en l’honneur de saint Allyre dans l’abbaye marseillaise et il légua à sa fondation, le 7 mai 1379, le Missel conservé maintenant à Carpentras : l’acte de donation a été transcrit dans le Missel. A la même époque la mention de saint Allyre fut ajoutée au calendrier de ce Missel et de là passa dans les calendriers postérieurs. Dans les calendriers tardifs de Clermont la fête fut transférée du 5 juin au 7 juillet. Fêté le 5 juin.

DICTON : « Mai plutôt frais, juin plutôt chaud » (Les proverbes et dictons du pays d’oc, 1982)

COUTUMES ET LOCUTIONS PROVENÇALES : Taraillette (nom féminin) : petits ustensiles, cruches, pots, etc.n qui servent aux jeux des enfants et qu’on vend à la foire de Sait-Jean (Brun A., Le français de Marseille, 1931).

PENSEE : Nous pouvons vivre seuls, pourvu que ce soit dans l’attente de quelqu’un (Gilbert Cesbron, Journal sans date).

EPHEMERIDES.

(en haut : attente désespérée sur le bord de la route. Yougoslavie, 1969. En bas : attente au bord de la route, Zimbabwe, 2013)

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

LA SEYNE-SUR-Mer : 234e livraison –1896 – 12 juin : Les Forges et Chantiers de La Seyne lancent le croiseur protégé « D’Entrecasteaux » : après la mise en concurrence des bureaux d’études de la Marine et des Ateliers et Chantiers de la Loire et de la Gironde, le projet de croiseur pour station lointaine présenté par Amable Lagane est accepté. Le 8 novembre 1893 est signé le marché pour la construction du bâtiment qui s’appellera D’Entrecasteaux D’un déplacement de 8.114 tonnes, 120 m de long, construit en acier avec coque doublée cuivre, armé de deux canons de 240 mm et 12 canons de 138 mm, la machine protégée par un pont blindé et une ceinture cuirassée, le bâtiment réalise aux essais 19,09 nœuds pour une puissance de 14.578 ch (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).

OLLIOULES : 235e livraison. –1579 – 5 juin : LE CONNÉTABLE D’OLLIOULES REUSSIT A CHASSER LES REBELLES DE LA REGION TOULONNAISE – Le 5 juin, soit après deux mois de lutte, Boyer, le connétable d’Ollioules, a réussi à chasser les rebelles de la région toulonnaise (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence).

SANARY – 335e livraison : –1774 – 5 juin : Serment de fidélité des habitants de Saint-Nazaire (Sanary) à Louis XVI. Un conseil des chefs de famille sanaryens  fut assemblé : bourgeois, navigants, ménagers. Le maire et les consuls leur firent part du couronnement de Louis XVI, roi de France et de Navarre. A cette occasion, la souveraine cour du Parlement de Provence, en date du 18 mai, avait prescrit de faire prêter aux habitants le serment de fidélité au roi. Ce serment fut prêté sur les Evangiles, tout le monde à genoux, tandis que le juge lisait les paroles suivantes :] « Nous jurons, promettons solennellement fidélité et obéissance à Louis XVI du nom, petit-fils de Louis XV de très heureuse mémoire, vrai et légitime roi et souverain seigneur et maître par serment et imposition de nos mains sur les Saints Evangiles, promettant de vouloir vivre et mourir à l’inviolable fidélité à la couronne. » Après quoi, accompagnés de tambours et criant « Vive le Roi Louis XVI ! ». Les assistants se rendirent aux carrefours du bourg. Au cours de la cérémonie, le Maire, Mtre Andrac, avait prononcé un discours rappelant la mémoire de Louis XV, le Bien-aimé. [Rotger B., 1984 :]

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 535e livraison. –1182 – 5 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Ecclesia sancti Stephani de insula (bulle de Luce III, aux archives de la Major). Saint-Etienne – une des îles du Frioul. Saint-Etienne était l’ancienne église qui se trouvait dans l’ile de Ratonneau (Portus Ratonelli qui est in insula S. Stephani, XIIIe siècle d’après les statuts de Marseille ; IV, 11). Au cours du Moyen Âge, bien que l’église de Saint-Etienne fut située dans le temporel de l’abbaye de Saint-Victor, elle dépendait du chapitre cathédral (Ed. Baratier, Le temporel…, 1966)

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES (L’intégrale).

(Afrique du Sud, 2011).

 –1150 – 5 juin : CHARTE DE CONFIRMATION DU PAPE A L’ABBAYE DE SAINT-VICTOR – [:] Eugenius papa III. – Confirmatio largissim. (Note de Guérard: Haec bulla in Chartulario cancellata est) Bulla que Eugenius papa III, ad prece Guillelmi, Massilensis abbatis, possessiones libertatesque monasterii sancti Victoris eadem forma confirmat, qua Innocentus papa II (Guérard, charte 844, Cf l’acte daté du 18 juin 1135 Innocentius papa II – et les modifications apportées par Eugène III) …

1182 – 5 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

(Autriche, Vienne, 2021 : Klimt)

1. Mention du molendinum. Ce moulin était sous la directe du Chapitre de la Major Pétri Guifredi, (bulle de Luce III, aux archives de la Major). Moulin de Vivaux – moulin à eau sur l’Huveaune, quartier de Sainte-Marguerite (1872). Ce moulin était autrefois sous la directe de la Major. Première mention : Molendinum Pétri Guifre, juillet 1173 (charte aux archives de la Major).

 2. Ecclesia sancti Stephani de insula (bulle de Luce III, aux archives de la Major). Saint-Etienne – une des îles du Frioul. Saint-Etienne était l’ancienne église qui se trouvait dans l’ile de Ratonneau (Portus Ratonelli qui est in insula S. Stephani, XIIIe siècle d’après les statuts de Marseille ; IV, 11). Au cours du Moyen Âge, bien que l’église de Saint-Etienne fut située dans le temporel de l’abbaye de Saint-Victor, elle dépendait du chapitre cathédral (Ed. Baratier, Le temporel…, 1966)

3. Burgum S. Petri (bulle de Luce lII, arch. de la Major). Saint-Pierre, quartier rural, commune d’Auriol, quartier de Vède. Première mention : Ecclesia in honore S. Victoris, janvier 1033-1037 (cartulaire de Saint-Victor, n° 64). L’église de Saint-Pierre se trouvait entre Auriol, Tourraques et le hameau des Lagets. C’était la paroisse primi­tive du lieu ; elle était à la charge de l’abbé de Saint- Victor (Calendr. 1713, p. 185). Des inscriptions romaines trouvées en cet endroit semble­raient indiquer l’existence d’une ancienne villa romaine (1872).

4. L’église de Solobre, attribuée à l’évêque par la bulle d’Anastase, obvint au Chapitre de la Major par la transac­tion du 25 mai 1163, ce qui fut confirmé par la bulle de Luce III, du 5 juin 1182 (archives de la Major). Solobre, chaîne de collines qui s’étend sur la rive gau­che de l’Huveaune, depuis Saint-Estève jusqu’à la Gardy, commune de Roquevaire (1872). Ce nom rappelle celui d’une an­cienne villa dont le territoire s’étendait sur celui de Roquevaire et était séparé de celui d’Auriol par le Merlançon (cartulaire de Saint-Victor, n° 759). Première mention : Villa Solobii, 1040 (cartulaire de Saint-Victor, ne 58). Donation à Saint-Victor, par Raimbaud [de Reillane], archevêque d’Arles, d’une part de l’héritage venu de ses parents : les deux tiers du château d’Auriol et de son territoire, la moitié du castellum d’Orgnon et de son territoire, ce qu’il possède in villa Lasa, avec la juridiction, la bailie, l’albergue due par les possesseurs d’alleus pour les deux tiers dudit lieu ; la juridiction, la bailie, l’albergue due pour les deux tiers de la villa Solobii ; le huitième de Saint-Savournin, avec la bailie, la juridiction et l’albergue pour la moitié de la même villa. Parmi les témoins qui souscrivent : Guil­laume IL vicomte de Marseille ; son frère Fouque, leurs femmes Odile et Stéphanie ; Guillaume III le Jeune et ses frères : l’évêque Pons II, Geofroi, Etienne et Bertrand (Acte 108 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 19 v°. a. Guérard, n° 58. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia . .. Marseille, n° 103 ; Arles, n° 356).

5. In Savardo, 5 juin 1182 (bulle de Luce III, aux archives de la Major). La Vède – ruisseau qui prend naissance dans les montagnes de la Sainte-Baume, près du Plan d’Aups, entre dans le territoire d’Auriol et va se jeter dans l’Huveaune, à Auriol même, après avoir reçu plusieurs petits affluents. La commune d’Auriol a un hameau du même nom ; Saint-Victor de Savard était autrefois une possession plus importante qui appartenait au monastère de Saint-Victor et dont l’église était déjà détruite 1872. Première mention : Rivus Savardus, en janvier 1033 (cartulaire de Saint-Victor, n° 101).

1183 – 5 juin – Ecclesia de Gargiero, 5 juin 1183 (bulle de Luce III : arch. de la Major). Saint-Jean-de-Garguier, hameau, commune de Gémenos (1872). Les administrateurs du temporel de l’église de Saint-Jean étaient choisis parmi les charpentiers et calfats de Marseille (Achard, Dict. géogr). Première mention : Eccl. S. Johannis de Gargerio, 30 décembre 1153 (bulle d’Anastase IV).

1221 – 5 juin : CHÂTEAU DE SAINT-MARCEL – Rome Bulle du pape Honorius III ordonnant à l’archevêque d’Aix, sur la requête de l’abbé de Saint-Victor et de Hugues de Baux, présents à Rome, de lever l’interdit qui pèse sur le château de Saint-Marcel, en raison de ce que, d’après la déclaration des parties, un compromis a été passé entre elles. (acte des vicomtes de Marseille n° 420, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Saint-Victor, chartes originales, n° 107. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 204.

1249 – 5 juin : SEPTIÈME CROISADE (1248-1254). LOUIS IX, ROI DE FRANCE ET FUTUR SAINT LOUIS, DÉBARQUE EN ÉGYPTE. Le 5 juin 1249, il est vainqueur à Damiette. Le 8 février 1250, victime de la peste, il sera battu à Mansourah et fait prisonnier. Enorme rançon (Boudet J. – Chronologie de l’histoire de l’Europe, Nathan, 1991).

Le nouveau comte de Provence, Charles Ier, a accompagné son frère Louis IX à la croisade (Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet – La Provence au Moyen Âge, 2005). Parti pour l’Egypte à ses côtés, Charles 1er sera capturé avec lui à Mansourah. Sa longue absence (1248-1250) encouragera en Provence la manifestation des forces d’opposition réveillées par dix-huit mois d’interrègne (M. Agulhon, N. Coulet, 1987).

1283 – 5 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Las Grans Plumbieras (acte notarié). Plombières, ruisseau qui prend sa source dans les collines de Sainte-Marthe et arrose les quartiers de la Palud, de Saint-Barthélemy, de Bon-Secours et se jette dans la mer à la plage d’Arène (1872). Première mention : Colonia in Plumbarias, VIIIe siècle (descript. mancip. Sancti Salvatoris, Belsunce I, p. 302).

1296 – 5 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Malum Passetum, 5 juin 1296 (charte aux archives  muni­cipales). Malpasset – hameau, quartier de Saint-Jérôme en 1872. Aujourd’hui, quartier du 13e arrondissement de Marseille. Le nom parle de lui-même : il s’agit d’un mauvais pas, probablement un gué délicat à franchir si l’on considère l’acte de 1272 : Malpassetum, 11 novembre 1272 (charte aux archives  municipales).

1351 – 5 juin : Gallia Chr. Nov., II : Aix, 15 juin 1351. Hommage de Robert de Mandagot, évêque de Marseille, au sénéchal de Provence.] … item et tria castra vallis de Signa, scil. Castrum de Signade Brancha et castrum de Signa de Barayrens et castrum vetus … de Mayraneguetis, de Meuna, de Ayroneves et in castro de Bauceto (Gallia Chr. Nov., II  , n° 531, p 323).

1372 – 5 juin : à Marseille, la cérémonie d’inhumation du pape Urbain V à Saint-Victor a lieu sous la présidence de son frère, le cardinal Anglic de Grimoard. De nombreux prélats assistent à cette cérémonie ainsi que plusieurs abbés dont Étienne Aubert, abbé de Saint-Victor. Il est inhumé dans le tombeau commandé par son successeur Grégoire XI au maître tailleur de pierre Jean Joglari. Il s’agissait d’un monument de 7 mètres de haut et de 3,75 mètres de large où était sculpté le gisant, le tout placé dans le chœur, à gauche. On peut avoir une idée de la forme de ce tombeau d’après un dessin de la fin du XVIIIe siècle et d’après le tombeau d’Innocent VI  toujours en place dans la chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon. Ce tombeau d’Urbain V a malheureusement disparu. On discerne sur le mur du chœur les traces des colonnes et du pinacle arrachés ; c’est, avec une série d’arcs trilobés en pierre, tout ce qui reste du monument, démonté à la fin de l’ancien régime, et dont on ne sait s’il a été dispersé ou trop bien caché. Le gisant placé en 1980 est un moulage de celui qui se trouvait sur le cénotaphe de l’ancienne église de Saint-Martial à Avignon. Le cercueil qui était cerclé de fer et couvert de velours n’a pas été retrouvé. Les enrichissements dus à Urbain V marquent une des dernières grandes périodes de l’abbaye, qui souffre, comme le reste de la Provence et de la ville, des ravages de la peste (1348), puis des conflits incessants, des grandes compagnies, des désastres multiples de la guerre de Cent ans.

(Zimbabwé, 2011)

1431 – 5 juin : TREVE AVEC les Catalans. — Les Catalans, croyant avoir bon marché de Marseille, arrivèrent avec une énorme flotte, mais ils trouvèrent une ville bien défendue. Ils essayèrent de débarquer et de ravager le pays, mais sans succès. Il fallut faire la paix. Le vicomte de Reillane, gouverneur de Pro­vence, et les chefs catalans signèrent, le 5 juin 1431, une trêve de quatre années. Le traité de paix fut lu par Nicolas de Castillon, secrétaire du roi, sur le rocher du Pharo, au-dessous duquel était embossée l’armée navale des Catalans.

1497 – 5 juin : LA SEIGNEURIE PROVENÇALE D’AURIBEAU EST REPEUPLÉE PAR JOHAN-ANDRE DE GRIMALDI, évêque de Grasse, qui fait venir 25 familles d’Albenga et de Menton (de Ribbe, La société provençale – Repeuplement de la Provence orientale par des familles en provenance de la riviera génoise, entre 1468 et 1520…, p. 349 et suiv.).

1579 – 5 juin : AURIBEAU (Alpes-Maritimes). Acte de réhabitation du 5 juin 1497 accordé par Johan-André de Grimaldi, évêque de Grasse, à 25 familles d’Albenga et de Menton. Première mention : Auribel 1155 (Dr Henri Grégoire, – Les impôts en Provence avant la Révolution, Bull. Acad. Var, 1882,).

1579 – 5 juin : LE CONNÉTABLE D’OLLIOULES REUSSIT A CHASSER LES REBELLES DE LA REGION TOULONNAISE – Le 5 juin, soit après deux mois de lutte, Boyer, le connétable d’Ollioules, a réussi à chasser les rebelles de la région toulonnaise (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence).

1669 – 5 juin : L’EXPÉDITION DE CANDIE (HERAKLION en Crête) QUITTE LA RADE DE TOULON, menée par le comte de Vivonne et le duc de Beaufort : 6000 hommes pour délivrer le grand port de la Crète attaqué par les Turcs. Le18juin : Colbert écrivit au duc de Navailles, Commandant en chef du corps expéditionnaire de Candie, pour l’informer de la décision qu’il avait prise d’obliger les procureurs du pays à faire bâtir « des huttes et baraques dans la péninsule qui ferme le port de Toulon, et d’y débarquer commodément les troupes au retour de Candie ». En donnant, le même jour, des instructions au Cardinal de Vendôme, Colbert fit connaître que « l’intention du Roy était d’entourer cette péninsule d’une bonne muraille en sorte que ce lieu put toujours servir pour des quarantaines des vaisseaux du Roy ». Au retour, les équipages et les troupes sont débarqués à Saint-Mandrier. De nombreux soldats y décèdent8. 21/09 : Dans un courrier écrit par Colbert écrivit à monsieur d’Infreville, Intendant de la Marine à Toulon, apparaissent pour la première fois les noms de l’hôpital de Saint-Mandrier et du Cap Cépet. C’est donc dans la presqu’île du Cap Cépet que fut installé, en 1669, le premier service sanitaire à terre. 1669 : l’établissement religieux et hospitalier connu sous le nom de Prieuré de Saint-Mandrier, fondé au XIe siècle, par Guillaume III, Comte de Provence (sic !), fut également préparé, selon les instructions de Colbert, pour recevoir blessés et malades non contagieux, à leur retour de Candie. L’hôpital maritime de Saint-Mandrier, venait de naître dans la presqu’île du Cap Cépet, dénommée de nos jours, presqu’île de Saint-Mandrier.

1765 – 5 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Le Gallancier, 5 juin 1765 (registre de l’Ecritoire). Les Mourens – bastide, quartier de Château-Gombert (1872). Première mention : Tous les Mourens au valon des Mourens, 16 septembre 1595 (archives de la Major, registre n° 40, fol. 107).

(Zimbabwe, 2011).

1774 – 5 juin : Serment de fidélité des habitants de Saint-Nazaire (Sanary) à Louis XVI. Un conseil des chefs de famille sanaryens  fut assemblé : bourgeois, navigants, ménagers. Le maire et les consuls leur firent part du couronnement de Louis XVI, roi de France et de Navarre. A cette occasion, la souveraine cour du Parlement de Provence, en date du 18 mai, avait prescrit de faire prêter aux habitants le serment de fidélité au roi. Ce serment fut prêté sur les Evangiles, tout le monde à genoux, tandis que le juge lisait les paroles suivantes :] « Nous jurons, promettons solennellement fidélité et obéissance à Louis XVI du nom, petit-fils de Louis XV de très heureuse mémoire, vrai et légitime roi et souverain seigneur et maître par serment et imposition de nos mains sur les Saints Evangiles, promettant de vouloir vivre et mourir à l’inviolable fidélité à la couronne. » Après quoi, accompagnés de tambours et criant « Vive le Roi Louis XVI ! ». Les assistants se rendirent aux carrefours du bourg. Au cours de la cérémonie, le Maire, Mtre Andrac, avait prononcé un discours rappelant la mémoire de Louis XV, le Bien-aimé. [Rotger B., 1984 :]

1790-1791 :

1. VENTE DES BIENS DITS NATIONAUX A LA SEYNE. La municipalité de La Seyne reçut du directoire du Var, des affiches imprimées contenant les conditions d’exécution de la vente des biens nationaux se trouvant dans son territoire. On pouvait lire dans l’inventaire qui fut dressé pour la commune de La Seyne : «Le Sieur Bourges, bénéficier de la cathédrale de Toulon : terres, vignes, bastide et chapelle au quartier de Saint-Mandrier ; valeur 2000 livres». C’est le Prieuré qui est concerné ; il fut acquis au prix de 4620 francs pour être employé au service hospitalier. Il fut (ou avait été ?) d’ailleurs annexé à l’hôpital le 5 juin 1790 avant d’être acquis par la nation comme bien national (Gisèle Argensse, 1989, p. 38).

2. VENTE DES BIENS DITS NATIONAUX A TOULON. Le Jardin du Roi de Toulon est vendu comme bien national en 1791 au citoyen Blanquet, tonnelier-liquoriste.

1793 – 5 juin et ensuite :

1. LE 5 JUIN, 17 DÉPUTÉS, DONT CONDORCET PROTESTENT CONTRE LA MISE EN ACCUSATION DE 29 DÉPUTÉS GIRONDINS LE 2 JUIN ET ENVOIENT LEUR MOTION A LEURS COMMETTANTS. L’administration départementale de la Somme de la Haute-Vienne et des Hautes-Alpes fait de même. Le 6 juin, 52 députés signeront une protestation contre l’arrestation de leurs collègues. Le 7 juin, 75 députés appartenant du côté droit de l’assemblée dénonceront l’action de la Commune et demanderont le soutien des départements (Yann Fauchois, Journal de la France et des Français, Gallimard, 2001, p. 1178.).

2. DE LEUR CÔTÉ, PLUSIEURS DES DÉPUTES MIS EN ACCUSATION S’ENFUIENT POUR REJOINDRE LA FORCE ARMÉE QUE LA PLUPART DES DÉPARTEMENTS BRETONS ET NORMANDS ONT DÉCIDÉ DE CONSTITUER pour fomenter des révoltes en les soulevant contre Paris et la Convention. Ainsi, Buzot et Gorsas se rendent dans l’Eure, Pétion et beaucoup d’autres à Caen, qui deviendra leur quartier général.

3. DE SON CÔTÉ, BRISSOT SE RETIRE À MOULINS, RABAUT SAINT-ÉTIENNE A NÎMES, REBECQUI A MARSEILLE, BIROTTEAU ET CHASSET A LYON. Toutefois, devant l’argument de l’unité des patriotes face à la contre-révolution et à l’invasion, la modération relative des Montagnards à l’égard des girondins arrêtés, la rédaction rapide de la Constitution de l’an I, le ralliement massif de l’armée à la Convention montagnarde, le gros négoce et les notables locaux, qui disposent d’une influence et d’une clientèle suffisante pour pouvoir disputer les sections des grandes villes aux clubistes montagnards, sont trop peu nombreux dans les villes plus modestes pour ébranler l’hégémonie de clubs demeurés fidèles à l’affiliation parisienne.

4. DANS LE MIDI, LE GARD ET LES BOUCHES-DU-RHÔNE SE DRESSERONT CONTRE LA CONVENTION, avec à leur tête les villes insurgées de Nîmes et de Marseille.

(1943 : le petit Prince aux Etats-Unis : mon année de naissance)

5. EN INSURRECTION DEPUIS LE 29 MAI, LYON, DE SON CÔTÉ, ORGANISE LA RÉVOLTE DANS LES DÉPARTEMENTS VOISINS, surtout en Franche-Comté (Roger Dupuy, La République jacobine: Terreur, guerre et gouvernement révolutionnaire, 1792-1794, tome 2 de la Nouvelle histoire de la France contemporaine, Le Seuil, coll. Points Histoire, 2005, p. 117-124. Marcel Dorigny, « Fédéralisme », dans Albert Soboul (dir.), Dictionnaire historique de la Révolution française, Paris, PUF, 1989 (rééd. Quadrige, 2005, p. 437-438).).

1774 – 5 juin : Serment de fidélité des habitants de Saint-Nazaire (Sanary) à Louis XVI. Un conseil des chefs de famille sanaryens  fut assemblé : bourgeois, navigants, ménagers. Le maire et les consuls leur firent part du couronnement de Louis XVI, roi de France et de Navarre. A cette occasion, la souveraine cour du Parlement de Provence, en date du 18 mai, avait prescrit de faire prêter aux habitants le serment de fidélité au roi. Ce serment fut prêté sur les Evangiles, tout le monde à genoux, tandis que le juge lisait les paroles suivantes :] « Nous jurons, promettons solennellement fidélité et obéissance à Louis XVI du nom, petit-fils de Louis XV de très heureuse mémoire, vrai et légitime roi et souverain seigneur et maître par serment et imposition de nos mains sur les Saints Evangiles, promettant de vouloir vivre et mourir à l’inviolable fidélité à la couronne. » Après quoi, accompagnés de tambours et criant « Vive le Roi Louis XVI ! » [, les assistants se rendirent aux carrefours du bourg. Au cours de la cérémonie, le Maire, Mtre Andrac, avait prononcé un discours rappelant la mémoire de Louis XV, le Bien-aimé (Rotger B., 1984.)

1791 – 5 juin : Vente des biens dits nationaux- La municipalité de La Seyne reçut du directoire du Var, des affiches imprimées contenant les conditions d’exécution de la vente des biens nationaux se trouvant dans son territoire. On pouvait lire dans l’inventaire qui fut dressé pour la commune de La Seyne : «Le Sieur Bourges, bénéficier de la cathédrale de Toulon : terres, vignes, bastide et chapelle au quartier de Saint-Mandrier ; ci= 2000 livres». C’est le Prieuré qui est concerné ; il fut acquis au prix de 4620 francs pour être employé au service hospitalier. Il fut (ou avait été ?) d’ailleurs annexé à l’hôpital le 5 juin 1790 avant d’être acquis par la nation comme bien national (Gisèle Argensse, 1989, p. 38). Le Jardin du Roi de Toulon est vendu comme bien national en 1791 au citoyen Blanquet, tonnelier-liquoriste.

-1795 – 5 juin (17 prairial) : TERREUR BLANCHE – A Marseille, le représentant en mission de la Convention laisse massacrer des prisonniers jacobins détenus au Fort Saint-Jean (Yann Fauchois, 2001). En mission dans les Bouches du Rhône, le représentant en mission Maximin Isnard veut anéantir les Jacobins et ne s’oppose pas au massacre des révolutionnaires détenus au fort St-Jean (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

Rappel des faits :

M.-J. Chénier dénonce la Terreur blanche à la Convention. Si elle sévit depuis l’hiver, elle connaît un regain de vigueur avec l’échec de l’agitation sans-culotte des faubourgs parisiens. C’est surtout dans le Midi et la vallée du Rhône qu’elle est intense: au harcèlement des anciennes autorités s’ajoutent exécutions sommaires et vengeances. Si les assassinats politiques auront cours durant tout le Directoire, la période la plus meurtrière reste le printemps 1795. C’est à Lyon que s’inaugure cette épidémie de meurtres collectifs, avec le massacre du 4 mai 1795, quand la foule, après les incarcérations massives de Jacobins, force les portes des prisons et écharpe plus de 100 détenus. Une semaine plus tard, à Aix-en-Provence, ce sont les insurgés marseillais dont on instruit le procès qui sont massacrés. Le mouvement culmine avec la tuerie des prisonniers du Fort Saint-Jean à Marseille, le 5 juin perpétrée sous les yeux du ‘représentant de la Convention. Le calme est rétabli pendant l’été, sans que les autorités parviennent néanmoins à mettre fin aux meurtres isolés. Les victimes de la Terreur blanche auront surtout d’anciens administrateurs et cadres jacobins, des prêtres constitutionnels, des militants et soldats républicains, victimes toutes désignées par les mesures d’assignation à résidence prises contre les fonctionnaires destitués, par la renaissance de la propagande et la liberté de la presse, par la constitution de bandes ivres de revanche comme la Compagnie du Soleil dans le Midi ou celle de Jésus dans le Lyonnais (Yann Fauchois, 2001).

1799 – 5 juin (mercredi premier du mois de Muharram) : EXPEDITION D’EGYPTE – Arrivée d’un groupe de Français à al-‘adiliyya. 5 coups de canon ont été tirés en l’honneur de leur venue (Abd-al-Rahman al-Jabartî,  « Journal d’un notable du Caire, 1798-1801 », Albin Michel, 1979).

1799 – 5 juin : EXPEDITION D’EGYPTE –

(Abd-al-Rahman al-Jabartî,  « Journal d’un notable du Caire, 1798-1801 », Albin Michel, 1979): mercredi premier du mois de Muharram : Arrivée d’un groupe de Français à al-‘adiliyya. 5 coups de canon ont été tirés en l’honneur de leur venue.

-(Le général Kléber au général Junot) : « Le 17 prairial an VII. Le général me charge de vous faire parvenir l’ordre de laisser à El Rich ou d’y renvoyer si vous êtes e route, le 3ème bataillon de la 2e légère, ses carabiniers compris. Il est destiné jusqu’à Katich de l’escorte d’un convoi de chameaux, le chef prendra à cet effet les ordres de l’adjudant-général Cambis à qui j’écris à ce sujet. » (suit une autre lettre adressée au lieutenant-général Cambis).

1800 – 5 juin : EXPEDITION D’EGYPTE – « Le général en chef Kléber au général de division Reynier au Caire. Terraneh, le 16 prairial an VIII (5 juin 1800). Avant mon départ, citoyen général, j’ai donné le commandement du Caire au général Menou. Entendez-vous avec lui pour tout ce qui concerne le bien du service et empêchez que le Vizir ne fasse faire des incursions dans votre province. Nous tâcherons de faire raison du Capitan Pacha s’il voulait tenter quelque chose. Vous devriez bien vous entendre un peu avec Moallem Yaqoub pour avoir environ 300 recrues coptes jeunes et dispos. Cela remontera la 13e et la 22e. »

1810 – 5 juin : UN NAVIRE SOUS PAVILLON ALGÉRIEN A SANARY – La présence de la flotte anglaise au large contribuait à réduire l’activité maritime, en particulier le commerce avec les échelles du Levant. De temps à autre des bâtiments étaient inquiétés ou interceptés. Ainsi, le 5 juin 1810, on vit entrer au port un bateau français, sous pavillon algérien. Ayant été interpelé par le Maire avec l’aide de Clé­mence ROUX, interprète, demeurant à TOULON, natif d’ARLES, le Capitaine déclara s’appeler AISSALA, Rais d’ALGER, commandant le bateau « L’ ASSALA », d’un port de 8 à 9 tonneaux, équipé de huit per­sonnes parmi lesquelles un capitaine de la Garde de Paris, nommé Bar­thélémy BERNARD, qui, prisonnier évadé des geôles espagnoles, figurait sur le rôle d’équipage comme espagnol. Un autre, nommé Jean COSTE, se disait impérial de nation. Le capitaine du navire déclara que parti d’ALGER le 26 mai, à destination de MARSEILLE et TOULON, il était porteur de dépêches pour le gouvernement. Ayant relâché à BARCE­LONE, le 30, il se trouvait le 31 au parage de l’île du ROUVEAU, lors­qu’il se vit chassé par une frégate anglaise. Cette frégate l’ayant rattrapé, elle lui dépêcha son canot qui vint le contrôler. Libéré, il s’approcha de la côte, mais la batterie des EMBIERS lui envoya alors un coup de canon à boulet et mitraille. Un canot, celui des douanes, se détacha alors de la côte et vint à sa rencontre. Après explication, il fut conduit dans notre port. Il était porteur de 21 plis dont un pour le général EME­RIOT, Préfet maritime. (Rotger B., 1984, p. 355).

(Joan Baez à Châteauvallon, Ollioules, 1986)

1867 – 5 juin : MERCREDI – Arrivée à Paris du roi de Prusse et de son Premier ministre Bismarck. Il y a déjà quelques jours que le prince héritier présomptif de Prusse est arrivé à Paris. Même réception de la part de Napoléon que pour l’empereur de Russie Alexandre II. Demain il y aura une grande revue de 60 000 hommes au bois de Boulogne sur le champ de courses (Jean-Baptiste Hermitte, 1er adjoint au maire de Sanary, Carnet, 1967).

1869 – 5 juin : Lettre de Marius Michel dans laquelle il espère aboutir pour faire de Sanary un port de refuge.

1876 – 5 juin : INAUGURATION DE L’ORIENT EXPRESS A PARIS, un train de luxe créé par la Compagnie Internationale des Wagons-Lits (CIWL) qui assurera la liaison entre Paris, Vienne, ainsi que Venise, à partir de 1919, et Istanbul, desservant plusieurs capitales de nations européennes.

1901 – 5 juin : NAISSANCE D’HONORÉ D’ESTIENNE D’ORVES – Le lieutenant de vaisseau Honoré d’ESTIENNE D’ORVES, né le 5 juin 1901 à Verrières-le-Buisson (Seine-et-Oise), passa de nombreux jours de sa jeunesse au château de Lagoubran (La Seyne). Au moment de l’Armistice de 1940, il était officier de marine à bord du croiseur Duquesne, à Alexandrie. Grand Résistant français, il fut fusillé au Mont-Valérien, avec le député Gabriel PÉRI, le 29 août 1941 (Marius Autran, tome 2, 1988). A Sanary, on peut se promener sur l’allée D’Estienne d’Orves et faire ses courses dans la rue Gabriel Péri.

1907 – 5 juin – La municipalité de La Seyne décide d’acheter l’hôtel de ville de Saint-Mandrier pour la somme de 18000 francs. Mais cela ne se fait pas (Gisèle Argensse, 1989, p. 93).

1934 – 5 juin : APPAREILLAGE DU « COMMANDANT TESTE » – Le 5 juin le LV Kilian emmène l’escadrille 7B2 à bord du « Commandant Teste » qui appareille le jour même pour l’Algérie. Les hydravions Levasseur sont de retour à St. Mandrier le 12 juillet (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

(Afrique du Sud, épave sur les rochers du Cap Agulhas, 2011)

1940 – du 12 mai au 5 juin : LE 26e RÉGIMENT DE TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS (EX 12e RTS PUIS EX 12EME RIC) ASSURE LA DÉFENSE DE LA COTE ENTRE TOULON ET LA CIOTAT CONTRE TOUTE ATTAQUE ITALIENNE. Ce 26ème R.T.S. est placé dans la vallée du Rhône, rive gauche, avec PC à Saint-Paul-Trois-Châteaux (Bollène – Suze-la-Rousse). Sa missions est d’intervenir en cas de déclaration de guerre par l’Italie soit sur les Alpes, soit sur la côte méditerranéenne, entre Toulon et la Ciotat, donc coiffant Sanary et Bandol. Des sections de tirailleurs sénégalais sont affectées en renfort pour la défense rapprochée des batteries. Leur moral est à toute épreuve. Et si on leur demandait pourquoi ils aiguisaient leur coupe-coupe sur les rails du chemin de fer desservant les tourelles, ils répondaient : « nous tuer Mussolini » (Gisèle Argensse, 1989, p. 211).

A partir du 5 juin, le 26ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais (ex 12ème RTS puis ex 12ème RIC) n’assure plus la défense de la côte entre Toulon et La Ciotat contre toute attaque italienne : ° Le 5 juin, date à laquelle les Allemands franchissent la Somme, le 26ème R.T.S. quitte la vallée du Rhône et est jeté entre Somme et Seine, au côté du RICM au sein de la 8èmeDivision d’Infanterie Coloniale Légère (8ème D.I.C.L.) qui retraite glorieusement jusqu’à Ribérac où a lieu son dernier combat le 24 juin à 18 heures après de sanglants engagements à Mantes sur la Seine, puis de Chartres à Amboise sur la Loire, sur le Cher, sur l’Indre. Ainsi, ce n’est pas le 12ème R.T.S. qui s’est occupé de Sanary-Bandol au moment tragique où l’on attendait des débarquements italiens, qui d’ailleurs ne se produisirent pas. Ceux qui étaient responsables de ces actions, bien qu’à la tête du 26ème R.T.S., étaient bien le colonel, l’Etat-major et l’encadrement qui avaient été ceux du 12ème R.T.S. initial parti en 1939 de La Rochelle, puis du 12ème R.I.C. pendant l’hiver en Lorraine. »

Note biographique : Cortadelas (Général E.-J.) 1981. Le général de division (c.r.) Edouard-Jacques Cortadelas est décédé le 14 décembre 1990 à Digne. Il avait 78 ans. Né à Toulouse, élevé au Liban, il avait fait ses études supérieures à Paris. Engagé en août 1935 au 17ème R.T.S., à Damas, il fit la guerre de 1939-1940 aux 12ème et 26ème R.T.S. En 1941, il était en Indochine, puis rejoignit la France Libre en septembre 1941. Ce fut ensuite la campagne du Levant, celle de la frontière Chine-Tonkin, puis la retraite de la colonne Alessandri vers la Chine (1943-1945). Après la guerre, il fut chef du comité interministériel de l’Indochine (ministère De Gaulle), et participa de 1947 à 1958 à la restructuration de l’Indochine puis du Maroc. Jusqu’en 1960, il fut en poste au Maroc, à l’Ecole supérieure de Guerre (Paris), à Madagascar, en Afrique du Sud et aux Etats-Unis. Enfin, de 1961 à 1962, il fut en Algérie. De 1962 à 1969, il fut successivement chef d’Etat-major de la 11ème Div. Légère d’Infanterie (Nancy), commandant du 7ème R.PIMA (Dakar), auditeur du CHEM et de l’IHEDN, puis à la brigade aéroportée de Pau. En 1968, il était nommé général. De 1969 à 1972, il fut délégué militaire du gouvernement français auprès du président de la République du Tchad et commandant en chef des forces franco-tchadiennes, auxquelles appartenait son fils Bertrand tué au combat, le 23 janvier 1971..

1940 – du 27 mai au 5 juin : Malgré les bombardements de la Luftwaffe, les Anglais parviennent à évacuer de la poche de Dunkerque 235 000 Britanniques et 115 000 Français.

(Paris, Musée d’Orsay, exposition Monet)

1943 – 5 juin :

1. A LA RADIO, LAVAL JUSTIFIE SES DÉCISIONS en déclarant : «Si mon gouvernement n’était pas là, vous connaîtriez sans doute des conditions plus rudes et en particulier l’humiliation de voir votre pays administré par l’étranger […]. Les puissances de l’Axe et ceux qui les assistent versent leur sang pour barrer la route au bolchevisme et briser la puissance militaire des Soviets, tandis que la France, par son travail, doit prendre sa part de l’effort et des sacrifices communs. […] Des mesures rigoureuses seront prises contre les réfractaires au Service du travail obligatoire – même contre leurs familles ou des tiers s’ils sont complices – qui les mettront dans l’impossibilité de se soustraire longtemps encore à un devoir qui s’impose à tous […].».

2. LE GÉNÉRAL DELESTRAINT, CHEF DE L’ARMÉE SECRETE, EST ARRÊTÉ A PARIS : En conséquence des décisions prises par Pierre Laval, le général Delestraint, chef de l’Armée secrète, est arrêté à Paris à la station Muette où il a rendez-vous avec René Hardy, l’un des responsables de Résistance-Fer. Déporté en Allemagne, il sera exécuté quelques jours avant la libération de Dachau en 1945.

3. UN PATROUILLE ALLEMANDE ABAT UN FRANÇAIS AU BARCARES (PYR. OR.) – Vincent Ibanez, de Saint Laurent de la Salanque (Pyrénées orientales)), qui se rendait au Barcarès après le couvre-feu, est abattu sur la plage par une patrouille allemande (Archives départementales des Pyrénées orientales, Versement Cabinet, 13/09/1951, L 97 et cahier messages de la gendarmerie).

1944 – 5 juin :

(La Seyne, 1944)

1. MESSAGES D’ACTION A LA VEILLE DU D-DAY. MOBILISATION DE LA RÉSISTANCE – Paul Carrell – 6 juin – 25 août 1944 : Ils arrivent : « Partout, ce matin du 5 juin 1944, dans les châteaux autour de Paris, en Bretagne et en Normandie, en Belgique et dans le Pas-de-Calais, en Hollande et dans le sud de la France, les officiers allemands d’état-major s’affairaient, dépouillant rapports et informations sur les attaques aériennes de l’ennemi, sur les effets des bombardements de la nuit, sur les observations des détachements de surveillance côtière et sur l’avancement des travaux de fortification. Mais c’était à la météo qu’allaient les préoccupations. Tout dépendrait, en effet, du temps qu’il allait faire.

«Vont-ils venir? Ne vont-ils pas venir? » Cette question qui les hantait tous, les états-majors aussi bien que les généraux des cinquante-huit divisions stationnées en attente à l’ouest du Rhin.

“Pour que l’ennemi vînt, il fallait nécessairement que ce fût par mer. Or, cela impliquait un certain nombre de conditions préalables. Par des vents dépassant quatre mètres- seconde par exemple, ou par une visibilité inférieure à trois milles marins, aucune manœuvre de débarquement n’était même concevable. Et s’il pleuvait, si le plafond était bas, alors pas de protection aérienne, cette protection dont aucune escadre de débarquement ne peut faire fi. Même assurés de celle-ci, ils ne viendraient pas non plus en plein jour, mais sûrement à l’aube pour pouvoir approcher la côte sous le couvert de l’obscurité. Ce qui signifiait qu’il fallait que la marée s’inversât au petit jour. Quelle que fût la tactique qu’adopterait le général Eisenhower, ce serait forcément avec le début du flux ou du reflux qu’il aborderait. Mais, de son choix, personne ne savait rien. Dans l’ensemble, les états-majors allemands inclinaient à penser qu’il utiliserait le flux, à marée montante. Une erreur entre beaucoup d’autres.

« Bref, comment se présentait la situation météorologique sur la côte normande, le 5 juin 1944? Elle était rassurante; très rassurante même. Les vents avaient une vitesse moyenne de cinq à six mètres- seconde, la houle, des creux de quatre à cinq mètres. Le ciel était couvert. De nombreuses ondées un peu partout.

« L’amiral Hennecke, commandant le secteur Normandie-Marine recevait à son P.C. de Cherbourg le message suivant de ses « pronostiqueurs » : « La mer est démontée ; la visibilité est mauvaise ; la vitesse des vents de cinq à six mètres/seconde, la pluie va devenir plus abondante ; sans doute n’aurons-nous pas, la nuit prochaine, les habituelles incursions aériennes. On ne peut s’attendre ç aucune amélioration, même passagère dans les prochains jours » Les prévisions étaient si défavorables qu’un convoi allemand demeura en rade de Cherbourg.

« Au Mans, quartier général de la 7e armée allemande, le colonel-général Dollmann, un vieux router pourtant méfiant, décida de maintenir pour le 6, à 10h du matin la réunion prévue à Rennes, avec l’exercice sur carte, chaque commandant de division devant amener avec lui deux de ses chefs de corps.

« Afin d’être à tant à cette réunion, certains officiers se mirent en route le 5 dès l’après-midi, d’autres dans la soirée voir à la nuit tombée.

« Jusqu’au feld-maréchal Erwin Rommel, commandant du Groupe d’armées B, et commandant supérieur de tout le front de la côte nord de la France, qui s’était laissé séduire par le mauvais temps. Voulant unir l’utile à l’agréable, il avait quitté, dans la matinée du 5, son quartier général installé à La Roche-Guyon dans le château séculaire des ducs de La Rochefoucauld, pour un bref voyage en Allemagne. Son intention était de passer par Herrlingen afin d’y voir sa femme, dont l’anniversaire tombait précisément le 6 juin, et puis de gagner de là Berchtesgaden pour une visite à Hitler. A cette visite il attachait une importance particulière. Son but était d’obtenir un renforcement du front de mer. Rommel projetait d’arracher au Führer le transfert en Normandie de deux nouvelles divisions cuirassées et d’une brigade de « faiseurs de nuées » (brouillards artificiels).

« Sur l’autre rivage de la Manche, une véritable armée d’officiers de sûreté veillait à ce que ne fût pas éventée la date du « Decision-Day », en abrégé « D-Day ». On avait arrêté de transmettre les ordres d’exécution par la voie des ondes. Les chefs des organisations répartis sur le territoire français avaient reçu avis de se mettre soigneusement à l’écoute de la B.B.C. les 1er, 2, 15 et 16 de chaque mois. Les trois premiers vers de Verlaine sur l’automne constituèrent le code utilisé. A partir de ce moment, l’écoute devait être permanente. Les trois derniers vers signifieraient que le débarquement allait s’opérer dans les 48 h et que les commandos devaient opérer les destructions prévues en fonction des messages particuliers.

« Mais le service de renseignements allemand (Abwher) éventa la chose et toutes ses stations d’écoute guettèrent le poème.

« Ainsi, à la date du 5 juin, le service d’écoute de la 15e armée allemande, stationnée entre Seine et Meuse, eut-il l’occasion d’entendre les trois premiers vers les 1er, 2 et 3 juin :

« Les sanglots longs

Des violons

De l’automne »

Puis le 5 juin, à quatre reprises (21h 15, 21h 20, 22h et 22h 15) :

« Blessent mon cœur

D’une langueur

Monotone. »

« Ainsi, au plus tard, le 5 juin 1944, à 22h 15, tous les échelons allemands du plus local jusqu’au grand quartier général ainsi que le maréchal Rommel savaient que l’invasion était imminente.

Or, il n’en résultat rien ! « Le général Eisenhower ne va tout de même pas charger la B.B.C. d’annoncer le débarquement. Allons donc ! » On ne voulut pas croire ce roman !

« Le succès de l’Abwher avait été remporté en vain. La nuit du 5 au 6 juin fut donc partout consacrée au simple travail de routine et se déroula dans l’insouciance. »

2. LE SEYNOIS BRUN ROBERT JEAN LOUIS EST FUSILLE DANS LE GARD PAR DES WAFFEN SS – 16 Résistants Seynois ont été fusillés ou tués par les Allemands lors des combats de Libération de la France en 1944, parmi eux : BRUN Robert Jean Louis – Patriote, né le 15 août 1925 à La Seyne-sur-Mer, fusillé par les Waffen SS le 5 juin 1944 à Génolhac dans le Gard (Marius Autran, tome 2, 1988).

3. LA RÉSISTANCE FAIT SAUTER 500 PONTS POUR RALENTIR L’AVANCE DES RENFORTS ALLEMANDS AU MOMENT DU DÉBARQUEMENT ALLIÉ – Le 5 juin 1944, veille du débarquement en Normandie, plus de 5 000 résistants ont dynamité plus de 500 ponts sur les voies stratégiques françaises. D’après les experts militaires allemands et alliés, ils ont retardé les mouvements stratégiques des troupes allemandes de 48 heures en moyenne (Dominique Lormier, Histoires incroyables de la guerre 1939-1945, éd. Métive / Histoire, 2016). « Tactiquement, écrit le général Eisenhower, ces deux jours furent d’une valeur inestimable. Ils ont sauvé un nombre incalculable de vies américaines. Auparavant, la Résistance française avait transmis des renseignements de première importance, précis et abondants, jusqu’à 300 rapports par jours, au point que les officiers alliés en savaient parfois plus sur le dispositif allemand que les officiers allemands eux-mêmes. Le plan Vert (bataille du rail) et le plan Violet (pour les PTT) ont été particulièrement efficaces : 600 déraillements ont eu lieu hors du front, 1 800 locomotives et 6 000 wagons ont été immobilisés en juin et juillet 1944. » (Général Eisenhower, Mémoires sur la Deuxième guerre mondiale, éditions Robert Laffont, 1949).

1947 – 5 juin : PLAN MARSHALL – Les États-Unis proposent aux pays d’Europe le plan Marshall. Acceptation française le 17 juin (Jean-Charles Volkmann, 203).

1967 – 5 juin : INAUGURATION DU NOUVEAU PORT DE PLAISANCE DE SAINT-MANDRIER. « Œuvre magistrale du Touring Club de France : les nouveaux aménagements du port de plaisance de Saint-Mandrier officiellement inaugurés. La première pierre du Club House a été scellée au cours d’une imposante cérémonie ». Le préfet du Var, accompagné de la toute gracieuse Madame Mattéi, marraine du port, scelle la première pierre symbolique du Club-House. Une visite des nouvelles installations portuaires, agrémentée d’une randonnée vivifiante sur les hauteurs du plan d’eau, termine le programme inaugural (République-Le Provençal du lundi 5 juin 1967).

1973 – 5 JUIN : Le Président Georges Pompidou renonce à participer « aux manifestations de caractère représentatif durant les prochaines semaines ». Cette décision a été prise, précise le communiqué de la Présidence de la République, parce que M. Pompidou n’a pas eu, en raison des obligations de sa charge, la possibilité de prendre le repos ren­du nécessaire par la grippe à rechutes dont il a été atteint cet hiver ». C’est le huitième des principaux accidents de santé dont a été victime le Président de la République depuis la première « GRIP­PE A RECHUTES » (P.V., 3 avril 1974).

(Istanboul, Sainte-Sophie en 1965)

2017- 5 juin (lundi de Pentecôte) : OÙ L’ON S’APERÇOIT QUE LE LUNDI DE PENTECÔTE N’EST PLUS LA JOURNÉE DE SOLIDARITÉ PAR DÉFAUT – « 7 heures du matin, à Sanary, ce lundi de Pentecôte, le chantier d’un immeuble voisin du mien démarre à grand bruit de marteaux et de coups de pilon ! Chapeau pour le respect des fêtes françaises, chapeau alors que les autres chantiers marquent une pause, que les écoles ont fermé pour cause de jour férié. Cela me permet de rappeler, puisque tout autour de chez nous les immeubles poussent comme des champignons et que des travaux innombrables envahissent nos rues et notre port, qu’il y a quelques années, on nous rebattait les oreilles à grands coups de « chartes du bruit » à Sanary. Depuis au moins un lustre, on ne revient plus sur le sujet : les entreprises, quelles qu’elles soient travaillent le samedi, quelquefois les jours fériés et durant tout le mois d’août. Bravo la station de villégiature qu’on nous promet depuis près de trente ans ! A toutes fins utiles, je souligne que le lundi de Pentecôte est redevenu férié en 2008, mais que LE PRINCIPE DE TRAVAILLER L’ÉQUIVALENT D’UNE JOURNÉE DANS L’ANNÉE SANS ÊTRE RÉMUNÉRÉ EST MAINTENU, ceci pour financer l’autonomie des personnes âgées et handicapées. Depuis le 1er avril 2013, les retraités imposables doivent également y contribuer. Les entreprises sont libres de fixer les modalités d’application de cette « journée de solidarité », une mesure instituée par la loi publiée au Journal officiel le 17 avril 2008. Conséquences: le lundi de Pentecôte n’est plus la journée de solidarité par défaut, comme cela avait été envisagé au départ. C’est à l’employeur qu’il revient de fixer la date de la journée de solidarité, en principe par accord d’entreprise. Tous les salariés sont concernés par cette journée, à l’exception des stagiaires.

Pour choisir ce jour de solidarité, plusieurs options sont possibles pour l’entreprise:

• faire travailler les salariés un jour férié précédemment chômé autre que le 1er mai,

• leur supprimer un jour de RTT,

• leur demander d’effectuer sept heures supplémentaires non rémunérées fractionnées sur l’année.

L’employeur peut convenir de plusieurs dates possibles pour la journée de solidarité. En soi, les textes ne l’interdisent pas ». Fermez le ban !

2022 – 5 juin : VISITE A SANARY DU VOILIER TCHEQUE « LA GRÂCE » : unique en Méditerranée, le voilier tchèque « La Grâce » qui mouille  actuellement dans le port de Sanary est la réplique exacte d’un brick historique du même nom que commanda Frédérick Chapman au 18e siècle et qui navigua en Méditerranée et dans la mer des Caraïbes où il attaqua des navires marchands. Le bâtiment a fidèlement été construit en Égypte par un groupe de volontaires tchèques et slovaques, entre 2008 et 2010, d’après les plans d’origine datés de 1768.

 C’est un deux-mâts en bois de type brick qui mesure 32m30 de long pour une largeur de 6, 06 m et un tirant d’eau de 2,80 m. Il possède un moteur de 375 chevaux et peut embarquer 30 passagers en sus de son équipage.

2023 – 5 juin : CEREMONIE POUR LE DECES DE JACQUES BERATO – Ce sera à 12h 30 que nous dirons un dernier adieu à celui qui marqua de son sceau la présidence du Centre archéologique du Var entre 1984 et 2004. Vingt années !  Il était médecin rhumatologue libéral à Toulon, à deux pas de son domicile et encore plus près de ce qui était, à l’époque, l’antenne toulonnaise du CDAV située dans les sous-sol du Musée de la ville sur le boulevard de Strasbourg. C’est dans son cabinet que nous parlâmes pour la première fois d’Archéologie alors que je venais pour une consultation. Son épouse, Nicole, descendante de l’architecte des bâtiments de France François Roustan, était membre du CA des Amis du Vieux Toulon, société implantée dans l’ancien évêché sur le cours Lafayette où j’intervins pour parler des travaux archéologiques que nous entreprenions alors dans Toulon et sa région avec la nouvelle structure appelée Centre archéologique du Var, dont le siège était dorénavant boulevard Bazeilles. Jacques et Nicole, vivement intéressés par mon propos, m’invitèrent à le présenter lors d’une réunion du  Lion’s club « Port-la-Montagne » dont ils étaient membres. Ce fut le début d’une longue amitié et, surtout, la rencontre définitive de Jacques avec l’archéologie qui fut élu comme premier président de l’association. A partir de ce moment, Jacques entrait d’une pièce dans la légende du CAV. L’ancien rhumatologue, ayant attrapé le virus de l’archéologie allait occuper le devant de la scène aux côtés d’autres acteurs non moins emblématiques tels que Jean-Pierre Brun.

Ses investigations de terrain, tant fouilles que prospections et ses plus de 130 publications concernent à ce jour, et principalement, l’âge du Fer, qu’il résuma dans « Territoire et faciès culturel à l’âge du Fer dans le Var : Bilan de vingt ans de recherches » mais aussi l’Antiquité avec la villa de Saint-Martin à Taradeau, site emblématique du CAV, et le Moyen Âge avec 3 publications de 1994 à 1998 parues dans Archéologie médiévale.

Pour faire bon poids, citons au passage ses 12 publications de 1986 à 2000 dans les « Documents d’Archéologie Méridionale »,  2 de 1991 à 1995 dans « Gallia »,  3 de 1990 à 2004 (Revue archéologique de Narbonnaise. Ainsi que des dizaines et des dizaines d’articles coécrits avec une quarantaines d’autres auteurs.

Un jour, Jacques, tu as passé le relais de la présidence. Lorsque tu as, étant gravement malade, déclaré que tu voulais quitter le  CAV, nous avons, en assemblée générale, décidé que tu resterais malgré tout Président honoraire en titre !

Ce que tu es aujourd’hui et à jamais.

N’aie aucune crainte, nous ne sommes pas près d’oublier tes colères, ton humour grinçant, nos accrochages parfois très vifs mais aussi ton amitié qui dominait nos relations.

Adieu, Jacques !

2024 – 5 juin : A LA « UNE » DE VAR-MATIN :

Association Générale de Prévoyance militaire : La direction de l’AGPM en garde à vue à Toulon (p. 5)

Où paie-t-on le moins d’impôts ? D’importantes disparités sot constatées dans le Var concernant la fiscalité sur les revenus (p. 2 et 3).

Toulon : les étudiants privés de cantine au centre-ville (p. 6).

En quête de demain. Des solutions écologiques pour nos territoires (16 pages spéciales).

Ollioules : Découvrez le visage du futur quartier culturel (p. 12).

En page intérieure : des camphriers ont « poussé » sur le port de Sanary (p. 13)

CHRONIQUE CATALANE

64e livraison. – L’Indépendant des Pyrénées Orientales, 10 mars 1992 (archives de mon père).

« El pensament de Torras i Sages » – Ha sortit, a l’editorial Claret, un llibre de cent vuitanta pàgines que duu el titoi « El pensament de Torras i Bages” i que signa Oriol Colomer i Caries. Josep Torras i Bages, que va néixer el 1846 prop de Vilafranca del Penedès, és un dels noms que sonen en l’anomenada Renaixença catalana, entre el poeta Jacint Verdaguer i el politic Enric Prat de la Riba, per representar un pensament cristià i conservador. Evidentment també hi havia un corrent liberal important, amb gent corn Valenti Almirall. Torras i Bages es dreça de fet contra la il.lustracio, heretada del segle anterior, contra el libéralisme en el seu aspecte de lliure-pensament i en el seu aspecte social, contra la maçoneria, contra el socialisme, contra el racidnalis- me i contra el modernisme, en la mesura en què és artista i ciu- tadà (ell creu que les viles son néfastes i que la virtut només es pot desenvolupar a la ruralia).

Pero el seu llibre “La tradicio catalana », replica a “Lo catalanisme » de Valenti Almirall, defensa a passionadament la llengua catalana i l’aportacio del cristianisme a Catalunya, i va ser durant desenes d’anys el breviari de tôt un sector de la reivindicacio nacional del pais. Per altra banda Torras i Bages va intervenir en la redaccio de les famoses « Bases de Manresa » (1892), que van constituir un conjunt politic de referència.

El treball d’Oriol Colomer i Caries, que és un resum de la seva tesi doctoral, nos es limita a aquest aspecte, evidentment, i per exemple desenvolupa les fonts filosofiques del pensament del que fou bisbe de Vie, el quai després d’estudis de filosofia amb Xavier Llorens î Barba, descobreix l’obra de Sant Tomàs dAquino, que el sedueix definitivament. En matèria social la influèneia francesa sera forta i entre els autors més importants trobem gent corn Taine. A través d’aquest llibre, escrit am objectivitat cientifica per bé que Oriol Colomer és un descendent directe de Torras i Bages, descobrim un filosof que, nat a Barcelona ei 1941, té un curriculum impressionant, amb estudis a la Universitat Gregoriana de Roma, a l’Ecole Biblique et archéologique francesa de Jérusalem, a la Universitat de Cambridge. P.V.

UNE BLAGUE involontaire :

Cherchez l’erreur ! « Vingt jours en plein océan, et puis, Rio-de-Janeiro… Il descendit à terre le soir… Les palmiers du boulevard, brillamment éclairés, projetaient des ombres fantastiques. Les accents vifs et mélodieux de la langue espagnole résonnaient dans les rues, » (Pierre Krassnoff, Comprendre, c’est pardonner, éd. Payot, p. 233.)

C’est terminé pour aujourd’hui.

Je vous souhaite une bon jeudi à tous.

Bises à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

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