ÉPHÉMÉRIDES DU 27 MAI

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ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 27 MAI 2025, 14e ANNÉE (n° 4955).

ILLUSTRATION : Bombardement de Marseille, le 27 mai 1944.

FÊTES : Le 27 mai est la Journée nationale de la résistance. C’est l’occasion d’une réflexion sur les valeurs de la Résistance et celles portées par le programme du Conseil national de la Résistance. Elle permet également de rappeler aux jeunes générations l’engagement des hommes et des femmes qui se sont levés contre l’occupant nazi et le régime collaborationniste de Vichy.

Le 27 mai, nous fêtons saint AUGUSTIN, un moine bénédictin mort en 604, premier évêque puis archevêque de Cantorbéry, personnage à ne pas confondre avec saint AUGUSTIN (IVe siècle), évêque d’Hippone (Bône, en Algérie, aujourd’hui Annaba) qui est l’un des docteurs de l’Eglise et à qui nous devons « La Cité de Dieu » (trad. Louis Moreau (1846), édition illustrée annotée par le chanoine G. Bardy, préface du chanoine A. Fougerat, Paris, Editions Bordas, 1949, 246 p.) et « Les confessions » (introduction par Louis de Mondadon, Le Club Français du Livre, coll. « Les Portiques », 1950, 404 p.).

Toutefois, ayant effectué de nombreux voyages en Algérie, je ne peux m’empêcher de vous livrer quelques éléments biographiques concernant AUGUSTIN d’Hippone, texte de Victor Saxer extrait de « Saints anciens d’Afrique du Nord », livre publié en 1979 par la typografia poliglotta vaticana, p. 168 :

« Aux tâches ordinaires d’un évêque (…) Augustin ajouta les charges que lui imposait sa haute autorité spirituelle et doctrinale. Il est invité à prêcher de Carthage, à Césarée, en plus de ses prédications d’Hippone; il prêche sur tous les sujets, mais toujours de la Bible: ainsi sont nés quelques grands commentaires, des Psaumes, du Sermon sur la montagne, du Notre Père, du 4e Évangile. Il entretient une correspondance incessante, faite rarement de petits billets hâtifs, mais habituellement de lettres circonstanciées, dont quelques-unes atteignent les dimensions de vrais traités; ses correspondants sont donatistes, manichéens, ariens, païens; ils se trouvent en Afrique surtout, mais aussi en Italie, à Rome, en Gaule, en Espagne, à Bethléem. En plus, il trouve le loisir d’écrire de longs ouvrages: les Confessions en 398, la Cité de Dieu au lendemain de la prise de Rome par Alaric (24 août 410), le De Trinitate qu’il acheva entre 412 et 416. Mais il donna le meilleur de lui-même, de son temps et de sa personne, à la défense de trois causes: celle du Dieu unique contre les manichéens qu’il combattit aussi ardemment qu’il avait été leur prosélyte; celle de l’Eglise catholique contre les donatistes dont il obtint la défaite à la Conférence de Carthage en 411 ; celle de la grâce contre le pélagianisme dont les combats occupèrent les dernières années de sa vie. Augustin mourut le 28 août 430, alors que la ville d’Hippone était assiégée par les Vandales. Son nom figure à cette date dans le Martyrologe hiéronymien. Le Calendrier de Carthage l’inscrit au 29. Peut-être l’évêque d’Hippone mourut-il dans la nuit du 28 au 29. »

Sur le calendrier, je relève que c’est aussi le jour de la fête de sainte MARGARET, une princesse anglo-saxonne de la maison de Wessex qui devint reine d’Écosse en épousant le roi Malcolm III vers 1069-1070, après la conquête normande de l’Angleterre. Elle lui donna huit enfants, dont trois futurs rois d’Écosse. Ayant fait preuve d’une grande piété tout au long de sa vie, elle fut canonisée en 1250. C’est la sainte patronne de l’Écosse, et bon nombre d’églises et autres établissements publics lui sont dédiés dans la région et ailleurs.

Le calendrier révolutionnaire a dédié au lis MARTAGON ce huitième jour du mois de prairial de l’AN II.

DICTON : «Le profit de l’un est le dommage de l’autre !».

.PENSÉE : «Chaque fois qu’on produit un effet, on se fait un ennemi. Il faut rester médiocre pour être populaire. » (Oscar Wilde).

ÉPHÉMÉRIDES :

(1866 : A Verdillon – topographie physique de Marseille antique)

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

LA SEYNE-SUR-Mer : 230e livraison –1969 – 27 mai : OBSÈQUES DE TOUSSAINT MERLE A LA SEYNE. Des obsèques grandioses. Les bouquets, les couronnes s’étaient accumulées dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville, offrant aux regards un véritable spectacle de floralies. Enfin, le cortège s’ébranla aux accents de la marche funèbre de Chopin jouée par La Seynoise. Combien étaient-ils ces Seynois, ces Varois de tous les milieux sociaux qui marchaient lentement, leurs regards pleins de tristesse ? Combien étaient-ils ces vieillards incapables de défiler, ces mamans portant leur bébé, massés sur les trottoirs ? Combien étaient-ils tous ceux qui emplissaient les rues adjacentes de la basse ville ? Combien étaient-ils ces autres qui attendaient depuis des heures à l’entrée du cimetière ? On avait l’impression que toute La Seyne était là. Les obsèques durèrent plusieurs heures. Il fut impossible à cette immense foule d’assister à l’inhumation. Jamais notre nécropole ne connut une telle affluence. Ainsi notre cher Toussaint Merle retrouva la terre de ses ancêtres, entouré de milliers de ses camarades, de ses amis, de ses concitoyens, bouleversés par une peine immense (d’après Marius Autran, tome 2, 1988).

SANARY – 331e livraison : 1792 – 27 mai : LE BEAUSSET ACCEPTE DE SIGNER UNE RECLAMATION DE LA COMMUNE DE SAINT NAZAIRE (SANARY), CONTRE CELLES DE LA CADIERE, LE CASTELLET ET BANDOL, EN VUE D’OBTENIR UNE AUGMENTATION DES IMPOSITIONS DE CES TROIS COMMUNES… Attendu que lors du dernier affouagement (base de la répartition des contributions foncières et mobilières) « le territoire des communes de La Cadière, Le Castellet et Bandol étaient la majeure partie en bois qui ont été depuis lors défrichés et qu’ils ont un territoire très productif soit en vigne, soit en olivier ». Un peu plus tard (le 1er juillet) Le Beausset refusera pour des raisons identiques, une diminution de la contribution foncière d’Evenos… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française…).

OLLIOULES : 231e livraison.. 1795 – 27 mai (8 prairial an III) : A OLLIOULES, VOL ET MENACE DE MORT A DES PARTICULIERS PAR DES MILITAIRES – … a comparu le citoyen Barbaroux, cultivateur de cette commune, qui nous a dit que six chasseurs à cheval de l’armée se présentèrent hier au soir, à 5 heures, à sa maison de campagne, au quartier de la Courtine, et lui demandèrent à boire et à manger ; qu’après leur avoir donné » tous les comestibles et le peu de vin qu’il avait, quatre montèrent dans la chambre à coucher, tandis que les deux autres le gardaient en le menaçant de le pendre s’il faisait la moindre violence. Ils lui emportèrent six chemises d’homme, quatre draps de lit, 800 livres d’assignats, 33 livres en numéraire…Ce même jour, vers les deux heures de l’après-midi, les mêmes chasseurs furent à la maison de campagne du citoyen Noël Andrieu et s’emparèrent d’une paire de boucles d’argent de son fils, et de trois fusils, dont deux lui avaient été confiés par le citoyen Louis Blanc. Étant survenu au moment où ils emportaient les fusils, il voulut protester,… mal lui en prit, car un chasseur, ayant mis une cartouche dans un des fusils, le mit en joue, disant qu’il allait le tuer… (Castellan E., 1937, p. 229-230)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 520e livraison. 1944 – 27 mai :  BOMBARDEMENT MEURTRIER DE MARSEILLE PAR L’AVIATION ALLIÉE. Déjà meurtrie par les rafles et la destruction des quartiers du Vieux-Port, la cité phocéenne a subi, notamment le 27 mai 1944, l’un des bombardements les plus meurtriers que la France ait connu. En quelques minutes, 130 « forteresses volantes » Boeing B-17 américaines venues d’Italie vont, en effet, larguer sur la ville près de 800 bombes de 250 et 500 kg, soit près de 300 tonnes de munitions et presque autant d’explosifs. Leur effet au sol sera dévastateur. Plus de 400 immeubles sont rasés, réduits à l’état de décombres, et près de 850 autres rendus totalement inhabitables. Les dommages sont tels qu’une cinquantaine d’incendies se déclarent un peu partout dans la ville, compliquant la tâche des secours, confrontés de surcroît à des coupures d’alimentation en eau. Quant au bilan humain, il est terrifiant : 1 750 à 1 832 Marseillais ont perdu la vie dans ce déluge de fer et de feu ; un grand nombre d’entre eux tués par l’effet de souffle. 1 300 à 2 760 personnes sont blessées, le plus souvent grièvement. Certains lieux qui servaient de refuges sont restés très présents dans la mémoire des Marseillais, tel le cinéma Cinéac, situé sur la Canebière ou le tunnel ferroviaire enjambant le boulevard-National à proximité de la gare Saint-Charles, sous lequel plus de 130 personnes sont mortes et 150 ont été blessées, leur abri ayant subi trois impacts directs.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES (L’intégrale).

(Marseille, image extraite du film d’Henri Verneuil, 1941)

1082 – 27 mai : SAINT-VICTOR de Marseille : l’archevêque d’Aix, Pierre Geoffroi, ancien moine de Saint- Victor et fils de Geoffoi, vicomte de Marseille, confirme à l’abbé Richard la possession de l’église paroissiale de Saint-Maurice de Tourves et de ses églises dépendantes, dont Saint- Pierre, qui est alors restituée et qui avait été tenue injustement jusque-là par des clercs. S’agit- il ici d’un autre exemple de petite communauté de clercs qui finit par être rattachée à un grand monastère ? (Voir Chapitre V, 2. 1.). Toutes les églises de Tourves avaient été données à Saint-Victor par les Châteaurenard et autres personnages du pays, à l’occasion de la consécration de l’église Saint-Etienne par l’archevêque d’Aix, Pons de Châteaurenard (CSV 325, 1048-1056). Cette ancienne donation sous les auspices de l’archevêque Pons est mentionnée dans la confirmation de 1082, qui évoque aussi les nobilissimi viri qui ont aidé à la restitution de l’église Saint-Pierre, certainement les descendants des donateurs de 1048­1052, comme les Boetus (Pons Boetus et ses fils Dodo, Boetus et Silvius apparaissent en 1048-1052, Dodo et Guillaume Boetus en 1082). La confirmation de l’archevêque d’Aix en 1082 semble un complément au privilège de Grégoire VII de 1079, qui mentionne seulement la cella Saint-Etienne dans le territoire de Tourves, omettant l’église paroissiale de Saint- Maurice. Lors d’une nouvelle confirmation le 5 juillet 1093 (CSV 222), l’archevêque Pierre Cornut, successeur de Pierre Geoffroi, rappelle l’intervention de Grégoire VII dans l’affaire des églises de Tourves, sans doute en 1082 (sicut domnus papa Gregorius sua auctoritate donaverat et firmaverat). L’abbé Richard profite de sa position de force pour essayer de récupérer deux collégiales du diocèse de Fréjus, Pignans et Barjols (CSV 600 – 1085, 601 -1099, et CISV 99 – sans date). Voir Chapitre V, 2. 2. (Cartulaire de Saint-Victor, 221).

(1937 156 Marseille Le bassin de carénage et le pont transbordeur)

1278 – 27 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Las planas de Montredon (acte notarié). Montredon – commune de Marseille, colline au bord de la mer, qui a pris son nom de la forme naturelle qu’elle présente. Première mention : Podium rotundum, XIe siècle (cartulaire de Saint Victor, n° 42).

(Arc de Triomphe de Marseille vers 1830, dessiné par T Allom)

1332 – 27 mai : NAISSANCE D’IBN KHALDÛN A TUNIS (Tunisie), mort le 17 mars 1406 au Caire (Égypte). Ibn Khaldoun (ou Ibn Khaldûn) est sans doute le seul grand penseur de l’Histoire qui ne soit pas européen et indéniablement le plus grand historien du Moyen Âge. Il est issu d’une grande famille andalouse d’origine yéménite et chassée d’Espagne par la Reconquête chrétienne. Il naît à Tunis à l’époque où les Mérindes dominent le Maroc et les Valois accèdent au trône en France. Le Maghreb connaît une paix relative cependant que la chrétienté médiévale sombre bientôt dans la guerre de Cent Ans et la Grande Peste. Après une existence active comme conseiller ou ministre des souverains musulmans du Maghreb, Ibn Khaldoun se retire à 45 ans au Caire, où il rédige son œuvre et enseigne. Ne tenant pas en place, il passe par Damas en 1401, peu avant que la ville ne soit assiégée par Tamerlan. Le vieux sage obtiendra alors du redoutable conquérant qu’il épargne la vie des habitants. Dans son œuvre majeure, « Le Livre des exemples », il raconte l’Histoire universelle à partir des écrits de ses prédécesseurs, de ses observations au cours de ses nombreux voyages et de sa propre expérience de l’administration et de la politique. L’introduction, intitulée la Muqaddima (les Prolégomènes en français), expose sa vision de la vie et de la mort des Empires. Était-il rationaliste ? nationaliste ? recherchait-il la vérité ? le fait est qu’il fut tout à la fois critique historique et sociologue. Voir, dans la collection « Thesaurus » (Commission internationale pour la traduction des Chefs-d’œuvre, UNESCO-Liban, Beyrouth, 1967-1968) son « Discours sur l’Histoire universelle / Al-Muqaddima », traduit de l’arabe, présenté et annoté par Vincent Monteil (3ème édition revue), publié par ACTES SUD, « Thesaurus-Sindbad », 1997, rééd. 2011, 1132 p. (enregistré dans ma bibliothèque, cote H 17973).

(1820 le port de Marseille et Notre-Dame de la Garde avec un navire américain)

1564 – 27 mai : MORT DE JEAN CALVIN, réformateur religieux et humaniste. Né à Noyon en Picardie, il était le fils d’un administrateur de biens au service des chanoines de Noyon et d’une mère catholique dévote morte prématurément. Calvin reçut un bénéfice ecclésiastique qui lui permit de poursuivre des études d’abord à Noyon.

Son père le destinait à la prêtrise mais, à la suite de démêlés avec les chanoines de Noyon, il orienta son fils vers le droit qu’il étudia à Orléans, puis à Bourges, auprès des meilleurs maîtres de son temps. L’étude du droit marqua durablement la pensée de Calvin qui considéra toujours la loi de façon positive, contrairement à Luther.

À la mort de son père, il se tourna vers la théologie et les lettres. Son premier livre est un commentaire du De Clementia de Sénèque. Il fréquenta les milieux humanistes et les cercles de théologiens où se discutaient les idées nouvelles. En même temps, il apprenait grec et l’hébreu.

En 1534, il rompit définitivement avec l’Église catholique en résignant ses bénéfices ecclésiastiques. Il se trouvait à Paris quand éclata cette année-là l’affaire des placards. Durant la répression, il quitta définitivement la France et se réfugia à Bâle où il poursuivit son travail théologique. Son premier texte dogmatique fut l’introduction à la traduction en français de la Bible par son cousin Olivétan. Son second ouvrage résuma l’essentiel de la foi chrétienne : L’institution de la religion chrétienne, (1536). Il s’agit de la première édition en latin de son œuvre majeure qu’il ne cessa de remanier et de développer toute sa vie durant.

Calvin aurait pu continuer sa brillante carrière d’intellectuel sans un hasard providentiel. Il voulait se rendre à Strasbourg, mais la route directe étant fermée à cause des guerres, il dut passer par Genève, ville qui venait d’adopter la Réforme, sous l’influence du réformateur Guillaume Farel. Celui-ci, apprenant la présence de Calvin à Genève, pensa aussitôt que l’auteur de l’Institution Chrétienne était l’homme qui pouvait le mieux l’aider dans la tâche de structurer la Réforme à Genève. Il lui adressa un appel pressant. Calvin resta à Genève où il tenta de mettre en pratique ses idées.

Mais Calvin et Farel s’opposèrent au gouvernement de la ville sur la question de l’autorité respective de l’Église et de l’État, notamment sur les sujets religieux. Ils n’eurent pas le dernier mot et furent expulsés par les autorités de la ville en 1538.

S’établissant à Strasbourg, à l’appel du réformateur Martin Bucer, il exerça les fonctions de pasteur et se maria avec une jeune veuve, Idelette de Bure. Ce fut là qu’il rédigea son Commentaire de l’Épître aux Romains. Il y manifestait clairement sa distance par rapport à Luther : il n’y pas d’opposition inconciliable entre loi et Évangile.

En 1541, il fit paraître son Petit traité de la Cène, où il définit une position médiane entre celles, inconciliables, de Luther et de Zwingli. La même année paraissait la première édition en français de l’Institution Chrétienne, beaucoup plus développée que celle de 1536.

Il accéda ainsi à la reconnaissance internationale en participant à des colloques organisés par Charles Quint pour tenter de guérir la fracture entre les Églises, et rencontre Melanchthon avec lequel il se lia d’amitié. Malgré l’intelligence de Melanchthon et la modération de Bucer, tous ces colloques échouèrent.

En 1540, une majorité favorable au retour de Calvin se retrouva dans les conseils de la ville de Genève. Mais il ne revint qu’en septembre 1541, pensant ne rester que six mois. Il y resta vingt-trois ans, jusqu’à la fin de sa vie.

Dès 1541, Calvin traduisait en français L’Institution de la religion chrétienne, l’un des premiers livres de théologie systématique traduit en français. Par ce moyen, Calvin contribua à fixer la langue française alors en pleine évolution.

L’Espagnol Michel Servet était persécuté tant par l’Église romaine que par les Réformateurs pour ses traités anti trinitaires que Calvin condamna. Michel Servet fut arrêté à Genève et brûlé, après un procès pour hérésie, le 27 octobre 1553. L’exécution de Servet déclencha une polémique entre Calvin et Sébastien Castellion, défenseur de la tolérance religieuse.

À partir de 1555, de nombreuses Églises réformées furent créées en France. Calvin exhorta alors les protestants à rester dans leur pays. Il les soutint de ses conseils et en leur envoyant des pasteurs formés à l’Académie de Genève.

Pour le premier synode de Paris en 1559, il leur adressa un projet de confession de foi et de discipline, puis, par la suite, de nombreuses lettres pastorales.

De santé fragile, ce travail intense et soutenu l’épuisa. Il mourut le 27 mai 1564 à l’âge de cinquante-cinq ans. Théodore de Bèze continua son œuvre (bibliographie rédigée à partir de la notice du « Musée virtuel du Protestantisme »)

1566 – 27 mai : ASSOCIETE POUR LE NEGOCE DE LA MER : Le premier acte fut passé le 27 mai 1566, par-devant Maître Anthoine Jarri, baille, reçu par Maître Lombard, notaire de Six-Fours, par plusieurs particuliers, gens de mer et autres, dudit lieu, au nombre de 117. Par lequel est porté, que désirant éviter, tant que par eux sera possible, d’être mis en ruine par les turcs et mores (maures), ennemis de la foi crestiène (chrétienne). Que en cas d’être pris par les turcs et corsaires à venir, laquelle chose bonnement est impossible, causant la pauvreté au lieu, et que les habitants ne pourrons vivre sans trafiquer et négocier par mer et par terre, en plusieurs ports, ont fait acte d’associété et compagnie, et promis que durant l’espace de trois ans, personne desdits nommés, fussent pris par les turcs et mores, par mer ou par terre, en trafiquant comme que ce soit, pourvu qu’ils soient pris en terre ou mer des chrétiens, limités depuis Naples jusques à Valance, contenant toutes les îles des chrétiens qui sont à la dite limite. Audit cas, la compagnie sera tenue les racheter, pourvu que n’excèdent pas cent écus d’or, en rapportant bonne attestation, et si monte moins, sera cotisé à prorata.

1596 – 27 mai : LE DUC D’EPERNON QUITTE LA PROVENCE – Les guerres de religion étaient terminées pour la Provence, enfin unifiée sous l’autorité du duc de Guise. Quelques séquelles furent liquidées dans les mois ou les années suivants. Épernon, abandonné de tous, négocia, son départ, se fit compter quatre-vingt mille écus et s’en alla le 27 mai 1596, accompagné des malédictions de tous les Provençaux (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence).

(1913 Marseille – Entrée de la Charité)

1610 – 27 mai : EXÉCUTION DE RAVAILLAC, l’assassin du roi Henri IV (cf. 14 mai 1610).

1678 – 27 mai : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) –. Les hommes qui besognaient dans les marais salants étaient souvent en danger, comme les bûcherons et plus largement tous les pauvres sans protection qui voyageaient ou travaillaient  le long des côtes comme ce fut le cas, pour un bûcheron pris sur le mont Sant’Angelo (Gargano), cas n°528 du 27 mai 1678 (ASN SCRC, liasse 14 : requête, cité par Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 225).

1704 – 17 avril au 27 mai : GUERRE DES CAMISARDS – Troisième bataille de Nages (Gard). Cavalier campe au moulin de Langlade. Il vient attaquer les troupes du Maréchal de Montrevel et les met en déroute. Montrevel reçoit du renfort dans la plaine. Un engagement meurtrier eut lieu entre Boissière et Bizac, au lieudit  » Champ de Bataille « . Cavalier battu doit se retirer. Cette bataille a été un véritable désastre, Cavalier a perdu un tiers de ses effectifs (400 hommes) et réussi finalement à passer le Rhony (voir la passerelle en page « Balades en Vaunage »). Cavalier accepte la suspension des armes. Le Maréchal de Villars arrivé à Nîmes propose la paix. Pendant les tractations Cavalier et ses hommes habitent Calvisson (du 19 au 27 mai). La décision du Roi arrive, elle est négative : pas de liberté de culte. Cavalier annonce sa soumission. Cela a pour résultat d’amoindrir les forces des Camisards, mais la pacification ne se fait pas. Les luttes deviennent moins vives, mais restent longtemps encore sanglantes. Cavalier mourra en exil, officier dans l’armée anglaise, le 17 mai 1740.

1721 – 27 mai : LA PESTE A OLLIOULES (Eugène Castellan, 1937, p.145). Rappel : du 19 au 22 mai 1721, 10 morts ; du 23 au 27 mai, 17 morts ; du 28 mai au 27 juin, 44 morts, sur une population qui oscillait à l’époque entre 2500 et 2800 habitants.

1727 – 27 mai :  service funèbre à Ollioules et Sanary à l’occasion de la mort de François Hyacinthe de Vintimille des comtes de Marseille, seigneur d’Ollioules et de Saint-Nazaire ; puis délégations auprès de Madame de Vintimille. La seigneurie d’Ollioules et de Saint-Nazaire passe à la branche de Vintimille du Luc (Castellan, 1937).

1747 – 27 mai :  Protestation d’Ollioules, car l’évêque de Toulon déplace la fête de Saint-Laurent et la met un dimanche. Cette décision épiscopale entrave, de l’avis des élus, l’économie locale qui profitait des journées de foire correspondantes pour activer le commerce local et faire rentrer de l’argent dans la caisse de la Communauté, l’une des plus imposées de France (Castellan, 1937).

1789 – 27 mai : DIALOGUE DE SOURDS ENTRE LES ASSEMBLÉES DU TIERS ET DU CLERGÉ – La Chambre des Communes a envoyé une députation au clergé pour l’inviter à se réunir avec elle dans la salle de l’assemblée générale (hôtel des Menus-Plaisirs), afin d’établir ensemble, les moyens d’assurer la paix et la concorde. Le clergé, très partagé, n’a pu répondre avant la fin de cette séance et a remis la question à demain. D’ici là, il continuera à délibérer. Il faut dire que, par sa composition même, la députation du clergé ne facilite guère les décisions de cet ordre (Agenda du Bicentenaire, MERCREDI 27 MAI).

1792 – 27 mai :

1. DÉCRET SUR LA DÉPORTATION DES PRÊTRES RÉFRACTAIRES (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997). Mais veto du roi (Pierre Goubert, Initiation …, 1984).

2. LE BEAUSSET ACCEPTE DE SIGNER UNE RECLAMATION DE LA COMMUNE DE SAINT NAZAIRE (SANARY), CONTRE CELLES DE LA CADIERE, LE CASTELLET ET BANDOL, EN VUE D’OBTENIR UNE AUGMENTATION DES IMPOSITIONS DE CES TROIS COMMUNES… Attendu que lors du dernier affouagement (base de la répartition des contributions foncières et mobilières) « le territoire des communes de La Cadière, Le Castellet et Bandol étaient la majeure partie en bois qui ont été depuis lors défrichés et qu’ils ont un territoire très productif soit en vigne, soit en olivier ». Un peu plus tard (le 1er juillet) Le Beausset refusera pour des raisons identiques, une diminution de la contribution foncière d’Evenos… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française…)

1794 – 27 mai (8 prairial An II) : LE BEAUSSET SE TROUVE DE NOUVEAU « SANS PAIN, SANS FARINE, SANS BLE »… Quatre membres du conseil doivent d’urgence aller chercher à Toulon-Port de la Montagne des secours en blé ou en biscuits. Le peu de blé qui restait dans le village, et qui aurait permis de tenir deux ou trois jours a dû être délivré à des marins et à une « chaîne de forçats composée de 200 individus, ainsi que conducteurs qui allaient au nombre de 100 » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française…).

1795 – 27 mai (8 prairial an III) :

1. L’INQUIÉTUDE SE FAIT JOUR A TOULON – Le 8 prairial, Chambon, Guérin, Cadroy, Isnard et Pactod exigent l’exécution des conditions prescrites, faute de quoi la ville sera déclarée rebelle et, à leur arrivée à Ollioules prennent l’arrêté suivant :  » Duvivier, capitaine adjoint, se rendra sur le champ à Toulon pour prendre connaissance de l’esprit public de cette commune, y propager autant que possible les principes qui animent la convention nationale et rendra compte du résultat de ses opérations ». Dans Toulon où le départ des représentants a provoqué la débandade, l’inquiétude a saisi les meneurs (Archives Municipales de Toulon – D VI – L 115 bis – Arrêtés des représentants du Var).

2. A OLLIOULES, VOL ET MENACE DE MORT A DES PARTICULIERS PAR DES MILITAIRES – … a comparu le citoyen Barbaroux, cultivateur de cette commune, qui nous a dit que six chasseurs à cheval de l’armée se présentèrent hier au soir, à 5 heures, à sa maison de campagne, au quartier de la Courtine, et lui demandèrent à boire et à manger ; qu’après leur avoir donné » tous les comestibles et le peu de vin qu’il avait, quatre montèrent dans la chambre à coucher, tandis que les deux autres le gardaient en le menaçant de le pendre s’il faisait la moindre violence. Ils lui emportèrent six chemises d’homme, quatre draps de lit, 800 livres d’assignats, 33 livres en numéraire…Ce même jour, vers les deux heures de l’après-midi, les mêmes chasseurs furent à la maison de campagne du citoyen Noël Andrieu et s’emparèrent d’une paire de boucles d’argent de son fils, et de trois fusils, dont deux lui avaient été confiés par le citoyen Louis Blanc. Étant survenu au moment où ils emportaient les fusils, il voulut protester,… mal lui en prit, car un chasseur, ayant mis une cartouche dans un des fusils, le mit en joue, disant qu’il allait le tuer… (Castellan E., 1937, p. 229-230)

1796 – 27 mai : ARMÉE D’ITALIE, BONAPARTE ENTRE A BRESCIA, violant la neutralité de la République de Venise.

1797 – 27 mai :ARRESTATION DES BABOUVISTES – Le 10 mai, à Paris, arrestation des chefs de la conspiration des Égaux, dont Babeuf. Les conjurés furent jugés et exécutés, et cela n’aurait été qu’une péripétie si ce programme n’avait effrayé les propriétaires et s’il n’avait été scruté comme un signe avant-coureur des systèmes collectivistes (Lucien Bély, Histoire de France, édit. Gisserot, 1997). Gracchus Babeuf est exécuté le 27 mai 1797 (Pierre Goubert, Initiation…).

1830 – 27 mai : CONQUÊTE D’ALGER – La mer devint grosse dans la soirée du 26 mai. Le lendemain 27, le vent soufflait du nord. La marche fut plus rapide que les jours précédents ; l’armée fit route pour passer devant Minorque. A l’approche de la nuit, elle se trouvait à 47 lieues maritimes de Toulon. La brise, qui avait été faible pendant la seconde partie du jour, fraîchit après le coucher du soleil. Sa direction était nord-ouest. Le 28, on craignit un coup de vent. Le Voltigeur, l’Alacrity et le Dragon turent expédiés avec l’ordre d’arrêter le départ de la flottille et de prescrire aux deux divisions du convoi qui, parties de Toulon les 26 et 27 mai, devaient se porter directement au point de rendez-vous de l’armée sur la côte d’Afrique, de relâcher dans la baie de Palma; le même ordre fut donné au capitaine Hugon, qui commandait la division du convoi sortie de Toulon en même temps que l’armée navale ; mais, la brise étant devenue moins forte, la mer plus calme, l’amiral révoqua ce dernier ordre, et la première division du convoi continua à suivre la marche de l’armée navale (M. Alfred Nettement, Histoire de la Conquête d’Alger).

1833 – 27 mai : CONQUÊTE D’ALGER – Ollioules héberge les cadres du 4ème bataillon du 67ème de ligne appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295).

1848 – 27 mai : DEUXIÈME ABOLITION DE L’ESCLAVAGE EN GUADELOUPE.

1890 – 27 mai : AJELLO’S SAGA – Inscription maritime, extrait du rôle de levée. Aiello François Cyr, matelot de 3ème classe, non paginé. « Une demande de congédiement comme soutien de famille a été refusée au matelot de 3èmr classe Aiello, François Cyr, par décision ministérielle du 23 mai 1890. A bord de la Provençale, le 27 mai 1890. Le commandant comptable M. de Bourdon (archives familiales).

(Gustave Julien : 1881 L’anse du Pharo à Marseille)

1916 – 27 mai : MORT DE JOSEPH GALLIENI, MARECHAL DE FRANCE.

1921 – 27 mai : PUBLICATION DU CODE DE LA ROUTE.

1922 – 27 mai : A SAINT-MANDRIER, PECHE D’UN POISSON D’UNE LONGUEUR DE 5,50 M ET PESANT PLUS D’UNE TONNE – Il arrivait parfois que l’on signale la présence de requins dans le Creux Saint-Georges, la prud’homie prévenait alors les baigneurs. Le 27 mai 1922, le patron pêcheur Alphonse Ayelo, de Saint-Mandrier, a péché un poisson. monstre d’une longueur de 5,50 m et pesant plus d’une tonne. Cet énorme poisson, « un pèlerin » a été pris dans les filets dits « baluto ». On suppose que c’est en poursuivant un banc de maquereaux que l’animal – que Gisèle Argensse nomme « cétacé » – vint se prendre dans les mailles du filet, un peu au large de l’hôpital maritime. Solidement pris, il fut traîné au Creux Saint-Georges où à l’aide d’un treuil, on le hissa sur le quai. Ce pèlerin appartient à une espèce qui vit surtout dans la Mer du Nord et qui est très rare dans nos parages. Cette capture fit l’objet d’un vif mouvement de curiosité et chacun put le voir exposé dans une barque amarrée au quai de la douane (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 178).

(Marseille-quartier-de-Saint-Barnabe.-Avenue-Montaigne-studio-Ary-fin-des-annees-1940)

1940 – 27 mai : Lu dans Le Petit Parisien daté du lundi 27 mai 1940 : « L’effort splendide de nos cheminots dans une grande gare de France – Sous les bombes, sous la mitraille, les cheminots ont stoïquement et ponctuellement accompli leur devoir – et leur labeur. Des mécaniciens, des convoyeurs, des chefs, des employés sont tombés obscurément, héroïquement. La nation doit savoir quelle est la magnifique conduite de tout le peuple du rail, de tous ces simples et humbles serviteurs du pays, attachés tous si étroitement à leur noble et grand métier. (Maurice Prax)

1941 – 27 mai : SIGNATURE DES PROTOCOLES MILITAIRES DE PARIS ENTRE L’ALLEMAGNE ET LE RÉGIME DE VICHY (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1943 – 27 mai :

1. CRÉATION DU CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE (C.N.R.) par Jean Moulin (Jean-Charles Volkmann, 2003).

Le Conseil national de la Résistance se réunit pour la première fois au 48 de la rue du Four à Paris (VIe arrondissement). Avec Jean Moulin sont présents: Claude Bourdet, Pascal Copeau, Eugène Claudius-Petit (au nom des MUR), Jacques-Henri Simon (OCM), Charles Laurent (Libération-Nord), Roger Coquoin-Lenormand (Ceux de la Libération), Jacques Lecompte-Boinet (Ceux de la Résistance), Pierre Villon (Front national), André Mercier (PC), André Le Troquer (SFIO), Georges Bidault (démocrate-chrétien), Marc Rucart (Parti radical-socialiste), Joseph Laniel (Alliance démocratique), Jacques Debû-Bridel (Fédération républicaine), Louis Saillant (CGT), Gaston Tessier (CFTC). Un compromis a été trouvé entre les mouvements de résistance souvent hostiles aux vieux partis, et ces derniers.

Au cours de la réunion, le PC s’oppose à la motion qui désigne le général de Gaulle comme seul chef du futur Gouvernement provisoire, invoquant le fait que le général Giraud contrôle l’Algérie.

Début juin, Pierre Meunier, adjoint du représentant de Moulin en zone Sud Henri Manhès, tentera de faire adopter par Jean Moulin le texte que le PC a présenté à la réunion, texte qui tend à instituer le CNR comme dépositaire de la souveraineté nationale et le dirigeant exclusif de la Résistance (Charles Galfré, 2003).

2. A SAINT-MANDRIER, QUATRE BOULANGERIES FOURNISSAIENT LE PAIN : Rognone, Audisio, Estienne et Fabry. En ces temps de guerre pour mieux assurer la protection de la population en plus de la défense passive qui veillait sur l’exécution des différentes recommandations, on distribuait en mairie des masques à gaz à ceux qui en faisaient la demande.

3. AUX DERNIERS JOURS DE MAI 1943, L’AMIRAL ITALIEN TUR EST REMPLACE PAR L’AMIRAL MATTEUCCI, peut-être à cause de ses rencontres avec diverses personnalités françaises pour la réconciliation France – Italie et le contact qu’il a pris avec un représentant de la France Libre (rencontre dont il a rendu compte à Rome). Alors que son prédécesseur était partisan d’une occupation militaire assez discrète, l’amiral Matteucci se montrera souvent menaçant et encore plus intransigeant (Marc Saibène, Toulon et la marine, 1942-1944).

1944 – 27 mai : BOMBARDEMENT MEURTRIER DE MARSEILLE PAR L’AVIATION ALLIÉE. Déjà meurtrie par les rafles et la destruction des quartiers du Vieux-Port, la cité phocéenne a subi, notamment le 27 mai 1944, l’un des bombardements les plus meurtriers que la France ait connu. En quelques minutes, 130 « forteresses volantes » Boeing B-17 américaines venues d’Italie vont, en effet, larguer sur la ville près de 800 bombes de 250 et 500 kg, soit près de 300 tonnes de munitions et presque autant d’explosifs. Leur effet au sol sera dévastateur. Plus de 400 immeubles sont rasés, réduits à l’état de décombres, et près de 850 autres rendus totalement inhabitables. Les dommages sont tels qu’une cinquantaine d’incendies se déclarent un peu partout dans la ville, compliquant la tâche des secours, confrontés de surcroît à des coupures d’alimentation en eau. Quant au bilan humain, il est terrifiant : 1 750 à 1 832 Marseillais ont perdu la vie dans ce déluge de fer et de feu ; un grand nombre d’entre eux tués par l’effet de souffle. 1 300 à 2 760 personnes sont blessées, le plus souvent grièvement. Certains lieux qui servaient de refuges sont restés très présents dans la mémoire des Marseillais, tel le cinéma Cinéac, situé sur la Canebière ou le tunnel ferroviaire enjambant le boulevard-National à proximité de la gare Saint-Charles, sous lequel plus de 130 personnes sont mortes et 150 ont été blessées, leur abri ayant subi trois impacts directs.

Ce bombardement n’affecte que faiblement le trafic ferroviaire: une locomotive détruite à la gare Saint-Charles et deux machines de manœuvre à la gare de la Blancarde, à quoi s’ajoutent quelques dégâts touchant les installations et les voies. De ce fait, le trafic n’est interrompu que pendant douze jours. À l’intérieur de la gare Saint-Charles et tout autour des installations ferroviaires qui, avec le port, la gare de La Blancarde et la base sous-marine Martha en construction à Mourepiane, constituent les cibles des bombardiers alliés, près de 200 cheminots manquent à l’appel. Une bombe est tombée dans la tranchée où se sont réfugiés les employés du service voies et bâtiments de la rue de Turenne. Les services de secours ne sont pas épargnés. La défense passive perd 64 de ses volontaires, les services de déminages 47 de ses spécialistes et les marins-pompiers une dizaine d’hommes écrasés par un pan de mur alors qu’ils se trouvent dans leur véhicule d’intervention. Dans la ville qui compte ses morts, émerge alors un fort sentiment antiaméricain, attisé par les autorités locales et les partis collaborationnistes. La Résistance s’en inquiète, appelant à davantage de discernement dans le choix des cibles militaires et la façon de les traiter.

D’autant que le bombardement a mis fin brutalement à la grève générale, dite « grève du pain ». Celle-ci avait été lancée quelques jours plus tôt avec succès, par les syndicats, afin de désorganiser les activités de l’occupant allemand et de ses soutiens. Certains y verront d’ailleurs une intention délibérée de casser le mouvement.

Mais comme le souligne le Pr Robert Mencherini, historien marseillais spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet, malgré le drame, la douleur et les rancœurs, « l’opinion ne se retournera pas ». Et de rappeler que ce raid, comme tous ceux qui allaient se succéder durant cette période, entre Nice et Avignon, avait pour objectif prioritaire de préparer le débarquement en Provence. Raids menés pour l’essentiel par les Américains qui privilégiaient les bombardements à haute altitude afin de limiter les pertes infligées par une DCA allemande de plus en plus efficace (résumé fait à partir de plusieurs articles dont celui d’ Alain Giacomi).

Témoignage poignant de Claude Affre, une Marseillaise qui pensait échapper au pire en se réfugiant sous le tunnel du boulevard National…

« À cette époque, nous habitions au numéro 12 de la rue Guibal qui se trouvait juste derrière les voies de chemin de fer et à quelques dizaines de mètres du boulevard National. J’étais toute jeune. Quand l’alerte a été donnée, nous nous sommes réfugiés sous le tunnel, persuadés qu’il offrait un abri sûr. Apparemment, beaucoup de gens avaient eu la même idée que nous, car il y avait un monde fou. Nous étions collés les uns aux autres, serrés comme des sardines. Dans le lointain, on entendait le grondement des avions qui approchaient. Puis trois bombes ont touché la voûte du tunnel. Leur effet de souffle a été terrible. Ma mère a été tuée sur le coup. Elle avait 27 ans. Quant à moi, j’ai été grièvement blessée à la tête et aux jambes. On m’a transportée d’urgence à l’hôpital où j’ai subi plusieurs interventions et reçu des soins pendant six mois. J’ai d’ailleurs gardé dans mon corps des éclats de métal qui n’ont jamais pu être retirés. Et pourtant, je considère que j’ai eu de la chance. Je dois, en effet, la vie sauve à un vieux monsieur qui se trouvait à côté de moi, sous le tunnel. Je me souviens seulement qu’il portait de grosses moustaches. Il a été gravement blessé par l’une des bombes et en s’écroulant sur moi, il a fait écran avec son corps et m’a sauvé d’une mort certaine.

« Les historiens estiment qu’il y a eu un peu plus d’une centaine de victimes, ce jour-là, sous le tunnel, mais les articles parus dans les journaux les jours suivants le drame, ont fait état de 300 personnes décédées. Les Marseillais ont été très choqués par ce bombardement meurtrier. En réaction, certains ont essayé de s’en prendre au consulat américain et les esprits ne se sont calmés qu’avec l’annonce du débarquement allié, le 6 juin, en Normandie. Mais pour moi, ce qui fut le plus difficile à admettre, c’est que si nous étions restés dans notre maison, nous n’aurions rien eu. Notre appartement est resté intact, à part une cloison abattue par le souffle d’une bombe… » (d’après l’article de Philippe Gallini, La Provence, jeudi 25 mai 2017).

1952 – 27 mai : SIGNATURE DU TRAITE DE PARIS INSTITUANT LA COMMUNAUTÉ EUROPÉENNE DE DÉFENSE ou C.E.D. (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1954 – 27 mai : OBJETS TROUVES – Trouvé appareil dentaire, mâchoire inférieure (Dauphiné Libéré, 25/5/1954).

1955 – 27 mai : PREMIER VOL DE LA « CARAVELLE » A TOULOUSE.

1956 – 27 mai : Quand la Réalité dépasse la Fiction – « Les cheveux blancs de la Chapelle-Huon ont bénéficié d’un excellent repas. » (Le Volontaire du 27 mai 1956).

1959 – 27 mai : QUE FAIRE DU TERRAIN PROVENANT DU COMBLEMENT DE L’ANSE DU PIN ROLLAND A SAINT-MANDRIER ? – A peine élue, la nouvelle municipalité de Saint-Mandrier intervient à plusieurs reprises au sujet de la destination du terrain provenant du comblement de l’Anse du Pin Rolland située dans la baie du Lazaret (emplacement du stade Max Juvenal actuel). La délibération du 27 mai 1959 éclaire sur l’évolution rapide de ce quartier et sur l’accroissement de sa population. « Comblement de l’Anse du Pin Rolland – Destination du terrain récupéré. « Considérant l’extension rapide prise par le quartier du Pin Rolland à Saint-Mandrier où deux lotissements comptant 320 logements sont prévus : à savoir lotissement du Marégau (200 logements), lotissement de Vert-Bois (120 logements), lotissements pour lesquels la canalisation d’eau potable est déjà réalisée et l’assainissement est prévu dans le reste du projet général d’assainissement de Saint-Mandrier dont la mise en exécution est très prochaine, « Considérant l’accroissement de population qui va en résulter nécessitant la construction dans ce quartier d’une annexe de la Mairie, d’un bureau de poste annexe et surtout d’un groupe scolaire. En effet, le nombre des élèves dans le quartier qui est actuellement de 50 sera de l’ordre de 200 dans un avenir prochain, Vu la délibération du 15 octobre 1955 prise sur le rapport de M. l’Inspecteur d’Académie tendant à la création d’une école de 5 classes (I enfantine et 4 primaires) au quartier du Pin Rolland distant de trois kilomètres de l’agglomération principale et de son groupe scolaire reconnu déjà insuffisant, « Considérant qu’aucun emplacement ne saurait mieux convenir à la construction des bâtiments envisagés ainsi qu’à l’aménagement d’un terrain de sports, d’un jardin public, d’un petit port artificiel pour yachts de plaisance voire d’un parking pour décongestionner la plage des Sablettes, « Soucieux également de préserver l’esthétique des sites et édifices de la commune, Vu la proximité de la maison d’accueil de la S.N.C.F. du Vert-Bois recevant chaque année des enfants débiles, « Vu la pétition formulée à l’unanimité par les dix-huit riverains de la lagune, Déclare s’opposer catégoriquement à toute édification sur le terrain récupéré de constructions disparates et notamment celle d’une station d’épuration pour le traitement des coquillages, édifice malodorant et inesthétique, construction qui constituerait un véritable sabotage des possibilités d’extension future du quartier de Pin Rolland et un handicap à la perspective qui lui est offerte en raison de sa situation sur la rade de Toulon. Considérant enfin qu’en date du 27 avril 1957, le Conseil municipal de Saint-Mandricr a déjà émis un vœu pour l’occupation par la commune d’une partie du territoire gagné sur la mer, vœu du reste confirmé par le Sous-Préfet de Toulon par lettre du 6 juin 1957 comme réponse « d’attente » à la délibération du 27 avril 1957, « Demande aux autorités compétentes la location par priorité pour le besoin de la collectivité du terre-plein du Pin Rolland, la commune prenant à sa charge l’entretien des lieux pour les aménagements pressentis et pour la plus grande satisfaction du public, « Dit enfin que la présente délibération sera transmise à Monsieur le Président du Conseil Général, au Ministère de l’Urbanisme, au Ministre de l’Intérieur, à M. le Président du Conseil et à Monsieur le Président de la République. » (Gisèle Argensse, 2000, p. 45-46)

1962 – 27 mai : LA RESPELIDO A SAINT-MANDRIER – « Un nouveau groupe folklorique est né à Saint-Mandrier : La Respelido, et on a honoré deux mamans pour sa sortie » La Respelido est emmenée par Roger Portal ; l’association est affiliée à la Fédération varoise des œuvres laïques et recrute ses membres essentiellement parmi les élèves ou les enseignants. En cette année 1962, on note la présence de onze tambourinaires pour trente-cinq danseuses et danseurs. Le bureau se compose comme suit : Présidents d’honneur : Louis Clément, Monsieur Simon (inspecteur primaire), Roger Remay (garagiste), Max Juvenal (avocat), Alexandre Reboul (doyen du village). Présidents : Mademoiselle Fauchon (directrice de l’école des filles), Monsieur Sage qui fabrique lui-même les tambourins.. Vice-présidents : Roger Portai (directeur de l’école des garçons, du collège d’enseignement général et de La Respelido), Madame Pascalin. Secrétaires : Jean Clément (enseignant, tambourinaire), Marthe Clément (enseignante, sœur du précédent). Trésoriers : Pierre Beaudouard, Eugène Revest. Porte-drapeau : Daniel Chimento. Membres : MM. Gaubert, Carbonaro, Charles Aponte, Victor Scotto, André Armando, Crousillat (pharmacien), Champanay (boucher), Marcel Casanova (enseignant), Braxmeyer (enseignant, tambourinaire), Robert Fouque (maître de danse de la Respelido), sans oublier Mmes Bot (directrice de la maternelle), Décugis, Tauziet, Angéléli (enseignantes) et Mlle Jacqueline Rognone (danseuse; elle deviendra maître de danse un peu plus tard). Puis, d’autres bonnes volontés s’accrocheront aux wagons entrants de la danse provençale. Citons : Mesdames Cléroux, Raphelli, Brodin, Chimento, Guida (Ken Nicolas, vol. 2, p. 121).

1968 – 27 mai : SIGNATURE DES ACCORDS DE GRENELLE.

1969 – 27 mai : OBSÈQUES DE TOUSSAINT MERLE A LA SEYNE. Très ému, Philippe Giovannini, son plus proche collaborateur, rappela sa brillante carrière municipale et que, grâce à son administration à la fois humaine, sage et audacieuse, La Seyne était devenue une grande ville, vivante, belle et accueillante. Louis Puccini, secrétaire fédéral du Parti communiste, souligna le passé du militant dévoué, courageux, efficace. Enfin, Robert Ballanger, qui prit la parole au nom du Comité Central du Parti, rappela les passages de Toussaint Merle à l’Assemblée Nationale et au Conseil de la République et déclara :  » Ses interventions relatives aux collectivités locales, à l’emploi, à la Construction navale, aux Revendications ouvrières il les fit toujours avec la plus grande clarté et une compétence inégalée « . Enfin, le cortège s’ébranla aux accents de la marche funèbre de Chopin jouée par La Seynoise. Sur la longueur du quai Saturnin Fabre le cercueil fut porté par des camarades, suivi par toute la famille éplorée et la mère de Toussaint qui, malgré son grand âge, accompagna son fils jusqu’à sa sépulture et fit preuve d’un courage admirable. Les élus en écharpe suivaient, puis les porteurs de gerbes et de bouquets, puis une foule immense, une véritable marée humaine. On avait l’impression que toute La Seyne était là. Il fut impossible à cette immense foule d’assister à l’inhumation. Ainsi notre cher Toussaint Merle retrouva la terre de ses ancêtres, entouré de milliers de ses camarades, de ses amis, de ses concitoyens, bouleversés par une peine immense (d’après Marius Autran, tome 2, 1988).

2012 – 27 mai : ARMAND CONAN A LA COMMEMORATION DE LA CREATION DU CNR .

Voici quelques semaines à « questions pour un champion » qui n’est certainement pas le nec plus ultra des connaissances mais quand même, donc à cette émission un étudiant bac +5 ou 6 de la grande école de management de Bordeaux choisit de répondre sur le thème de la Résistance française. Questions posées:

-Que vous rappelle le 18 juin 1940 ?

-Je passe.

-Comment s’appelle l’ouvrage de défense construit par les allemands le long des côtes de la mer du nord, de la manche et de l’océan atlantique de 1940 à 1944 pour se protéger ?

-Je passe.

-Quel est le nom du résistant qui avec de Gaulle et le général Leclerc a reçu des mains du général allemand la capitulation de Paris ?

-Je passe.

-Comment a-t-on appelé dans le langage populaire la période s’étalant de septembre 39 à juin 40 ?

-Je passe.

(1944 Route de Six-Fours à Sanary – fond Meurey)

2019 – 27 mai : MÉTÉO SANARYENNE : Journée ensoleillée associée à un peu de vent de sud-est à 20 km/h au maximum et à des températures ne dépassant pas les 23° à midi et 14° la nuit.

2020 – 27 mai : Un nouveau ferry est mis en place par la compagnie La Méridionale entre Tanger-Med et Marseille. Seuls les véhicules immatriculés en Europe peuvent s’inscrire.

2023 – 27 mai : A LA « UNE » DE VAR -MATIN :

Ces nouveaux lieux de passe – Des appartements loués pour la prostitution – Témoignages sur ce phénomène dans le Var. Page intérieure : Description d’un phénomène qui ne date pas d’hier et qui touche désormais aussi bien les grandes villes que les plus petites communes, les adultes et un trop grand nombre de mineurs.

Toulon : G. Rebêche, un homme de cœur à l’honneur.

Ollioules : Le séjour oublié de Bonaparte au village. En page intérieure : Ici naquit la légende de Napoléon Bonaparte (article d’une page avec photos de Mathieu Dalaine).

Sanary : une nonagénaire tuée par son époux Page intérieure : Un homme âgé de 86 ans a tué sa femme âgée de 95 ans avec une arme de poing, ce vendredi après-midi dans un appartement de l’avenue André Dumerc, à Sanary. Le drame s’est noué dans un logement de la résidence Les Hespérides, dans lequel vivait le couple. L’homme a tiré sur sa femme puis a retourné l’arme contre lui, a-t- on appris de source policière, confirmant une information donnée par BFMTV. Si la femme est décédée, l’homme serait, lui, grièvement blessé et son pronostic vital engagé. Les deux corps inanimés ont été retrouvés dans l’appartement par l’infirmier qui venait quotidiennement prodiguer des soins à la nonagénaire. Selon une source proche du dossier la femme, qui se déplaçait au moyen d’un fauteuil roulant, était en fin de vie. L’enquête devra toutefois déterminer les circonstances précises du drame..

Mag histoire : connaissez-vous la légende de Draguignan ?

SPORT : Foot-ball – N2 : Toulon veut valider son maintien ce soir – Rugby – Top 14 : Serin blessé, Danglot retrouve le terrain.

En page intérieure :

Gaetano Ferri à Hyères : le peintre italien s’est attardé sur la place des Palmiers dont il a peint la lumière dans une toile de 1850.

Connaissez-vous la légende d’Hermentaire à Draguignan ?

2024 – 27 mai : A LA « UNE » DE VAR-MATIN :

  1. Exposés à l’amiante à bord des navires de guerre, des marins veulent être indemnisés (p.5)
  2. Les nouveaux militants : ils distribuent des tracts, collent des affiches, participent à la vie de leur parti. Et nous expliquent les raisons de leur engagement (p. 2 à 4).
  3. Toulon – Nathalie Tortel, de la gloire sur la glace aux expos photo (p. 7).
  4. Lemag.ECO – Lauvigne distributeur des fertiliseurs naturels de Mycophyto (p. 33)
  5. F1 – GP de Monaco : Charles Leclerc enfin prophète en son pays (p. 45 à 55).

CHRONIQUE CATALANE –

(château de Peyrpertuse)

61e livraison. – L’Indépendant des Pyrénées Orientales, 4 février 1992 (archives de mon père).

ESFRIMOLAR – Una amiga ens ha explicat que la seva àvia, de Banyuls-dels-Aspres, solia utilisar el verb esfrimolar en el sentit d’esmicolar, engrunar, reduir a poca cosa. No és que el mot sigui descone- gut del català, ja que el Moll el va recollir sota aquesta forma amb el sentit d’« esbocinar », desfer en trosets petits », i diu que s’havia observât a Prats de Mollô i a Eivissia. També diu que a Eivissia una frimolada era un conjunt de miques, una multitud de trossets petitissims de pa o d’altra cosa.

Segons Joan Coromines (« Diccionari etimolôgic i comple- mentari de la llengua catalana ») el mot original és el provençal enfrouminà, que vol dir en francès pulvériser, chiffonner i que troba en el « Nerto » de Mistral. A « Vides de sants rosselloneses », que remunta al segle XIII, trobem el mot mitja dotzena de vegades ; per exemple en la frase : « enaprés Sent Prot e Sent Jacint foren amenats al temple per què adoressen la ydola, e quant agren oraciô feyta, la ydola fo tota enfremunada », que en català actual séria : « i després sant Prot i sant Jacint van ser duts al temple perquè adoressin l’idol fou tôt esbocinat». La forma esfrimolar dériva, segons Coromines, de la primera per dissimilaciô de les dues n per la nasal m, la primera esdevenint s i la segona /, i ha estât observada també a l’altra banda del Pirineu en escriptors de la Garrotxa com el Marià Vayreda de « La punyalada », que escriu : « me sentia més gros que mai, i l’esfrimolar entre mes dents aquella carnassa dura com sola em produïa una sens^piô de plaer intensa ».

El mot enfremunar tindria per origen un hipotètic baix llati infruminare, hipotètic perquè no s’ha trobat en cap text, el quai séria un parasintètic format sobre el clàssic frumen, fruminis que designava les farinetes per als sacrificis. Fer farina és, evidentment, engrunar el blat. Tôt plegat vindria del verg fruor, que volia dir usar d’una cosa, gaudir-ne, i del quai prové el mot fruit a més del frumen que dèiem i del frumentum que designava els grans de blat (recordem el català forment i el francès froment).

Hi ha una altra possibilitat, i és que la rel del mot esfrimolar sigui el mot també hipotètic fragminare, format sobre el llati fragmen, fragminis. També és possible que el mot provingui d’una barreja de les dues nocions, és clar.  (Père Verdaguer). 

UNE COURTE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Dans une petite ville d’Amérique du Nord, un cow-boy explique :

«  Chez nous la population n’a jamais varié !

-Comment ! c’est pas possible ! la population n’a pas varié ?

-Non, A chaque fois qu’une fille est enceinte, il y a un mec qui se sauve ! »

Sur ce bon mot, permettez-moi de vous souhaiter une excellente semaine.

A demain !

Bises à tous les miens, et en particulier à Isabelle, Webber, Olivier et Raphaël.

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