ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 12 MAI 2025, 14e ANNÉE (n° 4946).
ILLUSTRATION. Architecture en Provence – En-tête : Avignon Porte de l’ancien collège du Roure, vers 1914 (LL 57 Avignon, coll. HR)
FÊTES : Le 12 mai, nous fêtons les quelques 4800 Achille de France dont le nom, nonobstant celui du héros grec de l’IIliade, vient de saint Achille, un martyr chrétien mort en 296. Gouverneur d’Égypte, il s’était révolté en 291 sous Dioclétien et avait revêtu la pourpre impériale dans Alexandrie. En conséquence de quoi, il avait été pris puis mis à mort.
Dans le calendrier républicain, c’était le 23e jour de floréal, dédié à la bourrache.
DICTON : « A la saint-Achille, herbe à pleine faucille ».
PENSÉE : « Il a invité la fille à sortir de la boîte et il s’est pris une gamelle. » (Jean-Claude Rey – Les mots de chez nous, Éditions Autres Temps », 1997, 270 p.
ÉPHÉMÉRIDES.

(Tourves, colonnade du château des Valbelle vers 1960)
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
SANARY – 321e livraison : -1661 – 12 mai : Les pêcheurs de Sanary, après avoir obtenu le droit de dresser un autel dans l’église, furent autorisés à fonder la « Confrérie Saint-Pierre » le 12 avril 1661, qui fut enregistrée le 12 mai par la cour d’Aix. Le port (de Saint-Nazaire), lui aussi, prenait de l’importance. Les pêcheurs qui dépendaient de la Prud’Homie de Toulon créée en 1618, voulurent avoir leur confrérie. Voulant aussi avoir un autel dans l’église, ils obtinrent de le dresser. Ensuite, ils demandèrent à l’Evêque de Toulon, l’élection d’une « Confrérie Saint-Pierre », ce qui leur fut accordé le 12 avril 1661. Le tout fut ensuite autorisé par la Cour d’Aix et enregistré le 12 mai de la même année. Dans les processions, le buste de Saint-Pierre vint de suite après celui de Saint-Nazaire, patron du lieu (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ).
OLLIOULES 233e livraison. -1417 – 12 mai : ACTE NOTARIE SELON LEQUEL HONORE CHABERT DOIT FAIRE AUX EMBIEZ DU BON SEL AU PRIX DE DIX FLORINS POUR CHAQUE MOIS – le 12 mai 1417, Maître Jean de Portalis, notaire à Ollioules, établit un acte selon lequel « Honoré Chabert doit faire du sel bon, sous le prix de dix florins pour chaque mois, à charge que ledit Chabert ne sortira de ladite île que pour aller chercher des victuailles et en cas de crainte des pirates ». (Royo Jean, Preleur Michèle, Degiovani Albert – Les salins des Embiez, …). Ollioules ayant besoin de sel en quantité et quotidiennement, devait le faire venir des salins des Embiez par la route de Six-Fours à Toulon (id.).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 521 livraison. -1344 – 12 mai : Als Arenas Sant-Lazari (charte aux archives de la Major). ARENC – faubourg et quartier rural en 1872 de Marseille. Le nom vient de « arena » (sable ; en provençal : arena / areno), plage sablonneuse où aboutissaient les ruisseaux des Aygalades et de Plombières (1872). Première mention le 30 décembre 1153 : Aregno (bulle d’Anastase, aux Archives de l’évêché).
LA SEYNE-SUR-MER – 222e livraison. 1811 – 12 MAI : Début du chantier du fort Napoléon à La Seyne, un dimanche. «L’excellente position de la redoute du Caire et la grande utilité dont elle sera […] ont été reconnues par tous les Ingénieurs qui se sont occupés de Toulon. Je suis convaincu que […] la redoute du Caire sera considérée comme très essentielle quoique les circonstances aient empêché de donner à cet ouvrage la meilleure disposition possible » (Rapport de l’Inspecteur général du Génie (Source Historique de la Défense, 1814), citation issue de l’étude historique et patrimoniale du fort Napoléon menée par Audric Loulélis, sous la direction du Centre Archéologique du Var, en réponse à la commande du Département du Var). Les travaux s’étalèrent sur dix ans, la première garnison prit possession des lieux en 1821. Les 210 ans qui nous séparent des premiers travaux d’arasement de la colline du Caire nous rapprochent en même temps, par l’intérêt que nous portons chacun à ce bâtiment et ses abords aujourd’hui inscrits au titre des Monuments Historiques. Avec ce court message amical, j’espère vous associer à cet anniversaire singulier. Bien cordialement (Jean-Christophe Vila, Responsable fort Napoléon et batterie Bonaparte Service Valorisation Lieux d’Histoire 83500 Ville de La Seyne sur Mer).
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES (L’intégrale).

(1924 Marseille Maison Castel Façade sud projet initial Arch BdRh fds Castel)
-1233 – 12 mai : Canudel (charte aux archives municipales). Première mention de CANEDEL – quartier rural d’Aubagne (1872).
-1254 – 12 mai : BULLE DU PAPE – Acte 311, cartulaire de Montrieux : Le pape Innocent IV adresse au prieur et aux moines de Montrieux une bulle par laquelle il confirme une transaction conclue le 19 avril 1254 entre l’évêque, le prévôt et le chapitre de Marseille, d’une part, et les chartreux, d’autre part (Boyer R., 1980, p. 644 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).
-1278 – 12 mai : Colla dan Boquier (acte notarié). Première mention de la COLLE D’EMBOUQUIER – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Montolivet. .
-1288 – 12 mai : TERRE AU-DELÀ DU GAPEAU – Acte 380, cartulaire de Montrieux, daté du 12 mai 1288. [Boyer R., p. 660 : Au-delà du Gapeau ; ad passum Gapelli – Guillaume Alban de Méounes et Rostan Bolphier de Néoules, baile de l’évêque de Marseille, arbitrent un différend entre les chartreux de Montrieux et Raimond de Nîmes, évêque de Marseille, au sujet de terres à blé situées au-delà du Gapeau. Ils décident que le monastère de Montrieux pourra percevoir tous les droits afférents aux terres à blé situées dans les limites suivantes :] resclausa Egidiorum,… balmeta de Menoret,… cresta de Bello Monte,… raca Berardi,… scaylon calini supra vallonem de Rascas,… medium terre Guillelmi Verdacha, per quandam drayam,… morra crosi Orphanelli, … passum Codoneriorum. [Témoins :] Raymondus Bompar, Joannes Berardi de Meuna, Guillelmus Boerii de Noulis, Joannes Pellicerii de Pujeto, Stephanus Gantelmi, clericus ; Guillelmi Betrandi. [Notaire :] Robertus Bernardi, notarius publicus Provincie et Forcalquerii comitatuum. (Boyer R., 1980, p. 660 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).

(Coll. H. Ribot)
-1300 – 12 mai : La Orlleda, (charte aux archives municipales). MASSILLON, jardin et bâtiment appartenant à l’abbaye de Saint-Victor, quartier de Saint-Giniez, commune de Marseille. Première mention au XIe siècle : Ortus, (cartulaire de Saint-Victor, n° 89).
-1344 – 12 mai : Als Arenas Sant-Lazari (charte aux archives de la Major). ARENC – faubourg et quartier rural en 1872 de Marseille. Le nom vient de « arena » (sable ; en provençal : arena / areno), plage sablonneuse où aboutissaient les ruisseaux des Aygalades et de Plombières (1872). Première mention le 30 décembre 1153 : Aregno (bulle d’Anastase, aux Archives de l’évêché).
-1379 – 12 mai : OU IL EST QUESTION DE CASSIS ET DE CEYRESTE.
1. Terra de Cassinis (registre Sclaponis de la Cour des comptes, f. 75). CASSIS – canton de La Ciotat (1872). Carsicis portus / Casicis, de l’itinéraire d’Antonin.
2. Burgum castri de Cezarista (registre Sclaponis de la Cour des comptes, fol. 75). CEYRESTE aujourd’hui.

(Pigeonnier du mas d’Auge à Fontvieille XVIe s. Coll. H. Ribot)
-1417 – 12 mai : ACTE NOTARIE SELON LEQUEL HONORE CHABERT DOIT FAIRE AUX EMBIEZ DU BON SEL AU PRIX DE DIX FLORINS POUR CHAQUE MOIS – le 12 mai 1417, Maître Jean de Portalis, notaire à Ollioules, établit un acte selon lequel « Honoré Chabert doit faire du sel bon, sous le prix de dix florins pour chaque mois, à charge que ledit Chabert ne sortira de ladite île que pour aller chercher des victuailles et en cas de crainte des pirates ». (Royo Jean, Preleur Michèle, Degiovani Albert – Les salins des Embiez, …). Ollioules ayant besoin de sel en quantité et quotidiennement, devait le faire venir des salins des Embiez par la route de Six-Fours à Toulon (id.).
-1463 – 12 mai : La Rolhi (acte aux archives de Saint-Victor). LE ROUET – village (1872), commune de Marseille. — L’église, sous le titre de l’Assomption, était un prieuré de l’abbaye de Saint-Victor. Il en existe diverses investitures en son nom : du 5 novembre 1633, en faveur de Philippe de Tournes; du 22 septembre 1704, en faveur de Charles de Cypriani ; du 6 avril 1764, en faveur de Gabriel Raynaud, clerc du diocèse de Grasse. Première mention : Colla Rouilh, le 4 mai 1245 (charte aux archives municipales).
-1476 – 12 mai : Val de Borde, 12 mai 1476 (registre aux archives de l’Évêché). VAL DE BORDE – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de la Pageotte.
-1548 – 12 mai : Pas de Malcausado, 12 mai 1548 (acte aux archives de l’Évêché). MALCAUSSADE – lieudit de la commune de Marseille au quartier de Séon (Malchaussée ?).

(Ferme à Saint Pierre du Terme, près de Tarascon, vers 1930. Coll. H. Ribot)
-1588 – 12 mai : PREMIÈRES JOURNÉES DES BARRICADES DRESSÉES PAR LES LIGUEURS (ULTRA-CATHOLIQUES) CONTRE LE ROI HENRI III – A Paris, le 12 mai 1588, débutent les premières journées des barricades dressées par les Ligueur (ultra-catholiques) contre le roi Henri III. La royauté a failli être renversée. Henri III fait assassiner deux des Guise. Le troisième, le Duc de Mayenne (1554-1611) prend la tête de la Ligue (Viguier O. – Mémento … 1993). A Paris, la Ligue triomphait avec la journée des barricades (12 mai 1588) au cours de laquelle la royauté faillit être renversée. Henri III fit assassiner deux des Guise, le troisième, le Duc de Mayenne (1554-1611) prit la tête de la Ligue. La situation provençale évoluant en fonction de celle de Paris, La Valette dut faire appel à Lesdiguières pour tenir le nord de la province (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence).
Origine d’un mot qui va faire son chemin par la suite : Le 12 mai 1588, le peuple de Paris barra les rues avec des chaînes, des pavés, des meubles et… des barriques, d’où le nom de « Journée des barricades » qui fut donné à cette journée.

(Saint-Tropez, rue de la Miséricorde. Carte postale, années 1930. Coll. H. Ribot)
-1624 – 12 mai : Le 12 mai 1624, il fut nécessaire de réunir une assemblée à la place de l’Horloge (rue François-Donzel) de toutes les personnes pouvant porter les armes et s’opposer aux menaces faites par les Barbaresques. Sept cent cinquante personnes armées se présentèrent. (Marius Deidier1965). A ce sujet, des personnes et des confréries s’entremettaient entre les familles et les Barbaresques pour le rachat des esclaves. Nous relevons un acte notarié dans lequel nous lisons qu’un certain Mandine d’Allauch avait promis au père de Guillaume Sicard, de La Giotat, esclave en Berbérie, et aux prieurs et recteurs de la Miséricorde et Rédemption des « Pauvres esclaves de La Giotat » que, moyennant la somme de 100 piastres de 8 réaux, il fera relaxer ledit Guillaume ainsi qu’il en a la parole assurée « par escrit et lettre » du Rays de Bizerte. (Marius Deidier1965)
-1629 – 12 mai, le Duc de Rohan, généralissime des troupes protestantes s’empare du château de Calvisson et fait barricader la ville, mais le maréchal d’Estrées, qui commande les troupes royales, le fait poursuivre et l’oblige à se réfugier à Nîmes. Rohan envoie le Marquis d’Aubais avec 200 hommes secourir Calvisson. Le combat est meurtrier, il dure avec acharnement de deux heures de l’après-midi jusqu’à la nuit. Les protestants capitulent. Ils obtiennent la liberté de se retirer dans les Cévennes.
-1652 – 12 mai : Entre deux eaux (registre aux archives des Prêcheurs). ENTRE-AYGAS, lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Sainte-Marguerite, entre l’Huveaune et le béal des Moulins (1864). Première mention : Infra duas aquas en 1097 (supplément inédit au cartulaire de Saint-Victor).
-1661 – 12 mai : Les pêcheurs de Sanary, après avoir obtenu le droit de dresser un autel dans l’église, furent autorisés à fonder la « Confrérie Saint-Pierre » le 12 avril 1661, qui fut enregistrée le 12 mai par la cour d’Aix. Le port (de Saint-Nazaire), lui aussi, prenait de l’importance. Les pêcheurs qui dépendaient de la Prud’Homie de Toulon créée en 1618, voulurent avoir leur confrérie. Voulant aussi avoir un autel dans l’église, ils obtinrent de le dresser. Ensuite, ils demandèrent à l’Evêque de Toulon, l’élection d’une « Confrérie Saint-Pierre », ce qui leur fut accordé le 12 avril 1661. Le tout fut ensuite autorisé par la Cour d’Aix et enregistré le 12 mai de la même année. Dans les processions, le buste de Saint-Pierre vint de suite après celui de Saint-Nazaire, patron du lieu (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ).

(2007 – Le Mas d’Espaïmé, au Lançon, Sanary. Cl. H. Ribot)
-1758 – 12 mai : Cros de Barrau, 12 mai 1758 (registre aux archives de la Major) – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert. Première mention : Campus Barrenorum, le 6 mai 1528 (acte aux archives de la Major).
-1760 – 12 mai : Donatien de Sade écrit Lettre au comte de Sade. (Jacqes Ravenne).
-1768 – 12 mai : Vérification par la Communauté d’Ollioules du mémoire des biens prétendus aliénés par les anciens seigneurs d’Ollioules ou pris en collocation et de ceux prétendus usurpés tant à Ollioules qu’à Saint-Nazaire, que lui communique le comte du Luc, seigneur d’Ollioules (Castellan, 1937, p. 198).
-1774 – 12 mai : LOUIS XVI MONTA SUR LE TRÔNE – Petit-fils de Louis XV, Louis XVI monta sur le trône à l’âge de vingt ans. Son premier soin fut d’appeler Maurepas comme ministre d’État (Pierre Goubert, 1984).
-1776 – 12 mai : RETRAITE DE TURGOT (Pierre Goubert, 1984).
-1777 – 12 mai : Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 35 : Décret du Parlement d’Aix portant permission aux officiers de la Molle d’instruire et juger les procès tant au civil qu’au criminel dans l’hôtel de ville de Cogolin (Castellan E., 1937, p. 211-212).
-1790 – 12 mai : Délibérations du Conseil général d’Ollioules portant sur la nomination, à la demande de la Commune de Marseille, d’un député à l’Assemblée qui se tiendra à Brignoles, afin de préparer la fête de la Fédération qui se déroulera à Paris.
-1795 – 12 mai (23 floréal an III) : LA COMMISSION MUNICIPALE DE TOULON SURSOIT A LA VENTE DES BIENS DU TAILLEUR ARNAUD – Le 23 floréal, la commission municipale de Toulon sursoit à la vente des biens du Tailleur Arnaud qui présente un certificat d’émigration forcée. Mais la méfiance et l’inquiétude règnent. Six citoyens sont placés aux portes et à la chaîne pour surveiller étroitement les rentrées (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815). La Convention est mise en émoi par Escudier, et Barras s’alarme , « Citoyen, écrit-il à l’accusateur public du Département du Var, la rentrée des émigrés dans le département du Var fut dénoncée hier à la Convention Nationale. Les fonctions qui vous sont confiées vous mettent dans le cas d’en être promptement informé. Veuillez donc, je vous prie, me donner sur le champ quelques détails à cet égard car il importe à tous les amis de la liberté et du crédit public de connaître la vérité pour la soumettre à la Convention nationale. Elle ne transigera jamais avec les ennemis reconnus de la république que la loi vous charge plus particulièrement de poursuivre. Salut et fraternité- » (Honoré : L’émigration dans le Var).
-1799 – 12 mai : EXPEDITION D’EGYPTE – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798 –1801 (Abd-al-Rahaman al-Jabartî) :Dimanche 7 [12 mai 1799] Mise en quarantaine d’un groupe de Français venant de Syrie à ‘Âdiliyya. Il y avait parmi eux des blessés.
On a appris par eux que la guerre continue à ’Akka contre Ahmad Pacha al-Jazzâr. On a également appris que Caffarelli, l’homme à la jambe de bois, leur officier de génie, est décédé, ce dont ils furent très affectés, car il était prodigieusement (mot à mot : diablement) habile ; il avait, en effet, une profonde connaissance de la conduite de la guerre, des ruses de combats, de la marche en ligne de bataille et, avec cela, une expérience pratique et étendue des constructions, tant pour les bâtir que pour les enlever d’assaut ou les assiéger.

(Bastide Saint Pierre, à Lauris Escalier dans la cour. Coll. H. Ribot)
-1807 – 12 MAI : DELIBERATIONS MUNICIPALES DE TOULON (AVT Toulon série D délibérations municipales 1805-1852 D.17 / L.68, série D délib municip fol. 110v)
— Projet de transférer à Toulon le chef-lieu du département.
— Projet d’établissement d’un Mont de Piété.
— Nouvelles demandes concernant la non-réimposition des traitements et salaires des fonctionnaires publics et salariés.
— Mise à ferme de la fourniture de la viande et la charge de l’entreprise du service des lits militaires.
— Dépenses prévues pour la bibliothèque de la ville.
— Répartition des dépenses du commissaire général de la Police.
— Réparation urgente du quai du Commerce.
–1809 – 12 mai : Napoléon entre pour la deuxième fois à Vienne.
-1811 – 12 MAI :
1. Début du chantier du fort Napoléon à La Seyne, un dimanche. «L’excellente position de la redoute du Caire et la grande utilité dont elle sera […] ont été reconnues par tous les Ingénieurs qui se sont occupés de Toulon. Je suis convaincu que […] la redoute du Caire sera considérée comme très essentielle quoique les circonstances aient empêché de donner à cet ouvrage la meilleure disposition possible » (Rapport de l’Inspecteur général du Génie (Source Historique de la Défense, 1814), citation issue de l’étude historique et patrimoniale du fort Napoléon menée par Audric Loulélis, sous la direction du Centre Archéologique du Var, en réponse à la commande du Département du Var). Les travaux s’étalèrent sur dix ans, la première garnison prit possession des lieux en 1821. Les 210 ans qui nous séparent des premiers travaux d’arasement de la colline du Caire nous rapprochent en même temps, par l’intérêt que nous portons chacun à ce bâtiment et ses abords aujourd’hui inscrits au titre des Monuments Historiques. Avec ce court message amical, j’espère vous associer à cet anniversaire singulier. Bien cordialement (Jean-Christophe Vila, Responsable fort Napoléon et batterie Bonaparte Service Valorisation Lieux d’Histoire 83500 Ville de La Seyne sur Mer).
2.VENTE AUX ENCHERES RUE DE L’AUDIENCE A OLLIOULES – Castellan, 1937 : 12 mai 1811 – concession de terrain rue de l’Audience] Le Maire dépose une pétition présentée par [quatre] propriétaires d’Ollioules… [qui] possèdent leurs maisons d’habitation à la rue de l’Audience, que ces mêmes maisons ont une issue d’une rue traversière à leur usage, que la dite rue traversière se trouve encombrée par les débris d’anciennes ruines et qu’elle est depuis longtemps impraticable… et comme il existe un emplacement au-delà de la dite traverse, qui n’est d’aucune utilité et qui est un terrain communal, [ils] proposent de céder… l’usage de la dite traverse aux conditions qu’il leur sera cédé par la Mairie à titre de propriété la dite traverse et l’emplacement communal qui se trouve par dessus, jusqu’aux murs séparant les jardins supérieurs, et chacun au prorata de sa maison. Considérant que [cette solution permettra d’embellir cette] rue de l’Audience [rue Diderot de nos jours] qui, se trouvant au plus haut de la commune, deviendrait bientôt déserte, …que cette rue traversière … n’est d’aucune utilité pour la généralité des habitants d’Ollioules et qu’elle ne peut être profitable qu’aux seuls pétitionnaires…, le Conseil … est unanime à laisser le prix du devis et de prendre en considération la vente aux enchères.
-1830 – 12 mai : CONQUÊTE D’ALGER – En préparation de la conquête d’Alger, Ollioules héberge un escadron à cheval de chasseurs de la seconde division du corps expéditionnaire d’Afrique : 8 officiers, 160 chevaux, 160 hommes (Castellan E., 1937, p. 294-295). L’armée d’expédition était désormais assurée de ne laisser aucun détachement en arrière. Le lendemain, 13 mai, la seconde division, arrivée de bonne heure dans l’arsenal, commencera à embarquer à la pointe du jour et, à 10 heures du matin, l’opération sera achevée. La troisième division devra attendre jusqu’au 16 à cause du mauvais temps qui fut continu durant 36 heures (d’après Alfred Nettement, « Histoire de la conquête d’Alger », rééd. 2013).
-1839 – 12 mai : On a tendance à donner à Marius Michel des actions et créations qui ne lui sont pas imputables. pour ce qui est de l’affaire de Djijelli voici comment elle a été officiellement rapportée par l’officier chargé de l’opération (il n’y a pas trace de notre Marius) : « De Salles à Valée, extrait du rapport du chef d’escadron de Salles, commandant l’expédition de Gigelly, au maréchal gouverneur général des possessions françaises dans le nord de l’Afrique . Djidjelli, Jijel, Gigeri Gigelly, le 14 mai 1839,
Je me suis rendu à Constantine pour faire connaître à M. le lieutenant-général Galbois votre projet d’occuper Gigelly et de menacer en même temps la vallée du Rummel. Après m’avoir donné ses instructions détaillées, il me chargea de diriger les préparatifs qui se faisaient à Philippeville et de m’entendre avec M.le commandant de la marine à Stora, pour assurer le transport et le débarquement des troupes.
Le 12 mai, à huit heures du matin, l’expédition quitta la rade de Philippeville. Les troupes sous mes ordres se composaient du 1er bataillon de la légion étrangère, de 20 canonniers et de 50 sapeurs du génie. Le matériel mis à ma disposition consistait en deux pièces de 12 de campagne et deux obusiers de montagne.
La flottille expéditionnaire, après avoir doublé le cap Boujaroni, gouverna dans le nord afin de ne pas donner l’éveil aux Kabaïles ; sa marche fut réglée de manière à arriver vis-à-vis Gigelly vers le milieu de la nuit. La rade de Gigelly, quoiqu’elle eût été occupée par les escadres françaises sous le règne du roi Louis XIV, n’était pas parfaitement connue
Vers une heure du matin, M. le commandant de Marqué, M.le capitaine de Champeaux, commandant le bateau à vapeur le « Styx » et moi, nous nous embarquâmes dans un canot dans l’intention de pénétrer dans le port, d’en reconnaître l’entrée et de reconnaître le gisement de la côte. Nous ne pûmes parvenir dans le port ; l’obscurité de la nuit ne nous avait pas permis de reconnaître que les courants nous portaient dans l’est et que nous nous trouvions encore à une grande distance du point que nous voulions atteindre. Nous revînmes à bord et, aux premières lueurs du jour, nous forçâmes notre marche et, vers huit heures du ma tin, l’expédition entra dans le port dont elle venait prendre possession au nom du Roi.
Dès que les bateaux eurent mouillé leurs ancres, les troupes se jetèrent dans les embarcations ; mais nous ne pûmes atteindre la plage sur laquelle le débarquement devait s’effectuer, les embarcations touchèrent. M. le commandant de Marqué et moi, nous nous décidâmes à longer la ville et à aborder au pied des murailles.
Je sautai à terre avec une compagnie de marins et les grenadiers de la légion étrangère et, aucune résistance ne nous étant opposée, nous traversâmes rapidement la ville ; nous nous emparâmes de la porte de terre et le drapeau national, placé à l’instant même sur la tour qui la domine, fut salué par les troupes de terre et de mer du cri de « Vive le Roi ».
-1853 – 12 mai :
1. Un premier départ de Marseille pour Alger est annoncé avec la Glaneuse, un petit vapeur de 79 tonneaux, qui avait remplacé le Languedoc avarié, en juillet 1849. Ce voyage, plusieurs fois renvoyé, n’a finalement lieu que le 22 mai. Jusqu’en août, c’est ce vapeur qui assure une liaison très irrégulière sous l’égide, à ce moment de la Compagnie Union de Grasse… (société anonyme en commandite dite « Union Franco-Niçoise » formé entre des capitalistes française et sardes (A.N., F 12 6819 – et Archives départementales des Bouches du Rhône, M 14 – 242). La participation des milieux marseillais est presque insignifiante, quasi symbolique : Touache, 2 actions ; Paranque, 1 ; Altaras, 2 ; Bonasse, 2, etc., d’après les statuts datés du 31 décembre 1850, A.N., F 12, 6819 (L’Akhbar du 22 mars 1853).
2. Partie du rapport du président de la Chambre de Commerce de Toulon et du Var concernant les travaux du port de Sanary. La municipalité de Sanary fut aidée dans ses demandes d’aide par la Chambre de Commerce de Toulon et du Var qui, par la voix de son président, P.-G. Aube, le 12 mai 1853, demandait le creusement des ports de sa circonscription. Extrait concernant Saint-Nazaire :] Saint-Nzaire creusé en partie en 1839 a été abandonné depuis cette époque et il n’a rien été fait à la passe de l’entrée, qu’il convenait de plus approfondir puisqu’elle se trouve trop étroite et qu’elle n’offre pas assez de fond aux navires chargés. Cette passe n’a qu’une largeur de 16 mètres et une profondeur de 5 mètres. L’intérieur du port lui-même n’a plus qu’un fond moyen de 4 mètres. Le dragage en serait pourtant très facile et très peu couteux puisqu’il n’existe qu’un fond de vase mouvante. Depuis 1839, (…) des réclamations incessantes ont été adressées à ce sujet par le Conseil Municipal de Saint-Nazaire au Conseil Général du Var, ce dernier a émis un avis favorable à ces réclamations, mais sans résultat à ce jour. Et cependant, ce port, comme celui de Bandol, est appelé à servir de refuge aux navires de guerre et de commerce surpris par le gros temps dans le golfe du Lion (Rotger, 1984).
-1861 – 12 mai : GEORGE SAND, LE VOYAGE DIT DU MIDI. « 12 MAI (DIMANCHE) TRAVAIL : Tempête toute la nuit et toute la journée avec pluie abondante. Ça fera du bien à la terre, ça fait du mal à la chair. Je m’enrhume et me rhumatise doucettement. Je fais du feu. Du reste je vas bien. Maurice ne se résigne pas. Pourtant, il se fourre dans la botanique et copie des classifications. Je botanise aussi, je me remets à « L’Homme de campagne » abandonné depuis longtems. Ce que c’est que la pluie ! Je rebotanise ce soir, toute la soirée après deux parties de bésig que Maurice me gagne. Manceau travaille, les pieds dans l’eau qui ruisselle de sa fenêtre. La mer est grise, morte sous la brume grise qui cache sa colère. Les roses du premier plan vont leur train. Le vent les secoue, ça leur est égal. Ce que c’est que d’être rose ! »
-1863 – 12 mai :
1. NAISSANCE A MARSEILLE, DE JOSEPH GARIBALDI. Peintre français né à Marseille le 12 mai 1863, mort à Marseille le 6 mai 1941. Fils d’un employé italien de la firme Noilly Prat à Marseille, le talent de Joseph Garibaldi est détecté par Louis Prat, patron de l’entreprise, qui le fait inscrire à l’Ecole des Beaux-Arts de cette ville. La venue à Marseille du peintre lyonnais Antoine Vollon est décisive : sous son influence et sur ses conseils, il expose au Salon. Garibaldi devient son ami dévoué, c’est lui qui en août 1900 l’assistera dans ses derniers jours. Il sera ami avec Alexis Vollon, le fils d’Antoine, mais aussi avec ses condisciples et ses confrères de l’Association des artistes marseillais (AAM). Joseph Garibaldi expose au Salon des artistes de 1884 à 1914 où il obtient une mention honorable en 1887 et une médaille de deuxième classe en 18971. Ce sont principalement des vues de sites et monuments célèbres, de ports du littoral : Cassis, où il peint régulièrement entre 1884 et 1899, La Ciotat, où il est accueilli par Antoine Lumière, Bandol, Sanary et Toulon. Mais sa spécialité restera le Vieux-Port de Marseille. Il bénéficie jusqu’en 1905 du mécénat du baron Alphonse de Rothschild (1827-1905) qui, guidé par le critique Paul Leroy, très favorable aux élèves de Vollon, achète ses tableaux et en fait don à des musées de province. Il expose ses paysages à l’Exposition coloniale de Marseille en 1906 et obtient une bourse de voyage pour la Tunisie en 1907. Il est dans le reste de sa carrière soutenu par ses amis de l’AAM. En dehors de deux incursions à Venise (1895 et 1903) et en Corse (1889 et 1895), ou de voyages en Savoie (1904) et en Ariège (1906), il est attaché à son quartier de Rive-Neuve. Ce n’est qu’après la Première Guerre mondiale que, bénéficiant d’un logement à Fos-sur-Mer, il s’y rend régulièrement pour peindre. Dans les années 1930, il est atteint par un glaucome. Deux expositions lui ont rendu hommage : Les terres marines de Joseph Garibaldi à Cassis en 2006, et Joseph Garibaldi, le Midi paisible au Palais des Arts à Marseille où une centaine de ses tableaux et dessins ont été exposés du 10 mars au 1er juillet 2012. Bibliographie : 1. Denis Coutagne, Bruno Ely, Jean-Roger Soubiran et al., Peintres de la couleur en Provence : 1875-1920, Marseille, Office Régional de la Culture Provence-Alpes-côte d’Azur, 1995, 360p., p. 122-123 et 347. 2. André Alauzen et Laurent Noet, Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Marseille, Jeanne Laffitte, 2006 (1re éd. 1986), 473 p., p. 206-207. 3. Pierre Murat, Les terres marines de Joseph Garibaldi, Musée de Cassis, 2006. 4. Pierre Murat, Joseph Garibaldi, le Midi paisible, Fondation Regards de Provence, 2012.
2. A Saint-Mandrier, M. le Curé Lautier est mort. Ses obsèques furent celles d’un saint. «Ses restes ont été déposés dans l’ancien cimetière en attendant le nouveau qui doit se faire dans la plaine. Ce brave curé est mort de dévouement à ses ouailles. Il avait été heureux de voir qu’elles étaient venues aux instructions et s’étaient confessées pendant le temps pascal de cette année 1863″. (Gisèle Argensse, 1989, p. 66)
-1881 – 12 mai : Traité du Bardo qui établit le PROTECTORAT DE LA FRANCE SUR LA TUNISIE.
-1895 – 12 mai :
1. LA SEYNE CONTRE LE PROJET D’ASSAINISSEMENT DE TOULON – Le Maire de La Seyne, M. Saturnin Fabre informa son Conseil municipal de son intention d’intervenir auprès du Ministre de l’Intérieur au sujet du projet d’assainissement de la ville de Toulon. Il dit que le Conseil Supérieur de l’Hygiène et la Chambre des Députés devaient se prononcer. En présence d’une agitation haineuse qui allait croissant, alimentée par ses adversaires politiques, M. Fabre dut accepter qu’une délégation de personnalités influentes soit entendue au plus haut niveau pour affirmer les droits de la commune et son opposition résolue au projet d’assainissement de la ville de Toulon. Cette délégation, désignée le 12 mai 1895, conduite par le Maire, fut composée de M. Divisia, Conseiller municipal, de M. Lagane, Directeur des Forges et Chantiers, de M. Morris, Ingénieur en Chef des Câbles Sous-marins, de M. Michel Pacha, propriétaire, et de M. le Docteur Loro, Président du Comité de protestation. Elle obtint des assurances que ce projet n’aurait pas de suites favorables. Saturnin Fabre souhaitait avant tout que soient présentées les garanties que la population seynoise ne subirait aucun inconvénient. Ses adversaires s’ingénièrent à démonter ses explications administratives, financières et techniques en les entachant d’incertitude (Marius Autran, tome 1, 1987).
2. OBSERVATOIRE MILITAIRE DE LA RENARDIÈRE, A SAINT-MANDRIER – Aliénation gratuite, en usufruit, à l’administration du Génie Militaire, d’un terrain nécessaire à la construction d’un chemin pour « l’établissement d’un observatoire militaire au quartier de La Renardière (Cap Cépet) à l’Est de la parcelle 126 Section F d’une contenance de 458 m 85 à la condition que la commune conserve un droit de passage sur le chemin à établir sans aucun frais pour elle et que le dit chemin fasse retour à la commune en cas de désaffection de ce chemin» (Gisèle Argensse, 1989, p. 96).
-1903 – mai : BIENTÔT LE TELEGRAPHE A SAINT-MANDRIER ? – M. le Préfet du Var fait demander à M. le Maire de La Seyne, qui en a référé à son délégué du Creux Saint-Georges, M. Bernard adjoint spécial, si M. le secrétaire de la mairie de la section a des aptitudes pour manipuler le morse ! La réponse affirmative lui ayant été donnée aussitôt, il y a tout lieu de croire que l’installation du télégraphe ne saurait tarder (Gisèle Argensse, 1989, p. 124).

-1907 – 12 mai : DÉCÈS DE L’ÉCRIVAIN JORIS KARL HUYSMANS, membre de l’Académie Goncourt. Plongeant dans ma bibliothèque, je déniche deux livres de lui : « La cathédrale », publié à Paris, par P.-V. Stock, en 1898 et « Là-bas », publié par Plon en 1908 , auxquels on peut ajouter « En route », « Sainte Lydivine de Schiedam », « Les foules de Lourdes » …
-1911 – 12 mai : ACCIDENT DE SOUS-MARIN – La « Circé » (Q 47, type Circé) est abordée par le cuirassé Liberté. Simple froissement de tôles.
-1912 – 12 mai : PREMIÈRE REPRÉSENTATION AU CHÂTELET DE « PRÉLUDE A L’APRÈS-MIDI D’UN FAUNE » DE CLAUDE DEBUSSY.
-1914 – mai : LA TSF A BORD D’HYDRAVIONS – Lors des grandes manœuvres navales de mai 1914, une douzaine d’hydravions équipés de la TSF est affectée à des missions de reconnaissance jusqu’à 200 km sur divers points de la mer Méditerranée, principalement à Toulon et à Bizerte (Tunisie).
-1915 – 12 mai : JOURNÉE AU PROFIT DE NOS VAILLANT SOLDATS – A Saint-Mandrier, c’est la tournée des quêteuses pour la « Journée Française » au profit de nos vaillants soldats pendant que les artilleurs donnent un spectacle au Casino Aiguier (Gisèle Argensse, 1989, p. 150).
-1916 –12 mai : AFFAIRE QUI OPPOSE LA SECTION DE SAINT-MANDRIER A LA MUNICIPALITÉ DE LA SEYNE. Celle-ci est suffoquée par la présence dans son port de paquebots-chalands appelés Marie-Salope, porteurs de vase. Pour s’en débarrasser, la municipalité a choisi de les faire remorquer dans le Creux Saint-Georges, devant les commerces et en faisant déplacer la tartane Marie-Thérèse appartenant à un conseiller municipal de la section. Au cours de la séance du Conseil Municipal de mai 1916, les conseillers municipaux de Saint-Mandrier, Fouque et Levavasseur firent une interpellation relative à l’encombrement du golfe du Creux Saint-Georges par des navires qui n’avaient absolument rien à y faire et qui n’y feront jamais rien, alors qu’à côté, au Lazaret, un emplacement des plus propices les attendait. Ce faisant, les deux conseillers peuvent être certains d’avoir été approuvés par la majorité de la population de la section. Quant à l’abri offert par les flancs des 3 porteurs de vase aux embarcations – seul prétexte invoqué pour les recevoir dans nos eaux -, il y a belle lurette que les tartanes et autres sardinaïré s’abritent, sans jamais avoir recours aux énormes flancs des Maries-Salopes.( Gisèle Argensse, 1989, p. 155-156 ; la suite au 25 juin)
-1918 – mai : ÉPIDÉMIE DE GRIPPE ESPAGNOLE. En mai, la France, l’Italie et l’Espagne sont atteintes. Le taux d’attaque est important, mais la létalité est faible, similaire à celui d’une épidémie commune : « 3 jours au lit ». Ce taux d’attaque, commun aux pays d’Europe de l’Ouest, est dissimulé car aucun pays ne souhaite montrer une faiblesse à l’adversaire ; seule l’Espagne, pays neutre, parle de son épidémie ; les deux camps adverses alors inventent simultanément l’appellation « grippe espagnole ».

(Vue aérienne du Beausset contemporain. Coll. H. Ribot)
-1921 – mai : CAMPAGNE D’APPONTAGES SUR LE PORTE-AVIONS « BÉARN » Faisant suite à la note du 9 février décrivant la transformation d’un cuirassé Normandie en porte-avions, une campagne d’accrochage se déroule en mai 1921 ; la coque du Béarn est cette fois remorquée en baie de Saint Raphaël. Sept autres pilotes sont alors « qualifiés à l’accrochage » (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
-1927 – mai : LES TRAVAUX DU DÉPÔT DE MAZOUT DU LAZARET ONT COMMENCE très tôt, et en mai 1927, on s’affaire jour et nuit. Ainsi la Marine a entrepris la construction de quinze réservoirs à mazout devant recueillir le combustible liquide destiné aux nouvelles unités navales. Ces réservoirs, d’une contenance énorme, seront installés dans de vastes puits d’un diamètre de 30 mètres et d’une profondeur de quinze mètres environ. De nombreux accidents vont se produire tout au long de ces travaux et ces accidents entraîneront quelquefois la mort d’un ouvrier. De lourds camions automobiles alimentent en matériaux cet important chantier et le trafic est intense sur l’unique route reliant La Seyne à Saint-Mandrier, ce qui provoque encore des accidents de circulation. En 1928, c’était déjà le sixième ouvrier qui trouvait la mort dans un pénible accident. La population de Saint-Mandrier s’émeut en mai 1927 lorsque la Marine pour les besoins de ses grands travaux déplace la route du bord de mer, seul chemin de communication reliant Saint-Mandrier à La Seyne. Les travaux des réservoirs sont poussés avec activité, jour et nuit, et rien ne fait prévoir pour le moment du moins, le passage de la future route communale. « La vente des bois communaux de la presqu’île a pourtant été plus rapide rapportant à la commune-mère une coquette somme de plus de 280 000 francs. Il serait juste par conséquent, que Saint-Mandrier obtienne au moins un chemin convenable, et sans trop de déclivité si l’on ne veut pas ruiner tout à fait le peu de commerce qui se fait dans la localité » (Gisèle Argensse, 1989, p. 177).

(Borie à Grans plateau de Bau Majour. Coll. H. Ribot)
-1930 – 12 mai : JEAN MERMOZ RÉUSSIT LA PREMIÈRE LIAISON POSTALE TRANSATLANTIQUE DE L’ATLANTIQUE SUD SANS ESCALE.
-1932 – entre mai et août : ALDOUS HUXLEY ET SANARY – « C’est dans cet environnement sympathique qu’à Sanary, Aldous Huxley écrivit entre mai et août 1932 « Le meilleur des mondes » » (Guindon J.-P., Service du Patrimoine de Sanary).
-1933 – mai : LES NAZIS PROCÈDENT A UNE CAMPAGNE DE DESTRUCTION DE LA LITTÉRATURE « D’ESPRIT NON ALLEMAND » – En mai 1933, trois mois après l’accession d’Adolph Hitler au pouvoir, une campagne de destruction de la littérature « d’esprit non allemand » allume de nombreux bûchers dans tout le pays. Des milliers d’œuvres disparaissent. De nombreux auteurs, dont plusieurs de tout premier plan dans la littérature allemande et mondiale, prennent le chemin de l’exil, craignant alors pour leur liberté, parfois même pour leur vie… Il en sera de même pour une quantité d’artistes peintres et musiciens. Beaucoup choisissent de s’expatrier vers la France. Certains, pour fuir la cherté des grandes villes, optent pour les petits villages comme Sanary. Cette destination est encouragée par la présence de Thomas MANN, prix Nobel de littérature. Deux autres familles allemandes fréquentent Sanary depuis plusieurs années : le chanteur d’opéra Wilhem ULMER et son épouse qui vivent à la Villa » Bellevue « en haut du quartier des Picotières et le peintre Anton RAEDSCHEIDT et Ilse SALBERG qui font agrandir la Villa » Le Patio » dans le quartier de la Cride et où ils ouvriront un restaurant. Ils seront plus tard internés dans le Camp des Milles près d’Aix-en-Provence.
L’écrivain allemand qui vécut le plus longtemps à Sanary fut sans doute Lion FEUCHTWANGER. Il y passe plus de sept années avec sa femme. Après un court séjour à l’hôtel de la Réserve à Bandol, ils viennent s’installer à Beaucours à la villa » Lazare « , qu’occupait jusque-là le peintre Lou ALBERT-LAZARD, ami de Rainer MARIA RILKE dont elle traduit quelques-unes une des œuvres. Ils louent ensuite la Villa » Valmer » à la Cride. Lion FEUCHTWANGER sera lui aussi interné au camp des Milles où il y écrira « Le diable en France « , œuvre critique de l’administration de Vichy.
Autour de Thomas MANN et de Lion FEUCHTWANGER viennent se regrouper de nouveaux exilés : René SCHIKELE, écrivain alsacien, Julius MEIER-GRAFE, historien d’art installé à St Cyr, Ernest BLOCH, Hermann KESTEN, Arthur KOESTLER, Franz WERFEL et son épouse Alma, Ludwig MARCUSE, Bruno FRANK, Alfred KANTOROWICZ, le critique de théâtre Alfred KERR, Annette KOLB et Bertholt BRECHT. Certains viennent à Sanary quelques semaines, d’autres des mois, d’autres encore des années mais tous gardent le regard tourné vers l’Allemagne. Ils se retrouvent dans les cafés du port, » le Nautique » et » la Marine « . Hermann KESTEN s’en inspirera pour son livre » Le poète du café » : » Lorsqu’on vit en exil, le café devient à la fois la maison familiale et la patrie, l’église et le parlement, un désert et un lieu de pèlerinage, le berceau des illusions et le cimetière … En exil, le café devient l’endroit unique où la vie continue … » .C’est là que Berthold BRECHT chante à la guitare des poèmes à l’encontre de Goebbels et Hitler. C’est là également que Fritz LANDS HOFF recrute en 1933 des auteurs pour sa nouvelle maison d’édition » Quérido « … (Manfred Flügge « Exil en paradis »)

(Pigeonnier provençal carré)
-1940 – 12 mai :
1. TOULON ET LA CIOTAT CONTRE TOUTE ATTAQUE ITALIENNE, DU 12 MAI AU 5 JUIN 1940
[Général E. J. Cortadelas – Les rapports du 12ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais avec Sanary-sur-Mer en 1940 : « 1° Le 12ème R.T.S. quitte la Rochelle avec les échelons, fin août 1939. C’est un régiment d’active dont les unités régimentaires et l’Etat-Major comprennent des Européens mais aussi des Africains titulaires de spécialités acquises après plusieurs années de service et leur permettant de jouer un rôle de combat.
2° Le 12ème R.T.S. occupe une partie de la frontière belge aux alentours de Maubeuge. Mais fin novembre 1939, pour des raisons climatiques, il est transformé en 12ème Régiment d’Infanterie Coloniale par le remplacement homme par homme de chaque Africain par un Européen, tout l’encadrement et les hommes de troupe Européens restant en place au 12ème R.I.C. Ce 12ème R.I.C. est envoyé pour l’hiver aux avant-postes de LORRAINE (Bouzonville, Thionville).
3° En avril, est reformé un nouveau 12ème R.T.S., venu du sud-est où il avait passé l’hiver sur la côte varoise. Pour le 12ème R.I.C., les trois bataillons européens prennent une destination que j’ignore, mais l’Etat-Major et les 3 compagnies régimentaires restent entièrement européens, les jeunes Africains mobilisés en Afrique n’ayant encore pu devenir spécialistes suffisamment confirmés pour tenir des emplois techniques. Cet Etat-Major et ces 3 compagnies régimentaires (…) deviennent le 26ème R.T.S. en coiffant 3 bataillons sénégalais frais débarqués de Dakar.
4° Ce 26ème R.T.S. est placé dans la vallée du Rhône, rive gauche, avec PC à Saint-Paul-Trois-Châteaux (Bollène – Suze-la-Rousse). Sa missions est d’intervenir en cas de déclaration de guerre par l’Italie soit sur les Alpes, soit sur la côte méditerranéenne, entre Toulon et la Ciotat, donc coiffant Sanary et Bandol.
Pour préparer ces interventions possibles, les reconnaissances sont effectuées en priorité sur la côte, dans la région de Sanary et Bandol. Moi-même, éclaireur motocycliste, je procède à la définition de tous les itinéraires de mise en place rapide des unités et je loge quelques jours dans les mairies de Sanary et de Bandol. Cela se situe entre le 12 ou 13 mai (c’est déjà la grande attaque contre la Belgique) et le 5 juin.
5° Le 5 juin, date à laquelle les Allemands franchissent la Somme, le 26ème R.T.S. quitte la vallée du Rhône et est jeté entre Somme et Seine, au côté du RICM au sein de la 8èmeDivision d’Infanterie Coloniale Légère (8 ème D.I.C.L.) qui retraite glorieusement jusqu’à Ribérac où a lieu son dernier combat le 24 juin à 18 heures après de sanglants engagements à Mantes sur la Seine, puis de Chartres à Amboise sur la Loire, sur le Cher, sur l’Indre.
Ainsi, ce n’est pas le 12ème R.T.S. qui s’est occupé de Sanary-Bandol au moment tragique où l’on attendait des débarquements italiens, qui d’ailleurs ne se produisirent pas. Ceux qui étaient responsables de ces actions, bien qu’à la tête du 26ème R.T.S., étaient bien le colonel, l’Etat-Major et l’encadrement qui avaient été ceux du 12ème R.T.S. initial parti en 1939 de La Rochelle, puis du 12ème R.I.C. pendant l’hiver en Lorraine. »
2 : NOTICE SUR LE GÉNÉRAL E.-J. CORTADELAS . Le général de division (c.r.) Edouard-Jacques Cortadelas est décédé le 14 décembre 1990 à Digne. Il avait 78 ans. Né à Toulouse, élevé au Liban, il avait fait ses études supérieures à Paris. Engagé en août 1935 au 17ème R.T.S., à Damas, il fit la guerre de 1939-1940 aux 12ème et 26ème R.T.S.. En 1941, il était en Indochine, puis rejoignit la France Libre en septembre 1941. Ce fut ensuite la campagne du Levant, celle de la frontière Chine-Tonkin, puis la retraite de la colonne Alessandri vers la Chine (1943-1945). Après la guerre, il fut chef du comité interministériel de l’Indochine (ministère De Gaulle), et participa de 1947 à 1958 à la restructuration de l’Indochine puis du Maroc. Jusqu’en 1960, il fut en poste au Maroc, à l’Ecole supérieure de Guerre (Paris), à Madagascar, en Afrique du Sud et aux Etats-Unis. Enfin, de 1961 à 1962, il fut en Algérie. De 1962 à 1969, il fut successivement chef d’Etat-Major de la 11ème Div. Légère d’Infanterie (Nancy), commandant du 7ème R.PIMA (Dakar), auditeur du CHEM et de l’IHEDN, puis à la brigade aéroportée de Pau. En 1968, il était nommé général. De 1969 à 1972, il fut délégué militaire du gouvernement français auprès du président de la République du Tchad et commandant en chef des forces franco-tchadiennes, auxquelles appartenait son fils Bertrand tué au combat, le 23 janvier 1971
3. LE PORTE-AVIONS « BEARN » QUITTE LES SALINS POUR RENTRER A TOULON (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261).
-1941 – 12 mai :
1. L’AGENT SECRET SORGE donne la date du 22 juin comme celle dd l’agression allemande contre l’Union soviétique..
2. AMIRAL JUBELIN « FLEET AIR ARM » Hélas ! ça y est. Pembroke vient d’être en grande partie détruite. L’alerte a sonné à minuit trente. Les sirènes n’avaient pas achevé de mugir que trois bombes faisaient ressauter la maison. Je me suis précipité au premier étage où ma vieille propriétaire, malade depuis trois jours, ne peut pas bouger. Je l’ai descendue dans la cave promue au rang d’abri. D’abri, il n’en existe pas et le moindre pruneau traverserait certainement ces maisons de briques. Je demande à Mme Bennett si elle a peur :
— Bien trop vieille. A mon âge, la mort est une chose indifférente.
Je suis ressorti dans le jardin. Dans le ciel pur, où trône une lune énorme et toute blanche, passent des groupes de bombardiers. J’ai peur. Dans un sifflement, avec un grand sursaut de la terre qui souffre, un coup très proche ouvre la porte du jardin, effrite les vitres et fait voler les rideaux. Dans la rue, trois incendies flambent tout près. Les glaces des devantures, pulvérisées, jonchent les trottoirs. Les gens s’affairent, surveillent leurs étalages ouverts à tout venant. Ce souci, sur le moment, m’a semblé excessif. D’autres, par contenance, balaient les éclats de verre. Je suis revenu dans ma chambre aux fenêtres éventrées. Mon lit est parsemé d’éclats de verre et le froid s’engouffre par l’ouverture. *
La fin de l’alerte vient de sonner. Je ne suis pas très fier. C’est une chose très désagréable que d’avoir eu peur et je viens de découvrir que seule l’action m’avait permis d’échapper à cette sensation de ventre resserré, de cœur qui se met à battre. Et dire qu’à Portsmouth, sur le Courbet, je ne m’occupais même pas des bombes ! C’est tout autre chose, sous le même danger, de rester inactif ou d’avoir à commander des hommes.
La ville frémit. Camions, autos militaires, autos de pompiers, font vibrer à leur tour le sol. Les gens crient dans les rues, les chiens aboient.
J’entends mes deux jeunes voisines qui rentrent ; elles étaient à une soirée de danse au mess (amiral Jubelin, « Marin de Métier, Pilote de fortune », 1ère édition, 1951).
-1943 – du 12 mai au 5 juin :
1. LA FRANCE COMPTERAIT 4 758 MORTS EN TROIS SEMAINES, tel serait le bilan établit par Vichy des bombardements anglo-américains sur la France.
2. RATIONNEMENT – E.D.F. fait le recensement des personnes vivant au foyer de chaque abonné pour le rationnement de l’électricité. Pour obtenir du sulfate, il fallait faire une demande en mairie de Saint-Mandrier qui alors délivrait un -bon- permettant d’effectuer l’achat (Gisèle Argensse, 1989, p. 217).
3. LA SUISSE REFOULE TOUT NOUVEAU REFUGIE – Promulgation d’un arrêté fédéral sur les réfugiés entrés en Suisse depuis le 20 août 1942, prévoyant le refoulement de tout nouveau réfugié.
4. LES OTAGES TOMBENT SOUS LES BALLES – Face à la résistance qui s’organise contre les violences de l’occupant, ce dernier réagit avec sauvagerie : les otages tombent sous les balles. On perquisitionne, on déporte. Près de Marseille, la prison des Baumettes regorge. On arrête 6000 officiers supérieurs (Mairie de Sanary : « Sanary, le 1er février 1945. Recensement des crimes de guerre b. Troupes allemandes ; Valloton B., 1945, p. 172).
5. LA BATAILLE DE L’ATLANTIQUE EST PERDUE PAR L’ALLEMAGNE – En mai 1943, la bataille de l’Atlantique est définitivement perdue par l’Allemagne. La reprise, tentée par la suite, ne pourra rien y changer; l’avance technique des Alliés ne pouvant plus être rattrapée malgré les améliorations apportées aux armes sous-marines.
-1944 – 12 mai : LA FLOTTE SYMBOLIQUE DE VICHY – Le croiseur « La Galissonnière », restitué à la marine française à la suite des accords d’avril 1944 et officiellement remis le 12 mai 1944 est conduit le jour même au Lazaret (Marc Saibène, Toulon et la marine, 1942-1944).
-1945 – 12 mai :
1. MORT DU PRÉSIDENT FRANKLIN D. ROOSEVELT. Le vice-président, Harry Truman, lui succède.
2. ÉMEUTES ANTIFRANÇAISES ET RÉPRESSION DANS LE CONSTANTINOIS EN ALGÉRIE (Jean-Charles Volkmann, 2003). Cf. à la date du 8 mai.
-1949 – 12 mai : IL Y AURA DEUX ÉTATS ALLEMANDS – Fin du blocus de Berlin conclue par un accord décidé par la Grande-Bretagne, la France, les Etats-Unis et l’Union soviétique. L’accord consacre le statut quo : on s’oriente vers la constitution de deux Allemagnes séparées.

(Hôtel de ville de Couirthézon, Vaucluse, détail de façade, 2011 – cl. H. Ribot)
-1951 – 12 mai : LES ÉTATS-UNIS EXPÉRIMENTENT UNE BOMBE A HYDROGÈNE dans l’atoll d’Eniwetok (îles Marshall, Pacifique)..
-1953 – à partir du 12 mai : MODERNISATION DE L’ÉCLAIRAGE COLLECTIF DE SAINT-MANDRIER – A Saint-Mandrier, les vieux poteaux de lumière du quai sud alimentés par des câbles aériens seront remplacés par des lampadaires du dernier modèle (Ken Nicolas, vol. 1, p. 127).
-1957 – 12 mai : MORT DU COMÉDIEN ET METTEUR EN SCENE ERICH VON STROHEIM.
-1961 – mai : LES ÉCLAIREURS DE FRANCE A LA SEYNE – Conduite par ses responsables, Serge Malcor (Grizzly) et Henri Ribot (Okapi), la troupe Clair Azur des Eclaireurs de France participe à la Fête de l’école laïque à La Seyne, sur le stade Scaglia.
-1963 – mai : A SAINT-MANDRIER, L’ENSEMBLE DES ÉCOLES DE LA MARINE PREND L’APPELLATION DÉFINITIVE DE « GROUPE DES ÉCOLES DE MÉCANICIENS », LE G.E.M., qui assurera, à tous les échelons, la formation du personnel mécanicien du service général. C’est ainsi qu’au quartier de la Carraque, deux formations importantes seront mitoyennes le G.E.M. et la B.A.N. – Base Aéronautique Navale (Gisèle Argensse, 1989, p. 204). L’ensemble de ces écoles devient le » Groupe des Ecoles de Mécaniciens » (G.E.M.) assurant, à tous les échelons, la formation du personnel mécanicien du service général.
-1965 – 12 mai : DÉCÈS DE L’ÉCRIVAIN ROGER VAILLANT qui fut tout à la fois écrivain, essayiste et grand reporter. Prix Goncourt. Films : Les Liaisons dangereuses 1960, La Loi, La Truite, PLUS.
Embauché en 1928 comme journaliste à Paris-Midi, il fut, cette même année, cofondateur éphémère de la revue expérimentale Le Grand Jeu. Dandy et libertin, il continue son métier de journaliste jusqu’à la guerre et fréquente les milieux littéraires. Replié à Lyon après la défaite de 1940, il s’engage en 1942, après une cure de désintoxication, dans la Résistance aux côtés des gaullistes puis des communistes et écrit ses premiers textes comme Drôle de jeu (Prix Interallié, 1945) où s’associent désinvolture et Résistance. Après la guerre, il s’installe dans l’Ain à Meillonnas et est inscrit quelques années au Parti communiste. Il écrit alors une série de romans engagés : Les Mauvais Coups en 1948 (l’histoire d’un couple qui se défait), Bon pied bon œil en 1950 (la découverte du militantisme), Beau Masque en 1954 (le thème de la fraternité syndicale et de la lutte contre l’aliénation), 325 000 francs en 1955 (l’exploitation ouvrière) ou encore La Loi (Prix Goncourt 1957) sur les jeux de pouvoir et de vérité dans la région des Pouilles en Italie. Il travaille également comme scénariste auprès de Roger Vadim ou de René Clément. Roger Vailland meurt à cinquante-sept ans, le 12 mai 1965, d’un cancer du poumon.
-1967 – 12 mai – « BLOW UP » D’ANTONIONI, obtient la Palme d’Or au festival de Cannes
-1968 – mai – VERS UN « SOCIALISME A VISAGE HUMAIN » – Le Parti communiste tchécoslovaque (PCT), voulant s’orienter vers un « socialisme à visage humain », a décidé en mai de convoquer un congrès extraordinaire et a aboli la censure en juin.
-1983 – mai et octobre : « GROUPE DES ÉCOLES DE MÉCANICIENS » – Les promotions du GEM de Saint-Mandrier se nommeront, en mai 1983 « Rubis » ; en octobre 1983 « P.M. L’Her ».
-1985 – 12 mai : DÉCÈS, A PARIS, DE JEAN DUBUFFET qui fut peintre, sculpteur et plasticien. Premier théoricien de ce qu’il a dénommé « l’art brut », il est l’auteur de critiques vigoureuses de la culture dominante (cf. son essai « Asphyxiante Culture »).
1992 – 12 mai : DÉCÈS DU L’ACTRICE JACQUELINE MAILLAN.

(Toulon, immeuble Arts Déco. Cl. H. Ribot)
–2024 – 12 mai :
1. La « Toulon Provence Regatta » se déroulera du 7 au 12 mai 2024. C’est la première fois que la Coupe de France du Yacht Club de France fait étape au port de Toulon. Ce seront 5 générations de voiliers 12 mJI venant de toutes les parties du monde qui régateront pendant une semaine dans la Grande rade.
2. Rendez-vous à Sanary pour participer à la Fête de la Mer organisée par la Ligue contre le cancer de Sanary-sur-Mer. ente et dégustation sur place de coquillages, produits de la mer, plats cuisinés… mais également vente d’objets artisanaux et matériels marins.
3. La Seyne : Les festivités continuent tout le week-end après le passage de la flamme. Le 12 mai, rendez-vous sur la Corniche pour un Dimanche sur la Corniche spécial color run, une course d’environ 4,5 km !

(La Seyne : les Sablettes en 1975).
CHRONIQUE CATALANE : 50e livraison –
L’Indépendant des Pyrénées Orientales, 22 fmai 1992.
« LA PROVICIA DE L’HOME DE CANETTI » – « La provincia de l’home », d’Elias Canetti, és el volum 66 de la colleccio « Les millors obres de la literatura universal del segle XX » ; ve després de Faulkner, Thomas Mann, Nabokov i Henry Miller, i sera seguida de Salinger, Eliot i Michel Leiris. Son uns llibres gruixuts que amplien en bones condicions de preu una biblioteca catalana a les dimensions del planeta. « La provincia de l’home » ha estât traduïda al català per Ramon Monton, gràcies a una ajuda de la Institucio de les Métrés catalanes.
Elias Canetti, que va néixer a Bulgària el 1905, ve d’une familia de jueus sefardites que va ser expulsada, com tants milers d’altres, pels Reis catolics el 1492, ara fa exactament cinc- cents anys. (L’Espanya actual ha organitzat actes de desgreuge per aquest fet luctuos del passât). La familia Canetti es va establir inicialment a Turquia. Elias va aprendre d’hora l’anglès, el francès i l’alemany ; és en aquesta darrera llengua que escriu, i la seva obra va mereixer el premi Nobel de literatura el 1981.
L’obra d’aquest escriptor és molt original, ja que és dedicada sobretot a l’assaig. Elias Canetti ha escrit una sola novel.la, diverses obres dramatiques i, sobretot, l’assaig « Massa i poder », que li ha costat vint anys de treball (hi fa una anàlisi de l’aparicio i del desenvolupament del feixisme). De fet Canetti apareix com un filosof i un grari humanista.
Com a repos del seu treball d’investigacio per a « Massa i poder », va prendre el costum de dedicar una hora o dues diàries a notar les seves reflexions, en tots els dominis, entre 1942 i 1972. El résultat n’és aquesta « Provincia de l’home” on apareixen més potser que enlloc – i expressades amb un gran encert literari – les seves preocupacions sobre la mort, els mites, l’abus de poder, la destruccio dels animais, la potència del record… Un tret significatiu seu és que déclara haver après més dels primitius boiximans que de moites obres de la literatura universal.
« La provincia de l’Home » és un llibre que es paiajeda pàgina per pàgina, i sovint linia per linia, sense presses. (P.V.)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

- Docteur, j’ai tout le temps mal à la tête !
- Monsieur l’abbé, vous levez abuser de la bonne chère, non ?
- Mais pas du tout ! Je suis même au régime…
- Alors, vous fumez trop…
- Ah ! non… Pas une seule cigarette de toute mon existence !
- Ce ne serait pas votre bonne qui vous entraîne à commettre quelques excès ?
- Oh ! Docteur ! Comment pouvez-vous penser me chose pareille ?
- Eh bien ! Monsieur l’abbé, je ne vois qu’une seule explication : c’est votre auréole qui est trop serrée !

Je vous souhaite un bon lundi.

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