ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 1er MAI 2025, 14e ANNÉE (n° 4135)
Villes de Provence : Bouches du Rhône.

Aix-en-Provence : Oppidum d’Entremont.
FÊTES : Le 1er mai est le jour de la FÊTE INTERNATIONALE DES TRAVAILLEURS dans de nombreux pays. C’est le 12e jour du mois de floréal An II, officiellement dénommé jour du SAINFOIN, dont certaines espèces sont cultivées comme plantes fourragères, mais c’est surtout la fête des JEREMIE, du nom de l’un des prophètes majeurs de l’Ancien Testament que 990 personnes ont comme patronyme. 30190 ont été prénommées Jérémie depuis 1900 dont 30 000 environ vivent encore aujourd’hui. Le prénom fut populaire dans les années 1980.
C’est en 1947 que le 1er mai est officiellement reconnu comme jour chômé et payé, grâce à une loi votée à l’unanimité. La France n’est pas la seule à s’arrêter pour la fête du travail. Aujourd’hui, près de 160 pays célèbrent également le 1er mai, et seule une poignée d’entre eux ne l’a pas institué comme jour férié.
La fête du travail se distingue des autres jours fériés du calendrier français. Alors que la plupart peuvent être travaillés selon les accords collectifs ou les décisions de l’employeur, le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé pour tous les salariés, tous secteurs confondus, sauf dérogation spécifique.
DICTON : « De la pluie le premier jour de mai ôte aux fourrages de la qualité ».
LOCUTION PROVENÇALE : Bordilles (les balayures) : autrefois, on lançait les bordilles par la fenêtre en criant « passa rès ? » (il ne passe personne ?). D’où le chien-bordille ou chien casse-bordille (le chien des rues) Le mot est devenu un terme d’injure : « sale bordille ! » en français « fumier ! ».
PENSÉE. « Qui met en liberté l’âne sauvage » (Job, 39-5).
ÉPHÉMÉRIDES :

(1946 07 26 22 Aix en Provence La Grande Fontaine).
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
SANARY – 309e livraison. 1649 – 1er mai : LA « PICOTE » OU VARIOLE, TUE 12 PERSONNES A SANARY, SURTOUT DES ENFANTS, L’ANNEE 1647 : La mention « décédé de « picote », c’est-à-dire la variole, est quelquefois indiquée comme motif des décès survenus en 1647 à Saint-Nazaire. Un grand nombre d’enfants en moururent malgré l’assistance de deux sages-femmes et du maître chirurgien André Martel qui décéda le 1er mai 1649. On peut aussi citer parmi les défunts un « teulier » (fabricant de tuiles » au lieudit La Gourguette (quartier où existe de nos jours un lieu-dit « La Tuilerie »). Le 25 octobre, on note le décès par maladie contagieuse d’un Sanaryen, capucin à Marseille. (B. Rotger, 1984, p. 61).
OLLIOULES 222e livraison. 1859 – 1er mai : INAUGURATION DE LA LIGNE MARSEILLE – AUBAGNE. Le chemin de fer va bientôt arriver à La Seyne et Toulon.
La ligne de chemin de fer Marseille-Aubagne-Toulon fut inaugurée en 1859. La partie du trajet construite dans le Var est due à l’entreprise Borde. Les bâtisses des stations furent exécutées par l’entreprise Laozi (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982).
La municipalité d’Ollioules étudie le projet le 15 février 1852 (Castellan E., 1937). Ollioules à cette occasion obtient que la gare soit construite de son côté, et non pas du côté de Sanary, et que son nom précède celui de Sanary (Castellan E., 1937). Au moment de la mise en service, les gares un peu éloignées des centres-villes sont desservies par des diligences particulières, les “Roulez”, comme celle de Mr Léon Cheval entre Sanary et la gare (2,1 km), celle de Mr Dol entre la même gare et Ollioules (2,8 km). Il en est de même entre la gare de La Seyne et la ville (près de 2 km). Les diligences Dol avaient remplacé les diligences Brest en 1845 à Sanary (Rotger B., 1984). Au moment de la mise en service, les gares un peu éloignées des centres-villes sont desservies par des diligences particulières, les “Roulez”, comme celle de Mr Léon Cheval entre Sanary et la gare (2,1 km), celle de Mr Dol entre la même gare et Ollioules (2,8 km). Il en est de même entre la gare de La Seyne et la ville (près de 2 km). Les diligences Dol avaient remplacé les diligences Brest en 1845 à Sanary (Rotger B., 1984).

Le 1er mai 1859, la ligne Marseille – Aubagne est ouverte, et le 28 mai 1859 c’est au tour de la ligne Aubagne – Toulon de l’être. Mais en réalité ces dates sont celles des inaugurations officielles. En avril 1859, la guerre a éclaté entre la France et l’Autriche pour l’unification de l’Italie. La nouvelle voie est aussitôt utilisée par les troupes Françaises qui embarquent à Toulon pour l’Italie, et cela avant même l’inauguration (Baudoin L., 1965). Evidemment, le Chemin de fer draine à lui tout le trafic, voyageurs et marchandises. La municipalité de Cuges le constate et proteste désespérément dans une séance du Conseil en novembre 1859 (Bonifay Cl., 1948). Mais il n’y a plus rien à faire ; les charretiers et les cochers sont au chômage. Les auberges ferment les unes après les autres. Les villages de l’intérieur sont touchés très vite. Même le trafic de cabotage le long de la côte, par tartanes, va lui aussi finir par disparaître. Un port comme Bandol, spécialisé dans les vins, n’en expédiera bientôt plus, et ses tonneliers disparaîtront aussi (en cela, le Chemin de Fer sera complété par le phylloxéra). (Delattre G., ms. Voir également Adolphe Meyer, Promenade sur le chemin de fer de Marseille à Toulon, Marseille, 1859).

(Aubagne).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 509e livraison. Le 1er mai 1859, la ligne Marseille – Aubagne est ouverte, et le 28 mai 1859 c’est au tour de la ligne Aubagne – Toulon de l’être. Mais en réalité ces dates sont celles des inaugurations officielles. En avril 1859, la guerre a éclaté entre la France et l’Autriche pour l’unification de l’Italie. La nouvelle voie est aussitôt utilisée par les troupes Françaises qui embarquent à Toulon pour l’Italie, et cela avant même l’inauguration (Baudoin L., 1965). Evidemment, le Chemin de fer draine à lui tout le trafic, voyageurs et marchandises. La municipalité de Cuges le constate et proteste désespérément dans une séance du Conseil en novembre 1859 (Bonifay Cl., 1948). Mais il n’y a plus rien à faire ; les charretiers et les cochers sont au chômage. Les auberges ferment les unes après les autres. Les villages de l’intérieur sont touchés très vite. Même le trafic de cabotage le long de la côte, par tartanes, va lui aussi finir par disparaître. Un port comme Bandol, spécialisé dans les vins, n’en expédiera bientôt plus, et ses tonneliers disparaîtront aussi (en cela, le Chemin de Fer sera complété par le phylloxéra). (Delattre G., ms. Voir également Adolphe Meyer, Promenade sur le chemin de fer de Marseille à Toulon, Marseille, 1859).
LA SEYNE-SUR-MER – 212e livraison : 1683 – 1er mai : CONTESTATION DES LIMITES DU PRIEURE DE SAINT-MANDRIER – Un nouveau différend se présenta encore au XVIIe siècle, au sujet des limites du prieuré de Saint-Mandrier, entre les consuls de la communauté de La Seyne, d’une part, et Messire Joseph Portalès, prieur de Saint-Mandrier, d’autre part. Il eut pour origine une question de limites du couvent avec le territoire de La Seyne. Naturellement, comme il était d’usage pourrait-on dire, il se termina par une transaction intervenue entre les parties si l’on en croit le manuscrit de Jean Denans : « Transaction du 1er mai 1683, sur une contestation au sujet des limites du prieuré de Saint-Mandrier, reçue par M« Vidal, notaire à La Seyne, entre Messire Portalès, prêtre bénéficier de la cathédrale de Toulon, pris en qualité de prieur de Saint-Mandrier, et les Sieurs Antoine Vicard et Jean Guigou, consuls, intervenant pour et au nom de la communauté dudit lieu de La Seyne, par laquelle il a été déclaré la contenance des nouvelles limites et le bornage de ladite terre de Saint-Mandrier. » (Louis Baudoin, 1965, p. 91). Le fait que l’on ait dû définir les limites de la possession territoriale du prieuré de Saint-Mandrier appartenant à l’évêché de Toulon, et cela plus de 500 ans après la séparation de Toulon et de Six-Fours et une trentaine d’années après celle de La Seyne et de Six-Fours, indique que l’ancienne presqu’île, devenue île depuis le début du XVIIe siècle et portant à présent un hôpital de la marine et un lazaret appartenant à Toulon, restait un territoire hors normes.
TOULON – 196e livraison :. 1847 – 1er mai : LE GENIE DE LA NAVIGATION – Le 1er mai 1847, à 7 h 30 du matin, une petite assemblée de personnalités civiles et militaires, réunie sur le carré du port devant l’hôtel de ville, inaugure la statue du Génie de la Marine au son de la musique des équipages de la marine. Histoire de cette statue : En 1843, Victor Clappier et Alphonse Denis, deux députés du Var, demandent au gouvernement de Louis-Philippe d’accorder à la ville de Toulon une statue colossale représentant le génie de la navigation, destinée à la décoration du carré du port. Le ministre de l’Intérieur répond favorablement et confie l’exécution de cette œuvre à Louis Joseph Daumas, sculpteur toulonnais, résidant à Paris, surnommé par ses compatriotes le petit Puget qui dira ceci de sa statue : “Le génie de la navigation rappelant la mémoire des grands marins, semble dire par sa composition, c’est là-bas… bien loin qu’il faut aller, dans l’immensité, chercher, combattre et triompher. La statue rappelant le passé montre à nos jeunes marins leur avenir”. Daumas aura besoin de 15 mois pour achever sa sculpture. Mais le modelage en pierre ne le satisfait pas, et, soucieux de voir son chef-d’œuvre traverser les siècles, il propose à la municipalité toulonnaise, en janvier 1845, de faire couler la statue en bronze pour en assurer la pérennité. Le ministre de l’Intérieur, qui avait subventionné en partie la sculpture en pierre, refuse de financer le coulage en bronze, et conseille alors au maire de Toulon d’attendre l’exposition de la statue au Louvre pour savoir si cette réalisation sera un succès méritant de trouver les crédits nécessaires à sa transformation. Mais Toulon suit l’avis de Daumas, et en mars 1846, c’est une statue en bronze de 1300 kg coulée par un fondeur parisien, M. Saint Denis, et financée par la ville, qui quitte enfin la capitale. Il faudra attendre une année pour que le génie de la navigation occupe sa place sur le carré du port, et devienne un personnage familier pour la population toulonnaise, qui le baptise Cuverville, faisant un amalgame malicieux du nom d’un marin normand et de la position de la statue, qui montre “son dos” à la ville. La statue est posée sur un piédestal décoré de quatre bas-reliefs exécutés également par Daumas. La petite histoire raconte que leur réalisation et leur installation posèrent quelques problèmes au sculpteur. Certains conseillers municipaux voulant inclure les grandes expéditions d’Egypte et d’Alger sur les bas-reliefs, critiquèrent les thèmes proposés par Daumas (Toulon dévoile sa mémoire, 1992, p. 100).
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES (L’intégrale).

(Berre)
-1246 – 1er mai : Testament de Burgondion de Trets, vicomte de Marseille. Il élit sa sépulture au monastère de Saint-Victor, auquel il lègue 10 sous d’or, un cheval et les armes d’acier qu’il portait à la guerre ; il laisse à ses fils Dragonet et Raimond (note : il se fit religieux franciscain et fut élu général des Frères Mineurs au chapitre tenu à Rieti en 1289, en présence du pape Nicolas IV. Son humilité lui fit refuser l’évêché de Padoue que le pape Boniface IX voulait lui donner. Sur sa volonté, sa bibliothèque fut partagée après sa mort entre les couvents de Marseille et d’Aix, conformément à l’autorisation qu’il avait reçue du pape en 1295), par moitié, ses biens du terroir de Marseille, dont ils jouiront de l’usufruit jusqu’à 18 ans ; dans le cas où ils devront faire profession religieuse dans un couvent de leur choix, ces biens iront ensuite à leurs autres frères. Il veut que si son fils Burgondion II décède sans mâles (ce qui arriva, car Burgondion n’eut de sa femme Béatrix de Saint-Jullien que deux filles.), sa part aille à lsnard d’Entrevennes, son frère. Il lègue à Raimond trois parts de Puyloubier ; à Dragonet, celles de Pourcieux et Pourrières ; à Raimond Geofroi, celles de Rousset et de Belcodène ; à chacune de ses filles, Béatrix et Douceline, religieuses à Saint Zacharie, 20 sous d’or et une pension de 20 sestiers d’annone ; à sa fille Cécile, femme de Gaucher de Forcalquier, 20.000 sous raimondins, en sus de sa dot de 5.000 ; à ses filles Briande et Sanche, 10.000 sous à chacune pour leur mariage. (Acte 524 des vicomtes de Marseille, Henri de Gérin-Ricard, 1926. Réf. Ind. : Bibl. nat., fr. 30884, dossier 3. fol. 41, au 13 juin 1240. Ruffi, Histoire de Marseille. I. I, p. 78. — De Juigné, Généalogie, p. 262).
-1273 – 1er mai : : ABBAYE DE BOSCODON – Un peu avant la fin du XIIe siècle, Guigues, abbé de Boscodon, fonda dans le diocèse de Sisteron l’abbaye de Lure, dont il fut le premier abbé. Ces abbayes dépendaient l’une et l’autre de celle de Chalais, près de Grenoble, qui fut le chef-lieu d’une congrégation bénédictine, appelée de son nom l’ordre chalaisien, ainsi que le raconte un diplôme de Guillaume, comte de Forcalquier, du 1er mai I273. Guigues avant été fait abbé de Chalais, eut pour successeur à Lure Imbert, qui en fut le second abbé ‘, et c’est celui-ci qui, après la retraite de
Bertrand Garcin, fut élu évêque de Riez à sa place, vers 1192. C’est bien mal à propos que Bartel et le Gallia ont voulu faire d’ Imbert un moine de Lérins, confondant l’abbaye de Lérins
avec celle de Lure, à cause de la ressemblance
des noms (Gallia Christ., Arles).
-1359 – 1er mai : Curtes – lieu-dit, commune de Marseille (acte aux archives de Saint-Sauveur).

( Castrum de St Michel de Rove vu du Camp de Laure)
-1391 – 1er mai : bourg de la ville de Marseille (acte aux archives de Cassis). Cassis – canton de La Ciotat. Son territoire a toujours fait partie de l’évêché de Marseille et en dépend encore (1872). Mentions : Carsicis portus / Casicis, var. msc. Itinéraire d’Antonin. L’ancien Cassis était situé dans le premier golfe que l’on trouve après avoir doublé le cap Canaille, en venant de l’Est. Ce golfe, qui s’appelle aujourd’hui golfe de L’Arène, a envahi presque toute la partie du rivage sur laquelle était bâtie l’ancienne ville. On croit que cette ancienne ville fut détruite vers 578 par les Lombards, et la mer en a englouti toutes les ruines par l’effet d’un affaissement de terrain, vers 1773 (Mortreuil).
-1555 – 1er mai : Bourg de la Cité (acte aux archives de Saint-Victor). La Ciotat – chef-lieu de canton, arr. de Marseille ; comprend quatre communes : La Ciotat, Cassis, Ceyreste et Roquefort. Mention : Citarista, portus Citharista (Port de Ceyreste, Itinéraire maritime d’Antonin : a Taurento, Citarista, portus, M.P.M. XVIII.).
-1564 – 1er mai : IMPORTANCE DE LA GARDE DES CÔTES SIX-FOURNAISES – Outre la garde que la communauté a toujours fait faire sur la montagne du cap de Siciech, elle a été obligée très souvent, à cause des turcs, mores et corsaires qui vinrent faire descente dans cette province et singulièrement à la côte de Six-Fours, de faire augmenter les gardes autour du terroir et à la cote de la mer. Ce qui est justifié par l’acte du premier mai 1564, reçu par Maître Lombard, notaire, par lequel Michel et Anthoine Denans, frères dit Bourres, s’obligèrent aux syndics de la communauté, qui étaient Jean Audibert, André Gaultier et André Vidal, de faire garde toutes les nuits pour raison des ennemis et corsaires de mer, qu’ils avaient ja (déjà)commencé leur garde au lieu appelé le Calladou, puis le 23 avril jusqu’au jour de St Michel, moyennant 4 livres 8 sols et 3 liards pour chaque mois.
-1649 – 1er mai : LA « PICOTE » OU VARIOLE, TUE 12 PERSONNES A SANARY, SURTOUT DES ENFANTS, L’ANNEE 1647 : La mention « décédé de « picote », c’est-à-dire la variole, est quelquefois indiquée comme motif des décès survenus en 1647 à Saint-Nazaire. Un grand nombre d’enfants en moururent malgré l’assistance de deux sages-femmes et du maître chirurgien André Martel qui décéda le 1er mai 1649. On peut aussi citer parmi les défunts un « teulier » (fabricant de tuiles » au lieudit La Gourguette (quartier où existe de nos jours un lieu-dit « La Tuilerie »). Le 25 octobre, on note le décès par maladie contagieuse d’un Sanaryen, capucin à Marseille. (B. Rotger, 1984, p. 61).
-1676 – 1er mai : La Viste (registre aux archives de la Major) – hameau, commune de Marseille. Placé sur un point culminant qui forme l’extrémité occidentale de la chaîne de l’Etoile ; son nom vient de la superbe vue dont on y jouit en arrivant à Marseille.

(Berre, Photographie Charles Berre L’Etang).
-1683 – 1er mai :
1. FORT DE L’EGUILLETTE A LA SEYNE : Le 18 février 1683, un marché supplémentaire fut passé avec le même entrepreneur (Chaussegros) par M. de Vauvré, intendant de la Marine à Toulon, pour la construction d’un garde-fou, en brique, sur le mâchicoulis de la tour carrée de l’Eguillette, du côté ouest, au prix de 1.360 livres et à exécuter pour le 1er mai suivant (Louis Baudoin, 1965, p. 203).
2. CONTESTATION DES LIMITES DU PRIEURE DE SAINT-MANDRIER – Un nouveau différend se présenta encore au XVIIe siècle, au sujet des limites du prieuré de Saint-Mandrier, entre les consuls de la communauté de La Seyne, d’une part, et Messire Joseph Portalès, prieur de Saint-Mandrier, d’autre part. Il eut pour origine une question de limites du couvent avec le territoire de La Seyne. Naturellement, comme il était d’usage pourrait-on dire, il se termina par une transaction intervenue entre les parties si l’on en croit le manuscrit de Jean Denans : « Transaction du 1er mai 1683, sur une contestation au sujet des limites du prieuré de Saint-Mandrier, reçue par M« Vidal, notaire à La Seyne, entre Messire Portalès, prêtre bénéficier de la cathédrale de Toulon, pris en qualité de prieur de Saint-Mandrier, et les Sieurs Antoine Vicard et Jean Guigou, consuls, intervenant pour et au nom de la communauté dudit lieu de La Seyne, par laquelle il a été déclaré la contenance des nouvelles limites et le bornage de ladite terre de Saint-Mandrier. » (Louis Baudoin, 1965, p. 91). Le fait que l’on ait dû définir les limites de la possession territoriale du prieuré de Saint-Mandrier appartenant à l’évêché de Toulon, et cela plus de 500 ans après la séparation de Toulon et de Six-Fours et une trentaine d’années après celle de La Seyne et de Six-Fours, indique que l’ancienne presqu’île, devenue île depuis le début du XVIIe siècle et portant à présent un hôpital de la marine et un lazaret appartenant à Toulon, restait un territoire hors normes.
-1721 – 1er au 21 mai : SANARY COMME PORT DE SECOURS POUR TOULON – L’envoi de troupes à Sanary par le chevalier du CASTELLET, confirme l’importance du rôle de son port comme secours de la ville de Toulon – : Il est à remarquer que depuis le début de cette période ce n’est plus le conseil qui prend les délibérations, mais le Bureau de Santé. Dès le 1er Mai, le Bureau vient d’être averti par le commandant DUPONT de l’arrivée prochaine de soldats, ainsi que les habitants de SAINT-NAZAIRE l’ont sollicitée. Cette lettre est aussi fortement vinaigrée. « Comme il est de la dernière importance que le port de SENARY soit conservé pour le secours de la ville de TOULON, nous vous envoyons un détachement de soldats de marine originaires des lieux voisins, soit : SENARY, BEAUSSET, CASTELLET et LA CADIERE. Ils seront commandés par le chevalier du CASTELLET qui est officier de marine. Vous en donnerez vous-mêmes avis aux voisins afin que cette nouveauté qui leur sera expliquée n’altère pas la bonne correspondance et l’union qui sont entre vous. Ils auront des billets de santé et des certificats des lieux d’où ils partent. Vous devez vous maintenir en santé. Je crois que le détachement n’ira à SENARY que le 3 de ce mois. Signé DU PONT ». Teneur de l’ordre de monsieur le Comte DUQUESNE, d’escadre des Armées du Roy, commandant la Marine à TOULON. « Il est ordonné au sieur Chevalier de CASTELLET, Capitaine de brûlot, de former un détachement de vingt-cinq soldats en y comprenant deux ou trois caporaux sur les soldats qui se trouvent originaires des quartiers à portée du lieu. Aussitôt qu’il aura rassemblé ce détachement, il partira pour se rendre à SENARY où ses soldats seront logés dans une ou deux maisons à portée l’une de l’autre, et établira une garde dans les endroits qu’il trouvera à propos et fera tout ce qu’il dépendra de lui pour conserver ce village et le lieu de SIX-FOURS en santé. Monsieur DE PERRIN, Maréchal de camp, a envoyé ordre à ces deux communautés de lui obéir, il se concertera avec les consuls du lieu et prendra sur toutes choses le parti qu’il croit le mieux convenir pour la mission dont il est chargé. A TOULON, ce 21 Mai 1721, Signé: DUQUESNE à l’original. AYCARD Greffier. » De plus, les sieurs de MENERVILLE et LE CARTIER, lieutenants qui commandent les deux bateaux qui gardent le golfe, sont désignés pour être ses adjoints: Ils doivent ramener leurs bateaux à la chaîne du Port neuf de TOULON et revenir. Pour cela, un bateau de SAINT- NAZAIRE les accompagnera et les ramènera (Rotger B., 1984).

(Cassis Couronne de Charlemagne vue d’ensemble)
-1737 – 1er mai : Mgr. de Belsunce vient bénir la nouvelle église des Accates s’élevant sur le terrain donné par M. de Foresta-Colongue et intégrant sa chapelle privée. Cette église prendra le vocable de Saint-Christophe en 1823.
-1747 – 1er mai :
1. NOUVELLE DEPENSE DEMANDEE AUX COMMUNAUTES POUR CONTRIBUTION DE GUERRE, AFFECTEE À LA PLACE DE TOULON, EN PREVISION D’UN SIEGE. Délibéré d’emprunter 10 000 livres à l’effet de pourvoir au paiement des fournitures en foin, paille, fascines et bois à brûler, faites pour la place de Toulon (Castellan E., 1937, p. 177).
2. UN NOUVEAU PROCUREUR A OLLIOULES – Installation de Jean-Baptiste Burel, procureur du Roi à Ollioules (Castellan E., 1937, p. 176-177).
3. VENTE DE MOBILIER DE L’EGLISE – Autorisation accordée à ce que Lardier, curé de la paroisse d’Ollioules, fasse construire un autel à la romaine dans le sanctuaire et vendre les parements de devant comme inutiles, pour employer le produit à la dite dépense (Castellan E., 1937, p. 177).
-1756 – 1er mai : Signature du premier traité de Versailles.
-1757 – 1er mai : Signature du second. traité de Versailles.
-1794 – 1er mai (12 floréal An II) :
1. IL Y A 6.944 DETENUS DANS LES PRISONS PARISIENNES (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
2. LA MUNICIPALITE DE SANARY DELIVRA DES CERTIFICATS DE RESIDENCE AUX PRETRES ET RELIGIEUX DEMEURANT DANS LA COMMUNE : Pierre Joseph JULLIEN, curé, résidant dans la maison de la citoyenne Soleillet ; Joseph Charles TERRAS, ex religieux Minime, résident chez le citoyen Granet ; Jean-Baptiste BLAISE, frère lai, ex-Cordelier, dans la maison de Laurent REBOUL ; Marie-Anne Vernette, ex religieuse de sainte Ursule, dans la maison de sa sœur (Rotger B., 1984, p. 298).
3. DISETTE DU BLE AU BEAUSSET – L’approvisionnement est tellement précaire que du 12 au 16 floréal (1er au 5 mai), Le Beausset manque totalement de blé pendant quatre jours. L’acheminement du blé se fait surtout par voie de mer, et a été « retardé à cause du danger et du mauvais temps ». Il est bien difficile de vivre la Révolution et de la soutenir le ventre creux. Mais en cette circonstance, les beaussetans se montrent d’une telle abnégation qu’ils suscitent l’admiration de leurs élus. Ceux-ci n’ont pas été habitués à ce calme, et ont vu auparavant se développer des émeutes pour beaucoup moins… « Les habitants qui manquent de tout autre subsistance, soit en légumes de toute espèce, pommes de terre, herbages, le sol du pays ne produisant que du vin, n’ayant pour s’alimenter que la seule ressource du blé, ont manqué pendant quatre jours de cette subsistance de première nécessité sans pourtant s’être portés à des excès »… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française)

(1991 03 05 n°10 Ceyreste borie de l’arboretum PICT2497)
-1799 – 1er mai (12 floréal An VII) : EXPEDITION D’EGYPTE – Lettre du général Kléber au Général Berthier, Chef de l’Etat-Major. Au Camp du Bazar, le 12 floréal an VII (1er mai 1799). J’envoie, Citoyen Général, au quartier général trois hommes dont deux de la 2e demi-brigade légère et un dragon du 20e régiment, avec les motifs de leur arrestation de la part du général Junot. Comme il m’eSt impossible de former un conseil militaire par les dispositions des troupes de ma division sans occasionner des déplacements préjudiciables au service, je pense que le général en chef voudra bien y suppléer, en ordonnant purement et simplement la peine qui doit être infligée pour des faits aussi graves et qu’il en Statuera un exemple. Veuillez, je vous prie, mettre le tout sous ses yeux.
-1801 – 1er mai (12 floréal An IX) : EXPEDITION D’EGYPTE – (Abd-al-Rahaman al-Jabartî – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801– [Discussion entre le trésorier et les membres du Dîwân] Vendredi 17 [1er mai 1801] Arrivée de ceux qui ont été convoqués. Etaient présents, le trésorier, le commissaire, *Abd al-’Âl, ’Alî Aghâ, wâlî, des commerçants dont : Al-Sayyid Ahmad al-Zarû, al-Hâjj ’Abd Allâh al-Tâwudî, cheikh d’al-Ghûriyya, al-Hâjj ’Umar al-Malatiyalî, commerçant du khân al-Khalîlî, Mahmûd Hasan, Klimân l’interprète. Estève parla. L’interprète traduisait : « Le général en chef Menou, disait-il, vous transmet ses salutations et ses chaleureuses félicitations. Les événements se dissiperont, si Dieu le veut, et tourneront au bien : le peuple d’Egypte y trouvera son bonheur. Beaucoup d’Anglais ont péri. Les survivants sont atteints d’ophtalmie et de dysenterie. Un groupe d’entre eux s’est même présenté aux Français, poussé par la faim et la soif. Sachez que les Français n’ont pas évacué Rosette sous la contrainte mais dans un but précis. De même en fut-il pour Damiette. L’ennemi, en ambitionnant l’occupation du pays, a été obligé de disperser ses soldats. Alors, il nous est devenu possible de l’extirper.
« Nous vous informons aussi qu’un bateau est arrivé de France à Alexandrie. Il nous a apporté la nouvelle qu’une paix totale a été conclue avec les Coalisés ( qarânât) à l’exception des Anglais. Eux n’ont pas conclu la paix. Leur but est de susciter guerres et troubles afin de s’emparer du bien des gens.
« Sachez que les cheikhs retenus à la Citadelle et leurs compagnons sont en bonne forme. Le but de leur mise en état d’arrestation a été seulement de prévenir toute sédition et tout danger pour eux. La loi française prévoit de telles mesures. On ne peut s’y opposer. S’opposer à elle est comme s’opposer au Coran !
« Nous avons appris que le sultan ottoman a écrit à ses troupes de ne pas attaquer les Français et de revenir. Certains impudents ont repoussé cet ordre et ont désobéi au sultan, continuant la guerre sans son accord. »
Certains membres de l’assemblée intervinrent en disant : « Il n’y a qu’un seul but : la tranquillité et la paix ! A notre avis, les Français sont mieux, présentement, que les Anglais, car nous connaissons leurs manières et nous savons que les Anglais s’unissent aux Otto mans uniquement pour leurs intérêts personnels. Ils manœuvrent les Ottomans et ils les trompent jusqu’à ce qu’ils les conduisent dans une situation périlleuse ; puis, ils les abandonneront, comme ils ont fait autrefois. »
Le trésorier reprit : « Les Français haïssent le mensonge. Il n’est pas connu chez eux. Aussi devez-vous ajouter foi à toutes les nouvelles qu’ils vous apportent. »
Un assistant déclara : « Seuls les fumeurs de haschisch mentent et les Français ne fument pas le haschisch ! »
Le trésorier Estève continua : « Si les habitants du Caire se relâchent et se comportent mal, ils seront punis plus durement que l’an dernier. Sachez que les Français n’abandonneront jamais l’Egypte, ils n’en sortiront plus, car ce pays est devenu le leur et il est maintenant sous leur pouvoir. A supposer même que le destin veuille qu’ils soient vaincus au Caire, ils partiront pour la Haute-Egypte et, de là, ils reviendront une nouvelle fois. Ne pensez pas que leurs soldats ne sont qu’un petit nombre, ils ne forment qu’un seul cœur et alors, ainsi réunis, ils deviennent importants. »
La conversation se prolongea ainsi sur des propos aussi faux que futiles et les réponses des assistants s’étaient mises à l’unisson du moment.
Le trésorier continua la conversation : « Ce que l’on attend de vous, dit-il, est de venir en aide aux Français en versant le demi-million demandé. Après cela, nous interviendrons auprès du général en chef pour l’annulation de l’autre moitié comme vous l’a fait savoir le qâ’im maqâm Belliard. Empressez-vous d’acquitter cette partie de la taxe en demandant aux riches ; laissez les pauvres de côté pour cette affaire. » Les assistants répondirent : « Parfaitement d’accord. »
Le trésorier ajouta : « Il faut se presser, car il faut subvenir aux dépenses de l’armée. » Puis, un moment après : « Il faut, dit-il, que vous écriviez au général en chef pour lui faire savoir que le peuple du Caire est calme et paisible et que vous vous acquittez de vos fonctions. Bientôt, si Dieu le veut, il reviendra au milieu de vous. »
Là-dessus, la séance fut levée. On demanda à quelqu’un d’écrire la lettre demandée qui fut ensuite expédiée.
[Progression des Ottomans] Ce même jour, on a appris la nouvelle de l’arrivée de Tâhir Pacha al-Arnâwudî (= l’Albanais) avec une troupe de soldats albanais à Abû Za’bil.
[Expédition punitive] Ce même jour, expédition de quelques soldats français pour châtier quatre villages de la campagne, accusés d’entretenir des rapports d’amitié avec les Bédouins et d’être des coupeurs de routes. Les villages furent pillés. Le butin, mobilier et troupeaux, fut amené au Caire.
[La taxe des multazim] Le qâ’im maqâm Belliard a écrit pour demander aux officiers de la milice les arriérés de la taxe ( firda) des d’une valeur de 12 000 riyâl. S’ils remettaient encore une fois à plus tard le versement, leurs maisons seraient cernées ; ils seraient ensuite mis en prison et condamnés à transporter des pierres. Les officiers de la milice s excusèrent, prétextant leur pauvreté. Belliard les fit mettre en prison. Al-Sayyid Ahmad al-Zarû se rendit auprès d’eux, puis intervint auprès du qâ’im maqâm ; il le pria de transiger pour un premier versement de 4 000 riyâlf le restant étant soldé plus tard, et lui demanda de permettre aux officiers arrêtés de descendre de la Citadelle pour régler cette affaire. La requête fut acceptée.
[‘Abd al-‘ÂI menace] Descendirent de la Citadelle ‘AIT Aghâ Yahyâ, aghâ des Circassiens, et Yûsuf Bâshjâwish à la demeure de ‘Abd al-‘ÂI, qui les enferma dans sa maison avec Mustafâ katkhudâ al-Razzâz. ‘Abd ,il ’Âl les faisait menacer par ses aides qui leur disaient : « Hâtez- vous de faire ce que vous avez à faire, sinon l’aghâ vous fera frapper à coups de cravache. » Gloire à Dieu « qui fait ce qu’il veut » (Coran 11/107). Car, cet ‘Abd al-‘ÂI qui les menaçait était bien incapable de respecter les bienséances en présence d’un des de ceux qu’il avait emprisonnés et a fortiori devant un de ces derniers.
[Un jeune Français déserteur] Ce même jour, les Français cernèrent la maison du wakîl Hasan Aghâ — qui était décédé avant cette date. La raison était qu’un jeune garçon français s’y était caché ; il avait pris la religion de l’Islam et s’était fait raser la tête. On arrêta un de ses collègues, qu’on mit en prison pour n’avoir informé personne, alors qu’il était au courant.
[Emissaires du vizir auprès de Belliard] Ce même jour, arrivée d’envoyés venant du camp du vizir auprès du qâ’im maqâm Belliard pour conférer avec lui. Belliard les reçut seul à part et les laissa partir au cours de la nuit. Interrogé sur ce qui s’était passé, le commissaire répondit : « Oui, ils sont venus pour des propositions de paix. »
-1802 – 1er mai : REORGANISATION DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE, CREATION DES LYCEES (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

(Château-Gombert_Patrimoine_8c1010f6ff)
-1806 – 1er mai : LE SYSTEME SCOLAIRE DE NAPOLEON 1ER EST LA CONTRE-PARTIE DE CELUI DES JACOBINS. La loi du 1er mai 1806 complétée par les décrets du 17 mars 1808 instituait l’Université, sorte de corporation enseignante exclusive, totalement sous la dépendance de l’Etat. « Nul ne peut ouvrir d’Ecole, ni enseigner publiquement, sans être membre de l’Université impériale et gradué par l’une de ses facultés (loi du 1er mai 1806). Aucune école ne peut être formée en dehors de l’Université impériale et sans l’autorisation de son chef (Décembre 1808, art. 2.). Toutes les écoles de l’Université impériale prendront pour base de leur enseignement : 1° Les préceptes de la religion catholique ; 2° la fidélité à l’Empereur, à la monarchie impériale, dépositaire du bonheur des peuples, et à la dynastie napoléonienne, conservatrice de l’unité de la France et de toutes le idées proclamées par la constitution. » Le système scolaire comprend quatre catégories d’établissements : les facultés et écoles spéciales, les lycées à la charge de l’Etat, les écoles secondaires ou collèges communaux subventionnés par l’Etat, les écoles primaires où l’on apprend à lire, à écrire et à calculer, entretenues par les communes et les parents. Ce qui est l’exact opposé des Jacobins de l’an II. Alors que ceux-ci faisaient de l’instruction primaire une affaire publique payée par l’Etat et une instruction secondaire une affaire privée s’adressant aux classes aisées, avec Bonaparte, c’est l’instruction primaire qui devient affaire privée, tandis que l’enseignement secondaire et supérieur, destiné à préparer des fonctionnaires et des officiers, se donne aux frais de l’Etat. Le gouvernement de l’Empire ne fit donc absolument rien pour les écoles primaires (cf. La statistique de 1809 de Sanary concernant les écoles primaires). (…) Cette loi n’attribuait aucun traitement aux instituteurs ; toutefois, moyennant l’admission gratuite d’1/5 des élèves, les communes pouvaient allouer des indemnités de logement. Mais souvent aucun crédit ne figure au budget à titre de cette indemnité (Bandol, Carnoules, Evenos n’en éprouvent pas le besoin ; Toulon en attribue une mais très faible). La rétribution scolaire fixée par les conseils municipaux était en rapport avec le degré d’instruction et les localités, et variait de 50 centimes à 3 francs selon que les élèves étaient lecteurs (1,75 F), lecteurs écrivains (2,50 F), lecteurs écrivains calculateurs (3F) (Délibération du conseil municipal de Belgentier (1811).
-1834 – 1er mai : Après les événements de Paris et Lyon (canuts) en 1831 et à nouveau en 1834, la Municipalité de Saint-Nazaire décida que les trente francs prévus au budget pour les fêtes du Roi seraient employés sur le désir de sa Majesté, au soulagement des gardes nationaux et militaires blessés au cours de ces événements (27 avril 1834). Un reliquat de quinze francs fut conservé pour faire une distribution de pain aux pauvres de la commune le premier mai, jour de la Fête du Roi (Rotger, 1984).
-1845 – 1er mai : LES CHANTIERS DU MOURILLON BRÛLENT POUR LA PREMIERE FOIS, le feu ayant été allumé par le forçat Ferrandin – célèbre pour les crimes qu’il avait commis en Provence – et qui, surpris sur le fait avait été abattu par une sentinelle (Amiral Lepotier, Toulon, porte du Levant, 1972).
-1847 – 1er mai : LE GENIE DE LA NAVIGATION – Le 1er mai 1847, à 7 h 30 du matin, une petite assemblée de personnalités civiles et militaires, réunie sur le carré du port devant l’hôtel de ville, inaugure la statue du Génie de la Marine au son de la musique des équipages de la marine. Histoire de cette statue : En 1843, Victor Clappier et Alphonse Denis, deux députés du Var, demandent au gouvernement de Louis-Philippe d’accorder à la ville de Toulon une statue colossale représentant le génie de la navigation, destinée à la décoration du carré du port. Le ministre de l’Intérieur répond favorablement et confie l’exécution de cette œuvre à Louis Joseph Daumas, sculpteur toulonnais, résidant à Paris, surnommé par ses compatriotes le petit Puget qui dira ceci de sa statue : “Le génie de la navigation rappelant la mémoire des grands marins, semble dire par sa composition, c’est là-bas… bien loin qu’il faut aller, dans l’immensité, chercher, combattre et triompher. La statue rappelant le passé montre à nos jeunes marins leur avenir”. Daumas aura besoin de 15 mois pour achever sa sculpture. Mais le modelage en pierre ne le satisfait pas, et, soucieux de voir son chef-d’œuvre traverser les siècles, il propose à la municipalité toulonnaise, en janvier 1845, de faire couler la statue en bronze pour en assurer la pérennité. Le ministre de l’Intérieur, qui avait subventionné en partie la sculpture en pierre, refuse de financer le coulage en bronze, et conseille alors au maire de Toulon d’attendre l’exposition de la statue au Louvre pour savoir si cette réalisation sera un succès méritant de trouver les crédits nécessaires à sa transformation. Mais Toulon suit l’avis de Daumas, et en mars 1846, c’est une statue en bronze de 1300 kg coulée par un fondeur parisien, M. Saint Denis, et financée par la ville, qui quitte enfin la capitale. Il faudra attendre une année pour que le génie de la navigation occupe sa place sur le carré du port, et devienne un personnage familier pour la population toulonnaise, qui le baptise Cuverville, faisant un amalgame malicieux du nom d’un marin normand et de la position de la statue, qui montre “son dos” à la ville. La statue est posée sur un piédestal décoré de quatre bas-reliefs exécutés également par Daumas. La petite histoire raconte que leur réalisation et leur installation posèrent quelques problèmes au sculpteur. Certains conseillers municipaux voulant inclure les grandes expéditions d’Egypte et d’Alger sur les bas-reliefs, critiquèrent les thèmes proposés par Daumas (Toulon dévoile sa mémoire, 1992, p. 100).
-1850 – 1er mai : Décès du zoologiste et anatomiste Henri Ducrotay de Blainville.

(1978 Gignc – BduRh – Le Camp de Laure PICT0168)
-1859 – 1er mai : INAUGURATION DE LA LIGNE MARSEILLE – AUBAGNE. Le chemin de fer va bientôt arriver à La Seyne et Toulon.
La ligne de chemin de fer Marseille-Aubagne-Toulon fut inaugurée en 1859. La partie du trajet construite dans le Var est due à l’entreprise Borde. Les bâtisses des stations furent exécutées par l’entreprise Laozi (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982).
Delattre G., ms : La voie ferrée doit emprunter un tracé inhabituel puisque le “Groupe Talabot” promoteur du projet, prévoit, dès le départ, de passer par la côte. Tout est donc nouveau dans cette nouvelle réalisation, et apparaît comme une révolution locale. La municipalité du Beausset proteste par sa délibération du 29 mars 1848 (Gavot J., 1976), mais ce sera sans résultat.
Celle de Cuges fait de même et accuse La Ciotat d’avoir usée d’influences (Bonifay Cl., 1948).
La municipalité d’Ollioules étudie le projet le 15 février 1852 (Castellan E., 1937).
Celle de Sanary, le 21 octobre 1855 (Rotger B., 1984).
Quand le tracé définitif sera soumis peu avant 1859, la municipalité du Beausset tentera encore de faire changer au moins l’emplacement de la gare la plus proche, Bandol, pour y avoir plus facilement accès depuis Le Beausset, mais toujours sans succès (Gavot J., 1976).
Ollioules à cette occasion obtient que la gare soit construite de son côté, et non pas du côté de Sanary, et que son nom précède celui de Sanary (Castellan E., 1937).
Pour cette nouvelle voie de communication, il n’a été tenu aucun compte des chemins existants. Le but est de passer à proximité des villes de la côte : c’est le cas pour Bandol et Saint-Cyr, ou de prendre une distance moyenne entre deux villes, si les deux sont desservies par une gare commune : c’est le cas de Sanary et d’Ollioules, et de Ceyreste et de La Ciotat, ou encore de s’en rapprocher le plus possible, mais sans faire de détours importants : c’est le cas pour La Seyne, et accessoirement pour Six-Fours. A Toulon seulement, la voie ferrée pénètre dans la ville, et même à l’intérieur des nouveaux remparts. Des voies annexes pourront desservir l’Arsenal de Toulon (dès le 1er juin 1859), ou les Chantiers de Constructions Navales de La Seyne ou de La Ciotat. La gare de triage n’est établie à La Seyne, conjointement avec une cité P.L.M. (Paris – Lyon – Méditerranée, du nom de la nouvelle compagnie d’exploitation, le Groupe Talabot, promoteur financier, a en effet fusionné avec le Paris-Lyon pour créer une nouvelle compagnie d’exploitation appelée Paris – Lyon – Méditerranée) pour le personnel, qu’après la guerre 1914-18, vers 1920. En 1899, une voie annexe allant de la gare de La Seyne jusqu’à Tamaris est mise à l’étude, mais ne sera jamais réalisée, cela sous l’impulsion de Michel Pacha, le promoteur de Tamaris. Il fait ajouter le nom de Tamaris à celui de la gare de La Seyne (Baudoin L., 1965).
De nouvelles techniques ont été mises en œuvre pour tracer cette voie nouvelle. D’abord le creusement de tunnel. Il y en a quatre dans le secteur : le Tunnel des Baumelles d’une longueur de 400 m à Saint-Cyr, avec seulement une trentaine de mètres de profondeur au maximum ; le Tunnel des Janots entre La Ciotat et Cassis, long de 1,6 km, sous la Couronne de Charlemagne à 90 m sous la surface du sol; le Tunnel de Collongues de 150 m, sous les bois de la Marcouline à Cassis ; le Tunnel du Mussuguet entre Aubagne et Cassis, long de 2,6 km, situé à plus de 120 m sous la ville de Carnoux et avec 160 m d’épaisseur maximum . Ensuite la construction de viaducs haut perchés : entre Bandol et Sanary, le Viaduc de Bandol est constitué de 9 arches de près de 25m de hauteur et faisant plus de 100m de longueur. La règle générale appliquée pour cette nouvelle voie de circulation est que la pente ne doit pas dépasser 2%. Aussi, dans le paysage de hautes collines, tranchées et levées se succèdent allègrement sur toutes les communes traversées. Du coup, les croisements avec les routes et chemins se font automatiquement par des ponts qui deviendront souvent trop étroits un siècle plus tard. Entre Toulon et La Ciotat, on dénombre 38 passages inférieurs de routes et chemins, 15 passages supérieurs, et 7 ponts de ruisseaux sans compter quelques passerelles piétonnières. L’autoroute moderne a rajouté 3 grands ponts supérieurs. En constatant qu’entre ces deux gares, la distance est à peine de 30 km, cela fait une densité moyenne de deux passage par kilomètre.
Au moment de la mise en service, les gares un peu éloignées des centres-villes sont desservies par des diligences particulières, les “Roulez”, comme celle de Mr Léon Cheval entre Sanary et la gare (2,1 km), celle de Mr Dol entre la même gare et Ollioules (2,8 km). Il en est de même entre la gare de La Seyne et la ville (près de 2 km). Les diligences Dol avaient remplacé les diligences Brest en 1845 à Sanary (Rotger B., 1984).
Les gares de Bandol et de Saint-Cyr sont plus proches des agglomérations, environ 500 m et 700 m. Il existe aussi une diligence partant de la gare de Saint-Cyr pour rejoindre La Cadière (5 km par la D66). Le plus souvent ces diligences particulières sont à deux chevaux.
Le 1er mai 1859, la ligne Marseille – Aubagne est ouverte, et le 28 mai 1859 c’est au tour de la ligne Aubagne – Toulon de l’être. Mais en réalité ces dates sont celles des inaugurations officielles. En avril 1859, la guerre a éclaté entre la France et l’Autriche pour l’unification de l’Italie. La nouvelle voie est aussitôt utilisée par les troupes Françaises qui embarquent à Toulon pour l’Italie, et cela avant même l’inauguration (Baudoin L., 1965). Evidemment, le Chemin de fer draine à lui tout le trafic, voyageurs et marchandises. La municipalité de Cuges le constate et proteste désespérément dans une séance du Conseil en novembre 1859 (Bonifay Cl., 1948). Mais il n’y a plus rien à faire ; les charretiers et les cochers sont au chômage. Les auberges ferment les unes après les autres. Les villages de l’intérieur sont touchés très vite. Même le trafic de cabotage le long de la côte, par tartanes, va lui aussi finir par disparaître. Un port comme Bandol, spécialisé dans les vins, n’en expédiera bientôt plus, et ses tonneliers disparaîtront aussi (en cela, le Chemin de Fer sera complété par le phylloxéra). (Delattre G., ms. Voir également Adolphe Meyer, Promenade sur le chemin de fer de Marseille à Toulon, Marseille, 1859)

(Fontvieille (BdR) – Château de Montauban éd Tardy Marseilleà
-1869 – 1er mai : OUVERTURE DES « FOLIES BERGERES » A PARIS. L’établissement, construit comme une maison d’opéra par l’architecte Plumeret, porte d’abord le nom de « Folies Trévises » et ne deviendra « Folies Bergères » que le 13 septembre 1872.
-1886 – 1er mai : LE MASSACRE DE HAYMARKET SQUARE A CHICAGO – A l’appel de l’American Federation of Labor, 350 000 travailleurs débraient aux Etats-Unis pour réclamer la journée de travail de huit heures. Le massacre de Haymarket Square à Chicago constitue le point culminant de cette journée de lutte et un élément majeur de l’histoire de la fête du travail du 1er mai.
-1889 – 1er mai : PREMIERE JOURNEE INTERNATIONALE DE REVENDICATION DES TRAVAILLEURS instituée par la deuxième Internationale ouvrière qui adopte le 1er mai comme jour de revendication.
-1891 – 1er mai : EN FRANCE, LA TROUPE TIRE SUR LES GREVISTES – En France, fusillade de Fourmies (Nord) où, lors de la première célébration française et internationale de la journée d’action du 1er mai, la troupe tire sur les grévistes.
-1897 – 1er mai – NOUVELLE MAIRIE DE SAINT-MANDRIER : la charpente devant recevoir la toiture est terminée. Le 27 du même mois, le pavois des maçons est arboré par le nouvel édifice communal (Gisèle Argensse, 1989, p. 92).
-1900 – 1er mai : HENRI BERGSON PUBLIE « LE RIRE : essai sur la signification du comique », essai dans lequel il défend la thèse que ce qui provoque le rire est le placage de la mécanique sur du vivant. Le rire y est considéré comme une punition de la société envers les êtres qui s’écartent de la norme. Ce qui fera dire, plus tard, à Francis Blanche : « Le Rire ? Ne m’appelez plus pour ce sujet. Je n’y suis pour Bergson. »
-1903 – 1er mai : DEBUT DE L’ENTENTE CORDIALE – Le président de la République, Emile Loubet, reçoit à Paris le roi Edouard VII. C’est le début de l’entente cordiale.

(oppidum du Castellan, Istres, BdRh)
-1904 – 1er mai :
1. De nouvelles élections ont lieu, mettant en application de la mesure adoptée le 20 août 1901 qui a divisé la commune DE LA SEYNE en deux sections électorales : la ville et Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989, p. 129). Selon la tendance politique, le regard municipal porté sur la Bourse du Travail peut devenir inquisiteur. Il en fut ainsi lorsque, après une nouvelle crise municipale, Belfort fut balayé en 1904 et remplacé le 1er mai par Henri Pétin, républicain, et soutenu par l’administration des FCM, ainsi que par le cercle de l’univers, ouvertement clérical. Il profite de la division qui occupe radicaux-socialistes et socialistes pour être élu. Pétin est un industriel j il récupère la vieille ferraille. Son mandat représente une aide permanente au milieu industriel seynois et inversement une attaque régulière contre le mouvement syndical, de 1904 à 1908 (Patrick Martinenq, 1983).
L’installation des nouveaux élus du 1er mai se fait le dimanche 15 mai. Auparavant, la veille au café Belle-Vue, un groupe de socialistes du Bloc de gauche était réuni en une agape intime pour exprimer une fois encore aux édiles sortants leurs sympathies et les féliciter de l’excellente besogne accomplie dans la localité pendant leur gestion. Les citoyens A. Bernard, J. Bernard, E. Ginouvès et V. Giraud étaient présents et ont été très touchés de cette manifestation spontanée émanant du parti républicain du pays. Dans l’après-midi, à 3 heures, une partie du nouveau conseil municipal de La Seyne vient installer les nouveaux élus du premier mai, MM. Siffroy Peyret et Emile Giraud conseillers municipaux. MM. C Eyriès et E. Torel présentés par le bloc de gauche n’ont pas été élus. C’est par voie de mer que «La Patrie Française » arrive et débarque au Creux Saint-Georges, où le cortège se forme aussitôt pour se rendre à la mairie. Deux cents Seynois et Seynoises environ se groupent et donnent à la manifestation un cachet qui aurait certes manqué sans leur présence. Deux agents de police, puis MM. Pétin maire, Audibert et Peyret, adjoints ceints de leurs écharpes, ouvrent la marche…sans bruit ni…trompettes, car la «Conciliation» notre petite musique qui fut toujours si dévouée, se trouve anéantie depuis plusieurs mois, faute d’éléments et aussi de directeur. Enfin on arrive à la mairie, M. Pétin présente le nouvel adjoint spécial qu’on applaudit Ensuite, Maire et adjoints paraissent au balcon et là «en présence de plus de Seynois que de Saint-Mandrierens», M. Pétin prononce une harangue où il fait connaître l’intention des nouveaux élus. Le cortège se forme de nouveau, où l’on remarque MM. Belfort, ancien maire, Aune, J. Guérin président de La Seynoise, plusieurs musiciens de cette société et «L’Avenir Seynois », Leboreterf et Giraud Thomas évincés du Conseil Municipal par le sectionnement électoral, Henri Plan directeur de l’école de garçons de Saint-Mandrier. Après s’être rafraîchis au Café Peyret, Seynois et Seynoises reprennent le steam-boat pour la commune-mère. Le bateau quitte l’appontement. A bord on chante « La Marseillaise » et notre hymne national est demeuré sans écho parmi les manifestants du quai. Ce n’est pas de gaieté de cœur que les habitants de la section ont accueilli ces nouvelles mesures ! (Gisèle Argensse, 1989, p. 127)
2. Premier match officiel de l’équipe de France de football face à la Belgique (3 à 3).
-1905 – 1er mai : A LA SEYNE, LE PARTI OUVRIER A DONNE AUJOURD’HUI UN BEL EXEMPLE – « La ville de La Seyne, ville essentiellement ouvrière, a donné encore aujourd’hui 1er mai, un preuve éclatante de l’esprit qui l’anime ; le calme, l’ordre ; le tranquillité publique n’a pas été troublée un seul moment. Les milliers de travailleurs que je tiens sous mon regard, que j’encourage de mes conseils, qui trouvent auprès de moi l’accueil le plus amical et souvent le plus paternel, ont eu à cœur de s’abstenir de toute manifestation. Les FCM ont fêté le 1er mai par le travail, pas un de ces braves ouvriers n’a quitté l’atelier. Les machines ont marché avec le même entrain des autres jours. Les chantiers Martinenq et Magnaud ont travaillé aussi ; les chantiers Blavenach n’ont pas cessé la besogne. Les chantiers de construction navale de la demoiselle Curet ont ouvert les portes ce matin et ne les ont fermées que ce soir. Nous avons les grands chantiers des Mouissèques où les ouvriers ont chômé ; s’ils ont déserté les ateliers, c’est avec le plein agrément des ingénieurs et du chef du personnel car les commandes n’avaient pas à souffrir d’un jour de chômage. Les manœuvres et les journaliers ont été seuls occupés. Mais ce jour de fête que s’est octroyé l’infatigable ouvrier qui forge, qui perce, qui martèle tous les jours, n’a pas été mal employé, la pêche, le cabanon, le festin du Mai pour nos compatriotes, l’auberge pour les Italiens et à l’heure où je trace ces lignes, pas la moindre dispute, pas un seul ivrogne… Le parti ouvrier est toujours sage, il a donné aujourd’hui un bel exemple si je peux m’exprimer ainsi, en fêtant le premier mai en famille… » (Rapport de police du 1er mai). Une population ouvrière bien docile, comme on la rêve, le chômage lui fait apprendre sa leçon. Et puis, chacun à sa place. Pourtant, en ce premier mai 1905 se crée le syndicat d’agglomération ouvrière de La Seyne-sur-Mer dont le secrétaire est Louis Pons. Un rapport policier de 1911 le qualifie de révolutionnaire dangereux. Le syndicat se définit comme étant une école de militants, mixte et compte, en 1905, 103 membres (Patrick Martinenq, 1983).

-1906 – 1er mai :
1. A l’occasion des violentes manifestations du 1er mai pour la journée de 8 heures, Georges Clemenceau réquisitionne l’armée.
2. Les MARSOUINS ET LEURS MEFAITS- Par lettre du 1er mai 1906, monsieur Marius BONNEGRACE, alors 1er Prud’homme de Bandol, attire l’attention de ses collègues Prud’hommes d’autres Prud’homies sur “les grandes bandes de marsouins qui dévorent continuellement nos filets”. La Prud’homie décide de faire appel auprès des autorités supérieures et par voie de pétition pour obtenir aide et protection sur le rapport des marsouins et suggère aux Prud’homies du Brusc, Sanary, La Ciotat et Cassis d’adresser chacune un délégué pour une réunion commune à Bandol pour discuter sur le but des réclamations (Patania, Guillaume 2002).
-1907 – 1er mai :
1. LE CONSEIL MUNICIPAL DE PARIS S’EST PRONONCE LE 6 JUIN 1906 POUR QUE LE 1ER MAI SOIT FERIE, c’est sa première application.
2. HENRI BERGSON PUBLIE « L’EVOLUTION CREATRICE », essai par lequel il défend l’idée que l’évolution est imprévisible, que “le monde va à l’aventure”, qu’il “s’invente sans cesse” sans que le chemin qu’il trace derrière lui préexiste au voyage, d’une façon ou d’une autre.
-1911 – 1er mai : LES ETATS-UNIS DEMANTELLENT DEUX TRUSTS – Aux Etats-Unis, démantèlement de deux trusts : la Standard Oil Company et l’American Tobacco Company.
-1914 – 1er mai :
1. « DEMON DE MIDI », ROMAN DE PAUL BOURGET – Publication aux éditions Plon-Nourrit du « Démon de midi », roman de Paul Bourget, interprète des positions exprimées par le Saint-Siège dans les textes pontificaux publiés à cette époque et qui condamnent sans appel le courant moderniste.
2.MISE SUR CALE DU « BEARN » AUX F.C.M. LA SEYNE, comme cuirassé ex-« Vendée » de la classe Normandie (La Vie maritime, Chronique, n°284, 1971)

-1915 – 1er mai : DISPARITION DU SOUS-MARIN « JOULE » – Le sous-marin Joule, parti pour franchir les détroits des Dardanelles et exécuter une reconnaissance offensive entre Chanak et Nagara le 1er mai, n’a pas reparu. Une dépêche ennemie, interceptée le 2 mai, informe qu’un sous-marin a sauté sur une mine en tentant de forcer les détroits.
-1916 – 1er mai : Le général Nivelle est remplacé par le général Pétain sur le front de Verdun.
-1917 – 1er mai :
GREVE EN FRANCE – En France, on assiste au début d’une grande vague de grèves conduites par la puissante Fédération des Métaux.
ACCIDENT DE SOUS-MARIN – PROBLÈME POSÉ PAR LES MOTEURS DU SOUS-MARIN “ARETHUSE” : 1917 – 05 : Alors que le sous-marin est au sein d’une unité de combat en Adriatique, le commandant Frochot écrit “L’Aréthuse ne marche que grâce à un travail continu. La mise au point de ce bateau n’est pas encore terminée car ses moteurs ont absorbé toute la main d’œuvre dont nous disposions pour elle.”
-1919 – 1er mai : VIOLENTS AFFRONTEMENTS SOCIAUX EN FRANCE entre syndicalistes et la police, et début des grandes grèves ouvrières de mai-juin.

(La Roque-d’Anthéron : abbaye de Silvacane)
-1921 – 1er mai : PRES DE 40 MILLIONS DE FRANÇAIS – Au dernier recensement, la population de la France se chiffre à 39 210 000 habitants, Alsace et Lorraine comprises.
-1923 – 1er mai : LES HITLERIENS DEFILENT A MUNICH – En Allemagne, des manifestants pro-hitlériens défilent dans la ville de Munich (Bavière).
-1925 – 1er mai : Chypre devient une colonie de l’Empire britannique.
-1927 – 1er mai : HITLER PREND POUR LA PREMIERE FOIS LA PAROLE EN PUBLIC DANS LA VILLE DE BERLIN.
-1928 – 1er mai : LE PORTE-AVIONS BEARN EST ENFIN ADMIS AU SERVICE ACTIF et rattaché à la 1ère escadre par télégramme postal EMC, 1 N° 2892 à PM du 26 avril 1828. Il est directement rattaché à l’amiral commandant la 1ère escadre, le vice-amiral Docteur, à bord de la Provence. Cette escadre est basée à Toulon (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
-1930 – 1er mai : MARLENE DIETRICH EST L’ANGE BLEU – Sortie, sur les écrans allemands, du film « Der Blaue Engel » de Joseph von Sternberg, avec Marlène Dietrich. La version française, « L’Ange bleu », ne sera diffusée en France qu’à partir du 21 octobre. Comme l’écrira « Le Figaro » : « … un beau spectacle est toujours un beau cadeau, hélas le plus rare des cadeaux. D’aucuns crieront au mélo. Et la vie ? N’est-ce pas du mélo, souvent ? » (Le Figaro du 21 octobre 1930)
-1935 – 1er mai : Décès d’Henri Pélissier, coureur cycliste.
-1941 – 1er mai :
1. NOTRE MARINE EN GUERRE – Armée – Guerre – International – Le 1er mai à 07 h, l’aviso « Commandant Duboc » appareille de Massaouah pour escorte. A 13 h 30, il est à Mersa Kuba d’où il repart à 14 h 00 pour prendre l’escorte d’un convoi marchand dont le Président Doumer, transportant des troupes de la Légion Etrangère, à 17 h 00 arrivée à Massaouah (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, Le Commandant Duboc).
2. Sortie à New York de « Citizen Kane », d’Orson Welles (Le Figaro du 1er mai 1941)

(oppidum de Constantine, Lançon de Provence – BdRh)
–1943 – du 20 avril jusqu’au 1er mai : LA GUERRE EN AFRIQUE DU NORD – Du 20 avril jusqu’au 1er mai, les attaques du général Alexander contre les minces lignes du front germano-italien tunisiennes flambent. Au nord, le Régiment Barenthin qui, après que son commandant a été blessé, est aux ordres du major Baier, doit reculer pas à pas sur le tunnel de Jefna. Le 1er mai, une brèche menaçante oblige à reculer le front jusqu’à l’ouest de Mateur. Au même moment, des éléments de la 334e Division d’infanterie et du Régiment d’infanterie 47 combattent contre le 2e Corps américain sur la hauteur 609 qui est perdue le 1er mai. Les restes de la division et du 47e font de nouveau front à l’ennemi près de Mateur. La 78e Division britannique mène l’assaut contre un bataillon de la 334e Division d’infanterie à la montagne de Noël, si souvent disputée, Long Stop Hill est complètement bouleversé par les obus. Les Allemands, qui le tiennent depuis Noël, le perdent le 24 avril. Avec cette attaque, le verrou de Tunis saute. A la montagne du Chameau, la 6e D. B. anglaise arrache la position aux bataillons de la Division Hermann Göring, mais Les grenadiers de la 10e D. B. allemande la reprennent aussitôt. Entre le 28 avril et le 1er mai, attaques et contre-attaques se succèdent. Sur la route de Massicault, près de la ferme française, de violents combats se déroulent qui opposent les Anglais aux grenadiers de la 15e D.B. allemande avec ses cinquante chars. Les derniers canons de la 20e division de Flak allemande continent à repousser les attaques de chars anglaises. La 8/52 de cette division donne encore une représentation d’adieu avec ses 88 lorsque, au nord, deux de ses pièces détruisent treize tanks américains d’une unité en train de se former pour l’attaque.
-1945 – 1er mai :
1. En Allemagne, le grand amiral Dönitz succède à Hitler et devient président du Reich et chef suprême de la Wehrmacht (Alain Peyrefitte, 1986).
2. En Méditerranée, l’aviso « Commandant Duboc » appareille de Toulon vers Marseille d’où il en repart le jour même et se rend le 3, à Alger, le 4, à Oran d’où il repart et arrive à Marseille le 7. Le 8, la guerre en Europe est achevée (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, Le Commandant Duboc).
3. Frédéric Dumas intègre, en qualité de collaborateur scientifique, le Groupe de Recherches Sous-Marines (GRS) commandé par Philippe Tailliez ; il y restera 20 ans et participera de façon très active à la naissance et au développement de la plongée autonome et de ses applications. Son sens du milieu sous-marin et son génie du bricolage nous donneront parmi des dizaines d’inventions le célèbre sanglage qui porte son nom (deux sangles + la sous-cutale) et qui n’a été supplanté que par l’apparition du gilet de stabilisation. Il sera un des principaux acteurs du sauvetage du bathyscaphe du Professeur Piccard, le FNRS II lors de l’expédition de 1949 à Dakar. Grâce à ce sauvetage, la Marine Française pourra réutiliser la sphère du bathyscaphe pour réaliser le FNRS III (Y. Lebigot).
-1948– 1er mai : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Le 1er avril, le Commandant Duboc quitte Lorient pour Brest où il reprend armement. Appareillage de Brest le 1er mai. En route vers l’Extrême-Orient. Il arrive à Saïgon le 11 juin (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, Le Commandant Duboc).
-1950– 1er mai : IMMOBILISATION DE BÂTIMENT – l’aviso Commandant Dominé est en indisponibilité pour grand carénage à Toulon du 1er mai jusqu’au 22 février 1951, soit onze mois (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, Le Commandant Delage).
-1953 – 1er mai : En Europe, ouverture du Marché Commun de l’Acier (Alain Peyrefitte, 1986).
-1955 – 1er mai : INDOCHINE – A Saïgon, la déchéance de Bao Daï est proclamée par un conseil révolutionnaire. Ngo Dinh Diem forme le nouveau gouvernement (Alain Peyrefitte, 1986).
(Le puy-Sainte-Réparade : restes du vieux village)
-1960 – 1er mai : SAINT-MANDRIER – Résultats du concours de pétanque : Premier prix (quatre mille francs) : Paul Emmanuelli et Joseph D’Isanto. Deuxième prix (trois mille francs) : Monsieur Loiser et Monsieur Lombardo. Troisième prix (deux mille francs) : Antonin Dimajo et René Maretto, dit « le Baya ». Quatrième prix (mille sept cents francs) : Messieurs Oudon et Jean Revest[1]..
-1961 – 1er mai : FIN DE GRANDS SERVITEURS DE LA FRANCE – Le 18 avril, l’ex-aviso Commandant Delage est vendu par les Domaines à Brest à l’entreprise Caillard du Havre avec l’ex-Commandant Dominé (Q 203). (…) Le 1er mai, les coques des ex-escorteurs Commandant Dominé et Commandant Delage arrivent au Havre tirées par le remorqueur A 20. Elles sont conduites dans le chantier de démolition des Etablissements Caillard. A la mi-novembre, la démolition de l’ex-Commandant Dominé commence après celle de l’ex-Commandant Delage (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, Le Commandant Dominé).
-1962 – 1er mai – 1er mai : Explosion atomique souterraine française au Hoggar (Alain Peyrefitte, 1986).
-1968 – 1er mai :
1. LE RETOUR DU DÉFILÉ – Une tradition interdite depuis 1954 par les gouvernements successifs, reprend : le défilé du 1er mai. Le PC et la CGT réunissent entre 25 000 et 100 000 personnes à Paris (Marianne, n°1102).
2. ON DIT QUE LES FRANÇAIS ONT LA MÉMOIRE COURTE. JE SUIS HEUREUX D’ÊTRE DE CEUX QUI N’ONT RIEN OUBLIE NI PARDONNE – Lors de la traditionnelle réception du 1er mai qui a eu lieu à la mairie de Saint-Mandrier, Louis prend la parole : « … depuis longtemps nous savons quelles difficultés de toutes sortes il faut surmonter pour tenir les sociétés à Saint-Mandrier. C’est ainsi que nous avons vu disparaître l’Echo de la presqu’île et le groupe folklorique La Respelido qui avaient eu chacun leur succès… Le Judo-Club, aussi, qui, faute de place et de moyens, n’a pu survivre. Nous formons des vœux pour revoir ces sociétés qui étaient la fierté de notre ville. (…) Hélas, que voyons-nous en cette fête du travail de 1968 : une crise économique sans précédent, le coût de la vie qui augmente de jour en jour, les commerçants et artisans, les citoyens eux-mêmes surchargés d’impôts de toutes sortes. Des chômeurs (26 à Saint-Mandrier, 600.000 dans toute la France) sans compter les jeunes sortant des écoles avec un C.A.P. et qui restent à la charge de leurs parents faute de travail. (…) On dit que les Français ont la mémoire courte. Je suis heureux d’être de ceux qui n’ont rien oublié ni pardonné. (Rappelons Oradour-sur-Glane, les camps de la mort : Rawensbruck, Buchenwald, Dachau, etc., et les horribles camps de déportation). (…)« Que voit-on aujourd’hui ? Une progression constante du parti néo-nazi avec l’esprit revanchard, qui vient de remporter 10 sièges aux élections allemandes de la semaine dernière. A noter que l’armée allemande a été rééquipée par les Américains, qu’elle comprend 800.000 hommes sur le pied de guerre. Que ferons-nous demain, nous un pays absolument seul contre une telle puissance ? (…) » (République du jeudi 2 mai 1968).
-1973 – 1er mai : Au Liban, de violents affrontements opposent à Beyrouth l’armée libanaise à des commandos feddayin (Le Figaro, 1er mai 1973).
-1976 – 1er mai : Loisirs et sports – Afin d’améliorer les finances du club, l’U.S.S.M. (football), présidé par André Macé, le « match du siècle » va voir évoluer à Saint-Mandrier une équipe féminine de football entraînée par Hélè,e Pujzo et composée de Malou Fronsac, Josiane Hoehn, Marie Jeanne ferrara, Nelly Kourde, Sylvie Frère, Annick Gaulous, Hélène Derrien, Chantal Roussel, M. Lise Thévenon, Marie Claude Lattard, Renée Le Flem, Chantal Lemoigne, Yvonne Agnessens, Mireille Gardes, Elisabeth Lagorce, Josette Kremser, Nicole Caillon, Nathalie Pujzo. Cette vaillante équipe rencontre celle de La Valette et porte ce jour-là les couleurs « bleu et noir » du rugby. Cela a dû porter bonheur à nos joueuses puisqu’elles gagnèrent le match (Gisèle Argence, 2000, p. 103-104).
-1978 – 1er mai : ABANDON DE L’OR COMME ÉTALON MONÉTAIRE – Fond monétaire international (FMI) : entrée en vigueur des accords de janvier 1976 légalisant le flottement des monnaies et l’abandon de l’or comme étalon monétaire (Le Figaro, 1er mai 1978).
–1982 – 1er mai : Manifestations de solidarité lors des fêtes polonaises officielles du 1er mai, à Varsovie et Gdansk.
-1993 – 1er mai : L’ANCIEN PREMIER MINISTRE PIERRE BEREGOVOY SE SUICIDE. Retrouvé gravement blessé en fin d’après-midi, il a été victime d’un traumatisme crânien causé par un tir de revolver. Les pompiers de Nevers, prévenus par téléphone à 18 h 18, arrivent sur place vers 18 h 22. D’abord transporté à l’hôpital de Nevers, il décède dans l’hélicoptère chargé de l’emmener à l’hôpital du Val de Grâce.

(Les Baux, BdRh : Ensemble des ruines de l’ancien hôpital).
-2019 – 1er mai : MÉTÉO SANARYENNE – Après une nuit claire, la journée qui s’annonce sera ensoleillée avec toutefois un vent d’est à sud-est soufflant à 30 km/h jusqu’à la tombée du jour. Les températures sont de saison avec 12 à 13° pour les minimales et 19° pour les maximales ;
–2025 – 30 avril (il n’y a pas d’édition du Premier mai) ; à la « UNE » de Var-Matin (édition Toulon – La Seyne – Sanary).
1) Le jeune DJ avait disparu depuis le 9 mares à Saint-Aygykf. Camille : une autopsie et des mystères (p. 6).
2) 1er mai : pourquoi ils manifesteront. Portés par une intersyndicale soudée, les travailleurs du Var comptent bien profiter de la Fête du Travail pour faire entendre leurs revendications (p.2 et 3).
3) Youlon : Que reste-t-il des images de Marius Bar ? (p. 8 et 9)/
4) Six-Fours ; La digue de la Coudoulière restructurée (p. 13).
5) lemag.loisirs : Opéra et comédie musicale réunies à Toulon, p. 35.
Page intérieure : Monde – Mouvement pro-palestinien : Science-Po Menton occupé. Quatre tentes ont été installées sur le parvis de l’établissement, et un drapeau déployé. Une action qui suit celle de Paris et de plusieurs antennes en région. A Paris, la police évacue de force la Sorbonne.

(Oppidum de la Cloche, Les Pennes-Mirabeau – BdRh)
CHRONIQUE CATALANE : 40e livraison – L’Indépendant des Pyrénées Orientales, mardi 7 janvier 1992 : Les eloqüències de Jep Gouzy
Ha sortit fa poc a « Columna” el recull de Jep Gouzy « les eloqüències del silenci ». Es un llibret de setanta pàgines que s’afegeix a l’imponent volum « Poesia oberta » que va publicar la mateixa éditorial l’any passât i que reuneix la producciô (qui hauria dit que era tan considérable ?) de quaranta anys, de 1950 à 1990. Jep, que va néixer França endins on s’estaven els seus pares perd que és un rossellonès de soca-rel, ha fet vida a Pau ensenyant el castellà al liceu i a la universitat perd escrivint i publicant regularment poesia en la nostra llengua. Una altra especialitat seva és la psicoanâlisi, i a aquest tftol ha treballat molt amb el GAIRPS de Perpinyà i amb la Universitat catalana d’estiu de Prada. També hem llegit regularment la seva signatura a l’Almanac català del rosselld ». Ja s’havia distingit als primers temps de Cantonigrds, als inicis del GREC, gua- nyant un premi important amb el recull « Espers de Primavera ». « Les eloqüències del silenci », que surt en una col.leccid on han participât ja Jordi Pere Cerdâ i Renada Portet, és un recull de poemes en prosa que recorden el malaguanyat Francesc Català, que ens va deixar fa un poc més de très anys i que un conjunt d’entitats van homenatjar a Barcelona la darrera tardor. Es un gènere que Gouzy no solia practicar, i que li permet de lluir una nova faceta. Amb Francesc Català el poeta hi havia coincidit a l’AIzina de Montpeller, l’associaciô dels estudiants nord-catalans enyoradissos on van anar també al seu temps Joan Amade, Josep Sebastià Pons, Pere comelade… el metge- poeta de Vinça va acompanyar Gouzy a Sequera, a Avetera, a Força Rai, a Finestret, se’l va endur en les seves visites pels pobles de les àrides Corberes…, perquà Francesc Català era un enamorat del pais i en feia valer el patrimoni. De manera que l’evocaciô plena d’emociô del desaparegut és el mateix temps una evocaciô dels indrets de casa nostra i dels seus habitants. L’estil de Gouzy no té la limpidesa del de Català, la llengua hi és més dura i més inquiéta, perô el miracle és que al capdavall retroba la mateixa humilitat de les coses.
Si, aquestes « Eloqüències » ens sôn sônodoblement precioses : corn a obra literària i corn a testimoniatge de los amies.
DEUX BLAGUES (INVOLONTAIRES)POUR LA ROUTE

« Tous s’accordaient pour déclarer l’extraordinaire combustion du corps de la malheureuse femme. Nous le disions, il ne reste plus qu’un amas de cendres informes. M. le docteur Clément, après avoir examiné les funèbres restes, conclut à une embolie » (article publié dans Midi-Libre, le 30 avril 1954).
« Vends porcin de 5 mois avec les deux sexes apparents. » (annonce publiée dans le Réveil de Mauriac, le 30 avril 1954).

Et ce sera tout pour aujourd’hui !
Je vous souhaite à tous et toutes un très bon 1er mai à Sanary.
Bonne journée à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier !
Et à demain !
Adessiatz a totei !
[1] Ken Nicolas, vol. 1, p. 349.

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