ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 24 AVRIL 2025, 14e ANNÉE (n° 4925).
ILLUSTRATION : Rome, le 9 mai 2012 – la villa d’Este (clichés H. Ribot)
FÊTES : Journée nationale de commémoration du génocide arménien.
Souhaitons une bonne fête aux 180 Fidel (en provençal Fidèu) et Fidèle de France. Du nom de Fidèle de Sigmaringen, un capucin missionnaire qui fut d’abord homme de loi et mourut poignardé en Suisse en 1622.
C’est par ailleurs, le jour du rossignol dans le calendrier républicain de l’An II.
Le 24 avril, les Provençaux fêtaient aussi Sainte Victoire. Eh oui ! car c’est bien une sainte : elle a sa statue à Volx (Alpes-de-Haute-Provence) où chaque année sa fête donnait lieu à la représentation d’un combat simulé entre les gardes de ville armés et cuirassés et les « sauvages » couverts de mousse et de feuillage. Les premiers défendaient la procession, les seconds tentaient de s’emparer du buste de la sainte. Prétexte à faire péter la poudre. Vaincus, les sauvages mettaient le feu à leurs cabanes de branchages et sainte Victoire regagnait son église (selon Bérenger-Féraud).
Commémoration.
La journée nationale du génocide arménien en France, déjà choisie par l’Arménie pour commémorer le génocide, commémore le 24 avril 1915, date d’une rafle d’intellectuels arméniens assassinés à Constantinople par le gouvernement turc.
DICTON : II faut de la pluie en avril, pour le grenier et le fenil.
LOCUTION PROVENçALE. Emplatrer : gifler. Si j’avais été à sa place, je l’aurais emplâtré de la belle manière ; autre sens, s’emplâtrer, se barbouiller, s’emplâtrer de raisin, de confiture, etc : il m’est arrivé, ce petit, tout emplâtré de chocolat. (Auguste Brun, Le Français de Marseille, 1931).
PENSÉE. « Ah ! que le monde est grand à la clarté des lampes ! Aux yeux du souvenir que le monde est petit ! » (Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal).
ÉPHÉMÉRIDES :

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
SANARY – 304e livraison : 24 avril 2011 : Décès accidentel à Bandol de l’actrice française Marie-France Pisier. Vers 3 h 30 du matin, Marie-France Pisier est retrouvée noyée au fond de la piscine de sa villa de Saint-Cyr-sur-Mer par son mari, Thierry Funck-Brentano. Sa tête et ses épaules étaient coincés dans un croisillon métallique d’une « lourde chaise en fer forgé » et elle était chaussée de bottes en caoutchouc. L’autopsie révélant le peu d’eau dans ses poumons suggère que Marie-France Pisier n’est pas morte par noyade, ce qui mène à évoquer la possibilité d’une mort par crise cardiaque ou par hydrocution. L’actrice est inhumée le 30 avril 2011 dans l’intimité familiale au cimetière de la Guicharde à Sanary-sur-Mer, dans le tombeau de la famille Duhamel-Brentano, allée des Pivoines (Var Matin, 30 avril 2011).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 504e livraison : 1971 – 25 avril : décès du lieutenant-colonel Marius (dit Marc) Ambrogi, né à Marseille en 1896, héros de l’aviation française de la Grande Guerre : 14 victoires aériennes homologuées (Comité du Vieux Marseille). Après avoir rejoint l’ Escadrille 90 équipée de Nieuport, entre le 30 octobre 1917 et le 16 mai 1918, il remporta trois victoires au Nieuport, dont une partagée avec Marie Lecoq de Kerland . À partir du 17 mai, Ambrogi, étant passé sur Spad, il commença une série de onze ballons détruits. Il s’associa à plusieurs autres as de la destruction de ballons tels que Maurice Bizot, Jean André Pezon et Charles JV Macé. La victoire finale d’Ambrogi lors de la Première Guerre mondiale fut un doublé le 18 octobre 1918. Il quitta l’aviation militaire française en 1920. Devenu d’abord officier, puis commandeur de la Légion d’honneur, le commandant Ambrogi revint au service pour la Seconde Guerre mondiale. Il utilisa le Bloch 152C-1 n°231 du GC 1/8 pour abattre un Dornier 17 le 18 mai 1940 au-dessus de Cambrai . Il a été aussi promu au Lieutenant-colonel. Actif dans une association d’aviateurs vétérans, les Vielles Tiges, il devint président de l’Aéro Club de Provence. Décédé à Marseille le 25 avril 1971.
LA SEYNE-SUR-MER. 204e livraison et OLLIOULES, 222e livraison : 1988 – 24 avril : La borne oubliée. Ce vestige date de 1235 – Il y a quelque temps, M. Justino Estèves, résidant à La Seyne-sur-Mer, signalait à la mairie d’Ollioules en limite de sa propriété, l’existence d’une volumineuse roche sculptée d’un écusson et faisant obstacle à la construction de son mur de clôture. Le service municipal d’information se déplaçait immédiatement afin d’identifier ce monolithe qui, renseignements pris, se révèle être une des bornes posées en 1235 après l’arbitrage de l’évêque de Toulon, Rostaing, entre les seigneuries d’Ollioules, de Toulon et de Six-Fours. Il s’agit donc, outre sa fonction originelle de repère cadastral, d’un très vénérable vestige historique qui, d’après R. Lanoë, «monte une garde toujours vigilante sans espoir de relève, dans un coin ignoré de nos collines boisées, depuis près de trois quarts de millénaire » ! (Var-Matin, C. Buisson).
TOULON : 193e livraison : 1849 – 24 avril (fol. 62). Conseil municipale – Théâtre de Toulon.
— Demande d’un secours de 4.000 fr. par les artistes du Théâtre de Toulon : le Conseil vote 2.000 fr. de secours en faveur des artistes et 400 fr. en faveur de M. Florenza, directeur.
— Demande d’une subvention de 3.000 fr. par les artistes marseillais pour douze représentations dans le courant du mois de mai 1849.
– Rapport de la Commission du Théâtre : suppression du grand opéra et de la subvention de 24.000 fr. (délibérations du Conseil municipal de Toulon, série D, 1805-1852)
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(Rome, le 9 mai 2012 – la villa d’Este – clichés H. Ribot)
-972 – 24 avril : Mayeul, abbé de Cluny, est À Pavie où il a été appelé par l’impératrice Adélaïde afin d’aider à une série de réformes religieuses ; durant quelques mois, il a réformé et restauré des monastères. Cette réforme est réalisée le 25 mai 972 (texte de Bernardo Luppi citant le moine clunisien Syrus).
-1254 – 24 avril : fin de la septième et avant-dernière croisade – Après avoir consolidé des forteresses, apaisé des conflits, versé une rançon pour ses chevaliers et rendu Damiette au sultan, Louis IX s’embarque pour la France. C’est la fin de la septième et avant-dernière croisade.
-1278 – 24 avril : LIEU-DIT D’ALLAUCH – Ecclesia Beatœ Mariœ de Valle Viridi (acte notarié). Première mention du Vallon-Vert, bastide, commune d’Allauch, quartier de la Ponche (1872).
-1558 – 24 avril : Marie Stuart épouse le Dauphin François, héritier du trône de France, à Notre-Dame-de-France. Les époux ont l’un et l’autre 15 ans. Ils ont été élevés ensemble à la cour de France. La jeune reine d’Écosse, fille de Marie de Guise et du roi Jacques V, signe un acte secret par lequel elle promet de céder à la France ses droits sur l’Écosse et l’Angleterre si elle venait à mourir sans enfant !
-1595 – 24 avril : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) –Le courrier circulait très lentement à l’époque, et une grande partie des lettres se perdait souvent. Filipo di Salvatore, l’un des chrétiens réduits en esclavages à Alger, se lamentait ainsi : « Je t’ai écrit deux ou trois fois, se lamentait-il depuis le bagne à sa mère restée à Palerme, et je n’ai jamais eu de réponse ; je ne sais ce qui s’est passé – soit que tu n’aies jamais eu mes lettres, soit que tu m’aies oublié. » (Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 229).
-1610 – 24 avril : Le château de la Molle devient propriété des Arcussia – Hommage prêté à la chambre des comptes par François d’Arcussia, seigneur d’Esparron, en qualité de seigneur de la Molle [ Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 15]
-1611 – 24 avril : LES OBSERVATIONS ASTRONOMIQUES DE GALILÉE SONT RECONNUES EXACTES PAR L’EGLISE – Le Sacré collège romain confirme au cardinal Robert Bellarmin que les observations astronomiques de Galilée sont exactes.
-1650 – 24 avril : Chambre et Bureau du Commerce de Marseille – Nicolas de Félix, Sieur de la Reynarde, premier consul, faisait adopter par le Conseil de Ville la constitution en Chambre et Bureau du Commerce de « personnes capables et intéressées au négoce pour en avoir le soin, direction et conduite ». C’est la première fois que le nom de Chambre apparaît à Marseille, accolé à celui de Bureau ((La Chambre de Commerce de Marseille, 1599-1949, p. 15).
-1656 – 24 avril : ORGUE de la collégiale Saint Pierre de Six-Fours : PRIX FAIT – Serait (aurait) encore été donné à prix fait, les orgues de l’église collégiale Saint Pierre de Six-Fours, par lesdits Maître Denans et Anthoine Vidal, consuls, suivant le pouvoir à eux donné par délibération de leur conseil du 23 janvier 1656, par acte reçu par ledit Maître Lieutaud, le 24 avril audit an, assistés de plusieurs particuliers, des plus apparents du lieu, à Estienne Senault, organiste de la ville de Bourges, capitale du Berri, moyennant le prix de 1 350 (mil trois cent cinquante livres) (Jean Denans, 1713).
-1700 – 24 avril : Lieu-dit de Marseille – Puits des Gaubs (registre de l’Ecritoire). PUITS DES GAUX – Lieu-dit de la commune de Marseille, au quartier de Château-Gombert (1872). Puits de Gaud (cadastre, 1790). Bien que le toponyme moderne composé de la base « gaud », rappelant, selon Mortreuil, le souvenir d’une forêt (« wald » en germanique puis « gald » en langue d’oc et « gaud » en provençal), et d’un « puits » qui renverrait au français « puy » pour signifier « hauteur de la forêt » (Mortreuil, Dictionnaire topographique de Marseille, et Littré. Hist. de la langue française, I, 187, note), il faut cependant voir dans ces deux termes des hydronymes, puisque les première mentions du lieu sont bien Pos dels Ahegals, 20 octobre 1438 (acte aux archives de la Major) et Pos de Aigals, 5 août 1530 (ibid.), c’est-à-dire « puits des eaux ».
-1721 – 24 avril : FIN DE L’EPIDEMIE DE PESTE À SANARY – Vallentin du Cheylard Roger, 2000 : Une délibération du bureau de la Santé de St-Nazaire, prise le 24 avril 1721, constata l’absence de l’épidémie.
A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 : Grâce aux mesures prises par les édiles de Saint-Nazaire et préconisées par Dupont, commandant de Toulon et par le commandant local nommé par celui-ci, le Chevalier Pierre Lombard du Castellet, notre bourg ne sera atteint par la peste qu’en 1721. Alors que partout ailleurs, le nombre des décès sera très important, Saint-Nazaire ne comptera que 51 personnes mortes de cette horrible maladie dont le chirurgien Combal. Bandol atteint en 1720, comptera aussi de nombreuses victimes malgré le dévouement du R.P. Félix. Une demande de secours de ce dernier fera état des 122 personnes vivantes qui restent à Bandol au 10 octobre 1720. Sauf pendant la période où Saint-Nazaire sera atteint, soit du 15 juillet 1721 au 7 septembre de la même année, le port continuera à commercer. On verra le sieur Joseph Virelle de la Millière, commandant d’Ollioules pendant la peste, demander qu’on laisse sortir ses vins de la Millière à destination de Marseille. Il en sera de même du sieur Decugis de la Tourelle qui demandera que ses vendanges de Porquerolles puissent entrer à Saint-Nazaire.
Après la peste, le pays se relèvera assez vite. Des réparations importantes seront faites au port, à l’église, aux rues.( Vallentin du Cheylard Roger – Notice historique sur Sanary, Lorisse, Paris, 2000)
-1789 – 24 avril : L’assemblée générale de la prévôté et de la vicomté de Paris, hors les murs, est enfin ouverte ! Après de nombreuses contestations de toutes sortes, les assemblées générales de Paris, intra et extra-muros, s’engagent dans les discussions concernant leur élection ; bien que généralement résolus, ces problèmes électoraux retardent cependant considérablement la formation des députations (Agenda du Bicentenaire, VENDREDI 24 AVRIL).
–1800 – 24 avril (4 floréal an VII) : EXPEDITION D’EGYPTE – Deux lettres du général Kléber
1) « Kléber, général en chef, au général Reynier. Le Caire, le 4 floréal an VIII (24 avril 1800)
« Je vous charge, citoyen général, de l’escorte des troupes ottomanes et mamloukes enfermées dans Le Caire, et qui, conformément à la capitulation que je leur ai accordée le 1er de ce mois, doivent évacuer cette ville demain 5. à la pointe du jour, pour se rendre par Belbeis et Salheyeh en Syrie. Ci-joint copie de la capitulation.
« Ces hommes sont méfiants en raison de leur ignorance et de leur perfidie ; vaincus, un rien les effarouche et pourtant il est nécessaire de les rassurer pleinement et de ne leur donner aucun motif de se montrer récalcitrants lorsqu’ils seront prêts à sortir des murs du Caire.
« En conséquence, vous retirerez toutes vos troupes des environs de la Porte des Victoires et du quartier Gemelieh vers le Mont Katham [sic].
« Vous vous rendrez de votre personne avec votre adjudant-général et un régiment de cavalerie à la Qoubbeh, où se réuniront pareillement les cent chameaux chargés de biscuit qui doivent être délivrés à Nassouf Pacha lorsqu’il les requerra. C’est avec cette escorte seulement que vous suivrez cette armée, mais le restant de votre division, avec ses pièces de bataillons, formera votre arrière-garde, et vous joindra aussi près que vous le jugerez nécessaire dès la première couchée. Vous ordonnerez ensuite, pour continuer la marche, tout ce que vous jugerez convenable pour votre sûreté particulière et la plus entière protection des vaincus. Vous laisserez à ces derniers la faculté de faire telle emplette qu’ils jugeront à propos dans les lieux et des choses. Je ne doute point que tous ces hommes si terribles derrière les murs ne soient doux comme des agneaux, aussitôt qu’ils verront la plaine : le grand objet est de s’en débarrasser le plus tôt possible.
« Je vous prie de vous entendre avec le chef de l’état-major général et l’ordonnateur en chef de l’armée pour tout ce qui concerne le détail et la partie des transports et subsistances.
« La 13e demi-brigade pourrait rester ici. Les pièces de bataillons suffiront à votre escorte.
« Je vous salue. »
2) « Le général en chef Kléber au citoyen Champy, directeur des poudres de guerre. Le Caire, le 4 floréal an VIII (24 avril 1800)
« J’ai écrit au citoyen Conté pour qu’il se rende sans délai au Caire avec tous les objets nécessaires et relatifs à l’établissement dont la direction vous est confiée. J’avais également donné des ordres pour que l’artillerie vous fournisse les huit cents planches dont vous avez besoin et vous trouverez ci-joint, citoyen, une lettre au payeur général pour que 1 ordonnance qui vous a été délivrée en nivôse soit de suite acquittée. Pour tout le reste, je m’en réfère à votre zèle et au désir bien prononcé que je tous connais de servir de tous vos moyens la cause commune. Le témoignage authentique de tout ce que vous avez déjà fait pour elle est malheureusement pour moi toute la récompense que je puis vous offrir. »
-1801 – 24 avril : EXPEDITION D’EGYPTE – LE CAIRE – Vendredi 10 du mois de Dhû l-Hijja 1215 (24 avril 1801) – Mise en liberté d’Ibn Muharram, sur l’intervention de sa mère auprès du qâ’im maqâm Belliard, contre une transaction de 2000 riyâl farânsa. Ce jour, Abd al-‘Âl fit une sortie du côté d’Abû Za’bal ; il en ramena trois fellahs. Il en frappa un sur la nuque (‘Abd-al-Rahman al-Jabarti, Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801).
-1831 – 24 avril : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge, jusqu’à nouvel ordre, un bataillon soit 16 officiers et 356 hommes en attente d’embarquement pour Alger (Castellan E., 1937, p. 295).
-1849 – 24 avril (fol. 62). Conseil municipale – Théâtre de Toulon.
— Demande d’un secours de 4.000 fr. par les artistes du Théâtre de Toulon : le Conseil vote 2.000 fr. de secours en faveur des artistes et 400 fr. en faveur de M. Florenza, directeur.
— Demande d’une subvention de 3.000 fr. par les artistes marseillais pour douze représentations dans le courant du mois de mai 1849.
– Rapport de la Commission du Théâtre : suppression du grand opéra et de la subvention de 24.000 fr. (délibérations du Conseil municipal de Toulon, série D, 1805-1852)
-1861 – 24 avril : George Sand à Tamaris « 24 avril (mercredi) CAP SEPET ET SABLETTES – Tems magnifique, doux, calme et très chaud. Il passe un orage, il tombe deux gouttes de pluie. Maurice va nous attendre au-delà des Sablettes. Nous partons à 1 h avec Matheron, et nous le rejoignons au bas du fort. Promenade superbe, plantes en quantité sur la plage et sur la montagne. Scordigera très grand, orobanches, psoralea en fleurs, enfin ! C’est le jaune blanc à feuilles de romarin, luzerne marine, etc. etc. Un panier plein. Nous montons jusqu’au baou bleu. La vue est splendide, la côte effrayante, et sur cette roche à pic, il y a des hommes qui taillent tranquillement la pierre, attachés par une corde à des broussailles. C’est insensé, ça donne le vertige de les regarder. Quel beau pays par-là ! Nous redescendons par des sentiers un peu durs. Je me fais mal au pied et je boîte. On se repose dans les sables sous les pins. Que c’est donc beau ! Décidément les côtes ont ce qu’il ne faut pas quitter, elles sont sans reproche. Nous revenons avec un peu de mistral, mais pas froid. La mer a mangé le chemin. Matheron nous fait passer dans la mer. Nous rentrons. Je ne suis presque pas lasse.
Je range mes plantes. Je dîne de grand appétit. Je fais un bésig avec Maurice. J’écris à Poney et à Solange. Mancel est content de sa promenade, Marie aussi, moi aussi, Maurice aussi. 11 a pris des insectes.. »
-1881 – 24 avril : EXPÉDITION DE TUNISIE – Sur décision de Jules Ferry, l’armée française, partie de Toulon, pénètre en Tunisie, prend Bizerte et Tunis. Signature du traité du Bardo. La Tunisie accepte le protectorat de la France (F.T., 2020).
-1884 – 24 avril : NAISSANCE DE L’EMPIRE COLONIAL ALLEMAND – Le chancelier Otto von Bismarck proclame la souveraineté de l’Empire allemand sur le Lüderitz-land ou Sud-Ouest africain (actuelle Namibie). De ce jour date la naissance de l’empire colonial allemand. Il disparaîtra en 1918 par suite de la défaite de l’Allemagne au terme de la Première Guerre mondiale.
-1904 – 24 avril : voyage du Président Loubet à Naples et à Gênes – Avec ses compagnons d’escadre, le cuirassé « Bouvet » participe, le 24 avril, au voyage du Président Loubet à Naples et à Gênes. Peu de temps avant cette mission en Italie, la 2ème Division s’était rendue à Barcelone pour y saluer le roi Alphonse XIII. Puis, comme en 1899, l’Escadre de la Méditerranée accomplit une tournée au Levant. Le Bouvet, mettant le cap sur Syra et Beyrouth le 16 mai, est l’unique cuirassé à avoir participé à la précédente croisière. Pendant un mois, l’Escadre croise en mer Égée avant de revenir à Toulon le 3 juillet (Gérard Garier, Le cuirassé Bouvet).
-1907 – 23 mars et 24 avril : sociétés scolaires et postscolaires de tir – Les sociétés scolaires et postscolaires de tir, nées dans le cadre des circulaires des 18 et 23 mars et du 24 avril 1907, n’ont vu le jour qu’au lycée de Toulon, à l’Ecole normale de Draguignan et dans une vingtaine d’écoles primaires. On relève une fois de plus l’absence de La Seyne. Pourquoi la faiblesse du tir conscriptif scolaire dans le Var ?
La Vie sportive du 20 juin 1908 lève un coin du voile : « L’organisation du tir dans les écoles présente des difficultés et des dangers qui ont fait reculer les maîtres les plus audacieux. Comme une épée de Damoclès, l’instituteur a, suspendu sur sa tête, le fameux article 1384 du Code civil qui le rend responsable des accidents qui pourraient se produire pendant l’intervalle des classes« . Était-ce la seule raison ? (Jean-Pierre Gaugain, Cahier du patrimoine ouest-varois n°14, 2012)
1912 – 24 avril : BANDE A BONNOT – Jules Bonnot est abattu par la police. La bande à Bonnot, qui a terrorisé la France, disparaît.
–1913 – 6 mars au 24 avril : Photographie de presse du « Carthage », de la Compagnie Transatlantique, amenant à Malte, où se tint le Congrès eucharistique, les délégués du monde entier à cette manifestation internationale (cahier personnel).
-1913 – 24 avril : -UN GRATTE-CIEL DE 241 m – Inauguration à Manhattan du plus haut gratte-ciel du monde de l’époque, le Woolworth Building (241 mètres).
-1915 – 24 avril :
1. le croiseur cuirassé « Léon Gambetta » est torpillé – Le contre-amiral Sénès commande la 1ère Division Légère. Il disparaît avec le croiseur cuirassé Léon Gambetta torpillé le 24 avril 1915 par le sous-marin de la Double Monarchie U 5 commandé par le LV August Ritter von Trapp (Gérard Garier, le cuirassé Charles Martel).
2. AFFAIRE DES DARDANELLES : Le 24 avril, pendant le débarquement principal contre la terre turque, le 6e Régiment d’Infanterie Coloniale a pour mission, en faisant diversion contre le fort de Koum-Kaleh dont les canons prennent à revers les troupes britanniques débarquées sur la rive européenne, de fixer sur la rive d’Asie les importants contingents ennemis de la 11e Division Ottomane (Le 6e RIC, commandé par le lieutenant-colonel Noguès, se composait de Français et de Sénégalais). Pendant que le Jauréguiberry, le Henri IV et les croiseurs Jeanne d’Arc et Latouche-Tréville pilonnent le fort, les coloniaux débarquent sous le feu de l’ennemi. Soutenus par les navires de Guépratte, ils enlèvent leur objectif au prix de mille morts et blessés. Leur chef, le général Amade, suit les opérations depuis la passerelle du Jauréguiberry. Les amiraux de Robeck et Guépratte proposent de continuer l’occupation de Koum-Kaleh en faisant débarquer le reste de la division française, opération redoutée par le général allemand Liman von Sanders, inspecteur général de l’armée du sultan et organisateur de la défense turque. Malgré l’attrait de ce plan, le général britannique Hamilton, commandant le Corps Expéditionnaire des Dardanelles, désireux de regrouper les troupes pour faire éclater le front, décide de faire rembarquer les Français dans la nuit du 26 au 27 avril (Gérard Garier, Le cuirassé Jauréguiberry).
3. Crime contre l’humanité – Rafle des personnalités arméniennes de Constantinople. 600 notables arméniens d’Istamboul sont assassinés sur ordre du gouvernement turc. C’est le début d’un génocide, le premier de ce siècle. Il fera un à deux millions de morts dans la population arménienne selon les estimations.
-1916 – 24 avril : « PÂQUES SANGLANTES » en Irlande – Le lundi de Pâques du 24 avril 1916, à Dublin, un groupe d’Irlandais du Sinn Fein et de l’IRB se soulève contre le colonisateur britannique, à l’initiative de Sir Roger Casement et James Connolly. Ils forment ce que l’on appellera un peu plus tard l’Irish Republican Army (IRA)… Parmi eux, Sean Mac Bride, qui deviendra Premier ministre de la République d’Irlande avant de fonder Amnesty International et d’obtenir pour cela le Prix Nobel de la Paix ! L’insurrection annonce l’indépendance de l’Irlande du sud, cinq ans plus tard. Eamon de Valera, rescapé de l’insurrection, deviendra le premier président de la nouvelle République.
-1918 – 24 avril : Premier combat de chars d’assaut dans l’histoire à Villers-Bretonneaux entre les Mark IV britanniques et les A7V allemands.
-1924 – avril : expropriations dues à l’installation de la Marine en différents points de la presqu’île de Cépet – Question particulièrement importante qui inquiéta la population de Saint-Mandrier, celle des expropriations dues à l’installation de la Marine en différents points de la presqu’île. Ainsi, en avril 1924, la Marine projette l’établissement d’une batterie à la Coudoulière. Pour des raisons primordiales de santé et aussi pour pallier un peu les effets néfastes de cette batterie, pour lui et village, le propriétaire, M. Juvenal, menacé d’expropriation, a offert gratuitement à l’Etat les terrains en colline qu’il possède à droite et à gauche de l’emplacement projeté. Cette proposition est acceptée ; le ministre abandonnant cet emplacement fera établir cette batterie sur le plateau de la colline Ouest appelé La Renardière. Bien des inconvénients disparaîtront ainsi (Gisèle Argensse, 1989, p. 176).
-1926 – 24 avril : A Calcutta, violents combats entre hindous et musulmans.
-1927 – 24 avril : MARSEILLE – Inauguration officielle de l’escalier de la gare Saint-Charles en présence du président Gaston Doumergue. Le sculpteur marseillais Ary Bitter (1883-1973) est connu pour avoir réalisé à Marseille, le groupe Lion et Enfant de l’escalier monumental de la gare St Charles. Ce monument marque la fin des grands chantiers de sculptures monumentales à Marseille.
(Escalier de la gare Saint-Charles. Cliché H. Ribot)
Journal L’INTRANSIGEANT 25-4-1927 (collection BNF Gallica). Hier soir le ciel marseillais se couvrit tout à coup de nuages et une petite pluie fine bruina sur le sol et sur les oriflammes. On pouvait craindre que l’arrivée du président soit contrariée par le mauvais temps. Quelques averses tombèrent jusque vers minuit et dès les premières heures du jour le soleil brilla. Le temps lui-même a voulu être de la fête et le soleil dorait de ses rayons la verrière de la gare Saint-Charles, quand, à 9 h. 25, stoppa dans un décor fleuri, parmi les oriflammes, les drapeaux, les velours pourpre et or, train présidentiel. Sur le quai de la gare attendaient MM. Flaissières, maire de Marseille, Delfini, préfet des Bouches-du-Rhône; le général Maugin, commandant le 15e corps, l’amiral Picot, commandant le front de mer, les parlementaires du département et de la région voisine, les ministres, MM. Tardieu et Perrier, qui avaient précédé le président, et toutes les autorités civiles et militaires; M. Doumergue traverse le salon de réception, merveilleusement fleuri aux tentures somptueuses où sont faites des présentations rapides. Le cortège gagne à pied la plate-forme de l’escalier monumental de la gare que le président va inaugurer. M. Flaissières prononce une courte allocution. Après avoir souhaité la bienvenue à M. Doumergue, au nom du conseil municipal, il ajoute « Mais-ce sont aussi les populations elles-mêmes qui vont vous recevoir dans un sentiment unanime d’allégresse affectueuse. Ces foules vibrantes en leur cœur généreux savent bien ce qu’elles doivent à la République. Elles savent aussi ce qu’elles peuvent attendre de votre magistrature suprême s’exerçant dans une magnifique sérénité constitutionnelle au profit des intérêts généraux, de la nation tout entière. » Le cortège descend lentement l’escalier monumental au pied duquel, parmi les mâts enguirlandés et une foule enthousiaste, attendent les autos.
–24 avril 1927 : MARSEILLE – Inauguration du Monument aux Morts de l’Armée d’Orient de la Première Guerre mondiale, et le lendemain inauguration du tunnel du Rove par le Président de la République, Gaston Doumergue.
-1939 – 24 avril :
1. INCENDIE AUX CHANTIERS DE DEMOLITION DE LA SEYNE – L’ex-paquebot Angers est détruit par un incendie sur son chantier de démolition à La Seyne (Frenchlines / ship fr 1020).
2. MARINE NATIONALE – A Lorient, du 24 avril au 4 mai, l’aviso-dragueur « Elan » effectue un passage au bassin pour des démontages et des visites après essais (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, l’Elan).
-1942 – 24 avril : F.N.F.L – l’aviso-dragueur FNFL « Commandant Dominé » ex-La Rieuse attaque un sous-marin devant Tripoli, sans résultat observé (18 grenades larguées en quatre attaques) (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, Le Commandant Dominé).
-1943 – du 20 au 24 avril : EN AFRIQUE DU NORD, LE VERROU DE TUNIS SAUTE – Du 20 avril jusqu’au 5 mai, les attaques du général Alexander contre les minces lignes du front germano-italien tunisiennes flambent. Au nord, le Régiment Barenthin qui, après que son commandant a été blessé, est aux ordres du major Baier, doit reculer pas à pas sur le tunnel de Jefna. Le 1er mai, une brèche menaçante oblige à reculer le front jusqu’à l’ouest de Mateur. Au même moment, des éléments de la 334e Division d’infanterie et du Régiment d’infanterie 47 combattent contre le 2e Corps américain sur la hauteur 609 qui est perdue le 1er mai. Les restes de la division et du 47e font de nouveau front à l’ennemi près de Mateur. La 78e Division britannique mène l’assaut contre un bataillon de la 334e Division d’infanterie à la montagne de Noël, si souvent disputée, Long Stop Hill est complètement bouleversé par les obus. Les Allemands, qui le tiennent depuis Noël, le perdent le 24 avril. Avec cette attaque, le verrou de Tunis saute. A la montagne du Chameau, la 6e D. B. anglaise arrache la position aux bataillons de la Division Hermann Göring , mais les grenadiers de la 10e D. B. allemande la reprennent aussitôt (Carell Paul – Afrika Korps).
-1944 –24 avril : Deux immeubles sont démolis par ordre des autorités allemandes dans la commune de Sanary (Archives de Sanary : Etat établi et signé par le Maire, le 3 mai 1944)
-1946 –24 avril : Nationalisation des houillères et des assurances qui donne naissance à l’EDF-GDF.
–1950 – 24 avril : La Transjordanie annexe la Cisjordanie (Palestine arabe) et forme un unique État : le royaume Hachémite de Jordanie. La ligue arabe déclare que cette annexion est illégale. Abdullah se proclame souverain de l’unité palestino-jordanienne le 1er décembre 1950. Il sera assassiné par un jeune Palestinien le 21 juillet 1951.
-1951 – 24 avril :
1. du 12 au 24 avril : GUERRE D’INDOCHINE – L’aviso-dragueur « Commandant Dominé » ex-La Rieuse est indisponible à Saigon (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, Le Commandant Dominé ex La Rieuse).
2. 24 avril : La France légalise la corrida par un amendement de la loi Grammont.
1955 – 24 avril : Fin de la conférence de Bandoung marquant la prise de conscience anti-colonialiste des pays d’Afrique et d’Asie. Le mouvement des pays non-alignés condamne le colonialisme, le racisme et la guerre froide.
1957 – 24 avril : Réouverture du Canal de Suez par la première Force d’urgence des Nations Unies.
1961 – 24 avril : Renflouement du navire suédois « Vasa », datant du XVIIe siècle.
1971 – 25 avril : décès du lieutenant-colonel Marius (dit Marc) Ambrogi, né à Marseille en 1896, héros de l’aviation française de la Grande Guerre : 14 victoires aériennes homologuées (Comité du Vieux Marseille). Après avoir rejoint l’ Escadrille 90 équipée de Nieuport, entre le 30 octobre 1917 et le 16 mai 1918, il remporta trois victoires au Nieuport, dont une partagée avec Marie Lecoq de Kerland . À partir du 17 mai, Ambrogi, étant passé sur Spad, il commença une série de onze ballons détruits. Il s’associa à plusieurs autres as de la destruction de ballons tels que Maurice Bizot, Jean André Pezon et Charles JV Macé. La victoire finale d’Ambrogi lors de la Première Guerre mondiale fut un doublé le 18 octobre 1918. Il quitta l’aviation militaire française en 1920. Devenu d’abord officier, puis commandeur de la Légion d’honneur, le commandant Ambrogi revint au service pour la Seconde Guerre mondiale. Il utilisa le Bloch 152C-1 n°231 du GC 1/8 pour abattre un Dornier 17 le 18 mai 1940 au-dessus de Cambrai . Il a été aussi promu au Lieutenant-colonel. Actif dans une association d’aviateurs vétérans, les Vielles Tiges, il devint président de l’Aéro Club de Provence. Décédé à Marseille le 25 avril 1971.
-1988 – 24 avril : La borne oubliée. Ce vestige date de 1235 – Il y a quelque temps, M. Justino Estèves, résidant à La Seyne-sur-Mer, signalait à la mairie d’Ollioules en limite de sa propriété, l’existence d’une volumineuse roche sculptée d’un écusson et faisant obstacle à la construction de son mur de clôture. Le service municipal d’information se déplaçait immédiatement afin d’identifier ce monolithe qui, renseignements pris, se révèle être une des bornes posées en 1235 après l’arbitrage de l’évêque de Toulon, Rostaing, entre les seigneuries d’Ollioules, de Toulon et de Six-Fours. Il s’agit donc, outre sa fonction originelle de repère cadastral, d’un très vénérable vestige historique qui, d’après R. Lanoë, «monte une garde toujours vigilante sans espoir de relève, dans un coin ignoré de nos collines boisées, depuis près de trois quarts de millénaire » ! (Var-Matin, C. Buisson).
-1998 – 24 avril :
1. PARDON POUR GUERNICA – A Bonn, le Parlement allemand demande officiellement pardon à l’Espagne pour le bombardement de Guernica en 1937 ;
2 ; Décès au Pradet (Var) de Christiane Rochefort, auteur du « Repos du guerrier », connue également sous le pseudonyme de Dominique Féjos. En 1971, avec Simone de Beauvoir et Jean Rostand entre autres, elle participa à la création du mouvement « Choisir la cause des femmes ».
-2002 – 24 avril : CREATION DE L’UMP – Le RPR approuve la création d’une Union pour la majorité présidentielle (UMP)..
-2003 – 24 avril : François Fillon, alors ministre des Affaires sociales, annonce le nouveau plan de réforme des retraites des fonctionnaires. Ceux-ci devront s’aligner sur le privé à partir de 2008, avec 40 années de cotisation (41 ans en 2020).
-2005 – 24 avril : Voyage à Ravenne avec L’ASSOCIATION SANARYENNE « Découvertes et Civilisations » :
Matin : Eglise san Vitale (fondation des goths, et mosaïques remarquables), Musée national de l’abbaye de Saint Vitale (Antiquité tardive), Mausolée de Galla Placida, fille de Théodose et sœur d’Honorius.
Après-Midi : Baptistère de la cathédrale ou Néonien (sobre d’extérieur, mais décoration intérieure somptueuse ; Musée et chapelle épiscopale (mosaïques du VI° siècle) ;
Le soir : Conférence sur « L’Antiquité tardive » par Henri Ribot.
-2009 – 24 avril :
1. DÉCÈS de l’humoriste et acteur suisse Bernard Haller.
2. DÉCÈSde l’écrivain et mathématicien français Denis Guedj.
-2011 – 24 avril : Décès accidentel à Bandol de l’actrice française Marie-France Pisier. Vers 3 h 30 du matin, Marie-France Pisier est retrouvée noyée au fond de la piscine de sa villa de Saint-Cyr-sur-Mer par son mari, Thierry Funck-Brentano. Sa tête et ses épaules étaient coincés dans un croisillon métallique d’une « lourde chaise en fer forgé » et elle était chaussée de bottes en caoutchouc. L’autopsie révélant le peu d’eau dans ses poumons suggère que Marie-France Pisier n’est pas morte par noyade, ce qui mène à évoquer la possibilité d’une mort par crise cardiaque ou par hydrocution. L’actrice est inhumée le 30 avril 2011 dans l’intimité familiale au cimetière de la Guicharde à Sanary-sur-Mer, dans le tombeau de la famille Duhamel-Brentano, allée des Pivoines (Var Matin, 30 avril 2011).
-2016 – 24 avril : marche de milliers d’Arméniens marquant le 101e anniversaire du génocide par les Arméniens en Turquie – L’acteur américain et défenseur des droits de l’Homme George Clooney a défilé dimanche 24 avril à Erevan en tête de la marche de milliers d’Arméniens marquant le 101e anniversaire du génocide par les Arméniens en Turquie pendant la Première Guerre mondiale.
Plaidant depuis longtemps pour la reconnaissance comme génocide du massacre de centaines de milliers d’Arméniens – un million et demi selon Erevan, 300.000 à 500.000 selon les Turcs – en 1915, Georges Clooney est arrivé samedi dans l’ancienne république soviétique pour participer à cette marche annuelle.
L’acteur, le président arménien Serge Sarkissian, le chanteur Charles Aznavour et des milliers d’Arméniens ont marché jusqu’au sommet de la colline où se trouve le mémorial du génocide et ont déposé des fleurs devant la flamme éternelle qui y brûle, tandis que des services de commémoration avaient lieu dans de nombreuses églises du pays.
-2020 – 24 avril : Pour la « JOURNEE DE COMMEMORATION DU GENOCIDE ARMENIEN », nous nous devons de rappeler la rafle des personnalités arméniennes de Constantinople qui marqua le début du massacre des Arméniens par la Turquie, lequel fera de 800 000 à 1,5 million de morts selon les estimations.
-2022 – 24 avril : ELECTIONS PRESIDENTIELLES EN FRANCE – DEUXIEME TOUR AUJOURD’HUI – Pour cause de décalage horaire, à Saint-Pierre-et-Miquelon, on a commencé à voter dès le samedi 23 avril. Ouverture aussi des bureaux de vote en Martinique et en Guadeloupe.
–2024 – 24 avril : à la UNE de VAR-MATIN (édition de Toulon – La Seyne – Sanary).
1) Futur fleuron de la Marine : un porte-avions nucléaire nommé Simone Veil ? (p. 6)
2) A fond la glisse ! Rampes ; bowls, pump tracks… Autour de Toulon, les villes surfent sur la mode des sports de glisse. Notre sélection des meilleurs spots (p. 8 et 9)
3) Six-Fours : La blouse à l’école au banc… d’essai (p. 7)
4) Météo : le vent souffle le froid après le chaud (p. 2 et 3).
Pages intérieures : La Seyne : le cours Louis Blanc au centre de l’attention. La visite du cœur de ville par Nathalie Bicais avec le comité d’intérêt local du centre, hier, à tourner autour du site du marché, « squatté » le soir ; une cellule dédiée est en cours de création (p. 12).

CHRONIQUE CATALANE :
60e livraison (L’Indépendant du 25 décembre 1991) – Corrents d’aire comercials. Fixeu-vos-hi ; ara el mon marxa a cop de fenomens. Els commerçants de l’altra banda de la frontera estan preocupats, motiu : les compres es fan de més en més en d’altres horitzons. Perô, la dita que, la desgràcia dels uns fa la félicitât dels altres, generalment de veritat biblica, no ho és pel que fa aquest darrer fenomen, puix que aquests ingrats per la prôpia economia, ni entren a Perpinyà. I, si ho fan, ja els han plomat a l’entrada.
Darrerament, en un grand periôdic català de Barcelona, al lloc de l’acudit gràfic diari, el dibuix cômic que s’hi trobava era exquisit i molt suggestiu. S’hi veia un gendarme atabalat, eixugant-se el front escalfeit, dins d’un paisatge dels afores perpinyanesos, i, envoltat (el pobret) d’una gran quantitat de moltrons, dirigint-se rabent en la direcciô que indica un cartell flexat – com n hi ha a proximitat de qualsevol aglomeraciô – al quai hom podia llegir en majuscules : « Perpinyà » i al dessota entre cometes més réduit : « Auchan 1 km » i en dues butlles hi era escrita la llegenda materialitzant l’opiniô de l’encarregat delà seguretat pûblica. A l’una, l’home se lamenta dient : « Com a gendarme he tingut mala sort… » i a laltra, constata : « als anys seixanta el cinéma porno, i ara els supermercats… »
Naturalment, l’autor del que venim de contar, en poques paraules explica i, es mofa d’aquest nou fenomen. Sens dubte expressa l’opiniô general, encara que reconegui que son nombrosos aquells que pateixen d’una fal.lera quasi patolôgica de proveir de n’importa què, després de fer llargues eues i, de fet, de trobar-se canalitzats a dins i a fora del trajecte d’anar i tornar (com la imatge ramadera dels moltons) d’aquests migradors sud catalans d’un dia o d’unes hores. Per tant, la facècia és de bon encert. Segueixen i/o obeieixen a una nova moda, o a un corrent de gentada sense fita précisa, o encara, a una forma de curt turisme esnob ? El que és cert és – com deiem – no venen a comprar català (malauradament els catalans del nord segueixen les mateixes pautes) que fora un bé de Déu per l’economia régional, sinô a les multinacionals, i, principalment a la més gran, a la quai lloen la immensitat, que deu ésser generadora d’un complex contrari a la grandaria, i, com als déus de l’antiguitat li consagren un culte, amb pelegrinatges, d’aquells que si els futurs llibres d’histôria en parlen, no hi haurà pas de que enorgullir-se’n, ans ben al contrari. Que hi farem. Bon Nadal a toits. Père Gratacos

(Rome, le 9 mai 2012 – la villa d’Este – clichés H. Ribot)
BLAGUES INVOLONTAIRE ( ?) POUR LA ROUTE :
Ça ne s’invente pas, que l’on en juge !
« Au pont de la compote (Savoie), collision entre 2 motocyclistes, 3 blessés » (Progrès de Lyon, du 11 juin 1956)
« Trou de 10 ans dans la vie du décapité » (France-Soir, du 5 avril 1956).
« Un motocycliste est écrasé (sans trop de mal) par un tracteur » (Tribune de la Loire, le 13 janvier 1956).
« Encore un règlement de compte à Marseille ! Un couple traqué par le milieu abattu en plein centre » (Liberté de Clermont-Ferrand, du 13 octobre 1956)

(11 mai 2012 – Rome, Via Veneto : Marcello Mastroiani. Cliché H. Ribot)
Ce sera tout pour aujourd’hui !
Je vous souhaite un excellent jeudi à Sanary et vous donne rendez-vous demain pour de nouvelles éphémérides.
Un grand bonjour à Isabelle. Bises à Olivier et à Raphaël, nos deux champions de ski. Shake-hand à Webber !
Adessiaz !

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