ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 19 AVRIL 2025, 14e ANNÉE ( n° 4920).
FETES :
Le 19 avril, c’est aux Emma que s’adressent nos louanges. Sont-elles prêtes, comme leur ancêtre du XIe siècle Emma de Brême, à consacrer toute leur fortune à des œuvres charitables ? Je ne sais !
Ce que je sais en tout cas, c’est qu’il est temps de greffer les plantes, s’il faut en croire le calendrier républicain à la date du 30e jour de germinal An II.
Dans les temps antiques, le 19 avril, Rome fêtait les Cerealia en l’honneur de Cérès. C’étaient les fêtes du blé, au cours desquelles on lâchait des renards dont la queue portait un flambeau allumé.
Pour les catholiques, c’est LE SAMEDI SAINT. Autrefois en Provence, à l’Office, le desservant bénissait l’eau, l’huile et le feu nouveau. A Marseille, au Gloria, les consuls faisaient tirer trois coups par les canons qui étaient devant la Major, la doyenne des poissonnières au retour des cloches aspergeait toujours ses compagnes avec un seau d’eau. A Arles, à la fin de l’Office, vers 10 heures, les ménagères secouaient par la fenêtre, matelas, draps et couvertures. Ainsi, les punaises ne viendraient pas. On faisait peau neuve, se lavait les yeux avec l’eau nouvelle, blanchissait le mas, préparait le costume neuf.
A Toulon, on recueillait l’eau des fontaines, on lavait les yeux des enfants, on leur en faisait boire.
Le samedi Saint, au Bausset, en Comtat, les Prieurs de la Confrérie du Purgatoire distribuaient à chaque famille un plat de riz et un pain. Le clergé, croix et bannière en tête, se rendait suivi des prieurs et des consuls chez le Prieur qui les recevait, entouré d’une pile de pains, de deux quartiers de bœuf, de deux sacs de riz et de deux grands gateaux. Un diacre chantait l’évangile dit de la multiplication des pains. Le curé bénissait les offrandes et partageait les gateaux.
A Moustiers, un grand récipient était posé à la porte de l’église. Chacun y puisait sa provision d’eau bénite.
Dans certaines paroisses maritimes, on se baignait à la mer.
Au Gloria, les enfants qu’on ne maillotait plus et auxquels on avait mis pour la première fois des chaussures, devaient faire leur premier pas. La marraine, qui offrait l’habit neuf, accompagnait la mère. Les femmes se tenaient au bas de l’église et posaient l’enfant à terre pour lui faire accomplir le tour du bénitier. La marraine portait le sel et un œuf.
Les bonnes Marseillaises faisaient toujours faire le premier pas aux enfants à l’instant du Gloria.
A Toulon, les artisans frappaient au même moment, l’ouvrier en fer, la tôle ; le menuisier, les planches ; les marchands, le comptoir.
Dans les campagnes, il était recommandé de secouer les arbres à fruits, per li reteni, pour fixer les fleurs. Promesse de fructification. On répandait aussi l’eau bénite sur les murs des mas, les vignes, les prés et les arbres fruitiers.
DICTON :
« A la Sainte-Emma, met tes fourrages en bas. Tandis qu’à la Sainte-Léonide, le 22 avril, chaque blé poussera rapide ».
LOCUTION PROVENçALE
Un « gavot » désigne à Marseille les montagnards de la haute Provence et par suite tous ceux qui ont l’air de sortir de leur village soit parce qu’ils parlent mal, soit parce qu’ils s’habillent mal; c’est devenu une injure pour désigner un individu gauche et emprunté. En d’autres lieux du Midi et en Catalogne on dit « gavach » (Auguste Brun, « Le français de Marseille », 1931).
PENSÉE.
« On ne peut rassembler les Français que sous le coup de la peur. On ne peut pas rassembler à froid un pays qui compte 265 spécialités de fromages. » (Charles de Gaulle).
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 248e livraison.
–1846 – 19 avril : LA VENTE DE L’EMPLACEMENT DE NOTRE DAME DE BON REPOS PERMET D’ACHETER UN CIBOIRE POUR L’EGLISE DE SANARY – Le 18 février 1819, le maire Granet Jean, Aicard Alexis, Granet Benoît, Coullomb Ange, Granet Antoine, Coullomb Joseph, Trotobas Joseph et Bonnegrace Pierre, tousconseillers municipaux, considérant que les emplacements et restes de ces deux chapelles de Saint Roch et de Notre Dame de Bon Ros ont été acquis par le sieur Deluy, acceptent la donation que celui-ci en fait en faveur du conseil de Fabrique. Ces chapelles sont en effet en grande vénération dans le pays et la majeure partie des habitants est pour leur rétablissement. Déjà, par les soins et les dons volontaires de diverses personnes pieuses, la chapelle Saint Roch a été réouverte. Tous seront décidés à reconstruire la chapelle de Bon Repos. Hélas, ce souhait ne pourra être réalisé et il n’en restera bientôt plus que quatre murs en ruine. L’emplacement en sera vendu plus tard par le recteur Deluy. La somme de 350F, produit de la vente servira par décision du conseil de Fabrique à l’achat d’un ciboire le 19 avril 1846 (Rotger B., 1984, p. 368).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 448e livraison : Autrefois en Provence, à l’Office, le desservant bénissait l’eau, l’huile et le feu nouveau. A Marseille, au Gloria, les consuls faisaient tirer trois coups par les canons qui étaient devant la Major, la doyenne des poissonnières au retour des cloches aspergeait toujours ses compagnes avec un seau d’eau. On faisait peau neuve, se lavait les yeux avec l’eau nouvelle, blanchissait le mas, préparait le costume neuf. Toujours au Gloria, les enfants qu’on ne maillotait plus et auxquels on avait mis pour la première fois des chaussures, devaient faire leur premier pas. La marraine, qui offrait l’habit neuf, accompagnait la mère. Les femmes se tenaient au bas de l’église et posaient l’enfant à terre pour lui faire accomplir le tour du bénitier. La marraine portait le sel et un œuf.
.
LA SEYNE-SUR-MER. 158e livraison : 1886 – 19 avril : un bateau canon est commandé aux F.C.M. La Seyne – Sous la direction de l’amiral Aube, le 19 avril 1886, un bateau canon est commandé aux F.C.M. La Seyne. C’est la coque d’un torpilleur agrandi (40 m sur 3,80 m ; déplacement 76 tonnes). L’armement consiste en un canon de 138,6 mm sur un affût modifié par Gustave Canet qui permettait seulement le pointage vertical. Le pointage en direction étant réalisé par le mouvement du bâtiment. Les essais de vitesse sont réalisés en février et mars 1887 avec succès. En revanche, les essais de l’artillerie sont désastreux. A moins de 1 000 m, on ne réussit jamais à placer un obus sur une cible de 150 m de long et 20 m de large. Le bâtiment sous l’effet de la mer était toujours en mouvement, rendant le pointage impossible. Baptisé Gabriel Charmes en 1886 à la suite du décès de celui-ci. Rebaptisé Ringard en novembre 1900, le bateau canon terminera sa carrière à Toulon comme école de chauffe (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, La Seyne-Saint Mandrier).
OLLIOULES : 218e livraison.
–1934 – 19 avril : Transports DETAINT ET ORLANDI – Sur la liste diffusée par la Préfecture du Var « en vertu du décret-loi du 19 avril 1934, sont mentionnés les noms de Monsieur Gaston Dêtaint en tant qu’exploitant d’une ligne d’Ollioules-Toulon-La Valette et Messieurs Orlandi Pierre et Fontaine Fortune pour la ligne Ollioules Toulon (Bonnafoux G. – 1880-1980, un siècle de transports en commun dans la région toulonnaise. Atelier du Beausset, 1985).
–2024 – 19 avril : Funérailles de Mme Beneventi – A 10 heures, cérémonie à l’église Saint-Laurent d’Ollioules suivie de la mise au tombeau au cimetière.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES (intégralité).

(Ciel d’orage sur Sanary. Cliché H. Ribot)
–1210 – 19 avril : Aicard, coseigneur de la Roque, donne aux chartreux de Montrieux les pâturages qu’il possède par héritage sur le territoire de la Roque, comme son père l’avait fait précédemment – Acte n° 207 du cartulaire de Montrieux, Montrieux. In claustro –Incipit de castro de Roca. Imprimis, de pasqueriis Aicardi de Roca. … ego, Aicardus de Roca, dono et concedo jure perpetuo Deo et servis ejus habitantibus in heremos Montis Rivi, pascua illa que hereditaria successione michi obverunt in castro de la Roca, aujourd’hui La Roquebrussanne (Boyer R., 1980, 1980, p. 604-605 ; original perdu ; copie Capus p. 282 ; IND. Teissier, fol. 66 ; Dubois, p. 37)
–1254 – 19 avril : CONFIRMATION DU PAPE ADRESSEE A MONTRIEUX – Le 12 mai 1254, le pape Innocent IV adresse au prieur et aux moines de Montrieux une bulle par laquelle il confirme une transaction conclue le 19 avril précédent entre l’évêque, le prévôt et le chapitre de Marseille, d’une part, et les chartreux, d’autre part (Boyer R., 1980, p. 644 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).
–1288 – 19 avril : Trebols, 19 avril 1288 (acte notarié). Triboux, quartier rural, commune de Marseille. Il embrasse la partie du territoire comprise entre les Comtes, la Valentine, la Servianne et le petit chemin d’Aubagne. Première mention : Tribols, 1057 (cartulaire Saint-Victor, n° 50).
–1296 – 19 avril :
1. Domus de Feians quœ est prepositure (charte aux archives municipale). FEIANS – ancienne maison de la prévôté du Chapitre de la Major, commune de Marseille, quartier de Mazargues, sur Couffone (1872). C’était là qu’était la limite de la juridiction de l’abbaye de Saint-Victor. Première mention, le 5 juillet 1218 : Villula de Feiam, (charte aux archives de la Major).
2. Putens Daon (charte aux archives municipales), première mention du PUITS DE GAYEDAN, puits de la commune d’Allauch, au quartier de la Bouquière (1872).
3. Torum longum (charte aux archives municipales). Première mention de « LES TOURRES » – bastide, commune d’Allauch, au quartier de la Ponche (1872).
–1314 – 19 avril : Les amants de la tour de Nesle – Deux chevaliers sont exécutés à Pontoise dans d’atroces conditions, le 19 avril 1314. Ils sont punis pour avoir aimé des princesses. Ce sont les principales victimes du scandale dit « de la tour de Nesle » qui a assombri la dernière année du règne de Philippe IV le Bel… Il inspirera bien plus tard au romancier Maurice Druon sa fresque historique : Les rois maudits.

Cliché pris au Panier. H. Ribot)
–1320 – 19 avril : Jarretum, 19 avril 1320 (charte aux archives municipales). JARRET – cours d’eau formé par la réunion des ruisseaux de Château-Gombert, du Plan-de-Cuques et d’Allauch. Il traverse une partie du territoire de Marseille et conflue avec l’Huveaune au-dessous du village de Sainte-Marguerite (1872). Première mention au VIIIe s. : Fluvium Jerre, (Dénombrement des possessions de Saint-Sauveur. Belsunce, I. 302). Nota, en 1383 on mentionnait déjà 3 Jarret au registre des censes de l’Hôpital Saint-Esprit: Jarret de la Cavalleria, Jarret den Pujol, Jarret de la Condamine.
–1529 – 19 avril : PREMIERE MENTION DU TERME « PROTESTANT » – Lors d’une Diète impériale, à Spire, en 1526, une communication de l’empereur Charles Quint avait permis aux partisans de Luther d’espérer quelques accommodements. Trois ans plus tard, la Diète se réunit à nouveau à Spire mais cette fois, l’empereur Charles Quint se montre intransigeant. Le 19 avril 1529, cinq princes et les représentants de 14 villes répliquent par une protestation solennelle : « Nous protestons devant Dieu, ainsi que devant tous les Hommes, que nous ne consentons ni n’adhérons au décret proposé dans toutes les choses qui sont contraires à Dieu, à sa sainte Parole, à notre bonne conscience, au salut de nos âmes ». De là le mot protestant sous lequel se feront plus tard appeler l’ensemble des partisans de la Réforme [au sens de : professer sa foi, du latin pro (pour) + testare (témoigner)].
–1588 – 19 avril : DECES DE PAUL VERONESE – Né en 1528 à Vérone (Italie), d’où son surnom, il mourut le 19 avril 1588 à Venise. De son vrai nom Paolo Caliari, le peintre s’est très vite attiré la gloire à Venise, rivalisant avec le Titien et le Tintoret, autres grands artistes du Cinquecento (les années 1500 en Italie.
–1663 – 19 avril :
1. Lor Dambremon (acte notarié à Allauch) première mention du Loir-Dambremont : lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de Tourdinau mentionné comme Lord Dambremon (cad. d’Allauch) à la même époque.
2. Serilhan (acte notarié à Allauch). SERILLAN – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de Botte (1872). Première mention : Sirilhan, le 26 mars 1296 (charte aux archives municipales).
–1775 – 19 avril : Le Patriots’ Day (Jour des patriotes) rappelle le début de l’insurrection des Etats-Unis contre l’Angleterre – Le 19 avril 1775, un détachement anglais tombait dans une embuscade à Lexington, au Massachusetts, tandis qu’il allait détruire un dépôt d’armes. Cette échauffourée marque le début de la guerre d’Indépendance…
–1789 – 19 avril : constitution monarchique française et primes à l’importation des blés et farines – Moreau, historiographe, a présenté au roi et à la famille royale un ouvrage ayant pour titre : « Exposition et défense de notre constitution monarchique française, précédée de l’historique de toutes nos assemblées nationales ». Dans le même temps, un arrêt du Conseil d’État double et proroge jusqu’au 1er septembre les primes accordées à l’importation des blés et farines venant des ports d’Europe. Il étend ces mesures aux grains venant d’au-delà les frontières terrestres (Agenda du Bicentenaire, DIMANCHE 19 AVRIL).
–1793 – 19 avril : Toulon reçoit 1.050 charges de blé en provenance de Gênes – Le 15 mars, on apprend l’arrivée à Toulon d’une quantité de 1.050 charges de blé en provenance de Gênes. Jean François Dalmas, officier municipal du Beausset, est désigné pour se rendre auprès du comité de subsistance de la ville de Toulon, afin de retirer (moyennant finances bien sûr) la quantité de blé revenant au Beausset. Ce n’est que le 19 avril qu’Etienne Paul pourra effectivement retirer à Toulon et faire voiturer au Beausset les 65 charges de blé accordées au village par le « Comité de subsistances générales du département du Var » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française…).
Note : « charge » ou « cargo » / « carga » : mesure de capacité pour les grains qui se divisait en 8 panaus.
Les valeurs des charges étaient les suivantes en Provence : blé ou amandes, 32 dal ; bois : 125 kg ; raisin à Aix, 161 kg.
La charge métrique de blé valait à Marseille au XIXe siècle, 160 1. (Mistral).
La charge équivalait à 10 panaux, le panal valant 1,685 décalitres (Maurel M.).
Au XVIIe siècle, la charge était une mesure d’un poids proportionné à la force de ce qui le supportait. Une charge de blé ou de mulet équivalait à 400 livres de 489 g (Furetière)
–1799 – 19 avril : EXPEDITION D’EGYPTE – Lettre du général Kléber au Général Junot. « Le 30 germinal an VII (19 avril 1799). Le cheikh Abbas Daher, fils d’Osman Daher, ayant été choisi par le général en chef pour commander toute la Tibériade en vertu d’une […] du 29 ventôse de cette année, vous voudrez bien, Citoyen Général, le faire reconnaître comme tel à tous les cheikhs particuliers de cette province et prendre de concert avec lui les arrangements nécessaires pour donner à cet investissement toute la bienséance que les circonstances exigent et permettent. ».
–1800 – 19 avril : EXPEDITION D’EGYPTE – GENERAL KLEBER : « Supplément à l’ordre du jour. le 29 germinal an VIII (19 avril an VIII) le général en chef (Kléber) témoigne sa satisfaction particulière aux troupes composant la division Reynier ; elles ont fourni la tâche qui leur avait été prescrite dans l’attaque du 28, de la manière la plus glorieuse, et elles eussent fait plus encore si elles eussent pu être soutenues par leur droite. Le général en chef est pareillement satisfait de l’effet qu’a produit la mine de la maison Reynier. »
–1809 – 19 avril – Charles Darwin meurt à Downe (Kent, Angleterre).Né en Angleterre, dans une famille fortunée de pasteurs et de médecins, le futur savant se passionne tout jeune pour l’observation de la nature. Il se fait engager comme naturaliste sur le Beagle, pour une expédition océanographique de cinq ans. L’expédition fait relâche aux îles Galápagos, dans l’océan Pacifique, où Charles Darwin est frappé par la coexistence d’espèces voisines de lézards et d’oiseaux. De retour en Angleterre (1836), le savant va passer le reste de sa vie à mettre en ordre ses observations avec le concours de nombreux correspondants scientifiques par le monde. Il publie le fruit de ses travaux en 1859 dans un ouvrage au titre ambitieux qui résume à lui seul le contenu : De l’Origine des espèces par la sélection naturelle ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie. Le premier tirage (1250 exemplaires) est épuisé dans la journée. Les théories de Charles Darwin ont ruiné le dogme d’une nature immuable depuis la création du monde.
–1815 – 19 avril : UN NOUVEAU PREFET POUR LE VAR – Le baron Dufermon Jean-François, succède au comte de Bouthillie Chavigny comme préfet du Var. Il restera en fonctions jusqu’au 12 juillet 1815 (Louis Baudoin, 1965, p. 449).
–1824 – 19 avril : L’écrivain anglais Lord Byron meurt à Missolonghi aux côtés des insurgés grecs qui combattent les Turcs.
–1846 – 19 avril : LA VENTE DE L’EMPLACEMENT DE NOTRE DAME DE BON REPOS PERMET D’ACHETER UN CIBOIRE POUR L’EGLISE DE SANARY – Le 18 février 1819, le maire Granet Jean, Aicard Alexis, Granet Benoît, Coullomb Ange, Granet Antoine, Coullomb Joseph, Trotobas Joseph et Bonnegrace Pierre, tousconseillers municipaux, considérant que les emplacements et restes de ces deux chapelles de Saint Roch et de Notre Dame de Bon Ros ont été acquis par le sieur Deluy, acceptent la donation que celui-ci en fait en faveur du conseil de Fabrique. Ces chapelles sont en effet en grande vénération dans le pays et la majeure partie des habitants est pour leur rétablissement. Déjà, par les soins et les dons volontaires de diverses personnes pieuses, la chapelle Saint Roch a été réouverte. Tous seront décidés à reconstruire la chapelle de Bon Repos. Hélas, ce souhait ne pourra être réalisé et il n’en restera bientôt plus que quatre murs en ruine. L’emplacement en sera vendu plus tard par le recteur Deluy. La somme de 350F, produit de la vente servira par décision du conseil de Fabrique à l’achat d’un ciboire le 19 avril 1846 (Rotger B., 1984, p. 368).
–1861 – 17 et 18 avril : George Sand à Tamaris – « 19 avril (vendredi) LUCIEN EST PARTI. LES POMMETS : Tems magnifique. J’ai toujours mal au bras, beaucoup ce matin, et beaucoup moins ce soir. J’espère que ça va passer demain. Je me porte bien d’ailleurs. Nous partons à midi. Matheron prend un second cheval et son valet à La Seyne, nous gagnons le faubourg de Toulon, de là nous prenons un chemin avant celui du Revest et nous nous enfonçons dans la même vallée, mais en gagnant le pied du Baou de 4 heures et en côtoyant de plus loin le dos du Faron. La vue est plus vaste par-là elle s’ouvre à chaque instant en droite ligne sur la mer. Nous faisons une pause au fort des Pommets, d’où l’on voit le Cap Sicié, Six-Fours, la mer, Les Sablettes, Toulon, le Faron jusqu’au Coudon. Manceau attrape Euphanor, l’aurore aux ailes citron du midi. Nous reprenons la voiture et nous grimpons d’une manière fabuleuse sur un chemin en bon état, mais pierreux et fort étroit. Je reste la dernière en voiture jusqu’à ce que les chevaux y renoncent. Mais nous sommes à vingt pas des Pommets, village sur une colline, où il y a une petite église, une douzaine de maisons fermées et 5 habitans. Lucien a soif, pas d’eau, pas une porte ouverte. Nous grimpons jusqu’au pied du dernier escarpement du Baou. Là nous apercevons une belle chèvre blonde, à longues soies et un habitant monté sur un olivier, nous lui demandons du lait de sa chèvre. Miracle ! Il entend le français, et il veut bien traire la bête mais il ne veut pas aller chercher une tasse ou un verre. I1 refuse l’argent et nous force à redescendre dans le village où il y a une maisonnette propre, très surchargée de meubles et d’ustensiles et où sa femme trait la chèvre et nous donne des chaises au soleil. Nous espérons qu’ils se laisseront payer, mais il n’y a pas moyen. Je ne demande pas mieux que de remercier, ils ont l’air d’excellentes gens, pas brutaux comme la plupart de ceux qu’on rencontre. Ils sont très étonnés de nous voir dans ce pays perdu où jamais calèche n’a grimpé. Matheron est tout fier d’en être venu à bout. Nous regardons le site qui est âpre et vaste, nous avons sur la gauche tout le Coudon qui est une montagne de deux sous, et qui ne fait son grand effet de loin que parce qu’elle est placée sur une base très élevée, et qu’on ne voit que sa pointe escarpée, très accessible sur l’autre face. Nous redescendons au fort, jolie ruine qui est très bien éclairée, et d’où nous voyons et entendons les nombreux saluts des canons de la rade à un navire qui entre. Les échos font de cela des roulements de tonnerre lointain. Après une nouvelle pause, Matheron vient nous rejoindre. Nous descendons encore à pied jusqu’à l’endroit où le chemin est facile. Nous voyons par-dessus un mur d’énormes fleurs étranges dans un jardin. Le domestique à Matheron enjambe le mur et va en voler sans façon un épi. Il fait assez frais dans la rade de La Seyne, mais on retrouve la chaleur sur le chemin de Tamaris. Nous arrivons et nous ouvrons les lettres. M. et Mme Villot rappellent Lucien tout de suite. Il part tout de suite sans dîner, le cœur gros et l’estomac creux. Nous regrettons ce cher garçon excellent. Nous lui jetons du pain et du jambon dans le berlingot à Matheron qui le conduit à Toulon pour le départ de l’express. Après le dîner je fais avec Maurice la diabolique analyse de la plante volée. C’est une zygophyllée du Cap, la Mélianthe pyramidale, dite pimprenelle d’Afrique. Elle est si bizarrement bâtie que nous recommençons trois fois l’analyse. Manceau monte de bonne heure. Je fais des patiences, Maurice de l’entomologie. J’écris à Madame Villot et je vais peut-être travailler un peu. Le paysage d’aujourd’hui est plus vaste que celui du Revest, mais d’une sécheresse effrayante. Demain nous chercherons les bord du Gapeau, mais je doute beaucoup qu’il y ait de la vraie fraîcheur et de la vraie végétation en Provence. Je crois que les gens du pays ne savent même pas ce que c’est. »
–1872 – 19 avril : AJELLO’S SAGA – Naissance de Marie Nathalie Ajello, fille de Nicolas Ajello, pêcheur, 27 ans, domicilié à Saint-Mandrier, et de Anne Joséphine Cancelin, sans profession, 25 ans. Les témoins sont : Revest Marius, 36 ans, négociant à Sain-Mandrier, et Camoin François, 56 ans, propriétaire. Adjoint spécial : Victor Ginouvès. (Registre des naissances de 1872, acte n°11. Marie-Nathalie Ajello se mariera à Saint-Mandrier le 11 février 1899 avec Antonio Peruffo).
–1881 – 19 avril : MORT DE BENJAMIN DISRAELI – Benjamin Disraéli, homme politique et auteur britannique meurt le 19 avril 1881. Nous lui devons la phrase célèbe : « Monsieur le Président, je retire ce que je viens de dire, à savoir qu’une moitié du gouvernement est composée de crétins : une moitié du gouvernement n’est donc pas composé de crétins. »
–1882 – 19 avril : DECES DE CHARLES DARWIN – Né le12 février 1809 à Shrewsbury (Shropshire, Angleterre), il mourut le 19 avril 1882 à Downe (Kent, Angleterre). Il avait publié le fruit de ses travaux en 1859 dans un ouvrage au titre ambitieux qui résume à lui seul le contenu : De l’Origine des espèces par la sélection naturelle ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie. Le premier tirage (1250 exemplaires) fut épuisé dans la journée.
–1886 – 19 avril : un bateau canon est commandé aux F.C.M. La Seyne – Sous la direction de l’amiral Aube, le 19 avril 1886, un bateau canon est commandé aux F.C.M. La Seyne. C’est la coque d’un torpilleur agrandi (40 m sur 3,80 m ; déplacement 76 tonnes). L’armement consiste en un canon de 138,6 mm sur un affût modifié par Gustave Canet qui permettait seulement le pointage vertical. Le pointage en direction étant réalisé par le mouvement du bâtiment. Les essais de vitesse sont réalisés en février et mars 1887 avec succès. En revanche, les essais de l’artillerie sont désastreux. A moins de 1 000 m, on ne réussit jamais à placer un obus sur une cible de 150 m de long et 20 m de large. Le bâtiment sous l’effet de la mer était toujours en mouvement, rendant le pointage impossible. Baptisé Gabriel Charmes en 1886 à la suite du décès de celui-ci. Rebaptisé Ringard en novembre 1900, le bateau canon terminera sa carrière à Toulon comme école de chauffe (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, La Seyne-Saint Mandrier).
–1890 – 19 avril :
1. ET NAQUIT L’AVION – Première utilisation du mot « Avion » dans un document officiel de Clément Ader.

2. RETOUR DU CUIRASSÉ « PELAYO » AUX FCM LA SEYNE- En avril 1890, le cuirassé espagnol Pelayo est de retour à La Seyne pour terminer l’embarquement de l’artillerie secondaire. Le 19 avril, il est visité dans les chantiers par le Président Sadi Carnot qui dans un discours rend hommage à la technicité des F.C.M.. Navire amiral de la flotte espagnole le Pelayo participe à toutes les cérémonies (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, La Seyne-Saint Mandrier).
–1891 – 19 avril : poste d’observation à la presqu’île de Cépet – Vote du conseil municipal de La Seyne, d’une concession gratuite de terrain à la Direction du Génie pour établir un poste d’observation à la presqu’île de Cépet. Ce terrain a une superficie de 103 m².
–1898 – 19 avril : QUEL EST LE PLUS RAPIDE DE NOS CUIRASSÉS ? – Tandis que l’escadre séjourne à Villefranche-sur-mer, le président Félix Faure est reçu à bord du Brennus. Aux côtés du commandant en chef, le Président et sa suite assistent à un appareillage général et à une série classique d’exercices : évolutions, tirs d’artillerie légère, signaux, etc. Par ailleurs, en vue de tester le matériel mais aussi pour distraire les équipages, l’amiral ordonne une course de vitesse. Le 19 avril, placés en ligne de front et ayant chauffé pour obtenir les quatre-vingt-cinq centièmes de leur puissance, les cuirassés s’élancent au signal de l’amiral. Après deux heures à cette allure, ils stoppent. Les écarts sont soigneusement mesurés. Le Brennus précède aisément de deux à trois milles ses aînés, Magenta, Formidable, Marceau et Neptune. En revanche, il concède 1,2 milles au Charles Martel et 0,75 milles au Carnot victime d’un échauffement en fin d’essai (Gérard Garier, Le cuirassé Masséna).
–1906 – 19 avril : Décès de Pierre Curie, physicien et prix Nobel de Physique 1903, principalement connu pour ses travaux en radioactivité, en magnétisme et en piézoélectricité. Avec son épouse, Marie Curie, ils ont été les pionniers de l’étude des radiations.
–1932 – 19 avril : Les village de Provence disparus : Orves – Le 19 avril 1932, Le Petit Var publie un article de l’abbé Victor Saglietto intitulé « Les village de Provence disparus : Orves ».
–1933 – 19 avril : Abandon de l’étalon d’or

(Ollioules. Eglise Saint Laurent. Cliché H. Ribot)
–1934 – 19 avril : Transports DETAINT ET ORLANDI – Sur la liste diffusée par la Préfecture du Var « en vertu du décret-loi du 19 avril 1934, sont mentionnés les noms de Monsieur Gaston Dêtaint en tant qu’exploitant d’une ligne d’Ollioules-Toulon-La Valette et Messieurs Orlandi Pierre et Fontaine Fortune pour la ligne Ollioules Toulon (Bonnafoux G. – 1880-1980, un siècle de transports en commun dans la région toulonnaise. Atelier du Beausset, 1985).
–1938 – 19 avril au 11 mai – B.A.N. DE SAINT-MANDRIER– Le 19 avril, une section de trois Loire de HS1 aux ordres du Commandant embarque sur le Commandant Teste qui appareille pour Oran. Le 11 mai, ils seront de retour à Saint-Mandrier (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1940 – 19 avril :

-Débarquement des troupes françaises en Norvège, après de nombreuses tergiversations qui avaient permis à l’Allemagne d’envahir le pays alors que celui-ci était neutre dans le conflit opposant la France et l’Angleterre à l’Allemagne.
-Pas de Tour de France cycliste cette année – « Le journal l’Auto annonce officiellement que le Tour de France cycliste, en raison des circonstances actuelles, est reporté à l’année prochaine. » (La Montagne, vendredi 19 avril).
–1941 -19 avril : Capitulation de la Yougoslavie devant les Allemands. Ceux-ci sont intervenu afin de tirer d’affaire leurs alliés italiens qui venaient de s’empêtrer dans une offensive mal préparée et mal conduite contre la Grèce. L’Allemagne, prise de court, ne put rien faire d’autre que d’aider à contrecœur son allié en difficultés et de décaler de plusieurs semaines l’offensive qu’Hitler prévoyait contre l’URSS.
–1943 – 19 avril : premier jour de l’insurrection du ghetto de Varsovie – . Le 19 avril 1943 marque le premier jour de l’insurrection du ghetto de Varsovie. Les combattants de l’organisation juive de combat s’opposent les armes à la main à la déportation vers le camp d’extermination de Treblinka. Les 60 000 juifs qui subsistent dans le ghetto de Varsovie se soulèvent contre les SS du général Jürgen Stroop, qui a reçu de Hitler l’ordre de les exterminer. Leur combat sans espoir durera jusqu’au 16 mai 1943. Tous seront dirigés vers les camps d’extermination sauf 7 000 d’entre eux, morts les armes à la main ou qui se seront suicidés comme leur chef, le jeune Mordechai Alinewicz. Ce ne sera que le 23 août que la BBC, dans son émission « Les Français parlent aux Français » donne des informations sur l’insurrection et le suicide d’Adam Czerniakow, président du Judenrat, le Conseil juif de Varsovie. Le ghetto est rasé sitôt l’insurrection écrasée. Cette absolue tragédie va devenir pour les Juifs et les adversaires du nazisme le symbole de l’esprit de résistance et du renouveau. Ainsi le chancelier allemand Willy Brandt va-t-il s’agenouiller devant le Mémorial du résistant juif du ghetto le 7 décembre 1970 dans un émouvant geste de contrition.
–1944 – 19 avril :
1. -1944 – 19 avril : ARRESTATION DE PHILIPPE LAFFORGUE APRES DENONCIATION – Célibataire, domicilié légalement 41 boulevard Gambetta à Nice (Alpes-Maritimes), Philippe Lafforgue fut arrêté une première fois par la Sipo-SD le 22 avril 1944 à Marseille, café de l’Avenue, avec son adjoint, l’adjudant Fernand Cordogli, son chef radio, Maurice Bertrand, et un inspecteur de la Sûreté nationale, membre du réseau Ajax, qui fut retourné. L’arrestation fut effectuée par Dunker Delage et son équipe. Transféré à Compiègne (Oise), Pierre Lafforgue parvint à s’évader du train le conduisant en Allemagne, le 4 juin, au cours d’une évasion collective vers Vitry-le-François (Marne). Pierre Lafforgue, qui avait le numéro 20, rejoignit l’adjudant Morel au presbytère de Pringis, puis revint à Marseille (Bouches-du-Rhône). Il fut arrêté à nouveau le 19 juin à Aix-en-Provence, dans la rue, avec de faux papiers au nom de Lafargue. La Résistance de Marseille et des Alpes-de-Haute-Provence subit de lourdes pertes en juin-juillet 1944. Elles sont provoquées par la trahison d’un officier Eric Seignon de Possel « Noël », parachuté pour diriger l’une des missions envoyées en Provence depuis le printemps 1944 (il avait été chargé d’établir une liaison par vedettes avec la Corse dans la région de La Ciotat). L’ensemble de cette trahison est consigné dans deux rapports, « Antoine » et « Catilina ». Plusieurs organisations sont donc décapitées par la répression à la mi-juillet. Après avoir été emprisonnés, et souvent torturés, au 425 de la rue Paradis à Marseille, siège de la Gestapo, 29 de ces résistants, parmi lesquels de nombreux responsables régionaux dont Philippe Lafforgue, sont fusillés sur le territoire de Signes le 18 juillet. Le charnier est découvert en septembre 1944 par recoupements de renseignements et notamment celui d’un jeune garçon qui a vu toute la scène et des révélations de l’unique rescapé Ernest Quirot, dit « Max Landry » Des prisonniers allemands exhumeront des corps méconnaissables, leur identification sera ardue tant ils sont défigurés. Quatre resteront inconnus pour l’Eternité. Des obsèques nationales présidées par Raymond Aubrac, ont lieu au cimetière Saint-Pierre de Marseille le 21 septembre 1944.
Au creux du vallon de Signes, sur ce terrain, donné à la France par les propriétaires, Mesdames Nogues et Monti, chaque 18 juillet se déroule une cérémonie leur rendant hommage. Un monument funéraire a été inauguré le 18 juillet 1946 dans ce lieu, connu désormais comme le « Vallon des fusillés » et devenu nécropole nationale en 1996.
Sur la liste des morts du charnier, nous trouvons LAFFORGUE « Philippe », 26 ans (indication charnier : /, MLN, né le (rien) 18), arrêté le 19 avril (var 39-45 / lieux / ouest/signes).
Philippe Lafforgue fut élevé au grade de chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume par le décret du 27 octobre 1945 et reconnu « Mort pour la France » en mars 1946.
Source : Jean-Marie Guillon.
2. Trois immeubles sont démolis à Sanary par ordre des autorités allemandes dans la commune de Sanary, le 19 avril 1944 (Archives de Sanary : Etat établi et signé par le Maire, le 3 mai 1944).
–1948 – 19 avril : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – L’aviso « La Boudeuse » cité par Ordre n° 42 E.M.3/Rec du 19 avril 1948 par le vice-amiral Battet commandant les Forces Maritimes d’Extrême-Orient, avec le motif suivant :
« Arrivée en Indochine en décembre 1946, a participé pendant 16 mois de façon ininterrompue aux opérations maritimes les plus diverses avec un égal succès et un enthousiasme jamais démenti, parcourant 22 000 milles dans les eaux indochinoises.
Sous le commandement du capitaine de corvette Merveilleux du Vignaux (P.J.M.), a pris part aux combats de Haïphong et aux opérations du Tonkin puis, affectée pendant 6 mois aux opérations fluviales sur le Mékong a exécuté de nombreuses opérations protégeant les convois et dégageant de nombreux postes assiégés par l’adversaire.
Sous le commandement du capitaine de corvette Arnoulx de Pirey (G.M.J) a participé à la surveillance maritime du Mékong et des secteurs du Centre Annam et du golfe du Siam contribuant ainsi à assurer d’une manière efficace et toujours avec le même entrain le blocus de la contrebande rebelle et le harcèlement des forces adverses »
Cette citation ne comporte pas l’attribution de la Croix de Guerre pour le capitaine de corvette Merveilleux du Vignaux déjà cité pour les mêmes faits (ref. 132 RM3/REC F.M.F.O. du 24 décembre 1947) et comporte l’attribution de la Croix de Guerre des T.O.E. avec Etoile de vermeil au capitaine de corvette Arnoulx de Pirey (Gérard Garier, Les avisons de 630 t.)

–1951 – 19 avril : Saint-Mandrier devient Saint-Mandrier-sur-Mer.
–1953 – 19 avril : Les Francs-jouteurs de Saint-Mandrier ont tenu leur assemblée annuelle au bar Belle Vue, dimanche matin 19 avril. Le nouveau bureau se compose de la façon suivante : Président : Louis Mattia ; Vice-présidents : Antonin Dimajo et Nicolas Aponte ; Secrétaires : Joseph Coppola et François Onorati ; Trésoriers : Laurent Mollet et Gaby Millot ; Barreurs : Aiguier et Dimajo ; Porte-drapeau : Dimajo et Guerry ; Présidents d’honneur : Louis Clément et Théodore Aguilar. Le siège est maintenu au bar Belle Vue (Ken Nicolas, vol. 1, p. 131).
–1956 – 19 avril – Grace Kelly dit « oui » au prince Rainier – Le 19 avril 1956, 30 millions de téléspectateurs assistent au mariage du Prince Rainier III de Monaco (32 ans) et de l’actrice américaine Grace Kelly (26 ans).
–1967 – 19 avril : DECES DE KONRAD ADENAUER – Né le 5 janvier 1876 à Cologne (Allemagne) et mort le 19 avril 1967 à Rhöndorf (Allemagne), il fut l’inventeur de l’Allemagne fédérale.
–1975 – 19 avril : Décès de l’académicien Robert Aron, écrivain et auteur d’essais politiques tels que
– La lutte de classes, nouvelles leçons sur les sociétés industrielles, NRF Idées, Gallimard, 1964, 380 p., Mémoires, Paris, Julliard, 1983, 782 p.,
– Paix et guerre entre les nations, avec une présentation inédite de l’auteur, Paris, Calmann-Lévy, 1984, 794 p.,
– Machiavel et les tyrannies modernes, Paris, Ed. De Fallois, 1993, 420 p.
–1994 – 19 avril : Condamnation à perpétuité de Paul Touvier pour crimes contre l’HumanitÉ pour l’exécution de sept Juifs au cimetière de Rilleux en représailles de l’exécution de Philippe Henriot par la Résistance, un de ses nombreux crimes commis en tant que chef de la milice lyonnaise durant l’occupation de la France par l’Allemagne nazie, mais le seul retenu contre lui.
–1999 – 19 avril : Décès d’Armand Jammot, producteur de télévision.
–2021 – 19 avril : « UNE » DE VAR-MATIN –
La bataille du rail – Les offres pour exploiter les TER ont été déposées – Coût du billet ; fréquence, fiabilité … La SNCF a-t-elle des chances de l’emporter ?On fait le point.
VAR : Sanary, l’accueil facilité des bateaux de croisière.
VAR : Toulon, la mise en lumière du port repensée.
La Seyne : Les conseils du champion de la mémoire.
Pandémie : Voyages – des restrictions levées début mai ?

–2022 – 19 avril : Raoul Vallentin du Chaylard « Notes historiques sur Sanary (Var), Editions de la Revue Le Bassin du Rhône », Montélimar, 1914). Je précise que je duplique l’exemplaire original de ma bibliothèque (1913, date fautive) tombé dans le domaine public et non l’une des copies publiées il y a quelques années. 16ème livraison : Les Vintimille continuèrent par la suite à commander la forteresse d’Ollioules et la « tour de St-Nazaire » et son enceinte enclavées dans les terres gastes. Le 10 février 1507 (vieux style) par l’acte d’habitation dressé par Me de Morteriis, notaire à Ollioules, les habitants de la tour présents et à venir furent maintenus dans la jouissance du privilège accordé aux terres gastes par l’acte de 1447 (La date du 11 décembre 1507 est parfois donnée :« dominos in solidum ejusdem Turris »… « universitatem et particulares homines Turris de Olliolis ».). Telles sont les principales données contenues dans la consultation du jurisconsulte Monier (Mêmes archives N 2). Enfin, par un arrêt du 29 novembre 1773 rendu par le Parlement de Provence, à la demande de la communauté de St-Nazaire, l’introduction des chèvres dans les terres gastes fut autorisée, jusqu’à concurrence de 1600 têtes. En 1844, les frères Soleillet, propriétaires « des terres gastes de la commune de St- Nazaire » d’après leur exposé, déclarèrent que ces animaux avaient entièrement dévasté à la longue ces terres. Martel rédigea à Toulon un très curieux mémoire non imprimé au sujet des droits d’usage de la commune de St-Nazaire et de ses habitants. (Mêmes archives et série J.). Après bien des péripéties et à la suite d’un acte intervenu devant Me Granet, notaire à St-Nazaire, un cantonnement, approuvé par l’autorité supérieure, intervint (8 mars 1863). La partie centrale de la terre gaste ou forêt de la Colle (Acquise par Antoine Soleillet le 24 brumaire an 5 de l’administration centrale du Var au prix de 3.234 francs payés en mandat territoriaux, cette forêt contenait 342, 936 toises) fut attribuée à la commune. Evaluée 24.963 francs 36 centimes, elle contenait 174 hectares 8 ares 40 centiares. Les deux autres portions, emplacées l’une au levant et l’autre au couchant, s’étendant en totalité à 134 hectares 8 ares 40 centiares et estimées à la même valeur furent maintenues aux hoirs Soleillet, qui versèrent 804 francs pour le rachat des droits d’usage sur elles. Telle fut la fin des contestations qui durèrent des siècles. La tentative d’annulation du partage de 1863 ne put aboutir, en 1884, à la révision de cette affaire passionnante au plus haut degré. Les consorts Soleillet se trouvent toujours dans l’indivision. Un grave incendie a détruit à peu près entièrement la forêt appartenant à la commune (août 1907).
–2024 – 19 avril : Funérailles de Mme Beneventi – A 10 heures, cérémonie à l’église Saint-Laurent d’Ollioules suivie de la mise au tombeau au cimetière.
CHRONIQUE CATALANE :

(Eglise Saint-Pierre, à Prades, Pyrénées-Orientales). Cliché : H. Ribot.
57e livraison (L’Indépendant du 12 décembre 1991) PAU CASALS .
La col.lecciô Pere Vergés de biografies acaba de publicar aquest novembre un numéro dedicat al mestre Pau Casais escrit pel biôgraf més informât, és a dir Josep Maria Corredor.
Casais es troba aixi després de Falla, Hemingway, Machado, Debussy, Kafka, i abans de Trotski, Virginia Woolf, Stravinsky i Jean-Paul Sartre, en excellent companyia doncs.
Josep Maria Corredor ens va deixar ara fa exactament deu anys (en una crônica assenyalàvem l’altre dia que la « Revista de Girona » li retia homenatge en un nûmero especial, que és remaccablement fet, ens apressem de dir-ho). Es clar, doncs, que no ha pogut preparar aquesta ediciô ell mateix. Ara bé, ell ha fornit, amb en particular el seu famôs i voluminôs « Converses amb Pau Casais », traduit a les principals llenguës del mon, tôt el material necessari a aquestes cent vint-i-cinc pàgines. D’una certa manera fins i tôt podriem dir que s’hi guanya, en tôt cas en concisiô, essent aixî que tenim un retrat de l’artista a la vegada breu i complet. El resum s’havia fet inicialment en castellà, i l’ha traduit Jaume Aubareda.
El llibre té un element original, i és un prôleg d’Enric Casais, el germé del biografiat, que ha corregut molts anys per Prada i el seu festival. Per la resta, sôn vuit capitols que passen en revista la familia Casais (la mare havia arribat de Puerto Rico de petita el 1872, havia près lliçons de müsica amb Caries Casais, amb el quai s’havia acabat casant). De la parella van néixer très fills, entre els quais Pau. Després d’una formacio plena de sacrificis, el primer triomf del jove artista és a Paris, el 1899.
Passen una série de decennis brillantissims, durant els quais viatja arreu del mon, i arriba la Repüblica, que entusiasma Pau, i la guerra, després de la quai pren el cami de l’exili, a Prada. Hi ha l’Ocupaciô alemanya, i l’Alliberament, i arriba la gran desil.lusio : els aliats deixen Franco a Espanya. Aleshores Pau Casais, sol licitât a tôt arreu, refusa de donar cap concert, transformant-se en consciència vivent, en simbol. Cal llegir aquest llibre, potser avui més que mai. P.V.
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

LES AMUSE BUSH – surprise des téléspectateurs qui lors d’un gala présidentiel retransmis sur ABC le 6 mars 2002 ont vu le président Bush faire de grands saluts de la main à Stevie Wonder lorsque le légendaire chanteur aveugle est arrivé sur scène ((Le Président vous parle, 2003).
Ce sera tout pour aujourd’hui !
Je vous souhaite un excellent samedi et vous donne rendez-vous demain pour de nouvelles éphémérides.
Un grand bonjour à Isabelle, Olivier, Raphaël et Webber partis pour la neige !

Laisser un commentaire