ÉPHÉMÉRIDES DU 16 AVRIL

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ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 16 AVRIL 2025, 14e ANNÉE ( n° 4918).

Illustrations : clichés pris lors de notre séjour printanier dans les Cévennes (avril 2025) avec Découvertes et Civilisations. Aujourd’hui : Anduze, avec en premier plan la Fontaine Pagode (1649)..

FETES :

Alors que, voilà cinq ans déjà, en pleine Semaine Sainte, l’incendie ravageait Notre-Dame de Paris depuis 19 h jusqu’à 23 h, nous fêtions saint Benoît-Joseph (ou José), un pèlerin sans domicile fixe, « un vagabond de Dieu », patron des « barrulaïre » et des « trimaïres » provençaux, autrement dit des randonneurs (pour ne pas dire rôdeurs), mais aussi de ceux qui travaillent dur. Comme quoi le même mot peut désigner des professions quelquefois antinomiques.

Au calendrier républicain An II, c’est le jour de l’anémone, le 27e du mois de germinal, très exactement.

DICTON :

« Le coucou chante ou bien il meurt de froid ! ». Sur ma terrasse, ce sont les tourterelles : autres temps, autres chants !

LOCUTION PROVENçALE

« niston, nistonne » – menu(e), mince, mignon(ne) – Elle est nistonne la petite, jamais malade. Le mot s’emploie aussi comme non, le niston, la nistonne, pour désigner les enfants (Auguste Brun, Le parler de Marseille, 1931).

PENSÉE.

« La vraie grandeur consiste à être maître de soi-même. » (Daniel Defoë, « Robinson Crusoé »)

ÉPHÉMÉRIDES:

(Anduze : la tour de l’horloge)

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 246e livraison. 

1978 – 16 avril : A Sanary, inauguration de la salle Henri Fabre, près du temple protestant – Grâce à de généreux donateurs, la paroisse, depuis sa fondation en 1942, avait pu se doter d’un orgue permettant l’audition d’excellents concerts, et acheter un terrain jouxtant le temple. Un club laïc d’enfants avait ouvert ses portes à tous les petits sanaryens; mais leur nombre augmentant, la création d’une salle s’est imposée. De nombreux bénévoles ont travaillé pendant deux ans à cette construction et la salle Henri Fabre put être inaugurée le 16 avril 1978. En dehors du club d’enfants, cette salle permit à la paroisse de nombreuses activités culturelles. En 1982, cette communauté réformée évangélique était très vivante, animée par des équipiers dynamiques. Il s’y rattache des créations telles que le « Centre Azur », « Fortitude », « la Fontaine », « l’Association Protestante d’Aide et d’Assistance aux Personnes Agées » (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 :  ).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 446e livraison : 1148 – 16 avril : NOUVELLE BULLE DU PAPE QUI CONFIRME LES BIENS DE L’Eglise de marseille sur le territoire ALLAUCH (où il n’est plus question de villa mais de castrum Alaugi) – Le Chapitre pensa à juste titre qu’il était inutile et dangereux de rester à Villevieille et qu’il était préférable de s’établir solidement sur une position plus défendable et qui serait fortifiée. Il abandonna donc Allauch-le-Vieux pour s’installer sur le Mont Rodinaccus, merveilleux emplacement facile à défendre et poste d’observation remarquable mais ne possédant ni source ni puits. Mieux valait à cette époque sécurité que confort. Le château d’Allauch fut donc construit entre 1141 et 1148. En réalité, le Chapitre restaura et modifia un embryon de château et de bourg, dont il est parlé dans un acte de 1130, dont l’édification par les vicomtes de Marseille remontait à la fin du XIe siècle. Il fut élevé avec un donjon central, une double enceinte, des maisons particulières, des palissades et une église. On peut d’après certains inventaires du XVe siècle en faire une description approximative : « un bâtiment principal avec une salle, une grande chambre, un cellier et deux caves, une grande et une petite, et une tour avec cave, qui servait ordinairement de prison. Au-devant se trouvait une place que les habitants affectionnaient er qu’ils choisissaient volontiers comme leur lieu de réunion » (Abbé Espeut). Enfin de solides remparts extérieurs abritaient les maisons des habitants qui désertèrent totalement Allauch-le-Vieux pour s’installer dans le nouveau bourg où ils se sentaient plus en sécurité. Le Chapitre alors, pensant que cette réalisation pouvait faire naître de nouvelles convoitises de la part des vicomtes, fit reconnaître avec tous les biens d’église sa nouvelle possession par une nouvelle bulle du Pape Eugène III, le 16 avril 1148 où, cette fois, il n’est plus question de villa mais de castrum. A ce momentlà dut être construite l’église, restaurée plusieurs fois et appelée Notre-Dame-du-Château, mais qui portait autrefois le nom de Notre-Dame-du-Belvézer ou de Beauvoir (Beate Mariae de Belle Vederi ou de Pulchro Vederi). Mais elle ne fut pas immédiatement église paroissiale. Ce n’est que vers 1928 qu’elle dut devenir paroisse et remplacer Saint-Pierre-de-Villevieille, située près d’Allauch-le-Vieux (Louis Ardissonne, 1981, p.21).

Dans le corps de nos éphémérides, nous livrons in extenso  ce texte qui fait également mention de Saint-Cannat, Ners, Saint-Julien, la Pène, Meinarguettes, Méounes (ou Molne), Orves, Le Beausset, Evenos, Château-Gombert.

LA SEYNE-SUR-MER. 156e livraison ;  1866 – 16 avril – LA SEYNE – SIX-FOURS – Procession à NOTRE-DAME de la Garde en action de grâces de la cessation du choléra. Une imposante solennité réunissait, le 16 avril 1866, un concours nombreux de fidèles autour de la chapelle de Notre-Dame de La Garde. Les habitants de la Seyne, précédés de la Vierge de leur église, s’étaient rendus processionnellement aux pieds de la vierge protectrice des marins, en actions de grâces de la cessation du choléra en juillet 1865. Cette cérémonie, à laquelle s’étaient joints les autorités et les fonctionnaires de la localité, a été l’occasion d’un enthousiasme unanime. A Toulon, les bateaux à vapeur ne pouvaient suffire à l’affluence énorme de passagers qui se rendaient à Notre-Dame de la Garde ; sur la route de la Seyne, au but de la dévotion, les populations des villages de Saint-Nazaire, d’Ollioules, de Régnier et de Bondos (Bandol ?) accouraient avec leurs congrégations religieuses ; les ouvriers des forges et chantiers de la Méditerranée quittaient les ateliers :t venaient aussi grossir les rangs de la procession. Plus loin, des mains pieuses avaient élevé un reposoir champêtre, abrité sous des branches de pins, orné de banderolles et de fleurs ; les fusées et les bombes éclataient en signe de réjouissance. La statue de la vierge de la Seyne était portée, à tour de rôle, par des pères maristes, des pénitents blancs et des bourgeois. Un autel avait été préparé devant la chapelle, afin que la population entière pût assister à l’office divin, qui a été célébré par un père dominicain. Après la messe, le révérend père a adressé aux assistants une allocation touchante, dans laquelle il a rappelé les tristes épisodes du terrible fléau qui a décimé le pays en 1865. La cérémonie a été terminée par une bénédiction solennelle. Certes, ces groupes nombreux et variés marchant par longues files à travers la campagne, à la suite de la statue de la Vierge, puis, faisant une station autour du reposoir rustique ; puis gravissant le rocher sur lequel apparaît le clocheton pittoresque de Notre-Dame de la Garde, formaient un spectacle plein de grandeur et de magnificence. Mais le tableau devint sublime, et l’émotion fut à son comble, au moment où le révérend-père, dominant du haut d’une éminence les masses de fidèles agenouillés, le front courbé vers la terre, éleva vers le ciel le saint Sacrement resplendissant de mystérieuses grandeurs. Les pèlerins se sont retirés dans le plus grand ordre et dans le recueillement. Cette fête a vivement impressionné ceux qui y ont pris part. Désormais la cruelle épidémie de 1865 réveillera dans l’âme des populations de la Seyne les souvenirs de la protection divine et les douces joies du devoir de la reconnaissance pieusement accompli (Alamo, Le Toulon de Letuaire, chroniques tirées de l’Illustration 1844-1869. Toulon, 1986).

OLLIOULES : 215e livraison. 1713 – 16 avril – PREVENTION DE LA PESTE – Arrêt du Parlement d’Aix, du 16 avril 1713, pris sur la requête des consuls et intendants de Santé de Toulon, défendant à tous consuls, adjoints et autres fonctionnaires des villes et lieux maritimes de la cote de Provence de permettre l’entrée et la pratique, dans leurs propres ports, d’aucuns bâtiments et marchandises, sauf devant la présentation de certificats de quarantaine établis à Marseille ou à Toulon (Louis Baudoin, 1965, p. 214-21, d’après les Archives du Port de Toulon).

             Ces mesures provoqueront certains mécontentements. Nous en avons une preuve dans une délibération du Conseil de la communauté d’Ollioules prise quelques années plus tard, en 1724, lequel décidait d’envoyer à Aix une députation pour protester contre l’ordre des intendants du Service de Santé, de Toulon, d’interdire aux intendants de Santé de La Seyne de donner l’entrée aux navires arrivant à ce port et provenant de pays étrangers. Cette protestation était motivée par le préjudice qui était, du fait de cet ordre, causé aux habitants d’Ollioules pour l’importation des marchandises à eux destinées et débarquées au port de La Seyne qui était leur havre de transit. Ce conflit remontait assez loin et paraissait avoir son origine dans un abus de pouvoir des autorités de Toulon qui avaient obtenu, en 1622, un arrêt du Parlement interdisant à tous patrons de navires, provenant du Levant et autres pays méditerranéens, de ne prendre permission d’entrée qu’à Toulon et à Marseille, avec interdiction de décharger dans un autre port (Arch. du Port de Toulon).

              Ce qui n’empêcha pas des incidents ultérieurs car nous trouvons qu’en 1645 les consuls toulonnais se plaignirent que les intendants de la Santé de La Seyne avaient accordé la libre pratique à un bateau chargé de blé en provenance de Tunis. Rapport du 10 août 1645 du bureau de Santé de Six-Fours signalant qu’il vient d’être informé de l’arrivée de ce navire – commandant Estienne Guigou – à La Seyne-lez-Six-Fours.)

-TOULON : 192e livraison. 1316 – 16 avril : Le Revest. Testament de Sibile de Trets, veuve de Raymond de Montauban, dame de Trets. Elle élit sa sépulture dans l’église de Toulon, au tombeau de ses parents et ancêtres, lègue à Béatrice, sa fille, femme de Guillaume Artaud…ses meubles et sa bastide du Revest, … (de Gérin-Ricard, 1926) Au début du fief du Revest, dans un acte passé au Revest le 16 avril 1316, Sibille de Trets, veuve de Raimon de Montauban, lègue à sa fille Béatrice les meubles de sa bastide du Revest (peut-être la bastide du Val d’Ardène) (Trofimoff Pierre, Histoire du Val d’Ardene, Bull. Amis Vieux Toulon, n° 105, p. 145, citant Ed. Baratier). On peut se demander si cette bastide ne serait pas la tour du Revest elle-même. Dans un acte postérieur, daté de 1322, la tour de Sanary est également dénommée « turrem sive bastidam Sancti Nazarii« .                                         Raymond Boyer (1980, p. 132-133) écrit « dans le village actuel du Revest-les-Eaux, une tour carrée, dressée sur une butte, constitue le seul vestige de la demeure des seigneurs de Toulon, qui y résidaient parfois. » A la page 133, note 170, il considère comme confuse la monographie de P. Trofimoff pour ce qui concerne la période médiévale.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES (intégralité).

1148 – 16 avril : NOUVELLE BULLE DU PAPE QUI CONFIRME LES BIENS DE L’Eglise de marseille sur le territoire ALLAUCH (où il n’est plus question de villa mais de castrum Alaugi) – Le Chapitre pensa à juste titre qu’il était inutile et dangereux de rester à Villevieille et qu’il était préférable de s’établir solidement sur une position plus défendable et qui serait fortifiée. Il abandonna donc Allauch-le-Vieux pour s’installer sur le Mont Rodinaccus, merveilleux emplacement facile à défendre et poste d’observation remarquable mais ne possédant ni source ni puits. Mieux valait à cette époque sécurité que confort. Le château d’Allauch fut donc construit entre 1141 et 1148. En réalité, le Chapitre restaura et modifia un embryon de château et de bourg, dont il est parlé dans un acte de 1130, dont l’édification par les vicomtes de Marseille remontait à la fin du XIe siècle. Il fut élevé avec un donjon central, une double enceinte, des maisons particulières, des palissades et une église. On peut d’après certains inventaires du XVe siècle en faire une description approximative : « un bâtiment principal avec une salle, une grande chambre, un cellier et deux caves, une grande et une petite, et une tour avec cave, qui servait ordinairement de prison. Au-devant se trouvait une place que les habitants affectionnaient er qu’ils choisissaient volontiers comme leur lieu de réunion » (Abbé Espeut). Enfin de solides remparts extérieurs abritaient les maisons des habitants qui désertèrent totalement Allauch-le-Vieux pour s’installer dans le nouveau bourg où ils se sentaient plus en sécurité. Le Chapitre alors, pensant que cette réalisation pouvait faire naître de nouvelles convoitises de la part des vicomtes, fit reconnaître avec tous les biens d’église sa nouvelle possession par une nouvelle bulle du Pape Eugène III, le 16 avril 1148 où, cette fois, il n’est plus question de villa mais de castrum. A ce momentlà dut être construite l’église, restaurée plusieurs fois et appelée Notre-Dame-du-Château, mais qui portait autrefois le nom de Notre-Dame-du-Belvézer ou de Beauvoir (Beate Mariae de Belle Vederi ou de Pulchro Vederi). Mais elle ne fut pas immédiatement église paroissiale. Ce n’est que vers 1928 qu’elle dut devenir paroisse et remplacer Saint-Pierre-de-Villevieille, située près d’Allauch-le-Vieux (Louis Ardissonne, 1981, p.21).

Voici le texte in extenso où il est fait mention, outre Allauch, de Saint-Cannat, Ners, Saint-Julien, la Pène, Meinarguettes, Méounes (ou Molne), Orves, Le Beausset, Evenos, Château-Gombert : Confirmation par le pape Eugène III.  Eugeniusn, episcopus, sevis servorum Dei, venerabuli fratri Raymundo Marsiliensi episcopo, in perpetuum. Ad hoc a summo pastore omnium in apostolices sedis regimine pastoralem curam accepimus, ut omnium excclesiarium sollicitudinem habeamus, easque protectionis munimine foteamus. Proinde, dilecte in Domino frater Raymunde episcope, tuis rationabilibus postulationi­bus elementa annuimus, et predecessoris nostri felicis memorie Iniocencii pape vestigiis inherentes, beate genitricis Dei Marie Marsiliensem ecclesiam, cui auc­tore Domino preesse dinosceris, sub beati Petri et nostra protectione suscipimus et presentis scripti privilegio communimus. Statuentes ut quascumque possessiones, queeumque bona, tam in ecclesiis quam in decimis, castellis, villis et aliis eadem ecclesia in presentiarum juste et canonice possidet, aut in futurum concessione pontificum, largitione regum vel principum, oblatione fidelium seu aliis justis modis, Deo propicio poterit adipisci, firma tibi tuisque successoribus et illibata permaneant ; in quibus hec propriis duximus exprimenda rocabulis. Castrum Sancti Cannati. Cas­trum Nereii. Castrum Alaugii. Villam Sancti Juliani. Partem quant habes in castro de Pennis. Castrum de Mayranegas. Castrum de Melna. Castrum de Auroneves. Castrum de Bauceto. Partem tuam de castro Evene. Podium quod castellum Gumberti vocatur. Addentes siquidem auctoritate apostolica prohibemus, ne quis in eodem podio vel in aliis ejusdem Marsiliensis ecclesie possessionibus, absque assensu et voluntate Marsiliensis episcopi, castrum, turrem vel munitionem aliquam edi- ficare présumât. Decernimus ergo … conserventur, tuis tuorumque successorum ef pauperum,pro quorum sus­tentatione concessa sunt, usibus omnimodis profutura. Si qua igitur in futurum … subjaceat. Cunctis autem eidem ecclesie justa servantibus … eteme pacis inve­niant. Amen. Datum Remis, per manum Guidonis, sancte Romane ecclesie diaconi cardinalis et cancella­rii, xvi. kalendas madii, indictione xi, Incarnationis dominice anno M.C.XLVIII, pontificatus vero dompni Eugenii pape anno IIII. (Arch. des B.-du-Rh. Livre jaune de La Major, f° 2 v°. Inédite).

1269 – du 14 au 16 avril  : En Italie, (Em 18) REGGIO – Neige abondante le 14 avril (01 avril), couvrant le sol jusqu’au 16 avril (23 avril ; gelées le 15 avril et le 16 avril ( 22 et 23 avril) qui détruisent les vignes.).

1304 – 16 avril : Fons dels Payaix (acte notarié). Cette source était celle de SAINT-BARNABE. Village, commune de Marseille (1872). Première mention le 1er avril 1216 : Supersilium montis qui dividit vallem des Paizar et vallem de Cairans (charte aux archives de la Major). Barnabé Capelle, natif de Soliers et notaire à Marseille, ayant acquis, le 17 décembre 1472 (acte aux archives des Prêcheurs), une terre dans ce quartier, fournit la somme nécessaire pour faire le retable de l’ancienne chapelle du lieu. En mémoire de cette générosité, la chapelle prit le nom de Saint-Barnabé, qu’on a donné plus tard au quartier. Cette église était succursale de Saint-Martin.

1316 – 16 avril : Le Revest. Testament de Sibile de Trets, veuve de Raymond de Montauban, dame de Trets. Elle élit sa sépulture dans l’église de Toulon, au tombeau de ses parents et ancêtres, lègue à Béatrice, sa fille, femme de Guillaume Artaud…ses meubles et sa bastide du Revest, … (de Gérin-Ricard, 1926) Au début du fief du Revest, dans un acte passé au Revest le 16 avril 1316, Sibille de Trets, veuve de Raimon de Montauban, lègue à sa fille Béatrice les meubles de sa bastide du Revest (peut-être la bastide du Val d’Ardène) (Trofimoff Pierre, Histoire du Val d’Ardene, Bull. Amis Vieux Toulon, n° 105, p. 145, citant Ed. Baratier).

                                        On peut se demander si cette bastide ne serait pas la tour du Revest elle-même. Dans un acte postérieur, daté de 1322, la tour de Sanary est également dénommée « turrem sive bastidam Sancti Nazarii« .

 Raymond Boyer (1980, p. 132-133) écrit « dans le village actuel du Revest-les-Eaux, une tour carrée, dressée sur une butte, constitue le seul vestige de la demeure des seigneurs de Toulon, qui y résidaient parfois. » A la page 133, note 170, il considère comme confuse la monographie de P. Trofimoff pour ce qui concerne la période médiévale.

1330 – 16 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Fena morta, 16 avril 1330 (acte notarié). Freme-Morte – quartier rural,  commune de Marseille, quartier de Sainte- Marthe (1872). Première mention : Femena morta , 8 mai 1289 (charte aux archives municipales). Sur le cadastre du 19e siècle : Freme morte (cadastre).

1363 – 16 avril : Trulhar (charte aux archives de Saint-Victor). LA TREILLE. Lieu-dit de la commune de Marseille, quartier de Saint-Giniès, entre le grand chemin de Mazargues et le vallat de la Coufonne (1872). Mention :

1382 – 16-17 avril : Guerre civile en Provence : de la mort de la reine Jeanne à la mort de Louis II : Le retard de Louis d’Anjou s’explique, pour une part, par son désir de ne s’embarquer qu’une fois « asseuré des Provençaux », comme l’écrit son chancelier Jean le Fêvre. Aux Etats d’Apt (16-17 avril 1382), les nobles et les prélats opinent unanimement en faveur du duc, mais les délégués des communautés se séparent sans conclure. Bien vite deux camps se dessinent d’un côté Marseille qui prend parti pour Louis d’Anjou par fidélité à Jeanne; de l’autre la majorité des villes du comté regroupées autour de la capitale dans l’Ùnion d’Aix (Maurel P., Histoire de Toulon, 1945).

1582 – 16 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Camp de Baillé (registre de l’évêché). Camp du Bailli – Lieu-dit de la commune de Marseille, dans les collines de la Gardiole (1872). Première mention : Camp dau Bailli, 23 octobre 1480 (registre de l’Evêché).

1597 – 16 avril – A Marseille, funérailles de Libertat qui eut des obsèques grandioses (Jean-Paul Clébert, Almanach 1985, Rivages).

En 1591 Pierre Libertat avait aidé Charles de Casaulx à s’emparer de l’hôtel de ville de Marseille. Après l’abjuration d’Henri IV, la position de Charles de Casaulx était de plus en plus précaire, ce qui l’avait obligé à rechercher un appui auprès du roi d’Espagne. Charles de Guise, gouverneur de Provence, qui voulait reprendre Marseille, arriva à soudoyer Libertat qui assassina Charles de Casaulx le 17 février 1596, alors qu’il était entouré d’une dizaine de gardes du corps ; les hommes de Libertat et le peuple suivirent le mouvement, et ouvrirent les portes de la ville aux troupes du gouverneur. En récompense, Libertat reçut le titre de viguier à perpétuité, les revenus d’un grenier à sel, un crédit de 160 000 écus, le commandement de la porte Réale et du fort Notre-Dame, enfin les droits de douane sur les plus riches denrées.

1663 – 16 avril : LOIR-DAMBREMONT. Lieu-dit de la commune d’Allauch, au quartier de Tourdinau (1872).  Mention : Lor Dambremon, le 16 avril 1663 (acte notarié à Allauch).

1695 – 16 avril : lieux-dits de marseille – Gerbies (registre de l’Ecritoire). GARBIER. Quartier rural de la commune de Marseille, au quartier Saint-Charles (1872). Première mention : Territorium de Garberiis, 17 avril 1164 (privilège de l’empereur Frédéric Barberousse aux archives de l’Evêché). Au milieu du XVIIe siècle, existait le chemin appelé Chemin de Garbiers qui, par la suite, devint « boulevard St-Charles » et aujourd’hui « Camille Flammarion ». Commençant à la porte fortifiée de l’Annonerie (remplacée par la porte d’Aix) ce chemin traversait le quartier Bernard-du-Bois, suivait le tracé du boulevard Saint-Charles (Camille-Flammarion) et aboutissait au chemin d’Allauch. A l’entrée du chemin, se voyait l’ossuaire des Israélites. Peu à peu, le haut du quartier fut appelé « Saint-Charles », tandis que le bas du quartier désignait plutôt la Belle de Mai.

1672 – 16 avril : Anciennement, la communauté d’Allauch avait établi un deffens au quartier de Garlaban, elle l’abandonna et demanda au Chapitre d’en établir un au quartier de la Vaque; la concession en fut faite par acte du 16 avril 1672, moyennant une redevance annuelle de 18 livres (arch. communales d’Allauch).

1713 – 16 avril – PREVENTION DE LA PESTE – Arrêt du Parlement d’Aix, du 16 avril 1713, pris sur la requête des consuls et intendants de Santé de Toulon, défendant à tous consuls, adjoints et autres fonctionnaires des villes et lieux maritimes de la cote de Provence de permettre l’entrée et la pratique, dans leurs propres ports, d’aucuns bâtiments et marchandises, sauf devant la présentation de certificats de quarantaine établis à Marseille ou à Toulon (Louis Baudoin, 1965, p. 214-21, d’après les Archives du Port de Toulon).

             Ces mesures provoqueront certains mécontentements. Nous en avons une preuve dans une délibération du Conseil de la communauté d’Ollioules prise quelques années plus tard, en 1724, lequel décidait d’envoyer à Aix une députation pour protester contre l’ordre des intendants du Service de Santé, de Toulon, d’interdire aux intendants de Santé de La Seyne de donner l’entrée aux navires arrivant à ce port et provenant de pays étrangers. Cette protestation était motivée par le préjudice qui était, du fait de cet ordre, causé aux habitants d’Ollioules pour l’importation des marchandises à eux destinées et débarquées au port de La Seyne qui était leur havre de transit. Ce conflit remontait assez loin et paraissait avoir son origine dans un abus de pouvoir des autorités de Toulon qui avaient obtenu, en 1622, un arrêt du Parlement interdisant à tous patrons de navires, provenant du Levant et autres pays méditerranéens, de ne prendre permission d’entrée qu’à Toulon et à Marseille, avec interdiction de décharger dans un autre port (Arch. du Port de Toulon).

              Ce qui n’empêcha pas des incidents ultérieurs car nous trouvons qu’en 1645 les consuls toulonnais se plaignirent que les intendants de la Santé de La Seyne avaient accordé la libre pratique à un bateau chargé de blé en provenance de Tunis. Rapport du 10 août 1645 du bureau de Santé de Six-Fours signalant qu’il vient d’être informé de l’arrivée de ce navire – commandant Estienne Guigou – à La Seyne-lez-Six-Fours.)

1781 – 16 avril : Pierre-André de Suffren de Saint-Tropez surprit à la Praya (îles du Cap- Vert) une escadre anglaise au mouillage, l’attaqua, lui infligea des avaries sérieuses et se dégagea ainsi la route du Cap. Puis il y débarqua la garnison française qui, trois semaines plus tard, interdit à Johnstone, l’adversaire de la Praya, d’occuper la place avec ses troupes. Suffren permit ainsi aux forces navales françaises de conserver le libre accès à l’océan Indien pendant toute la guerre.

1788 – 16 avril : Décès du naturaliste Buffon.

1789 – 16 avril : les séances des États Géné­raux seront publiques – A Versailles, les séances des États Géné­raux seront publiques ; les demandes de places pour l’ouverture de la séance doivent être adressées à M. le duc de Guiche, à l’Hôtel de Matignon. Tout le monde attend beaucoup des États Généraux. Mais personne n’en attend la même chose (Agenda du Bicentenaire – JEUDI 16 AVRIL).

1790 – 16 avril : La barque de 158 tonneaux « Le Saint Esprit », de La Seyne, capitaine Coutelenq, se perd corps et biens dans le détroit des Dardanelles (Louis Baudoin, 1965). Peut-être a-t-elle été construite à La Seyne.

1792 – 16 avril : SERVICE PERMANENT DE GARDE AU BEAUSSET – Le maire du Beausset et le commandant de la garde nationale prendront prétexte de l’attentat perpétré contre la chapelle St Dominique, à La Rode pour organiser un service de garde permanent. Ce service de garde sera confirmé en date du 16 avril 1792 lorsqu’un « trouble » éclate au Beausset à l’annonce que les prêtres réfractaires réfugiés à Nice entretiennent des liaisons épistolaires avec des habitants du village « tendant à entretenir des troubles » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française…).

1848 – 16 avril : A Toulon, plantation d’un arbre de la Liberté sur la place de l’Intendance par le curé de Saint-Louis (F.T., 2020).

1859 – 16 avril :

1. Décès de l’historien et penseur politique Alexis de Tocqueville, auteur de «  De la démocratie en Amérique », (biographie, préface et bibliographie par François Furet, I, Paris, Garnier-Flammarion, n° 353, 1981, 570 p.)

2. LES FCM DE LA SEYNE LIVRENT DES CHALOUPES DEMONTABLES – mise en service à Toulon de la chaloupe démontable n° 3 Va et Vient, classe chaloupes démontable n° 1 à 10, construite par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne.

1860 – 16 avril : Autorisation du préfet le « de placer une chaudière à vapeur dans la tuilerie qu’ils exploitent au quartier Séon-Saint-André, banlieue de Marseille ». La chaudière est la seconde cheminée c’est elle qui fait fonctionner les presses et les machines de levage.

1861 – 16 avril : George Sand, Le voyage dit du Midi, « 16 avril (Mardi) A la maison – Maurice n’est pas revenu mais je ne suis plus inquiète de lui. Je me porte bien, sauf un rhumatisme dans le cou et dans le bras droit qui me fait beaucoup souffrir ce soir. Je prends mon bain, je déjeune, je suis prête à 11 h. Mme Margollé arrive, toute nerveuse et pleureuse. Je crois que c’est une excellente femme et une personne distinguée, mais trop tendue et posant toujours sans s’en rendre compte. Son mari et sa fille viennent ensuite avec son frère ou beau-frère M. Zurcher et son garçon. Les enfants sont beaux et gentils, l’Allemand a l’air d’un bon Allemand qui vous regarde à pleins yeux avec une curiosité bienveillante mais extrême, le mari est instruit et simple intéressant à écouter. Ils s’en vont contens je crois, d’une réception dont le début avec la femme trop émue ne m’a pas beaucoup divertie. Je travaille à l’Homme de campagne. Matheron vient nous montrer un nouveau berlingot. Je ne sors pas il fait un gros vent d’est qui tombe ce soir. Je dîne, l’estomac va bien. Bésig avec Lucien et patiences. Je retravaille un peu. J’ai écrit à M. Léon Brothier. Sylvanie m’écrit que j’aurai le prix de l’Académie. Aïe !»

1866 – 16 avril – LA SEYNE – SIX-FOURS – Procession à NOTRE-DAME de la Garde en action de grâces de la cessation du choléra.

Une imposante solennité réunissait, le 16 avril 1866, un concours nombreux de fidèles autour de la chapelle de Notre-Dame de La Garde. Les habitants de la Seyne, précédés de la Vierge de leur église, s’étaient rendus processionnellement aux pieds de la vierge protectrice des marins, en actions de grâces de la cessation du choléra en juillet 1865. Cette cérémonie, à laquelle s’étaient joints les autorités et les fonctionnaires de la localité, a été l’occasion d’un enthousiasme unanime. A Toulon, les bateaux à vapeur ne pouvaient suffire à l’affluence énorme de passagers qui se rendaient à Notre-Dame de la Garde ; sur la route de la Seyne, au but de la dévotion, les populations des villages de Saint-Nazaire, d’Ollioules, de Régnier et de Bondos (Bandol ?) accouraient avec leurs congrégations religieuses ; les ouvriers des forges et chantiers de la Méditerranée quittaient les ateliers :t venaient aussi grossir les rangs de la procession. Plus loin, des mains pieuses avaient élevé un reposoir champêtre, abrité sous des branches de pins, orné de banderolles et de fleurs ; les fusées et les bombes éclataient en signe de réjouissance. La statue de la vierge de la Seyne était portée, à tour de rôle, par des pères maristes, des pénitents blancs et des bourgeois. Un autel avait été préparé devant la chapelle, afin que la population entière pût assister à l’office divin, qui a été célébré par un père dominicain. Après la messe, le révérend père a adressé aux assistants une allocation touchante, dans laquelle il a rappelé les tristes épisodes du terrible fléau qui a décimé le pays en 1865. La cérémonie a été terminée par une bénédiction solennelle. Certes, ces groupes nombreux et variés marchant par longues files à travers la campagne, à la suite de la statue de la Vierge, puis, faisant une station autour du reposoir rustique ; puis gravissant le rocher sur lequel apparaît le clocheton pittoresque de Notre-Dame de la Garde, formaient un spectacle plein de grandeur et de magnificence. Mais le tableau devint sublime, et l’émotion fut à son comble, au moment où le révérend-père, dominant du haut d’une éminence les masses de fidèles agenouillés, le front courbé vers la terre, éleva vers le ciel le saint Sacrement resplendissant de mystérieuses grandeurs. Les pèlerins se sont retirés dans le plus grand ordre et dans le recueillement. Cette fête a vivement impressionné ceux qui y ont pris part. Désormais la cruelle épidémie de 1865 réveillera dans l’âme des populations de la Seyne les souvenirs de la protection divine et les douces joies du devoir de la reconnaissance pieusement accompli (Alamo, Le Toulon de Letuaire, chroniques tirées de l’Illustration 1844-1869. Toulon, 1986).

1879 – 16 avril : – Décès de la sainte catholique Bernadette Soubirous, de son vrai nom Marie-Bernade Soubirous, en occitan Maria Bernada Sobirós). Elle est célèbre pour avoir témoigné de 18 apparitions de la vierge Marie à la grotte de Massabielle entre février et juillet 1858. Elle ne dira pas elle-même avoir vu la Vierge avant de l’avoir entendu dire « Que sòi era Immaculada Concepcion », c’est-à-dire, « Je suis l’Immaculée Conception ». Au cours d’une de ces apparitions, Bernadette a creusé le sol pour y prendre de l’eau. L’eau de cette source est rapidement réputée être miraculeuse et il commence à être question de guérisons. S’en tenant à ce qu’elle avait vu et entendu, Bernadette niera avoir été témoin de guérisons ou y avoir contribué : « On m’a dit qu’il y avait eu des miracles, mais à ma connaissance, non », déclara-t-elle en septembre 1858.

1898 – 16 avril : GREVES A LA SEYNE

– Le 16, aux ateliers des Mouissèques, sur 100 grévistes et autant de manœuvres et apprentis, 7 seulement restent fidèles à la cause. Aux grands chantiers, sur 220 ouvriers et 350 demi-ouvriers et apprentis et manœuvres, soit 770 grévistes, 300 ont repris le travail. Doria aurait dit : « M. Lagane est une canaille, un violent, un assassin, je préfère en ce moment être dans ma peau que dans la sienne. Il est dévot, il va communier et lorsqu’il a pris l’hostie blanche, il a, en sortant, l’âme plus noire que la soutane du prêtre ». Le rebelle, le garçon avec un foulard rouge autour du cou (Martinenq Patrick, 1983 – Place de la Lune, 1830-1936, Maurecourt, ERG, 1983, 486 p).

– vers le 16 avril : Un troisième manifeste signe la division ouvrière. Une délégation de grévistes se rend chez Lagane. Celui-ci ne serait pas là. Il n’accepte pas leur proposition car non signée. On fait durer, maintenant que la roue a tourné : la direction le sent ; elle mène la barque, reprend toute son autorité et la fait transpirer. Les grévistes la signent mais ne sont toujours pas reçus. Ils devront venir chercher la réponse dans la soirée. Réponse : « Ceux qui veulent travailler doivent venir se faire inscrire, la compagnie sévira à l’encontre de ceux qui ont fait preuve d’indiscipline avant la grève » Les fervents de la grève cherchent et proposent aux chanfreineurs, riveurs et perceurs de se mettre en grève à la place des chaudronniers sur fer. Pas d’écho (Martinenq Patrick, 1983).

1917 –16 avril : Début de la bataille du Chemin des Dames dans l’Aisne. L’offensive française est lancée à 6 heures du matin. C’est un échec. La 10e division d’Infanterie coloniale (10e D.I.C.) s’élance à son tour, elle est décimée. Au total, on dénombrera les pertes françaises à 5000 soldats dont la moitié de tirailleurs sénégalais et à 150 officiers.

A 9 heures, les chars d’assaut interviennent : sur 128, 57 sont détruits, 64 tomberont en panne ou s’enliseront. Il y aura 147 soldats et 33 officiers tués. La neige commencera à tomber, marquant de sa touche l’échec du plan d’attaque du général Nivelle.

L’offensive durera une semaine : 134 000 français seront mis hors de combat, parmi lesquels on dénombrera 30 000 morts (Henri Ribot, notes).

1921 –16 avril : LA VACHE QUI RIT – Léon Bel dépose le brevet du premier fromage fondu : l’incontournable « Vache qui Rit » (Henri Ribot, notes).

1925 – 16 avril : Attentat communiste à la cathédrale des Sept-Saints à Sofia (120 morts). Répression.

1928  – 16 avril : premier armement définitif du PORTE-AVIONS « Béarn ». Les Lévy-Biche LB.2 remplacent les Dewoitine de la 7C1 et réalisent leurs premiers accrochages en avril (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant Teste).

1934 – 16 avril : B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Des essais d’embarquement du CAMS.55 de la 7B2 (qui dispose d’ailes repliables) sont réalisés à Toulon sur le Commandant Teste, mais aucune suite n’est donnée à ces expérimentations (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, id.).

1940 – 16 avril :

 1. UN TRES IMPORTANT MESSAGE DE M. ROOSEVELT au monde.

– Article publié dans “Le Matin” daté du mardi 16 avril 1940 : “UN TRES IMPORTANT MESSAGE DE M. ROOSEVELT AU MONDE. La paix règne dans l’hémisphère américain parce que nos pays sont débarrassés de la peur.

“Aucun pays n’est vraiment en paix s’il vit dans l’ombre de la coercition ou de l’invasion.

“Nous ne pouvons-nous faire d’illusion, les vieux rêves d’empire universel se manifestent encore.

“Nous entendons les races proclamer leur droit à la suprématie et nous apprenons que certains peuples prétendent avoir le droit d’imposer leur façon de vivre à d’autres pays.

“La vérité et la sincérité sont toujours plus fortes que les mensonges et le cynisme.

“La croyance dans l’humanité et la justice est toujours plus forte que la croyance dans la force.

“La paix stable et universelle demeure un rêve.

“Je prie Dieu que nous n’ayons pas à faire plus que de maintenir la guerre loin de notre hémisphère.

Mais s’il était nécessaire, je suis convaincu que nous le ferions avec un complet succès. »

 2. Autre article publié dans “Le Matin” le même jour : “ LES ENFANTS AUX CHAMPS. On manque, ici et là, nous dit- on, de main-d’œuvre.

« Mais pourquoi, dans les campagnes, ne libérerait-on pas, dès l’âge de treize ans, les enfants qui, fréquentant l’école primaire, ont obtenu leur certificat d’études et n’ont pas l’intention où le moyen de poursuivre d’autres études? Se rend-on compte des services que ces enfants, aux champs comme à la ferme, pourraient rendre? N’est-ce pas un fait que, de tout temps, on a employé des enfants pour les sarclages, binages, échardonnages? Ne s’acquittent-ils pas de leur tâche aussi bien que certains adultes? Leur main-d’œuvre n’est-elle pas moins coûteuse?

« Autant, au point de vue de la santé de la race, il peut y avoir des inconvénients à mettre un garçon ou une fillette trop jeune dans un atelier ou dans une usine, autant l’hygiène ne peut trouver à redire à ce qu’ils travaillent au grand air et restent sous la surveillance familiale.

« L’agriculture, rappelons-le, manque de bras et la bureaucratie ne manque certainement pas de recrues».

1943 – 16 avril : RENFLOUEMET DU CROISEUR « FOCH » ET ENLEVEMENT DU TORPILLEUR « SIROCO » – La société SIDERMA a achevé le renflouement de l’ex-croiseur « Foch ». Après un court séjour au bassin et à l’appontement 6 Milhaud, le navire est conduit à La Seyne où il est entièrement découpé après récupération du matériel utilisable (notamment son artillerie de 90 mm AA qui sera employée pour la défense du port). Le démantèlement est achevé avant la Libération (Plusieurs sources dont : Jean Moulin – « Le croiseur Foch », Marines et Forces navales, 95, 2005, p. 4 et suiv.). Le 16 avril également, le torpilleur Siroco est remis à flot puis conduit sur rade. Il sera conduit à Gênes le 10 juin suivant. C’est la première coque à être renflouée et enlevée sous le nez des autorités françaises de l’arsenal par une décision arbitraire allant à l’encontre des règles établies. Il y aura une protestation formelle de l’amiral Danbé, faite au nom du gouvernement (de Vichy) auprès de l’amiral italien Matteussi : « L’enlèvement du Siroco sans accord du gouvernement français le mettant à la disposition de l’Italie présente pour la marine française le caractère d’une spoliation. » (…) Cet acte de force est de nature à porter localement atteinte à tout esprit de loyale collaboration par le travail ». Protestation est bien timide et n’aura guère d’échos chez l’Etat-major italien dont l’esprit rapace se confirme une fois encore.

1948 – 16 avril : Le général de Gaulle effectue un voyage à Marseille à l’occasion des Premières Assises nationales du RPF au cours desquelles le général de Bénouville présentera un exposé dans lequel il réclamera une stratégie commune à l’Europe, avec « une armée unique que l’on mettrait à la disposition d’un gouvernement de l’Europe » (dont il détaillera la composition souhaitable), et il avancera : « Au point de vue militaire, comme à tous les autres points de vue, il faut franchir le stade national ».

1951 – 16 avril : Saint-Mandrier devient légalement Saint-Mandrier-sur-Mer par décret du Ministre de l’Intérieur du 16 avril I95I -J.O. p, 3856, soit un an après son érection en commune par décret du même ministère du II avril 1950-Journal Officiel du 23 p. 4336).

1955 – 16 avril : ORDINATEUR VS COMPUTER – Le mot « ordinateur » est proposé dans une lettre par le philologue Jacques Perret à IBM France comme traduction de l’anglais « computer ». Il fut ainsi le premier à donner au mot « ordinateur » son sens aujourd’hui le plus commun de machine informatique/.

1963 – 16 avril : Saint-Mandrier a connu une bourrasque inaccoutumée alors que la nuit tombait. Les dégâts sont relativement importants dans les vignobles et les vergers les plus exposés au mistral (30 % de pertes environ) (Ken Nicolas, vol. 2, p. 161).

1965 – 16 avril : le premier sous-marin, à porter le nom de Flore (S645), de la série des Daphné, construit par l’Arsenal de Cherbourg, subit son premier grand carénage réalisé par l’Arsenal de Lorient entre le 16 avril 1965 et le 29 avril 1966, date à laquelle il devra rallier l’Escadrille des Sous-Marins de la Méditerranée basée à Toulon.

1966 – 16 avril : LE TOURING CLUB DE France ET SAINT-MANDRIER – Monsieur le maire de Saint-Mandrier, assisté de son premier adjoint, Louis Barnier, a reçu, samedi 16 avril, une délégation du Touring Club de France. Monsieur Mattéi, vice-président, a informé notre édilité que les travaux du port – financés par son association suivant un plan définitivement adopté par la commission extra-municipale et par le Conseil municipal – commenceraient dès la fin du mois de mai par les bons soins de l’entreprise Serra frères. Après dragage des lieux, on procèdera à la construction des appontements au bénéfice des usagers du port et des plaisanciers et cinq pour le Touring Club de France (plus la jetée) (Ken Nicolas, vol. 2, p. 243-244).

1978 – 16 avril : A Sanary, inauguration de la salle Henri Fabre, près du temple protestant – Grâce à de généreux donateurs, la paroisse, depuis sa fondation en 1942, avait pu se doter d’un orgue permettant l’audition d’excellents concerts, et acheter un terrain jouxtant le temple. Un club laïc d’enfants avait ouvert ses portes à tous les petits sanaryens; mais leur nombre augmentant, la création d’une salle s’est imposée. De nombreux bénévoles ont travaillé pendant deux ans à cette construction et la salle Henri Fabre put être inaugurée le 16 avril 1978. En dehors du club d’enfants, cette salle permit à la paroisse de nombreuses activités culturelles. En 1982, cette communauté réformée évangélique était très vivante, animée par des équipiers dynamiques. Il s’y rattache des créations telles que le « Centre Azur », « Fortitude », « la Fontaine », « l’Association Protestante d’Aide et d’Assistance aux Personnes Agées » (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 :  ).

1987 – 16 avril : La chaîne de télévision TF1 est privatisée par le gouvernement Balladur. C’est le groupe Bouygues qui en devient le premier actionnaire.

1997 – 16 avril : Décès Roland Topor que j’ai admiré tout au long de ses créations. Génie de l’humour noir et de l’impertinence, Roland Topor est un artiste aux multiples facettes, écrivain, scénariste, dessinateur ou encore affichiste. Fils du peintre d’origine juive polonaise Abram Topor, ce dernier lui transmet le goût des arts, pendant une enfance difficile passée en Savoie, à l’abri des persécutions nazies. Etudiant à l’Ecole des beaux-arts de Paris de 1955 à 1964, le jeune homme publie ses dessins dans la revue d’avant-garde Bizarre puis dans le magazine satirique Hara-Kiri. En 1962, il fonde avec Alexandro Jodorowsky et Fernando Arrabal le mouvement artistique ‘Panique’. Relativement méconnue, son œuvre littéraire compte néanmoins un nombre important de romans dont ‘Les Masochistes’ ou ‘Le Locataire chimérique’, adapté au cinéma par Roman Polanski en 1976. Auteur de pièces de théâtre comme ‘L’Hiver sous la table’ ou ‘L’Ambigu’, Topor s’associe avec son ami Jean-Michel Ribes pour créer la célèbre émission de télévision ‘Palace’ en 1988. Toujours pour le petit écran, mais pour un public enfant cette fois, Roland Topor est, avec Henri Xhonneux, à l’origine du Téléchat . Avec le même complice, le scénariste monte le projet de ‘Marquis’, une reconstitution libre et audacieuse de la vie du marquis de Sade, en 1989. Artiste à l’humour déconcertant et burlesque, Roland Topor dépasse son statut d’amuseur public pour proposer une œuvre à l’univers singulier, marqué par les thèmes de la sexualité et de la mort (Figaroscope – « Roland Topor »).

2019 – 16 avril : A Sanary, la pluie laissait place vers 11h à un ciel nuageux, puis, dans l’après-midi à une alternance de soleil et de nuages. Un faible vent d’ouest domina la journée. Les températures minimales annoncées étaient de 12° à 8h et 9° la nuit suivante. Les maximales ne dépassèrent pas 15°.

2022 – 16 avril :  Raoul Vallentin du Chaylard « Notes historiques sur Sanary (Var), Editions de la Revue Le Bassin du Rhône », Montélimar, 1914). Je précise que je duplique l’exemplaire original de ma bibliothèque (1913, date fautive) tombé dans le domaine public et non l’une des copies publiées il y a quelques années par la Municipalité de Sanary.

2024 – 16 avril : A LA « UNE » DE VAR-MATIN –

1) Basket – ce soir à Toulon (20 heures) Le HTV à 40 minutes d’un retour en pPro B (p. 42).

2) Contrôle technique pour tous : to départ ! Depuis hier, deux-roues, trois-roues, quads et voitures sans permis devront aussi être checkés. Une mesure qui suscite la colère des motards (p. 2 et 5).

3. Métropole : Coloc’intergenerétionnelle : gagnat-gagnat (p. 9).

4. La Seyne veut endiguer la déscolarisation (p. 12).

5/ Mazaugues : les anti-carrière marquent un point ( p. 4).

(la halle couverte, 1774)

CHRONIQUE CATALANE : 55e livraison  (L’Indépendant 1991).

SONS DISCORDANTS – L’indefugible impacte de l’efecte bàltic sobre Catalun. ; Euskadi, ha alarmat desmesuradament el govern central espanyol. En efecte, la ressonància, curiosament, els ha atemorü de tal manera que n’han perdut els oremus i, per tant, el bon sens de la dialèctica en boca de la ministra portaveu daques: govern, la qual senyora, força atractiva, no només s’enlletge « fisicament, sinô que ens recorda aquelles fades malfaents, quaen una conferència de premsa brama amb màla llet que, no h ha cap mena de paral-lilisme entre l’Est d’Europa i la peninsula ibèrica. Ah no ! doncs per què tanta presa à negar-ho, tôt jus: quan unes timides al-lusions començaven a prendre forma ?

N’hi ha, o n’hi havia que veien Catalunya com Lituania (pe- què no com Letonia, Estonia, Eslovènia o Croàcia, etc. ?) pe- acabar précisant, perd que no es trobaven a l’URSS, sinô or eren – declaraciô ben paradoxal quan tothom sap que s’és d u » lloc a la vegada – i de fet, en tenen prou amb més autogoverr També n’hi ha que lloen les virtuts del fédéralisme, que diuen no provoca convulsions. Mentre que d’altres reivindiquen a independència, etc. etc. Com quedem ?

Que se’m permeti, com a català i observador, de la germana Catalunya nord, d’emetre un criteri personal sobre aquesta agitaciô familiar, encara que politicament ens trobem fora de joc. No obstant aixô no dec pas ser sol a pensar que : si els nostres germans del sud, tenen dret a cridar el que son i el que j volen, que facin un clam ben fort i homogeni, i no un concert discordant, amb sons que inciten el gènere de renys que ! enlletgeixen la senyora que deiem d’antuvi. I, si no hi tenen dret (el mon funcionaria a l’inrevés) fora normal que callessin o romanguessin indiferents als capgiraments de països compara- tius, a què, en tal cas el brogit els séria aliè.

De totes maneres, aixô si : hom no té pas dret a equivocar-se, car fora perdre de vista que els trens s’agafen imperativament a l’hora. I, dels que ens referim en passen pocs en la nostra vida. Pere GRATACÔS.

(Anduze ; le parc)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Souvenir, souvenir… – Un type dit à son copain:

-À chaque fois que je me dispute avec ma femme, elle devient historique.

-Tu veux dire hystérique.

-Non, historique… Elle se souvient de tout ce que j’ai fait de travers, du jour et de l’heure.

Ce sera tout pour aujourd’hui !

Je vous souhaite un excellent mercredi et vous donne rendez-vous jeudi pour de nouvelles éphémérides.

Un grand bonjour à Isabelle, Olivier – de qui c’est demain l’anniversaire -, à Raphaël et Webber !

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