ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 3 AVRIL 2025, 15e ANNÉE (n°4908)
FÊTES.
Bon jeudi à tous et vive les 75 000 RICHARD de France que nous fêtons aujourd’hui, même s’ils doivent leur nom à un ancien évêque anglais (1244-1253).
C’est aussi le jour du HETRE au calendrier républicain de l’an II, arbre appelé le FAYARD dans le Nord, le FAU ou FAOU dans le Midi, autrement dit le FAGUS SYLVATICA LINNE qu’on survit dans la forêt de la Sainte Baume ! A Signes, nous avons un puits du Faou et, à Solliès-Toucas, un Plan dei Faou (cf. Cahier du patrimoine ouest varois n° 12, 2009, p. 80).
DICTON : Le 3 avril nous offre un dicton, non pas sibyllin comme d’habitude, mais un bon, un vrai, un court, rempli de promesses ou de malheur : « Comme est fait le trois, est fait tout le mois ! ». Regardez la météo d’aujourd’hui et croisez les doigts avant de passer à nos éphémérides.
LOCUTION PROVENÇALE. « Paroles longues font les jours courts » (Michel Vovelle, Proverbes et dictons provençaux).
PENSÉE. « Ne méprisez la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, c’est son génie », Charles Baudelaire.

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE. Valérie Paturaud – Nézida, Editions Liana Levy, 218 p. N° d’enregistrement : R 22231 B attente.
L’auteure a exercé le métier d’institutrice dans les quartiers difficiles des cités de l’Essonne après avoir trtavailé à la Protecion judiciaire de la jeunesse. Installée depuis plusieurs années à Dieuleft, elle s’intéresse à l’histoire culturelle de la vallée, haut lieu du protetantisme et de la Résistance. Avec ce premier roman, elle signe un récit polyphonique intense et émouvant.
ÉPHÉMÉRIDES.

-1229 – 3 avril : ALBANNIA (cartulaire de Saint-Victor, charte 625). AUBAGNE – chef-lieu de canton, arrondissement de Marseille. Mention
-1248 – 3 avril : DIFFEREND ENTRE LES CHARTREUX DE MONTRIEUX ET PLUSIEURS « CASLANS » ET HOMMES DE MEOUNES – Acte 41 du cartulaire de Montrieux par lequel Benoît d’Alignan, évêque de Marseille, arbitre un différend entre les chartreux de Montrieux, d’une part, et plusieurs « caslans » et hommes de Méounes, d’autre part, concernant les droits de ces derniers dans le défens de Montrieux et les droits des chartreux dans le territoire de Méounes (Boyer R., 1980, p. 427-432 : original parchemin). Le chapitre général de l’ordre des Chartreux, siégeant à la Grande Chartreuse, confirmera cette sentence (Boyer R., 1980, p. 643 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).

-1284 – 3 avril : DROIT DE PÂTURAGE DES BÊTES DE MONTRIEUX – Acte 373, cartulaire de Montrieux par lequel, à Toulon, Guillaume Callol de Méounes remet aux Chartreux de Montrieux la somme de 2 sous et 2 deniers sur le cens annuel qu’ils lui versent pour un pâturage à Méounes (Boyer R., 1980, p. 659 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).
-1311 – 3 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Marroniera (charte aux archives de la Major). La MARRONIERE – lieu-dit au quartier Saint-Charles (1872).
-1502 – 3 avril : Christophe Colomb entreprend son QUATRIEME et DERNIER voyage avec 4 navires et 150 hommes.
-1504 – 3 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Colletum de los Altenes (archives de l’évêché). LES ANTENES – lieu-dit, quartier des Martégaux (1872). Première mention : 1496 – 13 juin, Valloun des Antenes, (registre n° 82 des archives de l’Evêché).

-1646 – 3 avril : le chevalier PAUL effectua le 3 avril un coup de main sur Naples avec une escadre de six vaisseaux et réussit, après quatre jours de violents combats, à échapper à des forces très supérieures.
-1663 – 3 avril : LIEUX-DITS DE CASSIS mentionnés aux archives de Saint-Victor –

- VALLON DE JEAN FLORI, DIT DOMENT. DOMEN, lieu-dit sur la limite vers La Ciotat (1872).
- L’ESCOURCHE, chemin par lequel on va de Cassis à La Ciotat (1872)..
- VALLON DE LA MERCOLLINE. LA MERCOLINE, vallon sur la limite du terroir de Ceyreste (1872).
- PLAINE DE MENTORE, MONTAURE. MONTAURI, quartier rural (1872).
- LES BRUSQUIERES – quartier rural, près la mer, sur la limite du territoire vers La Ciotat (registre aux archives de Saint-Victor).
- EGUEYERS – sommet d’une colline sur le versant de laquelle est l’auberge d’Eguyet, lieu-dit vallon d’Arnaud, sur la limite du territoire, vers La Ciotat.
- PUYS D’OLLIER. PAS D’OULLIER – lieu-dit, quartier de Mountaure (1872). Première mention : Costa Bertrandi Olerii, 28 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).
- ROMAGOA (ibid.). ROMAGOUA – lieu-dit, quartier de Montaouri. Première mention : Romegoua, 16 octobre 1443 (registre aux archives de Saint- Victor).
- SERRIERE DE SENGLE. LE SENGLE – éminence sur la limite des territoires de Cassis et de La Ciotat, vers la mer.
- THOMASSON ou THOMASSIN – vallon sur la limite des territoires de Cassis et de La Ciotat.
- VALLON DE CALLENES – lieu-dit, sur la limite des territoires de Cassis et de La Ciotat.
-VALLON DE GUILHEM PICHON – lieu-dit, sur la limite du territoire, vers Ceyreste.
LIEUX-DITS DE CEYRESTE - LE CENDROLIER – plaine pierreuse, entre le quartier de Romagoa et la plaine de Mentore.
-1674 – 3 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Vallon de Lours (registre aux archives de l’Evêché). Mention précédente le 19 juillet 1571, Camp de Lours, (registre aux archives de l’Evêché). CAMP DE LOURS – lieu-dit, dans les collines de la Gardiole.

-1678 – 3 avril : LE 3 AVRIL 1678, DEMANDE RENOUVELEE DE SANARY POUR SE SEPARER D’OLLIOULES ET ARRET DU ROI – Le seigneur de Vintimille qui n’était pas en très bons termes avec les habitants d’Ollioules faisait tout ce qui était en son pouvoir pour détacher le bourg de Saint-Nazaire de la communauté d’Ollioules. Il poussait les habitants de Saint-Nazaire à interjeter appels sur appels des arrêts rendus, à tel point que Louis XIV prit en 1678 l’arrêt suivant contre les habitants de Saint-Nazaire : …
« sur la requête des Consuls et communauté d’Ollioules, commandons au premier huissier de signifier le dist arrest aux habitants de Saint-Nazaire cy dénommés et à tous autres qu’il appartiendra et que nul n’ignore et pour son entière exécution et de nos lettres patentes du mois de décembre 1663 et arrest de nostre Conseil du 19 janvier 1677, y susnommés à la requête des dits Consuls et communauté d’Ollioules faire tout commandement, sommation et défense, sous peine y contenues et autres actes et exploits nécessaires sans autre permission… Notification faite aux habitants de St-Nazaire de la sentence extraite des Registres du Conseil d’Etat : … que le lieu et quartier de Saint-Nazaire soit du territoire d’Ollioules, qu’il en soit inséparable… Car il importe d’observer que le sieur de Vintimille, seigneur du lieu d’Ollioules, ayant pour son seul intérêt formé depuis des années le dessein de la séparation du territoire et communauté d’Ollioules et suscité pour ce sujet les dits habitants du quartier de St-Nazaire. Sa majesté,… informée que cette séparation ruinerait le dit territoire et Communauté aurait déclaré par ses lettres patentes du mois de décembre 1663 ne vouloir point souffrir qu’il fût fait aucun corps de communauté au dit quartier de Saint-Nazaire… Ordonnons que les lettres patentes de 1663, 1668, 1669, 1672 et 1673 seront exécutées… (avec interdiction aux) dits habitants de St-Nazaire de ne se plus pourvoir… trois mille livres d’amendes payées sans dépôt à la première contravention.
Rien de plus opiniâtre qu’un Saint-Nazairien, car en 1678, une nouvelle demande de séparation fut encore faite.
Le Roi Louis leur fit cette fois, défense de renouveler une telle demande sous peine d’une forte amende.
Le principal obstacle à cette indépendance était Colbert qui voulait protéger son oeuvre de Toulon contre toute concurrence pour le trafic des bâtiments de guerre (Castellan, 1937, p. 74 ; A. Place, H. Ribot, P. Chazal, B. Rotger, 1982).
-1712 – 3 avril : LA TERRE LAISSEE LIBRE PAR LA DISPARITION DES OLIVIERS A ETE REPLANTEE EN VIGNE – Les grands froids de 1709 avaient détruit une très grande quantité d’oliviers. La récolte des olives, la fabrication de l’huile avaient été depuis longtemps l’une des principales ressources de l’agriculture locale. La terre laissée libre par la disparition des oliviers a été replantée en vigne. Trois ans après, ce n’est plus l’olivier qui assurera les revenus des paysans de Sanary, mais la culture de la vigne et la fabrication du vin. A tel point que, par une délibération du 3 avril 1712, le maire de Sanary proposa que le grand moulin d’olives de la communauté fût transformé pour recevoir des cuves vinaires. Il est décidé que tous les grands engins qui servaient à presser les olives seront démontés et vendus. A la même époque, Le blé arrive de toutes parts, à tel point que les boulangers du lieu demandent au Conseil de diminuer le prix du pain vendu deux sols la livre. Les communes voisines vendent leur pain moins cher maintenant et les boulangers locaux ont peur de perdre leur clientèle si on n’aligne pas le prix sur celui des lieux circonvoisins. Les Sanaryens commencent à aller acheter leur pain à SIX FOURS par exempte où il est moins cher. Les boulangers demandent donc aux maire et conseillers « la diminution du pain sur le prix de vingt-un deniers la livre à condition que la communauté diminuera le prix de la charge de blé qu’elle leur vend », car « Il est apparent que le blé et prix du pain viennent tous les jours à diminuer par rapport au chargement qu’il en aborde tous les jours, en ayant même un chargement en ce lieu venu du LANGUEDOC et dont le marchand ne trouve aucun acheteur » (Rotger B., 1984). Une décision qui semble découler de cet état de choses : Dans son Conseil en date du 20 juin 1713, le roi supprime pour les habitants du pays de Provence, Arles et terres adjacentes, le droit sur les huiles.

-1714 – 3 avril : IMPOSSIBILITE POUR OLLIOULES DE PAYER PAR IMPOSITION SANS FAIRE DESERTER LA VILLE QUI EST ALORS TERRIBLEMENT ENDETTEE (157 987 livres dues aux maisons ecclésiastiques).] … pour parvenir à payer, le Maire, dans l’état où se trouve ce terroir par la mortalité des oliviers qui en faisaient presque tout le revenu, n’a que le revenu de la mouture produite par les moulins, le jardin appelé Loutin, une propriété appelée la Plantade, la halle à blé et le moulin qui servait autrefois à détriter les marcs des olives, dont on se sert aujourd’hui pour la ferme du septain que la Communauté exige des habitants et des forains pour subvenir au payement des charges courantes. [Le Maire conclut que de tout cet inventaire, seule la pièce du Loutin qui est arrosable, et le droit de mouture peuvent être aliénés, que le reste ne peut être vendu qu’à vil prix. Quant à la Plantade, il est nécessaire que les rejetons des oliviers soient entrés en vigueur pour lui redonner du prix. De même, on ne saurait se séparer de la halle au grain car on y vend les denrées et y perçoit la ferme du piquet Le même texte nous apprend que les moulins à blé ne peuvent être aliénés sans poser de graves problèmes car 1°] les eaux des moulins d’Ollioules servent pour l’arrosage des particuliers qui ont des biens et des terres arrosables, et ce serait engager les habitants et possédants biens à des procès infinis… avec ceux qui achèteraient les dits moulins pour répartir la faculté des arrosages ; [2°] … ces moulins sont affermés aux meuniers à raison de 4 deniers par panal pour moudre le blé et autres grains… ; [3°, si ces moulins étaient vendus, les acheteurs pourraient alors choisir leur clientèle, ce qui porterait préjudice à la Communauté, et rendrait le lieu encore plus « déshabité » ».] Sur quoi, le Conseil délibère et donne pouvoir au Maire et aux Consuls de supplier … l’intendant de faire attention à l’état pitoyable où le lieu se trouve pour pouvoir payer par imposition et de vouloir bien procurer à cette communauté la vente du droit de mouture sur le pied de 5% avec cette condition que les créanciers qui opteront seront payés sur le pied de 3,5%, ce qui est d’autant plus juste que les terres ne sont pas actuellement d’un grand rapport et que les moulins se trouvent chargés d’une cense de 8 charges, 4 panaux, 6 picotins et 2/3 de picotins de blé annuellement, en faveur du seigneur du lieu, pour la portion la concernant des 12 charges de la cense qu’elle faisait pour les dits moulins avant la séparation avec la commune d’Ollioules (Castellan, 1937, p. 121-124).
-1720 – 3 avril : LA PESTE EST EN ROUTE POUR MARSEILLE – Nul ne le sait encore – sinon le commandant, capitaine Chatau, mais le navire qui va amener la mort en Europe, le Grand Saint-Antoine, part de Syrie où il y a la peste. Chargé d’étoffes, il fera escale au Brusc du 4 au 10 mai (André Maurice, décembre 1983).

-1721 – 3 avril : NOUVELLE ALERTE À LA PESTE A MARSEILLE – Une mort suspecte, rue de la Croix d’or (André Maurice, décembre 1983, CEL Cannes).

-1731 – 3 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – LE ROUET (registre aux archives de la Major). LE ROUET – village (en 1872). L’église, sous le titre de l’Assomption, était un prieuré de l’abbaye de Saint-Victor. Il en existe diverses investitures en son nom : du 5 novembre 1633, en faveur de Philippe de Tournes; du 22 septembre 1704, en faveur de Charles de Cypriani ; du 6 avril 1764, en faveur de Gabriel Raynaud, clerc du diocèse de Grasse. Première mention : Colla Rouilh, . 4 mai 1245 (charte aux archives municipales).
-1764 – 3 avril : Donatien de Sade est autorisé à se rendre à Paris (Jacques Ravenne, 2014).

-1778 – 3 avril : L’amiral D’Estaing quitte Toulon avec 17 navires pour aider les futurs Etats-Unis d’Amérique dans leur guerre d’indépendance. Cinquante-cinq Sanaryens sont à bord de ces vaisseaux. Toulon voyait ainsi s’embarquer d’Estaing et Suffren qui, dans la guerre américaine, tinrent en échec la puissance anglaise sur les mers (L. Mongin, 1904, p. 280).
-1791 – 3 avril : La Seyne – Archives, cote 1D1 – Publication de diverses lois. Rejet de la requête du sieur Griffon demandant la suppression de l’imposition de six deniers sur chaque livre de viande.

-1793 – 3 avril : LA MUNICIPALITE DU BEAUSSET REÇOIT UNE LETTRE ALARMISTE DE SON HOMOLOGUE DE CUGES. « 64 hommes échappés de la phalange marseillaise vont de village en village faire contribuer (c’est-à-dire : rançonner) et vexer les bons patriotes ; aux armes citoyens, aux armes… Il y a apparence qu’il se trouve parmi cette bande de brigands quelqu’un qui s’entend et qui est de correspondance avec les bandits révoltés du côté de la Vendée… tenons nous prêts… » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française)
-1794 – 3 avril :
DEUXIEME AUDIENCE DU PROCES DE DANTON ET DES DANTONISTES devant le tribunal révolutionnaire (cf. la ci-devant journée).
LABORIEUSE LEVEE DES VOLONTAIRES DANS CERTAINES COMMUNES DU VAR – En ce qui concerne la levée des volontaires ordonnée à cette époque, leur recrutement et leur organisation paraissent avoir été fort laborieux dans certaines communes du Var ; le 7e Bataillon de volontaires du Var perdit, du fait de la désertion, deux cent quatre hommes antérieurement au 14 germinal de l’an II (Louis Baudoin, 1965). Le 14 germinal an II, 3 avril 1794, Portal écrit de Brignoles à la municipalité du Beausset. Il se plaint de ce que « les citoyens du Beausset ont presque tous quitté le bataillon ». Cela n’est pas particulier au Beausset. Le phénomène est général, à tel point qu’il faudra bientôt menacer, dans toute l’étendue de la République, les « réfractaires » à la réquisition, d’être considérés comme émigrés et, comme tels d’être soumis eux et leurs familles aux lois concernant les émigrés et parents d’émigrés. Cela oblige Portai à enrôler des citoyens des environs. Et comme il ne dispose que de peu d’armes, il demande à ce que Le Beausset lui envoie au moins 60 fusils avec leurs baïonnettes, y compris les deux que son beau-père a encore chez lui ! S’occuper des effectifs et de l’armement du bataillon, ce sont là des préoccupations d’ordre militaire. Mais Portal est aussi un soldat politique. Et il fait part de sa satisfaction de la réorganisation de la société patriotique du Beausset. Portal précise qu’il « désire que quelque bon patriote soit investi de la confiance du peuple pour l’instruire, et lui faire connaître ses droits et ses devoirs ». Il termine sa lettre en recommandant « … de se méfier des intrigants, et avant d’admettre quelqu’un à la société, qu’on le connaisse bien. Je vous conseille défaire regraver les planches de cuivre pour les cartes et les diplômes afin d’annuler les anciennes ». Pense-t-il encore à Jean Bizot ? On se rend compte que même à Brignoles, Portal s’occupe tout autant des problèmes militaires que de « politique beaussétane ». Et au Beausset, chez les patriotes, c’est manifestement une « épuration » qui est à l’ordre du jour, début avril 1794 (Delaforge G., 1995, p. 106).
TREIZE JOURS APRÈS SA RECEPTIONE, LE DERNIER ARRIVAGE DE BLE EN PROVENANCE DE NICE EST PRESQUE EPUISE. Louis Giraud d’Etienne est chargé de se rendre auprès du représentant Ricord, à Nice, afin de « refaire les stocks ». Il doit faire venir le tiers de ce qu’il obtiendra par voie terrestre, et le reste par mer, « le patron de la barque le débarquera à Bandol, ou au Port de la Montagne, ou à St Nazaire « . Mais tout cela tarde un peu, et le 14 germinal (3 avril) on en arrive à l’urgence extrême. Il ne reste plus en tout et pour tout que quinze charges de blé dans tout Le Beausset. Alors qu’il y passe en nombre des militaires, des ouvriers et des marins journellement, et que si beaucoup d’hommes sont partis avec les deux bataillons du Beausset, il reste encore « 1.332 mâles et 1.444 femelles dans le village « . Deux Beaussétans sont chargés de se rendre à Nice pour le ravitaillement en blé. Louis Giraud restera sur place pour réapprovisionner Le Beausset au fur et à mesure des besoins. Et Jacques Sicard agira en qualité de « brigadier pour escorter nos convois et en accélérer la marche ». Il pourra choisir indifféremment et au mieux la voie maritime ou terrestre (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

-1795 – 3 avril (14 germinal an III ) : LA CONVENTION DECIDE ENFIN DE NOMMER LA COMMISSION DE CONSTITUTION – C’est seulement après la grande insurrection des sans-culottes parisiens, le 1er germinal an III (21 mars 1795), que la Convention se décida à nommer la commission de constitution (14 germinal-3 avril). Elle finit par comprendre, avec quelques républicains sincères (La Révellière, Berlier, Louvet) une majorité de modérés qui auraient souhaité une monarchie constitutionnelle, si elle avait été possible (Thibaudeau, Daunou, Lanjuinais, Boissy d’Anglas). Boissy d’Anglas, protestant cévenol, fut nommé rapporteur de la commission. Il invita ses collègues à rédiger, non pas des lois organiques destinées à faciliter l’application de la Constitution de 1793, mais une Constitution entièrement nouvelle et conforme aux idées des thermi¬doriens. La commission, puis la Convention, le suivirent. La commission se mit donc à préparer une constitution, mais les deux principaux rédacteurs de celle-ci furent Boissy d’Anglas et Daunou. La nouvelle Constitution fut rédigée surtout dans le but d’empêcher le retour du régime de l’an II, c’est-à-dire la dictature d’un groupe d’hommes se disant directement mandatés par « le peuple ». Elle s’efforce aussi de prévenir l’établissement d’une dictature mili¬taire. Mais elle tend à consolider le gouvernement de la bourgeoisie et à lui assurer la paisible jouissance des avantages que la Révolution lui a procurés. Pour ces raisons elle répudie tout ce qui, dans les précédentes constitutions, avait été rédigé sous l’influence des idées de Rousseau, elle suit au contraire davantage celles de Montesquieu, notamment en ce qui concerne la sépa¬ration des pouvoirs et le rôle des « corps intermédiaires ». Aussi marque-t-elle un recul, non seulement sur la Constitution de 1793, mais même sur celle de 1791. A la différence de ces deux constitutions, elle est très longue et très précise. Précédée, comme elles, d’une Déclaration des Droits (complétée par une Déclaration des Devoirs) elle compte 377 articles contre 210 en 1791 et 124 en 1793. Les articles 351 à 377, groupés dans le titre XIV, sont de portée générale et complètent la déclaration des droits et des devoirs (Jacques Godechot, Les constitutions).
-1795 – 3 avril (14 germinal an III) : LE BEAUSSET EST OCCUPE MILITAIREMENT – Deux autres représentants, Letourneur et Guérin, mettent, le 14 germinal (3 avril), le Beausset sur pied de guerre : le village est occupé militairement par 25 chasseurs à cheval et une compagnie de gendarmes à pied (Eugène Castellan, 1937).

-1799 – 2 avril (Mardi 28 du mois de Shawwâl 1213) – « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 » : [Pèlerinage]- Avis est publié dans les souqs que tout candidat au pèlerinage devra s’embarquer à Suez avec ceux qui convoient la kiswa et la surra (allocation annuelle en argent fournie par le Caire ou Istanboul pour l’entretien des lieux saints). Cette mesure a été prise après délibération.
-1814 – 3 avril : Par esprit d’opportinité, le Sénat vote la déchéance de Napoléon 1er.
-1842 – 3 avril : NECESSITE D’UN CIMETIERE A SAINT-MANDRIER PAR LA DIFFICULTE QU’IL Y A DE TRANSPORTER LES MORTS A LA SEYNE – Lors de la séance du conseil de Fabrique de Saint-Mandrier, M. Louis Buffaria, président, souligne la nécessité d’un cimetière par la difficulté qu’il y a de transporter les morts à La Seyne et par l’obligation pour la paroisse d’en avoir un qui lui soit propre. M. le Président dit au conseil : «Messieurs, j’ai au haut de ma propriété située au Creux Saint-Georges, un espace de Terrain de deux cents mètres carrés ayant pour confront de l’Ouest et du Nord ma propriété même, du Sud la propriété de Joseph Giraud et de l’Est la propriété de Charles Ambiel. Ce terrain par sa situation et sa nature parait convenir à l’emplacement du cimetière que nous nous proposons de construire ; c’est pourquoi j’offre d’en faire un don gratuit à la Fabrique et j’en soumets l’acceptation à votre délibération». Le conseil accepte avec reconnaissance et transmet la délibération à M. le préfet par l’intermédiaire de M. le Maire de La Seyne. (Gisèle Argensse, 1989, p. 66)

-1861 – 3 avril : GEORGES SAND A TAMARIS ; “ 3 AVRIL (mercredi) MALADE (De la main de Manceau). Elle se sent un peu mieux mais, si faible, elle fait enfin sa toilette. Elle mange un peu de soupe. Elle se coiffe, qu’en résultera-t-il ? Il est 4 h elle a pris un peu de café et se sent plus éveillée. Visite de M. et Mme Trucy. Un marin comique a apporté une lettre du petit-fils de Talma137. La journée se passe assez bien. Petit dîner. Un peu de cartes. La famille Trucy vient passer la soirée. On fait des tours et des patiences. Madame se couche à 10 h avec une petite fièvre mais elle ne se sent pas trop mal.”

-1871 – 3 avril : LA COMMUNE A MARSEILLE — Le général Espivent de La Villeboisnet, commandant la 9e division militaire, ayant fixé son quartier général à Aubagne, riposte le 3 avril en proclamant l’état de siège dans la ville de Marseille ; il somme la commune révolutionnaire de se rendre (Gabrielle Castellari, 1945).
-1897 – 3 avril : MORT DU COMPOSITEUR ALLEMAND JOHANES BRAHMS à Vienne. Initié à la musique par son père, il était né le 7 mai 1833 à Hambourg.

-1898 – 3 avril : 3 000 OUVRIERS SONT EN GREVE OU EN PROMENADE DEPUIS BIENTOT UN MOIS A LA SEYNE – « En voyant le calme qui règne dans la petite ville de La Seyne, personne ne se douterait que plus de 3 000 ouvriers sont en grève ou en promenade depuis bientôt un mois. Les cafés et les bars sont déserts, sur les places et dans les rues aucun rassemblement, c’est tout au plus si on voit dans les environs de la ville quelques joueurs de boules qui attendent avec anxiété la fin d’une crise qui plonge dans la plus affreuse misère des milliers de familles. Les réunions que les grévistes avaient l’habitude de tenir tous les jours au sous-sol des écoles deviennent de plus en plus rares et peu fréquentées. Tout l’intérêt des grévistes réside aujourd’hui dans la réponse qui sera faite à leurs délégués à Paris par le conseil d’administration » (Rapport du commissaire du 3 avril 1898 cité par Patrick Martinenq, 1983).
-1907 – 3 avril : EN RUSSIE – La famine toucherait plus de vingt millions de personnes.

-1922 – 3 avril : STALINE, SECRETAIRE GENERAL DU PARTI COMMUNISTE RUSSE. Nomination capitale qui lui permet de concentrer un pouvoir considérable en ayant la haute main sur l’appareil administratif. Mais Staline est encore inconnu en Occident et cette promotion passe pratiquement inaperçue.

-1925 – 3 avril : NOUVEAU DEBAT SUR LE DROIT DE VOTE DES FEMMES – Paris Soir du 3 avril titre que, à la Chambre des députés, on assiste à un nouveau débat sur le droit de vote des femmes. Parmi les orateurs, M. Lafagette se distingue : « la logique des femmes n’est point celle des hommes et | leur venue dans la politique y augmenterait outrageusement la part de l’inconscient ou du subconscient. On peut provoquer ainsi une Révolution… » Paris Soir précise: | « l’orateur, très écouté et très applaudi, fait un rapide exposé de la vraie valeur des sexes au point de vue biologique, valeur qui repose sur le potentiel énergétique, plus grand chez l’homme que chez la femme. Et voilà pourquoi il ne faut pas mettre l’homme et la femme sur le même plan économique et politique. Les femmes ne sont cer¬tes pas indignes de la politique, c’est la politique qui est indigne d’elles (Applaudissements) » (Paris Soir du 3 avril 1925).
Moins de six années après la fin de la Première guerre mondiale et malgré ce qu’elle avaient fait en l’absence de main d’œuvre masculine, et il fallait les faire rentrer dans le rang et les renvoyer à la vaisselle, au balayage et aux mômes.
-1930 – 3 avril : TURQUIE – Les femmes obtiennent le droit de vote.

-1939 – 3 avril : M. ALBERT LEBRUN, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE S’EMPRESSE D’ALLER EN VISITE À LONDRES. Dès son retour le 3 avril, il se joint à M. Daladier pour faire appel à l’union de tous les Français pour éviter une guerre. Le 6 avril il sera réélu Président de la République (Gisèle Argensse, 1989, p. 207).
-1940 – 3 avril :

- CINQ ANS DE PRISON POUR PROPAGANDE COMMUNISTE. A la suite de la dissolution du syndicat des métaux, l’ancien secrétaire général de cette Fédération, Vrigneaud, communiste notoire, adressa une lettre de protestation à la C.G.T. ainsi qu’une circulaire à divers autres syndicats. Non seulement il se refusait à protester contre l’invasion de la Finlande par l’U.R.S.S. mais il en appelait à la classe ouvrière… Délit qui lui a valu de comparaître hier devant le tribunal militaire qui l’a condamné à cinq ans de prison et 10.000 francs d’amende. (Le Petit Parisien, mercredi 3 avril).
- CINQUANTE heures par semaine, telle sera, à partir du 1er juin 1940, la durée hebdomadaire du travail pour les femmes et les enfants dans la région parisienne – Par arrêté du ministre du Travail, la limite de la durée hebdomadaire du travail fixée par le décret du 1er septembre 1939 sera ramenée à compter du 1er juin 1940, à cinquante heures pour les femmes et les enfants dans les établissements situés dans les départements de Seine, Seine-et-Oise et Seine-et-Marne. Cette limite s’entend de la durée hebdomadaire moyenne pour une période de quatre semaines. Des dérogations pourront être accordées pour des établissements par décision de l’inspecteur du travail lorsque les besoins de la pro¬duction les rendront nécessaires (Le Petit Parisien, mercredi 3 avril).
-1941 – 3 avril : Budapest, le 3 avril – à l’aube, le comte Teleki, Premier ministre hongrois, a mis fin à ses jours d’un coup de fusil. Décidé à ne pas céder aux exigences de Hitler, mais incapable d’y résister sans entraîner la Hongrie dans la guerre, il a préféré se donner la mort plutôt que de capituler dans le déshonneur. On signale que déjà les troupes allemandes traversent la frontière hongroise. (Chronique de la 2nde guerre mondiale).
-1942 – 3 avril :

- LES ETATS-UNIS RECONNAISSENT L’AUTORITE DES FORCES FRANÇAISES LBRES AU CAMEROUN ET EN AFRIQUE EQUATORIALE.
- Publication clandestine du poème de Paul Eluard : «J’ECRIS ton nom, liberté ».
« Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom
…
« Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
« Liberté.
-1943 – 2 avril : UN BOMBARDEMENT ALLIE DETRUIT LE PORT DE TUNIS.
-1944 – 3 avril :
- EN NORVEGE, LE CUIRASSE ALLEMAND « TIRPITZ » EST A NOUVEAU IMMOBILISE, par une attaque aérienne britannique. Le bâtiment, atteint par plusieurs torpilles, est à nouveau immobilisé.
- 9 immeubles sont démolis par ordre des autorités allemandes dans la commune de Sanary (Archives de Sanary : Etat établi et signé par le Maire, le 3 mai 1944.)
-1945 – 3 avril : FIN DE CARENAGE POUR LE « COMMANDANT DOMINE » – Depuis le 19 mars, l’aviso-dragueur « Commandant Duboc » est en petit carénage à Toulon. Le 3 avril, carénage achevé, il effectue une patrouille au large de Toulon (Gérard Garier). A la même époque, le « Commandant Dominé » passe au bassin à Alger du 24 mars au 3 avril.
-1948 – 3 avril : LE CONGRES AMERICAIN ADOPTE L’« EUROPEAN RECOVERY PROGRAM », « PROGRAMME DE RECONSTRUCTION EUROPEENNE » OU « PLAN MARSHALL », que signe dans la foulée le Président Harry Truman, à Washington. Voir ce que j’en ai rapporté à la date d’hier.
-1950 – 3 avril : L’AVISO « COMMANDANT DOMINE »EST A COLOMBO – Le 25 mars, l’aviso « Commandant Dominé » a quitté Saigon pour la métropole. Il a fait escale à Singapour du 27 au 29 mars, puis est à Colombo le 3 avril. Il arrivera à Toulon le 29.
-1951 – 3 avril : De Bruxelles – DANS LE CADRE DE L’OTAN, LES USA REMETTENT TROIS AVIONS À LA BELGIQUE, les trois premiers chasseurs à réaction subsoniques « Republic P-84 Thunderjet ».
-1953 – 3 avril : A COMPTER DU 3 AVRIL, L’AVISO « COMMANDANT DUBOC » EST AU JAPON à Uraga en grand carénage jusqu’au 10 octobre avec le « Commandant Dominé », puis travaux de fin de carénage à Hong-Kong jusqu’au 12 novembre. En décembre, il sera à Saigon
-1955 – 3 avril :
- L’ETAT D’URGENCE EST PROCLAME EN ALGERIE où l’on rétablit la censure. Le 14 mai, quatorze membres de l’ancien Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques, seront libérés. Le 21 mai, la France rappellera les réservistes(Jean-Charles Volkmann, 2003).
- BELGIQUE : INCENDIE MEURTIER DANS UN CINEMA – A Sclessin, près de liège, l’incendie du cinéma « Le Rio » a fait trente-neuf morts parmi lesquels vingt-deux enfants. Les flammes sont apparues aussitôt après l’entracte, à côté de l’écran, interdisant l’accès à une sortie de secours. En quelques secondes, les nombreux spectateurs ont été entourés par un mur de flammes. Avec une rapidité foudroyante, le feu se propagea dans la rue.
-1960 – 3 avril : FONDATION DU P.S.U. – Le Parti socialiste unifié (PSU) est fondé par fusion du PSA (Parti socialiste autonome) avec l’UGS (union de la gauche socialiste) et des dissidents communistes.
-1976 – 3 avril : CHRISTIAN RANUCCI, 22 ANS, EST GUILLOTINE à 4h13 à la prison des Baumettes à Marseille Il avait été condamné à mort le 10 mars 1976 par la cour d’assises des Bouches-du-Rhône pour le meurtre d’une fillette de 8 ans.
-1986 – 3 avril : A SAINT-ETIENNE, LA SOCIETE MANUFRANCE DEPOSE SON BILAN. Mise en liquidation judiciaire en 1985, Manufrance, nom commercial pour Manufacture française d’armes et cycles de Saint-Étienne, une société française de vente par correspondance située dans la ville industrielle de Saint-Etienne, avait tout juste 100 ans puisque créée en 1885. Le 19 février 1986, le matériel, le mobilier et les immeubles étaient vendus. L’activité renaîtra sous l’impulsion de Jacques Tavitian en 1988. Après le rachat de quelques marques du portefeuille de l’ancienne société Manufrance, et la création le 1er octobre 1988 de la SARL « Manufacture française d’armes de Saint-Étienne » dont il est le gérant, Jacques Tavitian relancera l’activité par le biais d’un magasin à Saint-Étienne et un catalogue de vente par correspondance. La production de fusil (Robust et Simplex) sera également relancée.
-1987 – 3 avril :
- VOYAGE DU PAPE JEAN-PAUL II AU CHILI – Le voyage du pape au Chili est mouvementé : les manifestations hostiles au régime du général Pinochet se succèdent. Alors que le Jean-Paul II célébrait la messe au parc O’Higgins le 3 avril, de violents affrontements, qui ont fait 600 blessés, ont opposé les forces de l’ordre aux militants du Parrti communiste. Pour manifester son indépendance à l’égard de toutes les idéologies, le pape a achevé de célébrer l’office, soulignant que « l’Etat ne doit pas se substituer aux responsabilités que les individus sont capables d’assumer ».
- FIN DU PROCES DE LA MAFIA EN ITALIE : 65 condamnations à des peines de prison, 180 acquittements.
- DISPARITION DE L’ACTEUR ROBERT DALBAN, de son vrai nom Gaston Paul Barré. Je l’aimais bien ! Vous ne voyez pas ? Rappelez-vous : avec plus de deux cents films à son actif entre 1934 et 1986, il a été l’un des « seconds rôles » masculins les plus représentatifs du cinéma français ! Il a donné la réplique aux plus grands acteurs du cinéma français : Jean Gabin, Lino Ventura, Bernard Blier, Paul Meurisse, Jean Marais, Louis de Funès, Danièle Darrieux ! Il a incarné le père de Manette (Claude Jade) dans « Mon oncle Benjamin d’Edouard Molinaro, en 1969. Ça y est, c’est revenu ? Je le savais !
-1989 – 3 avril : ALGER INAUGURE SON PREMIER REACTEUR NUCLEAIRE.
-1990 – 3 avril : PETER MLADENOV est élu président de la République bulgare par le parlement.
-1991 – 3 avril : MORT DE L’ECRIVAIN BRITANNIQUE GRAHAM GREEN à Vevey (Suisse), il était né le 2 octobre 1904 à Berkhamstead. Rappelez-vous : « La puissance et la gloire », Robert Laffont, 1948, rééd. Livre de Poche, n° 104, 1960, 254 p.
-1994 – 3 avril : LE NEO-ZELANDAIS PETER BLAKE REMPORTE LE TROPHEE JULES VERNE, record du tour du monde à la voile, reléguant, à deux jours près, Olivier de Kersauson à la deuxième place
-1996 – 3 avril : EPIDEMIE DE LA VACHE FOLLE – Pour éradiquer l’épidémie de « la vache folle », la Grande-Bretagne s’engage à abattre en cinq années toutes les bêtes de plus de trente mois. Le 17 mai suivant, le Président Jacques Chirac, en visite en Grande Bretagne, assurera John Major que la France le soutiendrait pour obtenir un allègement de l’embargo européen sur la viande bovine.
-1998 – 3 avril : LA PRESSE RAPPORTE QUE MAURICE PAPON, CONDAMNE A 10 ANS DE PRISON, EST SORTI LIBRE DU TRIBUNAL DE BORDEAUX LE 2 AVRIL – Ayant comparu libre, l’ancien secrétaire général de la préfecture de la Gironde est condamné à 10 ans de prison par la cour. Mais c’est libre qu’il sort du palais de justice, le pourvoi en cassation suspendant toute incarcération. Ce premier procès d’un haut fonctionnaire de l’Etat aura eu le mérite de mettre en cause, sans vraiment l’ébranler, la toute-puissance de l’administration pendant la guerre, jamais contestée sauf par les victimes. Pau après, Maurice Papon s’enfuira en gagnant la Suisse. Le 21 octobre 1999, il sera arrêté par les policiers suisses, à Gstaad, puis expulsé vers la France par les autorités helvétiques. Le 22 octobre, il sera remis à la police française à Pontarlier. Sa fuite ayant rendu caduc son pourvoi en cassation, Maurice Papon doit donc purger les 10 ans de réclusion infligés par la Cour de cassation de la Gironde.
-2007 – 3 avril : LE TGV FRANÇAIS ETABLIT LE RECORD DU MONDE DE VITESSE SUR RAIL, en atteignant 574,8 km/h sur la ligne à grande vitesse est-européenne.
-2009 – 3 avril : TERRORISME AUX U.S.A. – Un homme d’origine vietnamienne ouvre le feu dans un centre d’accueil pour immigrés à Binghamton (Etat de New York) tuant 13 personnes.
-2014 – 3 avril : DECES DE REGINE DEFORGES à Paris, écrivain et éditrice française. Née le 15 août 1935 à Montmorillon (Vienne), elle avait connu un énorme succès public de l’édition française avec sa fresque « La Bicyclette bleue » (1981) qui s’est achevé, en 2007.
-2016 – 3 avril : «PANAMA PAPERS» – Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) met en lumière le scandale des «Panama Papers», un vaste système d’évasion fiscale (Le Figaro).
-2017 – 3 avril : A LA DECOUVERTE D’ISTAMBOUL – A 17 heures, aux Amis de La Seyne Ancienne et Moderne à La Seyne, Béatrice Tisserand donnait une conférence sur le thème « De Byzance à Istanbul en passant par Constantinople : histoire et merveilles artistiques de cette capitale entre Orient et Occident ».
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SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 237e livraison :
1712 – 3 avril : LA TERRE LAISSEE LIBRE PAR LA DISPARITION DES OLIVIERS A ETE REPLANTEE EN VIGNE – Les grands froids de 1709 avaient détruit une très grande quantité d’oliviers. La récolte des olives, la fabrication de l’huile avaient été depuis longtemps l’une des principales ressources de l’agriculture locale. La terre laissée libre par la disparition des oliviers a été replantée en vigne. Trois ans après, ce n’est plus l’olivier qui assurera les revenus des paysans de Sanary, mais la culture de la vigne et la fabrication du vin. A tel point que, par une délibération du 3 avril 1712, le maire de Sanary proposa que le grand moulin d’olives de la communauté fût transformé pour recevoir des cuves vinaires. Il est décidé que tous les grands engins qui servaient à presser les olives seront démontés et vendus. A la même époque, Le blé arrive de toutes parts, à tel point que les boulangers du lieu demandent au Conseil de diminuer le prix du pain vendu deux sols la livre. Les communes voisines vendent leur pain moins cher maintenant et les boulangers locaux ont peur de perdre leur clientèle si on n’aligne pas le prix sur celui des lieux circonvoisins. Les Sanaryens commencent à aller acheter leur pain à SIX FOURS par exempte où il est moins cher. Les boulangers demandent donc aux maire et conseillers « la diminution du pain sur le prix de vingt-un deniers la livre à condition que la communauté diminuera le prix de la charge de blé qu’elle leur vend », car « Il est apparent que le blé et prix du pain viennent tous les jours à diminuer par rapport au chargement qu’il en aborde tous les jours, en ayant même un chargement en ce lieu venu du LANGUEDOC et dont le marchand ne trouve aucun acheteur » (Rotger B., 1984). Une décision qui semble découler de cet état de choses : Dans son Conseil en date du 20 juin 1713, le roi supprime pour les habitants du pays de Provence, Arles et terres adjacentes, le droit sur les huiles.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 437e livraison : 1731 – 3 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – LE ROUET (registre aux archives de la Major). LE ROUET – village (en 1872). L’église, sous le titre de l’Assomption, était un prieuré de l’abbaye de Saint-Victor. Il en existe diverses investitures en son nom : du 5 novembre 1633, en faveur de Philippe de Tournes; du 22 septembre 1704, en faveur de Charles de Cypriani ; du 6 avril 1764, en faveur de Gabriel Raynaud, clerc du diocèse de Grasse. Première mention : Colla Rouilh, . 4 mai 1245 (charte aux archives municipales).
LA SEYNE-SUR-MER. 146e livraison : 1842 – 3 avril : NECESSITE D’UN CIMETIERE A SAINT-MANDRIER PAR LA DIFFICULTE QU’IL Y A DE TRANSPORTER LES MORTS A LA SEYNE – Lors de la séance du conseil de Fabrique de Saint-Mandrier, M. Louis Buffaria, président, souligne la nécessité d’un cimetière par la difficulté qu’il y a de transporter les morts à La Seyne et par l’obligation pour la paroisse d’en avoir un qui lui soit propre. M. le Président dit au conseil : «Messieurs, j’ai au haut de ma propriété située au Creux Saint-Georges, un espace de Terrain de deux cents mètres carrés ayant pour confront de l’Ouest et du Nord ma propriété même, du Sud la propriété de Joseph Giraud et de l’Est la propriété de Charles Ambiel. Ce terrain par sa situation et sa nature parait convenir à l’emplacement du cimetière que nous nous proposons de construire ; c’est pourquoi j’offre d’en faire un don gratuit à la Fabrique et j’en soumets l’acceptation à votre délibération». Le conseil accepte avec reconnaissance et transmet la délibération à M. le préfet par l’intermédiaire de M. le Maire de La Seyne. (Gisèle Argensse, 1989, p. 66)
OLLIOULES : 208e livraison : 1714 – 3 avril : IMPOSSIBILITE POUR OLLIOULES DE PAYER PAR IMPOSITION SANS FAIRE DESERTER LA VILLE QUI EST ALORS TERRIBLEMENT ENDETTEE (157 987 livres dues aux maisons ecclésiastiques).] … pour parvenir à payer, le Maire, dans l’état où se trouve ce terroir par la mortalité des oliviers qui en faisaient presque tout le revenu, n’a que le revenu de la mouture produite par les moulins, le jardin appelé Loutin, une propriété appelée la Plantade, la halle à blé et le moulin qui servait autrefois à détriter les marcs des olives, dont on se sert aujourd’hui pour la ferme du septain que la Communauté exige des habitants et des forains pour subvenir au payement des charges courantes. [Le Maire conclut que de tout cet inventaire, seule la pièce du Loutin qui est arrosable, et le droit de mouture peuvent être aliénés, que le reste ne peut être vendu qu’à vil prix. Quant à la Plantade, il est nécessaire que les rejetons des oliviers soient entrés en vigueur pour lui redonner du prix. De même, on ne saurait se séparer de la halle au grain car on y vend les denrées et y perçoit la ferme du piquet Le même texte nous apprend que les moulins à blé ne peuvent être aliénés sans poser de graves problèmes car 1°] les eaux des moulins d’Ollioules servent pour l’arrosage des particuliers qui ont des biens et des terres arrosables, et ce serait engager les habitants et possédants biens à des procès infinis… avec ceux qui achèteraient les dits moulins pour répartir la faculté des arrosages ; [2°] … ces moulins sont affermés aux meuniers à raison de 4 deniers par panal pour moudre le blé et autres grains… ; [3°, si ces moulins étaient vendus, les acheteurs pourraient alors choisir leur clientèle, ce qui porterait préjudice à la Communauté, et rendrait le lieu encore plus « déshabité » ».] Sur quoi, le Conseil délibère et donne pouvoir au Maire et aux Consuls de supplier … l’intendant de faire attention à l’état pitoyable où le lieu se trouve pour pouvoir payer par imposition et de vouloir bien procurer à cette communauté la vente du droit de mouture sur le pied de 5% avec cette condition que les créanciers qui opteront seront payés sur le pied de 3,5%, ce qui est d’autant plus juste que les terres ne sont pas actuellement d’un grand rapport et que les moulins se trouvent chargés d’une cense de 8 charges, 4 panaux, 6 picotins et 2/3 de picotins de blé annuellement, en faveur du seigneur du lieu, pour la portion la concernant des 12 charges de la cense qu’elle faisait pour les dits moulins avant la séparation avec la commune d’Ollioules (Castellan, 1937, p. 121-124).
-TOULON : 183e livraison. – 1778 – 3 avril : L’amiral D’Estaing quitte Toulon avec 17 navires pour aider les futurs Etats-Unis d’Amérique dans leur guerre d’indépendance. Cinquante-cinq Sanaryens sont à bord de ces vaisseaux (cf. plus loin à 1783). Toulon voyait ainsi s’embarquer d’Estaing et Suffren qui, dans la guerre américaine, tinrent en échec la puissance anglaise sur les mers (L. Mongin, 1904, p. 280 ; Monique Sérénon, 2019).

CHRONIQUE CATALANE : 45e livraison (L’Indépendant du 13 novembre 1991).
Josep Maria Corredor – Fa deu anys ens deixava Josep Maria Corredor. La bella « Revista de Girona », en aquesta ocasiô, li ret homenatge ‘dedicant-li un nûmero especial que serà présentât el 15 de novembre a finals de tarda a la vila de l’Onyar. Exactament a les 20 hores a l’Ajuntament, sala dels periodistes (entrant per la Ibanda de darrera). En aquest numéro hi col.laboren entre eltres el prestigiôs Pierre Vilar, l’autor del monumental trevall « Catalunya dins l’espanya moderna » que van publicar les « Edicions 62 ». La familia ha fornit material de primera mà, en particular la seca filia Maria Rosa Guinart-Corredor, que és professora a la Universitat de Montpeller.
L’home, que era fill de Girona (hi va néixer el 1912), es va exiliar al final de la guerra civil a Montpeller, on va refer els estudis i on es trobava amb tôt un grup d’intel.lectuals entre els quais Heribert Barrera, que ha estât una gran personalitat de l’ERC i president del Parlament de Catalunya en la présent Generalitat. Després va venir a Perpinyà, va ser secretari de Pau Casais, de qui va publicar la biografia « Converses amb Pau Casais », traduira a dotzenes de llengües. Treballava allicen Aragô, i després al Centre uniersitari de Perpinyà, nou de trinca. Al mateix temps contribuïa a l’animaciô de la vida local, participant activament en l’organigzaciô dels Jocs florals de l’exili (per exemple els de 1950, amb Casals i Josep Sebastià Pons, i els de 1964), essent un dels que celebraren el cinquantè aniversari de les normes de Fabra a Prada i a Perpinyà en 1963, trevallant incansablement en el si del Grup Rossellonès d’Estudis catalans, escrivint articles per a la revista « Sant Joan i Barres », participant en la Universitat catalana d’Estiu per bé que durant l’època estival solia fer de traductor a l’ONU a Ginebra, on coneixa entre altres l’escriptora Mercè rodoreda.
Ell també era un excellent assagista, mereixia diversos grans premis literaris atorgats a Catalunya, servia de lligam entre els dos vessants del Pirineu donant regularment conferències i publicant articles a la premsa barcelonina, traduïa els grans autors francesos corn Sartre al català…
Per tôt aixô ens sembla que el nûmero de la « Revista de Girona » hauria de ser també présentât a Perpinyà per tal que els rossellonesos es puguin afegir a l’homenatge. P.V.
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

Dans la cour de l’asile, un fou se met à rire tout seul. Un autre fou arrive et lui demande :
- Mais qu’est-ce qu’il t’arrive ? Pourquoi tu ris comme ça ?
- Je me suis raconté une blague que je ne connaissais pas !

Je vous souhaite un bon jeudi de printemps à tous.
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
Et plein d’amour et d’espoir pour tous ceux qui sont dans la peine

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