ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 27 MARS 2025, 14e ANNÉE (n° 4901).
ILLUSTRATIONS : ARCHITECTURE PROVENÇALE (suite)
FÊTES.
Le 27 mars, 7e jour du mois de germinal de l’An II dédié au BOULEAU, nous fêtons les 2510 HABIB qui tiennent leur nom d’un diacre qui succomba lors des persécutions de l’empereur Dioclétien en 322. Né non loin d’Edesse (actuelle Urfa, en Turquie), il prêchait en tant que diacre lorsqu’il fut arrêté pour son prosélytisme. Après avoir été pendu par une seule main pendant des heures, il fut enfermé trois mois dans l’obscurité totale avant d’être décapité. J’ai toutefois un doute en ce qui concerne la date car Dioclétien est mort en 311/312. Il est également dit que, sous l’empereur Licinius, saint Habib fut condamné par le préfet Lysanias à être brûlé vif. Licinius mourut en 325, étouffé sur l’ordre de son père, Constantin le Grand. Sic transit Gloria !

(Abri de berger et sa vanade dans les grés de Sainte-Anne d’Evenosn Var)
DICTON.
Le bourgeon de mars remplit les chars, celui d’avril le baril, celui de mai le chai.
LOCUTION PROVENCALE.
« Elle vient toute pâle parce qu’elle craint l’humide. » (Illustre Maurin, p. 420).
PENSÉE.
« Ce n’est pas possible, m’écrivez-vous ; cela n’est pas français» (Napoléon Premier : Correspondance » Lettre au général Lemarois, 1813). ). Citation plus connue sous la forme : « Impossible n’est pas français. »

(novembre 1972 : sur le plateau de Canjuers (Var).
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE : Provence Historique, tome XVI, fasc. 65, 1966 : Recueil des actes du Congrès sur l’histoire de l’abbaye Saint-Victor de Marseille 29-30 janvier 1966. Baratier Edouard – La fondation et l’étendue du temporel de l’abbaye de Saint-Victor, pp.395-441; Baudouin L. – Les origines et la naissance d’une communauté provençale, La Seyne-sur-Mer. Provence Historique, p. 99-101. N° d’enregistrement : H 15630 B 3 6 A.
ÉPHÉMÉRIDES :

(St Cyr, Var, Borie circulaire près du carrefour de St Côme)
–1057 – 27 mars : MARSEILLE – SAINT-GINIEZ – hameau, commune de Marseille. Ce hameau se trouvait autrefois plus près de Notre-Dame-de-la-Garde; depuis plusieurs années, il s’est rapproché de l’Huveaune. Le prieuré de Saint-Giniez, au quartier de même nom, dépendant du prieuré claustral du même nom de l’abbaye de Saint-Victor, avait une importance assez grande pour qu’il soit qualifié dans un acte du 27 mars 1057 (cartulaire de Saint-Victor, n°162) du titre de Monasterium Sancti Genesii. Les moine de Saint-Victor possé-daient toute cette vallée qu’ils avaient mise en culture. L’église, Ecclesia Sancti Genesii juxta montem quœ dicitur Guardia, est déjà citée en 1044 (Guérard, cartulaire de Saint-Victor, 73).
–1225 – 27 mars : fait à Trinquetaille – Donation par Barrale, son mari Hugues de Baux et, leurs fils, à l’hôpital Saint-Thomas, du domaine des Avergnes, contre rengagement de faire dire annuellement trois messes et une neuvaine à l’intention des donateurs et de la mère de Barrale (acte 441 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, H, fonds de Malte, Trinquetaille et Avergnes, liasse 1028, charte n° 2. IND. : Dr Barthélemy, n° 216). Les Avergnes – Bouches-du-Rhône, arrondissement, canton et commune d’Arles (Mortreuil, 1872).
–1294 – 27 mars :
- Felguiera (acte notarié) première mention de LA FIGUIERE – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de Saint- Roch.
- Podium Bautart (acte notarié), première mention du PUECH BAUTARD lieu-dit, commune de Marseille, quartier du Cannet (1872).
- Vallon Dabert (acte notarié), première mention du VALLON DAUBERGUE lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de Sainte-Croix.

(Four à cade à Auriol. Cl. H. Ribot)
–1322 – 27 mars : LA FABRESSA – lieu-dit, commune d’Auriol (acte notarié).
-1350 – 27 mars : LIEUX-DITS D’AUBAGNE – mention de Passon, quartier rural de la commune d’Aubagne (1872) : ad Passonum, 27 mars 1363 (acte notarié).
–1352 – 27 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – mention de la ferme Espitalet au quartier de Château-Gombert, commune de Marseille (1872) : Hospitalet, 27 mars 1363 (charte aux archives municipales).
–1363 – 27 mars : LIEUX-DITS D’AUBAGNE –
- Belleria (charte aux archives municipales), première mention de BELLE-VISTE – lieu-dit, quartier de Solans.
- Bellum Disnare (charte aux archives municipales). BEAUDINART – quartier rural (1872). Première mention : Pulcrum Prandium, 17 mars 1296 (acte notarié).
- Altœ Ribœ (charte aux archives municipales). Lieu-dit HAUTES-RIVES (1872).
- Bedale-Daudeberta, lieu-dit commune d’Aubagne (charte aux archives municipales).
- Al Gas (charte aux archives municipales). LE GAST – quartier rural (1872). Première mention : Guas, 14 octo¬bre 1289 (ibid.).
- Ad Passonum (acte notarié). PASSON – quartier rural. Première mention : Lo Ceire de Passon, 26 septembre 1344 (acte aux archives de l’Evêché).
- Embuci (charte aux archives municipales). LES EMBUS – lieu-dit (1872).
- Vallès (charte aux archives municipales). LES VAUX – lieu-dit. Première mention : Las Vals, (charte aux archives de l’Evêché).
–1378 – 27 mars : MORT DU PAPE GRÉGOIRE XI. ELECTION D’URBAIN VI (Barthélemy Prignano).
–1363 – 27 mars : Bellum Disnare, 27 mars 1363 (charte aux archives municipales). BAUDINART, quartier rural de la commune d’Aubagne (1872) :

(regard sur la rivière souterraine de la Reppe, à Ollioules)
–1394 – 27 mars : LA REINE MARIE ATTRIBUE LE FIEF DE SOLLIÈS AU PRINCE CHARLES DE TARENTE – Après la mort de Robert de Dreux, la reine Marie attribua le fief de Solliès à son fils cadet : le prince Charles de Tarente. Le jeune prince ne le garda pas longtemps. Le 27 mars 1394, conjointement avec sa mère intervenant comme tutrice, il vendit le fief, moyennant le prix de six mille francs d’or et quinze gros d’argent, au « capitaine de la mer », Jean Gonsalve de Morance. Jean Gonsalve de Morance était originaire de Séville. Il possédait des navires pouvant être affectés à la guerre en courses. Au cours de la guerre suscitée par la rébellion de Charles de Duras, Jean Gonsalve de Morance offrit ses services à la régence. La reine Marie de Blois et le jeune Louis II n’eurent qu’à se louer de lui. Très nombreux sont dans les archives de notre ancienne Cour des Comptes les témoignages de reconnaissance qu’ils lui manifestèrent pour sa bravoure, pour les services rendus.
La vente faite à Jean Gonsalve de Morance par la reine Marie de Blois, en tant que tutrice de son fils cadet, le prince de Tarente, de la portion de la seigneurie de Solliès confisquée sur Hugues Riquier, ri allégeait pas les dettes de la Cour envers le chevalier de Morance. Louis II eut la pensée de se libérer en faisant obtenir à son capitaine de mer les parts du fief possédées par les Hospitaliers de St-Jean-de- Jérusalem, par l’évêque et le prévôt de l’église de Toulon. Jean Gonsalve de Morance accepta ces propositions. Cette affaire traîna. Ce fut seulement plus de cinq ans après qu’en échange de droits et rendements que la curie royale leur accorda à Toulon, l’évêque et le prévôt de l’église cédèrent à Jean Gonsalve de Morance leurs parts dans le fief de Solliès (un sixième pour le premier, un douzième pour le second). Le chevalier de Morance avait alors les 3/4 de la seigneurie. Les Hospitaliers de St jean-de-Jérusalem en conservaient le 1/4. Louis II voulut assurer la défense de Toulon, à laquelle il tenait comme à la prunelle de ses yeux (quam est pupillam oculi plene diligimus) contre toute attaque de l’ennemi. A cet effet, il créa dans ce port un poste de gouverneur militaire. Il investit de cette haute fonction Jean Gonsalve de Morance avec « pleine puissance du glaive », c’est-à-dire le plein droit de vie et de mort. Le chevalier de Morance acheta la seigneurie de La Valette ; en 1403, Louis II le nommait viguier de Marseille, c’est-à-dire délégué du roi auprès de la commune avec toutes les prérogatives, attachées à la souveraineté. Les fonctions du viguier ne duraient qu’un an. L’année achevée, Jean Gonsalve vint dans sa terre de La Valette et à son château de Solliès dont il avait confié le gouvernement à son frère Philippe, qui en portait le titre de bailli. Il se rendait souvent à Toulon, où il avait acquis plusieurs immeubles (Paul Maurel, Histoire de Solliès).
–1610 – 27 mars – DÉBARQUEMENT A MARSEILLE DES PREMIERS MORISQUES, musulmans espagnols convertis de force au Catholicisme, expulsés d’Espagne. Ces débarquements continueront jusqu’en décembre.
–1649 – 27 mars : ÉDIT ROYAL RETABLISSANT MARSEILLE DANS SON DROIT D’ELIRE SES CONSULS, conformément à ses anciens statuts.
–1650 – 27 mars : QUI ETAIT BARTHÉLEMY DE DON, DONT UNE RUE DE SANARY PORTE LE NOM ? Ce marin naquit à Saint-Nazaire le 27 mars 1650 ; fils de Pons de Don et époux de Claire Cabre, il mourut en mer an 1710 durant le règne de Louis XIV. Ecuyer, puis marin, il s’éleva au rang de capitaine dans la Marine royale. Il trouva la mort au combat contre un vaisseau anglais, il avait 60 ans (Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary, 2004).

(restanques à Solliès-Roucas, Var)
–1688 – 27 mars : BULLE DU PAPE INNOCENT XI CONFIRMANT LES STATUTS DES CHARTREUX DE LA VERNE. Cette bulle sera confirmée par le roi en 1772. Copie adressée aux bailliages, sénéchaussées et autres sièges du ressort de la cour pour y être enregistrées des lettres patentes du roi qui approuve et autorise les statuts des Chartreux confirmés par la bulle du Pape Innocent XI du 27 mars 1688 (Maurel M., 1974. Cette bulle sera confirmée par le roi en 1772. C’est à ce pape que l’on doit le choix malheureux du candidat de l’Empereur Léopold 1er contre celui de Louis XIV à la succession de l’archevêque-électeur de Cologne et évêque de Liège, choix qui est à l’origine de la guerre de la Ligue d’Augsbourg, septembre 1688-septembre 1697).
Copie adressée aux bailliages, sénéchaussées et autres sièges du ressort de la cour pour y être enregistrées des lettres patentes du roi qui approuve et autorise les statuts des Chartreux confirmés par la bulle du Pape Innocent XI du 27 mars 1688.
–1700 – 27 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Les Bietris (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille). LES BUTRIS – propriété, quartier des Caillols (1872).
–1753 – 27 mars : BUREAU DE LA POSTE AUX LETTRES DU BEAUSSET – ce n’est que le 27 mars 1753 qu’est établi le Bureau de la Poste aux lettres du BEAUSSET sur demande et aux frais collectifs du BEAUSSET, du CASTELLET et de La CADIERE. Honoré IMBERT dit « lou Rei » en est‚ le premier gérant. A cette époque le courrier passait trois fois par semaine (Jean Gavot, 1976)
–1789 – 27 mars : LE POUVOIR ROYAL TENTE DE MUSELER LA LIBERTÉ DE LA PRESSE – A l’approche des élections et de l’ouverture des Etats Généraux, le pouvoir royal tente de museler cette liberté de la presse, liberté qui, jusqu’ici, était tacite… Dans le même temps, la noblesse et le clergé du bailliage de Senlis poursuivent leur tentative de rassemblement des trois ordres, en renonçant, eux aussi, à leurs privilèges et exemptions pécuniaires (Agenda du Bicentenaire, VENDREDI 27 MARS).
–1790 – 27 mars : SANARY – PÉTITION POUR OBTENIR LE DÉPLACEMENT DU CIMETIÈRE INSTALLE DANS LA RUE SAINT-PIERRE : En 1790, à Sanary, on enregistra la première pétition pour obtenir le déplacement du cimetière installé dans la rue Saint-Pierre (aujourd’hui, rue de la Prud’homie). Ce lieu autrefois à la limite des habitations, se trouvait à présent, presque au centre du village par suite des nouvelles constructions. Il était urgent que l’on procédât à son déplacement. Il fallut toutefois attendre vingt ans avant que ce transfert ne se réalise (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982). « Les habitants et propriétaires des maisons de cette commune exposent que le cimetière situé au milieu de l’enceinte d’ycelle, exhale surtout pendant l’été des vapeurs méphitiques et des miasmes putrides qui infestent l’air, en altèrent la salubrité et le rendent insalubre à la santé de tous les habitants en général et, particulièrement, de ceux qui habitent près du dit cimetière. » Cette pétition n’aura d’effet qu’en 1806, après qu’un nouveau cimetière aura été construit avec la somme retirée de la vente de celui incriminé (Barthélemey Rotger, 1984).
–1793 – 27 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – LA BARONNE – bastide au quartier de Château-Gombert qui appartenait aux Pères de l’Oratoire (registre des biens nationaux).

(Evenos, Var, Vallon de Glaizes Abri de carriers)
–1794 – 27 mars : ARRESTATION DE NICOLAS CONDORCET – Arrestation de Nicolas Condorcet qui sera retrouvé mort le lendemain dans sa cellule.
–1798 – 27 mars : LA COMMISSION MILITAIRES DE TOULON DANS SES ŒUVRES – Aube Honoré – négociant 50 ans, de Toulon, est condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

(Solliès-Toucas, la fontaine du Ton)
–1799 – 27 mars : EXPEDITION D’EGYPTE – Bonaparte au camp d’Acre, le 7 germinal an 7 (27 mars 1799) – « Au Mollah Murad-Radeh à Damas.
« Je m’empresse de vous apprendre, afin que vous en fassiez part à vos compatriotes de Damas, mon entrée en Syrie. Djezzar-Pacha ayant fait une invasion en Egypte, et ayant occupé le fort d’El-Arch avec ses troupes, je me suis vu obligé de traverser les déserts pour m’opposer à ses agressions. Dieu, qui a décidé que le règne des tyrans tant en Egypte qu’en Syrie devait être terminé, m’a donné la victoire. Je me suis emparé de Gaza, Jaffa et Caiffa, et je suis devant Acre qui d’ici à peu de jours sera en mon pouvoir. Ie désire que vous fassiez connaître aux ulemas, aux schérifs et aux principaux scheicks de Damas, ainsi qu’aux agas des janissaires, que mon intention n’est point de rien faire qui soit contraire à la religion., aux habitants et aux propriétés des gens du pays ;: en conséquence, je désire que la caravane de la Mecque ait leu comme à l’ordinaire. J(accorderai, à cet effet, protection et tout ce dont elle aura besoin, il suffit qu’on me le fasse savoir. Je désire que, dans cette circonstance essentielle, les habitants de Damas se conduisent avec la même prudence et la même sagesse que les habitants du Caire. Ils me trouveront le même, clément, miséricordieux envers le peuple, et zélé pour tout ce qui intéresse la religion et la justice. »
–1800 – 27 mars : EXPEDITION D’EGYPTE – [«’Abd-al-Rahman al-Jabartî – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française, 1798-1801] Les Français envoyèrent des messagers à Bûlaq pour proposer la paix et l’arrêt des hostilités. Aucune réponse. Ils réitérèrent à plusieurs reprises mais les gens de Bûlaq intensifiaient le combat. Un soldat fut alors envoyé qui alla répétant ; « Paix, paix ! ». Il fut désarçonné et tué. Tous les gens du Caire étaient persuadés que les Français demandaient la trêve en raison de leur infériorité. [Or, ces derniers} ne restèrent pas inactifs. Ils bombardèrent au canon, tirèrent au fusil, lancèrent des bombes et tout cela à profusion. Telle était la situation le 27 mars
–1801 – 27 mars : EXPEDITION D’EGYPTE – [«’Abd-al-Rahman al-Jabeartî – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française, 1798-1801] Le 26 mars, le commissaire Fourier a transporté toutes ses affaires à la Citadelle auprès des cheikhs et est resté avec eux. Il a écrit au cheikh al-Fayyûmî pour lui demander de transporter les tapis du Diwân en lieu sûr dans sa demeure. Ce qui fut fait. On ne laissa que les nattes. Le commissaire a cependant recommandé aux membres du Dîwân de se réunir comme d’habitude. Ceux-ci s’y rendaient donc, étendaient leur tapis de prière, s’asseyaient quelque temps puis s’en retournaient. Telle était la situation le 27 mars
–1815 – 27 mars : LE CONSEIL D’ÉTAT RELÈVE NAPOLÉON PREMIER DE SA DECHEANCE.

(Bergerie des Sembles, Evenos, en 1978)
–1843 – 27 mars : STATISTIQUE DE SIX-FOURS – Au milieu du XIXe siècle, Six-Fours produisait de l’huile, du blé et du vin et était assujetti aux droits d’octroi pour les animaux d’élevage depuis le 27 mars 1843 (Statistique du Var, 1844, p. 526 et 558-560).
–1847 – 27 mars : MARSEILLE – Décès, rue de l’Arbre (actuelle rue Vincent Scotto), de l’ingénieur François Zola, constructeur du premier barrage-voute d’Europe, aujourd’hui « Barrage Zola », au-dessus d’Aix. Ce barrage est toujours en service. D’origine italienne, né à Venise, il est le père d’Émile Zola, l’auteur du cycle des Rougon-Macquart et des Mystères de Marseille.
–1854 – 27 mars : DÉCLARATION DE GUERRE DE LA FRANCE et de l’Angleterre à la Russie (F.T ., 2020). L’expédition de Crimée partira de Toulon.
–1856 – 27 mars : MARSEILLE – Alphonse Bonnaud, fabricant de pipes, n°9 rue du Grand-Puits, dépose au Secrétariat Général de la Préfecture des Bouches du Rhône, un Brevet d’Invention n° 20811, pour « une pipe dite à fourreau ».

(Puits dans la forêt de Janas, La Seyne-sur-Mer, Var)
-1875 – 27 mars : DÉCÈS DE L’HISTORIEN EDGAR QUINET.
–1882 – 27 mars : DES NAVIRES DE GUERRE POUR « LA DESTRUCTION DES MARSOUINS » ? – Les patrons pêcheurs du Brusc proposent à la Marine d’utiliser des navires de guerre pour « la destruction des marsouins » qui détériorent les filets (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 77-79).
–1883 – 27 mars : LE COMMANDANT RIVIÈRE – En novembre 1881, Rivière reçut le commandement du Tilsitt et de la division navale de Cochinchine. L’Annam n’ayant jamais exécuté les clauses du traité du 15 mars 1874, Jauréguiberry, ministre de la Marine, décida l’envoi d’une expédition au Tonkin. Arrivé dans le Fleuve Rouge avec ses trois petites canonnières et 700 hommes, Rivière s’empara le 25 avril 1882 de la citadelle de Hanoi, comme l’avait fait Francis Garnier en 1873. Le 27 mars 1883, il réussit à prendre Nam Dinh mais la faiblesse des effectifs dont il disposait entraîna une tragique répétition des événements de 1873. En mai 1883, les Pavillons Noirs encerclèrent Hanoi, Rivière effectua une sortie le 16 et une seconde le 19 au cours de laquelle il fut tué au combat de Cannizzaro, près du pont de Papier. Sa mort allait provoquer l’envoi de renforts importants aux ordres de Courbet et la conquête du Tonkin (Gérard Garier, les aviso-dragueurs de 630 t, le « Commandant Bory »).
–1898 – 27 mars :
- MARASME DANS LE MONDE DU TRAVAIL SEYNOIS – De nombreux Italiens se font rapatrier et des Français partent travailler ailleurs, sentiment de solitude, de lassitude. La main-d’œuvre est recherchée ainsi, le journal la République du Var relate qu’un ingénieur de la maison Fabius Henrion de Nancy est depuis le 27 mars à La Seyne où il est venu embaucher des ouvriers ajusteurs, tourneurs pour sa compagnie. Il aurait, dit-on, engagé déjà une centaine d’hommes parmi les derniers licenciés des FCM (Martinenq Patrick, 1983).
- UN GROUPE DE CHANTEURS AMBULANTS DES GRÉVISTES DE LA SEYNE SE REND A LA CIOTAT et chantera à la sortie des ateliers et dans les rues de la ville. Le soir, il donnera un concert au siège du parti ouvrier de cette même ville. Le groupe ira par la suite dans les villes principales du Var et des Alpes-Maritimes. Il ne pourra pas se produire à Cannes : interdiction lui en est signifiée î Le maire de cette cité s’y opposait. Le groupe se composait des citoyens Adolphe Novelo et Antoni, mandolinistes ; H. Boulon -, Marius Boulon et Nine, guitaristes; Carbono, chanteur ; Miquelon et Popagay, collecteurs. Les bals et concerts s’enchaînent, soutien du bout de la nuit, organisés par les cercles, les syndicats, les commerçants. Celui du 27 mars est comme une étincelle de fête dans cette ville revêche. Demandez le programme ! « Le concert de samedi « C’est une véritable solennité artistique que les commerçants organisent pour samedi à l’Eden. Une délégation s ‘est rendue, hier, auprès de tous les artistes du Grand Théâtre de Toulon et auprès de Mme Lovendal, de l’Eden Théâtre de La Seyne. Ils ont été à l’égard de M. Garnier, secrétaire de la grève, délégué des commerçants, d’une courtoisie et d’une amabilité parfaites, et tous ceux que la représentation de ce soir à Toulon laissait libres ont généreusement accepté de prêter leur gracieux concours à cette œuvre de solidarité ouvrière. Dans le concert de samedi, qui comportera un programme des mieux composés, se feront donc entendre : Mme Dalcia, Saudey, de Vérine, Lovendal ; MM. Chastan, Barthe, Devineau, Méric, Durand, artistes de carrière ; puis, MM. Bensa, fort ténor ; Bondil, ténor léger ; Petit Polyte, comique ; les Laur-Gall, duettistes ; Bonneval, Hugues, comiques. « L ‘orchestre sera composé par un groupe de musiciens de La Seyne qui exécutera une ouverture de concert de Manon Lescaut, ouverture. Pianiste : Mme Almero du Grand Théâtre. « Parmi les ouvrages chantés par les artistes, nous citerons le quatuor de Rigoletto, le trio de Faust, un vrai régal pour les diletanti » (id.).

(La source de la Font du Ton, à Solliès-Toucas dans l’entreèdeux guerres).
–1900 – 27 mars : LANCEMENT À LA SEYNE DU CROISEUR CUIRASSE « MONTCALM ». Inspiré du croiseur cuirassé Jeanne D’arc construit à Toulon sur les plans d’Emile Bertin, il fait partie d’une série de trois, les deux autres sont mis sur cale (1898/1899) à Lorient et Toulon, Lancé à La Seyne le 27 mars 1900, il est remis le 22 juillet 1901 à la Marine pour les essais officiels. Il est opérationnel le 20 mars 1902. Sa construction a duré trois années, soit moitié moins qu’un bâtiment semblable, le Dupetit Thouars construit à Toulon. L’épisode malheureux du Châteaurenault a servi de leçon aux F.C.M. Sa carrière le conduira en Extrême Orient, au Canal de Suez, aux Antilles et dans la Baltique. Condamné le 28 octobre 1926, il sert de ponton caserne affecté à l’Ecole des apprentis de Brest. En 1931, rebaptisé Tremintin, il est présent à Brest lors de l’arrivée des troupes allemandes qui l’utilisent comme cible. Il sera démoli en 1943 (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine ouest-varois n°14, 2012).
–1902 – 27 mars : DÉVERSEMENT EN PETITE RADE PAR TOULON DES EAUX D’ÉGOUT ÉPURÉES PAR UN PROCÉDÉ BACTÉRIEN : Il ne sera tenu aucun compte des propositions seynoises relatives à l’assainissement de la ville de Toulon. La preuve en est que le 27 mars 1902, un télégramme émanant du Ministère de l’Intérieur précisait que le Conseil National de l’Hygiène réuni le 17 février, avait émis un avis favorable au déversement en petite rade des eaux d’égout épurées par un procédé bactérien. Une fois de plus, le Conseil municipal de La Seyne protesta. Il s’éleva aussi contre le passage éventuel d’une canalisation sur son territoire, ainsi que contre l’installation des pompes élévatoires. À partir de là, les techniciens toulonnais, avec l’appui du Ministère, pensèrent avoir trouvé une bonne solution qui n’était en fait qu’un pis-aller. La vidange des Toulonnais serait traitée dans une station d’épuration sise au quartier de Lagoubran, à l’ouest du cimetière, sur l’emplacement actuel des nouveaux abattoirs. Des aires de séchage furent aménagées. Il devait rester des boues qui pouvaient être utilisées comme engrais, le trop-plein se déversant dans la Rivière Neuve, à quelques centaines de mètres des parcs à moules de Brégaillon. Et puis, les lits bactériens atteignant leur point de saturation, les boues n’ayant pas toujours le temps de sécher, on ouvrit carrément les vannes, et les égouts se déversèrent abondamment, avec toutes les pollutions qu’ils constituaient, directement dans la mer. On ne compta plus, dans la population, les cas de fièvre typhoïde. Il fallut fermer les parcs à moules. Alors seulement les Seynois qui n’avaient pas voulu de la canalisation souterraine débouchant au pied du Cap Sicié, commencèrent à comprendre la gravité du problème. Mais cette triste situation va perdurer encore pendant des années (Marius Autran, tome 1, 1987).
–1903 – 27 mars – AJELLO’S SAGA – Situation militaire de François Cyr Aiello (surcharge manuscrite : Ajello) : Embarquements – bateau Nil, port d’armement Toulon, n° d’armement 88, genre de navigation p.p., port d’embarquement Saint-Mandrier, date de l’embarquement 27 mars 1903. Signature de l’administrateur : illisible (Archives familiales : Inscription maritime – Fascicule de mobilisation – Aiello avec surcharge manuscrite : Ajello, François, Cyr, inscrit à Toulon, f° et n° 11969).
–1931 – 27 mars – MARSEILLE – Découverte par le chef de la Sûreté marseillaise Cals, de la tentative d’escroquerie à l’assurance-vie de Maître Sarret (de son vrai nom Georges-Alexandre Sarrejani) et de ses deux principales complices les sœurs Schmidt, en faisant croire au décès de Catherine Schmidt, et en lui substituant le corps d’une femme tuberculeuse fraîchement décédée. Cette découverte entrainera celle par la Sûreté marseillaise de trois autres assassinats par le « trio infernal »
–1932 – 27 mars – MARSEILLE – Remplacement du dernier omnibus à cheval par un bus. Il desservait la ligne entre Sainte-Marguerite et Saint-Tronc.

(Aire à battre le blé)
–1942 – 26 et 27 mars : LES F.N.F.L. EN MEDITERRANEE – L’aviso FNFL Commandant Dominé appareilla à 17 h 00 pour Suez. La traversée fut contrariée par un fort coup de vent de noroît qui obligea le bâtiment à réduire sa vitesse de 15 à 8 et même 5 nœuds pendant trente-six heures les 23 et 24 mars. Un paquet de mer défonça la porte du sas avant. Arrivée à Suez le 26 mars en même temps que La Moqueuse venant du Royaume-Uni et qui était partie directement d’Aden le 21 mars. Ainsi pour la première fois, la 1ère Division d’avisos-dragueurs F.N.F.L. se trouvait réunie (le Commandant Dominé est chef de division). Les deux bâtiments franchirent le canal de Suez dans la journée du 27 mars. Ils touchèrent Port-Saïd le 28 mars et en repartirent le 29 mars escortant les cargos grecs Potosianos et Leonidas à Beyrouth où ils arrivèrent le 31 mars sans incident (Gérard Garier, les dragueurs de 630 t, le Commandant Bory).
–1944 – 27 mars : DÉBARQUEMENTS CLANDESTINS – Première liaison clandestine par vedette entre la Corse et Ramatuelle organisée par la mission Pelletier Ruben (var39-45 / guerre / chrono).
–1949 – 27 mars : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Dans le secteur du Tonkin, l’aviso-dragueur Commandant Bory effectue un tir de 120 coups de 90 mm sur un rassemblement de jonques dans le canal latéral entre les parallèles 19° 28′ N et 19° 32′ N, quatre jonques sont coulées et 20 endommagées (Gérard Garier, les dragueurs de 630 t, le Commandant Bory).
–1953 – 27 mars : NOTRE MARINE SUR TOUS LES OCÉANS – L’escorteur de 2ème classe Commandant Delage sert désormais de stationnaire à Dakar. Il sort peu, et ses missions sont routinières. La plus notable est l’escorte qu’il assure du tout nouveau dragueur côtier Aconit, transféré par les Etats-Unis le 27 mars 1953 à San Diego (MSC 66). Les deux navires ont appareillé de Fort de France le 1er août, vers Cayenne avant de laisser le dragueur seul, gagner Brest (Gérard Garier, les dragueurs de 630 t, le Commandant Delage).
–1954 – 27 mars : ETAT DE SANTE DES TROIS BLESSES DE L’ACCIDENT d’HÉLICOPTÈRE DE LA B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Le jeudi 25 mars, un hélicoptère de la base aéronavale de Saint-Mandrier s’écrasait sur le coin d’un atelier. L’arrivée immédiate des moyens de sécurité de la marine avait permis de secourir les deux pilotes coincés dans un amas de ferraille. Dix minutes après l’accident, le maître instructeur aux jambes sectionnées, rapatrié depuis peu d’Indochine, était opéré à l’hôpital Saint-Anne et sauvé… Le samedi 27 mars, nous apprenons que l’état de santé des trois blessés, bien que demeurant préoccupant, est jugé relativement satisfaisant. De l’avis des autorités militaires compétentes, nous sommes passés très près d’une véritable catastrophe (Ken Nicolas, vol. 1, p. 198-199).

(détail d’une restanque, cl. H. Ribot)
–1955 – 27 mars : A TOULOUSE, PREMIERS ESSAIS EN VOL DE LA « CARAVELLE ».
–27 mars 1982 : MARSEILLE – Destruction de la cheminée de l’incinérateur de l’hôpital de La Conception, haute de 47 mètres. Elle avait été construite en 1939.
-1977 – 27 mars : ÉLECTIONS MUNICIPALES :
A LA SEYNE, Philippe Giovannini, ancien ouvrier métallurgiste, est élu maire par le Conseil municipal (Maire élu en 1969, 1971 et 1977).
A SAINT-MANDRIER, le Conseil municipal se réunit afin d’élire le Maire et les Adjoints : Max Juvenal maire, Louis Barnier 1er adjoint, Roger Argensse 2ème adjoint, Georges Souquières 3ème adjoint. Jean Clément 1er adjoint supplémentaire, Joseph Ros 2ème adjoint supplémentaire, Josiane Quilgars 3ème adjoint supplémentaire (Gisèle Argensse, 2000, p. 106-107).
–1999 – 27 mars : RENAULT ET NISSAN 4e GROUPE MONDIAL – Les groupes automobiles Renault et Nissan forment le quatrième groupe automobile mondial.

(Châteauneuf-de-Gardanne, porte d’une remise)
–2015 – 27 mars : ASSEMBLÉE GENERALE DE L’AVSANE – L’Association Varoise pour la Sauvegarde de l’Agriculture, de la Nature et de l’Environnement (AVSANE), présidée par madame Combes, tient son assemblée générale statutaire le mardi 27 mars 2015 matin à Ollioules, au restaurant « Route Nationale 8 » selon les modalités suivantes. L’après-midi : visite du cœur historique d’Ollioules sous la conduite de M. Ribot.
–2019 – 27 mars : METEO SANARYENNE : Soleil toute la journée, associé à un léger vent et à des maxima de température de 16° et des minima de l’ordre de 8°.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

–SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 293e livraison :
-27 mars 1650 : QUI ETAIT BARTHÉLEMY DE DON, DONT UNE RUE DE SANARY PORTE LE NOM ? Ce marin naquit à Saint-Nazaire le 27 mars 1650 ; fils de Pons de Don et époux de Claire Cabre, il mourut en mer an 1710 durant le règne de Louis XIV. Ecuyer, puis marin, il s’éleva au rang de capitaine dans la Marine royale. Il trouva la mort au combat contre un vaisseau anglais, il avait 60 ans (Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary, 2004).

–MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 493e livraison :
-18 août 950 : Acte n° 2 Acte n° 2 des vicomtes de Marseille, le roi Conrad concède à Arlulfe 1er ses droits et sa suzeraineté sur la curtis de Trets [de Gérin-Ricard, Isnard, p. 1, Acte n° 1 : Genève – Le roi Conrad concède à Arlulfe 1er ses droits et sa suzeraineté sur la curtis de Trets appartenant au comté de Marseille et sise dans le comté d’Aix, avec la tour et les dépendances faisant partie du comté de Marseille.] (de Gérin-Ricard, Isnard, 1926, p. 1 : A. Saint-Victor, chartes originales, n° 112 ; a. Martène et Durand, Veterum scriptorum… amplissima collectio, t. I, col. 292. – b. Origines guelficae, t. II, p. 132. – c. Recueil des historiens de France, t. IX, p. 697. – d. Guérard, Cartulaire de l’abbaye de Saint-Victor, n° 1041. – e. L. Blancard, Récits provençaux, dans Sémaphore de Marseille, 16 juin 1881. – f. Marquis de Forbin d’Oppède, Monographie de Saint-Marcel, p. 32).
[De charge révocable, la vicomté entre alors dans le giron d’une famille dont l’assise économique est fondée dès 952 sur la donation du gros des fiscs marseillais faite par le roi Conrad à Arlulf le Viennois, souche des vicomtes de Marseille. Outre cette transmission de la puissance publique, Arlulf reçoit également la terre royale et le château de Trets qui sont détachés du diocèse d’Arles. Au cours de cette restructuration du monde provençal du haut Moyen Age qui passe dans la douleur et en peu d’année d’une structure de type domanial à celle de type féodal, cette donation faite à la famille d’Arlulf revêt un caractère symbolique : de simple quidam homo un homme va progressivement devenir le vassal du comte. Mieux, on s’aperçoit que les familles de rang vicomtal ou comtal qui ne sont pas considérées comme vassi regales ou fideles regalis vont le devenir entre 950 et 980, signe que la féodalité est en marche et que plus rien ne l’arrêtera dans son essor (D’après Poly, 1976).]

(Grange en bord de Reppe, à Ollioules).
–OLLIOULES : 202e livraison :
-vers le milieu du XIe siècle : Situation d’Ollioules, de son château, de son domaine et d’éventuelles voies de communication: [Ribot H., 2003 : A l’image d’Ollières, dont le castrum est cité dès 1010, peut-être de Toulon vers 1020 lorsque reparaît l’évêché, et de Marseille qui étend son enceinte en 1040, les vicomtes vont établir assez rapidement des forteresses sur certains de ces domaines, tout particulièrement à Ollioules où un texte daté de 1044 (J.-P. Poly, id. : à Ollioules (Breve de Olivulas, Guérard, n° 32), avec la moitié des 3/4) fait état d’un château (castellum) et d’un domaine (villa). Le seigneur qui tient celui-ci, et beaucoup d’autres alentours, est justement ce Fouque des vicomtes de Marseille, qui, blessé au combat en 1019, avait donné à l’époque des terres et des droits en faveur de l’abbaye de Saint-Victor, mais tout en en conservant l’usufruit, il est vrai ! A présent rétabli, il amplifie sa donation en y ajoutant des terres sises à Marseille, et des droits à Solliès, Belgencier, Mazaugues, Rougiers, le cens des deux tiers de Six-Fours, ainsi que les trois-huitièmes des droits paroissiaux et des dîmes des moulins de tout le territoire du château et du domaine d’Ollioules (castellum cum villa, Guérard, 1857, Acte n° 32 : Fouque, vicomte, confirme la donation précédente à Saint-Victor, et ajoute des droits à Six-Fours, Ollioules, …, daté de 1044). Mention tardive certes, mais qui n’est pas dépourvue d’intérêt, tout d’abord parce que ce texte fera l’objet d’âpres discussions entre le monastère de Saint-Victor et les héritiers de Fouque et d’Odile, problèmes tranchés seulement cent dix ans plus tard, mais aussi parce qu’il permet de poser la question de la nature et de la fonction d’un tel château au tout début du Moyen Âge féodal, alors que les limites d’Ollioules ne sont pas encore clairement définies – elles ne le seront avec Six-Fours qu’en 1156 et avec Toulon qu’en 1235 -. Si la première mention d’un chemin médiéval d’Ollioules à Toulon ne date que de 1235 (voir la planche couleur n°3, haut), il est indéniable qu’il avait dû voir le jour beaucoup plus tôt car son rôle premier était d’ordre stratégique. C’était évidemment un lien entre Toulon et les domaines occidentaux de son comté (Selon le sens administratif de ce mot au Xème siècle, et jusqu’en 1281 où sera créé le bailliage de Toulon par le comte Charles 1er), mais aussi avec Marseille, ville vicomtale par excellence …. Des Quatre-Chemins des Routes (Toulon) jusqu’à Faveyrolles (Ollioules), l’itinéraire reprenait sur plusieurs kilomètres un decumanus secondaire du cadastre impérial romain Toulon b que nous avons analysé précédemment, ce qui permet de supposer que les alignements antiques étaient encore visibles. D’ailleurs, ce cadastre jouera encore un rôle important au cours des siècles suivants lors de la mise en place des limites territoriales et de la création d’autres axes de circulation. A ce titre, Ollioules apparaît plus comme une création ex nihilo de Six-Fours vers le nord que comme une déduction de celui-ci, et résulterait d’une mise en valeur des terres lourdes situées de part et d’autre de la Reppe, conjuguée avec le nécessaire besoin de contrôler un axe de passage obligé. Cette situation en périphérie du castrum de Six-Fours marque également une étape dans la colonisation des hautes terres que sont les contreforts des collines du Gros-Cerveau et du Croupatier, sorte de clairière nouvellement conquise sur la forêt dont le château de 1044 serait le centre, et la racine pré-indo-européenne à sens oronymique Ol- d’Ollioules représenterait l’un des vestiges les plus anciens. De plus, l’absence de mention d’une chapelle ou d’une église sur le territoire d’Ollioules avant 1095, date d’apparition de l’église paroissiale, laisse supposer que le service du culte devait être dévolu à l’un des prieurés de Saint-Victor, voire à la paroisse de Six-Fours nommément citée dans le même acte (Les édifices religieux élevés dans l’enceinte du château (Notre-Dame, dans la basse-cour, et une autre chapelle à l’intérieur de la partie haute ; voir les travaux de Gérard Delattre et Pierre Saliceti, 1996 et 2002), appartiennent à une phase largement postérieure au XIe siècle, et ne sauraient être prises en compte lors de l’émergence d’Ollioules et de sa première forteresse).]
–LA SEYNE-SUR-MER. 189e livraison :
-27 mars 1900 : LANCEMENT À LA SEYNE DU CROISEUR CUIRASSE « MONTCALM ». Inspiré du croiseur cuirassé Jeanne D’arc construit à Toulon sur les plans d’Emile Bertin, il fait partie d’une série de trois, les deux autres sont mis sur cale (1898/1899) à Lorient et Toulon, Lancé à La Seyne le 27 mars 1900, il est remis le 22 juillet 1901 à la Marine pour les essais officiels. Il est opérationnel le 20 mars 1902. Sa construction a duré trois années, soit moitié moins qu’un bâtiment semblable, le Dupetit Thouars construit à Toulon. L’épisode malheureux du Châteaurenault a servi de leçon aux F.C.M. Sa carrière le conduira en Extrême Orient, au Canal de Suez, aux Antilles et dans la Baltique. Condamné le 28 octobre 1926, il sert de ponton caserne affecté à l’Ecole des apprentis de Brest. En 1931, rebaptisé Tremintin, il est présent à Brest lors de l’arrivée des troupes allemandes qui l’utilisent comme cible. Il sera démoli en 1943 (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine ouest-varois n°14, 2012).
–TOULON : 176e livraison.

(LL Toulon Pêcheur préparant la soupe)
-27 mars 1902 : DÉVERSEMENT EN PETITE RADE PAR TOULON DES EAUX D’ÉGOUT ÉPURÉES PAR UN PROCÉDÉ BACTÉRIEN : Il ne sera tenu aucun compte des propositions seynoises relatives à l’assainissement de la ville de Toulon. La preuve en est que le 27 mars 1902, un télégramme émanant du Ministère de l’Intérieur précisait que le Conseil National de l’Hygiène réuni le 17 février, avait émis un avis favorable au déversement en petite rade des eaux d’égout épurées par un procédé bactérien. Une fois de plus, le Conseil municipal de La Seyne protesta. Il s’éleva aussi contre le passage éventuel d’une canalisation sur son territoire, ainsi que contre l’installation des pompes élévatoires. À partir de là, les techniciens toulonnais, avec l’appui du Ministère, pensèrent avoir trouvé une bonne solution qui n’était en fait qu’un pis-aller. La vidange des Toulonnais serait traitée dans une station d’épuration sise au quartier de Lagoubran, à l’ouest du cimetière, sur l’emplacement actuel des nouveaux abattoirs. Des aires de séchage furent aménagées. Il devait rester des boues qui pouvaient être utilisées comme engrais, le trop-plein se déversant dans la Rivière Neuve, à quelques centaines de mètres des parcs à moules de Brégaillon. Et puis, les lits bactériens atteignant leur point de saturation, les boues n’ayant pas toujours le temps de sécher, on ouvrit carrément les vannes, et les égouts se déversèrent abondamment, avec toutes les pollutions qu’ils constituaient, directement dans la mer. On ne compta plus, dans la population, les cas de fièvre typhoïde. Il fallut fermer les parcs à moules. Alors seulement les Seynois qui n’avaient pas voulu de la canalisation souterraine débouchant au pied du Cap Sicié, commencèrent à comprendre la gravité du problème. Mais cette triste situation va perdurer encore pendant des années (Marius Autran, tome 1, 1987).
CHRONIQUE CATALANE :

(Ribesaltes, el grand Cafè d’en Josep Huguet, 1919)
38e livraison (L’INDEPENDANT du 19 juillet 1791)
Sobre les empreintes del temps
No son cap fenomen, perquè no tenen pas res d’estrany. No calen d’altres pautes que uns fets remémorants succeïts en el passât que hagin deixat una empremta en la nostra sensibilitat, perquè une efemèride ens recordi se sobte tristament o tellement, segons la seva natura, tanmateix pero, sempre amb una certa nostalgia, no fora que pel fet de comprovar el curs del temps que passa rabent en avaluar-lo i, doldre’ns cada vegada amb més motiu, puix que les xifres son més en més elevades. On les dates quan no han afectat massa la fibra sentimental moites d’elles, segons una llei indefugible, s’esfumen, Potser per a donar més claretat a d’altres.
En allô a què ens proposem de recordar, en principi, els esdeveniments marquants massa d’ordre Personal no podriem interessar a nlngu, per tant només citarem algunes efemèrides de fets historics notables occoreguts en la nostra contempora- neïtat. Hi ha une vella i justa dita que afirma que recordar-se és reviure. En tôt cas l evocacio sempre ens deixa uns instants vagarejants que ens fan tocar dempeus a terra. Es curios, vegeu : hi ha cinquanta-dos anys que s’acaba la guerra (dita) civil espanyola i, quaranta-set que els aliats desembarcaren a Normandia. Fa trenta anys que Gagarin realitzà el primer vol orbital en torn de la terra. I, vingt-i-dos que els Americans Amstrong i Aldrin trepitjaren la lluna. Voingt-i-sis que va morir Churchill, vint-i-u De Gaulle, setze Franco, quatorze Chariot al mateix any es va restaurar la Generalitat de Catalunya. Ara fera dos anys que vca caure el mur de Berlin (seguia la caiguda de Ceausescu), ja els ha fet de la mort de Dali. Hi ha un any i mig que hom frena la independèneia als països bàltics. D’ençà un mes hom fa el mateix als balcans. Hi haurà un any que el català fou reconegut com a llengua oficial d’Europa per la C E d’Estrasburg. Permeteu que aquesta columna en forma de record vagi dedicada a una grand dama, veina d’un servidor, que acaba de deixar-nos, la quai li feia l’honor de seguir els seus petits articles. In memoriam E.P.D (Pere GRATACOS).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

C’est un employé qui va voir son patron et lui dit :
Monsieur le directeur, il y a une erreur sur ma fiche de paie. Il manque 100 euros!
- Oui, mais c’est normal. Le mois dernier, on vous a mis 100 euros de trop, et vous n’êtes pas venu me voir!
- Ben, vous savez, je suis plutôt cool! Une erreur ça passe, mais deux, c’est trop quand même!

Voilà, c’est fini pour aujourd’hui ! je vous souhaite un bon jeudi de printemps à tous, et tant pis si le temps reste maussade.
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
Laisser un commentaire