ÉPHÉMÉRIDES DU 22 MARS

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ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 22 MARS 2025, 14e ANNÉE (n° 4896).

ILLUSTRATION : Architecture provençale (4). Les bories du Lubéron.

SOUHAITONS UNE BONNE FÊTE aux 145 000 LEA, LEAH et LIA de France dont le nom de vient du latin « lea » (lionne). Sainte Léa fut une dame romaine disciple de saint Jérôme, morte en 384. Devenue veuve, elle entra dans un monastère à Ostie dont elle devint la supérieure.

Le 22 mars
-est la JOURNEE MONDIALE DE L’EAU depuis 1993.
-est le SECOND JOUR DU MOIS DE GERMINAL AN II dédié au PLATANE ».

DICTON : S’il faut en croire l’almanach des dictons météorologiques, « Le vent de la Sainte Léa, les trois quarts de l’année couvrira. » A voir avec attention !

LOCUTION PROVENÇALE : « Mars sec, abriéu bagna, mai caud : la benuranço es a l’oustau » / « mars sec, abriu banhat, mai caut : la benäuransa es a l’ostau » (mars sec, avril mouillé, mai chaud : la prospérité est à la maison).

ÉPHÉMÉRIDES.


-417 – 22 mars : LE PAPE ZOSIME ÉLÈVE L’ÉGLISE D’ARLES AU RANG DE PRIMATIALE DES GAULES – Au Ve siècle, les évêques d’Arles profitant du nouveau statut de leur cité s’efforcent d’unifier l’Église des Gaules sous leur seule juridiction apostolique. Ils y réussissent temporairement une première fois le 22 mars 417, lorsque le pape Zosime élève l’Église d’Arles au rang de primatiale des Gaules en faveur de son évêque Patrocle. Le pape confirme ainsi le rôle important que tient alors Arles, nouvelle préfecture du prétoire des Gaules. Patrocle, devenu vicaire en Gaule, est investi du pouvoir de délivrer aux évêques les  » lettres formées  » sans lesquelles ils évêques ne peuvent s’absenter de leur diocèse et se présenter à Rome. Placuit, lettre de Zozime, pape, mentionnant Citharista et Gargarius. Le pape Zozime, circonvenu par Patrocle, lui attribua les pouvoirs les plus étendus sur toute l’ancienne Narbonnaise et même sur l’ensemble de la Gaule. Voici des passages de sa lettre Placuit :] Zosime à tous les évêques de la Gaule et des Sept Provinces. Il a paru bon au siège apostolique qu’un membre du clergé d’une contrée de Gaule désirant venir à Rome auprès de nous, ou désirant aller ailleurs, ne se mette pas en route sans avoir reçu de l’évêque de la métropole d’Arles une lettre d’introduction attestant par écrit son sacerdoce et de son Eglise. Nous décidons cela parce que beaucoup se prétendent évêques ou clercs sans pouvoir en faire la preuve par un document officiel… Nous concédons ce privilège des lettres d’introduction à notre frère et collègue de l’épiscopat Patrocle, … Nous ordonnons aussi que l’évêque de la cité métropole d’Arles… conserve l’autorité de procéder aux ordinations épiscopales, qu’il ramène sous son pontificat les provinces de Viennoise, Narbonnaise Première et Narbonnaise Seconde. Quiconque, dans les provinces susdites oserait faire une ordination contrairement aux décisions et instructions du Siège apostolique en négligeant l’évêque de la métropole… se sache exclu de l’épiscopat… Nous avertissons tous à devoir se contenter de leurs territoires… et prescrivons que nulle plainte ne nous soit adressée ultérieurement à ce sujet. L’Eglise d’Arles nous a donné l’exemple en désirant que lui soient incorporées les paroisses de Citharista et Gargarius situées sur son territoire ; il faut d’ailleurs qu’aucun évêque ne se livre à aucune usurpation sur l’évêché d’un autre. (Allusion à Proculus, évêque de Marseille, qui a érigé en évêchés ces deux paroisses arlésiennes proches de son territoire. Cf. les notices précédentes) … la ville métropolitaine d’Arles … doit posséder sous son autorité intacte toutes les paroisses qu’elle détenait sur n’importe quels territoires, même en dehors de ses provinces … Le 11 des kalendes d’avril, sous le consulat d’Honorius Auguste pour la onzième fois et Constance pour la seconde (Boyer R. et Février P.-A. – Toulon avant le Royaume, Histoire de Toulon, Privat, 1980, p. 49-50)

-1093 – 22 mars : BULCODENAS, mention de Belcodène le 22 mars 1093 (cartulaire de Saint-Victor, charte n° 138). BELCODENE – canton de Roquevaire, à une trentaine de kilomètres au N.-W. de Marseille. Eglise de Saint-Pierre. Viguerie et diocèse d’Aix. Belcodène est qualifié de « castrum » dans un document où Pons Maunier, fils de Guillaume III le jeune, vicomte de Marseille, cède ses biens et ses droits sur le château à Saint-Victor. Première mention au IXe s. : Cavadenis, (polyptique de Wadalde). En 1010, Guillaume 1er déclare donner à Saint-Victor les droits qu’il possède sur Belcodène (castrum de Bulchodenes, E. Baratier). La seigneurie de Belcodène appartenait à la famille de Sabran par suite du mariage de Darde avec Jean de Sabran, avec droit de juridiction, sous la mouvance du comte de Provence, qui avait les cas royaux, les appels et les dénis de justice

-1159 – mars : Arles. HOMMAGE ET SERMENT DE FIDELITE DE GEOFROI DE MARSEILLE FILS DE PONCE, A L’ARCHEVEQUE D’ARLES, en présence de Pierre, évêque de Marseille, et autres personnages. (Acte 250 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Archevêché d’Arles. Livre noir, fol. 46. — C. Livre rouge, fol. 306. a. Albanès et Chevalier, Gallia … Arles, n° 595. IND. : Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 160).

-1207 – mars : LIEUX-DITS D’ALLAUCH –

  1. Vallis Calvinorum (charte aux archives de la Major). LES ARENES – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de Pierre-de-l’Etan.
  2. Batarella (charte aux archives de la Major). Première mention du lieu-dit BATARELLE, quartier rural, commune d’Allauch, quartier de la Bauquière.
  3. Feud um Caballi (charte aux archives de la Major). Première mention de CAVAU – quartier rural, partagé par la limite qui sépare les territoires d’Allauch et de Château-Gombert.

-1209 – mars : Arles – PRIVILEGE ACCORDE PAR HUGUES DES BAUX, vicomte de Marseille, et sa femme Barrale, au prieur de Saint-Gilles et aux frères de Saint-Jean-de-Jérusalem, pour le libre trafic de leurs marchandises dans les ports de Trinquetaille, du Petit Rhône, du Bourg, de Saint-Gilles, et dans tous les autres étant sous leur domination. (acte n° 335 : A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, H, Ordre de Malte, Authentique de Trinquetaille, fol. 56. IND. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 134).

-1215 – 22 mars : NOUVELLE TRANSACTION ENTRE BURGONDION DE TRETS, DIT D’AGOULT, VICOMTE DE MARSEILLE, ET LES HABITANTS D’OLLIERES (acte des vicomtes de Marseille n° 381, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Copie du XVIIIe siècle : Arch. du château d’Olièrès). Note d’H.G-R. : cet acte et le n° 381 nous paraissent suspects, pour les raisons données par M. de Juigné (op. cit., p. 201), à savoir : le jeune âge de Burgondion, né vers 1100 ; le nom d’Agoult qu’il ne prit que vers 1238 à la suite de son mariage avec Mabile d’Agoult, et l’existence de son père en 1214. Il faut ajouter qu’à cette époque, les transactions seigneuriales sont rares pour de petits villages. Quoi qu’il en soit, cette convention fut confirmée en 1410 et en 1527 : Arch. du château d’Ollières).

-1219 – 22 mars : LIEUX DE SAINT-MARCEL ET MARSEILLE – Fait au Latran. Bulle d’Honorius III au monastère de Saint-Victor, approuvant les opérations des commissaires pontificaux relatives à la donation de Roncelin (acte des vicomtes de Marseille n° 406, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. du Vatican, Regesta Honorii III, liv. III, fol. 72. — C. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 92. a. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. II, p. 71. — b. Guérard, n° 913. — c. Horoy, Honorii papae III opéra omnia, t. III, p. 167, n° 158. — d. G. Doublet, Recueil des actes concernant les évoques d’Antibes, n° CLVI. IND. : A. Potthast, n° 6016, au 23 mars. — P. Pressuti, n° 1949.
Cet acte fait suite au procès-verbal d’exécution des bulles d’innocent III du 4 août 1211 et d’Honorius III du 19 juin 1218, par les évêques de Riez et d’Antibes et l’abbé de Thoronet. L’évêque d’Anti¬bes et l’abbé ayant inutilement sommé les recteurs de Marseille et les chevaliers de Saint-Marcel, les trois commissaires se placent en face de Saint-Marcel et de Marseille, et mettent l’abbé Bonfils en possession de ce qui avait appartenu à Roncelin dans les deux localités. Ils l’investissent encore du port et de la ville, en naviguant avec lui dans le port et en abordant près de la tour de l’Hôpital. L’évêque d’Antibes et l’abbé du Thoronet, l’évêque de Riez s’excusant d’aller plus loin, viennent ensuite à la porte de la cité, livrent à l’abbé Bonfils les parts du tonlieu qui lui reviennent ; celui-ci fait ériger l’étendard de Saint-Victor avec la croix sur la tour du Tholonée. De retour à Saint-Victor, les trois commissaires signifient aux intéressés, qui en appellent à l’évêque de Mar-seille. que les biens de Roncelin à Saint-Marcel ont été donnés et sont confirmés à Saint-Victor. Ils se rendent encore devant le château de Saint-Marcel, dont, ils trouvent les portes fer¬mées ; ils convoquent chevaliers et prudhommes en l’église voisine Notre-Dame, notifient aux quelques habitants qui se présentent la mise en possession de l’abbé Bonfils et ordon¬nent à tous de le reconnaître comme seigneur avant le dimanche suivant, sinon l’interdit sera jeté. Le lendemain, ils prescrivent aux prêtres et à l’évêque de Marseille de faire respecter, par l’excommunication et l’interdit, les droits de Saint-Victor. (acte des vicomtes de Marseille n° 401, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 84. — C. Ibidem, fol. 89 v°. a. Guérard, n° 910. – b. G. Doublet, Recueil des actes concernant les évêques d’Antibes, n° CLI. IND. : Gallia Christiana, t. III, col. 1157 (date erronée de 1208). — Allumés et Chevalier, Gallia … Province d’Aix, col. 595.

-1287 – 22 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

  1. Territorium Sale (acte notarié). LA SALLE – château, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel. Première mention : Sala, 1119 (cartulaire de Saint-Victor, n° 923). La salle désigne au Moyen Âge la résidence du suzerain dans laquelle il rend en particulier la justice (l’équivalent anglais est « hall »).
  2. Freg Pestel (acte notarié). FREPESTEL, quartier rural en 1872, commune de Marseille, quartier de Séon-Saint-André. Cité Frepestellum, le 6 septembre 1295 (ibid.).

-1299 – mars :

  1. LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Molendium de Crota, mars 1299 (acte notarié). LES CROTES – hameau, commune de Marseille (1872).
  2. Acte 392, cartulaire de Montrieux (Charles II accorde au prieur de Montrieux l’autorisation d’acquérir par achat, échange, legs ou donation, des biens fonciers situés sur le territoire de Brignoles et dans le diocèse de Toulon, jusqu’à concurrence de 50 livres de revenu annuel, à la condition qu’il ne s’agisse point de biens féodaux).

-1325 – 22 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Camin traversier dict Argeliers, 22 mars 1325 (acte aux archives municipales). LES ARGILIERS – quartier rural, commune de Marseille (1872), quartier de Sainte- Marthe, vers Saint-Mitre. Première mention : Turris Rissendis de Argileriis , 7 juin 1286 (acte notarié).

-1361 – 22 mars : DERNIÈRE MENTION D’ÉTIENNE DE CLAPIERS, 44ème abbé de Saint Victor de Marseille entre 1348 et 1361 (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 37ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. Le dernier acte connu où il paraisse est du 22 mars 1361 (Edouard Baratier, 1966, Abbatum massiliensium…).

-1362 – 22 mars : LES VIVAUX – Los Vivais sive Sortiras, 22 mars 1362 (charte aux archives municipales) précédemment dénommé Pons factus ad passum Ybeline Vivaldorum vulgariter Pas dels Vivautz, 4 avril 1329 (délibération du Conseil de communauté). Le pont de Vivaux a été construit dans les premières années du XIVe siècle; on passait avant la rivière de l’Huveaune à gué. LES VIVAUX – quartier rural en 1872, commune de Marseille, quartier de la Capelette (1872). Le Pont et le Moulin de Vivaux ont conservé l’ancien nom de ce quartier.

-1449 – mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Baume-Isnard sive Vigne-Blanche, mars 1449 (acte aux archives de l’Evêché). BAUME-ISNARD – quartier rural des Crottes, commune de Marseille (1872).

-1501 – mars : LIEUX-DITS DE CASSIS – La Cohassa, mars 1501 (registre aux ar¬chives de l’Evêché). LA COSTE – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de Clauvier (1872). Première mention : Las Costas destable, 28 octobre 1486 (registre aux ar¬chives de l’Evêché).

-1575 – 22 mars : LA COMMUNAUTE DE SIX-FOURS AGRANDIT L’HOSPICE qui avait toujours existé dans la bourgade pour assister les malades et les infirmes. Acte du 22 mars 1575 passé entre les consuls de Six-Fours et dame Honorade Jarresse pour la cession par cette dernière d’une terre où sera édifié le nouvel Hôtel-Dieu ; l’ancien hôpital, devenu insuffisant en raison de l’augmentation de la population, sera remis en échange à la donatrice (Louis Baudoin, 1965, p ; 98 (archives de Six-Fours)).

-1594 – 22 mars : HENRI IV ENTRE DANS PARIS – Brissac, gouverneur de Paris, ouvre les portes de sa ville à Henri IV.

-1639 – 22 mars : DETTES DE LA COMMUNAUTE DE SIX-FOURS A SES CREANCIERS : En exécution de l’arrêt du conseil du 22 mars 1639, rendu entre les communautés de cette Province et les créanciers d’icelle, portant que lesdites communautés payeront les créanciers. Savoir : celles qui seront insolvables ou impuissantes, en fonds de terre, et les autres, en premier lieu, en leurs domaines et pour le restant, qu’il serait fait un département sur les particuliers habitants et possédants biens auxdites communautés, pour être payé en argent, en huit années et huit payements égaux, avec les intérêts au denier vingt. En vertu duquel arrêt, la communauté de S-F, faisant ledit département, aurait fait procéder à l’entière liquidation et obtion de ses créanciers par-devant Maître Anibal Chabert, avocat de la ville de Tollon, et député par la Cour pour procéder au rangement desdits créanciers, avec l’assistance de Sieur Melchior Crestien, bourgeois dudit Six-Fours, syndics subrogé par ordonnance de Monseigneur l’intendant des créanciers de la communauté, avec Maître Jacques Denans, greffier d’icelle. Ainsi qu’apert de l’acte sur ce, passé par-devant Maître Daniel, notaire. Et trouve que le capital de toutes les dettes de la communauté se montait quinze mille six cent soixante six livres, neuf sols, quatre deniers (15 666 livres, 9 sols, 4 deniers). Pour laquelle somme, lesdits créanciers seraient (auraient) été rangés chacun à leur ordre, sans y comprendre vingt trois mil huit cent soixante six livres, quatre sols (23 866 livres, 4 sols) que la communauté demeura de reste de leursdites dettes, et qu’elle devait, savoir : à Monseigneur l’abbé de St Victor, mil six cent livres (1 600 livres )de capital, et outre ce, une pension de trois cent soixante (360) livres, par diverses transactions passées par icelui, cent quinze (115) livres, quatre sols à Messire Honoré Crestien, prêtre, recteur de la chapellanie, Saint Laurens, par acte de fondation reçu par Maître Pierre Garnier, notaire de Tollon, le dernier (mois en blanc) 1558, cinq mil cent livres à Messire Joseph Martinenq, recteur de la chapellanie, Notre Dame des (neiges) dudit Tollon, à laquelle somme, ladite communauté était obligée, à feu Arnaud Martinenq, son père, par acte reçu par Maître Mestre, notaire de Six-Fours, le 22 août 1611, deux mil quatre cent livres, aux dames religieuses du couvent de Saint Bernard d’Yéres, comme cessionnaires de Jean Martinenq, par acte du 23 août 1611, notaire, Maître Mestre, et ladite cession du 21 avril 1635, cent livres à Messire Estienne Martinenq, prêtre, recteur de la chapellanie Saint Cler (Clair), par-devant Maître Denans, notaire, le 5 décembre 1636, mil trois cent trente cinq (1 335) livres à l’économe du clergé de l’église paroissiale Saint Pierre dudit Six-Fours, sept mil cent cinquante (7 150) livres au couvent des révérants pères Minimes de Tollon, par actes reçu par Maître François Cogorde, notaire de ladite ville, en l’année 1632 et 33, mil deux cents livres à François Chabert de Marseille, empruntées sous le nom de plusieurs particuliers, par acte, Maître Le Bon, notaire de ladite ville, le 17 août 1635, quatre mil cinq cents livres à Sieur Anthoine daugustini (d’Augustini), Sieur de Septèmes, tuteur des hoirs de Jean Darine, sous le nom de particuliers, dudit jour, notaire Lebon, ayant pour le payement des susdites quinze mil six cent soixante six livres, neuf sols, quinze deniers, fait département sur tous les possédants biens audit Six-Fours et son terroir, non affranchis, sur la somme de deux cent trois mil cent cinquante huit florins cadastrals (cadastraux). A quoi se trouve montrer (l’allivrement) de leurs biens, couchés au cadastre, fait en l’année 1639, et trouve revenir neuf sols, onze deniers, pour florin, sans y comprendre aucun intérêt (Jean Denans, 1713).

-1687 – 22 mars : Décès de JEAN-BAPTISTE LULLY.

-1703 – 22 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Le Galatas (registre de l’Ecritoire). LE GALETA – bastide, commune de Marseille, quartier des Accates (1872). Mentionné Le Galata en 1690 sur le plan de Chevallier.

-1789 – 22 mars :
LA VOLONTÉ DE CHANGEMENT ATTEINT TOUT LE ROYAUME, DE SEMAINE EN SEMAINE – L’assemblée de la sénéchaussée d’Auvergne a déclaré unanimement que le clergé et la noblesse renonçaient à leurs privilèges pécuniaires ; dans le même temps, le roi fait préparer un règlement pour les élections des députés de la Corse (Agenda du bicentenaire, DIMANCHE 22 MARS).
Députation de Cuers à Toulon à la réunion du Tiers-Etat – de Bourgogne Joseph, Aumérat Joseph, Montagne Laurent. Une troupe bourgeoise de 600 hommes est levée pour veiller à la sécurité publique. Cette troupe est commandée et entraînée par le sieur Chrestin, chevalier de Saint Louis, ancien officier du régiment de l’Isle de France (René Jacob, Histoire chronologique de Cuers, 1981).

-1796 – 22 mars (2 germinal an IV) – CANTONNEMENT DE L’ARMEE D’ITALIE A TOULON – Les troupes font le service de la place, des forts, des côtes, de l’artillerie de marine. Les bataillons de l’armée d’Italie cantonnent dans la ville. Il y a tout un monde flottant qui va jusqu’à doubler la masse humaine évoluant dans la place forte puisqu’au 2 germinal an IV (22 mars 96) le port qui nourrit une partie de la ville en détresse a jusqu’à 40.000(3) rationnaires à pou¬voir tous les jours (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

-1799 – 22 mars
« JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE DURANT L’EXPEDITION FRANÇAISE 1798-1801 » (cf. référence donnée le 10 février). « Vendredi 15 du mois de Shawwâl 1213 : sanctions contre de mauvaises nouvelles « Des auxiliaires de la police ont circulé dans les souqs, les hammâms et les cafés pour interdire à la population de dénigrer les Français. « Que ceux qui croient en Dieu, au Prophète, au Jour dernier, disaient-ils, cessent et abandonnent tout propos qui suscite l’inimitié ! » Si, rapportaient-ils, le commandant apprenait par un de ses informateurs que quelqu’un ait tenu des propos malveillants, il ordonnerait de lui donner la bastonnade ou même de le mettre à mort. Mais les gens ne s’arrêtèrent pas pour autant de parler. Peut- être que certains furent même arrêtés pour cela, battus et mis à l’amende. »
LETTRE DE BONAPARTE A L’ADJUDANT-GENERAL ALMEYRAS : – au camp d’Acre, le 2 germinal an VII (22 mars 1799). « je vous ai expédié deux bateaux le 13 et le 16, pour vous faire connaître nos besoins en artillerie. Les boulets que nous a envoyés l’ennemi, joints à ceux que vous avez fait passer à Jaffa, nous mettent à même de pouvoir attaquer dans trois ou quatre jours. Tout le pays est entièrement soumis et dévoué, une armée venue de Damas a été complètement battue, le général Junot avec 3600 hommes de la deuxième légère a battu trois à quatre mille hommes de cavalerie, en a mis cinq à six cents hors de combat et pris cinq drapeaux. C’est une des affaires brillantes de la guerre […] Si l’hiver et le printemps, nous nous sommes battus en Syrie, il serait possible que cette même armée de débarquement nous mît à même d’acquérir de la gloire à Damiette. […]. Bonaparte.
LES BATAILLE CELEBRES DES ARMEES FRANCAISES (écrites à Ste-Hélène sous la dictée de l’Empereur). Dans le courant de février de mars, les nouvelles des succès de l’armée de Syrie, de la prise d’el- Arish, du combat de Gaza de l’assaut de Jaffa, arrivèrent dans le Saïd. Parmi les prisonniers faits à Jaffa, il y avait 260 hommes de cette province ; ils furent renvoyés et y accréditèrent la réputation des armées françaises. Cela produisit un bon effet sur l’esprit de ces peuples. Mais la nouvelle des premiers échecs de Saint-Jean-d’Acre se répandit en mai (rappel : en février 1799, maître de l’Égypte, Bonaparte avait poursuivi l’armée turque en Syrie et remporté la victoire au mont Thabor. Mais la peste le contraignit de lever le siège de Saint-Jean-d’Acre). A suivre.

-1841 – 22 mars : : LOI INTERDISANT LE TRAVAIL DES ENFANTS DE MOINS DE 8 ANS. Une loi limite en France, pour la première fois, le travail des enfants employés dans les manufactures, usines ou ateliers. La loi est promulguée par Louis-Philippe, roi des Français, le maréchal Jean-de-Dieu Soult (73 ans) étant président du Conseil. Elle s’inspire d’une loi similaire promulguée en Angleterre neuf ans plus tôt, en 1833. L’article 2 énonce : Les enfants devront, pour être admis, avoir au moins huit ans. De huit à douze ans, ils ne pourront être employés au travail effectif plus de huit heures sur vingt-quatre, divisées par un repos. De douze à seize ans, ils ne pourront être employés au travail effectif plus de douze heures sur vingt-quatre, divisées par des repos. Ce travail ne pourra avoir lieu que de cinq heures du matin à neuf heures du soir.

-1844 – 22 mars : CONQUÊTE DE L’ALGÉRIE – Ollioules héberge un détachement du 58ème de ligne appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 296).

-1853 – 22 mars : A Marseille, un acte du 20 janvier 1853 passé entre Taffe fils de Michel, Charles Michel, Léon Rebuffat, négociants à Marseille et MM. Caffarel frères à Cette, fonde une société en commandite « pour exploiter le commerce des transports par bateaux à vapeur entre la France et l’Algérie et tous autres ports». L’annonce, insérée dans L’Akhbar du 22 mars 1853, parle des « nombreux actionnaires d’Alger… », on reste sceptique. Dans le même numéro, la compagnie Impériale annonce prématurément qu’elle vient d’obtenir du gouvernement « le transport des dépêches et des services de la guerre pour l’Algérie pendant douze ans » et qu’elle aura dans les délais dix bateaux à vapeur de 300 CV. Le début du service est prévu pour mai (M. Barak, 1971)

-1871 – 22 mars :

  1. LYON – Soulèvement de la Guillotière et instauration de la Commune à Lyon.
  2. MARSEILLE – Face à la situation désastreuse du pays, un mouvement insurrectionnel éclate à Marseille, avec à sa tête le radical Gaston Crémieux, tentant en vain de proclamer la République et d’instaurer une Commune révolutionnaire.
    A. Gent ayant donné sa démission de préfet des Bouches-du-Rhône, fut remplacé à la tête du département par le contre-amiral Cosnier, qui ne sut pas déployer l’énergie nécessaire à l’époque où le mouvement de la commune de Paris se répercutait vivement à Marseille ; le 22 mars 1871, le jeune avocat Gaston Crémieux parle avec véhémence contre le gouvernement de Thiers. Le préfet Cosnier organise une manifestation pour défendre ce gouvernement, aussitôt surgit une contre-manifestation révolutionnaire qui occupe la préfecture et retient le préfet prisonnier. Une commission départementale se forme, à la place du préfet avec à sa tête Gaston Crémieux. Elle lance des proclamations insurrectionnelles aux communes et se déclare pour la commune de Paris contre le gouvernement de Versailles ; la commune de Paris avait envoyé à Marseille, Mégy qui assistait activement la commission ; de leur côté les insurgés avaient envoyé trois émissaires à Paris. Le général Espivent de La Villeboisnet, commandant la 9e division militaire, eut la grave mission de rétablir l’ordre : il fixa son quartier général à Aubagne (Gabrielle Castellari, 1945). Le mouvement ne dure que 15 jours et Crémieux est arrêté et déféré devant un conseil de guerre. Il sera fusillé le 30 novembre 1871.

-1877 – 22 mars : Pêche – calaison au Brusc d’une madrague non délimitée au préalable (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 77-79).

-1895 – 22 mars : SILENCE, ON TOURNE ! A Paris, Louis et Auguste Lumière donnent une première séance de cinéma devant la Société d’encouragement à l’industrie nationale. « La sortie des usines Lumière », considéré en France comme le premier du cinéma, est parfois considéré comme le premier film à avoir été projeté au « Salon indien du Grand Café de Paris » le 28 décembre 1895, mais également lors des douze projections privées qui ont suivi celle du 22 mars 1895.

-1897 – 22 mars : INAUGURATION DES STUDIOS DE CINÉMA DE GEORGES MÉLIÈS.

-1898 – 22 mars : Il reste 900 hommes en activité dans les ateliers des chantiers navals de La Seyne, 3 000 chômeurs et grévistes. La ville ouvrière, hier si laborieuse, est sens dessus dessous (Martinenq Patrick, 1983).

-1903 – 22 mars : Léopold Martial Émile Gimié naît à Marseille, il est le fils de Emile et Marie Catherine Bonnel.. Si Alexandre Collenot fut le fidèle mécanicien de Jean Mermoz, Léopold Gimié fut son fidèle radio et certainement la personne avec lequel il avait le plus d’heures de vol en commun. Incorporé dans la Marine il est affecté à l’école du Mourillon à Toulon. Pendant 3 ans, il fait son service militaire comme radiotélégraphiste. Il rencontre René Mesny, officier de marine, pionnier de la radio en France, professeur à l’école navale,. Il est libéré en mai 1923. Le 1er décembre 1927 il est embauché par la Compagnie générale Aéropostale. Opérateur radio, au sol à Toulouse, Barcelone, Alicante, en juillet 1929 il devient radionavigant. Choisi pour faire partie de la traversée de l’Atlantique, il rencontre Jean Mermoz pour la première fois à Saint-Laurent de la Salanque en mars 1930. Après la disparition de Mermoz il continue le service des traversées de l’Atlantique sud avec Alexandre Pichodou, Fernand Rouchon, Laurent Guerrero, Henri Guillaumet, Henri Delaunay, Jean Espitalier. Il est promu officier de la Légion d’honneur le 3 février 1938. Il effectue sa dernière traversée de l’Atlantique sud, la 111ème le 25 décembre 1939, avec le Farman 2200 F-AQCX « Ville de Natal », équipage : Marcel Reine, Clément Rolland, second pilote, Marcel Saldo, navigateur, Léopold Gimié, radio, Edmond Clavier, mécanicien. Après l’armistice il reprend du service sur la ligne Marseille Dakar. En 1942, il rejoint les Forces Françaises Libre (FFL). Le 13 janvier 1943, le Lockheed 14 Electra F-ARRF « Ville de Gao », parti d’Alger pour Gao, s’écrase à l’atterrissage à Aguel’Hoc (Mali). Le pilote Marc Cariou, le radio Léopold Gimié et le mécanicien Jean Lefèvre sont tués. Il n’y avait pas de passagers (Mémoire de Jean Mermoz, Bulletin Janvier-Février 2021).

-1906 – 22 mars : PREMIER MATCH DE RUGBY FRANCE-ANGLETERRE au Parc des Princes remporté par les Anglais par le score de 35 à 8.

-1915 – 22 mars : BOMBES ALLEMANDES SUR PARIS – Les gares Saint-Lazare et du Nord sont bombardées de nuit par les Allemands.

-1919 – 22 mars : Premier vol régulier entre Paris et Bruxelles.

-1920 – 22 mars : Un 2e voilier est achevé au Chantier Fabre du Creux Saint-Georges (cf. 18 juillet 1919). Un brick goélette construit par les mêmes chantiers sera bientôt mis à la mer (Gisèle Argensse, 1989, p. 160 ; « Petit Var » du 18 juillet 1919).

-1940 – 21 mars :

  1. FRITZ TODT NOMME MINISTRE DE L’ARMEMENT PAR HITLER – Dans « Le Matin » du jeudi 21 mars : « Un ministre de l’Armement nommé par Hitler – Le D.N.B. annonce que le Führer vient de nommer ministre du Reich de l’armement et des munitions M. Fritz Todt, inspecteur général du réseau routier allemand. »
  2. FRITZ THYSSEN : « L’ALLEMAGNE A PERDU LA GUERRE » – Le quotidien « La Montagne », du jeudi 21 mars 1940, publie ce qui est le bobard suivant qui est de première importance : «L’Allemagne a perdu la guerre», déclare M. Fritz Thyssen dans une lettre adressée à un journal allemand de Buenos Aires L’organe républicain allemand «Argentinische Tageblatt» publie une lettre de l’industriel allemand Fritz Thyssen, qui s’est récemment réfugié en Suisse. M. Fritz Thyssen déclare : M. Hitler méconnaît toutes les vérités objectives et subjectives. Avec nous, tous les leaders militaires étaient convaincus qu’une nouvelle guerre contre les alliés de 1914 serait un crime idiot. Hitler est un malade mental et on ne doit pas le suivre. Nous ne voulons plus de dictature, ni d’un parti, ni de l’armée, ni d’un seul homme, ni de la jeunesse en uniforme. La force ne doit pas remplacer la joie. Jamais plus de S. S., de S. A., ni de Gestapo, plus de pogroms ni de camps de concentration, ni de tortures, jamais plus de professeurs répondant oui pour chaque crime contre l’esprit européen et la civilisation chrétienne, et surtout plus jamais d’alliance avec le bolchevisme. En échange, nous voulons une Allemagne fédérative comme la Suisse. Nous désirons le désarmement de l’Europe sans arrière-pensée de vengeance et de victoire. Nous n’avons pas vaincu les Polonais, les Tchèques. Nous pouvons seulement les opprimer momentanément. La confiance dans la direction de l’armée est morte. L’agression russe contre la Pologne et la Finlande a provoqué la haine éternelle contre notre alliée. Notre armée connaît la corruption de l’armée russe. Notre alliance eut pour unique but d’épouvanter la Grande- Bretagne et la France. Des deux côtés, les puissances possèdent des moyens techniques égaux, mais l’approvisionnement en matières premières n’est pas le même. Donc, l’Allemagne a perdu la guerre. »
  3. PAUL REYNAUD FORME SON GOUVERNEMENT, le dernier avant celui du maréchal Pétain. Un Gouvernement de coalition, présidé par Paul Reynaud, succède à celui de Daladier. Vote ambigu, acquis d’extrême justesse, à une voix de majorité. La composition du cabinet annoncée le 21 mars, fait l’objet de critiques. Le Canard enchaîné ce moque du nombre des ministres : 21 et 14 sous secrétaires d’Etat et propose que le Conseil des ministres se tienne au Vélodrome d’hiver. À droite on parle d’un cocktail de Marseillaise et d’Internationale. Pourtant, Reynaud est un belliciste, partisan de la guerre à outrance. L’opinion publique espère de cet anglophile qu’il saura rétablir sur des bases saines l’alliance avec les Britanniques mise à mal ces temps derniers du fait du refus de Chamberlain d’intervenir rapidement en Finlande. La défaite des Finlandais a été ressentie en France comme celle des Alliés. Mais Paul Reynaud ne bénéficiera que d’une étroite marge de manœuvre. Son allocution à la chambre a d’ailleurs été fort brève. Il s’est contenté d’annoncer la première décision du gouvernement à savoir la création d’un comité de guerre (chronique de la 2nde guerre mondiale).

-1942 – 22 mars : Armée – Guerre – Le capitaine de corvette Maurice Meaux quitte le commandement de la base aéronautique de Saint-Mandrier.

-1943 – 22 mars :

  1. PREMIER « CONCERT DE LA PLEIADE » organisé à l’initiative de Gaston Gallimard, Roger Désormière et Nadia Boulanger pour permettre à des musiciens de jouer devant un public d’écrivains des œuvres inédites ou interdites (Jean-Louis Panné, 2001).
  2. EN TUNISIE, L’UNITÉ F.F.L. DE LECLERC PARTICIPE AU DÉBORDEMENT DE LA LIGNE MARETH EN TUNISIE – En Tunisie, à partir du 22 mars, la Force L. (pour Leclerc), participant au mouvement de débordement de la ligne Mareth, mène victorieusement une série de combats meurtriers et conquiert, le 25, un observatoire dans le djebel Matleb. Peu après, au pied de la montagne, dans la plaine, défile en toute sécurité une division de blindée britannique qui, sous un parapluie aérien de cent avions, ouvre l’avance des gros de la VIIIe armée. Le front ennemi est crevé. Le 26 la ligne Mareth n’est plus qu’un souvenir. Le 29 mars, le général Leclerc entre dans Gabès, première ville du protectorat libérée. L’accueil de la population est inoubliable. L’importante colonie française témoigne d’une sympathie particulière à l’égard des Forces Françaises Libres venant du Tchad et de leur chef. Après la prise de Gabès, la marche en avant reprend. La Force L., placée sur le flanc gauche de la VIIIe armée, participe aux combats sur l’oued Àkarit, occupe Mezzouna le 9 mai. Elle s’arrête le 12 avec l’ensemble de la VIIIe armée au pied des hauteurs du Zaghouan, au moment où les forces de l’axe encerclées dans la partie nord-est de la Tunisie capitule.

-1944 – 22 mars : 1. GRÉVE AUX CHANTIERS DE LA SEYNE – Grèves aux chantiers de La Seyne en liaison avec le mot d’ordre régional lancé par la CGT clandestine var39-45 guerre / chrono).

  1. L’ARMÉE INTERVIENT AUX F.C.M : Le lendemain de ce 21 Mars, le travail reprend normalement. Évidemment, la grève de la veille est abondamment commentée. Un sentiment nouveau se manifeste parmi les ouvriers ; c’est la première grève de 24 heures suivie d’un rassemblement, des heures durant devant les chantiers. La confiance dans leur force s’affirme d’autant plus que les ouvriers ont tenu tête au gardien chef et au groupe de gardes massés derrière la porte restée entr’ouverte. Et le plus important, c’est l’absence visible de la police et des Allemands. Tout semble possible. Pourtant ce 22 Mars devait réserver des surprises. En effet, vers 8 heures 30, on m’appelle à mon titan. Je laisse mon coéquipier, un jeune comme moi, Michel POGGI récemment arrivé de sa Corse natale, et je descends. Un copain m’amène vers l’atelier de soudure où se trouvent réunis les militants du syndicat. Un camarade venu à vélo de La Ciotat nous apprend que dans sa ville, les dirigeants du syndicat CARMAGNOLE en tête, sont recherchés par la police, que les ouvriers se sont remis en grève. Il nous demande que La Seyne fasse grève par solidarité, nous expliquant que la même démarche s’adresse à Marseille, Port de Bouc. Nous voilà confrontés à un fait nouveau. Jusqu’ici les arrêts de travail, les manifestations, la grève d’hier étaient prévus à l’avance, préparés des jours durant avec le temps de voir les copains. Aujourd’hui, c’est nouveau. A situation exceptionnelle, moyens exceptionnels. On se répartit le travail, à chacun son groupe à voir et à décider sur le champ : rendez-vous “Place de la Lune” face à la porte. A croire que tout est possible, facile : les riveteurs, les titaniers, la soudure, enfin toutes les corporations se trouvent en grève. Il n’est pas 10 heures et devant la porte principale, sur la place, un grand rassemblement de centaines d’ouvriers s’est formé en un rien de temps. On commente les évènements de La Ciotat. Là, on ne parle même plus de revendications mais de la solidarité des ouvriers entre eux contre la police de Vichy ou allemande. Et chacun trouve naturel de se trouver là. Mais nous sommes un peu pris au dépourvu : que faire devant ces centaines d’ouvriers qui attendent ? Officiellement, “le syndicat n’est pour rien dans cette grève”, il n’est donc pas question de discours ; manifester ? Aller sur le Port ? Cette hésitation de notre part, l’absence de décision concertée, l’absence d’initiative – il faut comprendre les novices que nous étions – laissent le temps à l’adversaire de réagir. Et de nous surprendre. Car la direction allemande a vite saisi. Il ne s’agit pas d’exaspération, de révolte “coup de tête”, des ventres creux, ni de revendications de salaires discutées la veille. A moins que “l’arrêt de la répression contre les patriotes de Savoie”… Non, aujourd’hui, il s’agit d’un mouvement coordonné, organisé, structuré, enraciné. Il faut y mettre un terme, d’autant que les sabotages sont maintenant évidents, gagnent en ampleur et pas seulement à La Seyne ou à l’Arsenal de Toulon. C’est partout. En France. Sur la « Place de la Lune », on reste sur place, on attend quoi ? Des premières voitures de police passent, sans plus. A la cantine, les portes sont encore fermées et il est midi passé. Puis, tout se précipite. Venue du Port, une dizaine de camions bâchés arrive, se gare côté mur de la direction, des soldats casqués, fusil au poing descendent rapidement. Malgré l’uniforme, ce ne sont pas des Allemands, nous apprendrons par la suite qu’il s’agit de l’armée de VLASSOV, la face aux yeux bridés. Des ordres, des cris, et ils se précipitent, fusil à bout de bras, sur la foule des ouvriers, écrasant les pieds du premier rang qui ne peut reculer jusqu’à ce que … Nous qui étions au premier rang, nous avons bien vu une mitrailleuse mise très vite en position devant le poste du gardien chef ; nous avons vu des mitraillettes aux fenêtres du 1er étage… Et entendu des ordres brefs. Rafales de mitrailleuse, de mitraillettes. .en l’air, mais qui le sait ? Cela suffit pour qu’aussitôt le rassemblement se disloque, les ouvriers refluent et s’enfuient vers la rue du Gaz, la rue Nicolas Chapuis, évitant le Port dans la crainte de tomber dans un piège. A notre tour, les arrières “enfin” libres, nous déguerpissons et nous nous retrouvons à l’angle de la rue Chapuis. Franchement, nous nous inquiétons pour le lendemain : rentrer et se faire coincer par la police ou les Allemands, ce que nous avait promis le Dr MAUTZ ? Ne pas rentrer ? Et après ? Finalement, nous avons décidé de rentrer, faire face. On n’avait pas beaucoup de choix et de plus, nous devions continuer la tâche qu’on nous avait confiée. On reprit la porte le lendemain 23 Mars, comme tous les autres, avec la peur en plus (Louis Puccini, La Seyne et la Résistance).
  2. PIERRE BROSSOLETTE MEURT A L’HÔPITAL DE LA PITIÉ. IL S’ÉTAIT JETÉ DU CINQUIÈME ÉTAGE DU SIÈGE DE LA GESTAPO DE L’AVENUE FOCH POUR NE PAS PARLER SOUS LA TORTURE. Conseiller du général de Gaulle à Londres. Embarqués le 2 février au soir avec une quinzaine de compagnons, les deux hommes s’échouèrent avec leur bateau Le jouet des flots à l’aube du 3 février à l’entrée de la baie d’Audierne. Recueillis par des résistants locaux, ils furent arrêtés le soir même au cours d’un contrôle de routine, alors qu’ils s’efforçaient de quitter la zone côtière. Incarcéré avec Bollaert à la prison de Quimper puis à celle de Rennes, Brossolette fut identifié par les nazis le 16 mars. Transféré à Paris avec Bollaert dans la nuit du 19 au 20 mars, torturé sans relâche pendant deux jours et demi, il se suicida le 22 mars sans avoir parlé.
    Un autre événement se déroulait pratiquement au même moment, à Paris, qui jette une lumière trouble sur l’intelligentsia « résistante » parisienne : le 19 mars, Pablo Picasso donnait une représentation théâtrale dans l’appartement de Michel Leiris, « Le diable attrapé par la queue », une pièce inspirée de Jarry et d’Apollinaire. En soi, bien que la présence de Picasso sur le sol français et à l’intérieur d’une ville quadrillé par la Gestapo m’ait toujours parue étrange, la composition du public assistant à cette première ne laisse pas de surprendre ; les acteurs d’abord, Raymond Queneau, Albert Calus, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir ; les spectateurs ensuite au nombre desquels on voyait Maria Casarès, Jean-Louis Barrault, Georges Braque, Henri Michaux, Armand Salacrou et un certain docteur … Lacan ! (Articles dans : Chronique de la Seconde guerre mondiale, 1990, pp. 500 et 01) Comment un tel rassemblement de personnalités a-t-il pu passer inaperçu ? Poser la question, est-ce y répondre ?

-1947 – 22 mars : LE PARTI COMMUNISTE ET LE VOTE DES CRÉDITS POUR LA GUERRE D’INDOCHINE – A l’Assemblée nationale, lors du vote des crédits militaires pour la poursuite de la guerre en Indochine, alors que les ministres communistes les approuvent, les députés communistes, eux, s’abstiennent (Frédéric Gugelot, 2001).

-1955 – 22 mars : DESTRUCTION DE MINES ALLEMANDES A SAINT-MANDRIER – Des mines exploseront à partir du mardi 22 mars aux alentours du cimetière communal de Saint-Mandrier, par les bons et bruyants offices de l’entreprise Tournoud (mise en chantier du nouveau réservoir à eau qui doit desservir la presqu’île) (Ken Nicolas, vol. 1, p. 249).

-1958 – 22 et 23 mars : APPEL AU GÉNÉRAL DE GAULLE – Le conseil national des républicains sociaux (gaullistes) adopte une motion de politique générale qui se termine par un appel au général de Gaulle (Frédéric Gugelot, 2001).

-1959 – 22 mars : Romy Schneider et Alain Delon annoncent leurs fiançailles.

-1962 – 22 mars : Des militants de l’O.A.S. attaquent les forces de l’ordre à Alger.

-1963 – 22 mars : DÉBUT DU SCANDALE PROFUMO EN GRANDE-BRETAGNE – devant la Chambre des Communes, John Profumo, secrétaire d’État britannique à la Guerre, nie contre l’évidence avoir eu une relation sexuelle avec la maîtresse d’un espion soviétique. C’est le début de l’affaire Profumo (« Profumo Affair »).

-1965 – 22 mars : LE CONCOURS EUROVISION DE LA CHANSON EST REMPORTÉ PAR FRANCE GALL avec une chanson de Serge Gainsbourg : « Poupée de cire, poupée de son ».

-1967 – 22 mars : AGITATION A LA RÉSIDENCE UNIVERSITAIRE DE NANTERRE, les étudiants demandent la mixité des locaux. Un an plus tard se déroulera la première occupation étudiante de la faculté de Nanterre, événement initiateur de Mai 68 (Jean Loignon, 2001). (Jean Loignon, 2001).

-1968 – 22 mars CONSTITUTION DU MOUVEMENT DU 22 MARS A NANTERRE – Après l’arrestation de membres du Comité Vietnam national lors d’un raid sur une agence de l’American Express, des étudiants occupent la salle du conseil de la faculté de Nanterre ; la tendance libertaire animée à Daniel Cohn-Bendit constitue le mouvement du 22 mars (Jean Loignon, 2001).

-1974 – 22 mars : POMPIDOU MALADE. Le service de presse de la Présidence de la République a diffusé hier soir, le communiqué suivant : « en raison d’une indisposition douloureuse qui pourrait être sujette à répétition, le Président de la République, sur le conseil de son médecin traitant, le professeur Vignalou, ne préside pas le dîner diplomatique. Mme Georges Pompidou y assiste. « un communiqué médical sera publié incessamment ». (P.V., 22 mars 1974). C’est le seizième des principaux accidents de santé dont a été victime le Président de la République depuis la première « GRIPPE A RECHUTES » (P.V., 3 avril 1974).

-1983 – 22 mars : TROISIÈME GOUVERNEMENT PIERRE MAUROIS.. Il ne reste plus que deux ministres communistes (Fiterman et Ralite). Jacques Delors (Economie, Finances et Budget) augmente ses compétences et présente son deuxième plan de rigueur (Jean Loignon, 2001).

-1984 – 22 mars : CHAPELLE DU PIN ROLLAND – Le toit de la nouvelle chapelle du Pin Rolland étant terminé, une mini inauguration réunissait au Pin Rolland MM Lieutaud, architecte à Bandol, et Charels, Secrétaire Général de l’Evêché (Gisèle Argensse, 2000, p. 126).

-1985 – 22 mars :

  1. ENLÈVEMENT DE DIPLOMATES FRANÇAIS A BEYROUTH – Deux diplomates français (Marcel Carton et Marcel Fontaine) sont enlevés à Beyrouth (Jean Loignon, 2001).
  2. LA DROITE EMPORTE 20 PRÉSIDENCES DE RÉGION SUR 22 – La presse publie les résultats des élections régionales qui se sont déroulées la veille : La droite emporte 20 présidences de région sur 22 (Jean Loignon, 2001).

-1986 – 22 mars : Assemblé générale de la prud’homie de pêche de Bandol – Oursins (réglementation de la pêche sous toutes ses formes) : pêche à l’aide d’une grappe, pelle en fer à dents recourbées.

-1988 – 22 mars : « LETTRE A TOUS LES FRANÇAIS » – François Mitterrand annonce sa candidature et cisèle un texte littéraire pour présenter son programme : « Lettre à tous les Français ».

-1993 – 22 mars : LE PS ENREGISTRE UN SÉVÈRE RECUL – La presse publie les résultats du premier tour des élections législatives : le PS enregistre un sévère recul avec seulement 17% des suffrages (Jean Loignon, 2001).

-1998 – 22 mars : 10 DÉPARTEMENTS BASCULENT A GAUCHE – Résultats du second tour des élections cantonales (55,03% de participation) : la droite obtient 44,77% et la gauche, avec 47,32%, réalise son meilleur score sous la Ve République en doublant le nombre de ses élus et en faisant basculer 10 départements (Jean Loignon, 2001).

-2004 – 22 mars : MORT DU FONDATEUR DU HAMAS – Le fondateur et chef spirituel du Hamas, cheikh Ahmed Yassine, est abattu dans la Bande de Gaza par l’armée israélienne ;

-2006 – 22 mars : PIERRE CLOSTERMANN EST MORT – L’as des aviateurs français libres de la dernière guerre, l’auteur de l’emblématique « Grand Cirque » publié en 1948 et republié depuis à de nombreuses reprises jusqu’à atteindre les trois millions d’exemplaires, est mort ce 22 mars à Montesquieu-des Albères, dans les Pyrénées-Orientales. Il comptait à son palmarès un total de 14 victoires confirmées, 4 victoires probables et 8 avions endommagés en l’air (+ 1 avion endommagé non homologué) ainsi que 9 appareils détruits, 5 probablement détruits et 9 endommagés au sol). Dans le civil, il faut rappeler que le général De Gaulle l’avait fait rapatrier en France pour se porter candidat aux élections en Alsace en 1946. C’est ainsi qu’il fut élu député du Bas-Rhin (1946), de la Marne (1951), de la Seine (1956), de la Seine-et-Oise (1962) et enfin des Yvelines en 1967. La mort du général de Gaulle l’amena à démissionner de ce dernier mandat. En 1950, installé au Maroc, il devint par la suite la cible de « Présence française », un groupement précurseur de l’OAS, qui voulait l’éliminer physiquement. Vendant tous ses biens, il était rentré en France en 1954. En avril 1956, il fut volontaire pour servir en Algérie où il effectua 116 missions d’observation aux commandes d’un MH 1521 Broussard. Devenu directeur commercial pour la Société Nouvelle des Avions Max Holste qui s’associa en février 1960 avec la Cessna Aircraft Company pour la fabrication d’avions légers à Reims, il fut nommé directeur adjoint de la société Reims Aviation, nouveau nom de la société. Il en devint le PDG en 1970. A son départ en 1982, 6000 avions étaient sortis des chaînes de l’usine Reims-Prunay également sous-traitante des Avions Marcel-Dassault.

-2016 – 22 mars :

  1. ATTENTATS-SUICIDES EN BELGIQUE – En Belgique, le métro et l’aéroport de Bruxelles sont le théâtre de trois attentats-suicide quasi-simultanés revendiqués par DAECH. 32 personnes perdront la vie et 340 seront blessées. L’un des terroristes sera arrêté le 8 AVRIL suivant à Anderlecht
  2. BIBLIOTHÈQUE EN PERIL – Ce matin, démarrage de la journée sur les chapeaux de roue : effondrement des panneaux deux et trois de ma bibliothèque. Près de 2000 livres à retirer et empiler avant de pouvoir redresser l’ensemble. Reste à présent à fixer le tout et à replacer les livres. Bonjour la corvée ! (HR)

-2017 – 22 mars : ATTENTAT TERRORISTE A LONDRES – Un an après Bruxelles, c’est Londres, la capitale du Royaume-Uni qui est à son tour cible d’un terroriste de l’Etat islamique. Après avoir renversé plusieurs passants en voiture, le terroriste est sorti de son véhicule et a poignardé un policier.

-2022 – 22 mars : Cet après-midi, à Sanary, nouvelle séance de l’atelier de Découvertes et Civilisations avec Raoul Décugis venu nous parler des lavandières et des bugadières dans la Provence d’autrefois.

-2024 – 22 mars : à la UNE de Var-Matin.

  1. Malgré la dissolution du GIP du Grand Prix de France, la dette à régler continue de faire jaser (p. 5). Le Grand Prix de France nomme un liquidateur.
  2. Devenir parents coûte que coûte . Alors que la gestation pour autrui (GPA) reste interdite en France, de nombreux couples se tournent vers l’étranger. Témoignages (p. 2 à 4).
  3. Toulon : ce qui vous attend pour le passage de la flamme (p. 9).
  4. La Seyne : Highfield relève un sacré challenge pou les Jeux Olympiques (p. 11).
  5. Culture : disparition de Frédéric Mitterrand (p. 18).
    6/ lemag.culture : « Ces filles-là », le harcèlement sur scène à La Garde (p. 29).
    Page intérieure :
    Toulon : Soulagement aux Galeries Lafayette. La continuité de l’activité dans les 26 magasins de France a été actée par la justice. Dont celui de Toulon, l’un des plus anciens. Soulagement pour le personnel (p. 7).
    Saint-Mandrier : Nouveau projet pour Fliche Bergis (p. 12

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

-SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 288e livraison :
En septembre 1791, en application des décrets de l’Assemblée, le Conseil général de Sanary vend la maison curiale de la rue Clastre et donne une allocation au curé et à ses deux vicaires. Il donne un mois au seigneur de Vintimille pour produire ses titres de propriété concernant le four banal. Les ventes des biens nationaux de Sanary vont se dérouler du 28 mars 1791 au 26 ventôse an VI -16 mars 1798 (Archives du Var, Draguignan, Saint-Nazaire, 1Q701) ; elles seront précédées par un inventaire : 28 mars 1791 – terre du prieuré Saint-Jacques d’Ollioules au quartier Mortier. Vignes – au midi et au ponant, le grand chemin ; 11 février 1792 – Maison curiale 90 toises carrées, bûcher de 30 toises carrées, + 50 toises carrées, jardin de 20 toises carrées : 24 ventôse an IV – Chapelle Bon Repos confrontant au nord le chemin public : 4 murailles en très mauvais état, 4 poutres hors service, 2 ambrasures de fenêtres barrées en fer, mangées de rouille, un arceau de 49 pierres de taille en très mauvais état (Vendue comme bien national le 7 fructidor An IV, à Roch Granet pour 668,10F) ; 19 prairial an IV – Chapelle des Pénitents blancs. 10 cannes de long, 3 de large, 22 pans de haut, avec appartement et jardin attenant. Cour de 15 cannes carrées (Vendue comme bien national le 7 fructidor An IV pour 2.412 F à Antoine Boyer) ; 24 thermidor an IV – chapelle de la confrérie de Sainte Catherine, quartier du Ponant dit de Portissol (vendue comme bien national à Jean-Pierre Martin, le 24 fructidor An IV pour 108 F) ; 13 fructidor an IV – chapelle de la vierge dite de Pitié, 20 toises (Vendue comme bien national et achetée le 29 ventose An II par le Capitaine Ferrante, commandant l’artillerie côtière de Sanary, qui envisage un moment d’en faire son habitation. Elle sert encore de cantonnement aux troupes. Elle est récupérée aussitôt que possible, et remise on état on 1805, en 1808. et on 1811) ; 12 thermidor an IV – Congrégation du Sacré Cœur de Jésus. Chapelle située rue de l’Ancienne boucherie. 8 cannes carrées, avec enclos attenant ; 25 ventôse an VI – Chapelle Saint Roch confrontant au midi et au couchant le chemin public. Deux embrasures de fenêtres barrées en fer par 10 mauvaises barres ; contenance de 2 mètres 1/5 (Vendue comme bien national, elle est achetée par les époux Cadet de Fontenay-Pivot. Rachetée en 1817 par le recteur Deluy, celui-ci la remet au Conseil de Fabrique. Des volontaires l’ont alors réparée. Elle est rendue au culte en 1819) ; 26 ventôse an VI – Domaine de la Vierge Sainte Trinide à trois quart de lieue de Saint Nazaire, chapelle d’une contenance de 5 mètres ¾ (Vendue comme bien national, elle est achetée par Jean Pivot-Cadet de Toulon le 5 prairial An VI (24 mai 1798) pour 185 F, puis revendue à Antoine Soleillet de Sanary, le 15 brumaire An VII (1er novembre 1798) pour 300F).

-MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 488e livraison : -1219 – 22 mars : LIEUX DE SAINT-MARCEL ET MARSEILLE – Fait au Latran. Bulle d’Honorius III au monastère de Saint-Victor, approuvant les opérations des commissaires pontificaux relatives à la donation de Roncelin (acte des vicomtes de Marseille n° 406, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. du Vatican, Regesta Honorii III, liv. III, fol. 72. — C. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 92. a. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. II, p. 71. — b. Guérard, n° 913. — c. Horoy, Honorii papae III opéra omnia, t. III, p. 167, n° 158. — d. G. Doublet, Recueil des actes concernant les évoques d’Antibes, n° CLVI. IND. : A. Potthast, n° 6016, au 23 mars. — P. Pressuti, n° 1949.
Cet acte fait suite au procès-verbal d’exécution des bulles d’innocent III du 4 août 1211 et d’Honorius III du 19 juin 1218, par les évêques de Riez et d’Antibes et l’abbé de Thoronet. L’évêque d’Anti¬bes et l’abbé ayant inutilement sommé les recteurs de Marseille et les chevaliers de Saint-Marcel, les trois commissaires se placent en face de Saint-Marcel et de Marseille, et mettent l’abbé Bonfils en possession de ce qui avait appartenu à Roncelin dans les deux localités. Ils l’investissent encore du port et de la ville, en naviguant avec lui dans le port et en abordant près de la tour de l’Hôpital. L’évêque d’Antibes et l’abbé du Thoronet, l’évêque de Riez s’excusant d’aller plus loin, viennent ensuite à la porte de la cité, livrent à l’abbé Bonfils les parts du tonlieu qui lui reviennent ; celui-ci fait ériger l’étendard de Saint-Victor avec la croix sur la tour du Tholonée. De retour à Saint-Victor, les trois commissaires signifient aux intéressés, qui en appellent à l’évêque de Mar-seille. que les biens de Roncelin à Saint-Marcel ont été donnés et sont confirmés à Saint-Victor. Ils se rendent encore devant le château de Saint-Marcel, dont, ils trouvent les portes fer¬mées ; ils convoquent chevaliers et prudhommes en l’église voisine Notre-Dame, notifient aux quelques habitants qui se présentent la mise en possession de l’abbé Bonfils et ordon¬nent à tous de le reconnaître comme seigneur avant le dimanche suivant, sinon l’interdit sera jeté. Le lendemain, ils prescrivent aux prêtres et à l’évêque de Marseille de faire respecter, par l’excommunication et l’interdit, les droits de Saint-Victor. (acte des vicomtes de Marseille n° 401, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 84. — C. Ibidem, fol. 89 v°. a. Guérard, n° 910. – b. G. Doublet, Recueil des actes concernant les évêques d’Antibes, n° CLI. IND. : Gallia Christiana, t. III, col. 1157 (date erronée de 1208). — Allumés et Chevalier, Gallia … Province d’Aix, col. 595.

-OLLIOULES : 197e livraison : -vers le milieu du XIe siècle : Situation d’Ollioules, de son château, de son domaine et d’éventuelles voies de communication: [Ribot H., 2003 : A l’image d’Ollières, dont le castrum est cité dès 1010, peut-être de Toulon vers 1020 lorsque reparaît l’évêché, et de Marseille qui étend son enceinte en 1040, les vicomtes vont établir assez rapidement des forteresses sur certains de ces domaines, tout particulièrement à Ollioules où un texte daté de 1044 (J.-P. Poly, id. : à Ollioules, Breve de Olivulas, Guérard, n° 32, avec la moitié des 3/4.) fait état d’un château (castellum) et d’un domaine (villa). Le seigneur qui tient celui-ci, et beaucoup d’autres alentours, est justement ce Fouque des vicomtes de Marseille, qui, blessé au combat en 1019, avait donné à l’époque des terres et des droits en faveur de l’abbaye de Saint-Victor, mais tout en en conservant l’usufruit, il est vrai ! A présent rétabli, il amplifie sa donation en y ajoutant des terres sises à Marseille, et des droits à Solliès, Belgencier, Mazaugues, Rougiers, le cens des deux tiers de Six-Fours, ainsi que les trois-huitièmes des droits paroissiaux et des dîmes des moulins de tout le territoire du château et du domaine d’Ollioules (castellum cum villa : Guérard, 1857, Acte n° 32 : Fouque, vicomte, confirme la donation précédente à Saint-Victor, et ajoute des droits à Six-Fours, Ollioules, …, daté de 1044). Mention tardive certes, mais qui n’est pas dépourvue d’intérêt, tout d’abord parce que ce texte fera l’objet d’âpres discussions entre le monastère de Saint-Victor et les héritiers de Fouque et d’Odile, problèmes tranchés seulement cent dix ans plus tard, mais aussi parce qu’il permet de poser la question de la nature et de la fonction d’un tel château au tout début du Moyen Âge féodal, alors que les limites d’Ollioules ne sont pas encore clairement définies – elles ne le seront avec Six-Fours qu’en 1156 et avec Toulon qu’en 1235 -. Si la première mention d’un chemin médiéval d’Ollioules à Toulon ne date que de 1235 (voir la planche couleur n°3, haut), il est indéniable qu’il avait dû voir le jour beaucoup plus tôt car son rôle premier était d’ordre stratégique. C’était évidemment un lien entre Toulon et les domaines occidentaux de son comté (selon le sens administratif de ce mot au Xème siècle, et jusqu’en 1281 où sera créé le bailliage de Toulon par le comte Charles 1er.
), mais aussi avec Marseille, ville vicomtale par excellence …. Des Quatre-Chemins des Routes (Toulon) jusqu’à Faveyrolles (Ollioules), l’itinéraire reprenait sur plusieurs kilomètres un decumanus secondaire du cadastre impérial romain Toulon b que nous avons analysé précédemment, ce qui permet de supposer que les alignements antiques étaient encore visibles. D’ailleurs, ce cadastre jouera encore un rôle important au cours des siècles suivants lors de la mise en place des limites territoriales et de la création d’autres axes de circulation. A ce titre, Ollioules apparaît plus comme une création ex nihilo de Six-Fours vers le nord que comme une déduction de celui-ci, et résulterait d’une mise en valeur des terres lourdes situées de part et d’autre de la Reppe, conjuguée avec le nécessaire besoin de contrôler un axe de passage obligé. Cette situation en périphérie du castrum de Six-Fours marque également une étape dans la colonisation des hautes terres que sont les contreforts des collines du Gros-Cerveau et du Croupatier, sorte de clairière nouvellement conquise sur la forêt dont le château de 1044 serait le centre, et la racine pré-indo-européenne à sens oronymique Ol- d’Ollioules représenterait l’un des vestiges les plus anciens. De plus, l’absence de mention d’une chapelle ou d’une église sur le territoire d’Ollioules avant 1095, date d’apparition de l’église paroissiale, laisse supposer que le service du culte devait être dévolu à l’un des prieurés de Saint-Victor, voire à la paroisse de Six-Fours nommément citée dans le même acte (Les édifices religieux élevés dans l’enceinte du château (Notre-Dame, dans la basse-cour, et une autre chapelle à l’intérieur de la partie haute ; voir les travaux de Gérard Delattre et Pierre Saliceti, 1996 et 2002), appartiennent à une phase largement postérieure au XIe siècle, et ne sauraient être prises en compte lors de l’émergence d’Ollioules et de sa première forteresse).]

-LA SEYNE-SUR-MER. 182e livraison : -1944 – 22 mars : 1. GRÉVE AUX CHANTIERS DE LA SEYNE – Grèves aux chantiers de La Seyne en liaison avec le mot d’ordre régional lancé par la CGT clandestine var39-45 guerre / chrono).

  1. L’ARMÉE INTERVIENT AUX F.C.M : Le lendemain de ce 21 Mars, le travail reprend normalement. Évidemment, la grève de la veille est abondamment commentée. Un sentiment nouveau se manifeste parmi les ouvriers ; c’est la première grève de 24 heures suivie d’un rassemblement, des heures durant devant les chantiers. La confiance dans leur force s’affirme d’autant plus que les ouvriers ont tenu tête au gardien chef et au groupe de gardes massés derrière la porte restée entr’ouverte. Et le plus important, c’est l’absence visible de la police et des Allemands. Tout semble possible. Pourtant ce 22 Mars devait réserver des surprises. En effet, vers 8 heures 30, on m’appelle à mon titan. Je laisse mon coéquipier, un jeune comme moi, Michel POGGI récemment arrivé de sa Corse natale, et je descends. Un copain m’amène vers l’atelier de soudure où se trouvent réunis les militants du syndicat. Un camarade venu à vélo de La Ciotat nous apprend que dans sa ville, les dirigeants du syndicat CARMAGNOLE en tête, sont recherchés par la police, que les ouvriers se sont remis en grève. Il nous demande que La Seyne fasse grève par solidarité, nous expliquant que la même démarche s’adresse à Marseille, Port de Bouc. Nous voilà confrontés à un fait nouveau. Jusqu’ici les arrêts de travail, les manifestations, la grève d’hier étaient prévus à l’avance, préparés des jours durant avec le temps de voir les copains. Aujourd’hui, c’est nouveau. A situation exceptionnelle, moyens exceptionnels. On se répartit le travail, à chacun son groupe à voir et à décider sur le champ : rendez-vous “Place de la Lune” face à la porte. A croire que tout est possible, facile : les riveteurs, les titaniers, la soudure, enfin toutes les corporations se trouvent en grève. Il n’est pas 10 heures et devant la porte principale, sur la place, un grand rassemblement de centaines d’ouvriers s’est formé en un rien de temps. On commente les évènements de La Ciotat. Là, on ne parle même plus de revendications mais de la solidarité des ouvriers entre eux contre la police de Vichy ou allemande. Et chacun trouve naturel de se trouver là. Mais nous sommes un peu pris au dépourvu : que faire devant ces centaines d’ouvriers qui attendent ? Officiellement, “le syndicat n’est pour rien dans cette grève”, il n’est donc pas question de discours ; manifester ? Aller sur le Port ? Cette hésitation de notre part, l’absence de décision concertée, l’absence d’initiative – il faut comprendre les novices que nous étions – laissent le temps à l’adversaire de réagir. Et de nous surprendre. Car la direction allemande a vite saisi. Il ne s’agit pas d’exaspération, de révolte “coup de tête”, des ventres creux, ni de revendications de salaires discutées la veille. A moins que “l’arrêt de la répression contre les patriotes de Savoie”… Non, aujourd’hui, il s’agit d’un mouvement coordonné, organisé, structuré, enraciné. Il faut y mettre un terme, d’autant que les sabotages sont maintenant évidents, gagnent en ampleur et pas seulement à La Seyne ou à l’Arsenal de Toulon. C’est partout. En France. Sur la « Place de la Lune », on reste sur place, on attend quoi ? Des premières voitures de police passent, sans plus. A la cantine, les portes sont encore fermées et il est midi passé. Puis, tout se précipite. Venue du Port, une dizaine de camions bâchés arrive, se gare côté mur de la direction, des soldats casqués, fusil au poing descendent rapidement. Malgré l’uniforme, ce ne sont pas des Allemands, nous apprendrons par la suite qu’il s’agit de l’armée de VLASSOV, la face aux yeux bridés. Des ordres, des cris, et ils se précipitent, fusil à bout de bras, sur la foule des ouvriers, écrasant les pieds du premier rang qui ne peut reculer jusqu’à ce que … Nous qui étions au premier rang, nous avons bien vu une mitrailleuse mise très vite en position devant le poste du gardien chef ; nous avons vu des mitraillettes aux fenêtres du 1er étage… Et entendu des ordres brefs. Rafales de mitrailleuse, de mitraillettes. .en l’air, mais qui le sait ? Cela suffit pour qu’aussitôt le rassemblement se disloque, les ouvriers refluent et s’enfuient vers la rue du Gaz, la rue Nicolas Chapuis, évitant le Port dans la crainte de tomber dans un piège. A notre tour, les arrières “enfin” libres, nous déguerpissons et nous nous retrouvons à l’angle de la rue Chapuis. Franchement, nous nous inquiétons pour le lendemain : rentrer et se faire coincer par la police ou les Allemands, ce que nous avait promis le Dr MAUTZ ? Ne pas rentrer ? Et après ? Finalement, nous avons décidé de rentrer, faire face. On n’avait pas beaucoup de choix et de plus, nous devions continuer la tâche qu’on nous avait confiée. On reprit la porte le lendemain 23 Mars, comme tous les autres, avec la peur en plus (Louis Puccini, La Seyne et la Résistance).

-TOULON : 171e livraison. -1796 – 22 mars (2 germinal an IV) – CANTONNEMENT DE L’ARMEE D’ITALIE A TOULON – Les troupes font le service de la place, des forts, des côtes, de l’artillerie de marine. Les bataillons de l’armée d’Italie cantonnent dans la ville. Il y a tout un monde flottant qui va jusqu’à doubler la masse humaine évoluant dans la place forte puisqu’au 2 germinal an IV (22 mars 96) le port qui nourrit une partie de la ville en détresse a jusqu’à 40.000(3) rationnaires à pou¬voir tous les jours (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE. Et Toc !!! Celle-ci, je la conserve !
Un employé d’une grande entreprise prend le téléphone et dit :

  • Allô ma poule ! Lève ton joli petit cul, monte-moi un café et un croissant, et plus vite que ça ma belle !
    À l’autre bout du téléphone, une voix très masculine répond :
  • Espèce de con, tu t’es trompé de numéro. Tu sais à qui tu parles ? Au directeur général !
    Alors l’employé lui dit :
  • Et toi connard, tu sais à qui tu parles ?
    Le directeur rétorque :
    -Non !
    Alors l’employé (soulagé) répond :
  • Ouf !

Je vous souhaite le meilleur premier samedi de printemps possible.
Toutes nos pensées vont vers Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à tous les amis qu’ils soient connus ou inconnus.

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