ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 13 MARS 2025, 14e ANNÉE (n° 4687)
ILLUSTRATIONS. Aujourd’hui, clichés de pure détente mais tous rapportant une histoire réelle mais surprenante voir irrésistiblement déjantée.
FÊTES.
Aujourd’hui, nous fêtons les RODRIGUE.
Ce prénom masculin, du germanique Rodéric, signifie « glorieux » et « puissant », est porté par près de 7500 personnes.
Saint RODRIGUE était un prêtre espagnol de Cordoue trahi par son frère musulman. Emprisonné, il fut livré au martyre en 857, alors que l’on assiste à la poussée des Arabes en Méditerranée et de leur implantation dans les îles et l’Italie du Sud en conséquence de la dislocation de l’unité de l’Occident, déjà amorcée du vivant de Charlemagne mais amplifiée par ses successeurs, comme celle de l’usurpateur Boson en Provence, pays démembré en 855 de l’ancien royaume de Lothaire.
Dans le calendrier républicain, c’était le 23e jour du mois de ventôse An II, jour dédié à la COCHLÉAIRE, une plante de la famille des Brassicacées.

DICTON.
En mars quand il fait beau, prends un manteau.
LOCUTION PROVENCALE
« Tafanari », mot masculin signifiant « le derrière » ou plus précisément un « gros derrière ». « avec son tafanari, elle encombrait le tramway » (Auguste Brun, 1931).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.
Gabriel Garcia Marquez : « L’amore ai tempi del colera », traduzione italiana dallo spagnolo di Angelo Morino. Librimondadori n°24, 2021, 358 p. Offert pour la fête des pères 2022. N° d’enregistrement R 20863 B 7 3 A. Une histoire d’amour et d’espérance, un fascinant récit de passion et d’optimisme ; une irrésistible épopée romantique un hymne sans frein et impétueux à la vie et à la fantaisie (trad. H. Ribot)

PENSÉE.
« Souviens-toi toujours que personne ne perd d’autre existence que celle qu’il vit et qu’on ne vit que celle qu’on perd. » (Marc Aurèle, « Pensées pour moi-même » (II, 14), suivies du « manuel d’Epictète » et du « tableau de Cébès », traduction nouvelle de M. Meunier, Classiques Garnier, 1951, 296 p.)

ÉPHÉMÉRIDES :
1020 – 13 mars : GUERRE EN PROVENCE – Si les vicomtes de Marseille ont repris le château de Fos le 19 juin 1020 (deux actes montrent les vicomtes installés au château que la famille de Fos récupérera plus tard), les pertes ont été lourdes, tel le fils du vicomte Gombert tué le 13 mars (Poly, 1976, p. 176)
1164 – 13 mars : ALLAUCH ET ROQUEVAIRE –
- Le castrum d’Allauch a été primitivement construit sur la hauteur où se trouve la chapelle de Notre-Dame-du- Château, que l’acte de privilège d’Ildefonse (avril 1176, archives de la Major) appelle mons Rodanicus. Il fut trans¬porté un peu plus bas, vers le milieu du XII* siècle (acte du 13 mars 1164, archives de la Major), à l’endroit où existe encore une double enceinte de remparts en ruines. Celui- ci fut abandonné vers 1460 par la population qui s’établit à l’endroit du village actuel.
- LAZA, village aujourd’hui détruit, commune de Roquevaire. Il était situé sur la rive droite de l’Huveaune, à l’entrée du vallon où est encore aujourd’hui la chapelle de Saint- Vincent, et son territoire s’étendait jusqu’au ravin de Basseron. L’église de Laza fut confirmée à l’évêque de Marseille par la bulle d’Anastase, du 30 décembre 1153 (arch. de l’Evêché) et cédée au prévôt et au Chapitre de la Major par la transaction du 25 mai 1163 ; mais, lors de la sentence arbitrale prononcée par l’évêque de Marseille, le 13 mars 1164 [arch. de la Major) sur les différends exis¬tant entre le Chapitre et les Religieuses de Saint-Sauveur, celles-ci furent maintenues en la possession de Laza, pos¬session qui leur fut confirmée, mais pour la moitié seule¬ment, par la balle d’Honorius III, du 12 octobre 1216 (arch. de Saint-Sauveur).

1224 13 mars : L’EVEQUE DE TOULON DONNE A LA CHARTREUSE DE MONTRIEUX – Acte 286 du cartulaire de Montrieux (Boyer R., 1980, p. 639 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux). Etienne, évêque de Toulon, retiré au monastère de Montrieux, fait son testament – il décèdera 5 jours plus tard. Il choisit comme lieu de sépulture le cimetière des moines. Il lègue ensuite au monastère une bible qu’il avait achetée à Bologne, un Abecedarium de Pierre de Capoue, deux mulets, la somme de 2000 sous sur la dette contractée envers lui par Gui de Solliès, chanoine de Toulon, et de la vaisselle en argent, assavoir : une coupe, six gobelets et douze cuillers].
1253 – 13 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Planœ, 13 mars 1253 (charte aux archives de l’Evêché). LES PLAINES – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Séon.

1282 – 13 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –
- Peyrafuoc (délibération du Conseil municipal). PIERREFEU – colline sur la limite des territoires des Pennes et de Marseille à Séon. Il y avait autrefois une vigie. Pierrefeu était une seigneurie en partie dans le territoire de Marseille avec droit de juridiction.
- Val Freia (délibération du con¬seil de communauté). VAUFREGE, vallon, commune de Marseille, quartier de Sainte- Marguerite. Première mention : Vallatum vallis frege, 5 septembre 1340 (acte notarié).
1388 – 13 mars : TRAITE DE PAIX ENTRE TOULON ET LE GRAND SENE¬CHAL. Celui-ci était « accompagné » de trois compagnies de gens d’armes qui campèrent au Château Neuf de Sainte-Marguerite, à La Valette et à Solliès. Le Traité de paix compte vingt articles et met fin à la guerre entre Toulon et la deuxième Maison d’Anjou. La ville de Toulon récupère son bailliage* qui lui avait été retiré pour la punir

1320 – 13 mars : LE TRESORIER ROYAL EST CHARGE DE VISITER LES FORTIFICATIONS DE LA PROVENCE MARITIME – Dangers provenant des Spinola, Lascaris et Doria. Robert de Millet, trésorier royal, est chargé de visiter les fortifications de la Provence maritime. Le roi Robert éprouva de grands revers en Italie en 1320 et il se rendit en Provence pour y obtenir des subsides et lever des troupes. … Les Spinola, de Monaco, les Lascaris, comtes de Vintimille, et les Doria, de Dolceacqua, avaient formé une ligue pour s’emparer de Nice… Douze galères devaient réduire les ports et les châteaux de la côte de Provence. Le danger était imminent,… car les fortifications de la plupart des places n’avaient pas été entretenues depuis longtemps… Robert de Millet, trésorier royal, fut chargé de visiter les défenses. (…) Robert de Millet, trésorier Royal, arriva à Toulon et, après avoir visité les fortifications, invita le conseil municipal à faire achever dans la partie ouest le remplacement, sur une longueur de 240 m, des murs en terre de 1285, par des murailles en pierres maçonnées… (Lepotier, 1972. Voir à ce sujet P.-A. Février 1964 dans Arch. Bouches du Rhône, B 1063 et, pour l’avancée des travaux, l’enquête menée par Léopard de Fulginet en 1332))
1352 – 13 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –
- CAMP DENSET – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Sainte-Marthe à Fremo-Morto (charte aux archives de l’Evêché).
- Fontaynilhas, 13 mars 1352 (charte aux archives de l’Evêché). FONTAINIEU LA MURE – ferme, commune de Marseille, quartier de Sainte- Marthe (1872). Première mention : Fontainils, 27 avril 1290, charte aux archives municipales
1382 – 13 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Nostra Donna Deura , 13 mars 1382 (délibérations du Conseil municipal). EOURES – hameau, commune de Marseille, quartier des Camoins. Les plans du territoire marquent Néoules; mais le véritable nom est Eoures (1872). Première mention le 23 avril 1113 : in episcopatu Massiliensi, ecclesiam … sancte Marie de Evola (Guérard 1857 : acte n° 848 du cartulaire de Saint-Victor, confirmation des bénéfices). Paschalis papa II. – Confirmacio beneficiorum (ed. in Gall. christ., I, instr., 115 et in Act. Sanctorum, IV, 13). Paschalis episcopus, servus…, dilecto in Christo filio Ottoni (Otto Alamanus), abbati Massiliensis monasterii,..
1383 – 13 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Escaleto, 13 mars 1383 (délib. du Conseil municipal). ESCALETTE – colline, commune de Marseille, quartier de Montredon (1872). Mention : Il y avait autrefois une vigie.
1401 – 13 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Las Enclausas (acte aux archives de la Major). L’ENCLOS – propriété, commune de Marseille, quartier d’Eoures (1872).
1494 – 13 et 18 mars : CHARLES VIII, ROI DE FRANCE ET DE NAPLES – Roi de Naples à compter du 13 mars, les documents officiels de Provence et d’Italie désignent Charles VIII comme Roi de Sicile et de Jérusalem, à partir du 18 mars 1494 (Lobrichon G. – Journal de la France et des Français,… p. 432).
1501 – 13 mars : LIEUX-DITS DE CASSIS –
- La Borguiera (registre aux archives de l’Evêché). BREGUIERE – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de la Douane. Première mention le 31 octobre 1486 : La Burguyères (acte aux archives de l’Évêché).
- Mons de la Costa longa, 13 mars 1501 (registre aux ar¬chives de l’Evêché). LA COSTE – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de Clauvier (1872). Première mention : Las Costas destable, 28 octobre 1486 (registre aux ar¬chives de l’Evêché).
- Nostra Dama de la Mar, 13 mars 1501 (registre aux archives de l’Evêché). NOTRE-DAME-DE-BON-VOYAGE, chapelle, commune de Cassis.
- Mussegnet lo negre, 13 mars 1501 (registre des censes de Cassis). PLAINE MASSUGUIERE, partie de plateau, dans le territoire de Cassis. Première mention : Messuguet lo Cuegre, 13 janvier 1487 (registre des censes de Cassis).
- Romeyera (registre aux archives de l’Evêché). ROMAGOUA lieu-dit, commune de Cassis, quartier de Montaouri. Première mention : Romegoua le 16 octobre 1443 (reg aux archives de Saint-Victor).
- Remeyera, 13 mars 1501 (acte aux archives de l’Evêché). ROMPIDES OU LES FAISSES – commune de Cassis. Petite chaîne de montagnes qui prend naissance au bord de la mer et se dirige vers Roquefort. Il forme l’un des six quartiers du territoire, suivant la division faite en 1791.
-1502 – 13 mars : LIEUX-DITS DE CASSIS –
- Vallon de l’Estello (registre aux archives de l’Evêché). VALLON DE L’ETOILE lieu-dit, commune de Cassis, quartier de la Plaine-Messuquière.
- Vallon de Pessegouier (acte aux archives de l’Evêché). VALLON DU PECHER – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de la Plaine-Massuguière.
1557 – 13 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Las Doulces, 13 mars 1557 (registre n° 61 aux archives de l’Evêché). LES DOUCES – hameau, commune de Marseille, quartier de la Treille.

1564 – 13 mars : CATHERINE DE MEDICIS, ALORS REGENTE, RESOLUT DE FAIRE VISITER A CHARLES IX UNE PARTIE DE SON ROYAUME. Le 13 mars 1564, la cour partit de Fontainebleau. Le roi et la reine mère étaient suivis d’un long cortège de princes, de cardinaux, de hauts seigneurs, de pelotons d’armes et de maints serviteurs. Faisaient partie du cortège : le jeune duc d’Anjou, le futur Henri III, le jeune Henri de Bourbon, le futur Henri IV, le duc de Guise, etc. Après un pèlerinage à la Sainte-Baume, le cortège royal se rendit à Brignoles, ensuite à Hyères, par Cuers et Solliès. Les délibérations de la Communauté du 1er avril 1564 au 3 mai 1566 ont disparu ; ainsi manquent des renseignements précis et certainement intéressants sur le passage de la cour à Solliès. Nous savons seulement, par le récit des chroniqueurs, que le cortège dut arriver à Solliès dans la matinée du 29 octobre, qu’il admira le château et La Galerie, « où le Roi dîna avec toute sa suite. »
Les souverains allèrent le même jour à Hyères ; ils passèrent trois jours dans cette ville, où ils s’étonnèrent de la grande quantité d’orangers et de citronniers qui y étaient cultivés.
La Toussaint se passa à Hyères où Charles vit pour la première fois la Méditerranée. Le 2 novembre, la cour était à Toulon (Paul Maurel, 1936). Du fort de Brégançon à Toulon, il s’initia avec passion aux détails de la navigation, avant la plus radieuse des entrées dans Marseille le 6 novembre : toute la ville portait des banderoles avec des croix… On ne put accoster au château d’If mais on dîna dans une galère sur une mer démontée… Juste après, l’on resta prisonnier d’Arles par une crue du Rhône : Charles put contempler à loisir les Aliscamps jusqu’au 7 décembre où l’on ne fit que passer à Beaucaire, trop protestante, avant d’entrer dans Nîmes où l’accueil fut assez froid mais où le jeune roi impressionna tout le monde par sa fermeté face aux récriminations. Noël fut célébré à Montpellier, où catholiques et protestants ne se parlaient plus…

1569 – 13 mars : BATAILLE DE JARNAC ENTRE LES ROYALISTES ET LES HUGUENOTS. La troisième guerre de Religion en France débute le 23 août 1568 lorsque Condé et Coligny fuient la Bourgogne pour la ville de La Rochelle. Les tensions entre catholiques et protestants sont telles que la Paix de Longjumeau devient caduque. Les batailles se déroulent à l’ouest de la France et au sud de la Loire. Les protestants subissent plusieurs revers et Condé est tué le 13 mars 1569 lors de la prise de Jarnac.
1589 – 13 mars : LES LIGUEURS NOMMENT LE DUC DE MAYENNE LIEUTENANT GENERAL DU ROYAUME DE FRANCE.
1573 – 13 mars : DECES DE MICHEL DE L’HOSPITAL qui fut conseiller au Parlement de Paris, ambassadeur de France au Concile de Trente, surintendant des finances et chancelier de France. Il fut l’un des grands artisans de la pacification civile lors des guerres de religion.
1634 – 13 mars : PREMIERE SEANCE DE L’ACADEMIE FRANÇAISE.

1664 – 13 mars : A Tripoli, au XVIIe siècle, quasiment tous les esclaves étaient détenus dans les bagnes, puisqu’ils étaient censés être « tous à un seul maître », le pacha en place (Lettre du 13 mars 1664, de La Vacher à Tunis, citée dans L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE 1500-1800 – Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 194).
1665 – 13 mars – LE CHATEAU DE LA MOLE DEVIENT PROPRIETE DES GAUTIER [Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 17 :] 3 et 13 mars 1665 – Hommage et investiture de la terre de la Molle donné par les commissaires du Roi à M. de Gautier, avocat général au Parlement de Provence. Il y est dit que les droits de la terre de la Molle sont désignés en deux rapports des 23 décembre 1659 et 16 septembre 1664 et que M. de Gautier l’avait achetée aux enchères au prix de 90 200 livres (Raoul Bérenguier ; Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 17).
1683 – 13 mars : EN CONSEQUENCE D’UN EMPRUNT DU ROI, LES CONSULS DE SIX-FOURS FIRENT PROCURATION A MAITRE ESPRIT AYCARD, REÇUE PAR MAITRE VIDAL, NOTAIRE – Emprunt du Roi : Le roi Henri second, ayant fait un emprunt de la communauté de SIX-FOURS, par acte du 16 août 1558, dont l’extrait en parchemin est dans les archives dudit lieu, aurait fait rente aux syndics et communauté, d’une constitution de pension annuelle et perpétuelle de (…) quarante sols tournois, payable le seize de chaque mois d’avril, pour la somme capitale de 200 écus, 48 sols, valant 480 livres. Faite, ladite constitution, par Maître Bernardin Tulle, chevalier, conseiller du Roi, trésorier général de France, surintendant des finances et des dépenses de guerre, au nom dudit Seigneur Roi, acte Maître Raisson, notaire de Tollon. Par délibération du conseil de la communauté du 28 avril 1559, fait le par-devant Maître Barthelemy Audibert Baille, où furent présents : Jacques Crestien, syndic, Honoré Martinenq dit Ferrin, Laurens Audibert, Barthelemy Guigou, Honoré Gardane, Pierre Daniel, Anthoine Jarri, Anthoine Martinenq, Jean Lieutaud, Honoré Roux, Jean Audibert, conseillers. Lequel conseil, au nom de la communauté, manants et habitants dudit SIX-FOURS, constitua leur procureur, Guilhem Sabatier aux fins de s’acheminer par-devant Monsieur Maître Bernardin Tulle, grand sénéchal de Provence, pour lui demander et requérir l’insinuation et enregistrement du susdit acte, concernant l’argent prêté par la communauté au Roi, et pour être reçu et enregistré à la Chambre des Comptes ou autres cours, si besoin était, comme apert de l’acte reçu par maître Lombard, notaire, ledit jour. Pour l’(exation) de laquelle pension, Louis Denans, Honoré Crestien et Charles Denans, consuls, suivant le pouvoir à eux donné par délibération de leur conseil, firent procuration, par acte reçu par Maître Lombard, notaire, le second avril 1575, à Maître Bernabé Aycard, notaire dudit lieu, aux fins d’exiger du Roi ou des receveurs des deniers et domaines de sa majesté, en la ville d’Aix, 120 livres, d’une part et 50 livres d’autre, pour les pensions annuelles que le Roi leur fait du capital déclaré et spécifié aux actes de rente passés par-devant Maîtres Boisson et Borelly, (archivires- archivistes ?) du Roi audit Aix, pour les années 1573, 1574, 1575, achevés en janvier lors dernier. D’autre part, par acte reçu par Maître (en blanc), notaire, le second septembre 1652, Sieur François Aycard, Louis et Anthoine Daniels, consuls, firent procuration à Maître Chabaudy, procureur à la Cour des Comptes, aux fins d’exiger du Sieur receveur Estienne, tout ce qu’il se trouvait devoir à la communauté, à occasion de la pension qu’il plaît au Roi faire à ladite communauté et arriérages d’icelle, dépants et telles autres adjudications qu’il avait ja ,(déjà) encourus mêmes et par exprès, la somme que ledit Sieur receveur Estienne avait consigné et déposé reçue feu monsieur d’Albert (ou Dalbert), conseiller du roi et auditeur à ladite Cour des Comptes, en force du décret d’icelle. Se trouvant du à la communauté quelques arriérages de la susdite pension, serait (aurait) été donné pouvoir à Maître Chabaudi, procureur de la communauté de donner requête au nom d’icelle, à la Cour des Comptes, aux fins d’être payé des susdits arriérages. Lequel Maître Chabaudi, en qualité de procureur spécial fondé des consuls, aurait exigé des Sieurs commissaires du domaine , au nom de la communauté, 28 livres 4 sols, savoir : 20 livres de la pension et 8 livres 4 sols pour arriérages d’icelle. Comme apert de la lettre missive écrite par ledit Maître Chabaudi, auxdits consuls, le 20 février 1682, à raison de laquelle, lesdits consuls firent procuration à Maître Esprit Aycard, le 13 mars 1683, reçue par Maître Vidal, notaire (Jean Denans, 1713).
1699 – 13 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Boutonese, (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille). LA BOUTONESE – propriété, commune de Marseille, quartier de Saint-Mar¬cel (1864). Appartenant à Antoine Botoni. Première mention le 3 septembre 1597 : La Boutonedo, (registre aux archives de l’Évéché).
1721 – 13 mars : Les consuls de LA CIOTAT par une lettre du 13 Mars 1721 s’excusèrent d’avoir été obligés de refuser l’entrée aux habitants parce qu’il y avait beaucoup d’étrangers et de monde à leurs barrières. Ils disent que ce n’est pas pour SAINT-NAZAIRE à qui ils réitèrent leurs offres de ser¬vice désirant rester en botfs termes avec notre bourg. Ils confirment avoir vendu du blé à deux bateaux pour SAINT-NAZAIRE (B. Rotger, 1984)

1778 – 13 mars : LOCATION D’ENTREPOTS SEYNOIS PAR LA MARINE ROYALE: L’administration de la Marine du port de Toulon, après accord avec la ville de La Seyne, logea dans des entrepôts du terroir des approvisionnements de vivres destinés aux escadres (V. Brun – Guerres maritimes de la France ; Port de Toulon, Plon, 1861).
Cette mesure était la conséquence de la pénurie de locaux disponibles à Toulon, lesquels étaient tous occupés du fait de la concentration de stocks énormes nécessaires pour l’armement et le ravitaillement des nombreux vaisseaux de guerre et de convois devant participer à la guerre avec l’Angleterre à côté des « Insurgents » américains. Dans le courant de 1778, des ordres de Paris prescrirent au port de Toulon de procéder avec célérité à l’armement de dix vaisseaux en premier lieu ; ensuite de douze autres navires afin de former une deuxième escadre. Le premier traité d’amitié et de commerce avec les nouveaux Etats-Unis d’Amérique avait été signé le 6 février 1778 et un autre traité (d’alliance éventuelle et défensive) porté à la connaissance de la Cour de Londres le 13 mars (Louis Baudoin, 1965, p. 287).

1789 – 13 mars : UN SOUDAIN ESPRIT DE SOLIDARITE FISCALE PARCOURT LE PAYS TOUT ENTIER – L’assemblée des trois ordres du bail¬liage de Villers-Cotterêts a convenu de rassembler ses cahiers de doléances, de ne présenter qu’une seule réclamation, de ne procéder qu’aux mêmes demandes et de s’unir pour exalter la gloire du souverain… Tandis que la majeure partie de la population songe, en priorité, à trouver du travail et à se nourrir, un soudain esprit de solidarité fiscale parcourt le pays tout entier (Agenda du Bicentenaire, VENDREDI 13 MARS).
1793 – 13 mars : LE PRIX DU PAIN AUGMENTE DE 25% – A partir du 13 mars, le pain blanc passe à 5 sols la livre et le pain bis à 4 sols 6 deniers la livre. Soit une augmentation de prix de 25% en deux mois et demi (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).
1794 – 13 mars (23 ventôse an II) :
- LETTRE AUX BEAUSSETANS PAR LE BATAILLON DE LEUR VILLE – Le 23 ventôse an II, 13 mars 1794, de Brignoles, signée « ça ira Portal » et Joseph Vidal, une lettre du bataillon est adressée « aux citoyens maire et officiers municipaux du Beausset ». On constate que le terrible Joseph Vidal, évincé comme on l’a vu antérieurement du commandement du 4ème bataillon du Var, avait tout naturellement rallié le 2ème bataillon beaussétan de son ami Portal. Quant aux « maire et officiers municipaux du Beausset », les pauvres ! On peut se demander ce qu’ils dirigeaient réellement au village, puisqu’à distance le « parti jacobin beaussétan » dictait ses ordres, et surveillait leurs actes… Et en cette circonstance, Portal et Vidal, leur apprennent qu’à Marseille « le contre-révolutionnaire David se promène et que Gairoard son complice y est en état d’arrestation. Il faut faire arrêter le premier et le faire traduire avec le second au Port de la Montagne pour y recevoir leur salaire ». Et Gairoard fut effectivement fusillé… Ce Gairoard dont parlent Portal et Vidal est en fait Antoine François Xavier Gairoard. Il était bien incarcéré à Marseille depuis quatre mois « à la prison Saint-Jeaume ». A la suite de l’initiative du bataillon du Beausset, il fut transféré à Toulon-Port de la Montagne, pour y être jugé (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…).
- LETTRE DE DENONCIATION AU COMITE DE SURVEILLANCE DE NICE – Ce même 13 mars 1794, Portal et Vidal adressent une lettre de dénonciation au comité de surveillance de Nice, pour l’inviter à arrêter un beaussétan du nom d’Esprit Barthélemy qui s’y est réfugié. Esprit Barthélemy, « ci-devant » cafetier au Beausset est dénoncé comme « contre-révolutionnaire depuis 1789. Ayant été membre d’un club monarchique, établi au village pour anéantir la société patriotique dont il était l’ennemi, et ayant fait signer secrètement dans son café par les membres du dit club monarchique une dénonciation tendant à détruire les meilleurs patriotes, et avoir soutenu les prêtres réfractaires les armes à la main » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…).

-1799-: EXPEDITION D’EGYPTE
-13 mars 1799 : lettre du général en chef Bonaparte à l’adjudant-général Grézieux : Jaffa le 23 ventôse an 7 (13 mars 1799) – vous aurez, citoyen, le commandement de la province de Jaffa et de celle de Ramleh. Votre première opération sera de faire placer une pièce de canon sur chacune des tours, et de disposer les 4 plus grosses du côté du Front, pour sa défense. L’officier du génie a ordre de réparer sur-le-champ la brèche. Vous vous assurerez que les portes puissent se fermer facilement. Comme les 2 qui existent me paraissent très rapprochés l’une de l’autre, il suffirait d’en tenir une ouverte. Les chrétiens doivent fournir des secours à l’hôpital des blessés. Les chrétiens latins et les Arméniens doivent fournir des secours à l’hôpital des fiévreux. Vous formerez un divan composé de 7 personnes ; vous y mettrez des mahométans et des chrétiens. Vous seconderez toutes les opérations du citoyen Gloutier tendant c’est bon à établir les finances et à procurer de l’argent à la caisse. Aucun bâtiment de ceux qui sont actuellement dans le port ne tourne en sortir sous quelques prétextes que ce soit. Le commerce avec Damiette et l’Égypte sera encouragé le plus possible. […]
-14 mars 1799 – Lettre du général Kléber au général commandant en chef (Bonaparte) : “Au Général en Chef. Au Bivouac de Meski, le 24 ventôse (14 mars 1799). La cavalerie par un accident a éprouvé une perte qu’à peine elle aurait pu faire dans une bataille rangée 320. Vous trouverez, ci-joint, les rapports qui m’ont été adressés. Le général Verdier a fait avant-hier une reconnaissance sur la route d’Acre, jusqu’entre Qalensaoui et Kakoun, ce dernier village se trouvant à environ cinq lieues de Meski. La route abandonne les bois et les laisse fortement à gauche, on les ne retrouve, à ce que disent les habitants du pays, qu’à neuf lieues d’ici. Le général Verdier assure que les chemins sont très boueux après Qalensaoui. La tribu d’Arabes qui nous harcèle sans cesse est celle de Saqr. C’est le chef des montagnes de Naplouse nommé Joras qui les a attirés ici. Ils peuvent être au nombre de 250. A cette tribu se sont réunis plusieurs chefs des montagnes et leurs habitants. Je n’ai pas reçu encore d’ordre de marche, et faute de moyens de transport, la troupe ne sera pourvue de vivres que jusqu’au 28 inclus. Trois chameaux chargés de biscuit ont péri en route. Je n’ose envoyer _n autre convoi parce que j’attends l’ordre du mouvement d’un moment a l’autre.
1815 – 13 mars : NAPOLEON PAR NAPOLEON – « J’entrai à Mâcon à sept heures du soir, toujours environné du peuple des cantons voisins. Je témoignai mon étonnement aux Mâconnais du peu d’efforts qu’ils avaient faits dans la dernière guerre pour se défendre contre l’ennemi et soutenir l’honneur des Bourguignons :
— Sire, me répondit-on, pourquoi avez-vous nommé un mauvais maire?
A Tournus, je n’eus que des éloges à donner aux habitants pour la belle conduite et le patriotisme qui, dans ces mêmes circonstances, distinguèrent Chalon et Saint-Jean-de-Losne. A Chalon, qui pendant quarante jours résista aux forces de l’ennemi et défendit le passage de la Saône, je me fis rendre compte de tous les traits de bravoure, et, ne pouvant me rendre à Saint-Jean-de- Losne, j’envoyai la décoration de la Légion d’honneur au digne maire de cette ville.
Je reçus à Chalon la députation de la ville de Dijon qui venait de chasser de son sein le préfet et le mauvais maire, dont la conduite, dans la dernière campagne, avait déshonoré Dijon et les Dijonnais ! je destituai le maire et en nommais un autre, et confiais le commandement de la division au brave général Devaud.
1817 – 13 mars :

- LE PASSAGE DE « LA CHAINE » DES FORÇATS À OLLIOULES PROVOQUAIT UN FLOT DE CURIOSITE OU D’INTERET. Les uns achetaient des objets aux prisonniers, d’autres, boutiquiers, regrattiers, cabaretiers, essayaient de placer quelques marchandises, nourritures ou boissons ; d’autres enfin venaient là comme à un spectacle, se repaissant du malheur d’autrui. Mais des maladies graves et épidémiques se déclaraient parfois dans la chaîne et il fallait prendre des mesures pour protéger la population des risques de contamination. Le maire d’Ollioules, informé « qu’il s’est manifesté dans les prisonniers destinés aux galères (faisant partie de la chaîne passant à Ollioules) une maladie contagieuse », prend les mesures qui s’imposent : art. 4 : « Le sergent de ville et le garde champêtre sont chargés, le jour du passage de la chaîne, de faire retirer dans leurs habitations les personnes qui se trouveraient sur la grande route lors du passage » (docteur Raoulx – Le bagne de Toulon).
- STENDHAL, 1817 : “ROME, 13 MARS 1817 AU SOIR. — En arrivant, j’ai eu la certitude qu’un homme tout-puissant dans un des principaux États de l’Europe, s’est abstenu d’un crime qui l’aurait comblé d’aise, par cette considération : tout est plein de sots qui écrivent leurs Mémoires.
J’ai eu l’idée d’imprimer ce journal. J’ai vu les petits ministres despotiques de Modène, chercher à se justifier aux yeux des Anglais qui passent. Qui eût dit à Napoléon et à ses courtisans de se voir imprimés tout vifs dans l’excellent recueil : Buonaparte, sa cour et sa famille / Il est plus que probable que tous les ministres de 1817 seront imprimés en 1827 ».
1828 – 13 mars : CONQUÊTE D’ALGER – En préparation de la conquête d’Alger, Ollioules héberge le 16e régiment : 600 soldats d’infanterie et 24 officiers. Le 16 mars, ce régiment reçoit de rester jusqu’à nouvel ordre (E. Castellan, 1937, p. 294).
1830 – 13 mars : MORT DU SCULPTEUR TOULONNAIS HUBAC – Le 12 juillet 1839, la ville de Toulon nomme d’une commission chargée d’examiner la question de savoir si le buste de Hubac, sculpteur, sera placé sur la fontaine dite de St-Michel (Hubac Joseph-Louis, né à Toulon, le 28 novembre 1776, mort à Toulon, le 13 mars 1830. Elève, puis ouvrier sculpteur dans l’atelier du port, il put, avec l’appui de ses chefs, aller étudier à Paris, aux frais de la Marine. En 1805, il fut reçu avec le n°1 à l’Ecole des Beaux-Arts ; mais pris de nostalgie, après moins d’un an de séjour dans la capitale, il était de retour à l’atelier du port, où il entra comme contremaître : puis il passa maître en second, F. Brun étant maître en chef. Il put se livrer à de nombreux travaux de son art. Il sculpta un buste de la Paix pour l’Académie du Var dont il est membre, et un buste de Janus pour la ville de Toulon. Il a exécuté en bois et en pierre un grand nombre de statues et de bustes pour les églises de Toulon et des villes voisines. Les grandes figures en pierre de St Jérôme et de St Léon qui se trouvent dans l’église St Pierre sont sorties de son ciseau).
1870 – 13 mars : DECES DE CHARLES DE MONTALEMBERT qui fut tout à la fois journaliste, historien et homme politique.

1894 – 13 mars : LE PREMIER STRIP-TEASE PROFESSIONNEL est exécuté au Music-Hall à Paris.
1898 – vers le 13 mars :
COMITE GREVISTE DE LA SEYNE – Le comité gréviste ouvre des souscriptions, aidé par les journaux et les autres syndicats de la région. Le 13 mars, il dit avoir reçu 6 487,80 F d’aide (Martinenq Patrick, 1983).
UNE SAUTERIE DE BIENFAISANCE EST DONNEE À SAINT-MANDRIER AU BENEFICE DES GREVISTES DES CHANTIERS DE LA SEYNE. La salle Gazan est mise gratuitement à la disposition des danseurs et les musiciens de « La Conciliation » jouent gratuitement. C’est un bel élan de solidarité ! (Gisèle Argensse, 1989, p. 115)
SUR LES LIEUX DU TRAVAIL, LES POINÇONNEURS N’ONT DEJA PLUS D’OUVRAGE, on les occupe à nettoyer les chantiers, à décharger un bateau de bois. Le « Châteaurenault » sera retardé dans le lancement et le cuirassé « Pelayo » sera réparé à l’arsenal de Toulon. Tandis que 50 poinçonneurs sont mis en promenade, des travailleurs inscrits à la caisse ouvrière… (Martinenq Patrick, 1983).
1914 – 13 mars : TIRS D’ESSAIS A SAINT-MANDRIER – On effectue des tirs dans les parages de la batterie de la Coudoulière à la grande mer (Gisèle Argensse, 1989, p. 142.).

1920 – 13 mars : LA FRANCE AURA UN PORTE-AVIONS – Le Conseil supérieur de la Marine adopte le principe de la transformation d’une coque de cuirassé de la classe « Normandie » en porte-avions. (Jean Moulin, Lucien Morareau, Claude Picard, 2001).
l938 – 13 mars au 8 avril :
- DEUXIEME GOUVERNEMENT BLUM (Jean-Charles Volkmann, 2003).
Ainsi le bloc de gauche s’effrite. Il s’effrite à l’Arsenal de Toulon où socialistes et communistes se livrent à une farouche compétition pour le contrôle des restaurants ouvriers. L’Amicale socialiste mise en place par Toussaint Fratani, Jean Cozzani, André Dupuis, Louis Giustiniani, Etienne Vernieri, entretient, avec les ouvriers du Port influencés par le PCF, des liens moins que chaleureux. La Confédération Générale du Travail reflète cette discorde renaissante. S’opposant à la tendance de la Vie Ouvrière (Benoît Frachon, Julien Racamond, Henri Raynaud), les ex-confédérés mettent en place la fraction Syndicats (René Belin, Raymond Froideval, Gorges Dumoulin, André Delmas). À la Bourse du Travail, Taffarani, un militant socialiste de Saint-Jean-du-Var ardemment unitaire, s’efforce d’apaiser les conflits qui se multiplient au sein de la commission locale du Rassemblement populaire. En ce moment de crise internationale, Léon Blum songe à la formation d’un « gouvernement d’unité française ». - EN ESPAGNE, LES CHANCES D’UN SUCCES FRANQUISTE SE RENFORCENT. Pour la France, c’est la perspective d’une troisième frontière hostile. Les démocraties doivent, sans plus tarder, freiner les ambitions allemandes. Son programme: accroître l’effort militaire du Pays, resserrer les alliances. Mais Paul Raynaud, George Mandel, déclinent l’offre de participation qui leur est faite.
- DEVENU SECRETAIRE D’ÉTAT AU TRESOR, le benjamin de la Chambre, Pierre Mendès-France (31 ans), avait préparé le train de Césures fiscales que le Sénat, une fois de plus, va rejeter. Léon Blum quitte l’Hôtel Matignon sans espoir de retour, son second ministère aura mené une vie artificielle pendant vingt-six jours.
- LE CLIMAT SOCIAL NE S’EST PAS AMELIORE. Cent mille métallurgistes ont cessé le travail dans la région Parisienne (Charles Galfré, 2003).
1945 – 13 mars :
- Rappel : Le 12 mars 1945, Anne FRANK mourait à Bergen-Belsen, assassinée pour la seule raison qu’elle était juive. « Je me sens comme l’oiseau chanteur dont on a brutalement arraché les ailes et qui, dans l’obscurité totale, se cogne contre les barreaux de sa cage trop étroite. « Sortir, respirer et rire », entends-je crier en moi, je ne réponds même plus, je vais m’allonger sur un divan et dors pour abréger le temps, le silence et la terrible angoisse, à défaut de pouvoir les tuer. » Son Journal est resté universellement connu, lu, adoré. Il est un témoignage saisissant des événements terribles qui ravagèrent et détruisirent la communauté juive allemande, l’une des plus dynamiques, créatives et cultivées d’Europe. Au-delà du témoignage, ce Journal est une superbe œuvre littéraire, complexe et profonde. Anne Frank avait le projet de devenir écrivain. Les nazis en décidèrent autrement.
« Journal », traduit du hollandais par Tylia Carens et Suzanne Lombard, Paris, Calmann-Lévy, 1950, rééd. Presses Pocket n°2642, 1986, 288 p..
-DANS L’ATLANTIQUE, LE « BEARN » ABORDE UN TRANSPORT DE TROUPES AMERICAIN – vers h 30, le « Béarn » subit une panne totale d’électricité qui dure environ trois minutes ; quelques secondes après le retour du courant, le navire aborde le transport de troupes américain J.C. Mc Andrew, de la 5e co¬lonne, lui faisant une brèche à tribord avant, et se faisant une voie d’eau dans le compartiment des cabestans, avec perte des ancres de veille et de bossoir tribord ; 4 tués à bord du Béarn, 71 victimes sur le transport (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)
1947 – 13 mars : NOTRE MARINE EN EXTRÊME-ORIENT – L’aviso-dragueur « Commandant Bory » est à Trincomalé du 28 février au 4 mars, puis à Singapour du 10 au 13 mars. Il arrivera à Saigon le 16 mars (Gérard Garier).
1952 – 13 mars :
- NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Jusqu’au 25 mars, l’aviso-dragueur « Commandant Duboc » est de surveillance du Tonkin où il a participé à l’opération TONNEAU (du 8 février au 13 mars) qui a permis une implantation dans le quadrilatère délimité par le canal des Bambous, le fleuve Rouge, le Song-Thai-Binh et la mer, en réunissant les deux zones déjà pacifiées au nord par l’opération DIABOLO, au sud par l’opération ANTHRACITE (novembre) et donné ainsi un contrôle continu des côtes de Phat Diem à la frontière chinoise (id.)
1954 – 13 mars :
- « LES AVEUX DE MONSIEUR LE MAIRE DE SAINT-MANDRIER LUI VALENT UN SURSIS » – Dans Le Petit Varois du samedi 13 mars, Toussaint Merle signe un article intitulé : « Les aveux de Monsieur le maire de Saint-Mandrier lui valent un sursis ». Que dit ce texte ? Tout d’abord, il précise que Monsieur Clément a fini par admettre que la municipalité qu’il dirige doit effectivement plus de trois millions de francs à la ville de La Seyne. Puis, nous apprenons que trois engagements ont été pris pour faciliter le paiement de la facture initialement contestée par les élus mandréens.
1°) La commune de Saint-Mandrier versera dès maintenant 1.500.000 francs.
2°) Elle ajoutera 532.365 francs dans les caisses de La Seyne avant le 31 mars 1954.
3°) Le reliquat s’élevant à 1.764.750 francs sera payé début avril (Le Petit Varois du samedi 13 mars 1954). - NOTRE MARINE EN INDOCHINE – FIN DE LA PHASE ARETHUSE DE L’OPERATION ATALANTE – DU 20 JANVIER AU 13 MARS, la phase ARETHUSE. a pour but la conquête du Phu Yen dans le cadre de l’opération ATLANTE. Mission de la Marine : débarquement du groupement para (et commandos) puis de renforts à Tuy Hoa, appui de feu et soutien logistique pendant toute l’opération. Lors de l’opération ATALANTE, le Dumont d’Urville ravitaille le Commandant Duboc et, avec lui, tire sur le secteur de Qui-Nhon. Ils restent ensemble sur zone du 16 février au 1er mars. Ont participé à cette opération outre le Commandant Duboc, le T.C.D. Foudre (amiral D.N.E.O.) l’escorteur Dumont d’Urville, le tender Commandant Robert Giraud, l’escorteur côtier L’Inconstant, les L.S.T Chéliff, Rance et Golo. Troupes à Tuy Hoa : deux bataillons paras – Batterie R.A.L.P. (75 SR) puis un bataillon de tirailleurs, une batterie de 105 mm, une batterie K.Q., 500 P.I.M. Commandos à Culao Re : Montfort, Jaubert. Aviation : trois Goose, Bearcat du G.A.T.A.C. sud. Exécution : débarquement dans la lagune de Tuy Hoa. Tête de pont installée dans la journée. Débarquement des renforts les 22 et 23 janvier. Progression très lente des différents groupements jusqu’au rétablissement du pont de Tuy Hoa (17 février) puis plus rapide. Aménagement de « beachings » pour L.S.T. à My Quang (Bai Ma Lieng) puis My Du (Xuang Lay). Les éléments de tête arrivent devant Qui Nhon le 12 mars au jour (date prévue par le plan d’opération : 6 mars). Pertes Marine : 2 tués dont un officier. Plusieurs blessés (commandos). (Gérard Garier)
1972 – 13 mars : BARGEMON – Inscription par arrêté du 13 mars 1972 des ruines de l’ancienne église de Favas (cad. H 21):
1983 – 13 mars : ELECTIONS MUNICIPALES DE SAINT-MANDRIER. Le mandat de Max Juvenal étant terminé et celui-ci ne se représentant pas, quatre listes s’affrontent, menées respectivement par Joseph Quilgars, Louis Esposito, Jean Clément, Jean Paul Giovanella. Le premier tour se déroule le 13 mars 1983 (Gisèle Argensse, 2000, p. 121).
1986 – 13 mars : INAUGURATION DE LA CITE DES SCIENCES DE LA VILLETTE, A PARIS.
-1988 – 13 mars :
- INTERNATIONAL – 95 MORTS, PEUT-ETRE 175, A KATMANDOU – PANIQUE DANS LE STADE : Le Népal a vécu, hier, la plus grande tragédie civile de son histoire. Alors que 29 000 personnes assistaient au stade de Katmandou à une rencontre de football, un orage d’une extrême violence a déclenché un mouvement de panique dans la foule. Hier soir, 95 victimes, portes piétinées ou étouffées, avaient déjà été dénombrées. Un bilan qui devrait s’alourdir considérablement compte tenu des défaillances en équipement de réanimation dans les hôpitaux de la capitale. Selon un médecin, le chiffre de 175 morts devrait être atteint […].
- PYRENEES-ORIENTALES – ARCHEOLOGIE A ELNE – Sur les pas de Pierre Campmajo, la fouille d’une cabane néolithique comme si vous y étiez (article de Claire Joyer avec photos d’archives de S. Moritz). [Souvenez-vous: c’était -déjà- été 84… Nous lancions dans ces colonnes un appel à l’aide de Pierre Campmajo, archéologue bien connu, pour la fouille-sauvetage d’un site vérazien découvert par hasard, dans une vigne retournée à quelques kilomètres du cimetière d’Elne. riche site romain. Cette fouille a été menée à bien : et, c’est le compte-rendu de ce travail que Pierre Campmajo présentait la semaine dernière au Palais des congrès, illustré d’une centaine de diapositives. Un compte-rendu passionnant comme un roman : celui de nos origines…].Suit l’article avec 3 clichés.
1989 – 13 mars : RESULTATS DES ELECTIONS MUNICIPALES A SAINT-MANDRIER : Moine (UDF-RPE) 1281 voix 58,65% 22 élus ; Flory(Div. G) 318 voix 14,56% 2 élus ; Reynier (PC-PS) 472 voix 21,61% 3 élus ; Carraud(SE) 113 voix 5,17% 0 élu (Gisèle Argensse, 2000, p. 155).

2018 – 13 mars : TRADITIONS CULINAIRES CHEZ LES GAULOIS, par Martine LEGUILLOUX, archéozoologue au Centre archéologique du Var. Avec Découvertes et Civilisations, à 14h 30, Salle Marie-Mauron, Médiathèques Jacques Duhamel, Sanary.
2022 – 13 mars : UKRAINE – RUSSIE – Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est félicité samedi d’une nouvelle approche, « fondamentalement différente », de Moscou dans ses récents pourparlers avec Kiev. On a commencé à parler. » Interrogé, samedi 12 mars, sur des déclarations du président russe Vladimir Poutine, qui avait évoqué la veille des « avancées » dans les pourparlers avec Kiev sur la guerre en Ukraine, Volodymyr Zelensky s’est dit « content d’avoir un signal de la Russie ». Lors des dernières discussions, Moscou « ne pose plus simplement des ultimatums », ce qui constitue « une approche fondamentalement différente », a estimé le président ukrainien (France Télévisions. Mis à jour le 12/03/2022 | 23:00 publié le 13/03/2022 | 07:28).
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 276e livraison :
1721 – 13 mars : Les consuls de LA CIOTAT par une lettre du 13 Mars 1721 s’excusèrent d’avoir été obligés de refuser l’entrée aux habitants parce qu’il y avait beaucoup d’étrangers et de monde à leurs barrières. Ils disent que ce n’est pas pour SAINT-NAZAIRE à qui ils réitèrent leurs offres de ser¬vice désirant rester en botfs termes avec notre bourg. Ils confirment avoir vendu du blé à deux bateaux pour SAINT-NAZAIRE (B. Rotger, 1984)
2018 – 13 mars : TRADITIONS CULINAIRES CHEZ LES GAULOIS, par Martine LEGUILLOUX, archéozoologue au Centre archéologique du Var. Avec Découvertes et Civilisations, à 14h 30, Salle Marie-Mauron, Médiathèques Jacques Duhamel, Sanary.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 477e livraison :
1382 – 13 mars : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Nostra Donna Deura , 13 mars 1382 (délibérations du Conseil municipal). EOURES – hameau, commune de Marseille, quartier des Camoins. Les plans du territoire marquent Néoules; mais le véritable nom est Eoures (1872). Première mention le 23 avril 1113 : in episcopatu Massiliensi, ecclesiam … sancte Marie de Evola (Guérard 1857 : acte n° 848 du cartulaire de Saint-Victor, confirmation des bénéfices). Paschalis papa II. – Confirmacio beneficiorum (ed. in Gall. christ., I, instr., 115 et in Act. Sanctorum, IV, 13). Paschalis episcopus, servus…, dilecto in Christo filio Ottoni (Otto Alamanus), abbati Massiliensis monasterii,..
LA SEYNE-SUR-MER. 174e livraison :
1778 – 13 mars : LOCATION D’ENTREPOTS SEYNOIS PAR LA MARINE ROYALE: L’administration de la Marine du port de Toulon, après accord avec la ville de La Seyne, logea dans des entrepôts du terroir des approvisionnements de vivres destinés aux escadres (V. Brun – Guerres maritimes de la France ; Port de Toulon, Plon, 1861).
Cette mesure était la conséquence de la pénurie de locaux disponibles à Toulon, lesquels étaient tous occupés du fait de la concentration de stocks énormes nécessaires pour l’armement et le ravitaillement des nombreux vaisseaux de guerre et de convois devant participer à la guerre avec l’Angleterre à côté des « Insurgents » américains. Dans le courant de 1778, des ordres de Paris prescrirent au port de Toulon de procéder avec célérité à l’armement de dix vaisseaux en premier lieu ; ensuite de douze autres navires afin de former une deuxième escadre. Le premier traité d’amitié et de commerce avec les nouveaux Etats-Unis d’Amérique avait été signé le 6 février 1778 et un autre traité (d’alliance éventuelle et défensive) porté à la connaissance de la Cour de Londres le 13 mars (Louis Baudoin, 1965, p. 287).
OLLIOULES : 188e livraison
1817 – 13 mars : LE PASSAGE DE « LA CHAINE » DES FORÇATS À OLLIOULES PROVOQUAIT UN FLOT DE CURIOSITE OU D’INTERET. Les uns achetaient des objets aux prisonniers, d’autres, boutiquiers, regrattiers, cabaretiers, essayaient de placer quelques marchandises, nourritures ou boissons ; d’autres enfin venaient là comme à un spectacle, se repaissant du malheur d’autrui. Mais des maladies graves et épidémiques se déclaraient parfois dans la chaîne et il fallait prendre des mesures pour protéger la population des risques de contamination. Le maire d’Ollioules, informé « qu’il s’est manifesté dans les prisonniers destinés aux galères (faisant partie de la chaîne passant à Ollioules) une maladie contagieuse », prend les mesures qui s’imposent : art. 4 : « Le sergent de ville et le garde champêtre sont chargés, le jour du passage de la chaîne, de faire retirer dans leurs habitations les personnes qui se trouveraient sur la grande route lors du passage » (docteur Raoulx – Le bagne de Toulon).
TOULON : 163e livraison.
-1940 – 29 septembre : Communications – Municipalité – Suite à la déclaration de guerre en 1939 et à la réquisition des autobus, la ville de La Seyne reprend la ligne de tramway et la remet en service limitée au terminus de la Rue Hoche .
-1944 : Armée –Communications – Guerre – Municipalité – les allemands font sauter le pont des Gaux. La ligne le Port de la Seyne s’arrête à Lagoubran, les usagers se rendaient à pied jusqu’à Bon Rencontre. Après guerre seul la ligne pour le service ouvrier de la Pyrotechie fonctionnera jusqu’en 1949. La concurrence du service d’autobus et le déficit d’exploitation mit fin au tramway. Les lignes de trolleys et les rails furent démontés au fut et à mesure dans les années cinquante .
-1949 : Economie – Impôts – Les postes d’octroi disparurent et il en fut ainsi dans toute la France en 1949. Quelle comptabilité minutieuse les préposés de l’octroi devaient tenir ! Ils n’encaissaient le plus souvent que de petits sous en bronze et là encore il fallut envisager la suppression de ces droits d’octroi insuffisants pour payer les petits fonctionnaires chargés de les percevoir. Ce qui devait hâter la disparition de cette administration désuète, ce fut l’intensification des véhicules individuels et collectifs. Il me souvient d’avoir vu les employés de l’octroi visiter les tramways au poste de Lagoubran, ainsi que les premières autos. Leur célérité ne pouvait empêcher des ralentissements considérables de la circulation routière .
CHRONIQUE CATALANE : 25e livraison (L’INDEPENDANT du 5 juin 1991).
EN CATALA ; “Alcoi-Nova York” d’Isabel-Clara Simô
Aquest mes de maig passât va sortir a la col.lecciô « El Cangur » d’Edicions 62 un recull de novel.les curtes d’Isabel-Clara Simô, que s’està visiblement situant en una bona posiciô en l’estol d’escriptores catalanes que aquests darrers anys es distingeixen. Es una noia que va néixer a Alcoi el 1943, ha fet estudis de filosofia a la Universitat de València i ha exercit d’ensenyant. Quant era a Figueres, als temps de Franco encara, es va occupar de la revista « Canigô », una publicaciô coratjosa, corn ho era al mateix moment de la revista gironina « Presència ».
El llibre ‘Alcio-Nova York » és ja del 1987 i, ho confessem de bon grat, encara no l’haviem llegit. Per aixô l’actual descobri- ment a la col-lecciô « El Cangur » ens ha estât particularment agradable. La narraciô « Alcoi-Nova York » és la més llarga del llibre (més d’un terç del conjunt) perô va seguida de cinc altres : « El professor de gramàtica » (les dificultats d’un profes- sor en una classe de saberuts), « La bona persona del senyor Joan » (sobre el tema de la submissiô de la dona), « Carona de verge » (l’enamorament d’un home per una imatge de la Verge), « Tu si, que m’estimes, oi que si » (la familia vista des d’uns ulls d’infant) i « Plaer de dona » (un text curiôs i irônic).
Ara bé, la que ens ha fet pensar més és la primera narraciô, « Alcoi-Nova York », perquè parteix d’una idea estranya, que té a veure amb la metempsicosi perô que no es redueix a aixô. Una dona té un accident de la circulaciô… i la seva ànima es desperta en un cos de criatura, i en un altre pais. L’autora imagina quina pot ser la vida interior d’un nadô, près entre el record de la seva vida passada i els imperatius del seu nou estât corporal, el despertar de la picardia en l’infant, la relaciô amb el pare i la mare… Isabel-Clara Simô utilitza intel.ligentment el que ha après a la Universitat i al curs de la seva experiència docent. Haviem llegit en un autor anglo-saxô i en una obra de ciència-ficciô una narraciô sobre una idea semblant, perô, ho repetim, el text de « Alcoi-Nova York » ens ha apassionat. I hi hem estât pensant després de la lectura. (P.V.)
DEUX BLAGUEs POUR LA ROUTE.

L’une n’est pas une vraie blague, mais laquelle ?:
Ou : « Objets trouvés à réclamer au commissariat : porte-monnaie contenant une voiture, cache-col, chapelet, pompe de vélo, stylo, agenda, peigne, aube de prêtre, parapluie. » annonce publiée dans Ouest-France et rapportée par A. Aycard et Jacqueline Franck dans « La Réalité dépasse la Fiction », NRF, en 1955
Ou bien : -Le médicament que je vous prescris, dit le médecin, est à prendre à vie.
Le patient proteste :
-C’est terrible comme contrainte !
-Oh, fait le médecin, s’il s’agit de votre santé, vous pouvez bien faire un petit effort pendant trois semaines.

Il est 6 heures, je vous souhaite à tous un excellent jeudi que je passerai, pour ma part, à Marseille.
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
A demain pour fêter les MATHILDE.

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