ÉPHÉMÉRIDES DU 26 FÉVRIER

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ÉPHÉMÉRIDES DU MECREDI 26 FÉVRIER 2025, 14e ANNÉE (n° 4674).

ILLUSTRATION. Saint-Gilles du Gard 14 mai 2003.

LES FÊTES.
Aujourd’hui, nous évoquerons NESTOR, non pas le roi Nestor qui fut en son temps le plus âgé des princes grecs assiégeant Troie, ni le serviteur du capitaine Haddock, mais saint NESTOR, évêque de Magydos crucifié à Pergé (actuelle Turquie) en 251 ; ce qui nous donne l’occasion de souhaiter une bonne fête aux 950 Français qui portent aujourd’hui ce prénom.
Levons notre verre en leur honneur en rappelant le proverbe : « Vents forts à la saint NESTOR, bon vin à la saint Marcellin ».

Ayons une pensée émue pour la tendre VIOLETTE à laquelle le calendrier républicain dédia ce huitième jour du mois de ventôse et rappelons que le 26 février 1990, c’est une VIOLETTE, Violeta Chamorro, que le Nicaragua élisait comme Président.

DICTON.
UN PROVERBE PROVENÇAL nous dit : « VIOULETO de febrié per damo e cavalier » mais un autre proverbe ajoute « VIOULETO de mars – pèr puto e bastard ». Je ne ferai pas de commentaire !
Souvenons-nous toutefois qu’il n’y a pas de mois de février sans fleur d’amandier : « ges de mes de febrié / Sènso flour d’amelier. »

1959 Ancienne abbatiale de Saint-Gilles-du-Gard (H. Ribot)

PENSEE.
« L’art de plaire est l’art de tromper » (Vauvenargues).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre.

Eugène-H. DUPRAT – TAVROENTVM (Le Brusc – Six-Fours), bibliothèque de l’Intitut historique de Provence, Marseille, 1935, 344 p. n° d’enregistrement H 20834 B 3 5 A exemplaire numéroté 264.

ÉPHÉMÉRIDES.

(2004 08 13 La Garde-Guérin Lozère ruines du château. Cl. H. Ribot)

-1234 – 26 février : MEOUNES – ATTRIBUTION D’UNE PARTIE DE LA COLLINE DE BEAUMONT A LA CHARTREUSE DE MONTRIEUX : L’acte 26 du cartulaire de Montrieux porte sur l’attribution d’une partie de la colline de Beaumont à la chartreuse de Montrieux ; il est daté du 26 février 1234 – In qodam podio su monte, ab opposita montis de Bello monte, in faissa quadam, que est Petri Raimundi – Guillaume de Saint-Martial, grand vicaire de l’évêque de Marseille, arbitre un différend entre Guillelme, veuve de Hugues de Beaumont, et Etienne Alban, son procureur, d’une part, et Pons Constant, syndic du monastère de Montrieux, d’autre part, au sujet de la possession d’une partie de la colline de Beaumont. Cette partie est attribuée aux chartreux de Montrieux. Acte scellé du sceau de plomb de Benoît d’Alignan, évêque de Marseille, le 29 juillet 1236. Controversie de Belmont.
… Oblato ei libello, cujus series talis est, agit Guillelma, uxor quondam Hogonis de Bello Monte, contra Pontium Constantium, sindicum monasterii Montis Rivi, nomine ipsius monasteri, dicens quod dictum monasterium injuste detinet partem quandam cujusdam montis, qui vocatur Belmont, partem scilicet que propenditur a valle Sacerdotum et ascendit de sere in sere usque ad verticem ipsius montis, et aqua descendit usque ad Gapell, et ab ipso cacumine montis sicut propenditur de sere in sere versus occidentem usque ad Perreriam, et aqua decurrit ad Gapell, pertinentem ad dictam Guillelmam jure dominii vel quasi, et quia dictum monasterium partem dicti montis superius confrontatam eidem Guilleme, restituere contradicit…. Ex adverso, dictus syndicus proponebat se non teneri ipsi Guillelme Raimunde in peticione predicta…[témoins et participants :] Raimundini, bajuli de Meuna, pro domino episcopo ; et Hugonis Lamberti, Pontii Cadulla, Pontii Dalmatii, Pontii Muraire, Pontii Dalmacii, fratris Willelmi Dalmacii ; Gaufridi Rainaldi, Pontii Besaudun, Willelmi de Insula, Willelmi Martini de Massilia, Bertrandi Sabaterii, G. de Masalgis , Pontii Fabri, Gaufridi Verdaca, P. Constantii de Forquaquerio, Pontii Rodellat, Willelmi Molnerii, Ber. Melli de Cuers, Nicholai de Belgensiec, Guiraldi Garniera, Fulconis Rogerii, G. de Morteriis, Versiani de Solariis, Pontii Bautugat, Hugonis Johannis, prioris Montis Rivi ; Petri Willelmi, Pontii Michael, Bertrandi de Corredis, Willemi Ugonis, Petri Johannis, sacriste ; Johannis de Manuascha, correrarii ; Duranti, novici, monachorum dicto monasterii ; Durant Laotardi, Willelmi de Diu, B. de Sala, B. de Signa, G. Rogerii, Egidii, Guigonis, Aicardi de Auroneves, Andree Eron, B. Giraldi, donatorum et fratrum dicte domus. In presencia… dominus Willelmus de Sancto Marciali, vicarius, … ego, Raimundu de Acrimonte, publicus notarius Massilie… (Boyer R., 1980, p. 414-415).

-1236 – 26 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Molendinum ortis monialis, 26 février 1236 (charte aux archives de la Major.). MOULIN DE CABANNE, moulin à eau, quartier de la Capelette. Première mention : Molendinum de Petronilla, vers 1030 (cartulaire de Saint-Victor, n° 20). Donation à Saint-Victor, par Guillaume II, vicomte de Marseille, son frère Fouque, leurs femmes Stéphanie et Odile et les fils de Guillaume : Guillaume III, l’évêque Pons II, Aicard, Geofroi, Etienne, Bertrand et Pierre, d’un moulin sur l’Huveaune, au confluent du Jarret. Dans cet acte et dans celui qui suit, Pons II, intervenant en qualité d’évêque, abandonne les droits de dîme sur ces moulins. (Acte 69 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 7. a. Guérard, n° 20. IND. : Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 92). Ce moulin qui appartint à l’abbaye de Saint-Victor (Molendinum ortis monialis) a probablement pris son nom de moulin de Cabanne d’Antoine de Cabanes, sous-prieur de cette abbaye, vers 1560.

-1264 – 26 février : TRETS – Transaction entre Burgondion, seigneur d’un quart de Trets, avec les habitants pour les chevauchées, moyennant redevance annuelle de 12 deniers par chef de famille, blés à la Toussaint. (acte 565 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : Arch. comm. de Trets, répertoire de 1501. fol. 6. — Notes par F. André : Bibl. de M. .T. de Barbarin).

-1289 – 26 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

  1. Las Consollas (charte aux archives municipales). Première mention de LA CONSEILLERE – lieu-dit, quartier de Notre-Dame-de-la-Garde.
  2. Fons dels Pairats (charte aux archives municipales). Première mention de cette source à SAINT-BARNABE, village (1872). Quartier du 12e arrondissement. Il est centré sur l’ancien village de Saint-Barnabé, situé au bord du plateau dominant le ruisseau du Jarret, à l’est de la ville. On accède à Saint-Barnabé depuis le centre-ville en montant le boulevard de la Blancarde, qui contourne les anciens ateliers Decanis. Les habitants de Saint-Barnabé sont appelés les Barnabites. La population du quartier est de 12 529 en 2008. Autre mention, le 24 décembre 1666 : Font des Payars, (registre aux archives de la Major).

-1290 – 26 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Trullare (charte aux archives municipales). Première mention de LA TREILLE – lieu-dit, quartier de Saint- Giniès, entre le grand chemin de Mazargues et le vallat de Coufonne (1872). Il y avait autrefois au quartier de Mazargues une chapelle qu’on nommait La Treille ou Lou Treilhar, mais on a perdu le souvenir où elle était bâtie (Achard, Dict. géograph.)

-1306 – 26 février :

  1. PROCES, AVEC ARRET POUR RAISON, DU PRIEURE DE ST MANDRIES (auj. Saint-Mandrier). 1. VOICI UN TRES INTERESSANT PROCES QUI MONTRE QUE LA TERRE DE CEPET, UNE ILE A CETTE HAUTE EPOQUE, FUT APREMENT DISPUTEE ENTRE TOULON ET SIX-FOURS. Nous devons ce compte rendu À Jean Denans, notaire de Six-Fours. (Date apparaissant dans un acte daté du 18 juin 1577).
    PROCES, AVEC ARRET POUR RAISON, DU PRIEURE DE ST MANDRIES (auj. Saint-Mandrier) : Quelques particuliers de Tollon ayant entrepris de cultiver et posséder quelque partie de terre au terroir de Six-Fours, dans la péninsule de Sépet, étant à présent du terroir de la Seine, serait (aurait) été intenté procès par-devant la Cour du Parlement, entre les syndics de la communauté dudit Six-Fours, tant à leurs noms, que comme cessionnaires de Monseigneur l’abbé de St Victor les Marseille, demandeurs en intervenant de lettre royaux, aux fins d’être réintégrés à la possession et jouissance de certain quartier de terre situé à Sépet et au lieudit Saint Mandries, réduits en culture, et Messire Jean Baptiste Muradour, bénéficié en l’église cathédrale de Tollon, prieur de Saint Mandries, Anthoine Bremond, Sauvaire et Jean Julliens et autres particuliers dudit Tollon, disant avoir cause dudit Messire Muradour, et les consuls et communauté de ladite ville, joint à eux, Monsieur le procureur du Roi. A la poursuite duquel procès serait intervenu arrêt de ladite cour, le 18 juin 1577, au vue de pièces, par lequel vue, il est fait mention des susdites lettre royaux du 11 octobre 1571.
    Requête de jonction de ladite communauté de Tollon du 11 mars 1573. Certains examens à facteur, faits de la part des syndics de Six-Fours du 5 mai 1486. Instrument contenant un procès fait par Monsieur Jean Martin, en son vivant chancelier du Roi de Cicille, Comte de Provence, et Maître Vidal de Cabanes, juge des secondes appellations et Mestre Rassional et Mestre Reynaud Puget, respectivement ,Mestre Rassional par commission du sénéchal de Provence, dans lequel sont insérées l’échange fait entre la Reine Jeanne de Cicille et l’abbé. Ensemble, la sentence donnée par lesdits commissaires, en date, ledit instrument du 17 juin 1455.
    Autre instrument produit par les défendeurs portant division des prébendes de l’église cathédrale de Tollon, du 14 mai 1525. Autre semblable instrument du 26 février 1306, et six instruments de reconnaissance faits au profit du chapitre de ladite église, par les premiers prébendes audit St Mandries.
    Autre instrument, où est insérée une sentence sonnée par le lieutenant de juge audit Tollon. Ensemble les enquêtes sur ce, faites en date du 19 mars 1344, avec certaines lettres en forme de justice données par le feu Roi Robert de Cicille, comte de Provence. Autre instrument fait aussi par-devant un lieutenant de juge dudit Tollon, contenant abolition des procès et procédures qui avaient été faites respectivement tant contre ceux de ladite ville de Tollon par les officiers de Six-Fours, que contre les particuliers de Six-Fours, par les officiers de Tollon, en date du 30 mai 1420.
    Lettre royaux obtenues par les consuls dudit Tollon, du 8 mars 1575. Enquête faite par le commissaire député par la cour. Le procès-verbal fait sur le lieu et vue, figurée, accordé par les parties portant ledit arrêt, que la cour en entérinant les lettres royaux obtenues par lesdits syndics de Six-Fours, a condamné et condamne lesdits Messire Muradour, Brémond, Julliens et consorts, à eux départir de la possession et jouissance des terres par eux cultivées au quartier de St Mandries, terroir de Sépet, en vider et désemparer la vaccue possession et jouissance au profit des consuls et communauté de Six-Fours, comme Sieurs et Mestre dudit terroir, hors et excepté les deux charges de semence que ledit prieur St Mandries y a tenu et possédé d’ancienneté, condamnant lesdits prieur et particuliers tenanciers, à en rendre et restituer les fruits auxdits demandeurs, depuis l’appointement et écrire du 5 mai 1572, que la cause fut contestée.
    Et faisant droit sur les autres fins et conclusions desdites parties, et sans avoir égard aux lettres royaux obtenues par lesdits consuls et communauté de Tollon, en date du 8 mars 1575, a fait inhibitions et défenses auxdits consuls, communauté et particuliers de Tollon, de troubler, ni molester desdits syndics, communauté et particuliers dudit Six-Fours, au fonds et propriété dudit terroir de Sépet, droits, profits et émoluments d’iceulx, à peine de Mil écus et autres arbitraires. Et le tout, sans préjudice de l’usage des particuliers dudit Tollon, de prendre audit terroir de Sépet et en la terre gaste et inculte : bois vert et sec, nerte, charbon, pierres et faire fours de chaux pour leur usage, tant seulement et sans abus, auquel usage les a maintenus et maintient. Condamnant iceulx défendeurs, ensemblement, à la moitié des dépants, les autres entre les parties, compensée la liquidation desdits, et taux desdits dépants, à la cour réservés (Jean Denans 1713).

-1306 – 26 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Paderns (charte aux archives municipales). PADEAUX – quartier rural. Ce quartier comprenait tout le territoire formé aujourd’hui par ceux de Saint-Dominique, des Comtes et de la Pomme. Première mention : Paders, le 6 janvier 1295 (ibid.).

-1332 – 26 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Manhevellas (charte aux archives municipales). MARIGNELLE – quartier rural, voir ci-dessous à la date du 26 février 1365.

-1365 – 26 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Pons Mahivellas, 26 février 1365 (registre aux archives de l’Evêché). MARIGNELLE – quartier rural, entre Arène et le Cannet. Première mention le 19 juillet 1248 : Pons de Manavellas (charte aux archives municipales). La terre de Marignelle appartenait à Jeanne de Riquetti, dame de Châteauneuf-des-Negreaux. Elle fut acquise par M. Bonsignour, notaire.

-1672 – 26 février : EN ETE, DURANT LES PERIODES DE SECHERESSE, LA VILLE DE LA SEYNE MANQUE D’EAU POTABLE. Les fontaines et puits existant dans les divers hameaux qui constituent la Communauté sont en mauvais état : de nombreuses délibérations parlent du problème de leur entretien et des réparations à envisager telles celle mentionnant « que le puits de Tortel qui appartient à la Communauté étant en très mauvais état, il est nécessaire de le faire ‘rabiller’ », ou bien cette autre « faire réparer la fontaine du Courton (auj. Crouton) puisqu’elle est rompue » (Mireille Bailet, Histoire et Patrimoine seynois, Cahiers avril 2004 ; Cahier du patrimoine ouest-varois n°14, 2012).

-1780 – 26 février : DEMANDE D’EXCOMMUNICATION DES CHENILLES – le 26 février 1780, les paroissiens de Besançon demandent à leur curé d’écrire à l’évêque pour qu’il excommunie les chenilles processionnaires qui ont fait des ravages dans les arbres fruitiers des environs (Yves Miserey – « L’histoire du climat de la France sort de l’oubli », Le Figaro, 06/11/2007). Les animaux avaient-ils donc une âme en ce temps-là ?.

-1789 – 26 février : LOUIS XVI RENOUE AVEC UNE TRADITION PRE¬ABSOLUTISTE : Ainsi, Louis XVI, en promettant à la population la réunion des États Généraux, qui n’avaient plus été convoqués depuis 1614, a renoué avec une tradition pré-absolutiste. Mais le silence observé par le roi sur une éventuelle reconduction ou, au contraire, une réforme des modalités tra¬ditionnelles de cette consultation des trois ordres affole tous les parti.(Agenda du Bicentenaire – JEUDI 26 FÉVRIER).

-1790 – 26 février : LE PARLEMENT DE PROVENCE DISPARAIT – Par décret du 22 décembre 1789 sanctionné le 26 février 1790 et les lettres patentes du roi du 4 mars, la France est divisée en 83 départements eux-mêmes subdivisés en districts et municipalités. La Provence disparaît, divisée en trois départements. Le décret modifia radicalement les institutions en supprimant les provinces et les remplaçant par les départements. Il n’y a plus dorénavant ni intérêts distincts, ni privilèges provinciaux. Tous les citoyens sont égaux entre eux et régis dans la France entière par les mêmes lois.
En conséquence, le parlement de Provence disparaît lui aussi et sa dernière séance aura lieu le 27 septembre 1790.
A – Le nouveau département des Bouches-du-Rhône eut d’abord Aix pour chef-lieu, et compta sept dis-tricts : Aix, Apt, Arles, Marseille, Orange, Tarascon et Salon ; mais l’importance croissante de Marseille nécessita bientôt le transfert du chef-lieu dans cette ville(Dubois, Gaffarel, Samat). Ce fut ainsi que Mazargues for¬ma le 5e canton du 3e district des Bouches-du-Rhône avec les quartiers de Sainte-Marguerite, Bonneveine, Montredon, Carpiagne, Luminy, le Rouet, Saint-Giniès, Notre-Dame-de-la-Garde (Mortreuil).
B – Dans le nouveau département du Var, les cantons du district de Toulon sont les suivants : Le Beausset (Le Beausset), La Cadière (La Cadière), Le Castellet (Le Castellet), La Garde (La Garde-La Valette), Saint-Nazaire (Saint-Nazaire – Bandol, Ollioules (Evenos – Ollioules), La Seyne (La Seyne – Six-Fours), Toulon (Le Revest – Toulon).
D’autres décrets suivent : Vente des biens nationaux (ceux du clergé et de la noblesse), constitution civile du clergé, suppression des titres de noblesse et institution des Poids et Mesures (Louis Baudoin, 1965, p. 313 ; Viguier, 1993 ; A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; Rotger B., 1984, p. 272)

-1792 – 26 février : Marseille. La garde nationale marche sur Aix et exige le désarmement du régiment royal qui y tenait garnison. A son retour à Marseille, elle est accueillie par des vivats. Une bouquetière du cours Saint-Louis, nommée Cayolle, et forte en gueule, se moqua des triomphateurs. Elle fut pendue. Dès lors, les meurtres de la rue se succèdent. Il y a des équipes de pendeurs ; ils jouissent de la plus complète impunité. (Bouyala d’Arnaud)

-1793 – du 15 au 26 février : L’ATTAQUE DE CAGLIARI, COMMANDEE PAR L’AMIRAL TRUGUET (15-26 FEVRIER 1793) ET LA CONTRE-ATTAQUE DE LA MADDALENA, VONT ECHOUER LAMENTABLEMENT. En 1792, la Convention décide d’attaquer le royaume de Sardaigne simultanément sur deux fronts : au Piémont et en Sardaigne. En Sardaigne l’opération devra se faire sur deux fronts : l’attaque principale sur Cagliari, et une Manoeuvre de diversion sur les îles de la Madeleine, à 10 kilomètres au sud du port de Bonifacio, confiée par Pascal Paoli à son neveu le colonel Colonna Cesari qui commande une force de 600 hommes, dont le bataillon Quenza où commande Napoléon Bonaparte.
Mais l’attaque de Cagliari, commandée par l’amiral Truguet (15-26 février 1793) et la contre-attaque de la Maddalena, vont échouer lamentablement.
Cette expédition manquée aura sûrement joué un rôle déterminant dans la carrière militaire de Bonaparte et modifiera vraisemblablement son comportement lors du siège de Toulon quelques mois plus tard.
Autre conséquence directe de cette expédition, la haine qui va en découler entre le parti paoliste et le clan Bonaparte qui va amener l’exil de la famille sur le continent et le pillage de la Maison Bonaparte (Maison Bonaparte – Ajaccio, 2010, Le premier combat de Bonaparte » ou « Mémoire oubliée : Un vaisseau de l’Expédition de Sardaigne en 1793, exposition du 21/06/2010 au 27/09/2010, Maison Bonaparte – Ajaccio (arts-programme / exposition / view / id / 3016).

-1794 – 26 février-3 mars : MISE SOUS SEQUESTRE DES BIENS DES SUSPECTS – Décrets de ventôse mettant sous séquestre les biens des suspects (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

-1794 – 26 février : LE TRIBUNAL REVOLUTIONNAIRE DE MARSEILLE ACQUITTE UN ANCIEN PROCUREUR – ARNAUD Claude-Joseph, né à La Seyne, 34 ans, ci-devant procureur à Marseille. Jugé par le Tribunal révolutionnaire des Bouches-du-Rhône devant lequel il comparut peu après le siège de Toulon. Il fut acquitté le 26 février 1794 (Arch. départem. des B.-du-Rh., dépôt annexe d’Aix : L. 94, 103, 103 bis, 448).

-1795 – 26 février (8 ventôse an III ) : AU BEAUSSET, LE 8 VENTOSE (26 FEVRIER). LE FACTEUR ET LA SAGE-FEMME DEMANDENT ET OBTIENNENT UNE AUGMENTATION DE SALAIRE. Le traitement du facteur passe de 60 à 100 livres par an. Celui de la sage-femme passe de 15 à 30 livres par an (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

-1800 – 26 février : EXPEDITION D’EGYPTE – Le général Damas, chef de l’état-major général, au Reis Effendi.
« Le 7 ventôse an VIII (26 février 1800) Le général en chef m’ayant chargé de correspondre officiellement avec Votre Excellence sur tous les objets relatifs à l’exécution de la convention conclue entre Son Altesse le Suprême Vizir et lui pour l’évacuation de l’Égypte par l’armée française, j’ai l’honneur de vous prévenir que le 28 du mois de pluviôse, correspondant au 23 du mois de ramadan, il a paru devant Alexandrie une nouvelle croisière de trois bâtiments de guerre anglais. Le général commandant à Alexandrie envoya un officier français à bord de celui de ces bâtiments qui était le plus près du port, pour avertir qu’un aviso que le général en chef devait envoyer en France, conformément à l’article 14. de la convention, était prêt à partir et que cet aviso était muni d’un passeport de M. le commodore Sidney Smith, qui devait lui servir de sauf-conduit. Le capitaine de ce bâtiment anglais et celui d’un autre qui se trouvait sur le même bord, dirent à l’officier français qu’ils avaient des ordres supérieurs à ceux du commodore Smith et qu’ils ne laisseraient passer personne avec des passeports de lui. Ils ont encore assuré qu’ils ne permettraient pas la libre navigation entre Alexandrie, Rosette et Damiette, ainsi qu’elle a été arrêtée par l’article 19. de la convention, pour faciliter l’évacuation de ces places, mais qu’au contraire ils regarderaient comme bonne prise pour eux tout ce qui sortirait par mer des ports de l’Égypte. Le général en chef Kléber bien convaincu que Son Altesse le Suprême Vizir veut aussi sincèrement que lui l’entière exécution de la convention conclue entre eux pour l’évacuation de l’Égypte, croit absolument nécessaire d’y ajouter les articles suivants pour en assurer la garantie.
« Premier article supplémentaire.
« Son Altesse le Suprême Vizir s’étant rendu garant de l’exécution de la convention relative à l’évacuation de ce territoire par les troupes française arrêtée entre la Sublime Porte et le général en chef Kléber, commandant l’armée française en Égypte, en donnera sans délai connaissance à l’amiral anglais, commandant les forces navales de Sa Majesté britannique dans la Méditerranée, afin d’avoir l’adhésion formelle de cet amiral et que les articles 14. et 19. de cette convention n’éprouvent aucun retard dans leur exécution. Aussitôt que Son Altesse aura reçu cette adhésion, elle en instruira le général en chef.
« Article 2.
« Son Altesse le Suprême Vizir donnera elle-même tous les passeports nécessaires pour tous les bâtiments employés au transport de l’armée conformément à l’article 11. de la convention et pour ceux destinés à porter en France particulièrement le général de division Desaix, le général de division Dugua, le citoyen Poussielgue et le citoyen Auguste Damas, aide de camp du général en chef Kléber, pour eux, leur suite, bagages et effets.
« Article 3.
« Les obstacles imprévus que les Anglais viennent d’apporter à l’exécution de la convention, mettant le général en chef Kléber dans l’impossibilité d’évacuer le Caire dans le délai prescrit par l’article 5., le terme de cette évacuation sera prolongé d’autant de jours que la libre communication par mer entre Rosette et Alexandrie aura été interceptée par la nouvelle croisière: anglaise venue devant Alexandrie, le 28 pluviôse (23 du mois de Ramadan
« Article 4.
« Lorsque toutes les difficultés opposées par les Anglais seront levées, tout les bâtiments qui partiront d’Égypte pour la France, soit isolément et avant l’évacuation de l’armée soit avec elle, porteront pavillon turc et français. Chaque capitaine sera muni d’un exemplaire de la convention relative à l’évacuation de l’Egypte et d’un passeport particulier de Son Altesse le Suprême Vizir, afin qu’il soit respecté et qu’il puisse obtenir les secours nécessaires en cas de relâche forcée dans un port ennemi.
« Article 5.
« L’armistice conclu par l’article 2. de la convention sera prolongé jusqu’à l’époque où l’armée française aura pu s’embarquer à Alexandrie et regagner les ports de France.
« Le général en chef étant persuadé que Son Altesse le Suprême Vizir sentira aussi fortement que lui la nécessité d’ajouter ces articles explicatifs à la convention conclue entre eux, ne croit pas nécessaire de donner un plus grand développement aux raisons puissantes qui les rendent indispensables.
« J’ai l’honneur d’assurer Votre Excellence de la haute considération que j’ai pour elle. »
-1802 – 26 février : Décès de Charles O’Hara officier de l’armée britannique qui participa à la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique. En 1781 à la bataille de Yorktown, c’est lui qui remit, en signe de reddition, l’épée du lieutenant-général Charles Cornwallis aux révoltés. En 1792, il servait comme gouverneur de Gibraltar, charge qu’il laissa en novembre 1793 pour celle de commissaire royal à Toulon, c’est-à-dire de commandant des troupes coalisées. Décidé à combattre, O’Hara était déterminé à enlever par un coup de main la batterie conventionnelle qui de la hauteur des Arènes frappait de plein fouet les ouvrages de Malbousquet. Le 30 novembre, à trois heures du matin, avec trois mille hommes il sortit de Malbousquet, tourna la colline des Arènes et attaqua à revers la batterie de la Convention dont il surprit les canonniers. Quelques-uns furent tués ou faits prisonniers, mais les autres s’enfuirent vers Ollioules semant la panique dans la batterie du Camp des Républicains. Le général Dugommier tenait alors une conférence à son quartier général d’Ollioules avec Bonaparte, commandant en second de l’artillerie. Dès qu’ils furent informés de la situation, les officiers et leur général en chef accoururent à toutes brides, balayant de leurs feux le Val Bertrand, ralliant au passage les fuyards, rassemblant des troupes fraîches et marchant sus à l’ennemi. Bonaparte installa rapidement deux pièces sur la crête de Faveyrolles où s’élève aujourd’hui Notre-Dame de Rusque, pour balayer la plaine et permettre aux troupes regroupées de progresser sur le plateau des Arènes où les Anglais et les Napolitains satisfaits d’avoir atteint leur objectif n’avaient pas pu trouver le temps de se garantir contre le retour des Français. Sous l’effet de la surprise, l’infanterie reprit la Convention, poursuivit l’ennemi jusqu’au glacis de Malbousquet et fit prisonnier le général anglais O’Hara près de la chapelle de Notre-Dame de Rusque, à Faveyrolles, alors qu’il tentait de charger à cheval. A la nouvelle de cette capture, d’étranges rumeurs commencèrent à circuler dans Toulon. « O’Hara a refusé de combattre ! » « Il s’est fait prendre exprès, pour entrer en contact avec les républicains. » « Les Anglais sont en train de traiter avec les républicains sur notre dos. » D’où les suppositions les plus folles concernant une éventuelle collusion des Anglais avec les « Carmagnoles ». Le fait avéré – à l’origine vraisemblablement de ces rumeurs -, c’est qu’après sa capture, O’Hara, blessé, fut conduit au quartier général républicain et qu’il demanda aussitôt l’assistance d’un chirurgien anglais. Il voulut qu’on allât chercher en ville son bagage. « Mais comment donc! » dit Dugommier, qui avait l’art de tout aplanir (H. Ribot, 2021). Il décèdera le 25 février 1802 des suites de ses anciennes blessures.

-1815 – 26 février : NAPOLEON S’EVADE DE L’ÎLE D’ELBE – Napoléon, alors prisonnier, s’évade de l’île d’Elbe à bord de l’Inconstant (il note le 26 janvier dans ses mémoires). Dédaignant la souveraineté de l’île, à lui concédée par ses vainqueurs, il projette rien moins que de restaurer l’Empire français. Son entreprise réussira à la barbe des gouvernants européens, réunis en Congrès en Vienne pour remodeler l’Europe. Chacun connaît la suite qui durera 100 jours et s’achèvera à Waterloo. « A trois heures, le 1er mars, le brick qui me portait entrait dans le golfe Juan. J’ordonnai qu’un capitaine de la Garde, avec vingt-cinq hommes, débarquât avant la garnison du brick pour s’assurer de la batterie de côte, s’il en existait une. Ce capitaine conçut, de son chef, l’idée de faire changer de cocarde au régiment qui était dans Antibes. Il se jeta imprudemment dans la place; l’officier qui y commandait pour le roi fit lever les ponts-levis et fermer les portes; sa troupe prit les armes, mais elle eut respect pour ces vieux soldats et pour leur cocarde qu’elle chérissait. Cependant l’opération du capitaine échoua et les hommes restèrent prisonniers dans Antibes A cinq heures après midi, le débarquement au golfe Juan était achevé; on établit un bivouac au bord de la mer jusqu’au lever de la lune » (la suite pour plus tard). Réf. « La vie de Napoléon par Napoléon, pp. 207-208).

-1817 – 26 février : STHENDAL, VOYAGES…- ITALIE : POMPEI – Ce que j’ai vu de plus curieux dans mon voyage, c’est Pompéi ; on se sent transporté dans l’antiquité : j’y suis retourné aujourd’hui pour la septième fois. Ce n’est pas le lieu d’en parler. On a découvert deux théâtres ; il y en a un troisième à Herculanum : rien de plus entier que ces ruines. Je ne comprends pas le ton mystique avec lequel M. Schlegel vient nous parler des théâtres anciens : apparemment que je n’ai pas le sens intérieur. Le monde ayant commencé, pour nous, par des républiques héroïques, il est simple que leur produit paraisse sublime à des âmes étiolées par la monarchie, comme Racine.

-1834 – 26 février : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Le 26 février 1834, le général Desmichels signe un traité par lequel il reconnaît l’autorité de l’émir Abd el-Kader sur la région d’Oran. Désireux qu’il pacifie la région, il l’aide à constituer son armée : 2.000 cavaliers, 8.000 fantassins avec fusils modernes à baïonnette, 250 artilleurs. Les Français, embarrassés par la prise d’Alger, n’ont aucune envie de s’aventurer dans l’arrière-pays ni de soumettre celui-ci. Ils y seront contraints par la révolte d’Abd el-Kader.

-1836 – 26 février : Le Conseil de Sanary refuse de faire droit à la demande de l’Inspecteur des Douanes de Toulon de faire entretenir aux frais des communes, les chemins pratiqués sur la côte par les préposés des douanes. La décision de ce Conseil municipal sera grosse de conséquence pour les amoureux des sentiers du littoral et nous ressentons encore aujourd’hui les effets néfastes de cette décision que nous reproduisons ci-après « Le Conseil Municipal délibérant, considérant que les chemins ou sentiers pratiqués sur la côte par les préposés des douanes sur le littoral de cette commune ne figurent point sur l’état des chemins vicinaux de ladite commune, et ne sont autre chose que des sentiers ruraux pratiqués sur des propriétés privées par leurs propriétaires riverains pour s’introduire dans leurs propriétés et servir à leur exploitation, il s’ensuit donc de cette conséquence comme étant propriétés privées et non communales, que leur entretien et réparations demeurent à leur charge et qu’ils auraient même raison de plein droit de s’opposer formellement à toute réparation faite par la commune; considérant que la commune a déjà à sa charge treize chemins vicinaux qui absorbent les fonds alloués à leur réparation, ne saurait entrer dans une nouvelle dépense; considérant enfin que l’entretien des dits chemins réclamé par l’administration de la Douane, n’offrent aucun avantage réel à la commune ni ses habitants, vu que situés sur le littoral des côtes, ils n’ont d’autres communications directes que celle de servir à l’exploitation de propriétés privées. Pour tous ces motifs, le conseil municipal délibère et a délibéré qu’il n’y a pas lieu de faire droit à la demande de Monsieur l’Inspecteur des Douanes…  » Il est bon ici de rappeler l’Ordonnance de la Marine d’août 1681 qui limitait l’occupation du bord de mer et qui est un commentaire de l’ordonnance du 27 février 1534 (François 1er). Nous connaissons aujourd’hui les conséquences de cette délibération. Il y a quand même lieu de souligner que cette décision ne devait pas entraîner la suppression de ces sentiers qui devaient rester entretenus par les propriétaires qui les avaient ouverts au public qui les empruntait pour divers motifs depuis des temps immémoriaux.

-1885 – 26 février : L’IMMENSE CONTINENT NOIR EST PARTAGE COMME UNE VULGAIRE TARTE AUX POMMES – Le 26 février 1885 prend fin la conférence de Berlin sur le partage de l’Afrique noire. Elle a pour principal résultat de confier l’administration du Congo au roi des Belges Léopold II, sous le nom d’«État indépendant du Congo». Considéré par les Européens comme une terre sans maître, l’immense continent noir est partagé comme une vulgaire tarte aux pommes… sans que les habitants, pas plus que les pommes, aient leur mot à dire.

-1903 – 26 février : LE ROYAUME-UNI FACE AUX IMMIGRES – Un certain nombre de députés britanniques font remarquer que l’afflux d’étrangers, pour la plupart démunis, notamment dans la capitale, constitue une menace pour l’équilibre du pays. Cela compromet les conditions de vie et de travail de la classe ouvrière anglaise. Ils ont donc demandé au gouvernement de déposer un projet de loi restreignant l’immigration.

-1909 – 26 février :

  1. CRISE DANS LES BALKANS – Le fait que la Bulgarie ait réussi à assurer son indépendance par des compensations financières incite la Serbie comme le Monténégro à faire valoir à leur tour leurs prétentions vis-à-vis de la Bosnie-Herzégovine. La Serbie d’arme. Mais aujourd’hui, l’Autriche-Hongrie signe un accord avec l’empire ottoman (la Turquie) sur la Bosnie-Herzégovine : pas de modification sans consultation préalable ; et les grandes puissances – Allemagne, Grande-Bretagne, et France – interviennent pour essayer d’établir un équilibre : si la Serbie renonce à ses prétentions territoriales, l’Autriche accordera certaines facilités économiques. Le premier ministre serbe, Stojan Novakovic, en poste depuis le 23 février, proclame le « programme panserbe » : « Ce ne sont pas les trois millions de Serbes de Serbie et du Monténégro qui constituent la nation serbe, ils n’en forment qu’un tiers, les deux autres tiers, sept millions d’hommes, sont en Dalmatie, en Croatie, en Slavonie et en Bosnie-Herzégovine, c’est-à-dire dans les régions que nous voulons annexer. Ces deux tiers sont entièrement soumis à l’autorité des Habsbourg (c.-à-d. l’Autriche-Hongrie), en dépit de leur volonté. Ce sont des sujets de la monarchie autrichienne… Mais nous voulons la liberté par des moyens pacifiques. » La Serbie est sûre, si besoin est, de l’appui de la Russie. Dès le 2 mars, les ambassadeurs de la Grande-Bretagne, de la France, de l’Italie et de l’Allemagne conseilleront à la Serbie de renoncer à ses revendications territoriales. Le 15 mars, l’Italie proposera une conférence internationale pour régler la question des Balkans. Le 27 avril, la Triplice (Allemagne, Italie, Autriche), reconnaît l’indépendance de la Bulgarie. Dont le souverain sera un roi (1er mai).
  2. DECES DE CARAN D’ACHE, dessinateur humoristique et caricaturiste.

-1913 – 26 février : LES ETATS-UNIS RENFORCENT LEUR FLOTTE DE GUERRE – Aux Etats-Unis, le Congrès adopte le budget de la marine ; prévoyant la construction de plusieurs unités cuirassées..

-1914 – 26 février : PAS DE CONSCRIPTION OBLIGATOIRE EN GRANDE-BRETAGNE – Le Premier ministre britannique, Herbert Asquith, repousse l’idée d’une conscription obligatoire.

-1916 – 26 février : LES ALLEMANDS OCCUPENT LE FORT DE DOUAUMONT, la pièce maîtresse du verrou de Verdun.

-1924 – 26 février : OUVERTURE DU PROCES D’ADOLF HITLER ET D’ERICH LUDENDORFF – En Allemagne, s’ouvre le procès d’Adolf Hitler et d’Erich Ludendorff qui fait suite de leur tentative de putsch à Munich le 8 novembre dernier. Ce procès passionne l’opinion. 60 journalistes en rendront compte journellement. Le 1er avril, Hiller sera condamné à 5 ans de forteresse assortis d’une amende de 200 marks-or, tandis que Ludendorff sera acquitté malgré les charges pesant contre lui. Jugement considéré comme particulièrement indulgent (nous y reviendrons)..

-1925 – 26 février : PREMIERE GRILLE DE MOTS CROISES – Cruciverbistes, à vos plumes, car c’est à cette date que le quotidien parisien « Excelsior » publie la première grille de mots croisés.

-1926 – 26 février : UNE PREMIERE QUI REJOUIT… LES ETATS-UNIS – À Washington, le Président Coolidge signe une loi réduisant l’impôt sur les revenus et les droits à payer sur les héritages..

-1936 – 26 février : HITLER LANCE LA « VOITURE DU PEUPLE » LA MYTHIQUE « VOLKSWAGEN » – Lors de la rencontre entre Hitler et l’industriel Ferdinand Porsche, l’idée de construire la « voiture du peuple » allemande, la « Volkswagen », a été retenue. L’usine chargée de la production a été inaugurée en Basse-Saxe. La Volkswagen est encore au stade du prototype en trois versions : limousine, décapotable ou cabriolet. Son poids est de 650 kg, le moteur, à refroidissement d’air, est placé à l’arrière ; il développe 24 CV pour une consommation de 6 litres aux 100 km. La voiture coûtera 990 deutsche Mark ; un système de crédit et d’assurance est prévu dans les contrats. Hitler espère que ce projet fera pour l’Allemagne ce qu’Henry Ford a fait pour les Etats-Unis.

-1940 – 26 février : “BATTUE PAR 36 À 3, LA FRANCE N’A CEPENDANT PAS DÉMÉRITÉ” (Lu dans L’Auto, lundi 26 février 1940).
“Les Français ont accepté la défaite dans l’esprit du jeu. Notre quinze n’était pas préparé. Et il affrontait, de l’avis unanime, le meilleur team que la Grande-Bretagne pouvait aligner. Notre défense fut plutôt faible. Et puis, il y avait le trois-quarts centre Wooller…
“Ce qui paraissait le plus merveilleux, c’était que nos joueurs ne savaient plus rien. L’étourdissante équipe britannique allumait, tout à travers le terrain, des incendies de beau, de magnifique jeu, auquel la flamme des maillots rouges donnait une chaleur sacrée. Ces actions communes d’avants soudés les uns aux autres, cette coopération si souple entre fantassins et cavaliers, ces percées magiques dues à d’impromptus changements de pied et, avant tout, à l’esprit de décision, tout cela, confondu dans la stratégie complexe, fille de la spontanéité du rugby, mettait en évidence l’ignorance des nôtres. Même s’il fut prouvé que nous ne connaissions plus le vrai rugby, au moins le fut-il aussi que nous avions oublié le mauvais rugby. Et c’était bien, hier, l’essentiel.
“Notre tâche la plus ardue n’est pas d’apprendre. Nous avons devant nous pour cela du temps, de la bonne volonté et l’exemple convaincant des professeurs amis. Il fallait d’abord désapprendre. Et désapprendre, c’est vaincre ses habitudes, abattre le mauvais instinct… La plus belle vertu du rugby est qu’il laisse une arme glorieuse à celui qui subit la défaite : l’honneur de libérer le jeu, d’abandonner à l’adversaire heureux le droit de jouer le ballon sans contrainte et sans crainte. Ainsi toujours le vainqueur est le même : le rugby.
“Limiter les dégâts du score! C’est une besogne qu’il faut proscrire du but à atteindre. L’équipe de France de la reprise ne subira aucune critique. On dissertera sur les phases du jeu, on révélera les insuffisances techniques, bien sûr. Mais uniquement afin d’éclairer, de préparer, de rechercher. Les joueurs seront ce que seront les méthodes. Nous savons que notre matériel humain est riche et que nous saurons où puiser demain les grands attaquants frères des Jauréguy, des Crabos, des Struxiano. Leur cœur, leur cerveau, leurs muscles, nous les avons. Ce qui importe, c’est que le score d’hier soit pour eux l’occasion de se discipliner, de regarder, d’étudier. Sans dépit. Sans amertume. Alors, merci! hein? amis. 36 à 3, ce n’est pas trop payer la leçon du pardon. Vous nous avez fait l’hommage de votre plus forte équipe : nous avons bien compris que ce n’était pas afin de flatter notre amour- propre, mais afin de célébrer une fête : la réconciliation confiante au-dessus d’un ballon pointu.”
(Légende de la photo : C’est devant un public nombreux et en présence de M. Campinchi, ministre de la Marine, que s’est disputé hier, au Parc des Princes, le match de rugby France-Grande-Bretagne. L’équipe britannique l’a emporté par 36 points à 3. Voici une remise en jeu, au cours de la partie.)

-1942 – 26 février :

  1. LA CONFERENCE DE SWANSEE DECIDE DE LA « SOLUTION FINALE A APPLIQUER AUX RESSORTISSANTS JUIFS. Le 20 janvier 1942, en Allemagne, la conférence de Berlin, rue Swansee, décide de la « solution finale à appliquer aux ressortissants juifs. Leur déportation systématique dans les territoires de l’Est européen est planifiée et leur disparition par un « traitement spécial » est prévue. Hitler en parlera ouvertement dans un discours que Paris-Soir reproduit le 26 février (Alain Rossel, 1985).
  2. LE CROISEUR DE BATAILLE ALLEMAND « GNEISENAU », ARMÉ LE 21 MAI 1938, EST BOMBARDE LE 26 FEVRIER 1942 A KIEL où il subit d’importants dégâts. Les travaux de réparations commencés ne seront pas achevés en 1944. Il finira son existence comme blockship, coulé dans le port de Gotenhafen. Son épave sera ferraillée après la guerre (Henri Ribot : Gérard Garier).

-1954 – 26 février : LA « REPUBLIQUE DE TOULON ET DU VAR » DU VENDREDI 26 FEVRIER 1954 RAPPORTE UN ACCIDENT QUI S’EST PRODUIT LE 22 DU MEME MOIS : « Des ouvriers procédant au nettoyage des soutes à munitions désaffectées au cap Cépet, se sont trouvés en présence d’un squelette humain. Selon les renseignements recueillis, il s’agirait d’un Allemand tué au cours des bombardements qui ont précédé la libération. On se souvient, en effet, que ceux-ci furent très violents et que la presqu’île constituait le refuge de l’ennemi après la libération de Toulon. L’autorité militaire prévenue s’efforce d’identifier la victime près de laquelle des lettres demeurées intactes doivent faciliter la tâche. On nous signale, d’autre part, que certains endroits fort heureusement interdits au public sont encore dangereux à la circulation en raison de projectiles de toutes sortes non encore explosés » (République de Toulon et du Var du vendredi 26 février 1954).

-1955 – 26 février : AMELIORATIONS APPORTEES A DES UNITES DE LA MARINE NATIONALE – Une note de Paris à Monsieur le vice-amiral commandant le Marine à Casablanca n°2178 CAN/T du 26 février 1945 ayant pour objet « Améliorations à apporter aux passerelles » adressées aux avisos-dragueurs Commandant Duboc (étude sur l’installation d’un radar 277) et Commandant Bory (Projet de modernisation de la passerelle). « …. Je vous demande d’examiner la possibilité d’installer soit des mousetrap, soit un hedgehog en deux parties (split Hedgehog) sur l’arrière de la pièce de 40 mm avant. A cet emplacement, la conservation en bon état du matériel sera en effet un peu moins difficile à réaliser que sur la plage avant. Mes préférences iraient plutôt au hedgehog qu’au mouse-trap, le premier étant plus efficace que le deuxième. Toutefois, les réactions de tir du hedgehog sont assez importantes et il est à craindre qu’elles conduisent à des renforcements de coque difficile à réaliser. (voir Commandant Delage). Pour le Ministre et par délégation L’ingénieur général du génie maritime Kahn Directeur Central des Constructions et Armes navales. » (Gérard Garier).

-1971 – 26 février : DISPARITION, À PARIS, DE FERNANDEL, LE GRAND FERNANDEL, DE SON NOM D’ÉTAT-CIVIL FERNAND JOSEPH DÉSIRÉ CONTANDIN. Il était né à Marseille en 1903. Fernandel fut durant des décennies l’une des plus grandes stars – ici le mot n’est pas galvaudé – du cinéma français. Comique, certes, mais aussi tragique, ce comédien nous a laissé orphelins. Que de films ai-je vus à leur sortie qui sont restés dans ma mémoire à jamais, de « L’auberge rouge » (de Claude Autant Lara dont le scénario original était signé par Jean Aurenche qui mourut à Bandol en 1992, à l’âge de 89 ans) à « La vache et le Prisonnier » en passant par tous les Don Camillo, Ali Baba et « La Cuisine au Beurre ». Que de fois, à La Seyne, adolescent, j’ai mis et remis sur le tourne-disques son interprétation des « Trois messes basses » de Daudet ! et puis, il avait tourné à Saint-Mandrier, sur la plage de la Coudoulière, avec Jean Gabin les premières scènes du 42ème film de Gilles Grangier, « L’âge ingrat », mises en boîte le mardi 8 septembre 1964.

-1992 – 26 février : DUBLIN AUTORISE UNE JENE IRLANDAISE A AVORTER EN ANGLETERRE – La Cour suprême de Dublin autorise une adolescente violée et enceinte à avorter en Angleterre. Cette affaire déchire les Irlandais qui refuseront la légalisation de l’avortement lors du referendum du 26 novembre suivant.

-1990 – 26 février : UNE PRESIDENTE POUR LE NICARAGUA – Avec 54,8% des suffrages, Violeta Chamorro revit le pouvoir au président Daniel Ortega. Ce vote met fin au régime sandiniste qui, en 1979, avait renversé la dictature du général Somoza. Celle qui l’a battu est la veuve d’un directeur de journal tué par les somozistes. Elle est âgée de 61 ans.

-1992 : 26 février : A leur assemblée générale les pêcheurs de La Ciotat mentionnent, parmi les poissons à chair blanche, que l’espèce pêchée est surtout le merlan (Patania et alii).

-1993 – 26 février : ATTENTAT A NEW YORK – Une bombe explose au World Trade Center, en plein centre de New York : 6 morts, plus de 1000 blessés.

-1995 – 26 février : UNE BANQUE BRITANNIQUE EN FAILLITE – Londres. La banque Barings Brothers, en faillite avec plus de quatre milliards de francs de pertes, est placée sous administration judiciaire. Le 2 mars, le trader Nick Leeson sera arrêté à l’aéroport de Francfort. Courtier de la Barings sur les marchés dérivés, ce jeune as de la finance avait provoqué le krach à Singapour.

-1997 – 26 février : ECOLES FRANCOPHONES BELGES EN GREVE – Les écoles francophones sont en grève à Bruxelles et en Wallonie à cause d’un plan très rigoureux d’économie. Le 2 avril, ce seront près de 10 000 enseignants et étudiants francophones qui descendront manifester dans les rues de la capitale. L’objet de la controverse concerne la réforme de l’enseignement secondarité sacrifiant 3 000 emplois..

-1998 – 26 février : NOUVEAU QUARTIER JUIF DANS LA PARTIE ARABE DE JERUSALEM – Netannyahou donne le feu vert à la construction d’un nouveau quartier juif dans la partie arabe de la ville. Le 21 mars, un attentat-suicide du Hamas fera 4 morts et 47 blessés à Tel-Aviv. .

-1999 – 26 février : IRAN – Les « réformateurs » , partisans du président iranien Mohammad Khatami, gagnent les élections municipales, les premières organisées depuis 1979. Cinquante-deux femmes sont élues à travers le pays.

-2022 – 26 février :· LA SITUATION EN UKRAINE – Twitter for iPhone – Deux jours après le lancement d’une invasion du pays ordonnée par Vladimir Poutine, des combats ont eu lieu dans la capitale, sur l’avenue de la Victoire, une des artères principales de la ville. « A Kiev, de violents combats se poursuivent. L’armée ukrainienne repousse des saboteurs russes », a fait savoir, dans la nuit de vendredi à samedi, le Service des communications spéciales ukrainien. Sur Facebook, l’armée de terre ukrainienne a dit de son côté avoir détruit une colonne de cinq véhicules militaires russes, dont un char, près de la station de métro Beresteiska, située sur l’avenue de la Victoire, dans le nord-ouest de la capitale. Un peu plus tôt, le Service des communications spéciales ukrainien a affirmé que les forces russes essayaient d’attaquer une centrale électrique dans le quartier de Troieshchyna, au nord-est de Kiev.
Les habitants de la ville ont été invités à rester dans leurs abris ou, s’ils sont chez eux, à ne pas s’approcher des fenêtres. La sirène d’alerte anti-aérienne a aussi été déclenchée à l’aube à Kharkiv, une grande ville de l’est de l’Ukraine proche de la frontière russe, selon le Service des communications spéciales.

-2023 – 26 février :· En Corse, le temps déjà très agité ce matin avec des orages et des pluies gagnent la Provence-Alpes-Côte d’Azur l’après-midi. En soirée, la pluie froide se renforce, mêlée à de la neige à basse altitude. Attention dans la nuit de dimanche à lundi en raison des chutes de neige attendues jusqu’au littoral provençal et languedocien ! Min : 1 à 6°C Max : 9 à 13°C. Tendance ultérieure : le froid s’accentue sous un plein soleil d’hiver dans le nord du pays. Dans le sud, prudence, avec de la neige jusqu’en plaine des Pyrénées au Massif central et dès 500 mètres d’altitude du sud des Alpes à la Méditerranée. En Corse, attention aux pluies abondantes et risques d’inondations.

-2024– 26 février :·à la UNE de Var-Matin édition Toulon – La Seyne – Sanary.

  1. Porte-avions nouvelle génération à Toulon – Les futurs quai et bassin passés au crible (p. 4).
  2. La grande distribution en mutation : En perte de vitesse, les hypermarchés font face à de nouveaux défis. Le secteur, en pleine restructuration, doit se réinventer (p. 2 et 3).
  3. Toulon : Paris, L’Amérique … Les multiples vies de Renato Rastello.
  4. Le Mag.Eco : Les capteurs de Watteco chassent les fuites d’eau, p. 33.
  5. Rugby – Six Nations : La France concède un nul humiliant face à l’Italie, p. 42

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 262e livraison : -1836 – 26 février : Le Conseil de Sanary refuse de faire droit à la demande de l’Inspecteur des Douanes de Toulon de faire entretenir aux frais des communes, les chemins pratiqués sur la côte par les préposés des douanes. La décision de ce Conseil municipal sera grosse de conséquence pour les amoureux des sentiers du littoral et nous ressentons encore aujourd’hui les effets néfastes de cette décision que nous reproduisons ci-après « Le Conseil Municipal délibérant, considérant que les chemins ou sentiers pratiqués sur la côte par les préposés des douanes sur le littoral de cette commune ne figurent point sur l’état des chemins vicinaux de ladite commune, et ne sont autre chose que des sentiers ruraux pratiqués sur des propriétés privées par leurs propriétaires riverains pour s’introduire dans leurs propriétés et servir à leur exploitation, il s’ensuit donc de cette conséquence comme étant propriétés privées et non communales, que leur entretien et réparations demeurent à leur charge et qu’ils auraient même raison de plein droit de s’opposer formellement à toute réparation faite par la commune; considérant que la commune a déjà à sa charge treize chemins vicinaux qui absorbent les fonds alloués à leur réparation, ne saurait entrer dans une nouvelle dépense; considérant enfin que l’entretien des dits chemins réclamé par l’administration de la Douane, n’offrent aucun avantage réel à la commune ni ses habitants, vu que situés sur le littoral des côtes, ils n’ont d’autres communications directes que celle de servir à l’exploitation de propriétés privées. Pour tous ces motifs, le conseil municipal délibère et a délibéré qu’il n’y a pas lieu de faire droit à la demande de Monsieur l’Inspecteur des Douanes…  » Il est bon ici de rappeler l’Ordonnance de la Marine d’août 1681 qui limitait l’occupation du bord de mer et qui est un commentaire de l’ordonnance du 27 février 1534 (François 1er). Nous connaissons aujourd’hui les conséquences de cette délibération. Il y a quand même lieu de souligner que cette décision ne devait pas entraîner la suppression de ces sentiers qui devaient rester entretenus par les propriétaires qui les avaient ouverts au public qui les empruntait pour divers motifs depuis des temps immémoriaux.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 462e livraison : -1971 – 26 février : DISPARITION, À PARIS, DE FERNANDEL, LE GRAND FERNANDEL, DE SON NOM D’ÉTAT-CIVIL FERNAND JOSEPH DÉSIRÉ CONTANDIN. Il était né à Marseille en 1903. Fernandel fut durant des décennies l’une des plus grandes stars – ici le mot n’est pas galvaudé – du cinéma français. Comique, certes, mais aussi tragique, ce comédien nous a laissé orphelins. Que de films ai-je vus à leur sortie qui sont restés dans ma mémoire à jamais, de « L’auberge rouge » (de Claude Autant Lara dont le scénario original était signé par Jean Aurenche qui mourut à Bandol en 1992, à l’âge de 89 ans) à « La vache et le Prisonnier » en passant par tous les Don Camillo, Ali Baba et « La Cuisine au Beurre ». Que de fois, à La Seyne, adolescent, j’ai mis et remis sur le tourne-disques son interprétation des « Trois messes basses » de Daudet ! et puis, il avait tourné à Saint-Mandrier, sur la plage de la Coudoulière, avec Jean Gabin les premières scènes du 42ème film de Gilles Grangier, « L’âge ingrat », mises en boîte le mardi 8 septembre 1964.

LA SEYNE-SUR-MER. 163e livraison : -1672 – 26 février : EN ETE, DURANT LES PERIODES DE SECHERESSE, LA VILLE DE LA SEYNE MANQUE D’EAU POTABLE. Les fontaines et puits existant dans les divers hameaux qui constituent la Communauté sont en mauvais état : de nombreuses délibérations parlent du problème de leur entretien et des réparations à envisager telles celle mentionnant « que le puits de Tortel qui appartient à la Communauté étant en très mauvais état, il est nécessaire de le faire ‘rabiller’ », ou bien cette autre « faire réparer la fontaine du Courton (auj. Crouton) puisqu’elle est rompue » (Mireille Bailet, Histoire et Patrimoine seynois, Cahiers avril 2004 ; Cahier du patrimoine ouest-varois n°14, 2012).

OLLIOULES : 174e livraison :
Le 30 novembre 1793, à trois heures du matin, avec trois mille hommes il sortit de Malbousquet, tourna la colline des Arènes et attaqua à revers la batterie de la Convention dont il surprit les canonniers. Quelques-uns furent tués ou faits prisonniers, mais les autres s’enfuirent vers Ollioules semant la panique dans la batterie du Camp des Républicains. Le général Dugommier tenait alors une conférence à son quartier général d’Ollioules avec Bonaparte, commandant en second de l’artillerie. Dès qu’ils furent informés de la situation, les officiers et leur général en chef accoururent à toutes brides, balayant de leurs feux le Val Bertrand, ralliant au passage les fuyards, rassemblant des troupes fraîches et marchant sus à l’ennemi. Bonaparte installa rapidement deux pièces sur la crête de Faveyrolles où s’élève aujourd’hui Notre-Dame de Rusque, pour balayer la plaine et permettre aux troupes regroupées de progresser sur le plateau des Arènes où les Anglais et les Napolitains satisfaits d’avoir atteint leur objectif n’avaient pas pu trouver le temps de se garantir contre le retour des Français. Sous l’effet de la surprise, l’infanterie reprit la Convention, poursuivit l’ennemi jusqu’au glacis de Malbousquet et fit prisonnier le général anglais O’Hara près de la chapelle de Notre-Dame de Rusque, à Faveyrolles, alors qu’il tentait de charger à cheval. A la nouvelle de cette capture, d’étranges rumeurs commencèrent à circuler dans Toulon. « O’Hara a refusé de combattre ! » « Il s’est fait prendre exprès, pour entrer en contact avec les républicains. » « Les Anglais sont en train de traiter avec les républicains sur notre dos. » D’où les suppositions les plus folles concernant une éventuelle collusion des Anglais avec les « Carmagnoles ». Le fait avéré – à l’origine vraisemblablement de ces rumeurs -, c’est qu’après sa capture, O’Hara, blessé, fut conduit au quartier général républicain et qu’il demanda aussitôt l’assistance d’un chirurgien anglais. Il voulut qu’on allât chercher en ville son bagage. « Mais comment donc! » dit Dugommier, qui avait l’art de tout aplanir (H. Ribot, 2021). Il décèdera le 25 février 1802 des suites de ses anciennes blessures.

TOULON. 156e livraison. Bonnafoux -1880 – 1980 : un siècle de transports en communs dans l’agglomération toulonnaise.
Par suite des délibérations ci-dessus, la ville de Toulon allait être équipée de transports en commun digne de la cité moderne qu’elle devenait. De 20000 habitants en 1801 elles ont compté 101000 en 1901 soit un siècle plus tard.
Les travaux de la nouvelle enceinte à peine terminée, on parle déjà de les démolir. Certains déplorent que les nouveaux remparts n’est pas été construit plus loin vers l’est le nord et l’ouest les 16 hectares récupérés par la démolition des anciennes fortifications semblent insuffisantes.
-1ère ligne de tramways de Toulon – Un décret du Journal officiel daté du 16-1-1881 déclara d’utilité publique la création à Toulon de trois lignes de tramways hippomobiles. Le 17 janvier 1886 fut inaugurée la première, composée de deux parties, place Notre-Dame (Noël Blache) à Bon Rencontre et place Notre-Dame au pont de Saint-Jean-du-Var (Marius Autran, tome 1, 1987).
Au cours de la séance du Conseil municipal de mars 1893 M. Artaud, conseiller municipal de Toulon, signalait : l’enceinte fortifiée de Toulon n’est pas conforme à l’image que l’on se fait d’une ville de guerre. Les moyens de défense consistent à l’éloignement de ces moyens de du centre de la place. Pour Toulon ils ne sont pas seulement près du centre mais au centre même. Car Toulon n’est pas seulement la partie de la ville renfermée dans les remparts mais encore tous ses faubourgs : le Mourillon, maisons neuves, Saint Roch et le pont du Las. Son point faible a été prouvé en 1793 dans l’armée de la convention qui prit la ville par la Seyne. Il demande à l’extension du forfait rond aux forces Antoine suivant la rivière neuve jusqu’à la goudron et de l’autre côté Est) du Fort Faron vers le fort cap brun. Ce qui permettrait d’englober les faubourgs.
Ce déplacement des remparts est inséparable de l’assainissement de la ville. Des vieux quartiers sont habités par la classe laborieuse qui y trouvent des loyers à prix réduit au détriment de la santé. Il faut remédier à cet état de choses.
Après audition des divers orateurs, il en résulte que tous demandent la suppression des remparts pour l’assainissement de la ville. Le Conseil en déduit qu’il faut mandater le maire pour demander purement et simplement leur démolition. Cette résolution faisait suite à celle de monsieur Blache qui 14 ans auparavant avait fait partir une pétition de 10000 signatures. Pétition qui avait été jetée au panier.
L’envoi d’une commission mixte pour étudier sur place l’éloignement de l’ancienne fortifiée était demandée. En attendant le résultat de cette étude, Le Conseil demande la modification des servitudes militaires.
Le vœu est adopté (à suivre).
CHRONIQUE CATALANE : 13e livraison.
Nouvelle venue, cette chronique est destinée à ceux qui, comme moi, sont Catalans et aiment leur langue, mais sont perdus dans une diaspora mondiale. Pour eux – et aussi pour ceux qui sont restés au pays -, je libère ma langue maternelle : EN CATALA – “Miralls màgics”de Carme Arnau
Fa bastants anys que Carme Arnau és la grand especialista de Mercè Rodoreda, ja que li va consagrar la seva tesi doctoral el 1979, tesi que duu el titol « Introducciô a la narrativa de Mercè Rodoreda ». No ens estranya, doncs, que reincideixi en l’apro- fundiment de l’autora amb un nou assaig intitulât « Miralls màgics, aproximaciô a l’ûltima narrativa de Mercè Rodoreda », que acaba de publicar a la col.lecciô « A l’abast ».
Mercè Rodoreda és l’autora, recordem-ho, de « La plaça del diamant », la novel.la que va ser escollida com a millor obra del seu gènere dels primers vint-i-cinc anys després de la guerra civil. « La plaça del diamant » és la histôria d’una noia que perd el marit durant la guerra i s’ha d’espavilar per fer pujar el fill i la filla. Se n’ha tret una excel lent pel.licula i la novel.la ha estât traduïda al francès i a moites altres llengües. L’autora, que ja havia plubicat novel.les com « Aloma », va fer com tants intel.lectuals que al 1939 van prendre el cami de l’exili. Va viure a França i després a Suïssa, on va redactar en particular « La plaça del diamant ». Reconeguda com a escriptora de primera categoria, va tornar al pais on va morir fa una desena d’anys. Diem tôt aixô perquè résulta, ens explica Carme Arnau, que Mercè Rodoreda ténia una altra faceta que la realista, que es manifesta en les darreres obres, « La mort i la primavera » i « Quanta, quanta guerra… « . Perô es veu que havia provat d’escriure « La mort i la primavera » bastant d’hora, i que l’èxit de l’altra faceta, il.lustrada per « La plaça del diamant”, la va descartar d’aquesta meditaciô de la mort amb tota una simbô- lica i una introducciô de l’esoterisme, en particular rosicrucià perô també dels alquimistes. Per acostar-se a la novel.lista, Carme Arnau també segueix un cami d’iniciaciô que dôna résultats ja que ens permet de comprendre millor una escriptora que admirem.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.
Réflexion de John L. Asher Jr alors qu’il refusait de prendre son bain : « Un bain, c’est un nom commun mais, quand on en sort, logiquement, ce devrait être un nom propre ! ». Que lui répondre ?

Il est à présent 8 h 30. Affectueuses pensées pour Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.
Bon mercredi à tous et à demain pour fêter les HONORINE.

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