ÉPHÉMÉRIDES DU 8 FÉVRIER

Published by

on

ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 8 FÉVRIER 2025, 14e ANNÉE (n° 4658).

ILLUSTRATION : 2007, Madagascar, l’île aux Nattes.

LES FÊTES.

(Madagascar, à Sainte-Marie, embarquement pour l’île aux Nattes).

Le 8 février, nous fêtons les quelques 300 000 JACQUELINE de France. Sainte Jacqueline (en fait Jacomina de Settesoli dont le nom a été francisé en Jacqueline de Septosoli) fut amie et disciple de saint François d’Assise qui l’appelait « frère Jacqueline ». Elle avait épousé Gratien Frangipani, seigneur de Marino, parent de l’abbé Frangipani auquel La Seyne doit une partie de son indépendance. Veuve très tôt, une tradition veut qu’elle reçût saint François dans son palais romain pour lui donner une crème d’amandes délicieuse que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de frangipane. Elle passa les dernières années de sa vie en Ombrie où elle fut inhumée non loin de François dans la grande basilique d’Assise.

Le calendrier républicain dédia ce 20e jour du mois de pluviôse à la SERPETTE, petite serpe que l’on utilise en jardinage pour couper les petites branches, cueillir des fleurs ou des fruits et pour certaines opérations de greffe de plantes.

DICTON. À la Sainte Jacqueline, froid et bruine.

PENSÉE. « Tant que vous n’êtes pas un fromage, l’âge importe peu » (Billie Burke, actrice étasunienne, de son vrai nom Mary William Ethelbert Appleton Burke, décédée en 1970)

(en route pour l’Île aux Nattes avec Isabelle).

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre. Aujourd’hui J.-A.-B. Mortreuil – « Dictionnaire topographique de l’arrondissement de Marseille (Bouches-du-Rhône) comprenant les noms anciens et modernes ». Marseille, typographie et lithographie Cayer et Cie, rue Saint-Ferréol, 57, 1872. 470 p.

L’auteur, J.-A.-B. Mortreuil fut juge de paix, correspondant de l’Institut de France, Membre de l’Académie de Marseille, de la Société de Statistiques, etc. L’impression de ce dictionnaire a été voté par délibération de la Société de Statistiques de Marseille le 4 mars 1869.

Le livre : ce dictionnaire contient dans une série alphabétique : Premièrement, les noms fournis par la géographie physique. Deuxièmement, les noms de lieux habités. Troisièmement, les noms se rapportant à la géographie historique. Le dictionnaire se termine par un index des noms anciens comprenant, dans une seule série alphabétique, les noms cités, avec renvoi à l’article où il en est question. Il existe une réédition en 500 exemplaires publiée en 1980 par Laffitte Reprints, et réalisée grâce à l’aimable concours de la Bibliothèque municipale de Marseille.

ÉPHÉMÉRIDES.

(L’Île aux Nattes. L’arrivée).

1250 – 8 février : SEPTIÈME CROISADE (1248-1254). LOUIS IX, ROI DE FRANCE EST BATTU A MANSOURAH et fait prisonnier en même temps que son frère, le comte de Provence Charles 1er. Au bout d’un mois seulement, ils sont en définitive libérés contre une rançon de 200 000 livres et bien sûr l’évacuation de Damiette. La régente, mère du roi, le pressait de revenir en France ; malgré ses instances, celui-ci passa en Palestine, où il demeura encore quatre années à faire réparer les fortifications. En 1254, obligé de revenir enfin dans son royaume, après la mort de sa mère, c’est un homme transformé qui prenait les rênes du royaume, désormais tout entier voué à sa mission de roi chrétien, qui lui vaudra la sainteté. En Provence, la longue absence de son frère Charles encouragea dans le comté des forces d’opposition réveillées par dix-huit mois d’interrègne (Boudet J. – Chronologie de l’histoire de l’Europe, Nathan, 199 ; « Chronologie » dans Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet – La Provence au Moyen Âge, 2005 ; M. Agulhon, N. Coulet, 1987).

1328 – 8 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Speronum Antrefoct camini de Albanea et Sancti Tyrsii (charte aux archives municipales). Antrefort d’Aubagne – lieu où le chemin d’Aubagne passe du territoire de Marseille dans celui de Saint-Marcel, au-dessus de Valbarelle (1872). Première mention : Antrefolch d’Albagna, 20 avril 1288 (charte aux archives municipales)

1372 – 8 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

1. Aymonim (charte aux archives municipales). Aymonin, propriété, quartier d’Eoures (1872). Première mention le 30 mai 1289 : Aymoy (acte aux archives municipales).

2. Area cremada (charte aux archives municip.). Vau-Cremade, vallon, quartier de Sainte- Marguerite, près du vallon de Vaufrège, mentionné le 24 août 1612 (registre aux archives de l’Evêché).

1372 ou 1373 – 8 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Al Monestairol, 8 février 1372 ou 1373 (acte notarié). Monine – lieu-dit, quartier de Saint- Marcel, dépendance de Romeguière.

1378 – 8 février : CUGES, ALLAUCH et PEYPIN –

1. Castrum de Cugis in vicaria Aquensi (registre Sclaponis de la Cour des comptes, fol. 66). Cuges, canton d’Aubagne (1872). Le village de Cuges était primitivement dans la montagne qui conduit au Saint- Pilon ; à la fin du Xe siècle, les habitants transportèrent leurs demeures sur la colline de Sainte-Croix. Le 23 avril 1005, Fouque, vicomte de Marseille, donne à Odile, sa. femme, pour prix du premier baiser nuptial, ce qu’il possède à Solliès, Ceyreste, Cuges, Ollières, biens et personnes. Et, en 1010, le castro Cugulli est mentionné puis Cugia en 1025.

2. Castrum de Ners, (registre Sclaponis). Ners, ancien château fortifié, aujourd’hui en ruines, dans le bois de Péchauri. Première mention : Castrum Nercii, 18 mai 1141 (bulle d’innocent II, arch. de l’Evêché).

3. Podium Pinum (registre Sclaponis, fol. 73). Peypin, canton de Roquevaire. Peypin était viguerie d’Aix avant l’organisation départementale faite en vertu de la Constitution de l’an VIII, époque à laquelle il a fait partie de l’arrondissement de Marseille. Première mention : Castrum de Podio Pino, 3 juin 1177 (cart. de Saint-Victor, n° 759).

1408 – 8 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Sant His (charte aux archives de la Major). Saint-Loup – hameau (1835) puis village de la commune de Marseille (1872). Première mention : 1057, Eccl. sancti Tyrsi (cartulaire de Saint-Victor, n° 53).

1439 – 8 février : COMMUNAUTÉ DE SOLLIES – Le 8 février 1439, la Communauté de Solliès se réunit dans la demeure d’Alphonse de Morance, châtelain de Solliès (Paul Maurel, 1936).

1493 – 8 février : LIEUX-DITS DE ROQUEVAIRE – Rolant (acte aux archives de Saint-Victor). Le Rolland – quartier rural. Première mention : Roland, février 1350 (registre aux archives de Saint-Victor).

(Sainte-Marie : le cimetière français).

1541 – 8 février : LES VAUDOIS Reçoivent LE SOUTIEN DU SEIGNEURS D’ALLEINS – Frappé de l’iniquité qui allait être commise contre les Vaudois du Lubéron, Jean Raynaud, seigneur d’Alleins, avait eu l’heureuse inspiration de prouver au président Chassanée qu’on violait toutes les formes légales en condamnant ainsi, sans les avoir entendus, des prévenus qui ne demandaient peut-être qu’à se rétracter. Chassanée, qui, d’ailleurs, penchait vers l’indulgence, se rendit à ces raisons. Il fit rentrer les troupes dans leurs quartiers, et, dès lors, resta gagné à la cause de la tolérance. François Ier, de son côté, averti que l’arrêt de Mérindol avait soulevé l’opinion publique, chargea Guillaume du Bellay, seigneur de Langey d’une enquête sur place. Les résultats de l’enquête furent tout en faveur des Vaudois, et le roi, par lettres patentes du 8 février 1541, accorda une amnistie à tous les Vaudois, à condition que, dans les trois mois, ils reviendraient à la foi catholique. Ce fut alors que les habitants de Mérindol obtinrent de Chassanée l’autorisation d’exposer leurs doctrines, et ils le firent avec tant de modération, bien que n’ayant pas caché leurs croyances, qu’on fut obligé de ne plus les inquiéter. Il semblait donc qu’ils pouvaient en toute sécurité se livrer à leurs pratiques, mais ils étaient surveillés et d’impitoyables rancunes n’attendaient que l’occasion de se satisfaire. Le haut clergé provençal et les magistrats d’Aix n’avaient pas renoncé à combattre l’hérésie, et cette tranquillité relative ne pouvait pas être de longue durée (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence).

(retour sur l’île aux Nattes).

1549 – 8 février : LIEUX-DITS DE ROQUEVAIRE –

1. Als Collarets, 8 février 1549 (acte aux archives de Saint-Victor). Collaret – lieu-dit, quartier de Gardy (1872). Première mention : Al Collarès, 23 novembre 1452 (acte aux archives de Saint- Victor).

2. Las Cortues – colline descendant de la chaîne de Bassan, sur la limite des territoires de Roquevaire et de Gémenos (acte aux archives de Saint-Victor).

1550 – 8 février : LIEUX-DITS DE ROQUEVAIRE –

1. Las Plancas, Las Plancos (registre aux archives de Saint-Victor). Première mention : Las Planques ou Vergier, 2 avril 1495 (registre aux archives de Saint-Victor),

2. Font de las Serguelas (charte aux archives de Saint-Victor). Les Séguières – lieu-dit, quartier de Bassan. Première mention : Balma Seguelas, 28 mars 1281 (charte aux archives de l’Evêché).

1663 – 8 février : LIEUX-DITS DE CASSIS – Pas de Fioube (acte aux archives de Saint- Victor). Pas de Gautier lieu-dit, proche du grand chemin de Ceyreste à Marseille, au point de jonction du territoire de Roquefort.

(à travers la mangrove)

1711 – 8 février : OFFICE DE MAJOR DE VILLE, CAS DE LA SEYNE ET DE SANARY : Des offices de « Major de Ville » ayant été créés par lettres patentes du roi, en 1708, dans les localités où il n’en existait pas, l’arrêt du Conseil de Sa Majesté attribua l’office de gouverneur, lieutenant pour le roi et major pour le lieu de La Seyne, à noble Louis Daniel de Léry. Cet office fut délégué par ce dernier, avec permission du roi, à Joseph Vicard, personnage du lieu qui fut jugé digne de le remplir. Auparavant, le sieur Daniel de Léry avait prêté serment « entre les mains », selon le langage du temps, de Mgr Louis Phelippeau, chevalier, comte de Pontchartrain, chancelier de France, commandeur des ordres du roi. Document signé : Millain, du 8 février 1711 (Louis Baudoin, 1965, p. 196). Un Major de Saint-Nazaire (Sanary) sera créé le 12 avril 1712 (Rotger B., 1984).

1752 – 8 février : LE PRINCE DE LORRAINE LOUIS-FRANÇOIS-CAMILLE EST NOMME 19ème ABBÉ COMMENDATAIRE DE SAINT VICTOR DE MARSEILLE. Il est le 71ème abbé de Saint Victor de Marseille (selon Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais le 64ème d’après P.-A. Amargier et Edouard Baratier). Brevet royal du 8 décembre 1751, bulles de provisions du 8 février 1752, mise en possession du 10 mai 1752. Mort en 1788 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium). Il devient seigneur majeur de Six-Fours et de La Seyne lorsqu’il prend sa charge à Marseille.

1772 – 8 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Croix – lieu-dit, quartier d’Eoures  (registre aux archives de la Major).

(L’île aux Nattes : l’Eglise).

1792 – 8 février : RÉGIMENTS QUI COMPOSENT LA 3ème GRANDE DIVISION COMPRENANT LA FRONTIÈRE DES ALPES ET LES CÔTES DE LA MEDITERRANEE, COMPOSÉE DES 7e, 8e, 9e ET 23e DIVISIONS MILITAIRES – Le tableau suivant, déjà connu par ailleurs, nous a transmis l’emplacement de nombreux régiments avant que les événements aient pris une tournure très grave. Ce document n’est pas daté, mais la lettre d’envoi faite par Job Aymé, procureur général syndic et futur député royaliste de Montélimar, est du 8 février 1792 et constate qu’il a été dressé en vertu de l’article 14 de la loi du 26 janvier précédent. Le tableau ne tient pas compte des régiments temporaires. A ce moment-là, il était évident que les effectifs étaient fort incomplets et qu’un remède devait être apporté à cette situation (Tableau des quatre grandes divisions de l’Armée et des départements désignés pour recruter les régiments qui composent ces divisions, s. l. n. n., in-f°, 10 p. La 1re grande division était sous les ordres du maréchal de Rochambeau, et la 2e division sous ceux respectifs de Lafayette et du maréchal de Luckner. Les commandants de la 3e et de la 4e division ne sont pas indiqués. Luckner quitta Grenoble au commencement du mois d’août 1791 où il commandait les 7e et 8e divisions et se rendit à Strasbourg pour prendre le commandement des 5e et 6″ divisions).

Infanterie :

11e, ancien « La Marine », emplacement Toulon, 2 bataillons, 1097 hommes de force actuelle du régiment, manquent 478 hommes au complet de guerre, attaché au département de l’Isère (Louis Baudoin, 1965, p. 366 : en 1782, la garnison de Toulon comprendra les 11e régiment d’Infanterie à deux bataillons (ex-de « La Marine », et le 91e régiment d’Infanterie à deux bataillons (ex-« Barrois »).

26e, ancien « Bresse », emplacement Bastia, 2 bataillons, 901 hommes de force actuelle du régiment, manquent 614 hommes au complet de guerre, attaché au département de la Drôme.

27e, ancien « Lyonnois », emplacement Montpellier, 2 bataillons, 959 hommes de force actuelle du régiment, manquent 556 hommes au complet de guerre, attaché au département des Hautes-Alpes.

28e, ancien « Du Maine », emplacement Draguignan, 2 bataillons, 980 hommes de force actuelle du régiment, manquent 535 hommes au complet de guerre, attaché au département des Basses- Alpes.

39e, ancien « Dauphiné », emplacement Aubenas, 2 bataillons, 8o3 hommes de force actuelle du régiment, manquent 712 hommes au complet de guerre, attaché au département du Var.

40e, ancien « Soissonnois », emplacement Grenoble, 2 bataillons, 1083 hommes de force actuelle du régiment, manquent 432 hommes au complet de guerre, attaché au département des Bouches-du-Rhône. En garnison à Montélimar, il quitta cette ville pour aider au rétablissement de l’ordre dans le département du Gard et d’après les instructions du général d’Albignac (en février 1791).

42e, ancien « Limousin », emplacement Ajaccio, 2 bataillons, 899 hommes de force actuelle du régiment, manquent 616 hommes au complet de guerre, attaché au département du Gard.

52e, ancien « La Fère », emplacement Bastia, 2 bataillons, 864 hommes de force actuelle du régiment, manquent 651 hommes au complet de guerre, attaché au département de la Lozère.

59e, ancien « Bourgogne », emplacement Alais, 2 bataillons, 981 hommes de force actuelle du régiment, manquent 534 hommes au complet de guerre, attaché au département de l’Aveyron.

61e, ancien « Vermandois », emplacement Béziers, 2 bataillons, 1015 hommes de force actuelle du régiment, manquent 5oo hommes au complet de guerre, attaché au département de l’Hérault.

72e, ancien « Vexin », emplacement Antibes, 2 bataillons, 852 hommes de force actuelle du régiment, manquent 663 hommes au complet de guerre, attaché au département du Tarn.

75e, ancien « Monsieur », emplacement Briançon, 2 bataillons, 1260 hommes de force actuelle du régiment, manquent 255 hommes au complet de guerre, attaché au département de la Corse.

77e, ancien « La Marck », emplacement Avignon, 2 bataillons, 1385 hommes de force actuelle du régiment, manquent 130 hommes au complet de guerre.

79e, ancien « Boulonnois », emplacement Avignon, 2 bataillons, 1019 hommes de force actuelle du régiment, manquent 496 hommes au complet de guerre.

91e, ancien « Barrois », emplacement Toulon, 2 bataillons, 1180 hommes de force actuelle du régiment, manquent 335 hommes au complet de guerre (Louis Baudoin, 1965, p. 366 ).

93e, ancien « Enghien », emplacement Mont-Dauphin, 2 bataillons, 1050 hommes de force actuelle du régiment, manquent 465 hommes au complet de guerre.

Bataillons de chasseurs :

1e, ancien « Royaux de Provence », emplacement Monaco, 1 bataillon, 371 hommes de force actuelle du bataillon, manquent 322 hommes au complet de guerre.

2e, ancien « Royaux de Dauphiné », emplacement Orange, 1 bataillon, 515 hommes de force actuelle du bataillon, manquent 178 hommes au complet de guerre.

3e, ancien « Royaux Corses », emplacement Courthézon, 1 bataillon,514 hommes de force actuelle du bataillon, manquent 179 hommes au complet de guerre.

4e, ancien « Corses », emplacement Montpellier, 1 bataillon, 474 hommes de force actuelle du bataillon, manquent 219 hommes au complet de guerre.

8e, ancien « Des Vosges », emplacement Uzès, 1 bataillon, 427 hommes de force actuelle du bataillon, manquent 266 hommes au complet de guerre.

10e, ancien « Des Ardennes », emplacement Lorgues, 1 bataillon, 366 hommes de force actuelle du bataillon, manquent 357 hommes au complet de guerre.

Artillerie :
4e, ancien « Grenoble », emplacement Valence, 2 bataillons, 1o85 hommes de force actuelle du régiment, manquent 432 hommes au complet de guerre.

Dragons :

8e, ancien « Penthièvre », emplacement Tarascon, 3 bataillons, 434 hommes de force actuelle du régiment, manquent 85 hommes au complet de guerre.

9e, ancien « Lorraine », emplacement Nîmes, 3 bataillons, 427 hommes de force actuelle du régiment, manquent 92 hommes au complet de guerre.

18e, ancien « Du Roi », emplacement Montpellier, 3 bataillons, 437 hommes de force actuelle du régiment, manquent 82 hommes au complet de guerre (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914).

1793 – 8 février : DES DIFFICULTÉS ÉCONOMIQUES SE FAISAIENT SENTIR A LA SEYNE ; ainsi, à la date 8 février 1793, la commune se trouvait presque entièrement dépourvue de blé (Louis Baudoin, 1965, p. 321).

1799 – 8 février : EXPÉDITION D’ÉGYPTE : Courrier de Bonaparte – Au Caire le 20 pluviôse an 7 (3 février 1799) – au citoyen Poussielgue. «  je donne ordre au payeur d’envoyer un de ses préposés sur une djerme armée à Mehal-Kebir et Menouf, pour ramasser l’argent et le rapporter au Caire le plus promptement possible. Donnez ordre à l’agent de la province de Gizeh de se mettre en route pour lever le 2e tiers du miri. Pressez de tous vos moyens la rentrée du premier tiers que doivent payer les adjudicataires. Joignez-y tout ce qui rend la monnaie et tout ce que doit rendre l’enregistrement ; car il est indispensable que vous ramassiez d’ici au premier Ventôse 500 000 francs, et que vous me les fassiez passer à l’Armée. Ils seront escortés par un adjudant général de l’état-major et le 3e bataillon de la 32e, qui ont l’ordre de partir le 30.

« Envoyez des exprès de tous côtés , et écrivez que l’on active la rentrée des impositions.

« Donnez ordre à Damiette pour que l’on recouvre les 150 000 francs qui reste à recouvrer et que l’on fasse rentrer le 2e tiers du miri ; de manière que le payeur de cette place puisse nous envoyer le 30 par Tineh et Catieh, 200 000 francs.

« Donnez ordre également que les impositions se lèvent dans le Scharkieh, de manière que l’on puisse nous envoyer d’ici au premier du mois prochain, 100 000 francs.

« Vous sentez combien il est nécessaire que, surtout dans ce premier moment, nous ayons de quoi subvenir à l’extraordinaire de l’expédition. » signé Bonaparte.

1801 – 8 février : EXPÉDITION D’ÉGYPTE : Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 – Dimanche 24 du mois de ramadan 1215 (8 février 1801) . « Plusieurs salves de canon sont tirés en l’honneur de deux importants bateaux qui arrivent de France, amenant soldats et matériels de guerre. Ils apportent aussi la nouvelle que Bonaparte a envahi l’Autriche, il a fait la guerre et a réduit les Autrichiens à sa merci. Comme Bonaparte était en train de négocier un traité de paix avec l’Autriche, il pouvait se passer de ce qui s’envoyait par le présent convoi. Deux autres bateaux suivront, qui apporteront la nouvelle de la conclusion de la paix.  Tout cela sous-entendant que le Royaume d’Égypte est désormais sous l’autorité des Français et que ceux-ci ne sont pas disposés à en partager le gouvernement avec personne d’autre. C’est ce qui fut lu dans une communication au Diwan. »

1831 – 8 février : CONQUÊTE D’ALGER – Ollioules héberge 144 volontaires de Paris appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan, 1937).

1843 – 8 février : Par l’effet d’un tremblement de terre qui venait de se faire sentir dans les Antilles, l’Isle de la Guadeloupe venait d’être le théâtre du plus triste et du plus cruel événement qu’une population puisse subir; la POINTE-A-PITRE, ville commer­çante de cette île venait d’être détruite de fond en comble, le 8 février dernier, par le tremblement de terre et par le feu. Une grande partie de la population était restée ensevelie sous les décombres et ceux qui avaient pu échapper à ce fléau étaient réduits à une extrême misère. Malgré les faibles revenus de la commune de Sanary, le conseil vota un secours de 100 francs pour être mis à la disposition des infor­tunés ayant échappé au tremblement de terre (Rotger B., 1984, p. 390).

1846 – 8 février : Le Conseil municipal demande un train direct pour la station d’Ollioules-Saint-Nazaire. Il mentionne aussi le chemin La Seyne – Saint Nazaire et demande des billets aller-retour, demande qui sera renouvelée le 8 novembre suivant (archives de Sanary).

1846 – 8 février : CONSTRUCTION DE L’ÉGLISE DE SAINT-MANDRIER – Un devis supplémentaire à de nouveaux travaux à exécuter pour la construction de l’église de Saint-Mandrier est établi par le sieur Roux, architecte. Le maçon était M. André Jaine. Ce devis s’élevant à la somme de 950,40 F, a été dressé pour couvrir la dépense que nécessitera le placement de 216 pieux, «à l’effet de consolider les fondations des murailles, de la dite église, la nature du sol ne permettant pas d’établir les fondations sur un terrain d’alluvions et sablonneux. Il sera approuvé naturellement» (Gisèle Argensse, 1989, p. 65-66).

1867 – 8 février : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 8. Ste Agathe. – Aujourd’hui, on met en place les 4 platanes qui sont devant l’église. Le terrain dans lequel on les place a été remué à plus de 3 pans ou 75 centimètres. Les arbres qu’ils remplacent étaient des micocouliers ou fabrigouliers ou, comme on dit à La Ciotat, des tapéniers qui étaient plantés à cette place depuis 1711 ainsi qu’il (…) par les archives de notre mairie. Ils avaient par conséquent 155 ans d’existence en comptant de décembre 1866. Voir aux archives l’agenda de 1866 – 11 novembre.

1871 – 8 février : ELECTIONS LEGISLATIVES – Le 8 février 1871, les législatives aboutirent à l’élection de candidats célèbres parmi lesquels on relève des noms comme Léon Gambetta, Adolphe Thiers, Jules Grévy, Casimir Périer, A.-A. Ledru-Rollin. Mais l’agitation révolutionnaire ne désarmait pas et allait produire des troubles plus graves que ceux du 1er novembre 1870. Bientôt le gouvernement envoyait dans les Bouches-du-Rhône un préfet à l’humeur particulièrement agressive, le comte de Fératry : son attitude hostile envers le parti républicain provoqua maint conflit aigu. Son successeur, Limbourg, se montra tout aussi belliqueux.  (Gabrielle Castellari, 1945).

1891 – 8 février : SANARY – Le maire Joseph SOLEILLET, soumet au Conseil Municipal les plans et devis pour la reconstruction de l’église paroissiale, établis par l’architecte PAGE de Toulon, et présentés par Monsieur Marius MICHEL. Il était bien tard pour pouvoir donner un avis sur l’utilité de ces travaux, car l’église était déjà démolie. C’est ce que fit remarquer l’un des conseillers, LAUGIER Théophile, qui ne s’associera pas au vote approuvant ce fait accompli. LAUGIER était pourtant membre du Conseil de Fabrique. Cette abstention accrédite la tradition orale qui dit que cette démolition de l’église du XVIe siècle ne fut pas approuvée par une partie de la population et fut une des causes de la mort du curé en exercice, Pierre Lacroix GASQ, peu de temps après, de chagrin dit-on. Il est remplacé par le curé Marius BREMOND. Cette abstention accrédite la tradition orale qui dit que cette démolition de l’église du XVIème siècle ne fut pas approuvée par une partie de la population et fut une des causes de la mort du curé en exercice, peu de temps après, de chagrin, dit-on. Il est de fait que l’église romane avait été normalement entretenue, encore en 1888. On a prétendu qu’on voulait l’agrandir mais les dimensions sont les mêmes. Alors … Il semble qu’il y avait à ce moment une mode des églises neuves. Le curé d’Ollioules demande la démolition de son église romane, et la construction d’une nouvelle, quatre fois de suite, en 1876, 1877, 1878, 1880. Et là, paradoxalement, c’est l’opposition systématique d’un maire anticlérical qui sauve l’édifice. En même temps que Sanary, Marius Michel payait aussi en 1892, une façade à l’église de La Seyne, mais heureusement,. cette dernière n’a pas été démolie. Il n’y avait précédemment qu’un mur aveugle, Peu de temps auparavant Saint-Cyr avait fait construire la sienne, consacrée en 1880. L’exemple venait d’ailleurs, en particulier des grandes villes. Marseille avait démoli son ancienne cathédrale et construisait sa nouvelle Major de 1852 à 1893, et avait terminé Notre-Dame de la Garde depuis peu d’années. Plus loin encore, Paris avait commencé la construction de la Basilique du Sacré-Cœur en 1876, qui durera jusqu’en 1919. Il faut peut-être essayer de se remettre dans l’esprit de l’époque pour comprendre. La mode n’était pas alors à la conservation du patrimoine.

1916 – 8 février :
1. – MOBILISÉ, LE FACTEUR DE SAINT-MANDRIER EST BLESSÉ AU COMBAT – Le facteur de la section de Saint-Mandrier, M. A. Giudicelli, rappelé sous les drapeaux le 30 janvier 1915, est grièvement blessé «au front » (Gisèle Argensse, 1989, p. 153).
2. TORPILLAGE DU CROISEUR-CUIRASSÉ « AMIRAL CHARNER » au large de Beyrouth alors qu’il allait en surveillance du Canal de Suez. L’effectif de ce navire comportait 20 officiers sous-officiers et 350 hommes. Le maître mécanicien Alexandre Tessier se trouvait à bord. Il avait quelques liens de parenté avec les grands-parents de Marius Autran. Il demeurait à La Seyne au quartier Gavet (Marius Autran, tome 7, 1999).
Biographie succincte de ce navire :

croiseur cuirassé « Amiral Charner », ex « Charner »,

-du même type que le « Latouche-Tréville » (plans Ing. Thibaudier) ;

-construit par l’arsenal de Rochefort ;

-effectue ses essais en 1893 sous le nom de « Charner » ;

-rebaptisé « Amiral Charner », en 1894 ;

-mis en service le 26/08/1895 ;

-basé à Toulon, le 1/09/1895 (2ème div. lég.) ;

-est au Levant, le 12/11/1895 ;

-Ecole Supérieure de Guerre, le 6/01/1896 ;

-intégré à l’escadre d’active, le 20/10/1896 ;

-en Crète, 1897-1898 ;

-en 1898, appartient à la Division de réserve ;

-à Toulon, Escadre Méditerranée, le 13/11/1898 ;

-École Supérieure de la Marine à Brest, du 1/01 au 26/02/1899 ;

-mis en réserve à Brest, en 09/1899 ;

-réarmé pour l’Extrême-Orient le 18/06/1900 où il reste jusqu’au 8/11/1901 où il regagne Toulon, en réserve de 2e catégorie ,

-réarmé le 24/01/1902 (3e Division Cuirassée) ;

-puis Division de Réserve, le 26/10/1902 ;

-et réserve normale, le 15/01/1903 ;

-réarmé comme école de canonnage jusqu’en fin 1909 ;

-en 05/1910, remplace le « Faucon » en Crète, jusqu’en 05/1912 ;

-mis en réserve spéciale à Bizerte, le 1/05/1913 ;

-au Maroc, le 7/08/1914 ;

-en Méditerranée, à Port-Saïd, le 11/1914 (bombarde les côtes de Syrie) ;

-s’échoue à Dédé Agatch, le 3/03/1915 ;

-participe au blocus de l’île turque de Ruad, le 23/08/1915 ;

-évacue les Arméniens de l’Oronte, les 12 et 13/09/1915 ;

-occupe l’île de Castellorizo, le 28/12/1915.

-Enfin, participe au barrage de Beyrouth, le 7/01/1916 ;

-torpillé et coulé par le sous-marin U 21, le 8/02/1916 (sur 20 officiers sous-officiers et 350 hommes, il n’y eut qu’un seul survivant).

(Madagascar, le directeur de l’école de l’île aux Nattes nous fait goûter le lait de coco – c’était l’époque des congés scolaires et il n’y avait pas d’élèves ce jour-là).

1932 – 8 février : NOUVELLE DEMANDE DE SEPARATION DE SAINT-MANDRIER – Une nouvelle lettre portant demande de séparation de la section de Saint-Mandrier d’avec La Seyne fut envoyée par La Seyne au Maire de Toulon le 8 février. Le 4 mars, trois semaines plus tard, celui-ci retourna une réponse effarante  » Je demanderai à Monsieur le Préfet la désignation de nouveaux membres de la commission intercommunale devant faire partie de la section municipale et de la section technique de la Ville de Toulon « . En substance, tout cela voulait dire que la discussion repartait de zéro. Nous en étions toujours à la situation de 1902, de 1912, de 1921. Mais finalement, un projet fut officiellement déposé le 15 décembre 1933. Suivirent deux années de silence (Marius Autran, tome 1, 1987).

1939 – 8 février : DES REFUGIES ESPAGNOLS ARRIVENT EN GARE DE LA SEYNE. Des autocars les emmènent un peu partout dans le Var (Gisèle Argensse, 1989, p. 207).

1941 – 8 février : REDEMARRAGE DU JOURNAL DE BORD DE LA BAN DE SAINT-MANDRIER ; la Commission Italienne d’Armistice arrive. « L’école des Pupilles qui se trouvait à Villeneuve, près de Brest, a quitté la zone occupée et arrive à Saint-Mandrier sous la direction du CV Guillermit et du LV Rouméas, avec ses professeurs civils et son aumônier. La Carraque se transforme en dortoir de collège pour les 160 pupilles (Histoire de la BAN Saint-Mandrier – netmarine.net). On aménage des salles de classe dans les appentis plus tard occupés par la 33F. Des lingères s’occupent du trousseau des pupilles et plient leur linge dans l’atelier à parachutes ; tout ce qui touche au matériel est maintenant supervisé par la CIA sous la direction du Général de Division Aérienne Guido Tacchini, qui préside la délégation aéronautique italienne de contrôle pour la Provence au n° 55, Bd Rodocanacchi à Marseille.

1942 – 8 février :

1. TORPILLAGE DE LA CORVETTE FNFL « ALYSSE » – Les corvettes des Forces Navales Françaises Libres (FNFL) pratiquent l’Atlantique nord, cheminant sans fin sur cette route dure, méchante, hérissée de dangers, qui va des atterrages occidentaux d’Ecosse à l’Islande, à Terre-Neuve et au Canada. Là, périt l’Alysse (lieutenant de vaisseau Pépin-Lehalleur), torpillée le 8 février 1942 par l’U-654. Biographie succinte de l’Alysse : corvette Alysse, ex HMS Alyssum ; construite aux chantiers Brown, à Greenock ; armée le 1-6-1941, transférée aux FNFL le 5-6-1941 (ne possède pas de Radar) ; achevée le 17-06-1941 ; basée à Terre-Neuve le 2-8-1941 (escorte de convois) ; à St-Pierre-et-Miquelon le 12-1941 ; torpillée et coulée par U 654, le 8-2-1942 lors d’une escorte d’un allant d’convoi Angleterre à Terre-Neuve.

2. ALBERT SPEER, MINISTRE ALLEMAND DE L’ARMEMENT – Berlin, le 8 février : Hitler a nommé son ami Albert Speer, âgé de 36 ans, au poste de Ministre de l’Armement et de la Machine de guerre. Ce jeune architecte succède à Fritz Todt qui vient de périr dans un accident d’avion au retour d’une visite au Führer. Speer devra augmenter de 50% la production d’armes. Il est bien décidé à y parvenir en forçant les prisonniers de guerre à travailler dans les usines. Précédemment, il travaillait à un plan de reconstruction de Berlin pour l’après-guerre. Note : Adhérent au parti nazi dès 1931, Albert Speer  fut l’architecte en chef du parti nazi. Condamné à vingt ans de prison à Nuremberg, il fut libéré en 1966. Les mémoires d’Albert Speer (Au cœur du Troisième Reich. Fayard, 1971, réédition Livre de Poche, 1972, 796 p.) sont un document exceptionnel à plus d’un titre : témoignage d’un des plus hauts dignitaires nazis, il relate en détail le fonctionnement de l’appareil d’État vu de l’intérieur, avec le mélange de rationalité bureaucratique et de soumission à l’arbitraire du chef qui le caractérise. Mais c’est aussi l’itinéraire d’un homme brillant, architecte de talent, qui est rapidement séduit par Hitler et qui va progressivement mettre son intelligence et ses compétences au service de la machine de guerre nazie et d’une idéologie totalitaire. Cet ouvrage lucide ne cherche ni à justifier ni à amoindrir la responsabilité de l’auteur, qui affirme : « Je n’ai pas seulement voulu raconter, mais aussi comprendre. » Rapportant le nazisme à une perversion de la logique technicienne de notre époque, il nous livre aussi une interrogation sur l’énigme de l’aveuglement et de la servitude volontaire (approche mécanique, simpliste, qui dédouane quelque peu son auteur).

1944 – 8 février : EXÉCUTION DE DEUX PERSONNALITÉS ALLEMANDES DE LA TODT AU THORONET par les FTP de la 1ère compagnie (Var 39-45 / guerre / chrono).

1953 – 26 mai : LE PROBLÈME DE L’APPROVISIONNEMENT EN EAU DE SAINT-MANDRIER EST LOIN D’ÊTRE RÉSOLU – Le 26 mai 1953, Monsieur Clément, maire de Saint-Mandrier a adressé à Monsieur Merle, maire de La Seyne, la lettre suivante de laquelle nous extrayons un passage ayant trait au 8 février 1951 : « Pour les abonnés ordinaires, le compteur devrait rester votre propriété et la commune de Saint-Mandrier tenue à payer une redevance sous forme de location dont le prix est déjà fixé par délibération. (…) Les rentrées d’eau ont été régulièrement versées à votre Receveur municipal et vous savez aussi bien que moi, pour en avoir fait l’expérience, que les services de la Marine ne s’acquittent qu’après de longs délais et que ce dernier client est de beaucoup le plus important de la commune. Je regrette d’avoir à vous rappeler votre lettre sans date reçue fin janvier 1951, par laquelle vous me transmettez « Un projet de convention à intervenir…», en me priant de vous faire part de mes observations dans les meilleurs délais. Or le 8 février 1951 par lettre n° 387 je vous demandais certaines rectifications notamment sur le chiffre de la population (rejeté par Monsieur le préfet), d’autre part la modification des articles des 3, 4 et 9 (ces modifications d’ailleurs approuvées par la préfecture en date du 22 février 1952). De toutes mes suggestions vous n’avez tenu aucun compte et vous avez proposé votre document initial au Conseil municipal de La Seyne, feignant de les ignorer. C’est ainsi que vous m’avez renvoyé pour être soumis au Conseil municipal de Saint-Mandrier un contrat qui ne tenait aucun compte des rectifications demandées. Inutile de vous dire le peu d’empressement que l’on pouvait y apporter. À la suite de cet incident regrettable, le service des Ponts et Chaussées vous soumettait un projet de contrat vous permettant la facturation de l’eau. Vous avez refusé de le signer. Enfin l’an dernier je recevais la visite de Monsieur Terras, chef de service à la préfecture dépêché sur place pour apporter une solution à ce problème de facturation, alors vous aviez ajouté de votre main sur le contrat : « Valable jusqu’au 31 décembre 1952 ». j’ai eu le tort sur les conseils de Monsieur Terras de signer le premier et, pour cette seule raison je suppose, vous avez refusé d’apposer votre signature. Je pose donc la question de savoir à qui incombe le défaut actuel de contrat entre nos deux communes, lequel devrait permettre de vous régler sans discussion les consommations d’eau, d’autre part vérifiées contradictoirement. (…) (République de Toulon et du Var du 1er juin 1953).

1958 – 8 février : BOMBARDEMENT PAR L’AVIATION FRANÇAISE DU VILLAGE TUNISIEN DE SAKHIET SIDI YOUSSEF (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1966 – dès le 8 février :
1. MOUVEMENT DE SOLIDARITÉ POUR LA DÉFENSE DE L’EMPLOI AUX CHANTIERS NAVALS DE LA SEYNE – Consciente de ses devoirs envers une population qu’elle administrait depuis si longtemps, la Municipalité, se réunissait, délibérait et apportait son soutien efficace à la lutte menée par les organisations syndicales enfin unies appuyées, par les organisations économiques, politiques, philosophiques de la localité. Il est bon de rappeler que Toussaint Merle, député de 1956 à 1958 et membre de la Commission de la Marine marchande à l’Assemblée nationale, avait multiplié ses interventions en faveur des travailleurs de nos chantiers. À partir du mois de Février 1966 où le mauvais coup du grand patronat faillit anéantir la vie seynoise, dès la séance extraordinaire du Conseil municipal, un mouvement de solidarité d’une puissance inégale avec des formes d’actions les plus diverses se déclencha, pas seulement à La Seyne, mais dans le département et même la région : délégations à tous les niveaux, meetings, marches sur Toulon, Draguignan, Marseille, Paris (Marius Autran, tome 2, 1988.
2. ACCIDENT DU SOUS-MARIN “MORSE” (type Narval). Dans l’Atlantique, collision avec un objet non identifié. Dégâts sur les superstructures de l’avant.

1968 – 8 février : DE GAULLE A TOULON EN HOMMAGE AUX DISPARUS DE LA « MINERVE – Le 8 février suivant la disparition du sous-marine « Minerve », le général De Gaulle était à la base sous-marine de Toulon afin de participer à la cérémonie en hommage aux 52 disparus. En fin de matinée, il embarquait à bord du sous-marin Eurydice et lançait une gerbe à la mer (Rappelons que le 4 mars 1970, l’Eurydice disparut à son tour au large du cap Camarat par 43°16N/6°E, par suite d’un accident de plongée ou d’une collision avec un cargo (Georges Kévorkian, 2005).

1986 – 8 février : LE S.I.T.C.A.T. INAUGURE LA LIGNE DE SAINT-MANDRIER – Samedi 1er février 1986, le S.I.T.C.A.T est propriétaire de la ligne Davin, reliant Toulon à Saint-Mandrier. Les vedettes effectuent leurs premières traversées marquant ainsi le début d’une activité que le S.I.T.C.A.T. veut particulièrement développer au cours des prochains mois. Samedi 8 février, les élus et les membres du S.I.T.C.A.T. inaugurent cette ligne et embarquent pour un aller-retour entre le port de Toulon et la Presqu’île (Gisèle Argensse, 2000, p. 132).

1992 – 8 février : LA FLAMME OLYMPIQUE EMBRASE LA VASQUE DES JEUX OLYMPIQUES D’HIVER A ALBERTVILLE – La flamme olympique partie d’Olympie jusqu’à la ville des Jeux Olympiques d’Albertville, a suivi tout un parcours qui passa par Saint-Mandrier. Cette flamme embrasera le 8 février, la vasque des Jeux Olympiques d’hiver. Cela créa une grande animation dans le village. Acheminée de Nice à Saint-Mandrier à bord d’un hélicoptère « Super Frelon » de la 33F, convoyée ensuite jusqu’à Toulon par la voie maritime, la flamme olympique portée par le Second Maître Tony Martins du bataillon des marins pompiers de Marseille, champion du monde militaire de cross-country en 1991, sera remise entre les mains d’Eric Gueguen, un jeune varois de Rians. Tout Saint-Mandrier se rendit à la base pour assister à la cérémonie (Gisèle Argensse, 2000, p. 159).

(Madagascar : Rencontre avec un lémurien)

2021 – 8 février :

1. A la UNE de VAR-MATIN :  –

a. Le soldat de demain. La technologie au service de l’armée. Plongée futuriste dans l’univers de « l’homme augmenté ». « Hors de question de faire de nos militaires des techniciens de la mort » (Bernard Pêcheur du comité d’éthique de la Défense »).

b. Football, ligue 1 : le PSG s’impose face à l’OM..

2022 – 8 février : Forum des mondes méditerranéens à Marseille les 7 et 8 février 2022 : Ce Forum, organisé à l’initiative de la Délégation interministérielle à la Méditerranée, rassemblera quelques 500 acteurs de la société civile de toute la Méditerranée autour de solutions concrètes permettant de répondre à nos défis communs. Deux jours pour mettre en valeur des projets et des propositions autour de six grandes thématiques : Environnement et biodiversité, Éducation, formation, mobilités, Inclusion et solidarités, Emploi, innovation et entrepreneuriat, Culture et patrimoine, Action territoriale et développement durable. Programme complet et inscription sur le site Forum des mondes méditerranéens. Palais des Congrès du Parc Chanot – Rondpoint du Prado – 13008 Marseille.

2023 – 8 février : Roger FRISON-ROCHE – Le rendez-vous d’Essendilène. Photographies de Georges Tairraz. Editions Arthaud, 1954, 284 p. CHAPITRE PREMIER. Ça ne tournait pas rond ! Par instant, le moteur toussait, accusait des défaillances, des passages à vide durant lesquels la petite voiture calait presque, puis repartait avec effort, ahanant, crachant par son échappement libre le fracas dissonant de sa belle mécanique déréglée. La panne ! Si près du but. Non, ça n’était pas juste. Tout à coup, les quatre cylindres repartirent en cadence, et Nicole respira. « Un grain de sable dans l’alimentation ! » dit-elle pour se rassurer. Mais elle avait perdu sa belle confiance, et une angoisse indéfinissable étreignait douloureusement la jeune fille, dissolvant peu à peu sa merveilleuse audace, sa volonté et jusqu’à sa résistance physique. Tout ce qu’elle avait supporté depuis son départ d’In Salah : la nuit pleine de mystères, la solitude, la chaleur dessiccante et le vent, le paysage d’effroi du Mouydir avec ses roches lunaires et ses sables blancs de granit qui couvraient la terre comme un linceul sinistre ; (la suite à lire dans le livre !). Illustration : sur les traces de Roger FRISON-ROCHE et du « rendez-vous d’Essendilène » (Tassili n’Ajjer) avec Mohamed Laid Semmadi et Boudjmaa Tinfousene Othmani.

(Madagascar : la belle rencontre).

2024 – 8 février :

1. A la UNE de VAR-MATIN :  –

a. Drame à Puget-sur-Argens – Un nonagénaire tue sa femme (p. 5).

b. Intérimaire à 83 ans (p. 2 et 3)

c. Six-Fours : travaux sur le Gaou ; à quand la réouverture ? (p. 11).

d. Justice-Var : La « mafia » des déchets devant la cour d’appel d’Aix (p. 5).

e. Le Mag : Un duo père -fille varois dans Pékin-Express, p. 32..

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 188e livraison :

1891 – 8 février : SANARY – Le maire Joseph SOLEILLET, soumet au Conseil Municipal les plans et devis pour la reconstruction de l’église paroissiale, établis par l’architecte PAGE de Toulon, et présentés par Monsieur Marius MICHEL. Il était bien tard pour pouvoir donner un avis sur l’utilité de ces travaux, car l’église était déjà démolie. C’est ce que fit remarquer l’un des conseillers, LAUGIER Théophile, qui ne s’associera pas au vote approuvant ce fait accompli. LAUGIER était pourtant membre du Conseil de Fabrique. Cette abstention accrédite la tradition orale qui dit que cette démolition de l’église du XVIe siècle ne fut pas approuvée par une partie de la population et fut une des causes de la mort du curé en exercice, Pierre Lacroix GASQ, peu de temps après, de chagrin dit-on. Il est remplacé par le curé Marius BREMOND. Cette abstention accrédite la tradition orale qui dit que cette démolition de l’église du XVIème siècle ne fut pas approuvée par une partie de la population et fut une des causes de la mort du curé en exercice, peu de temps après, de chagrin, dit-on. Il est de fait que l’église romane avait été normalement entretenue, encore en 1888. On a prétendu qu’on voulait l’agrandir mais les dimensions sont les mêmes. Alors … Il semble qu’il y avait à ce moment une mode des églises neuves. Le curé d’Ollioules demande la démolition de son église romane, et la construction d’une nouvelle, quatre fois de suite, en 1876, 1877, 1878, 1880. Et là, paradoxalement, c’est l’opposition systématique d’un maire anticlérical qui sauve l’édifice. En même temps que Sanary, Marius Michel payait aussi en 1892, une façade à l’église de La Seyne, mais heureusement,. cette dernière n’a pas été démolie. Il n’y avait précédemment qu’un mur aveugle, Peu de temps auparavant Saint-Cyr avait fait construire la sienne, consacrée en 1880. L’exemple venait d’ailleurs, en particulier des grandes villes. Marseille avait démoli son ancienne cathédrale et construisait sa nouvelle Major de 1852 à 1893, et avait terminé Notre-Dame de la Garde depuis peu d’années. Plus loin encore, Paris avait commencé la construction de la Basilique du Sacré-Cœur en 1876, qui durera jusqu’en 1919. Il faut peut-être essayer de se remettre dans l’esprit de l’époque pour comprendre. La mode n’était pas alors à la conservation du patrimoine.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 388e livraison : LIEUX-DITS DE MARSEILLE

1328 – 8 février : – Sternum Antrefoct camini de Albanea et Sancti Tyrsii (charte aux archives municipales). Antre fort d’Aubagne – lieu où le chemin d’Aubagne passe du territoire de Marseille dans celui de Saint-Marcel, au-dessus de Albarelle (1872). Première mention : Antrefolch d’Albagna, 20 avril 1288 (charte aux archives municipales)

1372 – 8 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

1. Aymonim (charte aux archives municipales). Aymonin, propriété, quartier d’Eoures (1872). Première mention le 30 mai 1289 : Aymoy (acte aux archives municipales).

2. Area cremada (charte aux archives municip.). Vau-Cremade, vallon, quartier de Sainte- Marguerite, près du vallon de Vaufrège, mentionné le 24 août 1612 (registre aux archives de l’Evêché).

1372 ou 1373 – 8 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Al Monestairol, 8 février 1372 ou 1373 (acte notarié). Monine – lieu-dit, quartier de Saint- Marcel, dépendance de Romeguière.

1408 – 8 février : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Sant His (charte aux archives de la Major). Saint-Loup – hameau (1835) puis village de la commune de Marseille (1872). Première mention : 1057, Eccl. sancti Tyrsi (cartulaire Saint-Victor, n° 53).

LA SEYNE-SUR-MER. 94e livraison :

1711 – 8 février : OFFICE DE MAJOR DE VILLE, CAS DE LA SEYNE : Des offices de « Major de Ville » ayant été créés par lettres patentes du roi, en 1708, dans les localités où il n’en existait pas, l’arrêt du Conseil de Sa Majesté attribua l’office de gouverneur, lieutenant pour le roi et major pour le lieu de La Seyne, à noble Louis Daniel de Léry. Cet office fut délégué par ce dernier, avec permission du roi, à Joseph Vicard, personnage du lieu qui fut jugé digne de le remplir. Auparavant, le sieur Daniel de Léry avait prêté serment « entre les mains », selon le langage du temps, de Mgr Louis Phelippeau, chevalier, comte de Pontchartrain, chancelier de France, commandeur des ordres du roi. Document signé : Millain, du 8 février 1711 (Louis Baudoin, 1965, p. 196).

OLLIOULES, . 100e livraison.

1846 – 8 février : Le Conseil municipal demande un train direct pour la station d’Ollioules-Saint-Nazaire (archives de Sanary). Il mentionne aussi le chemin La Seyne – Saint Nazaire et demande des billets aller-retour, demande qui sera renouvelée le 8 novembre suivant (archives de Sanary).

TOULON – Mongin – Le port, événements historiques !

Le 20 mai 1756, l’amiral de la Galissonnière, parti de Toulon avec une flotte de 17 vaisseaux qui transportaient à Minorque le corps expéditionnaire du duc de Richelieu, inflige une défaite sanglante à l’amiral anglais Byng (ce qui ne s’invente pas !).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

  • Un singe discute avec un perroquet.
  • – T’es un pauvre mec !
  • -Pourquoi que je suis un pauvre mec ?
  • -Parce que tu sais rien faire ! Tandis que moi, le singe, je fais tout ce que fait l’homme : je marche debout, je m’assois à une table, je mange avec une fourchette et un couteau, je mets ma serviette. Je sais même faire de la bicyclette ! Etc. Alors  ? Toi tu peux me dire ce que tu fais, comparé à tout ça  ?
  • -Ben, Je parle  !
  • -Ah oui  ? Et moi, qu’est-ce que je fais en ce moment  ?

J’ai terminé mon pensum quotidien.

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

Bon SAMEDI à tous et à demain pour fêter les JACQUELINE.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Ephémérides d'Henri RIBOT

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture