ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 23 JANVIER 2025, 14e ANNÉE (n°4643).).
ILLUSTRATION. Aujourd’hui nous mettons en ligne des clichés de lieux qui se trouvent sur le chemin royal de Toulon à Marseille (devenu ensuite route nationale (premier cliché : Le Beausset au début du XXe siècle).
LES FÊTES.
Aujourd’hui, nous fêtons saint BARNARD qui serait le fondateur du village du même nom devenu Saint-Bernard dans l’Ain. BARNARD servit dans l’armée de Charlemagne avant de se faire bénédictin et fonder une abbaye à Romans, en Isère, où il finit ses jours en 842. Entre temps, en 810, il avait été évêque de Vienne, dans le Dauphiné. C’est un saint de saison puisqu’il est le patron des laboureurs.
60 personnes ont BARNARD pour patronyme.
Le 23 janvier, selon « l’almanach provençal 1985 », on fête également saint ORONCE, évêque de Carpentras, tandis que, selon « lou semanié prouvençau » de 1981, on fête ce jour-là « sant Parmenas, coumpan de santo Marto, un du set proumié diacre ».
Signe d’espérance, le calendrier républicain dédie ce quatrième jour du mois de pluviôse de l’An II au PERCE-NEIGE.
DICTONS. « Saint Barnard ensoleillé, rend le vigneron gai. » et « Bello gabi / Nourris pas l’auceu ! » (Belle cage / Ne nourrit pas l’oiseau. »
PENSÉE. « Le développement est un engagement qui va de pair avec celui de la liberté. » (Amartya Sen, prix Nobel d’économie, 1998).
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE, un jour, un livre.

Chloé Leprince – Rafle à Marseille en 1943 : un quartier rasé et le petit rire de Pétain (France Culture).
Meyer Ahlrich – L’occupation allemande en France 1940-1944, trad. Pascale Hervieux, Florence Lecanu, Nicole Taubes, Editions Privat, Toulouse, 2002, 240 p.
EPHEMERIDES

premier cliché : Le Beausset au début du XXe siècle)
–1178 – 23 janvier et 1er février –
1. Marseille – Le nom de Citadelle Babon n’apparaît qu’en 1178. La ville basse est castrum en 904 (Poly 1976). « Marseille. Accord entre le prévôt et le chapitre de Marseille, et Guillaume le Gros et Raimond Geofroi (Raimond Geofroi, dit Barral, est en 1190 qualifié : vicem domini Ildefonsi, régla Aragonum, in Provincia gerens (Bouche, Chorographie et histoire de Provenir, i. U, p. 1042) ; on avril 1191, dans le privilège délivré à Digne par le roi : Barralis procuratoris Provincie, dans Guichard, Essai sur le caminalat, 1. II. p. 14) ; en juillet 1192 ; procurator Provincie, Voir à cette date) frères, en présence de Geofroi de Marseille (probablement leur autre frère, alors Jeune, qui devint évêque de Béziers) et d’autres. Le prévôt leur remet la moitié du mont Babon, ses pentes, sauf le champ qui appartient à l’œuvre de la cathédrale devant l’entrée du port, et celui qui est devant la porte du château au-dessus de l’église de Saint-Sauveur, sauf encore ce qui se trouve en dehors des vieux murs du château, vers l’église de la Major, en droite ligne jusqu’à la mer ; à condition d’acenser à profit commun la montagne bâtie à frais communs ; le chapitre y retient un terrain pour s’v bâtir une maison ; les vicomtes en auront un autre pour eux. Tous les droits d’acapte, censes. leydes, cosses, les droits de justice, de fours, etc., perçus dans ce périmètre, devront être partagés également entre le prévôt et les vicomtes. Des règlements sont établis pour l’exercice de la justice, etc. » (Acte 263 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Evêché de Marseille, Livre jaune, fol. 19 v°. a. Albanès et Chevalier, G allia .. . Marseille, n° 1104).
2. FOLQUET DE MARSEILLE ; Le plus ancien et le plus connu des troubadours de Marseille. Il s’appelait Folco Andossi. Nous le savons par un acte passé à Marseille le 23 janvier 1178 oui les sites comme bourgeois des Marseille. Il appartenait à une famille de marchands génois ; on ne sait s’il est né à Marseille où s’il y est venu tout jeune en tout cas c’est là qu’il s’est formé il y a été marchand comme son père il y a vécu riche et considéré ici il est marié et il a eu 2 enfants. il ne semble pas avoir mené la vie errante que l’on attribué généralement au troubadour il était marchand de son métier et poète à l’occasion. (…) On lui attribue à sans erreur 19 pièces littéraires : 14 chansons, un planh, une cobla, 2 chansons de croisade qu’il a écrites entre 1179/1180 et 1195. Il a été en rapport avec un certain nombre de poètes de son temps : Peire Vidal qui fréquenta la cour du vicomte de Marseille Barral, Bertrand de Born, Pons de Chapdeuil à et sans doute Raymond de miraval. cette œuvre lui a valu d’être le seul troubadour admis par Dante dans son Paradis et aussi d’être par Pétrarque dans son triomphe d’amour. (Charles Rostaing, Marseille n°126, 1981, p. 48).
–1180 – 23 janvier : Guillaume de Signes donne à Montrieux ses droits seigneuriaux sur des terres à Cancérilles et à la Sauvette – Montrieux, in claustro monachorum – Guillaume de Signes donne aux chartreux de Montrieux ses droits seigneuriaux sur des terres à Cancérilles et à la Sauvette, qui leur avaient été données par Guillaume Foulques, ses fils, leurs épouses et leurs enfants. Willelmi de Signa. … Ego, Willelmus de Signa, … dono dominium quod habebam in terris de Cancerillis et de Silveta, scilicet earum terrarum quas Willelmus Fulco et filii sui, Guido de Melna et uxor ejus et filii eorum, frater eorum, uxor et filia, dederunt heremitis Montis Rivi ; … (Boyer, 1980, acte n° 128 cartulaire de Montrieux, p. 520-521 ; Original perdu ; copie Capus, p. 243 ; IND. A.V. 1H3, fol. 273 v° ; 1H2969 fol.. I v° ; 1H2981 fol. 2 ; Teissier, fol. 16 ; Dubois, p. 33).

premier cliché : Le chemin royal de Toulon à Marseille, en haut et avec ses modifications depuis l’époque du roi René)
–1209 – 23 janvier : Marseille – Raimond Geofroi de Trets, seigneur et vicomte de Marseille, concède à l’évêque Rainier] et au prévôt Pierre Bermond que les hommes de l’évêché et de l’église pourront trafiquer dans leur cité de Marseille sans payer de droits, charger, décharger, vendre dans le port vieux entre le monastère de Saint-Victor et leur cité, y entrer ou en sortir librement. Il confirme l’acte passé entre l’évêque Pierre de Marseille, Hugues Geofroi, son frère Bertrand de Marseille, leur neveu Hugues Geofroi, par l’entremise de l’archevêque d’Arles et de l’évêque de Carpentras. (acte 334 : A. La Major de Marseille, chartes, n° 42, avec bulle ayant pour légende : SR GAVFRTDI DE TRITIS : / VICECOMITIS • MASSILIE. a. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. II, p. 54. — b. Albanès et Chevalier, Gallia .. . Marseille, n* 1136).

–1219 – 23 janvier : Marseille. Confirmation par Raimond Bérenger V, comte de Provence, avec l’assentiment de sa mère et de ses conseillers, de la donation faite par Roncelin à l’abbaye de Saint-Victor (acte des vicomtes de Marseille n° 402, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 87. a, Guérard, n° 911. — b. G. Doublet, Recueil des actes concernant les évêques d’Antibes, n° CLIII).
–1221 – 23 janvier : MARSEILLE – Compromis avec sentence arbitrale qui remet Saint-Victor en possession de la troisième partie du Tholonée de Marseille, dont Hugues des Baux s’était emparé – Compromis entre Bonfils, abbé de Saint-Victor, et Hugues des Baux, sa femme Barrale et leurs fils Barral et Gilbert, avec sentence arbitrale de Bermond Cornut, archevêque d’Aix, qui remet Saint-Victor en possession de la troisième partie du Tholonée de Marseille, dont Hugues s’était emparé violemment.] (Acte des vicomtes de Marseille 417, de Gérin-Ricard, 1926. Réf. A. Saint-Victor, chartes originales, n° 521; IND. Dr Barthélemy, Inventaire… n°202).
–1376 – 23 janvier : MARSEILLE – Vallis del Sauret (acte aux archives municipales). Val de Serre lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Bon-Secours. Première mention : Val de Serra, 18 mai 1292 (charte aux archives municipales).
–1414 – 23 janvier : Guerre de Cent ans – Entrée du duc de Bourgogne, Jean sans Peur, dans Paris. Favorable à des réformes fiscale, il devient maître de la ville et laisse des émeutiers semer la terreur. La bourgeoisie parisienne, effrayée, fera appel au duc d’Armagnac qui forcera Jean sans Peur à fuir et passera au côtés des Anglais. Le 10 février suivant, il sera banni par le conseil du roi Charles VI (Charles Ripert, Ils ont régné sur la France).

Troisième cliché d’une étape sur le chemin royal de Toulon à Marseille : La roche taillé dans les gorges d’Ollioules à Evenos.
–1621 – 23 janvier : ARRET QUI DECLARE LES TAILLES VIEILLES DE SIX-FOURS : (suite et fin) Le Grand Conseil du Roi fit arrêt en contradictoire jugement, le 14 juillet 1618, par lequel il fut ordonné, que sans avoir égard audit privilège et usage, les habitants de Tollon, Six-Fours, la Garde et la Vallete, payeront, dores en avant (dorénavant), les tailles et impositions en lieux où les biens seront assis. Après lequel arrêt, serait (aurait) été encore rendu divers autres arrêts, tant audit Conseil, qu’en la Cour des Comptes, des 23 janvier 1621, 7 juin 1625. Et enfin, par arrêt du conseil du 14 février 1632, fut ordonné que le susdit arrêt de 1618 serait exécuté (Jean Denans, 1713).
–1640 – 23 janvier : ALPHONSE-LOUIS DUPLESSY DE RICHELIEU, 1639-1653, cardinal, 14ème abbé commendataire et 65ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 58ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. Il avait reçu les bulles de provisions du 7 décembre 1639, été mis en possession de la charge le 23 janvier 1640. Il devint archevêque d’Aix, puis de Lyon et mourut le 23 mars 1653 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium….).
–1704 – 23 janvier : MARSEILLE – Moulin de Cabannes, 23 janvier 1704 (registre de l’Écrit.). Moulin de Cabanne, moulin à eau, commune de Marseille, quartier de la Capelette. Première mention : Molendinum de Petronilla, v. 1030 (cartulaire de Saint-Victor, n° 20). Donation à Saint-Victor, par Guillaume II, vicomte de Marseille, son frère Fouque, leurs femmes Stéphanie et Odile et les fils de Guillaume : Guillaume III, l’évêque Pons II, Aicard, Geofroi, Etienne, Bertrand et Pierre, d’un moulin sur l’Huveaune, au confluent du Jarret. Dans cet acte et dans celui qui suit, Pons II, intervenant en qualité d’évêque, abandonne les droits de dîme sur ces moulins. (Acte 69 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 7. a. Guérard, n° 20. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 92).
–1745 – 23 janvier : Portalis – Jean-Baptiste David marie sa fille, Marie-Magdeleine David, avec Etienne Portalis, notaire royal au Beausset. De ce mariage naîtront neuf enfants dont l’aîné sera Jean-Etienne-Marie Portalis, mort à Paris, en 1807, ministre des Cultes (Magloire Giraud, 1855, p. 361).

quatrième cliché d’une étape sur le chemin royal de Toulon à Marseille : le relais du Beausset.
–1746 – du 23 janvier au 15 octobre : SANARY ET LES AGGLOMERATIONS VOISINES DOIVENT PARTICIPER À LA CONSTRUCTION DES FORTIFICATIONS DE TOULON. Des agriculteurs allèrent y travailler du 23 janvier au 15 octobre 1746 ; Romany et Boyer fournirent les tuiles de Marseille que le patron Jean Collomb apporta. Il fallut fournir 400 fascines. On travailla également à la remise en état des batteries du Cap Nègre et du Rayollet au territoire de Six-Fours. Sanary participe financièrement et en main-d’œuvre aux fortifications de Toulon ; un état de 80 Sanaryens aptes à porter les armes est dressé par le Conseil (Rotger B., 1984). A Sanary, le commandement militaire ayant pris la décision de faire déplacer les quatre canons de 36 de la batterie de la Plage à celle de Portissol, en 1746, la batterie dite « de la plage » et qui se trouvait sur l’esplanade face au boulevard de l’Avenir actuel, est désarmée et ses canons transférés à la batterie de Portissol. On construira aussi une poudrière à La Cride. Ces mesures ont été prises comme suite aux fortifications de Toulon, pour parer à l’invasion de la Provence par les Austro-Piémontais alliés des Anglais. Trente grenadiers furent envoyés par le gouverneur de Toulon pour contraindre les habitants « à tirer les canons de batterie de la place à celle de la tour de Portissol ». On dut payer aux soldats la somme de trente livres et les loger chez l’habitant (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; Rotger B., 1984).
–1791 – 23 janvier :

1. DROITS DES HABITANTS DE BORMES – Les habitants de Bormes demandent que leurs droits reconnus par titre (semer, paître, ramasser du bois, chasser) soient réservés dans la vente des biens de la Chartreuse de la Verne (Garcin E. ; Grimaud P. ; Maurel M. ; Archives de Toulon ; Chanoine Marès.).

2. Délibération du Conseil général de Collobrières au sujet du droit des habitants sur les domaines nationaux. L’us de Collobrières y est précisé (Maurel M., 1974 ).
–1792 – 23 janvier : A Paris, des troubles sont causés par la pénurie de sucre et de café.
–1795 – 23 janvier : LE THERMOMETRE DESCEND à -23.5° – Le 23 janvier, alors que la France est en guerre, le thermomètre descend à -23.5° (Herage / histoire climat 5).
–1799 – 23 janvier :
1. Championnet occupe Naples et y fonde la République parthénopéenne (Pierre Goubert, Initiation…).
2. EXPEDITION D’EGYPTE – Au Général de brigade Verdier. Damiette, le 4 pluviôse (23 janvier 1799); Je vous envoie, mon cher Général, quelques embarcations pour l’exécution de votre mouvement. Vous en profiterez particulièrement pour le transport de vos malades, de votre artillerie, de tous les effets d’hôpitaux et de ceux de la 2e demi-brigade. Vous y chargerez toutes les farines, orge et paille qui se trouvent à Mansoura. Vous ferez rentrer le plus d’argent possible du restant du miri et vous lèverez le plus de chameaux que vous pourrez. Ces deux objets sont on ne peut plus essentiels. Je pense que de votre personne vous viendrez par terre. Je vous attends toujours pour le 10 à midi.

–1800 – 23 janvier : EXPEDITION D’EGYPTE : Le général Desaix et le citoyen Poussielgue au commandant en chef Kléber. Au Camp des conférences près d’El-Arich le 3 pluviôse an VIII (23 janvier 1800). Citoyen général,
Nous avons enfin terminé ce soir les débats de la convention pour T évacuation de T Egypte. Les articles en sont convenus et arrêtées au nombre de 22. Ils sont écrits en turc et traduits en mauvais français, ce qui nous empêche de vous les envoyer aujourd’hui. Ce soir, ils seront rédigés d’une manière un peu plus claire et demain nous comptons les signer, les échanger et vous envoyer l’original turc pour être ratifié. Nous y joindrons une copie du français que nous aurons remis aux plénipotentiaires turcs.
Nous avons tiré tout ce que nous avons pu de cette négociation et en raison de la méfiance des personnes avec qui nous traitions et de leurs préjugés, nous sommes nous-mêmes un peu étonnés d’être encore venu à bout de cet ouvrage, tout mauvais qu’il est. Les articles 15. 16. et 17. surtout ont été extrêmement difficiles à obtenir. Les Turcs ont été étonnés qu’on leur demande de l’argent, ils regardaient cette demande comme une offense pour la Sublime Porte qui, disaient-ils, n’en avait jamais donné de cette manière et ne devait pas ainsi racheter (note : traditionnellement, dans le droit islamique, payer un tribut était le signe de la suggestion, et en particulier pour les non musulmans). Il était plaisant de voir M. Smith et M. Frankini, agent de Russie, se réunir à nous pour leur faire entendre raison sur une chose si simple. Enfin pour avoir cet argent, il a fallu en passer par la manière sous laquelle ils se sont expliqués à eux les moyens de justifier cette remise Nous vous envoyons un passeport pour que vous puissiez tout de suite expédier un aviso en France, afin de prévenir le gouvernement de l’évacuation et qu’elle soit annoncée à temps en France pour qu’aucun bâtiment ne se mette en route pour venir nous joindre : voyez l’article 14.
L’aide de camp Netherwood est arrivé à midi aujourd’hui et nous a remis votre dépêche du 30 dont nous avons lu avec plaisir le contenu. Nous n’avons aucune nouvelle depuis le 11 novembre, époque jusqu’à laquelle nous vous avons envoyé les gazettes de Francfort. On dit seulement que le général Bonaparte est parti pour Berlin, on ne dit pas pourquoi.
Comme nous présumons combien vous devez être impatient de savoir quoi vous en tenir, nous vous envoyons copie des articles arrêtés, sauf rédaction. Tâchez de les deviner dans le mauvais style dans lequel ils sont rédigés.
Vos lettres au Grand Vizir ont eu toutes besoin d’être traduites par le drogman de la Porte, le turc dans lequel elles étaient écrites était inintelligible.
Salut et respect.

–1859 – 23 janvier : mise en service à Toulon de la chaloupe démontable n° 4 Modeste, classe chaloupes démontable n° 1 à 10, construite par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne (dossiersmarine free fr / fs ca G3).
–1860 -23 janvier : Lancement et armement à Toulon de la chaloupe démontable n° 12, type Arc, construite par lesForges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne. Renomméechaloupe démontable Arc,elle fut transportée en pièces détachées, par le Japon, à Saïgon (id.).

–1864 -23 janvier : risque d’infection à Toulon. Le Préfet s’inquiète du danger que représente l’écoulement des eaux de 1’hôpital de la Marine dans la rue de la Comédie ….(cité par Bellenfant et Rinaudo).
« Je dois, toutefois, vous faire observer. Monsieur le préfet, que l’hôpital de la Marine est exactement dans la même situation que tous les établissements publics, toutes les maisons particulières de la ville, dont la totalité des déjections liquides s’écoule forcément sur la voie publique, par la raison qu’il n’y a point d’égouts sous les rues de Toulon.
Une amélioration avait été apportée à cet état de choses en 1849, par la Marine, qui avait déplacé les salles de dissection de son hôpital principal, et avait pu donner un écoulement aux eaux de lavage de ces salles dans les fossés de la place, d’où elles se rendaient par la cuvette des fossés dans la Darse de Castigneau. Mais on a commis la faute de combler ces anciens fossés, en 1859, avant que la ville eût exécuté ses égouts, dont les projets ne sont même pas encore aujourd’hui présentés, malgré la délibération de la commission mixte des travaux publics du 31 mai 1858.
C’est ce comblement des fossés qui a forcé la marine à revenir à l’ancien état de choses, à faire écouler les eaux de lavage de l’amphithéâtre dans la rue de la Comédie . Si cette situation présente des inconvénients sérieux, on ne peut donc s’en prendre qu’aux retards apportés par la ville dans la question des égouts, questions dont 1’urgence a été souvent signalée … » (ADV 9 M).
–1867 – 23 et 24 janvier : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 23. Mercredi. S. Ildefonse, jeudi 24. S. Babylas. – Le beau temps continue.

–1887 – du 12 au 23 janvier : CRISE MUNICIPALE A SANARY, UN ARRÊTÉ DU PREFET SUSPEND LE MAIRE THOULOUZAN, QUI EST REMPLACE PROVISOIREMENT PAR BAPTISTIN FLOTTE – Des frictions interviendront encore. Par exemple, lorsque la Fabrique décida le 13 février Mais au sein de la Municipalité, un drame se noue. Depuis quelque temps, la comptabilité du maire est mise en doute. Il faut dire qu’il a aussi semé pas mal de discorde. Certains de ses amis se détournent de lui. Les convocations du Conseil municipal ne rassemblent pas toujours le nombre de conseillers suffisant. Le 12 janvier 1887, un arrêté du préfet suspend le maire THOULOUZAN, le 17 sa révocation est prononcée par le Président de la République. Le 23 janvier, c’est Baptistin FLOTTE qui, en qualité de conseiller, fait fonction de Maire par arrêté du préfet. Au cours de la séance du conseil municipal de ce jour, l’ancien maire est dans la salle. FLOTTE demande la constitution d’une commission pour examiner la situation financière de la commune. Personne n’est candidat et on devra demander à M. le préfet de désigner lui-même cette commission (Rotger B., 1984, p. 451).

–1893 – 23 janvier : PÊCHEURS DU BRUSC CONTRE PÊCHEURS DE SANARY – L’Assemblée générale des patrons pêcheurs de Sanary émet le vœu qu’il soit interdit de caler des filets sur la barre des Magnons, à cause du préjudice causé à la reproduction de la rascasse qui vient y frayer à cette époque. Vœu que repousse l’assemblée générale des 40 pêcheurs du Brusc (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 80).
–1910 – 23 janvier : A PARIS, LA SEINE ATTEINT LA COTE DE 8,62 m – Dès le 21 janvier, les inondations sont générales en France. A Paris, les souterrains Nord-Sud en construction, sont inondés. Très rapidement la situation empire : le 23 janvier, au pont d’Austerlitz, la Seine atteint la cote de 8,62 m, la ligne Austerlitz-Oray est fermée et les eaux du Loing détruisent le village de Lorroy. Le 26, la Seine atteindra la cote de 8,90 m et 9,30 m le 27. La situation suscitera un grand élan de solidarité nationale.
–1915 – 23 janvier : Le Miroir, n°62, du jeudi 21 janvier au mercredi 27 janvier 1915. Chronique « La Guerre ».
« Samedi 23 janvier,
« Les Allemands bombardent Nieuport, ce qui ne nous empêche pas de progresser. Entre Ypres et l’Oise, notre artillerie disperse des rassemblements ennemis. Nous reprenons une tranchée près de Berry-au-Bas et repoussons une attaque près de Perthes. Violents combats dans l’Argonne, à Fontaine-Madame; près de Saint-Mihiel et aussi près de Pont-à-Mousson. Dans le bois Le Prêtre, les Allemands regagnent quelques mètres de tranchée ; ils lancent de gros projectiles sur Saint-Dié et multiplient vainement leurs assauts dans la région d’Hartmann Weilerkopf. Du reste notre artillerie a le dessus sur toute la ligne des Vosges.
« Des groupes d’avions survolent Dunkerque et y font tomber quatre-vingts bombes qui tuent sept personnes et en blessent treize. Mais l’un d’eux est abattu à Bray-Dunes.
« Le général de Falkenhayn a pour successeur, au ministère de la Guerre d’Allemagne, le lieutenant général Wild de Hohenhorn.
« Les Russes mettent à exécution un nouveau plan sur le front de Pologne, de Galicie et de Hongrie. On croit que ce nouveau plan entraînera des résultats plus rapides et forcera Hindenburg à abandonner la guerre de tranchées.
« Des aviateurs alliés ont survolé Essen et d’autres ont paru au-dessus d’Etaples.
« Les Allemands et les Austro-Hongrois habitant l’Italie partent en grandes quantités.
« Le pape Benoît XV a prononcé un discours sur la guerre, dans un grand consistoire qu’il a tenu pour procéder à des nominations d’évêques. Il a exprimé sa sympathie aux Belges, mais en même temps les a engagés à ne pas aggraver leur position en troublant l’ordre public.
« L’ancien président des Etats-Unis, M. Roosevelt, répondant aux déclarations mensongères d’un professeur allemand, propagandiste officieux du pangermanisme, a formulé une fois de plus sa réprobation des procédés teutons ».
–1923 – 23 janvier : Terrorisme – Le Figaro du 23 janvier 1923 : « Germaine Berton, militante anarchiste, assassine Marius Plateau, secrétaire général de Fédération des Camelots du roi dans les locaux de l’Action française. Elle avait voulu tuer Léon Daudet, mais celui-ci avait refusé de la recevoir. Elle a tiré cinq coups de feu su Marius Plateau. Interrogée sur les raisons de sa haine à l’égard de M. Daudet, elle a dit : « C’est que je le tiens pour le plus grand responsable de la guerre qui revient. J’ai vengé Jaurès et Almereyda ».
Le 22 janvier, la militante anarchiste Germaine Berton tue d’un coup de revolver Marius Plateau, secrétaire de rédaction de l’Action française, dans les locaux du journal. Les surréalistes exaltent l’acte meurtrier de la jeune femme. Jugée en décembre, elle sera acquittée le 24 (Jean-Louis Panné, 2001).
–1924 – 23 janvier : COMMENT FAIRE BAISSER LES CHANGES – Le « Canard enchaîné » a trouvé la méthode pour faire baisser les changes : « N’achetez plus que des produits français : plus de gants de Suède, plus de marmites norvégiennes, plus de têtes de turcs, plus de grippe espagnole, plus de cris persans. »
–1930 – 23 janvier : Allemagne. A la suite des élections en Thuringe, un nazi se présente pour la première fois aux élections locales (Le Figaro du 23 janvier 1923).
Un nazi participe pour la première fois au gouvernement local (André Rossel, 1985).
En septembre 1930, le parti nazi, qui comptait 12 député en 1928, en obtiendra 107.
–1933 – 23 janvier : Les Jésuites sont expulsés d’Espagne (André Rossel, 1985).
–1933 – 23 janvier : Mermoz atterrit à Buenos Aires, ouvrant ainsi une nouvelle ligne aéropostale (Le Figaro du 23 janvier 1933).
–1934 – 23 janvier : « Le scandale Stavisky : Violentes manifestations aux abords du Palais-Bourbon que protégeait un service d’ordre formidable. Une partie des boulevards Saint-Germain et Raspail saccagée. Nombreux blessés. Des centaines d’arrestations » (Echo de Paris du 13 janvier 1934).
–1937 – 23 janvier :
1. Terrorisme – A Paris, assassinat par La Cagoule de l’économiste soviétique Dimitri Navachine.
2. Début du deuxième procès de Moscou, ou « procès des 17 » ; les principaux accusés sont Radek, Mouralov, Soikolnikov et Piatokov (purges staliniennes). Depuis le début du mois de janvier, le Guépéou instruit l’affaire dite aussi « Centre parallèle trotskiste », organisation supposée être le pivot de sabotages dans les entreprises travaillant pour la défense nationale. Le procès durera jusqu’au 31 janvier et verra la condamnation à mort et l’exécution immédiate de 15 des 17 accusés. En France, le comité pour l’enquête sur les procès de Moscou, constitué en octobre 1936, organise un rassemblement de protestation contre les exécutions qui rassemble 3000 personnes (Jean-Louis Panné, 2001).
-1940 – 23 janvier :
1. colis des mobilisés – Mme van Lennep, baronne de Hardenbreet dépose 200 F en mairie de Saint-Mandrier pour les colis des mobilisés (Gisèle Argensse, 1989, p. 211).
2. Accident en mer – Alors que la veille, l’Excelsior annonçait que deux contre-torpilleurs français se portaient au secours d’un paquebot italien en feu au large Toulon avec 600 passagers, le 23, le même journal titrait « Aucun manquant parmi les passagers de l’Orazio » dont les contre-torpilleurs français avaient recueilli une partie des 600 passagers, Or, le même jour, Gênes faisait savoir qu’il y avait eu en fait 107 morts dans la catastrophe et que des scènes tragiques s’étaient déroulées sur l’épave qui flottait toujours.
3. UN CARGO GREC COULE – Le 21 janvier, à 18 h 58 GMT, le cargo grec Ekatoutarchos Dracoulis fut coulé par un sous-marin allemand U 44 par 40° 20′ Nord et 09° 10′ Ouest. L’Amiral Ouest prescrivit aussitôt au Commandant Bory, qui avait remplacé le Commandant Duboc sur les côtes d’Espagne, de rechercher ce sous-marin. Cette recherche se poursuivit jusqu’au 23 janvier, 08 h, sans succès.
4. Mme van Lennep, baronne de Hardenbreet dépose 200 F en mairie de Saint-Mandrier pour les colis des mobilisés (Gisèle Argensse, 1989, p. 211).
-1943 – 22-23-24 et 25 janvier : MARSEILLE – Le 22 janvier, à Marseille, le Vieux-Port est complètement bouclé. Le 23 janvier 1943, dernière conférence entre OBERG et BOUSQUET à l’hôtel de ville. Les 22 et 23 janvier 1943, l(opération s’est étendue au quartier de l’Opéra où vivaient de nombreuses familles juives, en raison de la proximité avec la grande synagogue de la rue Breteuil. 250 familles ont été raflées, tôt le matin, avec une brutalité inouïe, les gens emmenés dans la tenue dans laquelle ils étaient au moment où les policiers ont franchi la porte, sans bagage ni objet personnel ; les familles ont été séparées dès le moment de l’arrestation, et ne se sont jamais retrouvées. Ce quartier était aussi celui de la pègre et du grand banditisme, dont les truands requis pour la Gestapo, ce qui peut expliquer la violence des sbires. La ville est fouillée maison par maison, mis à part les quartiers résidentiels, durant 36 heures. « Au total, à la suite des dizaines de milliers de contrôle, près de 2 000 Marseillais (…) se retrouveront dans les trains de la mort. » écrit ainsi M. Rajsfus. 1 500 immeubles sont détruits. Bilan humain de l’opération « Tiger » (estimations) : 1 642 transferts sur Compiègne le 24 janvier, 782 Juifs déportés et exterminés à Sobibor, 600 « suspects » déportés à Sachsenhausen (Source Cercle d’étude de la Shoah).

Le 25 janvier 1943, les rafles terminées, le commandant allemand en chef à l’ouest, dans une évaluation de l’opération, constate, laconique : « l’action de grande envergure menée énergiquement et efficacement dans le quartier du port de Marseille les 23 et 24 janvier par les polices française et allemande sous le commandement du chef de la police Griese et en présence de Bousquet s’est déroulée sans anicroche. Environ 28 000 personnes sont mises à part et passées au crible. Les « criminels » sont transférés dans le camp de concentration de Compiègne ».
-1945 – 23 janvier :

1. La France n’est pas invitée à la conférence de Yalta (Crimée) à laquelle participent le maréchal Staline, le Premier Churchill et le Président Roosevelt. Le général De Gaulle émettra une protestation contre les Alliés le 25 janvier. Il déclare : « Le Rhin, c’est la sécurité française et […] une grande partie de la sécurité du monde. » (Jean-Louis Panné, 2001)
-2. L’aviso « Commandant Dominé » est en indisponibilité avec petit carénage à Marseille du 23 janvier au 6 février.
3. Jacques Glade est cité à l’ordre du régiment le 11 mai 1945 : « GLADE Jacques, caporal-chef. anti-chars qui a participé aux opérations du régiment depuis Toulon. A toujours fait preuve de sang-froid et de courage et a été un précieux auxiliaire pour son chef de piève au cours des violents bombardements d’artillerie, en particulier à Cité Anna les 22 et 23 janvier 1945 et à Hohenterbach (Allemagne) le 7 avril 1945. Ces citations comportent l’attribution de la croix de guerre 1939-1945 avec étoile bronze. »
-1950 – 23 janvier : MARINE – L’aviso La Moqueuse quitte Toulon après essais satisfaisants, elle repart pour l’Indochine.
–1955 – 23 janvier : LA SEINE ATTEINT 7,12 M A PARIS – Le 23 janvier 1955, la crue de la Seine atteint 7,12 m à Paris, au pont d’Austerlitz, contre 8,62 m le 23 janvier 1910.
–1957 – 23 au 29 janvier : « Accident ou suicide ? Le corps d’une sexagénaire est découvert flottant dans la baie de Saint-Mandrier » (République de Toulon et du Var du samedi 29 janvier 1957). Onze heures : Jean C., capitaine d’un remorqueur de l’entreprise de démolition Serra, accoste dans le quartier de La Vieille. Il découvre dans les rochers un corps de femme flottant, «la tête enfoncée dans l’eau ». L’Inscription maritime et les gendarmes de la Seyne sont aussitôt requis. Le patron-pêcheur Félix Râteau hisse la malheureuse dans son bateau et la ramène au port. Le docteur Madeleine Ruyssen procède alors aux constatations médico-légales d’usage. La mort remonterait à vingt-quatre heures, au plus. Les recherches entreprises par l’autorité judiciaire sont très vite couronnées de succès. En fin de journée, on apprend que la victime s’appelle Marie-Claude M., née en 1892 à Nantes. Son fils, chez qui elle demeurait à Toulon, a déclaré aux enquêteurs que sa mère était partie de la maison, le dimanche 23 janvier au matin, pour se rendre au marché. Depuis, plus aucune nouvelle. À sa connaissance, elle n’avait jamais manifesté publiquement la moindre intention d’attenter à sa vie (Ken Nicolas, vol. 1, p. 305-306).
–1958 – janvier : LE PETROLE SAHARIEN VA ARRIVER EN France – Le pétrole d’Hassi Messaoud peut d’ores et déjà être acheminé jusqu’à Toggourt par pipe-line puis par chemin d fer jusqu’à Philippeville. Le 6 février, arrivera à Martigues la première cargaison de pétrole algérien. Les partisans de l’Algérie française font observer que les richesses en hydrocarbures du Sahara sont une chance pour l’économie nationale.
-1959 – 23 janvier : L’U.R.S.S. et la Finlande normalisent leurs relations..
–1960 – 23 janvier : LE PROFESSEUR PICCARD PLONGE A 10 916 m – Mariannes, le 23 janvier : « A bord de leur bathyscaphe « Trieste », le professeur suisse Auguste Piccard et son fils Jacques, ont atteint la profondeur record de 10 916 m dans la fosse de Guam, dans l’archipel des Mariannes. (…). Son bathyscaphe FNRS II, construit en 1948, ayant été récupéré par la Marine nationale et reconstruit avec le concours du CNRS et du FNRS belge sous le nom de FNRS III, c’est en Italie que le ^professeur Piccard a fait construire le Trieste. Rappelons que le professeur Piccard fêtera ses 76 ans demain ».
–1962 – 23 janvier :
1. CUBA EST EXCLU DE L’ORGANISATION DES ETATS AMERICAINS – . Le 4 février, les Etats-Unis annonceront les boycottage des produits cubains.
2. On recense 22 attentat de l’OAS à Paris durant cette journée dont un au domicile du directeur du « Monde », Hubert Beuve-Méry (Le Figaro, 24 janvier 1962). Les affrontements entre le FLN (Front de Libération Nationale) et le MLN (Mouvement national algérien) causèrent en France, selon les chiffres officiels entre le 1er janvier 1956 et le 23 janvier 1962, 10 223 victimes dont 3 957 tués. Entre janvier et février 1962, on assiste à un déferlement de violences terroriste : les attentats OAS et FLN causent des centaines de morts en Algérie ; le territoire métropolitain n’est pas épargné. Contre l’OAS, les autorité mettent en place un contre-terrorisme, recourent même au service de truands, à qui elle promet l’impunité en contrepartie (Jean Loignon, 2001).
–1963 – 23 janvier : LA FRANCE VA CONSTRUIRE UNE SÉRIE DE BOMBES A – Pierre Messmer, ministre des Armées, annonce la construction en série de bombes A par la France .
–1970 – 23 janvier : VIOLENCES DES MINEURS BELGES EN COLÈRE – Depuis quatre semaine, 23 000 mineurs sont en grève dans le Limbourg belge et en Campine, une grève qui n’est pas soutenue par les syndicats. Ils réclament une augmentation de 15%. Aujourd’hui, ils sont affamés (…. ) Ils ont tenté d’investir des charbonnages et se sont heurtés aux forces de l’ordre. Mais les mineurs ripostent, lapident et incendient des véhicules. Les gendarmes répliquent avec des grenades lacrymogènes (…) c’est une fois de plus la violence qui parle …
–1978 – 23 janvier :
1. L’ÉPISCOPAT Français se déclare favorable à l’abolition de la peine de mort.
2. LE BARON EMPAIN EST ENLEVÉ EN PLEIN PARIS – Le baron Empain, homme d’affaires belge de 41 ans, PDG de Schneider, a été enlevé à 13 heures au sortir de chez lui, avenue Foch. Les ravisseurs, e visage dissimulé par un passe-montagne ont pris la fuite avec leur victime. Le baron seront remis en liberté le 26 mars par les bandits, leur coup ayant échoué, et l’un des leurs ayant été pris.
–1981 – 23 janvier : LA VEUVE DE MAO EST CONDAMNÉE A MORT – Le procès de la « bande des quatre » s’est achevé à Pékin. Jiang Qing, la veuve de Mao, et Zhiang Chunqiao ont été condamnés à mort, mais l’exécution de la peine est conditionnelle. (… Accusés de s’être opposés aux directives de Mao Tse-dong, ils ont en réalité surtout payé pour les crimes de la Révolution culturelle.
–1982 – 23 janvier : DU GAZ SOVIÉTIQUE POUR LA France – On apprend par la presse que , le 22 janvier, la France a signé avec l’URSS un contrat portant sur la livraison de 8 milliards de mètres cubes de gaz sibérien par an, sur 25 ans, à partir de 1984. Les Etats-Unis désapprouvent ce projet qui, selon eux « va accroître la dépendance de l’Europe (…) vis-à-vis de l’Union soviétique. Le 18 juin, le président Reagan annoncera l’extension de l’embargo sur l’équipement destiné à la construction du gazoduc euro-sibérien.
–1989 – 23 janvier : LA TERRE A ENCORE TREMBLE EN URSS – Un mois et demi après l’Arménie, la république du Tadjikistan est touchée par un séisme d’une amplitude de 5,5 sur l’échelle de Richter. Des agglomérations ont été détruites. L’agence Tass fait état de 1000 morts ?
–1992 – 23 janvier : aides occidentales destinées à l’ex-URSS – A Washington, 54 pays et organisations internationales sont parvenus à un accord minimal sur les aides occidentales destinées à l’ex-URSS afin qu’elle passe l’hiver.
–1998 – 23 janvier : Risques majeurs – Une avalanche emporte un groupe d’adolescents au-dessus de la station des Orres, dans les Hautes-Alpes. On dénombre 11 morts.
–2006 – 23 janvier : Préhistoire – “D’où vient l’homme ? L’humanité vit une époque passionnante en ce qui concerne la reconstitution de son histoire et le livre d’Herbert Thomas, qui s’intitule D’où vient l’homme ? Le défi de nos origines, tente aujourd’hui une reconstitution de cette histoire.
Herbert Thomas est un chercheur de terrain, il a travaillé au Sahara, au Pakistan, en Arabie, dans le sultanat d’Oman, territoires qui ne comptent pas parmi les plus faciles. Il a passé en outre ces quarante dernières années au sein de la communauté active des paléontologues et il connaît donc parfaitement les tenants et aboutissants des découvertes qui ont pu être faites par tous ces chercheurs aussi bien sur le plan international qu’européen et, à plus forte raison, français. Dans son livre, il rend naturellement hommage à certains chercheurs, mais il sait se montrer aussi critique et subtil. Humour et férocité sont donc au rendez-vous, et je ne résiste pas au plaisir de citer certains de ses titres de chapitre, car ils donnent bien le ton de l’ensemble : « Le crâne qui fait tourner les têtes », « Du rififi chez les paléontologues », « Des fossiles ou des idées », « La valse des ancêtres »…
Bien sûr, il y a l’histoire des découvertes, mais aussi l’histoire de la discipline elle-même. La paléoanthropologie a commencé de manière théorique dès le XVIIIe siècle, et puis de manière active, sur le terrain, à partir des années 1830. Les fossiles ont été découverts heureusement dans le sens inverse de leur ancienneté, c’est-à-dire que l’on a retrouvé d’abord des hommes de Neandertal, qui avaient autour de 50 000-60 000 ans, on a eu beaucoup de peine à les admettre, puis à la fin du XIXe siècle, on a découvert les pithécanthropes, qu’on appelle aujourd’hui Homo erectus, et ceux-là non plus, on n’en a pas voulu et puis, petit à petit, ils sont quand même entrés dans la famille, et, enfin, dans les années 1920, on a « rencontré » les premiers australopithèques. On sait aujourd’hui que la filiation se fait dans l’autre sens : de l’australopithèque ou de quelqu’un des siens vers le pithécanthrope, ou Homo erectus puis d’Homo erectus vers Homo sapiens et Neandertal qui ont été contemporains »(Yves Coppens, Chronique du 23 janvier 2006)
–2015 – 23 janvier : JAZZ À SANARY vendredi 23 JANVIER à 21h au PETIT GALLI. SEXTET MESSENGERS : PIERO IANNETTI (dms), JOSÉ CAPARROS (tp), LIONEL BELMONDO (ts), THIERRY GAU (tb), ERIC MERIDIANO (p), JEAN MARIE CARNIEL (cb). ARRANGEMENTS : Ch. DAL SASSO. Jazz Club de Sanary. Excellente soirée !

–2018 – 23 janvier : LES GAULOIS AVEC « DECOUVERTES ET CIVILISATIONS » – Cet après-midi, à 14h 30 , « Découvertes et Civilisations » recevait Jean Chausserie-Laprée, salle Marie Mauron de la Médiathèque Jacques Duhamel. Conservateur et directeur du service archéologique de Martigues, spécialiste du monde gaulois du midi, il nous parla de ses recherches récentes sur le site de Saint-Blaise à Saint-Mitre-les-Remparts. Une occasion pour les adhérents de l’association de rencontrer un homme exceptionnel qui a fait avancer à pas de géants la connaissance de nos ancêtres provençaux qu’ils fussent protohistoriques ou d’époque romaine.
–2020 – 22 -23 janvier : Un millier de personnes évacuées, 23 000 foyers sans électricité.L’Aude et les Pyrénées-Orientales ont été placés, ce mercredi après-midi, en vigilance rouge inondation face aux fortes pluies dues à la tempête Gloria. La vigilance rouge signale un « risque de crue majeure » avec une menace « directe et généralisée sur la sécurité des personnes et des biens », selon Vigicrues. Quelque 1 500 habitants ont été évacués ce mercredi dans les Pyrénées-Orientales et quelques dizaines dans l’Aude face aux débordements de l’Agly (au nord de Perpignan) et de la haute vallée de l’Aude (sud de Carcassonne). Le niveau de l’Agly est notamment monté à 7,20 m cet après-midi. Dans les deux départements, les transports scolaires ont été suspendus pour jeudi. Et les services de l’État demandent aux parents de ne pas amener leur enfant à l’école, au collège et au lycée. Dans le seul département des Pyrénées-Orientales, quelque 23 000 foyers restaient toujours privés d’électricité mercredi soir. En fin de journée, Météo-France a également placé les départements voisins de la Haute-Garonne et l’Ariège en vigilance orange inondation. Sur l’Hers Vif, « la hausse des niveaux est importante et rapide et atteint des niveaux dommageables. Sur l’Ariège la hausse restera limitée », selon Vigicrues.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 169e livraison :

(Sanary des années 1950 – carte postale Aris, coll. H. Ribot)
–1746 – du 23 janvier au 15 octobre : SANARY ET LES AGGLOMERATIONS VOISINES DOIVENT PARTICIPER À LA CONSTRUCTION DES FORTIFICATIONS DE TOULON. Des agriculteurs allèrent y travailler du 23 janvier au 15 octobre 1746 ; Romany et Boyer fournirent les tuiles de Marseille que le patron Jean Collomb apporta. Il fallut fournir 400 fascines. On travailla également à la remise en état des batteries du Cap Nègre et du Rayollet au territoire de Six-Fours. Sanary participe financièrement et en main-d’œuvre aux fortifications de Toulon ; un état de 80 Sanaryens aptes à porter les armes est dressé par le Conseil (Rotger B., 1984). A Sanary, le commandement militaire ayant pris la décision de faire déplacer les quatre canons de 36 de la batterie de la Plage à celle de Portissol, en 1746, la batterie dite « de la plage » et qui se trouvait sur l’esplanade face au boulevard de l’Avenir actuel, est désarmée et ses canons transférés à la batterie de Portissol. On construira aussi une poudrière à La Cride. Ces mesures ont été prises comme suite aux fortifications de Toulon, pour parer à l’invasion de la Provence par les Austro-Piémontais alliés des Anglais. Trente grenadiers furent envoyés par le gouverneur de Toulon pour contraindre les habitants « à tirer les canons de batterie de la place à celle de la tour de Portissol ». On dut payer aux soldats la somme de trente livres et les loger chez l’habitant (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; Rotger B., 1984).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 369e livraison :

–1178 – 23 janvier et 1er février –
1. Marseille – Le nom de Citadelle Babon n’apparaît qu’en 1178. La ville basse est castrum en 904 (Poly 1976). « Marseille. Accord entre le prévôt et le chapitre de Marseille, et Guillaume le Gros et Raimond Geofroi (Raimond Geofroi, dit Barral, est en 1190 qualifié : vicem domini Ildefonsi, régla Aragonum, in Provincia gerens (Bouche, Chorographie et histoire de Provenir, i. U, p. 1042) ; on avril 1191, dans le privilège délivré à Digne par le roi : Barralis procuratoris Provincie, dans Guichard, Essai sur le caminalat, 1. II. p. 14) ; en juillet 1192 ; procurator Provincie, Voir à cette date) frères, en présence de Geofroi de Marseille (probablement leur autre frère, alors Jeune, qui devint évêque de Béziers) et d’autres. Le prévôt leur remet la moitié du mont Babon, ses pentes, sauf le champ qui appartient à l’œuvre de la cathédrale devant l’entrée du port, et celui qui est devant la porte du château au-dessus de l’église de Saint-Sauveur, sauf encore ce qui se trouve en dehors des vieux murs du château, vers l’église de la Major, en droite ligne jusqu’à la mer ; à condition d’acenser à profit commun la montagne bâtie à frais communs ; le chapitre y retient un terrain pour s’v bâtir une maison ; les vicomtes en auront un autre pour eux. Tous les droits d’acapte, censes. leydes, cosses, les droits de justice, de fours, etc., perçus dans ce périmètre, devront être partagés également entre le prévôt et les vicomtes. Des règlements sont établis pour l’exercice de la justice, etc. » (Acte 263 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Evêché de Marseille, Livre jaune, fol. 19 v°. a. Albanès et Chevalier, G allia .. . Marseille, n° 1104).
LA SEYNE-SUR-MER. 80e livraison :

(Sicié, le sémaphore après la guerre. Collection Meurey)
–1859 – 23 janvier : mise en service à Toulon de la chaloupe démontable n° 4 Modeste, classe chaloupes démontable n° 1 à 10, construite par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne (dossiersmarine free fr / fs ca G3).
–1860 -23 janvier : Lancement et armement à Toulon de la chaloupe démontable n° 12, type Arc, construite par lesForges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne. Renomméechaloupe démontable Arc,elle fut transportée en pièces détachées, par le Japon, à Saïgon (id.).
TOULON ET SES ANCIENNES RUES. 137e livraison. Mongin – Toulon ancien et ses rues. TROISIÈME PARTIE Agrandissement de 1680.

Place d’Armes – Avant 1680, les fortifications couvraient les deux tiers de cette place, et contre leur épaulement existaient çà et là quelques maisons entourées d’un jardin. Lors de l’agrandissement de la ville décidé à cette époque, on abattit toute la partie des murailles qui, de l’extrémité du bastion de la Fonderie, allait aboutir à la mer, en décrivant vers l’Ouest une courbe assez accentuée. Sur le terrain devenu libre, on ouvrit la place actuelle.
Affectée dès l’origine à l’exercice des troupes et aux grandes revues, elle reçut de la population le nom de Champ de Bataille qu’elle a conservé, quoique son appellation officielle soit Place d’Armes.
C’est là que se donnaient autrefois les réjouissances publiques. Le 20 septembre 1744, « en l’honneur de la convalescence du roy, deux « fontaines de vin y coulèrent pendant tout le jour, une grande quantité de pain y fut distribuée aux indigents et un bœuf y fut rôti tout entier pour être mangé par les pauvres. Mais les soldats du corps de garde s’étant rendus maîtres du bœuf, le prirent pour eux et insultèrent même les habitants qui voulaient s’y opposer » (Archives communales, BB. 12).
Sous la Révolution, la place d’Armes fut le théâtre d’évènements restés célèbres dans les annales de la cité.
Le 24 mai 1790, elle assista à la célébration de la Fédération entre tous les corps armés de terre et de mer et la garde nationale. Un autel à quatre faces, élevé de six marches et décoré de guirlandes et d’écussons, lut dressé au milieu de la place ; il était surmonté d’un dais soutenu par quatre colonnes garnies de myrte et de laurier, et garanti de l’ardeur du soleil par un pavillon aux trois couleurs. L’aumônier de la garde nationale célébra la messe. Après la cérémonie religieuse et un discours du maire, chacun prêta le serment suivant. « Nous ,maire, officiers municipaux, procureur de la commune, substitut et notables ; chefs et officiers de la garde nationale ; chefs et officiers des troupes de terre et de mer ; chefs et officiers des autres corps attachés à l’un et l’autre service, ici présents, formons en présence de l’Etre suprême, au nom de la religion, de la patrie et de l’honneur, le pacte de nous unir par tous les sentiments de patriotisme et de courage, dans la seule vue de former entre nous une seule famille de frères armés pour protéger mutuellement, et maintenir de tous leurs efforts la nouvelle constitution acceptée par le roi, et la tranquillité publique, conformément au décret de l’Assemblée Nationale sanctionné par le roi ». Tous les spectateurs présents poussèrent à la fois le cri de « Je le jure ».
Dans la journée, la joie publique se manifesta par des farandoles auxquelles se mêlèrent indistinctement, peuple, soldats, magistrats et officiers de tout grade.
[…]
Enfin deux mois plus tard, à l’occasion de la fête qui devait se célébrer sur cette place, le 10 août, la municipalité adressait à plusieurs citoyennes l’invitation suivante que nous reproduisons extenso.
« Citoyenne,
Ton patriotisme te procurera l’avantage civique de précéder le représentant du peuple, Jeanbon-Saint-André, dans la marche qu’il y aura au sujet de la fête du 10 août, decady prochain. Le rendez-vous sera à sept heures du matin à la Maison Commune, où, rassemblées, vous vous rendrez auprès du représentant. Nous comptons assez sur ton zèle civique pour être assurés que tu te rendras au lieu de la désignation, et que tu te procureras des hymnes civiques pour solenniser ce jour mémorable de la fête du 10 août.’
Dans nos fêtes civiques les charmes de la figure, du talent ou de 1 esprit, lorsqu’ils sont accompagnés de la vertu, les embellissent.
Nous nous faisons une franchise de l’avouer que nous t’avons rangée au nombre de ces personnes qui peuvent donner de l’éclat à la fête.”
[…]
L’Hôtel de la préfecture maritime situé à l’extrémité Ouest de la place d’Armes fut commencé en 1786 et terminé deux ans après seulement. Le projet de construction de cet édifice excita pendant longtemps les plaintes les plus vives de la part des propriétaires du quartier. Chacun d’eux craignant que le futur monument ne le privât de la vue de la place, chercha à le faire octroyer à son voisin. Finalement on décida de l’édifier là où nous le voyons aujourd’hui (écrit en 1902).
M. Albert de Rioms est le premier commandant de la marine qui s’y soit installé. Le 1er décembre 1789, à la suite d’une émeute qui se produisit sur le Champ de Bataille, cet officier général fut violemment arraché de ses appartements et jeté en prison. En 1792, l’hôtel de la marine fut pillé et dévasté de fond en comble. Sa démolition fit même l’objet d’une demande adressée aux commissaires de l’Assemblée Nationale près l’armée du Midi. Ces commissaires sauvèrent l’édifice en déclarant que leurs pouvoirs ne s’étendaient pas jusqu’à ordonner la destruction des monuments appartenant à la Nation. Réparé à la hâte, en 1793, il servit de caserne à une partie des troupes Anglaises. Repuis 1800, date de la création des préfets maritimes, il a repris son ancienne affectation.
(Rappelons que le texte de Mongin a été publié en 1902, il y a donc de cela 122 ans. Depuis, l’Hôtel de la préfecture maritime situé à l’extrémité Ouest de la place d’Armes a disparu du fait des événements liés à la seconde guerre mondiale – la carte postale que nous mettons en ligne est contemporaine d ela rédaction de l’article de Mongin).
UNE (vraie) BLAGUE POUR LA ROUTE.
Lu dans le Dauphiné Libéré daté du 5 novembre 1954 : « Le célèbre peintre Henri Matisse est mort hier à Nice. Depuis ce matin, le maître du « chauvinisme » repose sur un petit lit de fer dressé dans son salon ». (sic !)
J’en ai terminé. Il est 8 heures ! Nous sommes jeudi. Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber. A demain, pour fêter les FRANÇOIS (DE SALES) !

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