ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 21 JANVIER 2025, 14e ANNÉE (n°4641).
ILLUSTRATION. Grand chemin royal, le col de l’Ange (cl. H. Ribot, 1989).
LES FÊTES. Bonjour à tous et toutes, et, surtout, aux quelques 100 000 AgnÈs de France dont c’est la fête aujourd’hui.
Dérivant d’un mot grec, Agnès, tout comme Catherine, signifie « qui est pur ». La première Agnès connue fut une sainte chrétienne qui subit le martyre à Rome. Ce fut longtemps un nom monastique et aristocratique. Ce n’est qu’au XXe siècle qu’il s’est répandu pour devenir populaire dans les années 1960.
Patronne des jardiniers, sainte Agnès a, comme attributs, un anneau blanc, la palme du martyre, un rameau d’olivier, une épée et un bûcher en flammes.
Le nom d’Agnès, nom de baptême féminin et rarement nom de famille, retranscrit en provençal Agnis, fut porté par l’épouse de R. de Mazaugues au XIIIè. siècle. C’est certainement la raison pour laquelle on le retrouve dans plusieurs lieux-dits de Mazaugues, de Méounes et de Signes (réf. H. Ribot H. – les noms de lieux de l’ouest varois, Cahier du patrimoine ouest varois n° 12) : bastide d’Agnis, chemin d’Agnis, Mourré d’Agnis, Petit Agnis, Vallon d’Agnis, Verrerie d’Agnis, Anis XVIIIe siècle.
Donc, bonne fête Agnès !
Quant au calendrier révolutionnaire An II, il a choisi le 21 janvier pour honorer la mousse.
DICTON. « Jour de sainte Agnès, jamais trop de froid ne laisse ».
PENSÉES. « Voyager avec l’espérance au coeur est plus précieux que d’arriver » (R. L. Stevenson, avril 1878).
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHÈQUE, un jour, un livre. Robert Louis Stevenson – The strange case of Fr. Jekill and Mr Hyde, dans A gothic treasury of the Supernatural, 1981, Crown Publishers, rééd. Par Leopard Books, Londres, 1996, p. 201-244. N° d’enregistrement : R 6574
ÉPHÉMÉRIDES

–1163 – 21 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Honor de Moreriis, 21 janvier 1163 (acte aux archives du Chapitre). Morier – lieu-dit entre la traverse des Marronniers, et le pont de Saint-Pierre. Première mention : Morarium, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n°40).
–1164 – 21 janvier : Marseille. Enquête, par l’archevêque d’Arles et l’évêque de Carpentras, sur les divers accords passés par les deux Raimond, évêques de Marseille, avec le vicomte Pons de Peynier et ses enfants (de Gérin-Ricard: A. La Major de Marseille, charte originale non cotée ; a. Albanès et Chevalier, Gallia… Marseille, n° 163 ; IND.: Albanès et Chevalier, Gallia… Arles, n° 603 ; – Toulon, 84). [de Gérin-Ricard 1926: Marseille. Enquête, par l’archevêque d’Arles et l’évêque de Carpentras, sur les divers accords passés par les deux Raymond, évêques de Marseille, avec le vicomte Pons de Peynier et ses enfants. Les témoins établissent que dans une assemblée judiciaire tenue à Roquebarbe (quartier de Gignac-La Nerthe), le port de Portegalle avait été cédé par Pons à l’évêque : que les hommes de l’évêque avaient reçu le privilège de ne pas payer de droit d’usage dans le grand port ; que les hommes de l’évêque et du vicomte avaient obtenu la jouissance commune des montagnes pour la récolte de l’herbe et du bois ; que l’évêque s’était vu reconnu son droit sur les acquisitions de ses hommes en mer, le péage de Saint-Julien, d’Allauch et de Ners ; que Pons avait déclaré tenir en gage de l’évêque pour 15 000 sous le tonlieu et le port. Le sacriste déclare tenir pour l’église de la Major le quart de Saint-Marcel : il dit que les chanoines possèdent Morières à la suite d’un don des vicomtes ; que les vicomtes avaient fait perdre un homme de l’évêque ; que Pons, étant prisonnier, avait prié l’évêque de faire contribuer ses hommes à sa rançon ; que Pons avait été arrêté deux fois par l’évêque à cause de ses violences. Guillaume d’Allauch ajoute que Pons reconnut Roquebarbe comme étant à l’église et que ce lieu était alors entouré d’un fossé, que des Italiens y tenaient de l’évêque l’afférage. Le sacriste dit encore que le comte de Barcelone, lors du procès plaidé devant lui par l’évêque Pierre et Geofroi de Marseille, avait autorisé l’évêque à fortifier ce quartier. Il est témoigné aussi que, pour Aubagne, Pons de Peynier à Noël et Hugues Geofroi, à Pâques, payaient tout un festin ; que l’évêque avait les chevreaux de Saint-Julien et de Saint-Just et les faucons de la grande terre, tandis que les vicomtes avaient ceux des îles. Aicard de Toulon déclare avoir assisté aux Lecques à la décision du procès entre Raymond de Solliès et Pons de Peynier, où celui-ci reconnut à l’évêque la ville supérieure, entourée de fossés et de remparts, et abandonna entièrement ses droits sur Roquebarbe ; là encore, lui et son fils Geofroi de Marseille firent hommage à l’évêque. Le même Aicard a entendu dire que le fief des chanoines à Morières provient de l’archevêque d’Arles Aicard et que les fiefs de Saint-Baudile et de Saint-Just furent sous le chemin des vicomtes ; il a vu Bertrand de Marseille approuver la décision de Raimond, archevêque d’Arles, entre Pierre, évêque de Marseille, et ses frères, etc. (Acte 254 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. La Major de Marseille, charte originale non cotée. a. Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille. n° 163. Ind. : Albanès et Chevalier. Gallia . . . Arles, n° 603 ; Toulon. n° 84. Portegalle et par corruption Portugal – ancien port de la ville épiscopale de Marseille, compris aujourd’hui dans les ports nouveaux, à la Joliette (1872). Première mention le 6 janvier 1150 : Portus de Porta Gallica, (charte aux archives de la Major).

–1246 – 21 juillet : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Fons monachorum, 21 janvier 1246. Possession du monastère de Saint-Sauveur (charte aux archives de la Major). Autre mention : Font des Mourgues ou la Bégude, le 28 juin 1766 (registre aux archives de la Major). La Bégude – hameau, quartier de Château-Gombert (1872). La bégude était un droit que l’on percevait sur les boissons à leur entrée dans le territoire de Marseille et les bureaux où on le percevait en ont conservé le nom. De là vient qu’ils sont placés sur la limite du terroir.
–1265 – 21 janvier : LIEUX-DITS D’AUBAGNE – Leca (charte aux archives de l’Evêché). La Lèque – l’un des sommets des montagnes qui dominent le territoire d’Aubagne du nord-ouest au sud-est.
–1401 – 21 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Entrevinhas , 21 janvier 1401 (charte aux archives de la Major). Entrevignes – lieu-dit, quartier du Camas (1872). Première mention, au XIe siècle : Inter vineas, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n°40). La colonica inter Vineas [latin : entre les vignes] a laissé son nom au lieu-dit Entrevignes, dans la vallée de l’Huveaune, près de Sainte-Marguerite. L’abbaye de Saint-Victor y possédait des vignes au XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n°40) et le toponyme figure dans divers documents postérieurs (J.-A.-B. Mortreuil. Dictionnaire …. p. 141).

-1586 – 21 janvier : ARRET DU 29 JANVIER 1586 QUI DECLARE LES TAILLES VIEILLES -Les consuls des communautés d’Ollioulles (Ollioules), Six-Fours, la Garde, le Revest et Evenes (Evenos), par leur placet donné au roi, leur auraient très humblement remontré que les habitants de Tollon (Toulon), en vertu de certains privilèges, avaient refusé de payer les tailles, tant de sa majesté, que du pays, aux susdits lieux, présupposant, que par leur privilège, ne pouvaient être aucunement contraints, et que lesdites tailles se devaient pour les biens qu’ils avaient auxdits lieux à la ville de Tollon, lieu de leur habitation. A quoi lesdites communautés plaignantes soutenaient, qu’étant à la disposition du droit écrit, les tailles sont réelles et non personnelles, et par ainsi, qu’elles devaient être payées où les fonds sont situés. Ce qui causa un procès par-devant la Cour des Comptes. Laquelle, par son arrêt, attendu qu’il s’agissait de privilège confirmé par les feus Rois, ainsi que lesdits de Tollon avançaient, les parties furent renvoyés au Roi, qui depuis sa majesté, les renvoya à ladite Cour des Comptes. Et prévoyant, lesdits de Tollon, l’injustice de leur cause, auraient taché de parvenir à l’exécution de leurdit prétendu privilège, et pour cet effet, se seraient retirés par-devant sa majesté, pour leur être permis de murailler et fortifier leur ville. Ce qu’ils offrirent faire sous certaines qualités contenues aux articles par eux dressés, et entre autres, demandaient le privilège par eux prétendu, que pour la manutention duquel, y avait longtemps qu’ils étaient en procès par-devant la Cour des Comptes de Provence. Laquelle requête serait (aurait) été renvoyé au Seigneur grand prieur de France. , gouverneur en Provence, pour donner son avis. Sur quoi lesdites communautés auraient formé opposition par-devant ledit Seigneur, grand prieur, et encore pour la conservation de leur bon droit, par-devant sa majesté, pour qu’il fut son bon plaisir de les recevoir en leur opposition. Et ce faisant, attendu l’instance pendante par-devant ladite Cour des Comptes, renvoyer les suppliants sur leur dite opposition formée contre lesdits de Tollon, à ladite Cour pour être procédé, sur laquelle requête serait (aurait) été rendu décret. Attendu, les suppliants, l’avis dudit Seigneur grand prieur de France, répondu au conseil le 21 janvier 1586, signé Dolu. En suite de laquelle requête et décret, capitaine Laurens Varon, procureur et député des habitants d’Ollioulles, Six-Fours, la Garde, le Bausset (Le Beausset) et Evenes, fit la présentation au greffe du conseil privé de sa majesté, contre les consuls, manants et habitants de Tollon et constitua pour avocat, Maître Jean Sirralies, avocat au conseil, en date du 29 janvier 1586. Au préjudice de laquelle instance, les consuls et communauté de Tollon, en l’année 1589, ayant fait procéder à un relèvement et nouveau cadastre de leur terroir. Ils auraient fait coucher, entre autres, tous les biens que feu Sieur Barthelemy de Lombard, Sieur de Ste Cécille, possédait au terroir de Six-Fours, prétendant que les tailles fussent personnelles. Et obliger les hoirs dudit Sieur de Ste Cécille leur en payer les tailles des biens qu’il possédait au terroir dudit Six-Fours. Ce qui donna lieu à Dame Hellène de Vallavoyre, veuve du Sieur Barthelemy de Lombard, en qualité de mère et tutrice de ses enfants, hoirs dudit Sieur de Lombard, de le mettre en notice aux consuls dudit Six-Fours, par sommation qu’elle leur fit intimer le 11 juin audit an 1589, par laquelle l’on lui protesta, en cas qu’elle fut obligée de payer les tailles à la communauté de Tollon, de tous dépens, dommages intérêts. Lesquels consuls, par leur réponse, auraient déclaré qu’ils voulaient et entendaient prendre la garantie et défense des pupilles contre ladite communauté de Tollon et tous autres. Sur la susdite question, pour savoir si les tailles des biens devaient être payées au lieu de domicile des possesseurs ou au lieu où lesdits biens sont assis, fut encore intenté un grand procès au Grand Conseil du Roi, entre lesdits Sieurs consuls et communauté de Tollon, qui soutenaient que par privilège octroyé au lieu de la viguerie de Tollon depuis l’année 1231, les tailles étaient payées au lieu de domicile des possesseurs et non en lieux où les héritages sont situés et assis, et les consuls et communauté de Six-Fours. Auquel, la communauté de la Vallete (La Vallette) qui serait intervenue, soutenant les fins et conclusions de celle de ladite ville de Tollon, et la communauté de la Garde se serait joint avec celle de Six-Fours. A la poursuite duquel procès, ledit conseil fit arrêt en contradictoire jugement, le 14 juillet 1618, par lequel il fut ordonné, que sans avoir égard audit privilège et usage, les habitants de Tollon, Six-Fours, la Garde et la Vallete, payeront, dores en avant (dorénavant), les tailles et impositions en lieux où les biens seront assis. Après lequel arrêt, serait (aurait) été encore rendu divers autres arrêts, tant audit Conseil, qu’en la Cour des Comptes, des 23 janvier 1621, 7 juin 1625. Et enfin, par arrêt du conseil du 14 février 1632, fut ordonné que le susdit arrêt de 1618 serait exécuté (Jean Denans, 1713).
-1592- 21 janvier : ORDRE POUR L’AVITAILLEMENT DES PLACES AVEC LE REGLEMENT DE CE QUE LES COMMUNAUTES DOIVENT FOURNIR – Monsieur François Saurimont, commissaire, en exécution du pouvoir à lui attribué par les précédents états et assemblées de la Provence, même en ce qui concerne l’entretenement (l’entretien ?) des gens de guerre hors de l’état ordinaire et avitaillement des places, ayant à cet effet, imposé de blé et avoine. Et d’autant que le Sieur de Fontes avait fourni, prêté et remis dans la forteresse du Puech et entre les mains du Sieur de Saint Canat, commandeur pour le Roi, sous l’autorité de Monsieur de la Vallete, gouverneur et lieutenant général en Provence, 222 charges de blé. Ledit Sieur de Saint Saurimont, commissaire, le 21 janvier 1592, aurait assigné audit Sieur de Fonles, le remboursement et restitution sur deux charges de blé par feu, imposé par la précédente assemblée tenue à Cisteron (Sisteron), à prendre sur les lieux ci-après. Savoir : le Revest pour un feu et demi, la Vallete, six feux, la Garde, deux feux et demi, Tourris, un quart de feu, Six-Fours, treize feux, Pierre Feu (Pierrefeu), huit feux, Collobrières, six feux, Cuers, seize feux et demi, Bogencier (Belgentier), un feu un quart, le Puget, dix feux, Carnoulles (Carnoules), deux feux un quart, Roque Baron (Rocbaron) un feu, le Val, neuf feux, de la viguerie de Brignolle (Brignoles) : Méunes (Méounes) un feu, la Roque (la Roquebrussane) quatre feux, la Selle (la Celle) trois quart de feu, Garen ( Garéoult ?), un feu et demi, Cabasse, trois feux et demi, Flassan (Flassans), un feu, Courrens, six feux, Monf Fort (Montfort), trois feux, Foucauquieret (Forcalquieret), trois feux, Besse, neuf feux et demi (Jean Denans, 1713).
–1696 – 21 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Valfrède (registre de l’Ecritoire). Vaufrège, vallon, quartier de Sainte- Marguerite. Première mention : Vallatum vallis frege, le 5 septembre 1340 (acte notarié).

–1709 – 7 janvier au 3 ou 4 février : Misère extrême provoquée par les froids excessifs de janvier et signalés aux archives de toutes les communes (Louis Honoré, 1929, p. 214-224, et, du même auteurs, 1925, p. 80, 81, 82.). Du 10 au 21 janvier, la température sous abri se maintint à Paris aux environs de -20°, avec des minima absolus de -23. 1° les 13 et 14 janvier ; le 11, le thermomètre s’abaissa jusqu’à -16.1° à Montpellier et -17.5° à Marseille. L’hiver de 1709 fit ressentir son effet sur une grande partie de l’Europe. L’Ebre, la Garonne, le Rhône et la Meuse gelés, mais la Seine resta libre ; au début d’avril, la Baltique était encore couverte de glaces. Aux dires de Réaumur et de Lavoisier, on n’avait jamais encore observé en France de froids aussi rigoureux que ceux de 1709 (Herage / histoire climat 5).
–1731 – 21 janvier : contrat de mariage passé entre Joseph Denans, fils de feu Jean et Suzanne Blanc, marinier de Six-Fours et Marguerite Decugis, fille de feux Honoré et Claire Drogou (Fol. 11 v°) -. Montant et composition de la dot : Robes, linges, ameublement, pour 111 L. Une terre, vigne jeune à Six-Fours, quartier des Faisses et une terre bladale même quartier, séparée de la précédente par le valat, les deux pour 200 L. Une terre vigne à Six-Fours, quartier de Mouvie, pour 200 L. La moitié d’une table d’hort, à Six-Fours, qu. du Pountillau, pour 15 L. Linge, pour 15 L. Total : 531 L (Cahier de l’ouest varois n°11, Six-Fours).
–1742 – 21 janvier : Le conseil d’Ollioules vote

-frais de réception de l’Infant Don Philippe d’Espagne et du passage de la Marquise de Mirepoix ;
-la dépense pour frais de journée de 30 travailleurs d’Ollioules affectés à la construction de la batterie de Saint-Elme aux Sablettes.
–1747 – 21 janvier : Les troupes royales reprennent l’offensive contre les Austro-sardes (Rotger B., 1984). Le 21 janvier 1747 l’offensive est menée au centre et à la droite du front (franchissement de l’Argens), et dans la montagne où Castellane est reprise par les Franco-Espagnols (qui sont en fait des Suisses) à la suite d’un engagement vivement mené (Cahier de l’ouest varois n°11, Six-Fours).
–1789 – 21 janvier : Le roi lui-même prolonge d’un an le délai accordé aux non-catholiques pour s’inscrire sur les registres de l’état civil. Cette mesure est essentielle pour cette partie delà population qui veut accéder au vote. Ainsi, le délai mentionné par l’édit de novembre 1787 est prorogé jusqu’au 1er janvier 1790 (AGENDA DU BICENTENAIRE – MERCREDI 21 JANVIER 🙂
–1793 – 21 janvier :

1. première date fatidique de l’« année terrible » : Exécution de Louis XVI (Pierre Goubert, Initiation …, 1984). Sur la place de la Révolution, Louis XVI, ancien roi de France, est guillotiné. Emprisonné aux Tuileries avec sa famille depuis le mois d’août 1792, il avait été condamné à la peine de mort par la Convention. Parmi les « régicides », on trouve des nobles comme le vicomte de Barras qui a voté la mort « sans délai et sans appel » (Mory Fernand, 1972). La mort votée (par 387 voix sur 718), le sursis rejeté, Louis XVI fut exécuté le 21 janvier 1793, à 10h 22, à Paris sur la place de la Révolution (anciennement dénommée « place Louis XV ») qui devint en 1795 la place de la Concorde. En accomplissant cet acte de « providence nationale », les conventionnels étaient pleinement conscients de l’irréversibilité du tour qu’ils donnaient à la Révolution, d’avoir, comme le dit Cambon, dont on n’attendait point ce lyrisme, abordé une île nouvelle et brûlé le navire qui les y avait conduits (Michel Vovelle, « La Révolution », 1987). Aujourd’hui, les royalistes font dire trois messes à la mémoire de Louis XVI, l’une à Saint-Gerlain l’Auxerrois, la seconde à Saint-Denis et la troisième à la Madeleine.
2. UNE CONSTITUTION POUR LA REPUBLIQUE – Le comité de constitution ne commença réellement ses travaux qu’après l’exécution du roi, le 21 janvier 1793. Il lut un grand nombre de projets, mais il adopta, à peu près sans modifications, celui qu’avait rédigé Condorcet. C’était un texte fort long, puisqu’il comprenait 402 articles, précédés d’un préambule. Il prévoyait un pouvoir exécutif, composé de sept ministres et d’un secrétaire, élus au suffrage universel pour deux ans et choisis obligatoirement hors de l’Assemblée. Le pouvoir financier était confié à trois commissaires de la comptabilité élus également au suffrage universel. En face de ces pouvoirs forts, l’Assemblée élue au suffrage universel, elle aussi, allait nécessairement être beaucoup plus faible. C’est pourquoi Saint-Just reprocha aux Girondins de vouloir instituer » la royauté des ministres ». Les pouvoirs des administrations départementales étaient accrus, de sorte que le projet tendait au fédéralisme. De plus, pour diminuer l’influence des sans-culottes, ouvriers et artisans des villes, on prévoyait un nouveau découpage communal, qui avait pour but de noyer les sans-culottes urbains parmi les paysans. Une des particularités du projet de Condorcet était l’importance qu’il donnait aux Assemblées primaires : celles-ci devaient siéger en permanence et devenir les centres de la vie politique, dans les villes et dans les campagnes. Chaque assemblée primaire devait compter de 400 à 900 citoyens. C’est au sein des Assemblées primaires que les citoyens se prononçaient sur les nouvelles lois, car le projet de Condorcet prévoyait le référendum sous le nom de « droit de censure », et le droit d’initiative législative. C’étaient aussi les Assemblées primaires qui formaient le cadre de toutes les élections. Celles-ci avaient lieu en deux temps : dans la première phase, les électeurs désignaient les candidats, dans une deuxième avaient lieu des élections proprement dites. Au total le projet de Condorcet était très démocratique, mais eût-il été viable ? Les citoyens ne se seraient-ils pas lassés très vite de discuter et de voter sans cesse ? Le conflit entre le Conseil des ministres et l’Assemblée, élus tous deux au suffrage universel, n’était-il pas inévitable et insoluble, si ce n’est par le coup de force ? Parmi les 300 projets qui ne furent pas retenus, beaucoup contiennent des dispositions intéressantes. La plupart reconnaissent que la « démocratie directe » n’est pas praticable et essayent d’y suppléer par l’emploi du référendum, de l’initiative législative, du mandat impératif, de la permanence des Assemblées primaires, du vote obligatoire. La plupart sont hostiles à la formation de « partis » politiques permanents et au système parlementaire, tel qu’il fonctionnait en Angleterre. L’Allemand Anacharsis Cloots voulait que la République française fût le noyau d’une république universelle et aménageait son projet de constitution dans ce sens. Robespierre n’avait pas déposé de projet de constitution, mais il lut au club des Jacobins, le 21 avril 1793, l’esquisse d’une nouvelle déclaration des droits de l’homme qui eut un grand retentissement. Certes, Robespierre se montrait l’adversaire de l’égalité économique, et notamment de la loi agraire : « L’égalité des biens, disait-il, n’est qu’une chimère. La loi agraire n’est qu’un fantôme créé par les fripons pour épouvanter les imbéciles. » Mais après cette affirmation, il refusait de ranger la propriété parmi les droits naturels. « La propriété, expliquait-il, c’est le droit qu’à chaque individu de jouir et de disposer de la portion de biens qui lui est garantie par la loi… Ce droit est borné, comme tous les autres, par l’obligation de respecter les droits d’autrui. » Par conséquent, Robespierre refusait de considérer la propriété comme « inviolable et sacrée ». Il faisait aussi du « droit au travail » et par suite, du « droit à l’assistance » des droits naturels fondamentaux : « La société est obligée de pourvoir à la subsistance de tous ses membres, soit en leur procurant du travail, soit en assurant des moyens de subsistance à ceux qui sont hors d’état de travailler. Les secours indispensables à celui qui manque du nécessaire sont une dette de celui qui possède le superflu. » Robespierre, comme Anacharsis Cloots, s’élevait à des considérations internationales dans les quatre derniers articles de son projet : « Les hommes de tous les pays sont frères et les différents peuples doivent s’entraider selon leur pouvoir, comme les citoyens d’un même Etat. Celui qui opprime une seule nation se déclare l’ennemi de toutes. Ceux qui font la guerre à un peuple pour arrêter les progrès de la liberté et anéantir les droits de l’homme doivent être poursuivis par tous, non comme des ennemis ordinaires, mais comme des assassins et des brigands rebelles. Les rois, les aristocrates, les tyrans quels qu’ils soient sont des esclaves révoltés contre le souverain de la terre, qui est le genre humain, et contre le législateur de l’univers, qui est la nature. » (Jacques Godechot, Les Constitutions de la France)
3. Première coalition de toute l’Europe contre la France qui lève une armée de 300 000 volontaires, Création du tribunal révolutionnaire et du comité de Salut Public.
4. Guerre de VENDÉE anti-républicaine menée par Larochejaquelein (1772-1794).
–1797 – 21 janvier : JOSEPH MERY – A Marseille, la rue Méry a pour seul mérite de garder la mémoire du journaliste marseillais Joseph Méry dont Victor Hugo demandait à ses enfants dans « Les voix intérieures » (avril 1837) de ne pas toucher aux vers de ce poète charmant que Marseille la Grecque, heureuse et noble ville d’Homère, a fait fils de Virgile. Poète, certes, mais surtout humaniste, hauteur de page inénarrables (lire son « Marseille et les Marseillais »), ami d’Alexandre Dumas auquel il donna l’idée de son comte de Monte-Cristo au cours d’une visite accomplie ensemble au château d’If en mai 1835, et de ses mousquetaires aussi en juin 1843 : lors d’un passage à Marseille chez son ami, Dumas fouinant dans les rayons de sa riche bibliothèque piquait des mémoires de d’Artagnan (mémoires apocryphes dus à Courtil de Cendras) qu’il ne rendra jamais. Né à Marseille le 21 janvier 1797, Joseph Méry devait mourir à Paris le 20 juin 1866 (Paul Amargier).
–1799 – 21 janvier (2 pluviôse) :

1. l’émigré Martel est fusillé au fort Lamalgue, Toulon – Le destin de l’émigré Martel est encore 1’un de ceux qui mérite d’être retracé : iI avait servi en 1793 dans le corps franc du Comte de Digeon. Retiré à Toulon il se marie en 1797 et s’établit comme tanneur à La Lice (quartier N.O. de la ville). Mais il se sent menacé et disparaît. Le décret enjoignant le retour aux émigrés le tente. Il revient est pris à Manosque, conduit à Aix, puis à Marseille où il est détenu au fort St-Jean. Sa femme affolée court à Marseille pour le voir et la foule la menace de l’échafaud. Martel, ramené à Toulon est incarcéré au fort Lamalgue où siège en permanence la commission militaire établie en vertu de la loi du 18 fructidor an V. Les débats de son procès sont ignorés mais il est fusillé le 21 janvier 99 dans les fossés du fort Lamalgue (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

2. EXPEDITION D’EGYPTE – 1799 – 21 janvier (mois de Sha’ban 1213 Lundi 14) : (Abd-al-Rahman al-Jabarti, Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801). Expéditions locales diverses Annonce du wuhtasib au public que la viande de mouton est fixée à 6 1/2 para la livre au lieu de 7 et celle du bœuf à 5 para au lieu de 6.
Ce jour, départ de militaires pour réduire les Bédouins de la tribu de ‘Abâbda dans la région d’al-Khânka. Ils en tuèrent un certain nombre, ils s’emparèrent de leurs affaires, parmi lesquelles ils trouvèrent un tas de choses volées aux gens, des effets de l’armée française et même des armes appartenant aux Français. Ils prirent le tout avec les receleurs et amenèrent avec eux hommes et femmes qu’ils emprisonnèrent à la Citadelle.
Ce jour, départ d’un certain nombre de soldats pour Sanâfîr, Ajhûr al-Ward, Qaranfil, Kafr Mansûr et autres lieux, à la poursuite des Bédouins. Ces soldats s’emparèrent de ce qu’ils purent en bourricots entre autres. Qui leur résistait était battu et avait ses biens confisqués. Ils s’emparèrent ainsi de chameaux et d’ânes, même chez les gens qui ne manifestaient aucune hostilité. Ils amenèrent tout ce troupeau au Caire. Ils vendirent ainsi une vache pour 2 ou 3 riyâl, une brebis avec son agneau pour un riyâl. La plupart des acheteurs furent des chrétiens coptes.
3. EXPEDITION D’EGYPTE – 1799 – 21 janvier : Lettre de Bonaparte à Kléber. Le Caire, 2 pluviôse an VII (21 janvier 1799) – Vous trouverez à Damiette, Citoyen Général, Le Cerf, L*Etoile, Le Sans Quartier et La Revanche. Ces quatre bâtiments ont eu ordre de faire deux mois de vivres et de se tenir prêts pour une mission de mer. Vous en passerez la revue. Vous ferez arborer le pavillon du capitaine de frégate Standelet sur un de ces quatre bâtiments, et, s’ils le peuvent, vous leur ferez prendre, au lieu de deux mois, pour trois ou quatre mois de vivres. Si leur équipage n’était pas au complet, vous le compléterez en diminuant un peu l’équipage des chaloupes ou barques du lac Menzaleh et de celles qui sont destinées à rester sur le Nil.
(…) Vous me ferez connaître si les quatre bâtiments peuvent sortir du Nil, combien il leur faudrait de jours pour passer la barre. Vous prendrez aussi à Damiette tous les renseignements et mouillages du golfe d’El Arich, de Gaza, Jaffa, Saint Jean d’Acre et sur la marine de Jazzar Pacha.
(…) Vous ferez transporter à Lesbeh les hôpitaux, les magasins et dépôts de la division. Vous ordonnerez à l’officier du génie de travailler de préférence aux points de l’enceinte les moins avancés, afin que le dépôt de la division qui doit tenir garnison à Lesbeh soit en sûreté et puisse empêcher la ville de communiquer avec la mer.
(…) Indépendamment des trois convois qui doivent être partis de Damiette pour Katieh, vous ferez encore partir tout l’orge, la paille ou le son que vous pourrez trouver, jusqu’à concurrence de 5 à 6 000 boisseaux. Vous demanderez dans la province de Damiette, comme contribution, tous les chameaux qui peuvent être nécessaires à votre division.
Vous aviverez, pendant le peu de jours que vous resterez à Damiette, autant qu’il vous sera possible, la rentrée du miri et des chevaux.
Vous partirez le 12 de Damiette, avec le détachement du 18e de cavalerie, l’artillerie de votre division, les deux bataillons de la 25e et les trois bataillons de la 2e d’infanterie légère, pour être rendu à Katieh le 16 ou le 17, vous y trouverez des ordres pour le mouvement ultérieur.
Le général de brigade Lagrange est à Katieh, avec la 75e et la 85e; vous agirez avec lui comme avec votre avant-garde, en lui portant tous les secours que les événements pourraient nécessiter. En cas de retraite forcée, je lui ai laissé la liberté de l’effectuer sur Péluse ou Salheyeh, selon qu’il le jugerait à propos, dans l’un et l’autre cas, vous chercheriez à le joindre pour pouvoir secourir Salheyeh, si l’ennemi n’était pas nombreux ou vous trouver en mesure de vous réunir aux autres divisions de l’armée.
En passant à Mansoura, vous préviendrez le général Verdier que vous lui retirerez bientôt sa demi-brigade, et qu’il est nécessaire qu’il profite du peu de temps qui lui reste pour hâter la levée du miri et des chevaux. (Correspondance V, p. 351-353).
–1799 – 21 janvier (2 pluviôse) : SANARY FETE L’ANNIVERSAIRE DE LA PUNITION DU DERNIER ROI DES FRANçAIS – Le 2 Pluviôse an 7, la Municipalité de Sanary fêtant le jour anniversaire de « la juste punition du dernier roi des français » décida de commémorer cet événement en faisant planter un arbre de la Liberté ce même jour, entre l’église et la fontaine. Voici les ordres donnés à cet effet à la Garde Nationale de la commune pour cette cérémonie :] « 29 Nivose an 7 (Registre des correspondances) au Capitaine BOYER, commandant la 2e Compagnie de la Garde nationale. « L’anniversaire de la juste punition du dernier roi des français sera célébré dans cette commune le 2 pluviôse prochain. L’administration municipale fera planter le même jour un arbre de la Liberté avec racines qui est volontairement fourni par le citoyen Boyer, oncle. Elle vous invite de faire arracher la « pible » qui doit servir à cette occasion le 1er pluviôse au soir pour la faire apporter, avec l’aide de la compagnie n° 3, devant la maison commune le 2 à 9 heures précises. Vous voudrez bien assister à cette fête avec votre compagnie en armes et en uniformes. » [Les ordres furent transmis aux capitaines Granet et Ourdan, commandant les 1ère et 3ème compagnies. On invita aussi le capitaine LYON, commandant militaire de Sanary à qui rendez-vous fut donné au dépôt de la 21ème demi-brigade cantonnée dans la commune (Rotger B., 1984, p. 315).

–1802 – 21 janvier : RECRUTEMENT DES GEOMETRES DU FUTUR CADASTRE NAPOLEONIEN, exemple de celui d’ANNIBAL JOURDAN – Le recrutement des géomètres fut un problème en soi, tout comme en 1802 lors de la confection du cadastre par masses de culture. Un exemple significatif est celui d’Annibale Giordano, réfugié politique, né à Ottajano dans le Royaume de Naples le 20 octobre 1769. Il arrive à Marseille le 24 décembre 1801, muni d’un passeport délivré par le Prince de Cassaro, Ministre d’Etat du Royaume de Naples: il déclare devant le maire de Marseille (arrondissement du Nord) le premier Pluviôse an 10 (21 janvier 1802) son intention de se fixer en France et d’y acquérir le droit de Citoyen Français. Le 18 avril 1803, par arrêté du préfet du Département des Bouches-du-Rhône, il fut nommé adjoint au Géomètre en chef du cadastre dudit département, et fut employé à la levée du plan de la ville de Marseille. Il travaille à Marseille avec ses frères Michele et Xavier. Annibale Giordano fut naturalisé français le 17 Février 1815 et prit le nom d’ Annibal Jourdan. Il décède à Troyes en 1835, alors qu’il était Géomètre en chef du département de l’Aube/
–1834 – 21 janvier : Testament du docteur Moulaud (La revue « Marseille » n°266 juillet 2020) ; merci Chantal Granger). « Le docteur Moulaud, un destin hors du commun
« Dans la nuit du 7 au 8 mars 1763, des mains inconnues abandonnèrent à l’Hôtel-Dieu un enfant de sexe masculin. Le nouveau-né portait dans ses langes une carte à jouer sur laquelle était écrit : »On le baptisera sous le nom de Joseph Thomas ». Les administrateurs de l’Hôtel-Dieu l’envoyer en nourrice à Montlaux, une petite commune située près de Forcalquier. Joseph Thomas n’en revint qu’en 1774. Remarqué par les recteurs, il fit partie des enfants choisis pour être attachés au service de santé comme élève interne en apothicairerie. Il était de coutume de donner un nom convenable aux enfants trouvés s’ils se destinaient à la chirurgie. Le village de Montlaux où il avait grandi, se prononça moulaou en provençal fut probablement à l’origine du nom de Moulaud que je Joseph Thomas reçu officiellement. 10 ans plus tard, le 9 juin 1784, il était nommé « gagnant maîtrise », puis reçu le 26 juillet 1790 dans le corps des maîtres en chirurgie, avant de devenir officier de santé exerçant à l’Hospice d’Humanité, nouveau nom donné à l’Hôtel-Dieu.
« La loi du 10 mars 1803, tout en rétablissant les examens et diplômes médicaux, abolit la distinction entre médecins et chirurgiens. Moulaud profita de la récente législation pour présenter à l’école de Montpellier une thèse et obtenir le titre de docteur en chirurgie. Il s’agissait là d’un titre universitaire national, plus prestigieux que celui de maître en chirurgie. En mai 1808, le décret impérial de Bayonne institua à Marseille des cours théoriques et pratiques de médecine, de chirurgie et de pharmacie spécialement destinés à l’instruction des officiers de santé. Le décret ne prit véritablement effet qu’en 1818 avec l’ouverture de l’école secondaire de médecine. Moulaud y fut chargé de l’enseignement de la clinique chirurgicale. Les fonctions de directeur de l’école, qui étaient alors annuelles, lui furent confiées en 1819-1820. Auparavant, en 1811, il était devenu chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu.
« Dans son testament du 21 janvier 1834, il établit une fondation en faveur des enfants abandonnés des hospices et hôpitaux de Marseille. Il légua également à la bibliothèque de l’Hôtel-Dieu 200 francs, annuellement et à perpétuité, payables par son héritière et ses successeurs pour l’achat de livres à l’usage des élèves. Moulaud mourut le 14 juin 1836. Nul ne l’a mieux jugé que le docteur Villeneuve qui écrivit : « À tous les points de vue, Moulaud était une figure originale. Etranger à toute culture littéraire, fermé à toute émotion artistique, impassible au milieu des événements terribles où glorieux dont il fut le témoin, il ne vivait que par l’hôpital, n’exister que pour la chirurgie. Doué d’un tact, d’une sûreté de diagnostic, d’une hardiesse d’exécution vraiment exceptionnels, nul doute que venu dans un temps moins agité et avec une instruction première plus soignée, Moulaud ne se fut élevé au premier rang, parmi les chirurgiens de toutes les époques et de tous les pays ».
–1848 – 8 au 21 janvier : Inauguration de la gare Saint-Charles le 8 janvier 1848 ; mais sa construction complète ne sera achevée qu’en 1858. 21 janvier. Plans de Léonce Reynaud (auteur de la Gare du Nord, à Paris), Paulin Talabot et Gustave Desplace. Vestibule dans lequel on entrait par l’une des 7 arcades de 3 m de haut. 21 janvier : Paulin Talabot conduit lui-même le 1er train jusqu’à Arles. Le train franchit pour la première fois le Tunnel de la Nerthe (4 638m) qui restera longtemps le plus long d’Europe. La gare actuelle fut bâtie de 1893 à 1896 par l’architecte Joseph-Antoine Bouvard.
-1855 – 21 janvier : L’HIVER 1854 – 1855 a été bien froid – Le 21/01/1855 le minimum est même descendu jusqu’à -18°C suivit de -13,20°C les deux jours suivant et le 27/01/1855. 31/01/1855 : le thermomètre a chuté jusqu’à -11,30°C à Paris (La climatologie / intempéries / tableau 4).

(Sanary en 1867).
–1867 – 21 janvier : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – 21. Lundi. Ste Agnès. – Beau temps.
–1888 – 21 janvier : Inauguration de l’Institut Pasteur par le président de la République ? Sadi Carnot.
–1901 – 21 janvier : Waldeck-Rousseau, discours du 21 janvier 1901 à la Chambre des Députés – Vote de la loi relative au contrat d’association portant entre autres que « Aucune congrégation religieuse ne peut se former sans une autorisation donnée par une loi qui déterminera les conditions de son fonctionnement. La dissolution de la congrégation ou la fermeture de tout établissement pourront être prononcés par un décret rendu en Conseil des Ministres ». Loi relative au contrat d’association, 1er juillet 1901. Extraits. Waldeck-Rousseau rappela dans plusieurs discours que la monarchie, depuis Charlemagne, n’avait cessé d’affirmer le droit, pour l’Etat, d’exercer une tutelle rigoureuse sur les congrégations religieuses. Le roi leur accordait ou non le droit d’installation et possédait la puissance de les dissoudre, «car il ne peut y avoir de liberté contre l’ordre public» (Waldeck-Rousseau, discours du 21 janvier 1901 à la Chambre des Députés). ART. 13. – Aucune congrégation religieuse ne peut se former sans une autorisation donnée par une loi qui déterminera les conditions de son fonctionnement. La dissolution de la congrégation ou la fermeture de tout établissement pourront être prononcés par un décret rendu en Conseil des Ministres. ART. 14. – Nul n’est admis à diriger, soit directement, soit par personne interposée, un établissement d’enseignement, de quelque ordre qu’il soit, ni à y donner l’enseignement s’il appartient à une congrégation religieuse non autorisée (suit l’énumération des peines prévues contre les contrevenants). ART. 18. – Les congrégations existantes au moment de la promulgation de la présente loi, qui n’auraient pas été antérieurement autorisées ou reconnues, devront, dans le délai de trois mois, justifier qu’elles ont fait les diligences nécessaires pour se conformer à ses prescriptions. A défaut de cette justification, elles sont réputées dissoutes de plein droit (suivent les modalités de la liquidation judiciaire) (Palméro J., 1958, p. 352-353).
–1902 – 21 janvier : Heure officielle unique – La France s’aligne sur l’heure de Paris, dite « heure de l’observatoire » (Le Figaro, 22 janvier 1902).
-1903 – 20 janvier : MESENTENTE LINGUISTIQUE GERMANO-TCHEQUE : A Vienne, la conférence germano-tchèque, dont le but est de régler les problèmes linguistiques de Bohème-Moravie, échoue. Les Allemands refusent le projet de parité des deux langues (Le Figaro, 21 janvier 1903)
–1915 – 21 janvier : Des bobards, des bobards, encore des bobards !

1. Le Miroir n°63 du 7 février 1915. Editorial « La Guerre » : jeudi 21 janvier.
« Sur le littoral de la mer du Nord, violent combat d’artillerie : l’ennemi cherche à détruire notre pont à l’embouchure de l’Yser, mais c’est en vain, et nous désorganisons ses défenses autour de Saint-Georges.
« Les Allemands bombardent de nouveau les environs d’Ypres et de Lens, et surtout Blangy près d’Arras. Notre artillerie, en revanche, dirige un feu très efficace sur leurs ouvrages, au nord de Perthes et de Massiges.
« Une offensive a été repoussée par nos troupes dans le bois de la Grurie (Argonne), elles sont restées maîtresses de toutes leurs positions. A Saint-Hubert, bien que l’ennemi ait fait sauter une portion de tranchée, il n’a pas gagné un pouce de terrain.
« Dans le bois Le Prêtre, au nord-ouest de Pont-à-Mousson, toutes les attaques menées contre nous ont été brisées.
« Un raid de zeppelins a eu lieu au-dessus de la côte anglaise du Norfolk. Des bombes ont été jetées au-dessus de Yarmouth, de Cromer, du palais de Sandrigham, et de King’s Lynn. Il y a quelques morts et blessés. La presse américaine exprime son indignation au sujet de ce nouvel attentat au droit des gens.
« Les combats qui ont lieu en Pologne, sur les deux rives de la Vistule, attestent une progression méthodique des Russes.
« Le général von Ompteda, qui commandait une brigade allemande, a été tué.
« Deux aviateurs alliés ont survolé Cologne. »
2. KIWANIS INTERNATIONAL – Se donnant pour objectif de collaborer en vue de maintenir et stimuler l’honnêteté et la justice dans le respect de la liberté individuelle et en favorisant toutes les bonnes volontés, le Kiwanis International est né à Détroit, dans le Michigan (USA), le 21 janvier 1915. Il s’est rapidement diffusé à travers les Etats-Unis, s’est ensuite exporté vers le Canada puis le monde pour atteindre l’Europe en 1961 (Vienne, Autriche) et la France en 1965 (Metz) en créant autant de districts regroupant pour chacun les clubs existant sur son territoire.
–1920 – 21 janvier : A Versailles, fin de la conférence de la paix mettant un terme à la guerre de 1914-1918.
–1921 – 21 janvier :
1. SCISSION AU SEIN DU PARTI SOCIALISTE ITALIEN – XVIIe Congrès du Parti socialiste italien qui avait demandé son adhésion à la IIIe Internationale. Scission de ses éléments les plus radicaux (Togliatti, Terracini, Gramsci) qui fondent le Parti communiste italien.
2. Le déplacement du Centre d’Aviation maritime de Saint-Mandrier est décidé (Gisèle Argensse, 1989; p. 167)
–1924 – 21 janvier : I
1. LES TRAVAILLISTENT A LA TÊTE DE L’ANGLETERRE – Pour la première fois, c’est un représentant du parti travailliste fondé 20 ans plus tôt par les syndicats britanniques, Ramsay Mac Donald, qui dirige le gouvernement britannique (coalition libéraux-travaillistes).
2. MORT DE VLADIMIR ILLITCH OULIANOV, DIT « LENINE » – Malade depuis deux ans, Lénine meurt à Gorki, foudroyé par une hémorragie cérébrale. Les journaux français accordent peu d’importance à cette nouvelle sauf l’Humanité qui paraît avec toute la première page encadrée de noir. Le Parti communiste organise une manifestation devant l’Hôtel de ville de Saint-Denis. Quelques jours avant la mort de Lénine, l’Humanité avait fait paraître le 10 janvier l’une des premières références au secrétaire général du Parti communiste russe, un certain Staline, alors pratiquement inconnu en Occident. « Lénine n’exerçait plus aucune action personnelle sur la désorganisation de son pays. Et pourtant cette désorganisation continuera donc après sa mort, sans doute sous la direction du triumvirat Kamenev-Staline-Zinoviev qui dirige déjà depuis un an et demi les affaires russes. » (Le Figaro, du 23 janvier 1924).
–1938 – 21 janvier : Décès de Georges Méliès, réalisateur de films.
–1940 – 21 janvier :
1 GUERRE SUR MER – Le 21 janvier, à 18 h 58 GMT, le cargo grec Ekatoutarchos Dracoulis fut coulé par un sous-marin allemand U 44 par 40° 20′ Nord et 09° 10′ Ouest. L’Amiral Ouest prescrivit aussitôt au Commandant Bory, qui avait remplacé le Commandant Duboc sur les côtes d’Espagne, de rechercher ce sous-marin. Cette recherche se poursuivit jusqu’au 23 janvier, 08 h, sans succès. (Gérard Garier).
2. CONSEIL AUX NEUTRES DE SE PREPARER A UNE ATTAQUE ALLEMANDE – Winston Churchill conseille aux pays neutres de se ranger aux côtés du camp allié avant que l’Allemagne les attaque.

3. MARLENE DIETRICH PARLE – Dimanche-illustré, du 21 janvier. « J’étais Allemande, je suis devenue Américaine… voici pourquoi ! par Marlène Dietrich.
“Pourquoi je suis devenue Américaine? Mais parce qu’à l’heure actuelle, l’on doit avoir honte d’être Allemande.
Depuis le mois de juin, je suis citoyenne des États-Unis d’Amérique et dans un mois, j’y déposerai dans une urne mon premier bulletin de vote : ce sera l’élection du gouverneur de l’État de Californie. Jamais je n’ai fait de politique, et, en dehors des droits que possède toute femme américaine, je me promets bien de n’en jamais faire. “Une seule fois j’ai réalisé l’importance que représentait la «nationalité».
“Il y a trois ans, le Consul d’Allemagne me fit parvenir une demande de renseignements assez indiscrète pour que je n’y réponde pas. Sur quoi, il me menaça de me couper mon passeport. Je ne répondis pas davantage, mais chargeai mon avocat de me faire naturaliser Américaine.
« Même sans cet incident, je suis certaine que j’aurais abandonné la nationalité d’un pays qui se couvre de l’opprobre du monde entier. »

–1941 – 21 janvier : NOUVELLES DES F.N.F.L. – L’aviso-dragueur « Commandant Dominé » quitte Douala le 21 janvier 1941 et se rend à Lagos. Il y restera du 23 janvier au 3 mars 1941 pour entrer en cale sèche et se voir enlever ses hélices qui seront aussitôt ramenées à Douala par le Cap des Palmes sur lequel avait pris passage l’Ingénieur mécanicien de 2ème classe Labé. Les hélices seront ramenées le 23 février l’Indochinois (Gérard Garier).
–1942 – 21 janvier : NOUVELLES DES F.N.F.L. – L’aviso-dragueur « Commandant Dominé » appareille d’Aden à 12 h 00, pour assurer la protection d’un convoi de quatre transports de troupes se rendant à Bombay pendant que le croiseur HMS Dorsetshire, chargé de l’escorte, se ravitaillait en combustible à Aden. Il assure l’escorte jusqu’au point 13 ° 49 Nord et 50 ° 26 Est. Relevé par le Dorsetshire à 14 h 00 le 22 janvier, il sera de retour à Aden le 23 janvier à 18 h 30 (Gérard Garier).

–1943 – 21 janvier : Churchill à Roosevelt : « nous devons concentrer nos efforts en tout premier lieu pour obtenir la défaite de l’Allemagne » – Le 21 janvier, le Cabinet de guerre britannique reçoit de Churchill se préparant à la réunion plénière de Casablanca avec Roosevelt, la lettre suivante envoyée la veille : « « Il a été reconnu que la sécurité des communications maritimes constitue la tâche primordiale à laquelle doivent être consacrés nos moyens réunis, et l’on a réaffirmé le principe selon lequel nous devons concentrer nos efforts en tout premier lieu pour obtenir la défaite de l’Allemagne. A Dakar, le contre-torpilleur Le Fantasque passe en carénage en cale sèche afin de gratter les coques. Le 22, carénage terminé, il laissera la place à son sistership Le Terrible et s’amarrera à couple du cuirassé Richelieu.
–1944 – 21 janvier : LOI CREANT LA MILICE – Le 21 janvier, à Vichy, Pierre Laval, en même temps qu’il présente Darnand aux intendants de police, commente la nouvelle loi qu’il déclare absolument nécessaire et venir à point (Jacques Delperrie de Bayac, 1969).
–1944 – 21 janvier : L’U 380 rallie Toulon – L’U 380, après quelques engagements apparemment sans résultats, rallie Toulon le 21 janvier 1944 où il est coulé dans la darse des sous-marins le 23 mars par l’aviation alliée. Son commandant, Albrecht Brandi, est gratifié d’un troisième commandement et reçoit la Croix de fer avec brillants (Gérard Garier)
-1945 – 21 janvier :première réunion des pêcheurs de La Seyne – Saint-ELme -Saint-Mandrier – Après la guerre la première réunion des pêcheurs de La Seyne – Saint-Elme -Saint-Mandrier, a lieu à la bourse du travail de La Seyne, le local de la prud’homie ayant été détruit lors des événements de l’été 1944. C’est M. Cadière Edouard qui est élu à main levée Prud’homme de Saint-Mandrier, remplacé en juin 1946 par M. Onard Ernest (Gisèle Argensse, 1989, p. 228.).
–1946 – du 21 janvier au 3 février : nouvelle rotation du « Béarn » sur Singapour (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)
-1947 – 21 janvier :Herriot, président de l’Assemblée – En France, Edouard Herriot est élu président de l’Assemblée nationale.
-1947 – 21 janvier :MORT DE GEORGE ORWELL, L’AUTEUR DE « 1984 » – Mort de l’écrivain britannique George Orwell, auteur du roman « 1984 », que Gallimard a publié en 1950 et qui sera réédité en Livre de Poche (1970, 448 p.). Voici comment la nouvelle est annoncée dans la presse française : « Londres, 23 janvier. L’écrivain George Orwell est décédé hier dans un hôpital londonien, à l’âge de 46 ans. George Orwell, dont l’œuvre a profondément parqué la littérature anglo-saxonne contemporaine, est particulièrement connu pour son ouvrage la « Ferme des animaux », satire contre le régime soviétique, et surtout pour son dernier roman « 1984 ou la dictature parfaite », qui lui a valu la renommée mondiale » (Le Figaro, du 23 janvier 1950)..
-1954 – 21 janvier au 7 mars :
1. QUI DOIT PAYER L’EAU DE SAINT-MANDRIER ? – Nous savons, depuis dix jours, que la municipalité de Saint-Mandrier doit à celle de La Seyne plus de trois millions de francs de fourniture d’eau. Pas le moindre chèque à se mettre en banque pour le moment ! Le Petit Varois du dimanche 7 mars relance donc le débat. « Pendant des mois, Monsieur le maire de Saint-Mandrier a indiqué « Tant qu’il n’y a pas de convention entre les deux villes, je ne peux pas payer ». Cet argument ne tient plus, le Conseil municipal de Saint-Mandrier a approuvé la convention le 21 janvier 1951, et Monsieur le préfet le 1er décembre 1953. A ce jour, la municipalité de notre village doit toujours 3.795.015 francs. Monsieur Diot, conseiller municipal, a rétorqué au reçu de la lettre : « La Seyne nous en doit bien d’autres ». Nous lui avons demandé de s’expliquer et, de plus, nous lui avons offert les colonnes de notre journal. A ce jour, nous n’avons reçu aucune explication et pour cause. Monsieur Blanc, conseiller municipal, a déclaré : « La commune de Saint-Mandrier a payé, c’est la marine qui est en dette ». Nous lui avons proposé de nous communiquer le montant de ces sommes versées et les numéros des quittances. En ce jour, la population attend toujours cette preuve (Le Petit Varois du dimanche 7 mars 1954).
2. Aux États-Unis, la construction du Nautilus, premier sous-marin atomique au monde, est achevée. L’imposant bâtiment de 91 mètres pour plus de 3 000 tonnes sera le premier à naviguer sous la calotte glaciaire du pôle Nord en 1958.
–1957 – 21 janvier :
1. PROJECTION DU FILM « TROIS DE LA MARINE » – Le film « Trois de la Marine », en grande partie tourné à Saint-Mandrier, est projeté en avant-première au cinéma Le Rex, à Toulon, en présence du vice-amiral Barjot, des comédiens du film et du réalisateur, Maurice de Canonge (Ken Nicolas, vol. 1, p. 301). Le même jour, nous lisions dans « La Montagne » que : « Le film Routes barrées, qui devait être présenté hier, dimanche 20 janvier, aux jeunes ruraux de la Montagne Bourbonnaise, le sera à une date ultérieure. La neige et la mauvaise circulation en sont la cause ».
2. LA PRESSE DÉCHAÎNÉE – « La Montagne » du 21 janvier 1957 : « Le film Routes barrées, qui devait être présenté hier, dimanche 20 janvier, aux jeunes ruraux de la Montagne Bourbonnaise, le sera à une date ultérieure. La neige et la mauvaise circulation en sont la cause ».
–1961 – 21 janvier :
1. Entrée en fonction du président John Kennedy aux Etats-Unis d’Amérique.
2. Mort de Blaise Cendrars. Il aura plus écrit qu’on le pensait ou qu’on voulait s’en souvenir. Les œuvres complètes de ce « bourlingueur » l’atteste alors qu’il nous quitte : « que d’évocations, de rencontres romanesques, de récits parfois parfaits dans leur saisissante étrangeté, tels ceux de l’Homme foudroyé ! Il avait tout vu, tout entendu. » (Gérard Bauer, de l’Académie Goncourt, dans le Figaro du 23 janvier 1961).
–1962 – 21 janvier : Engins de pêche et réglementation : Extraits des règlements prud’homaux, de 1829 à 2001. (AG Bandol, 21 janvier 1962) : Battudons 8 pièces de filets par pêcheur. Entremailles : règlement identique à celui des battudons ; filets fixes, tendus au fond et ne changeant pas de position une fois calés, qui comprennent une nappe de 50 brasses et 2 entremaux ; les entremaux mesurent 50 brasses de long sur une hauteur de 1,5 m (espèces capturées : tous les poissons dits de roche). (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 25 et suiv.).
–1963 – 21-22 janvier : KONRAD ADENAUER À PARIS – Visite à Paris du chancelier allemand Konrad Adenauer qui aboutira à la signature d’un traité de coopération franco-allemand.
-1968 – 21 janvier : À TOULON, LE LV FAUVE PREND LE COMMANDEMENT DU SOUS-MARIN « MINERVE » – La Minerve, seizième du nom, ralliait Toulon, son port base, le 22 décembre 1962, à l’issue de sa croisière d’endurance en mer froide et de sa traversée de longue durée. Son premier grand carénage était réalisé par la DCAN de Toulon du 1er janvier au 1er octobre 1967. Le 21 janvier 1968 le lieutenant de vaisseau Fauve en prenait le commandement, soit une semaine avant le drame qui surviendra le 28.
–1974 – 21 janvier : AUTOROUTE B 52 – PRIX ET PAIEMENT : Sur la B-52, le prix du péage sera de l’ordre de 2 F pour 20 kilomètres et c’est ce qu’il en coûtera à ceux qui iront de Toulon- La Seyne à Bandol par l’autoroute. Ceux qui iront plus loin paieront, en pleine voie, 3 F pour 30 kilomètres et iront jusqu’à une nouvelle barrière placée entre La Ciotat et Aubagne pour y acquitter un nouveau péage pour se rendre à Aubagne. Les usagers auront donc à s’arrêter deux fois entre Marseille et Toulon, en pleine voie, mais n’auront pas à prendre et à laisser une carte pour entrer et sortir de l’autoroute. Ainsi donc et dans l’état actuel des tarifs pratiqués sur les autoroutes à péages, il en coûtera aux automobilistes qui iront de Toulon à Aubagne : 5F (3F au passage à Bandol et 2 F après La Ciotat). L’automobiliste effectuant le parcours Toulon-Bandol ou Bandol-Toulon devant, lui, payer 2 F. (République, 21 janvier 1974).
–1976 – 21 janvier : CONCORDE – Début de l’exploitation de l’avion commercial supersonique « Concorde ».
–1985 – 21 janvier : le cycliste français Bernard Hinault remporte son Cinquième Tour de France à 31 ans.
–2005 – 21 janvier : L’Irlande abandonne le mile et adopte le kilomètre comme unité de mesure sur les routes

–2011 – 21 janvier : IL NEIGE A SANARY.
–2016 – 21 janvier : ATELIER « HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE » DE « DECOUVERTES ET CIVILISATIONS » – Jeudi 21 janvier 2016 à 14h30 : Salle Marie Mauron de la Médiathèque de Sanary : « Les bergeries romaines de la Crau et l’origine de la grande transhumance en Provence » par Gaëtan Congès (Conservateur en chef du Patrimoine honoraire).
–2018 – 21 janvier : METEO SANARY – Dimanche nuageux. Je note 16° à 6 h, puis on prévoie 14° à 9h, 16° vers 15h et 13° dans la nuit prochaine. Précipitations : 0%. Humidité 64%. Vent à 42 km/h.
–2019 – 21 janvier : METEO SANARY – Nuit claire, journée ensoleillée et très peu ventée. On relevait 4° à 4h. Les températures attendues sont de l’ordre de 4° jusqu’au lever du jour puis d’un maximum de 12° vers la mi-journée avant de retomber à 7° au coucher du soleil et de 2 à 4° la nuit prochaine.
–2021 – 21 janvier :
1. Carqueiranne – Suspension du permis de construire de la Villa Bettyzou. Le juge des référés suspend le permis de construire accordé par le maire de Carqueiranne sur la villa Bettyzou. En raison notamment d’un doute sérieux quant à la conformité avec la loi littoral, le juge des référés du tribunal administratif de Toulon suspend provisoirement l’exécution du permis de construire accordé le 12 mars 2020 à la société Bettyzou Développement pour la création , en front de mer, d’un hôtel de 55 chambres, d’un centre de remise en forme et d’un centre de sensibilisation à l’environnement sur la commune de Carqueiranne et ce jusqu’au jugement au fond par le Tribunal (Ordonnance n° 2003456 du 15 janvier 2021.
2. à la « UNE » de VAR-MATIN –
– Sur les campus varois : mention très mal. Le mal-être des étudiants grandit face à la crise. Ils dépriment, ils relativisent, ils racontent, …
– Bruno Lemaire : « L’économie ne se suffit plus à elle-même ».
– La Seyne : Audit accablant du Centre d’action sociale. Et les profs que pensent-ils de tout ça ?
– Etats-Unis : Investiture de Jo Biden – l’Amérique d’après.
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–1799 – 21 janvier (2 pluviôse) : SANARY FETE L’ANNIVERSAIRE DE LA PUNITION DU DERNIER ROI DES FRANçAIS – Le 2 Pluviôse an 7, la Municipalité de Sanary fêtant le jour anniversaire de « la juste punition du dernier roi des français » décida de commémorer cet événement en faisant planter un arbre de la Liberté ce même jour, entre l’église et la fontaine. Voici les ordres donnés à cet effet à la Garde Nationale de la commune pour cette cérémonie :] « 29 Nivose an 7 (Registre des correspondances) au Capitaine BOYER, commandant la 2e Compagnie de la Garde nationale. « L’anniversaire de la juste punition du dernier roi des français sera célébré dans cette commune le 2 pluviôse prochain. L’administration municipale fera planter le même jour un arbre de la Liberté avec racines qui est volontairement fourni par le citoyen Boyer, oncle. Elle vous invite de faire arracher la « pible » qui doit servir à cette occasion le 1er pluviôse au soir pour la faire apporter, avec l’aide de la compagnie n° 3, devant la maison commune le 2 à 9 heures précises. Vous voudrez bien assister à cette fête avec votre compagnie en armes et en uniformes. » [Les ordres furent transmis aux capitaines Granet et Ourdan, commandant les 1ère et 3ème compagnies. On invita aussi le capitaine LYON, commandant militaire de Sanary à qui rendez-vous fut donné au dépôt de la 21ème demi-brigade cantonnée dans la commune (Rotger B., 1984, p. 315).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 367e livraison :

–1164 – 21 janvier : Marseille. Enquête, par l’archevêque d’Arles et l’évêque de Carpentras, sur les divers accords passés par les deux Raimond, évêques de Marseille, avec le vicomte Pons de Peynier et ses enfants (de Gérin-Ricard: A. La Major de Marseille, charte originale non cotée ; a. Albanès et Chevalier, Gallia… Marseille, n° 163 ; IND.: Albanès et Chevalier, Gallia… Arles, n° 603 ; – Toulon, 84). [de Gérin-Ricard 1926: Marseille. Enquête, par l’archevêque d’Arles et l’évêque de Carpentras, sur les divers accords passés par les deux Raymond, évêques de Marseille, avec le vicomte Pons de Peynier et ses enfants. Les témoins établissent que dans une assemblée judiciaire tenue à Roquebarbe (quartier de Gignac-La Nerthe), le port de Portegalle avait été cédé par Pons à l’évêque : que les hommes de l’évêque avaient reçu le privilège de ne pas payer de droit d’usage dans le grand port ; que les hommes de l’évêque et du vicomte avaient obtenu la jouissance commune des montagnes pour la récolte de l’herbe et du bois ; que l’évêque s’était vu reconnu son droit sur les acquisitions de ses hommes en mer, le péage de Saint-Julien, d’Allauch et de Ners ; que Pons avait déclaré tenir en gage de l’évêque pour 15 000 sous le tonlieu et le port. Le sacriste déclare tenir pour l’église de la Major le quart de Saint-Marcel : il dit que les chanoines possèdent Morières à la suite d’un don des vicomtes ; que les vicomtes avaient fait perdre un homme de l’évêque ; que Pons, étant prisonnier, avait prié l’évêque de faire contribuer ses hommes à sa rançon ; que Pons avait été arrêté deux fois par l’évêque à cause de ses violences. Guillaume d’Allauch ajoute que Pons reconnut Roquebarbe comme étant à l’église et que ce lieu était alors entouré d’un fossé, que des Italiens y tenaient de l’évêque l’afférage. Le sacriste dit encore que le comte de Barcelone, lors du procès plaidé devant lui par l’évêque Pierre et Geofroi de Marseille, avait autorisé l’évêque à fortifier ce quartier. Il est témoigné aussi que, pour Aubagne, Pons de Peynier à Noël et Hugues Geofroi, à Pâques, payaient tout un festin ; que l’évêque avait les chevreaux de Saint-Julien et de Saint-Just et les faucons de la grande terre, tandis que les vicomtes avaient ceux des îles. Aicard de Toulon déclare avoir assisté aux Lecques à la décision du procès entre Raymond de Solliès et Pons de Peynier, où celui-ci reconnut à l’évêque la ville supérieure, entourée de fossés et de remparts, et abandonna entièrement ses droits sur Roquebarbe ; là encore, lui et son fils Geofroi de Marseille firent hommage à l’évêque. Le même Aicard a entendu dire que le fief des chanoines à Morières provient de l’archevêque d’Arles Aicard et que les fiefs de Saint-Baudile et de Saint-Just furent sous le chemin des vicomtes ; il a vu Bertrand de Marseille approuver la décision de Raimond, archevêque d’Arles, entre Pierre, évêque de Marseille, et ses frères, etc. (Acte 254 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. La Major de Marseille, charte originale non cotée. a. Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille. n° 163. Ind. : Albanès et Chevalier. Gallia . . . Arles, n° 603 ; Toulon. n° 84. Portegalle et par corruption Portugal – ancien port de la ville épiscopale de Marseille, compris aujourd’hui dans les ports nouveaux, à la Joliette (1872). Première mention le 6 janvier 1150 : Portus de Porta Gallica, (charte aux archives de la Major).
LA SEYNE-SUR-MER. 76e livraison :

-1954 – 21 janvier au 7 mars :
1. QUI DOIT PAYER L’EAU DE SAINT-MANDRIER ? – Nous savons, depuis dix jours, que la municipalité de Saint-Mandrier doit à celle de La Seyne plus de trois millions de francs de fourniture d’eau. Pas le moindre chèque à se mettre en banque pour le moment ! Le Petit Varois du dimanche 7 mars relance donc le débat. « Pendant des mois, Monsieur le maire de Saint-Mandrier a indiqué « Tant qu’il n’y a pas de convention entre les deux villes, je ne peux pas payer ». Cet argument ne tient plus, le Conseil municipal de Saint-Mandrier a approuvé la convention le 21 janvier 1951, et Monsieur le préfet le 1er décembre 1953. A ce jour, la municipalité de notre village doit toujours 3.795.015 francs. Monsieur Diot, conseiller municipal, a rétorqué au reçu de la lettre : « La Seyne nous en doit bien d’autres ». Nous lui avons demandé de s’expliquer et, de plus, nous lui avons offert les colonnes de notre journal. A ce jour, nous n’avons reçu aucune explication et pour cause. Monsieur Blanc, conseiller municipal, a déclaré : « La commune de Saint-Mandrier a payé, c’est la marine qui est en dette ». Nous lui avons proposé de nous communiquer le montant de ces sommes versées et les numéros des quittances. En ce jour, la population attend toujours cette preuve (Le Petit Varois du dimanche 7 mars 1954).
OLLIOULES. 82e livraison.

-1586 – 21 janvier : ARRET DU 29 JANVIER 1586 QUI DECLARE LES TAILLES VIEILLES -Les consuls des communautés d’Ollioulles (Ollioules), Six-Fours, la Garde, le Revest et Evenes (Evenos), par leur placet donné au roi, leur auraient très humblement remontré que les habitants de Tollon (Toulon), en vertu de certains privilèges, avaient refusé de payer les tailles, tant de sa majesté, que du pays, aux susdits lieux, présupposant, que par leur privilège, ne pouvaient être aucunement contraints, et que lesdites tailles se devaient pour les biens qu’ils avaient auxdits lieux à la ville de Tollon, lieu de leur habitation. A quoi lesdites communautés plaignantes soutenaient, qu’étant à la disposition du droit écrit, les tailles sont réelles et non personnelles, et par ainsi, qu’elles devaient être payées où les fonds sont situés. Ce qui causa un procès par-devant la Cour des Comptes. Laquelle, par son arrêt, attendu qu’il s’agissait de privilège confirmé par les feus Rois, ainsi que lesdits de Tollon avançaient, les parties furent renvoyés au Roi, qui depuis sa majesté, les renvoya à ladite Cour des Comptes. Et prévoyant, lesdits de Tollon, l’injustice de leur cause, auraient taché de parvenir à l’exécution de leurdit prétendu privilège, et pour cet effet, se seraient retirés par-devant sa majesté, pour leur être permis de murailler et fortifier leur ville. Ce qu’ils offrirent faire sous certaines qualités contenues aux articles par eux dressés, et entre autres, demandaient le privilège par eux prétendu, que pour la manutention duquel, y avait long temps qu’ils étaient en procès par-devant la Cour des Comptes de Provence. Laquelle requête serait (aurait) été renvoyé au Seigneur grand prieur de France. , gouverneur en Provence, pour donner son avis. Sur quoi lesdites communautés auraient formé opposition par-devant ledit Seigneur, grand prieur, et encore pour la conservation de leur bon droit, par-devant sa majesté, pour qu’il fut son bon plaisir de les recevoir en leur opposition. Et ce faisant, attendu l’instance pendante par-devant ladite Cour des Comptes, renvoyer les suppliants sur leur dite opposition formée contre lesdits de Tollon, à ladite Cour pour être procédé, sur laquelle requête serait (aurait) été rendu décret. Attendu, les suppliants, l’avis dudit Seigneur grand prieur de France, répondu au conseil le 21 janvier 1586, signé Dolu. En suite de laquelle requête et décret, capitaine Laurens Varon, procureur et député des habitants d’Ollioulles, Six-Fours, la Garde, le Bausset (Le Beausset) et Evenes, fit la présentation au greffe du conseil privé de sa majesté, contre les consuls, manants et habitants de Tollon et constitua pour avocat, Maître Jean Sirralies, avocat au conseil, en date du 29 janvier 1586. Au préjudice de laquelle instance, les consuls et communauté de Tollon, en l’année 1589, ayant fait procéder à un relèvement et nouveau cadastre de leur terroir. Ils auraient fait coucher, entre autres, tous les biens que feu Sieur Barthelemy de Lombard, Sieur de Ste Cécille, possédait au terroir de Six-Fours, prétendant que les tailles fussent personnelles. Et obliger les hoirs dudit Sieur de Ste Cécille leur en payer les tailles des biens qu’il possédait au terroir dudit Six-Fours. Ce qui donna lieu à Dame Hellène de Vallavoyre, veuve du Sieur Barthelemy de Lombard, en qualité de mère et tutrice de ses enfants, hoirs dudit Sieur de Lombard, de le mettre en notice aux consuls dudit Six-Fours, par sommation qu’elle leur fit intimer le 11 juin audit an 1589, par laquelle l’on lui protesta, en cas qu’elle fut obligée de payer les tailles à la communauté de Tollon, de tous dépens, dommages intérêts. Lesquels consuls, par leur réponse, auraient déclaré qu’ils voulaient et entendaient prendre la garantie et défense des pupilles contre ladite communauté de Tollon et tous autres. Sur la susdite question, pour savoir si les tailles des biens devaient être payées au lieu de domicile des possesseurs ou au lieu où lesdits biens sont assis, fut encore intenté un grand procès au Grand Conseil du Roi, entre lesdits Sieurs consuls et communauté de Tollon, qui soutenaient que par privilège octroyé au lieu de la viguerie de Tollon depuis l’année 1231, les tailles étaient payées au lieu de domicile des possesseurs et non en lieux où les héritages sont situés et assis, et les consuls et communauté de Six-Fours. Auquel, la communauté de la Vallete (La Vallette) qui serait intervenue, soutenant les fins et conclusions de celle de ladite ville de Tollon, et la communauté de la Garde se serait joint avec celle de Six-Fours. A la poursuite duquel procès, ledit conseil fit arrêt en contradictoire jugement, le 14 juillet 1618, par lequel il fut ordonné, que sans avoir égard audit privilège et usage, les habitants de Tollon, Six-Fours, la Garde et la Vallete, payeront, dores en avant (dorénavant), les tailles et impositions en lieux où les biens seront assis. Après lequel arrêt, serait (aurait) été encore rendu divers autres arrêts, tant audit Conseil, qu’en la Cour des Comptes, des 23 janvier 1621, 7 juin 1625. Et enfin, par arrêt du conseil du 14 février 1632, fut ordonné que le susdit arrêt de 1618 serait exécuté (Jean Denans, 1713).
TOULON ET SES ANCIENNES RUES. 135e livraison. Mongin – Toulon ancien et ses rues. DEUXIÈME PARTIE. Agrandissement de 1589

Quai du Parti – Rue Etienne Pelabon – La Poncho Rimado.
A l’époque où Toulon entretenait avec le Levant et les Indes des relations commerciales importantes, les négociants avaient fait construire à l’extrémité Est du quai de vastes entrepôts pour y emmagasiner les produits du terroir de la Commune, tels que les vins, huiles, Iruits secs et eaux-de-vie (Archives communales, BB. 30).
C’est là que les navires venaient débarquer les marchandises qu’ils transportaient à Toulon, et c’est aussi de ce point qu’ils partaient après avoir chargé celles destinées à l’exportation (ibid.).
Un îlot de douze maisons, renfermé dans une enceinte, constituait tout ce quartier, qui était alors considéré comme le prolongement du port (BB. 29; GG. 77).
Après la ruine du commerce dans notre cité, les entrepôts devenus désormais inoccupés, furent loués par le roi qui y installa le des vivres (Ancien terme de finance. Nom donné à des forfaits, soit pour faire certaines fournitures, soit pour lever les droits du roi — ainsi dit parce que le partisan partageait le profit, le revenu. — Parti des vivres. Parti des poudres E. Littré). Ce coin du quai prit dès lors le nom de quai Party, et plus tard celui du Parti (Archives communales, CG. 34).
Toutes les maisons de cet enclos n’avaient qu’un étage : le premier servait de grenier, et le rez-de- chaussée, soit de four, soit de bureau au munitionnaire des vivres de la Marine et de la Guerre. Un de ces magasins avait été aménagé pour le Commissaire delà Marine chargé de la police des vivres ; un autre était spécialement affecté à la fabrication du pain des troupes de la Guerre.
L’établissement de ce service porta un préjudice considérable aux commerçants de la ville. Le munitionnaire, qui avait en effet la liberté de faire venir de tous les points du royaume, et même des pays étrangers, les vivres et les denrées qui lui étaient nécessaires — et ce, avec franchise de tout droit, — cessa de s’approvisionner à Toulon.
La rue qui va de l’extrémité du quai au boulevard Dutasta portait autrefois le nom de Parti. Un décret du 27 mars 1899 est venu lui attribuer la dénomination d’Etienne Pélabon (Poète provençal, né à Toulon. Auteur de Maniclo. 1745-1808).
Derrière les anciens magasins du Parti se trouve l’emplacement appelé encore de nos jours la Poncho rimado (Archives communales, GG. 75. — Pointe brûlée). « La désignation de Poncho rimado fut « donnée à la portion du terrain située vers le côté « Sud-Est du quay du port de commerce, à l’extrémité des maisons du Party, à l’occasion de l’incendie d’un bâtiment en construction qui eut « lieu le 13 mai 1713. Le vent ayant dirigé les « flammes sur la maison qui formait l’angle de la « dernière île, cette île fut en grande partie brûlée ; « de là la dénomination de Poncho rimado que l’on « traduisit en français par Pointe brûlée » (Archives de la Marine. — Direction des travaux hydrauliques).
Affecté à son origine au radoub des bateaux de pêcheurs, ce lieu fut transformé dans la suite en chantier pour la construction des navires marchands. Un des derniers constructeurs dans « l’espace de 31 ans, de 1755 à 1786, y a fabriqué « soixante et quinze bâtiments de commerce tant « grands que petits, indépendamment de deux chébecs de guerre pour la république de Venise, de deux gabarres ou 11ù 1 os, d’un grand nombre « de pontons, de chalands, de petites gabarres pour la marine royale » (H. Vienne).
En 1753, le Conseil de ville établit une redevance annuelle d’un sol sur chaque cabane élevée sur ce terrain qui appartenait à la commune (Archives communales, BB. 90).
(à suivre).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

Un barman dit d’un de ses clients qui sort de l’établissement complètement bourré : – Avec l’haleine qu’il a , c’est sans doute le seul homme au monde qui, le jour de son anniversaire, souffle les bougies du gâteau pour les allumer.

J’en ai terminé, il est près de 7 heures ! permettez-moi de vous souhaiter un bon mardi. Pensez à regarder dans Var-Matin (Métropole) ma chronique du mardi.
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
A demain, pour fêter les VINCENT !

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