ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 19 JANVIER 2025, 15e ANNÉE (n°4639).
ILLUSTRATION. Mouret Roger- « 1945 – né à l’abri des bombes. Mon village « Vauban ». Ma « ville » Marseille ». Les presses du Midi, 2014, 284 p..
LES FÊTES. Avant toute chose, un grand salut à tous ceux et toutes celles dont c’est la fête en ce jour d’hiver : les Faustine et Faustin, Faustinien, Faustina, Faustino, Faustinus, les Knud, Canut et Knut, les Pia et les Wulfstan.
Toutefois, ce jeudi 19 janvier, nous célébrons essentiellement les 24 000 Marius de France. Si leur fête est connue par sa résonance historique – le général romain Marius vainquit les Cimbres et les Teutons en 105 avant notre ère non loin d’Aix en Provence, épisode étudié par Bérenger-Féraud en 1895 – et par la célèbre trilogie de Marcel Pagnol –« Marius », « Fanny », « César » -, il n’en demeure pas moins que saint Marius fut aussi un chrétien martyrisé en 270.
Toujours égal à lui-même, le calendrier républicain dédia ce 30e jour du mois de nivôse An II au crible, cette grille servant à trier les particules solides. Au passage, nous remarquons que Fabre d’Eglantine, concepteur de ce calendrier, ne s’est pas trompé en nommant Nivôse une grande partie du janvier grégorien.
DICTONS. Sous le signe astrologique du Capricorne d’Abondance ascendant Ecume de Mer, voici quelques dictons qu’il faut repasser avant de s’en servir :
« À la Saint Marius, on voit clair à l’Angélus. » (parole d’opticien)
« Quand le froid à la saint Marius frappe, la charrette dérape » (parole de vulcaniste).
« Entre le 10 et le 20 janvier, les plus contents sont les drapiers » (parole d’acheteur).
Dicton provençal : « L’aigo gasto lou vin, / La carreto lou camin, / E la fremo l’ome ».
PENSÉE. « La vie est un oignon qu’on épluche en pleurant. » (A. Masson)
ÉPHÉMÉRIDES.

(Le Tassili N’Ajer vu d’une dune du grand Erg. Cl. H. Ribot, 2017).
–379 – 19 janvier : L’empereur Théodose infléchit la ligne de la politique religieuse de l’empire – En Orient, à partir du 19 janvier 379, le général d’origine espagnole Théodose devenu empereur, chrétien fervent et, en bon occidental, nicéen convaincu, infléchit en conséquence la ligne de la politique religieuse de l’empire. Le 28 février 380, il promulguera à Thessalonique un édit imposant à ses sujets l’orthodoxie catholique, définie en référence au siège de Pierre, à son titulaire Damase et son allié l’évêque d’Alexandrie. Comme toujours, la volonté impériale entraînera un changement à vue : ainsi à Constantinople, à peine arrivé, Théodose chasse du siège épiscopal l’arien Démophile et installe à sa place celui qui jusque-là n’avait été que le chef de la petite communauté orthodoxe de la capitale, Grégoire de Nazianze (Henri Ribot).
–1278 – 19 janvier : LIEUX-DITS DE GEMENOS – Eccl. S. Michaelis de piano castri de Geminis, (charte aux archives de la Major). Saint-Michel-de-Gémenos – ancien prieuré qui sera uni à la manse du Chapitre de la Major en 1446 (registre du notaire Caulèri à Aix).
–[1306] – 19 janvier : a propos de roquefeuil – Avignon – Privilège concédé par Richard de Gambatesa, sénéchal de Provence, à Burgondion IIIde Roquefeuil, seigneur de Puyloubier. (Acte 600 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B.Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, B 142, fol. 110 v°).
Ricard us de Gambatesa, miles, régi us magister hostiarius ac comitatuum Provincie el Forcalquerii senescallus, universis ofïicialibus dictorum comitatuum … salutem et amorem incerum. Gum ad requisitionem illustris domini dueis Galabric, vir nobilis dominus Borgondionus de Rocafolio, domi- nus Podii Luperii, cum eodem domino duce ad summum pontificem sit iturus, vobis et vestrum cuilibet mandamus expresse quatenus creditores ipsius omnes inducatis et exortemini, ut, occasione debitorum ad […] illis teneretur, ipsum dominum Borgondionem, vel pro eo aliquem, nullo modo molestent, vel faciant, usque ad ejus reditum in Provinciam, quomodolibet molestari, subjuugendo mandantes ut terrain suam, homines atque bona manuteneatis, protegatis et favo- rabiliter pertractetis. Si autem post dicessum dicti nobilis de terra sua, contra eum seu fidejussorem ejus aliqualiter pro- cessum extiterit minus juste, volumüs in irritum revocari. Volumus insuper quod si vos etiam, nomine curie, aliqualiter contra ipsum nobilem, vel aliquem pro eodem, post dictum ejus dicessum, injuste forsitan processistis, ad s latum pristinum reducatis instanter. Reddite litteras exibenti. Datum Avinione, die xix mensis januarii, IIII indictionis.
–1660 – 19 janvier :
1. Réconciliation de Louis XIV et du prince de Condé.
2. Louis XIV adressait une lettre au duc de Mercœur, gouverneur de Provence, précisant sa décision d’envoyer des troupes sur Marseille afin d’empêcher la continuation des désordres. Cette lettre était accompagnée d’une instruction qui prescrivait à Mercœur plusieurs obligations dont la construction d’une citadelle « en l’endroit de ladite ville qui sera jugé le plus propre »5. Ce projet avait été suggéré à Mazarin par le duc de Mercœur et Henri de Forbin-Maynier, baron d’Oppède. Mazarin envoya à Marseille le célèbre ingénieur militaire, le chevalier Louis Nicolas de Clerville, qu’il avait fait venir exprès de Nancy. Clerville procéda en premier lieu au choix de l’implantation qui devait permettre à la fois la surveillance de la ville mais également sa protection contre une attaque en provenance de la mer. Clerville écarta la colline Saint-Charles car trop éloignée du rivage pour permettre un ravitaillement par mer. Il retint donc l’emplacement actuel, derrière l’abbaye de Saint Victor et dont l’étendue était suffisante « pour y maintenir pour jamais l’autorité du roi » »6. Cet emplacement était de plus doté d’une fontaine d’eau douce qui figure sur les anciennes cartes. Mazarin ne se rangea pas immédiatement à cet avis et envoya à Marseille le maréchal du Plessis-Praslin pour avoir une autre opinion. Celui-ci aurait préféré une implantation à l’endroit où se trouve actuellement le palais du Pharo, mais se rangea ensuite à l’avis du chevalier de Clerville. Clerville qui était allé à Aix-en-Provence pour faire approuver ses plans par Mazarin, fit commencer les travaux immédiatement en utilisant les matériaux de démolition de la Porte Royale et des murailles avoisinantes constituant les anciens remparts de Marseille. Les pierres du cap Couronne furent également utilisées. Le duc de Mercœur posa la première pierre le 11 février 1660 sur laquelle on grava « de peur que la fidèle Marseille, trop souvent en proie aux criminelles agitations de quelques séditieux ne perdît enfin la ville et le royaume ou par la fougue des plus hardis ou par une trop grande passion de la liberté et que le roi des Français voulait pourvoir par cette citadelle à la sûreté des grands et du peuple. »7. Trois médailles commémoratives furent frappées pour rappeler cet évènement.

–1668 – 19 janvier : REFUS ROYAL DE SEPARER SANARY D’OLLIOULES – Arrest de nostre Conseil du 19 janvier 1668, y susnommés à la requête des dits Consuls et communauté d’Ollioules faire tout commandement, sommation et défense, sous peine y contenues et autres actes et exploits nécessaires sans autre permission… Notification faite aux habitants de St-Nazaire de la sentence extraite des Registres du Conseil d’Etat : … que le lieu et quartier de Saint-Nazaire soit du territoire d’Ollioules, qu’il en soit inséparable. A l’annonce de ce rejet par le roi de la demande de séparation de Sanary et d’Ollioules, une réunion du Conseil général fut décidée. Celui-ci se tint le 6 mai 1668 (B. Rotger, 1984, p. 88-89).
–1721 – 19 janvier : Dès le 19 Janvier 1721, le sieur Charles DANIEL de LA SEYNE écrit aux consuls au sujet du mal contagieux (la peste) apparu dans ce lieu de LA SEYNE :

« Un faux bruit a fait dire que la maison de BARRI était attaquée du mal Celui-ci est parti en laissant sa femme et sa servante à la maison pour se réfugier à sa bastide avec ses deux enfants. Il a fait une grande sottise d’avoir pris l’épouvante. Sa femme guérie s’est levée aujourd’hui disant qu’elle n’avait eu aucune incommodité. Nous avons fait sortir depuis deux jours la famille BRASSEVIN qui était enfermée pour avoir communiqué avec la maison du potier chez qui est mort un enfant depuis trois jours, nous l’avons mis au quartier Mouisséques. La famille se porte bien. Ce qui nous a obligé de le mettre hors du village c’est qu’il n’avait pas déclaré la maladie de son enfant… Nous n’avons pas eu depuis de cas extraordinaire, nous vous en aviserons. »
La Seyne est atteinte vers le 22 janvier 1721. Le marchand Gras de Toulon a vendu une balle de laine à La Seyne. Dernier mort le 31 août 1721. Sur 6000 habitants environ, le tiers de la population a disparu. Six-Fours est moins atteinte, 28 décès sur environ 2200 habitants, dernier mort le 6 septembre 1721 (Rotger B., 1984 ; G. Delattre, ms, inédit).
–1789 – 19 janvier : Les tensions politiques sont puissamment exacerbées par la crise économique – Les assemblées des trois ordres qui viennent de se tenir dans certaines villes du sud de la France demandent, sans exception, une constitution nouvelle : elle devra être plus représentative des habitants que celle des États actuels. On aborde avec passion le problème du nombre des députés du Tiers, du vote par tête, etc. (AGENDA DU BICENTENAIRE – LUNDI 19 JANVIER):
–1793 – 19 janvier : JARDIN BOTANIQUE DE LA MARINE A TOULON – François Martin, jardinier botaniste de la Marine et donc soumis au médecin du port. Il assume la création puis la direction du jardin botanique de la Marine à Toulon Martin est aidé d’un « garçon jardinier », Gaspard-Nicolas Robert né à Toulon le 23 décembre 1776. Ses difficultés, surtout au début, sont nombreuses. Le 19 janvier 1793, Monge, ministre de la marine écrit à l’ordonnateur de la marine à Toulon : Le citoyen Martin, directeur du jardin botanique de la marine, m’a proposé, citoyen, de vous autoriser à lui donner les secours nécessaires au jardin de Toulon. Il m’a représenté qu’il venait de se procurer une collection nombreuse d’orangers, mais qu’il lui manquait des pots. Il évalue cette dépense à trois louis. Je vous prie de me mander si cette demande est utile, et si elle ne s’élèvera pas plus haut, et quels sont les autres secours qu’il désirerait qu’on lui procurât (Musée Balaguier, le voyage des Plantes, 2008).
–1800 – 19 janvier : EXPEDITION D’EGYPTE
– JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE DURANT L’EXPEDITION FRANCAISE 1798 – 1801 (Abd-al-Rahman al-Jabarti) – Mois de Sha’bân 1214 [Retour des parlementaires au Caire] Vendredi 22 [19 janvier 1800] – On apprend que [les deux parlementaires] sont arrivés à al- Sâlihiyya. On leur envoie des chevaux et tout le nécessaire. A leur entrée au Caire, la nouvelle que la paix était conclue se répandit. Du côté ottoman, on vit arriver le secrétaire général et le daftardar pour confirmer que la paix avait été signée. Les deux parties s’empressèrent de faire savoir que les combats avaient cessé et que le sang n’était plus répandu.
Les Français manifestèrent une attitude habile de conciliation jusqu’à ce que la convention fut établie. Cette convention comprend 22 articles. Elle forme un document important qui a été imprimé.
Quand cette nouvelle parvint au Caire, ce fut une grande joie.
Le général [Kléber] envoya au qâ’îm maqâm Dugua un rapport (mukâtaba) sur la situation. Il réunit le Dîwân et lui fit lire le document. Quand le texte de la Convention fut porté à la connaissance des gens, on le fit traduire en arabe ; on en imprima un grand nombre d’exemplaires que l’on distribua aux notables et que l’on afficha dans les souqs et dans les rues.
En voici la reproduction littérale, à l’exception des lignes qui sont en français :
CONVENTION D’AL-‘ARISH
« L’armée française en Egypte, voulant donner clairement une preuve de son désir intime d’arrêter l’effusion du sang et de voir cesser rapidement les malheureuses querelles survenues entre la République française et la Sublime Porte, consent à évacuer l’Egypte, d’après les dispositions de ladite convention, espérant que cette concession pourra être un acheminement à la pacification générale de l’Occident.

–Le général en chef Kléber au général Desaix et au citoyen Poussielgue.
Au quartier-général de Salheyeh, le 29 nivôse an VIII (expédiée par le citoyen Auguste Damas le même jour)
J’ai reçu aujourd’hui votre lettre du 26 et les pièces qui y étaient jointes ainsi que duplicata de celles des 23 et 24. D’après les miennes que je vous ai envoyées par l’aide de camp Clément, également en date du 26, je pense qu’il ne me reste plus rien à vous dire, parce que je dois présumer qu’elles vous auront été remises le 28 et que lorsque vous recevrez celle-ci, vous aurez conclu les principaux articles du traité.
(à suivre)
–1801 – 19 janvier (29 nivôse an IX) : RETOUR D’EMIGRES – audibert Pierre, mousse sur le Pompée. Citoyen de Six-Fours émigré. Rentré par Calais le 29 nivôse an IX par le bateau prussien les Trois Sœurs. Venait de Southampton. ganivet Melchior, 2e maître canonnier sur le Puissant. Citoyen de Six-Fours émigré ; rentré par Calais le 29 nivôse an IX par le bateau prussien les Trois Sœurs. Venait de Southampton (Louis Baudoin, 1965).
–1832 – 19 janvier : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Cinq compagnies du 1er bataillon, en attente d’embarquement pour Oran Troupes, sont logées à Ollioules ; elles appartiennent au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295)
–1843 – 19 et 24 janvier : ARMEMENT MARSEILLAIS – L’alternance des campagnes de navigation d’été en Baltique et d’hiver en Méditerranée s’explique sans doute à la fois par des raisons de rentabilité commerciale liée aux aléas du commerce dans ces zones (Opinion de M. Ermisse, conservateur-adjoint au directeur des Archive, départementales de la Seine-Maritime, que je remercie pour son obligeance)et par la nécessité d’utiliser des navires plus puissants en Méditerranée pendant la saison d’hiver fort redoutable à la navigation (Tous deux navires en bois à roues, mais présentés comme navire, de 500 tonneaux, 200 CV. Cf. l’Algérie du 26 févr. 1845, n° 81, qui présentant les vapeurs de la Cie Bazin, signale que le Sully et le Charlemagne sont « trop faibles pour la navigation d’hiver ». La compagnie a frété trois navires, Tage, Elbe et Phénicien en attendant l’achèvement de trois navires « établis de manière à résister aux mauvais temps d’hiver ». Akhbar, 17 juillet 1845. « L’hiver, le service est fait par des paquebots venus des mers du Nord… »). En janvier 1843 est signalée une nouvelle tentative, cette fois entre l’Algérie et l’Espagne. Il s’agit d’un service à vapeur assuré par le navire l’Elbe d’Alger vers Oran, Valence, Alicante, Carthagène, Malaga, Gibraltar et Cadix (Akhbar, 19 janvier 1843 ; Sémaphore, 24 janvier 1843).
-1855 – janvier : 39 cm de neige au jardin des plantes de Paris – L’hiver 1854 – 1855 a été bien froid. Du 16 au 27/01/1855 un froid exceptionnel c’est abattu dans le Sud de la France. Le 17/01/1855 on a relevé un minimum de -10,20°C à Montpellier et du 18 au 19/01/1855 il y a eu 39 cm de neige au sol au jardin des plantes. Le 21/01/1855 le minimum est même descendu jusqu’à -18°C suivit de -13,20°C les deux jours suivant et le 27/01/1855. 31/01/1855 : le thermomètre a chuté jusqu’à -11,30°C à Paris (La climatologie / intempéries / tableau 4).
–1857 – 19 janvier : Loi sur les Landes favorisant l’extension des terres agricoles.
–1865 – 19 janvier : Décès de Pierre Joseph Proudhon. Originaire d’un milieu populaire, il faut tout à la fois penseur, économiste, sociologue et révolutionnaire anti-autoritaire. Convaincu de la nécessité de l’action directe, il fit de la théorie, non une fin en soi, mais un levier pour la pratique. Pour lui, l’éducation et l’instruction forment des hommes capables de se gouverner eux-mêmes sans avoir besoin d’un gouvernement que la fraternité de l’atelier fera disparaître. Pas de dictature du prolétariat pour lui ni d’Etat jacobin centralisateur mais une société fondée sur le concept de fédération avec une mutualisation d’institution de production. Son ouvrage « De la capacité politique des classes ouvrières » a nourri la réflexion sur l’anarcho-syndicalisme permettant ainsi de définir le clivage avec le socialisme selon Marx.
Rappel :
Proudhon – « Qu’est-ce que la propriété ? » Garnier-Flammarion, n° 91, 1966, 317 p.
K. Marx – « Misère de la philosophie, réponse à la philosophie de la misère de Proudhon », Editions Sociales, 1961, 220 p.
–1867 – 19 janvier : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 19. Samedi. S. Sulpice – Calme, ciel nuageux, pas de gelée.
–1899 – 19 janvier : CONCERT VOCAL D’ARTILLEURS A SAINT-MANDRIER – Sur l’initiative prise par un groupe d’artilleurs détachés dans les forts, un concert vocal «charmant en tous points» était donné au Creux Saint-Georges dans un des salons de l’établissement Peyret. Aux amateurs de chants s’étaient joints un virtuose mandoliniste, artilleur aussi, ainsi que le désopilant et abracadabrant chanteur fin de siècle, un habitant du village, lequel par sa verve et sa bonne diction a fait «tordre l’assistance». Comme toujours c’est avec force bocks offerts par l’adjoint spécial Siffroy Peyret, propriétaire de l’établissement que cette agréable soirée s’est terminée (Gisèle Argensse, 1989, p. 111).
–1902 – 19 janvier : Naissance du Cénacle littéraire DU prix Goncourt.
–1903 – 19 janvier :
1. L’académie Goncourt est officiellement reconnue par le gouvernement. Cénacle littéraire fondé en 1900 suivant le désir d’Edmond et de Jules de Goncourt, cette académie a pour objet de décerner un prix pour un ouvrage d’imagination en prose paru dans l’année, des indemnités substantielles devant être versées aux membres de la société. Chaque année, par la suite, d’autres prix Goncourt verront le jour : poésie, nouvelle, biographie, jeunesse et premier roman.
2. LA CHINE ET L’EUROPE – La cour impériale chinoise se déclare incapable de rembourser les dommages de guerre consentis aux puissances européennes (Le Figaro, 20 janvier 1903).
–1911 – 19 janvier : Isadora Duncan est au Chatelet, à Paris, où elle danse l’Orphée de Gluck.
–1912 – 19 janvier : affaire de l’érection de Saint-Mandrier en commune distincte – Une commission municipale chargée d’étudier, avec la commission syndicale, l’affaire de l’érection de Saint-Mandrier en commune distincte, est désignée. En même temps les habitants de Saint-Elme protestent contre l’annexion de leur quartier à la future commune du «Gros Saint-Georges» (Gisèle Argensse, 1989, p. 128).
–1915 – 19 janvier :
1. Le Miroir n°62 du 31 janvier 1915. Editorial « La Guerre » : “Mardi 19 janvier.

« La canonnade d’artillerie a, comme toujours, retenti en Flandre. A la Boisselle, l’éclatement d’un obus avait provoqué l’explosion d’un dépôt de munitions et l’incendie du village. Ce dernier a momentanément été évacué par nos troupes mais par une vigoureuse contre-attaque, nous l’avons réoccupé. Les Allemands bombardent Saint-Paul, près de Soissons. Autour de Perthes, notre artillerie a tiré efficacement sur les positions ennemies. Des avions allemands qui ont survolé nos lignes ont été atteints par nos projectiles ; deux sont tombés dont les occupants ont été capturés. Dans l’Ain toutes les offensives dirigées contre nos tranchées ont été refoulées. Nos progrès s’affirment à l’ouest de Pont-à-Mousson, où nous réoccupons presque tout le bois Le Prêtre. Dans les Vosges, la neige tombe en abondance. L’ennemi s’est contenté de bombarder Thann.
« L’armée russe chemine toujours le long de la Vistule dans la direction de Thoorn. Elle a repris Plock, ville importante qui commande les passages du fleuve. La victoire de Karaourgan, remportée par nos alliés dans le Caucase, est si décisive qu’il ne reste plus que de rares vestiges de l’armée turque de ce côté, encore sont-ils privés de toute artillerie.
« La situation intérieure en Autriche-Hongrie devient de plus en plus mauvaise. Les journaux de Vienne et de Pesth épiloguent sans fin sur le départ du comte Berchthold insistant sur la gravité de la tâche assignée au baron Burian. Il se confirme d’ailleurs que des troubles sérieux ont éclaté dans les principales villes qui ont été occupées militairement. La population ne veut plus combattre; et s’en prend ouvertement aux Allemands rendus responsables de la guerre et de tous les désastres.
2. Georges Claude dépose son brevet pour son invention du tube à néon.
-1916 – 19 janvier :
1. A L’ASSAUT DE LA MONTAGNE « MANGEUSE D’HOMMES » – Le Hartmannswillerkopf est un mont des Vosges. Au début de la Première Guerre mondiale, alors en territoire allemand, il est un point stratégique convoité par les deux camps. Alors que les deux camps cherchent depuis quelques semaines un moyen de contrôler le sommet, les Allemands réussissent à prendre le Hirtzenstein, le 19 janvier 1915, une position essentielle pour atteindre le sommet. Pendant près d’un an, les forces françaises tenteront de prendre le contrôle du Hartmannswillerkopf. Les combats feront environ 15 000 morts dans chacun des camps, et donneront à cette montagne le surnom de « mangeuse d’hommes ».
2. PROBABLE ATTAQUE TURQUE CONTRE LE CANAL DE SUEZ – Au mois de janvier, les services de renseignements alliés croient possible une deuxième attaque turque contre le canal de Suez. Comme l’année précédente, les navires de guerre accourent pour prendre part à la défense du canal. Pour sa part, le cuirassé Jauréguiberry s’embosse au kilomètre 42 dès le 19 janvier. Puis il mouillera le 25 devant Ismaïlia avant de revenir à Port Saïd : les Turcs ne sont pas venus (Gérard Garier).
-1918 – 19 janvier :
1. En Russie, le gouvernement bolchévique dissout l’assemblée constituante à majorité socialiste-révolutionnaire (S.R.) La fiction d’une république démocratique s’achève (Le Figaro, du 19 janvier 1918).
2. Le sous-marin diesel-électrique BERNOUILLI (Q83, type Brumaire) REPREND LA MER POUR LA DERNIERE FOIS. Construit à Toulon ; lancé le 1er juin 1911 ; en service : 1912, parti pour une croisière à 20h, le 6 janvier 1918, fut obligé de rentrer aussitôt à Brindisi pour une avarie de moteur. Il reprit la mer le 19 janvier. Entre le 13 et le 15 février, il fut perdu au large des Bouches de Cattaro, après avoir sauté probablement sur une mine par environ 42°N et 18°E. La catastrophe fit 29 morts dont le commandant LV René Audry.
-1919 – 19 janvier :
1. En Allemagne, le parti socialiste remporte les élections à l’Assemblée constituante.
2. L’aviateur Jules Védrines atterrit sur le toit des Galeries Lafayette à Paris.
-1927 – 19 janvier : le musée des erreurs – Alors, nouveau Salomon, mais ne pouvant trancher d’un coup de hache le nœud qu’il doit dénouer, M. Jaspar semblerait décidé à prendre lui-même le portefeuille actuellement sans titulaire. (L’Indépendance belge, 19 janvier 1927.)
-1936 – 19 janvier : LES RADICAUX QUITTENT LE GOUVERNEMENT – Le comité exécutif du parti radical élit Daladier comme président, tandis qu’Herriot annonce son intention de quitter le gouvernement Laval. Ce départ annoncé entraîne celui des ministres radicaux : Georges Bonnet, Joseph Paganon et William Bertrand. Le 22, Laval sera contraint de démissionner (Jean-Louis Panné, 2001).
-1937 – 19 janvier : MISE EN APPLICATION DE LA SEMAINE DE 40 HEURES – La presse informe ses lecteurs que le gouvernement décide la mise en application, à partir du 25 janvier, de la semaine de 40h dans les chemins de fer, mesure accompagnée de nouvelles embauches (Jean-Louis Panné, 2001).
–1940 – 19 janvier : SURVEILLANCE DE LA CÔTE ESPAGNOLE – Le 19 janvier, eut lieu une courte alerte qui ne devait avoir aucune suite : le patrouilleur auxiliaire Aspirant Brun, en surveillance devant Vigo, aperçoit à 10 h un bâtiment lui paraissant suspect qui appareille de Bilbao route au 290, à 12 h. L’Amiral Ouest donna aussitôt l’ordre au Commandant Duboc, chef de la surveillance rapprochée, d’aller reconnaître ce bâtiment et prescrit en même temps à la base d’Aéronautique navale de Biscarosse d’envoyer un avion sur les lieux. Ces deux recherches ne donnent aucun résultat (Gérard Garier).
–1941 – 19 janvier :
1. Début de l’offensive anglaise en Ethiopie. Les combat se poursuivront jusqu’au 27 septembre et se termineront par la reddition de toutes les garnisons italiennes (Alain Rossel, 1985).
2. PETAIN ET LAVAL SE RENCONTRENT – Sous la pression des Allemands qui souhaitent un accord entre eux, Pétain et Laval se rencontre à la Ferté-Hauterive (Allier) (Jean-Louis Panné, 2001).
–1942 – 19 janvier : LES F.N.F.L ET LE BLOCUS DE DJIBOUTI – Arrivé à Aden, le Commandant Dominé va prendre la relève du Savorgnan de Brazza affecté depuis le 2 mai à la patrouille du blocus de Djibouti et repartile 11 janvier 1942 pour le Royaume-Uni par la route du Cap. Première mission, du 10 au 19 janvier 1942 Appareillé d’Aden le 10 janvier à 17 h 00. Rencontre le 11 janvier à 06 h 0 le sloop anglais Shoreham qui lui passe les consignes et reviendra le relever le 17 janvier à 16 h 30. Retour à Aden le 19 janvier. Au cours de cette patrouille, le Commandant Dominé a aperçu de nombreux boutres mais n’en a visité qu’un seul, sans contrebande, se rendant d’Assab à Berbera (Gérard Garier).
–1943 – du 14 au 26 janvier :

1. Entrevue entre Roosevelt et Churchill à Casablanca. Les deux hommes décideront d’exiger une capitulation sans conditions des puissances de l’Axe. Le général de Gaulle est invité à rencontrer le général Giraud en vue d’une collaboration qui s’avère difficile (Alain Rossel, 1985).
2. L’année 1943 est celle du « STO » (Service du travail obligatoire) et de la « relève ». A ce sujet, un article du journal LA CROIX du 19 janvier informe les Français que
“Le service de la main-d’œuvre du front du travail allemand communique que deux millions de travailleurs provenant des régions occupée de l’Est sont arrivés dans le Reich en 1942. On annonce, d’autre part, que ce nombre s’accroîtra incessamment de plusieurs centaines de milliers d’autres travailleurs. On souligne que le rendement de travailleurs, qui représentait auparavant 70 à 90 % de celui des ouvriers allemands, atteint à présent le niveau normal de la production allemande. Par ailleurs, le gauleiter Sauckel s’est entretenu à Paris avec des représentants de la presse, du sens à attacher à l’utilisation par le Reich de la main-d’œuvre étrangère. « La communauté européenne, a-t-il déclaré notamment, se réalise déjà par la « bataille du travail » en cours, où les ouvriers étrangers viennent des pays alliés ou occupés rejoindre les ouvriers allemands ou même travailler à leur place. »”. Par ailleurs, le même journal La Croix publiait quelques jours plus tôt, le 6 janvier exactement, que, « dans certains départements on distribuera des pâtes et du riz pour remplacer le lait – Le ravitaillement de certaines régions en lait entier se heurte à de nombreuses difficultés (…) il est malheureusement souvent très difficile de satisfaire de façon régulière (aux besoins) des enfants de 6 à 13 ans, parfois même ceux des femmes enceintes ou allaitant (…). Il a donc paru nécessaire d’offrir aux consommateurs de certains départements particulièrement désavantagés la possibilité d’acquérir, en substitution de lait entier, des pâtes et du riz. Les départements bénéficiaires de la mesure sont : 1* Les départements des Bouches du Rhône, du Var et des Alpes-Maritimes (…).»
3. LA DIVISION ESPAGNOLE « AZUL » EST RETIREE DU FRONT RUSSE par décision de Franco (Alain Rossel, 1985).
–1945
– 18-19 janvier : dissolution de la direction des FFI – Tirant les leçons de la modification du rapport des forces et saisissant l’occasion offerte par Maurice Thorez qui ne revendique plus que l’éviction des anciens « collaborateurs actifs » de l’armée, le gouvernement décide la dissolution de la direction des FFI. L’Etat restaure ses prérogatives : il n’y a plus qu’un état-major des forces armées (Jean-Louis Panné, 2001)
– 19 janvier : Condamnation à mort de Robert Brasillach.
Bien des biographes s’interrogent sur les raisons ayant poussé le général de Gaulle à laisser exécuter Robert Brasillach. Selon les témoignages successifs de Louis Vallon et de Louis Jouvet, qui l’interrogèrent sur le sujet, de Gaulle aurait vu dans le dossier de Brasillach la couverture d’un magazine le montrant sous l’uniforme allemand. Il y aurait eu une confusion avec Jacques Doriot. Lacouture, qui rapporte cette rumeur, ne croit pas à cette interprétation. Il penche pour l’hypothèse d’une concession faite aux communistes pour pouvoir être plus ferme sur d’autres points : « […] Le général de Gaulle a écouté Mauriac, et a refusé la grâce. Quoi qu’il en pensât, de Gaulle ne pouvait s’opposer à toutes les exigences des communistes qui constituaient un tiers du pouvoir, sinon davantage. Ils exigeaient la tête de Brasillach, qui avait conduit bien des leurs au poteau. Je pense que de Gaulle a fait la part du feu. […] ».
Toutefois, dans le fonds de Gaulle déposé aux Archives nationales, on a retrouvé une note relative à l’« affaire Brasillach » dressant une liste des charges pesant sur l’écrivain. Parmi elles, il est présenté comme « un des responsables de l’assassinat de Mandel », personnalité dont il demandait régulièrement la mise à mort dans son journal Je suis partout et pour laquelle de Gaulle éprouvait estime et respect. Enfin, de Gaulle écrit dans ses « Mémoires » que « le talent est un titre de responsabilité », faisant de ce talent une circonstance aggravante, car il accroît l’influence de l’écrivain. Robert Brasillach fut inhumé au cimetière de Charonne, à Paris.
Chaque année, le 6 février, le Cercle franco-hispanique organise un dépôt de gerbes sur sa tombe.
–1946 – 18-20 janvier : LE RAPPROCHEMENT ENTRE SOCIALISTES ET COMMUNISTES ENTRAÎNE LA DEMISSION DE DE GAULLE – A l’issue de la réunion du comité d’entente socialo-communiste, les socialistes se rapprochent des communistes sur la question de la Constitution (18 janvier). Le 20, le général de Gaulle, en désaccord avec le projet de Constitution soutenu par le Parti communiste, démissionnera, espérant vraisemblablement être rappelé peu après (Jean-Louis Panné, 2001).
–1947 – 19 janvier : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Le 3 janvier, l’aviso-dragueur Commandant Bory appareille de Brest pour l’Extrême Orient. Au passage devant Bizerte le 19 janvier, il prend en escorte quatre dragueurs qui avaient appareillé de Toulon le 15, Y.M.S. D311, D332, D338, D351 destinés à l’Indochine. Il s’agit des futurs Anémone, Glycine, Myosotis et Perce-Neige, dont le deuxième et le troisième seront coulés par le Viet-Minh et irrécupérables (Gérard Garier).
–1948 – 19 janvier : Inauguration du barrage de Génissiat (Ain) en béton massif (hauteur : 100 m). (Frédéric Gugelot, 2001).
–1950 – 19 janvier : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Du 19 janvier au 21 février, l’aviso-dragueur Commandant Dominé prend part à l’opération TONNEAU (transport, débarquement de troupes en liaison avec réseau Viet Nam du Secteur de Than Hoa). Il effectue des tirs sur objectifs terrestres dans la région de Quang Ngai et Sa Hihne(Gérard Garier).
–1951 – 19 janvier :
1. GUERRE D’INDOCHINE – La presse annonce que l’offensive Vietminh contre Hanoï a été stoppée par le général de Lattre. Le Tonkin, et en particulier Hanoï-Haiphong, reste aux mains des Français (Frédéric Gugelot, 2001).
2. RELATIONS SAINT-MANDRIER LA SEYNE – Les registres d’inscription de concessions du cimetière, pièces comptables importantes, étant restés à La Seyne, le Maire de Saint-Mandrier demande à M. le Préfet l’autorisation d’en ouvrir un nouveau (Gisèle Argensse, 2000, p. 31).
–1954 – 19 janvier – LA PRESSE EN FOLIE – L’Afrique du Nord et l’Europe vont célébrer le 16e anniversaire de la naissance de saint Augustin (Dépêche, 19.1.54)
–1956 – 19 janvier : NOTRE MARINE EN EXTREME-ORIENT – Le 10 janvier 1956, un groupe occasionnel formé du Dumont d’Urville et de la division d’escorteurs côtiers d’Extrême-Orient (Commandant Duboc, Glaive et Trident) appareille de Saigon pour exercices à Port Dayot. Le 19 janvier ces bâtiments participent à l’exercice interarmes PHENIX comme groupe opérationnel d’appui. Cet exercice mettait en action une force navale de débarquement, un escadron de marche du 1er R.C.C., la compagnie du 22ème R. I C. basée à Cam-Ranh, le commando Jaubert. Le thème était la mise en place rapide et le renforcement d’un dispositif de défense de la base de Cam-Ranh et l’hébergement d’éléments de différentes armes dans cette base et dans celle de Car-Lo. L’exercice se déroula en présence de l’amiral Jozan, commandant les F.M.E.O. et du général Aubert, adjoint Terre au commandant en chef (Gérard Garier).
–1957 – 19-21 janvier : GUERRE D’ALGERIE – Le navire yougoslave « Slovenia » est arraisonné au large d’Oran avec à son bord une importante cargaison d’armes, vraisemblablement destinées au FLN (Frédéric Gugelot, 2001).
–1970 – 19 janvier : ELECTIONS A SAINT-MANDRIER – Le maire de Saint-Mandrier étant décédé, il faut procéder à des élection complémentaires qui ont lieu 19 janvier 1970. Quatre nouveaux conseillers municipaux sont élus : Argensse Roger, Clément Jean, Carcolse Laurent et Taminiaux Marcel (Gisèle Argensse, 2000, p. 83).
–1979 – 19 janvier :
1. émeutes contre la hausse des prix alimentaires en Egypte – Durant deux journées, les 18 et 19 janvier, des émeutes contre la hausse des prix alimentaires en Egypte font soixante-dix-neuf morts et neuf cents blessés.
2. Décès à Paris de l’acteur Paul Meurisse. Roger Boussinot (1986) : « Il était l’un des comédiens les plus caractérisés du cinéma français tant par son physique que par le type de personnage flegmatique, élégant et fantaisiste qu’il incarna avec un sérieux imperturbable à tel point qu’on le qualifia d’homme qui ne sourit jamais. Né en 1912 , il ne débuta au cinéma qu’en 1941 puis tourna un film commercial par an jusqu’en 1946. De 1954 à 1958, on considère qu’il joua fort peu d’œuvres dépassant ce stade, hormis évidemment « Les diaboliques » et « La Vérité », mais aussi « Le déjeuner sur l’herbe », « Du mouron pour les petits oiseaux », « La tête contre les murs » mis en scène par Clouzot, Renoir, Carné et Franju. En 1961, avec Lautner, il créa le personnage du « Monocle » qu’il tint dans plusieurs films. On le vit dans « L’éducation amoureuse de Valentin » de Jean L’Hôte (1974) et « Le gitan » de Giovanni (1975) ».
–1983 – 19 janvier : Arrestation de Klaus Barbie, surnommé le «boucher de Lyon», qui fut chef de la gestapo de Lyon pendant la deuxième guerre mondiale. Parmi ses victimes tristement célèbres, les 44 enfants d’Izieux âgés de 3 à 13 ans, raflés le 8 avril 1944 qui ont fini dans les fours crématoires d’Auschwitz quelques jours plus tard. A la fin du conflit, il s’était évadé en Amérique du Sud avec la complicité des Etats-Unis et n’avait été extradé vers la France qu’en 1983. Le procès ultramédiatisé de ce nazi reconverti en agent des services secrets américains dès le printemps 1947, a eu lieu en 1987. Le 4 juillet 1987, au terme d’un procès long de neuf semaines, il fut reconnu coupable de crimes contre l’humanité et condamné à la réclusion à perpétuité (réf. Ministère de la Justice).
–1984 – 19 janvier : Yasser Arafat seul représentant de l’Organisation de Libération de la Palestine – Le sommet islamique de Casablanca, qui s’est tenu du 16 au 19 janvier confirme Yasser Arafat comme seul représentant de l’Organisation de Libération de la Palestine (O.L.P.).
–1985 – 19 janvier : Mitterrand en Nouvelle-Calédonie – Voyage du président Mitterrand en Nouvelle-Calédonie au cours duquel il a reçu les personnalités représentatives de la vie politique, socio-professionnelle, syndicale et administrative du territoire. Le 22 mai, Edgard Pisani sera nommé ministre chargé de la Nouvelle-Calédonie.
–2001 – 19 janvier : LE « VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT » est retrouvé – Le manuscrit original du « Voyage au bout de la nuit », le roman le plus connu et le plus lu de Louis-Ferdinand Destouches dit Céline, perdu depuis 1943, a été retrouve par l’intermédiaire d’un collectionneur anglais et d’un libraire parisien. Il sera vendu aux enchères à Paris.
–2004 – 19 janvier : France-Télécom annonce un plan de suppression de 14 500 postes dont 8 800 en France.
–2011 – 19 janvier : Les Français ? Ils sont minables – Lors d’une interview donnée au Daily Mail, Carla Bruni déclare : « Les Français ? Ils sont minables » (Daily Mail du 19 janvier 2011),
–2014 – 19 janvier : LA NUIT PORTE-T-ELLE CONSEIL ?– Ce matin-là, j’écrivais : « Ayant arrêté mes choix de textes hier soir vers minuit, je me suis benoîtement endormi en pensant que j’aurai une longue nuit de sommeil devant moi. Fadaises ! Réveil vers 3h 30 et mise en route, après avoir achevé la lecture d’un roman, de ma chronique du 19 janvier. Moralité : Il ne faut jamais jouer à saute-mouton avec une licorne.
–2016 – 19 janvier :
1. La Semaine du Son à la Médiathèque de Sanary : Expositions « Marcel Mule, saxophoniste classique », « A la découverte du bruit » et « travaux réalisés par l’ALSH de Sanary », … Evénement divers du mardi 19 au samedi 30 janvier 2016 Médiathèque de Sanary, rue Robert Schumann Centre-ville, 83110 Sanary.
2. Offre exceptionnelle sur la collection Mémoire en Images, des Editions Alan Sutton, le spécialiste de l’édtion régionaliste en France. 50% de réduction sur plus de 500 ouvrages régionaux (soit 10,10 au lieu de 20,20 euros). La collection Mémoire en images valorise à travers ses ouvrages le passé et les traditions des villes et des villages de France. Une approche très visuelle à base de photographies et de cartes postales anciennes accompagnées par des textes sur l’histoire locale de la ville ou de la région concernée. Parmi ces ouvrages : Sanary-sur-Mer, tome II, qui dévoile de nouvelles anecdotes et de nouveaux faits historiques. Les anciens retrouveront les fêtes et les coutumes qui ont accompagné leur jeunesse. Quant aux plus jeunes, ils pourront prendre connaissance des paysages naturels et du patrimoine désormais disparu. L’ouvrage aborde également la triste période de la seconde guerre mondiale car, contrairement aux idées reçues, la ville et ses habitants n’ont pas été épargnés. La ville de Sanary-sur-Mer fut, tour à tour, occupée dès 1942 par les Allemands, puis par les Italiens et à nouveau par les Allemands. L’auteur, Olivier Thomas, est un passionné de l’histoire de sa ville.
–2017 – 19 janvier : L’un des trois TERRORISTEs qui se sont fait exploser le 13 novembre à l’entrée du Stade de France a été identifié. Il s’agit d’un Irakien né en 1993. L’un des nombreux mystères qui entourent les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis a été levé. Les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) pensent avoir identifié l’un des kamikazes qui se sont fait exploser aux abords du Stade de France, révèle Le Parisien mercredi 18 janvier.
Les agents estiment que l’homme à l’origine de l’explosion près de la porte D de l’enceinte sportive, dans laquelle un passant avait trouvé la mort, est Ammar Ramadan Mansour Mohamad al-Sabaawi.
Cet Irakien, né en 1993 (selon une source proche de l’enquête) dans un village du district de Gayara (nord), résidait avec sa famille à Mossoul, seconde ville d’Irak et bastion de l’organisation État islamique (EI) depuis juin 2014. Les enquêteurs avaient pourtant trouvé un passeport syrien à côté de son cadavre après l’attentat, avec la fausse identité d’Ahmad al-Mohammad.
Sur les trois assaillants du commando du Stade de France, un seul était connu jusqu’à présent : Bilal Hadfi, un Français résidant en Belgique, âgé de 20 ans. Le troisième membre, retrouvé également en possession d’un faux passeport syrien, n’a toujours pas été identifié, d’après la source proche de l’enquête. Dans sa vidéo de revendication des attentats, l’EI avait indiqué qu’il s’agissait aussi d’un ressortissant irakien.
Après l’attaque, « des cadres du groupe État islamique ont remis à (sa) famille l’équivalent de 5 000 dollars (environ 4 670 euros) en dinars irakiens » ainsi que « des moutons », selon deux notes de la DGSE, datées de janvier et février 2016, déclassifiées début décembre.
« C’est en s’intéressant au versement de cet argent que les agents de la DGSE sont remontés jusqu’au jeune homme », explique la source proche de l’enquête. Les familles des victimes « saluent le progrès réalisé dans l’enquête » mais « sont choquées et désemparées devant les méthodes barbares utilisées par Daech (autre nom de l’EI, NDLR) qui réduit la vie d’un être humain à quelques milliers de dollars ou à un troupeau de mouton », a réagi dans un communiqué Me Samia Maktouf, qui représente plus d’une vingtaine de parties civiles.
Pour gagner l’Europe, le terroriste irakien et le kamikaze non identifié s’étaient dissimulé parmi le flux des migrants arrivés par bateau sur l’île de Leros, en Grèce, le 3 octobre 2015 avec au moins deux complices présumés : un Algérien et un Pakistanais, interpellés en décembre 2015 dans un centre de réfugiés en Autriche.
Le kamikaze du Stade de France était le benjamin d’une fratrie de cinq enfants, parmi lesquels deux frères auraient rejoint les rangs de l’EI. L’un d’entre eux, Ahmad, né en 1990, inquiète particulièrement les services de renseignement qui se demandent « s’il n’a pas gagné l’Europe avec l’objectif d’y conduire des attaques », d’après les notes de la DGSE (France 24, info du 19 décembre 2017)
–2022 – 19 janvier : Le musicien Marcel Zanini, grande figure du jazz français, mais également chanteur de variétés, connu pour son tube Tu veux ou tu veux pas, est mort ce mercredi à l’âge de 99 ans à l’hôpital à Paris, a indiqué à l’AFP son fils, l’écrivain Marc-Édouard Nabe (pseudonyme d’Alain Zannini).
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 165e livraison :

–1668 – 19 janvier : REFUS ROYAL DE SEPARER SANARY D’OLLIOULES – Arrest de nostre Conseil du 19 janvier 1668, y susnommés à la requête des dits Consuls et communauté d’Ollioules faire tout commandement, sommation et défense, sous peine y contenues et autres actes et exploits nécessaires sans autre permission… Notification faite aux habitants de St-Nazaire de la sentence extraite des Registres du Conseil d’Etat : … que le lieu et quartier de Saint-Nazaire soit du territoire d’Ollioules, qu’il en soit inséparable. A l’annonce de ce rejet par le roi de la demande de séparation de Sanary et d’Ollioules, une réunion du Conseil général fut décidée. Celui-ci se tint le 6 mai 1668 (B. Rotger, 1984, p. 88-89).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 365e livraison :

–1660 – 19 janvier :
1. Réconciliation de Louis XIV et du prince de Condé.
2. Louis XIV adressait une lettre au duc de Mercœur, gouverneur de Provence, précisant sa décision d’envoyer des troupes sur Marseille afin d’empêcher la continuation des désordres. Cette lettre était accompagnée d’une instruction qui prescrivait à Mercœur plusieurs obligations dont la construction d’une citadelle « en l’endroit de ladite ville qui sera jugé le plus propre »5. Ce projet avait été suggéré à Mazarin par le duc de Mercœur et Henri de Forbin-Maynier, baron d’Oppède. Mazarin envoya à Marseille le célèbre ingénieur militaire, le chevalier Louis Nicolas de Clerville, qu’il avait fait venir exprès de Nancy. Clerville procéda en premier lieu au choix de l’implantation qui devait permettre à la fois la surveillance de la ville mais également sa protection contre une attaque en provenance de la mer. Clerville écarta la colline Saint-Charles car trop éloignée du rivage pour permettre un ravitaillement par mer. Il retint donc l’emplacement actuel, derrière l’abbaye de Saint Victor et dont l’étendue était suffisante « pour y maintenir pour jamais l’autorité du roi » »6. Cet emplacement était de plus doté d’une fontaine d’eau douce qui figure sur les anciennes cartes. Mazarin ne se rangea pas immédiatement à cet avis et envoya à Marseille le maréchal du Plessis-Praslin pour avoir une autre opinion. Celui-ci aurait préféré une implantation à l’endroit où se trouve actuellement le palais du Pharo, mais se rangea ensuite à l’avis du chevalier de Clerville. Clerville qui était allé à Aix-en-Provence pour faire approuver ses plans par Mazarin, fit commencer les travaux immédiatement en utilisant les matériaux de démolition de la Porte Royale et des murailles avoisinantes constituant les anciens remparts de Marseille. Les pierres du cap Couronne furent également utilisées. Le duc de Mercœur posa la première pierre le 11 février 1660 sur laquelle on grava « de peur que la fidèle Marseille, trop souvent en proie aux criminelles agitations de quelques séditieux ne perdît enfin la ville et le royaume ou par la fougue des plus hardis ou par une trop grande passion de la liberté et que le roi des Français voulait pourvoir par cette citadelle à la sûreté des grands et du peuple. »7. Trois médailles commémoratives furent frappées pour rappeler cet évènement.
LA SEYNE-SUR-MER. 74e livraison :

–1721 – 19 janvier : Dès le 19 Janvier 1721, le sieur Charles DANIEL de LA SEYNE écrit aux consuls au sujet du mal contagieux (la peste) apparu dans ce lieu de LA SEYNE :
« Un faux bruit a fait dire que la maison de BARRI était attaquée du mal Celui-ci est parti en laissant sa femme et sa servante à la maison pour se réfugier à sa bastide avec ses deux enfants. Il a fait une grande sottise d’avoir pris l’épouvante. Sa femme guérie s’est levée aujourd’hui disant qu’elle n’avait eu aucune incommodité. Nous avons fait sortir depuis deux jours la famille BRASSEVIN qui était enfermée pour avoir communiqué avec la maison du potier chez qui est mort un enfant depuis trois jours, nous l’avons mis au quartier Mouisséques. La famille se porte bien. Ce qui nous a obligé de le mettre hors du village c’est qu’il n’avait pas déclaré la maladie de son enfant… Nous n’avons pas eu depuis de cas extraordinaire, nous vous en aviserons. »
La Seyne est atteinte vers le 22 janvier 1721. Le marchand Gras de Toulon a vendu une balle de laine à La Seyne. Dernier mort le 31 août 1721. Sur 6000 habitants environ, le tiers de la population a disparu. Six-Fours est moins atteinte, 28 décès sur environ 2200 habitants, dernier mort le 6 septembre 1721 (Rotger B., 1984 ; G. Delattre, ms, inédit).
OLLIOULES. 80e livraison.

–1668 – 19 janvier : REFUS ROYAL DE SEPARER SANARY D’OLLIOULES – Arrest de nostre Conseil du 19 janvier 1668, y susnommés à la requête des dits Consuls et communauté d’Ollioules faire tout commandement, sommation et défense, sous peine y contenues et autres actes et exploits nécessaires sans autre permission… Notification faite aux habitants de St-Nazaire de la sentence extraite des Registres du Conseil d’Etat : … que le lieu et quartier de Saint-Nazaire soit du territoire d’Ollioules, qu’il en soit inséparable. A l’annonce de ce rejet par le roi de la demande de séparation de Sanary et d’Ollioules, une réunion du Conseil général fut décidée. Celui-ci se tint le 6 mai 1668 (B. Rotger, 1984, p. 88-89).
TOULON ET SES ANCIENNES RUES. 133e livraison. Mongin – Toulon ancien et ses rues. DEUXIÈME PARTIE. Agrandissement de 1589

QUAI CRONSTADT
L’emplacement, occupé de nos jours par le quai du port, était encore à la fin du Moyen âge, baigné par la mer, qui s’avançait jusqu’au milieu de la rue de la République actuelle (Voir rue de l’Hôtel-de-Ville).
Lors de l’agrandissement t de la ville sous Henri IV, ce prince « en considération de la fidélité des « Consuls et des habitants de Toulon, des dépenses « qu’ils avaient faites pour les fortifications, leur « fit don de toutes les places de la Darcène, pour « y faire des rues, y bâtir des maisons le long « d’icelles, à la réserve d’une place du côté du « ponant pour bâtir un arsenal, et d’une autre « pour la construction des vaisseaux » (Archives communales, BB. 29).
En 1606, les Consuls de Toulon, ayant mis ces emplacements en adjudication, stipulèrent, comme condition expresse, que les acheteurs seraient tenus de « construire à leurs frais, un quai en pierres « dures de taille de quatre cannes de longueur « au-devant de leurs maisons, à l’instar de celui « qui serait fait devant la Maison Commune » (Archives communales, BB. 53).
Mais la plupart des nouveaux acquéreurs se soucièrent peu d’exécuter tout de suite la clause de l’acte de vente, et leur lenteur retarda de fait la confection du quai, c’est ainsi que les murs de soutènement ne furent commencés qu’en 1610. Pour couper court aux difficultés, l’administration municipale prit le parti suivant : elle fit procéder aux frais de la ville à la construction du quai et força ensuite les propriétaires des maisons à contribuer aux dépenses (Archives communales, BB. 54).
La nouvelle voie appelée quai du port devint « la « plus belle rue de la cité par sa largeur de 5 toises « et sa longueur de 340 toises » (Archives communales, BB. 29)
En 1769, lors de l’agrandissement de l’enceinte de l’arsenal, le quai fut diminué dans sa longueur de 37 toises (Archives communales, II.6).
« M. Milct de Montville fit finir dans sept mois l’ouvrage de Pénélope » (« En juillet 1729 la première caisse pour l’avancement du quai a été mise en place ». — Archives communales B B. 12).
Lors de l’expédition d’Egypte, le carré du port céda sous le poids du matériel d’artillerie qui y avait été déposé, et s’affaissa à un tel point qu’il fallut le refaire presque entièrement.
Le 28 mai 1792, la municipalité fit planter au milieu du carré du port le premier arbre de la Liberté. Sur le tronc de cet arbre, qui était surmonté d’un immense bonnet phrygien, se lisait l’inscription suivante :
Passant, lève les yeux et vois à mon sommet
Comment la Liberté par ce signe s’explique :
Ou les tyrans soumis porteront mon bonnet
Ou les tyrans punis tomberont sous ma pique.
Cet arbre fut abattu le 9 septembre de la même année (1792).
Le 18 décembre 1793, au moment du départ des escadres alliées, le quai fut le théâtre des plus douloureux évènements. Lorsque le matin de ce jour les Toulonnais aperçurent le drapeau tricolore sur les hauteurs de Faron, ils se sentirent glacés de terreur en pensant au sort terrible qui les attendait. Chacun songea à chercher son salut dans la fuite et transporta sur le quai ses meubles et ses objets précieux ; bientôt des pyramides de malles et d’effets s’élevèrent sur le port, depuis la porte de l’arsenal jusqu’à l’extrémité du quai du Parti.
L’embarquement se faisait depuis le point du jour, quand, à neuf heures du matin, une fausse alerte, provoquée par une décharge de mousqueterie, vint jeter a panique au milieu do celle foule déjà affolée.
Le bruit se répandit aussitôt que les républicains étaient déjà dans la ville, et le cri de « voici taux » acheva de mettre la terreur à son comble. Ce fut un spectacle affreux que ce sauve-qui-peut général aux éclats de l’artillerie républicaine qui bombardait la place, et au milieu des plaintes et des imprécations de toute une population.
Nous laissons la parole à M. Guérin (Histoire de la marine contemporaine de France) pour dépeindre ces scènes d’horreur : « Ce cri terrible « « voici Cartaux », jeté par 20.000 bouches, pro- « duit une commotion d’effroi plus prompte que « l’éclair qui précède la foudre. De toutes les rues « de Toulon qui affluent sur le port, la foule se « presse, se heurte, en poussant des hurlements « et des clameurs lamentables.
« La mère veut retenir son enfant, l’emporte « dans ses bras, et. elle est renversée avec lui : les « fils veulent courir avec leurs vieux parents sur « leurs épaules, et sont obligés de les abandonner « sous les pieds de la cohue épouvantée. Il y en a « qui se précipitent par les fenêtres, et se tuent en o voulant se sauver. C’est ainsi qu’on se roule, « qu’on se porte jusqu’au quai. Là, ce sont d’autres « scènes, mais plus cruelles encore. On se dispute, on s’arrache les embarcations ; on lutte avec « violence, avec fureur : les derniers rangs se ruent « sur ceux qui les précèdent, et ceux-ci précipitent « les premiers rangs du haut du quai dans la mer.
« Les Napolitains et les Espagnols viennent « autant qu’ils peuvent avec des embarcations au secours de tant d’infortunés. Quant aux Anglais, après avoir joint la menace au refus, ils ne « cèdent qu’aux cris de réprobation que leur indigne conduite excite même parmi leurs alliés, en « se décidant à la fin de tendre une main secourable aux victimes de leur perfidie.
« Les canots, les chaloupes, les barques de toutes sortes se surchargent ; de peur d’être submergés, ceux qui les montent, repoussent les derniers venus à coup d’aviron, et quelquefois leur abattent le poignet à coup de hache. On voyait ainsi s’enfoncer dans les flots des malheureux avec leur bras mutilés, sanglants, et dans une attitude encore suppliante. Puis c’étaient des frères, des époux, des mères avec leurs enfants qui s’étaient perdus dans la foule, se reconnaissaient de loin, et s’appelaient sans pouvoir s’atteindre.
« Enfin, chose affreuse à retracer, on assure que parmi les derniers venus, qui ne trouvaient plus de place sur les navires, plus une barque, plus une planche pour les recevoir, il v en eut qui, après avoir un moment fixé sur la mer un œil stupide et hagard, se sentirent pris soudain d’un transport frénétique, se saisirent par les mains, et tournant ensemble dans une horrible ronde, se précipitèrent dans les flots avec des rires convulsifs ».
M. Henry qui assista à ces scènes déchirantes dit dans son Histoire de Toulon: « Il serait impossible « de dépeindre le spectacle qu’offrait Toulon dans « cette nuit affreuse du 18 au 19. Le calme le plus « lugubre avait succédé à cette extrême agitation de la journée : le silence des tombeaux régnait dans ces rues si pleines encore, peu d’heures auparavant de tant de gens aux abois…. Le sifflement de quelques bombes, qui par intervalles éloignés venaient encore tomber dans la ville, était, avec le pétillement des flammes dévorant l’arsenal, le seul bruit qui retentît dans cette solitude et cette darse, témoin de tant et si cruels désastres, recouvrait de ses eaux redevenues tranquilles, les nombreuses victimes qu’elle avait englouties… »
Le 17 janvier 1794, le Conseil municipal décida la replantation d’un arbre de la Liberté, ce qui eut lieu le 30 du même mois avec les cérémonies d’usage. Les représentants du peuple, les généraux, officiers et soldats des armées républicaines, les officiers civils et militaires de la marine ainsi que les autorités constituées et un nombre considérable de patriotes opprimés, décorés de leurs bonnets, se réunirent à deux heures devant la maison commune, ou 1’autel de la liaison avait « été élevé en l’honneur des républicains vertueux et des héros qui avaient péri pour la cause de la Révolution, et encore à la gloire de l’armée républicaine qui avait remporté la victoire la plus complète sur les ennemis qui occupaient cette ville » (Archives communales modernes. — Révolution française ).
Sur le carré du port fut inaugurée, le 25 vendémiaire an VII, une statue colossale représentant la Liberté. Cette statue, qui était l’œuvre de Marcellin Dutoit, maître sculpteur dans l’Arsenal, faisait face à la Mairie. En 1803, un ordre secret du Gouvernement vint en prescrire l’enlèvement immédiat. Elle fut démontée pendant la nuit, et ses débris, portés sur un ponton, furent jetés à la mer du côté de la Grosse Tour.
C’est sur le même emplacement que fut élevée plus tard la statue personnifiant le génie de la Navigation. Cette œuvre est due au ciseau de Daumas, artiste toulonnais.
Il y a quelques années encore, on pouvait voir mouillée à quai une vieille frégate désarmée, et appelée communément à Toulon la Patache. Ce bâtiment servait à la Marine de corps de garde où étaient conduits les marins arrêtés en ville par mesure de police.
En 1689, l’administration de la Marine ayant fait amarrer au quai une patache (Nom sous lequel étaient désignés les navires-transports à cause de la lenteur de leur marche) pour défendre aux navires d’y aborder, la population continua de désigner sous cette dénomination les vaisseaux affectés à cette destination.
Le quai, avons-nous dit plus haut, fut primitivement appelé Quai du port.
Une délibération du Conseil municipal du 22 octobre 1895 lui a attribué le nom de Quai Cronstadt, en souvenir des fêtes franco-russes qui scellèrent l’alliance des deux peuples, 1891-1893.
Quant à la place située devant l’Hôtel-de-ville, après s’être longtemps appelée place de la Mer, elle reçut le nom de place de l’Hôtel de Ville.
Le 4 vendémiaire an VII, elle fui dénommée place de la Révolution (Archives communales modernes. — Registre des Délibérations, an VII).
Le 4 prairial an XIII, elle reprit son ancien nom de place de l’Hôtel de Ville (Archives communales modernes. — Registre des Délibérations, an XIII), qu’elle échangea plus tard pour celui de Carré du port qu’elle porte encore de nos jours.
(à suivre).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

Conversation :
– Je ne comprends pas dit un amateur de jeux de plein air. J’avais acheté un boomerang qui fonctionnait mal ; j’ai écrit à son fabricant, en Australie, pour me plaindre et demander le remboursement de cet article défectueux.
-Et alors ?
-Ma lettre m’est revenue !
J’en ai terminé. Il est 8 h du matin !
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
Bon dimanche à tous !
A demain, pour fêter les Sébastien !

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