Illustration : 1er-janvier 1964 – La Seyne sur Mer -Lycée Beaussie (cliché Chabert).j
ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 12 JANVIER 2025, 14e ANNÉE (n°4634).
Bonjour à tous avec ce 4634e n° des éphémérides, et BONNE FÊTE aux Tatiana, diminutif de Tatius, un très vieux nom porté dans le Latium par un roi des Sabins.
Sainte Tatiana subit le martyre à Rome. Par la suite, Tatianus et Tatiana ont disparu de l’usage dans le monde occidental mais furent conservés dans le monde hellénique puis orthodoxe, d’où le succès de Tatiana en Russie. Aujourd’hui, en France, on ne compte pas moins de 16 000 Tatiana qui ont une moyenne d’âge de 30 ans.
LE CALENDRIER REPUBLICAIN dédiait à un métal, le fer, ce 23e jour du mois de nivôse An II.
DICTON : « En iver lou jour a ges d’ouro », en hiver, le jour n’a pas d’heure, autrement dit « en hiver, on a le temps » parce que les travaux à la campagne ne sont pas soumis à des horaires précis (Pierre Rollet : Lou gàubi prouvençau).
PENSÉE. Le plus dangereux ennemi que tu puisses rencontrer sera toujours toi-même (Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, Paris, édition du Mercure de France, 1958).
ÉPHÉMÉRIDES.

–1298 – 12 janvier : LIEUX-DITS D’ALLAUCH cités dans une charte aux archives municipales.
–Deffenset Le Deffend – quartier rural, quartier des Trois-Lucs. Première mention : Defensum de Belpugeto, 20 août 1125 (charte aux archives de la Major). Note : un « défend », du latin defensus, p. de defendo « écarter, protéger » était un terrain communautaire, une réserve, la plupart du temps un bois dont l’entrée était interdite aux aux bestiaux (Boyer 1980 ; Fourvières 1902 ; Levy 1909 ; Mistral 1890 ; Nouvel 1981). Les seigneurs cherchaient à protéger la forêt par des mises en défens ou par une réglementation des droits d’usage, telles la limitation de la glandée, ou l’interdiction de défricher. S’ils autorisaient parfois des essarts, c’était contre une redevance d’une part minime des récoltes, la tasque (tasca) (Boyer R., 1980).

(famille paysanne d’Allauch, début XXe s., coll. H. Ribot)
–Apud Embucos. Première mention des Embus – quartier rural, quartier des Trois-Lucs (en 1867).
–Podium dauri. Pichauris, forêt et bois communaux. Ancien château, aujourd’hui détruit(Castrum Podii auri), qui appartenait à l’évêque de Marseille par suite de la cession qui lui fut faite le 31 janvier 1254 par Charles d’Anjou (charte aux archives de l’Evêché) ; il était compris dans le territoire du château de Ners. Cette terre appartint ensuite aux d’Albertas, mais comme arrière-fief, sous la mouvance de l’évêque de Marseille. Le prieuré dépendait autrefois de la paroisse de Peypin.
-Sanctus Petrus. Saint-Pierre, quartier rural, quartier de la Bouquière. Il y avait dans cet endroit un ermitage tombé en ruines (S. Pierre, v. 1750 sur le plan de Chevallier).
–1299 – 12 janvier : LIEU-DIT D’ALLAUCH – Balquiera, cité dans une charte aux archives municipales. La Bouquière – bastide (1872). Notons que le 18 septembre 1683, la bastide sera dénommée La Banquière (acte aux archives municipales d’Allauch)

(coll. H. Ribot)
–1313 – 12 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Passum Rodeilli cité dans une charte aux archives de la Major. Pas de Rodel – quartier rural entre Mal-Passet et la Rose. Première mention : Camp de Rodeil, le 16 août 1261 (charte aux archives des Trinitaires). Note : pas, passage, passé, passant ; composés :malpasset, marripas : défilé, passage, col, gué ou pont ; passage. Du latin passum, traverser en marchant. (Nouvel 1981).
–1317 – 12 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE cité dans une charte aux archives de la Major – Cornoneves. Cornanèves – lieu-dit, quartier de Sainte- Marthe, en dessus de la Mascaronne (1872) dont la première mention est Corgnaneves, le 27 novembre 1272 (charte aux archives municipales).

(une des tours de Cotignac. Cl. H. Ribot, 1972)
–1337 – 12 janvier : Cotignac – commune du Var. Quittance par Jean de Pontevès, seigneur de Cotignac et Carcès à Galburge d’Agoult-Sault. veuve de Fouque de Pontevès et tutrice de Fouquet de Pontevès. de 241 florins pour joyaux et vases d’argent. (Acte 647 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : INd. : Morin-Pons, Inventaire d’archives dauphinoises, n° 414)
–1343 – 12 janvier : Le roi Robert croyait avoir tout prévu lorsqu’il mourut, le 12 janvier 1343, à l’âge de 63 ans. Il fut pleuré par ses sujets qui lui avaient donné le nom de Bon.Aussitôt après la mort de Robert, les Marseillais envoyèrent prêter serment de fidélité à la reine en sa qualité de comtesse de Provence. Ils lui demandèrent la confirmation de leurs franchises. Jeanne recommanda aussitôt par écrit au général sénéchal de Provence de les respecter scrupuleusement.
–1358 – 12 janvier : Guerre de 100 ans – Assemblée tenue par Étienne Marcel, prévôt des marchands de Paris, à Saint-Jacques-de-l ‘Hôpital.
–1383 – 12 janvier : Guerre de 100 ans – Après la conjuration des bourgeois de Paris commencent les arrestations.
–1392 – 12 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE cité dans un acte aux archives de l’Evêché – Pratum Rotundum. Pré-Redon – lieu-dit, quartier de Saint- Marcel, à la Millière. Autre mention : Lo Prat Redon, 12 janvier 1440 (acte aux archives de l’Evêché).
–1439 – 12 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Buyere ou Pré Redon, cité dans une charte aux archives de la Major. La Millière – hameau en 1872 au quartier de Saint-Menet. Première mention au XIVe siècle : Prat Redon, domaine situé dans un méandre de l’Huveaune appartenant à Jean de l’Oye.
–1440 – 12 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE mentionnés dans un acte aux archives de l’Evêché.
-Lo Prat Redon. Pré-Redon lieu-dit, quartier de Saint-Marcel, à la Millière.Première mention : Pratum Rotundum, 30 décembre 1392.
–Bastida Guillelmi Rampalini. Les Rampauds – hameau, quartier de la Valentine. Nom donné à ce hameau par la famille Rampalin, dont le plus ancien, Guillaume Rampalin, vint s’établir au milieu du XVe siècle, dans l’ancien quartier de Val Juege.
-Roqua dan Gassin. Roche de Garin -lieu-dit, quartier de Saint-Marcel, près du château de Forbin. Première mention : Roca dan Garin, 19 novembre 1356 (charte aux archives de Saint-Victor).
–1468 – 12 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Vau Longue (acte aux archives de l’Evêché). Vau-Longue lieu-dit au quartier des Aygalades. Première mention : Vallis Longa, 1057 (cartulaire de Saint-Victor, n° 53).

–1622 – 12 janvier : ARRÊT DE LA COUR du Parlement QUI DÉBOUTE DE SA DEMANDELE SEIGNEUR DE FRANGIPANI, ABBÉ de Saint-Victor – Au préjudice de toutes ces procédures et arrêt, ledit Seigneur Robert de Franchipani (corr. Frangipani) aurait importé des lettres royaux (royales) de décision contre les transactions passées entre les Seigneurs abbés, ses devanciers, et les syndics et habitants dudit S-F, touchant l’affranchissement des censes, droits de lods et trézain, l’acquisition de diverses propriétés de terres et autres droits mentionnés auxdites transactions. Et le procès ayant été mis par-devant la Cour du Parlement de ce pays, sur les défenses et bonnes raisons desdits syndics, par arrêt d’expédiant du 12 janvier 1622, ledit Seigneur abbé fut débouté desdites lettres royaux (royales) et la communauté relaxée (Jean Denans 1713).
–1663 – 12 janvier : Le cadastre d’Allauch porte, sur la commune de Cassis, le lieu-dit « Baume des Espagnols », au-dessus du vallon des Ombres, ainsi que « Le Ressadou », vallon situé entre les vallons du Faucon et des Ombres.
–1684 – 12 janvier : MARIAGE DU ROI AVEC Mme DE MAINTENON – Après la mort de la reine Marie-Thérèse, Louis XIV épouse Madame de Maintenon.
–1735 – 12 janvier : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE – Leone Catteno écrivait de Tunis à sa mère : « Mon maître dit qu’il veut m’envoyer sur une tartane en mer Egée (…) et je crains qu’il ne veuille m’envoyer à Constantinople. Je ne sais pas si je te reverrai, parce que si je vais à Constantinople, ce sera pour y mourir ; ici, au moins, je fais le travail qu’on me donne et [quoique] les poux me dévorent vivant, je garde l’espoir de te revoir tôt ou tard, avec l’aide de Dieu . » (ASN, SCRC, liasse 15, cas nos 2879-2881 ; voir aussi ASVat, Gonfalone, liasse 1139, p. 124 ; cité dans L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) – Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 250).
–1772 – 12 janvier : LIEU-DIT DE MARSEILLE – Le Pousset cité dans un acte aux archives de la Major – propriété, quartier d’Eoures (registre aux archives de la Major).
–1781 – 12 janvier :
-LIEU-DIT DE MARSEILLE cité dans un acte aux archives de la Major – La Camuse, propriété, quartier d’Eoures.
-Ollioules est autorisée à racheter le droit de mouture aliéné en février 1716 par option à ses créanciers pour la ferme de 65 940 livres… Le Conseil approuve le rachat et le mode d’emprunt. Ce rachat fut autorisé par le Roi le 12 janvier 1781 (Eugène Castellan, 1937).
–1793 – 12 janvier :

(cl. H. Ribot)
1. La défense des côtes redevient l’objet de toutes les attentions – Une intervention anglaise directe sur le continent étant de l’ordre du possible, elle pouvait concerner les habitants des bords de la Méditerranée et la partie des côtes de la Provence « la plus menacée par des armées navales des ennemis a toujours été celle de ce canton – à l’Ouest de Sicié – , attendu sa grande proximité avec la ville de guerre de Toulon et de ce qu’elle présente encore plus de facilité et plus de moyens pour y créer une débarque » (Roger Vallentin du Cheylard). La défense des côtes redevint dès lors l’objet de toutes les attentions. Guigou, adjudant général de la 2e légion du district de Toulon, promit de faire obtenir la solde demandée pour les hommes montant la garde aux batteries, puisqu’ils faisaient le service de la troupe de ligne (12 janvier 1793) (Henri Ribot, Soldats de l’An II…).
2. L’itinéraire du toulonnais Pélabon est désormais marseillais : il est engagé comme machiniste au Grand Théâtre. Simplement, pour montrer comment se bâtit une légende, voyons ce que les commentateurs ont dit de sa création de 1793, dont le texte est perdu ; Bory écrit : « L’emploi de machiniste au Grand-Théâtre de Marseille étant venu à vaquer, en 1793, Pelabon fut appelé à le remplir et ne tarda pas à être dénoncé comme aristocrate. C’est pour détourner les soupçons et mettre sa vie à l’abri d’un danger imminent qu’il se décida à écrire et faire représenter le sans culotte à Nice, comédie révolutionnaire en un acte et en vers, qui ne fut point imprimée et dont tous les rôles, à l’exception de celui d’un émigré, étaient en provençal » (1858). La Revue Félibréenne, 1888 : « En 1793, Pelabon fut appelé à remplir l’emploi de machiniste au Grand Théâtre de Marseille. Il y fit représenter, pour célébrer l’entrée des troupes de la Convention dans cette ville, une comédie révolutionnaire en un acte et en vers : Lou sans-culotto à Niço, dont tous les rôles, excepté celui d’un émigré, étaient en provençal ». Ce qui devient, sous la plume toujours aussi lyrique de Jean Monnet en 1901 : « En 1793, la plaço de machiniste déu grand teatre de Marsiho estent vacante, Pelabon la demandé e l’ôutenguè, ço que ié permeteguè de faire flori emé si representacioun de Maniclo, maugrat lou vent de tempesto que boufavo d’aquéu tèms. Mai, coume i’a ges de bèu pantai que noun s’esvaligue, d’enterin que se chalavo is aplaudimen que li Marsihès largavon à sa coumèdi espiritalo, fugue denouncia coume aristoucrato, e, pèr asvarta l’aurige e sauva sa vido, lèu, lèu, escriguè e faguè représenta Lou sèns-culoto à Niço, coumèdi revouluciounàri en un ate e en vers, que se jouguè pèr célébra l’intrado di troupo de la counvencioun a Marsiho ». Une vérification dans la presse marseillaise des années 1790-1794 m’a permis de constater que Lou Groulié est représenté dès 1791, avant l’arrivée de Pelabon à Marseille : mais il n’a pas les honneurs du Grand Théâtre. C’est l’autre théâtre marseillais, spécialisé dans le répertoire distractif, qui l’accueille. Le fait illustre bien le statut mineur du théâtre dialectal. Quant à la pièce de Pelabon, elle est représentée peu après l’entrée des Français à Nice, au tout début 1793. La sécession fédéraliste n’a pas encore éclaté, et les troupes montagnardes qui rétablissent l’autorité de la Convention n’entreront à Marseille que fin août 1793. « On a donné sur le Théâtre de la Rue Beauvau, une petite pièce intitulée Les Sans-Culottes à Nice, comédie en un acte, en vers provençaux et français, du cit. Pelabon, de Toulon. Il y a du sentiment. & surtout un patriotisme éclairé, dans cette petite pièce, due à l’entrée de nos troupes à Nice. L’auteur a rempli dans sa comédie un rôle de garçon cabaretier, & ce n’est pas celui qui a été le plus mal joué. » (Journal de Provence, 12 janvier 1793 (René Merle, Inventaire du texte provençal).
–1794 – 12 janvier : Fabre d’Eglantine, l’auteur du calendrier révolutionnaire, est arrêté lors d’un débat à la Convention. Il sera guillotiné le 5 avril suivant à Paris
–1817 – 12 janvier : Carnet de Stendhal, 1817 : 12 janvier 1817. — Voici enfin le grand jour, jour de l’ouverture de Saint-Charles : folies, torrents de peuple, salle éblouissante. Il faut donner et recevoir quelques coups de poing et de rudes poussées. Je me suis juré de ne pas me fâcher, et j’y ai réussi. (…). Ma place au parterre m’a coûté 32 carlins (14 fr.), et mon dixième dans une loge au troisième, 5 sequins.
Au premier moment, je me suis cru transporté dans le palais de quelque empereur (…).
–1850 – 12 janvier : Lettre pastorale de l’évêque de Fréjus, contre ceux qui “font appel à toutes les passions contre tous les devoirs” et qui entraînent la société dans un abîme » (René Merle, décembre 1851 à La Seyne).
–1870 – 12 janvier : MINISTERE D’EMILE OLIVIER – Emile Ollivier, rallié définitivement à l’Empire, constituait un ministère libéral qui allait prendre devant l’Histoire la responsabilité de la déclaration de guerre à la Prusse (Paul Maurel, 1945, p. 162).
-1882 – 11 et 12 janvier : UN CIMETIERE ROMAIN DECOUVERT A SANARY – Mercredi 11 Janvier 1882 : Saint-Nazaire (Aujourd’hui : Sanary).

UN CIMETIERE ROMAIN. – Les pluies dernières et la grosse mer qui ont fait ébranler une partie des terres argileuses qui se trouvent à la pointe de Port Issol à cinq minutes du village de Saint Nazaire ont mis à découvert des sépultures antiques ; ce sont des tombeaux primitifs de l’époque romaine, composés de deux larges briques faîtières recouvrant des restes humains.
Ces briques mesurent environ 40 centimètres de large sur 60 ou 65 centimètres de long, avec un rebord en saillie, et sont presque intactes ; mais les ossements qu’elles protégeaient sont tellement calcinés par le temps, qu’ils tombent en poussière au moindre contact.
Ces tombeaux sont absolument semblables à ceux qu’on a déjà trouvés à différentes époques sur ce point du littoral et qui contenaient des monnaies de bronze. Du reste, les fondements d’un quai, qui paraissent encore sous l’eau la quantité considérable de fragments de poterie et les médailles d’Adrien, de Vespasien et d’autres du Bas-Empire qu’on y trouve très fréquemment, prouvent d’une manière incontestable l’occupation de ce lieu par les Romains.
Si les fouilles que l’on se propose de faire en cet endroit, donnent quelques résultats intéressants pour l’archéologie, nous tiendrons nos lecteurs au courant des nouvelles découvertes.
Le mauvais temps a particulièrement sévi durant l’année 1881. Déjà en janvier, il y a eu de fortes pluies et une grosse mer. Cela aura permis une découverte intéressante. En effet, le mauvais temps a ébranlé les terres à la pointe de Portissol. Découverts par la pluie apparaissent plusieurs tombeaux.
Voici ce qu’en rapporte le journal « LE PETIT VAR » du 16 janvier 1882.
« Saint-Nazaire – Les Antiquités de Portissol. Nous avons déjà dit dans un précédent numéro que d’importantes découvertes de sépultures romaines avaient été faites aux environs de Saint-Nazaire. Les fouilles continuent et donnent d’heureux résultats. Jeudi dernier, 12 Janvier, dans la matinée, deux personnes de notre localité, M. MOUTTON, instituteur adjoint, et M. GUICHARD, se sont rendus au bord de la mer, dans la baie de Portissol, située à environ un kilomètre du village. Munis des outils nécessaires, ils ont pratiqué des fouilles dans un lieu escarpé que M. MOUTTON avait remarqué la veille et qui lui avait paru recouvrir une tombe gallo-romaine. Ses prévisions .n’ont pas été déçues, après avoir constaté la présence d’un vieux tombeau, il a pu retirer le crâne et les principaux os d’un squelette romain… Les briques romaines, plates et à rebord, portaient à leur centre la marque de fabrique MAR ou MARI, la dernière lettre ne pouvait bien se distinguer. Trois fragments de fer travaillés semblent être les restes d’un poignard. La chair adhérait encore à tous les os. Elle se présentait sous la forme d’une masse fibreuse et avait de l’analogie avec le vieux feutre pourri. On y trouva aussi des monnaies de bronze, des médailles d’Adrien, de Vespasien et d’autres du Bas-Empire, des fragments de poteries en grand nombre. »
Toutes ces découvertes furent exposées dans la vitrine de M. Michel, papetier et graveur, rue d’Alger à TOULON. Il était précisé que les vases trouvés à Portissol étaient rarement entiers, pétris d’une terre rougeâtre, à demi cuite et perméable. Ils ont généralement la forme d’une bouteille à panse renflée et goulot très étroit. Il n’y a pas bien longtemps, on fit encore quelques trouvailles dans ce coin de Portissol. Le groupe d’archéologie de Sanary sous la conduite de M. Ribot, enseignant comme son collègue MOUTON en 1882, y a fait des fouilles intéressantes. Frédéric Dumas, en voisin, fit aussi des découvertes (articles écrits par Rémy Vidal et paru dans le journal « Petit-Var » du 11 et 16 janvier 1882 ; Barthélemy Rotger, 1984, p. 441-442 ; Cahier du Patrimoine ouest varois n°3, 1999).
–1887 – du 12 au 23 janvier : LE MAIRE DE SANARY EST SUSPENDU PAR LE PREFET – Crise municipale à Sanary, un arrêté du Préfet suspend le maire THOULOUZAN, qui est remplacé provisoirement par Baptistin FLOTTE, Rotger B., 1984 : D’autres frictions interviendront encore. Par exemple, lorsque la Fabrique décida le 13 février Mais au sein de la Municipalité, un drame se noue. Depuis quelque temps, la comptabilité du maire est mise en doute. Il faut dire qu’il a aussi semé pas mal de discorde. Certains de ses amis se détournent de lui. Les convocations du Conseil municipal ne rassemblent pas toujours le nombre de conseillers suffisant. Le 12 Janvier 1887, un arrêté du Préfet suspend le maire THOULOUZAN, le 17 sa révocation est prononcée par le Président de la République. Le 23 Janvier, c’est Baptistin FLOTTE qui, en qualité de conseiller, fait fonction de Maire par arrêté du Préfet. Au cours de la séance du conseil municipal de ce jour, l’ancien maire est dans la salle. FLOTTE demande la constitution d’une commission pour examiner la situation financière de la commune. Personne n’est candidat et on devra demander à M. le Préfet de désigner lui-même cette commission (Rotger B., 1984, p. 451).
–1903 – 12 janvier – Première séance de l’Académie Goncourt (Le Figaro du 13 janvier 1903)

–1906 – 12 janvier : LES RUES DE SAINT-MANDRIER SERONT BIENTÔT ECLAIREES – Les poteaux pour l’électricité de Saint-Mandrier sont presque tous en place et l’inauguration du nouvel éclairage est prévue pour les premiers jours de mars (Gisèle Argensse, 1989, p. 82).

–1913 – 12 janvier – Les derniers omnibus à chevaux disparaissent au profit des autobus (cl. Deltaille, début XXe s.).
–1915 – 12 janvier : Le Miroir n°61 du 24 janvier 1915. Editorial « La Guerre » :“Mardi 12 janvier. —

« Dans la région d’Ypres, notre artillerie a bombardé efficacement celle de l’ennemi et détruit des tranchées. Entre Lys et Oise, nous avons pris une tranchée près de la Boisselle. Au nord de Soissons, nous avons progressé après avoir repoussé une attaque allemande : nous sommes solidement établis sur un éperon dominant. Duels d’artillerie en Champagne ; au nord de Perthe nous avons encore saisi quelques tranchées, dessinant nettement notre offensive ; près de Beauséjour, de nouvelles contre-attaques allemandes ont été refoulées par nous. En Argonne et sur les Hauts-de-Meuse, aucun incident sérieux; dans les Vosges, on ne peut signaler qu’un léger bombardement de Vieux-Thann et des hauteurs de Steinbach par les Allemands.
“Les avions germaniques ont vainement essayé d’atteindre la côte anglaise ; toutes 1es mesures y avaient d’ailleurs été prises pour les recevoir.
“Les réservistes roumains sont décidément convoqués : trois classes pour le 23, et trois classes pour le 29.
“Les combats en Pologne continuent à être défavorables aux Allemands qui s’obstinent toujours à reprendre l’offensive aux mêmes endroits.
“Le roi Albert Ier a protesté auprès du pape contre le traitement infligé au cardinal Mercier.
“M. Ramsay Mac Donald, l’un des chefs du parti ouvrier anglais, a exprimé l’avis que la Grande-Bretagne devrait introduire chez elle le service militaire obligatoire.
“La presse américaine se montre satisfaite de la réponse de l’Angleterre au sujet de la liberté du commerce dans l’Océan.
“Le bourgmestre de Dortmund, après beaucoup d’autres, invite les Allemands à restreindre leur consommation de denrées alimentaires, afin d’éviter la disette. »
–1919 – 11 janvier : Le Populaire du 11 janvier publie une série d’informations concernant les événements que connaît l’Allemagne à cette époque.
La première provient de Zurich : « D’après les dernières nouvelles reçues de Berlin… le gouvernement Ebert était maître des Spartakistes. Le maréchal Hindenburg … va s’occuper d’assurer le maintien de l’ordre afin que les élections berlinoises à l’Assemblée nationale ne soient pas troublées. … En résumé, la situation est nettement améliorée à Berlin ; elle demeure encore stationnaire en province ».
La seconde arrive de Copenhague : « On mande de Berlin que des milliers d’hommes appartenant aux troupes gouvernementales continuent d’arriver à Berlin. Le bruit court que Liebknecht aurait été tué, mais il n’est pas confirmé. Berlin est en état de siège. Des troubles ont éclaté à Dusseldorff et à Essen ».
La troisième émane par télégramme Havas d’Amsterdam : « L’état de siège a été décrété à Berlin. »
LA quatrième de Bâle : « La bataille de Berlin continue, toujours plus sanglante et on croit qu’elle durera plusieurs jours. Les troupes du gouvernement, fortes d’environ 80 000 hommes et renforcées sans cesse par des régiments venus de l’ouest, paraissent devoir l’emporte. Leur supériorité tient sans doute à l’emploi de l’artillerie. Le canon gronde dans les quartiers du centre d’où les terroristes sont peu à peu expulsés. Les gouvernementaux sont soutenus également par des compagnies de lance-flammes, des mitrailles et des lanceurs de grenades. On se croirait au front. » (Le Populaire, du 11 janvier 1919).
En fait, les deux dirigeants spartakistes Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg seront arrêtés le 15 et abattus par des membres des corps francs durant leur transfert en prison. Nous y reviendrons.
–1922 – 12 janvier : UN PRESIDENT DU CONSEIL PARTISAN DE LA FERMETE ENVERS L’Allemagne – Raymond Poincaré, ancien Président de la République pendant la guerre, succède à Aristide Briand comme président du Conseil. Il est partisan d’une politique plus ferme à l’égard de l’Allemagne (Alain Rossel, 1984).
–1923 – 12 janvier : les gouvernements français et belge décident d’occuper le bassin de la Ruhr – La presse rapporte que les Allemands n’ayant pas livré des bois de traverse qui devaient être fournis au titre des réparations, les gouvernements français et belge décident d’occuper le bassin de la Ruhr, c’est-à-dire de « prendre des gages » ainsi que le prévoit l’accord sur les réparations. Le gouvernement allemand n’étant pas en état de s’opposer, décide la « résistance passive ». L’Humanité du 12 janvier titre : « Au nom du Droit des peuples et des requins de la métallurgie, LA RUHR EST OCCUPEE. Nos troupes se sont emparé « glorieusement » d’Essen … La chambre donne un blanc-seing à Poincaré-la Ruhr (Alain Rossel, 1984 ; L’Humanité, du 12 janvier 1923).
–1926 – 12 janvier – L’institut Pasteur annonce la découverte d’un sérum contre le tétanos.

–1931 – 12 janvier : BORMES-LES-MIMOSAS – Inscription par arrêté du 12 janvier 1931 des restes du château des Seigneurs de Fos, sis place Hippolyte Bouchard (place).
–1935 – 12 janvier : record mondial de vitesse en autorail – Paris-Strasbourg parcouru à 130 km/h de vitesse moyenne, record mondial de vitesse en autorail par un autorail Bugatti avec une pointe de 196 km/h (%usée Bugatti).
–1940 – 12 janvier :
Nous lisons dans Le Petit Parisien du vendredi 12 janvier : “LES COMMUNIQUÉS SUIVANTS –
1. “N° 259 – 11 janvier (matin). Rien à signaler au cours de la nuit. Dans la journée du 10, nous avons abattu deux avions ennemis dans nos lignes.
2. “N° 260 – 11 janvier (soir). Journée marquée par une activité accrue des deux artilleries et par une incessante activité des deux aviations. Un avion de reconnaissance ennemi a été abattu dans nos lignes.”
3. “L’OPINION AMÉRICAINE EN CHIFFRES – Si l’Allemagne remportait la victoire, elle deviendrait UNE MENACE POUR L’AMÉRIQUE” C’est ce que pensent deux Américains sur trois.”
4. RESTRICTIONS DE VIANDES – Alors que la carte d’alimentation vient de voir le jour en Angleterre (Excelsior du 11 janvier), Le Petit Parisien du vendredi 12 janvier, transmet aux Français : « Les restrictions de viande à partir du 15 janvier : Le lundi et le mardi : de la viande de bœuf, veau et mouton. Le vendredi : de la viande de bœuf, veau, mouton, chèvre, porc, cheval, ainsi que charcuterie et triperie sous toutes leurs formes. Dans les hôtels, restaurants, brasseries, un seul plat de viande (l00 grammes sans os) par consommateur. »
5. RAIMU EN CORRECTIONNELLE – et encore dans Le Petit Parisien du vendredi 12 janvier : « Raimu avait écrasé un cycliste – Vienne, 11 janvier : L’acteur Raimu vient de comparaître devant le tribunal correctionnel de Vienne (Isère) pour homicide par imprudence.
Le 21 octobre dernier, se rendant à Bandol, il avait renversé, à Feyzin, un cycliste, M. Auguste Marthino, qui avait été tué net.
Raimu avait accéléré, et à Loriot (Drôme), arrêté par un barrage de gendarmerie, avait déclaré qu’il était venu par la route de Saint-Étienne et n’était, par conséquent, pas passé par Feyzin.
Il donna des explications fantaisistes au sujet des menues avaries survenues à sa voiture dans le choc.
On le laissa partir, mais à Avignon, Raimu se rendit au commissariat et fit des aveux.
La partie civile s’est retirée, Raimu s’étant engagé à payer à chacun des trois enfants de la victime, une rente de 3.000 francs jusqu’à l’âge de dix-huit ans.
Le jugement sera rendu à huitaine. »
Si nous comparons les dates, cet article paraît alors que Paris-Soir, publiait le mercredi 10 janvier « Julien Duvivier vient de donner à Nice le premier tour de manivelle de «Un Tel, père et fils». Michèle Morgan est déjà à Nice où bientôt la rejoindront Raimu, Renée Devillers, Louis Jouvet, Suzy Frim, Jean Mercanton, Jacques Baumer, Lucien Nat et Anita Palsein, qui sont les autres interprètes de cette histoire d’une famille française. »
–1941 – 12 janvier : MARINE MEDITERRANEE – Au 1er janvier, l’aviso-dragueur La Batailleuse fait partie des Forces navales en Méditerranée, aux Forces navales de la 3ème Région, à la Division métropolitaine de police et appartient à la 3ème flottille d’avisos avec : Elan, La Curieuse, L’Impétueuse et Chamois ; il rallie Toulon le 12 janvier (Gérard Garier).
–1943 – 12 janvier –
1. Le Parti communiste français se rallie à la France combattante.
2. plan des travaux à réaliser sur les navires sabordés à Toulon – Une conférence tenue à la Kommandantur de Toulon, le 12 janvier 1943, fixe le plan des travaux à réaliser sur les navires sabordés. La rade est divisée par secteurs, répartis entre les entreprises suivantes :

a) darse vieille et darse du Mourillon : Van Wiennen (Hollande) ;
b) Darse de Castigneau et Darse Vauban : Union des Remorquages (Belgique), Les Abeilles (France), Cie Chambon (France) ;
c) Darse Missiessy, secteur Milhaud, Noël et partie ouest des Grands bassins : sociétés Serra (Italie).
En réalité, pus de 20 entreprises travailleront sur le site. Accourues de tous les horizons de l’Europe : d’Allemagne, de Belgique, d’Italie et de France elles voudront profiter de l’immense source de travail engloutie sous les eaux du port de Toulon. Un accord sera passé avec la Marine Nationale qui remettra aux Allemands le ponton Atlas et la grue des FCM comme moyens réquisitionnés, tandis que les 9 grues de l’arsenal ne pourront être utilisées sans l’accord de la DP.
Les Allemands ont pour objectif la remise en route de l’arsenal, au besoin en libérant les bassins. Pour les Italiens, il n’en est pas de même (Marc Saibène, Toulon et la Marine 1942-1944).
Situation au 9 septembre 1943 (départ des troupes italiennes) :
Union de remorquage et de sauvetage d’Anvers (Belgique), du 3/12/1942 au 18/02/1943 (13 remorqueurs, 1 patrouilleur, une gabare) ;
Cie Chambon, de Marseille (France), du 18/02/1943 au 17/03/1943 (3 remorqueurs) ;
Cie Les Abeilles, du Havre (France), 16/03/1943 au 1/08/1943 (4 remorqueurs, 2 patrouilleurs, 1 torpilleur, 1 aviso, 1 gabare, 1 transport) ;
Société Industrielle et Navale de Paris (France), du 18/01/1943 au 19/05/1943, (1 transport, 1 pétrolier) ;
Société Nautilus, de Paris (France), filiale de la précédente, du 20/01/1943 au 17/07/1943 (1 pétrolier, 1 contre-torpilleur) ;
Société Négri, de Marseille (France), du 26/03/1943 au 3/06/1943 (1 transport d’hydravions, le Commandant-Teste, 1 remorqueur) ;
Sté Van Wiennen (Hollande), du 18/01/1943 au 6/07/1943 (3 torpilleurs, 5 avisos, 4 sous-marins, 1 patrouilleur) ;
Sté Bugner, du 13/04/1943 au 28/04/1943 (1 torpilleur) ;
Chantier Naval Santa Maria, de Gênes (Italie), du 12/03/1943 au 19/08/1943 (2 croiseurs, Algérie et Dupleix, 1 contre-torpilleur) ;
Sté Pietro Ruggiero (Italie), à partir du 10/02/1943 (2 contre-torpilleurs) ;
SIDERMA (Italie), du 24/02/1943 au 17/04/1943 (1 croiseur, le Foch) ;
SORILA (Italie), du 26/02/1943 au 4/09/1943 (2 contre-torpilleurs, 1 torpilleur) ;
Sté Ansalmo, de Gênes (Italie), du 25/03/1943 au 11/07/1943 (1 cuirassé, la Provence) ;
SALMAR (Italie), du 10/03/1943 au 12/06/1943 (3 torpilleurs) ;
Sté Industrielle Maritime de Gênes (Italie), du 1/02/1943 au 24/04/1943 (2 contre-torpilleurs, 1 torpilleur) ;
Mario Serra (Italie), du 25/01/1943 au 17/07/1943 (1 cuirassé, le Strasbourg, 1 croiseur, le Jean de Vienne, 3 sous-marins, 1 mouilleur de filets) ;
Fra. Serra (Italie), du 17/03/1943 au 10/07/1943 (1 contre-torpilleur) ;
Serra père et fils (Italie), du 20/01/1943 au 9/03/1943 (1 croiseur, La Galissonnière) ;
Serra Roma(Italie), du 16/03/1943 au 31/03/1943 (1 sous-marin) ;
Serra Giacoma, du 16 au 23/03/1943 (2 contre-torpilleurs) ;
Direction des Industries Navales, de Toulon (France), du 29/12/1942 au 18/02/1943 (1 remorqueur, 1 gabare, 1 garde-pêche).].
–1944 – 12 janvier : Le contre-torpilleur Volta rendu à la France – Le contre-torpilleur Volta, sabordé à Toulon le 27 novembre 1942, après avoir été renfloué et être passé au bassin courant juin 1943, est remorqué à Brégaillon où il est examiné par les Italiens qui le jugent irrécupérable. Le navire est échoué le 12 janvier 1944 puis restitué à la France après avril (Marc Saibène, id.).
–1944 – 12 janvier : La presse fait état de l’exécution du comte Ciano, le 11. Mussolini a fait ainsi fusiller son gendre ainsi que le maréchal de Bono et plusieurs des membres du grand Conseil fasciste qui ont provoqué sa démission en juillet 1943 (Le Figaro du 12 janvier 1944).
–1949 – 12 janvier : Le gouvernement décide le blocage des prix (Jean-Charles Volkmann, 2003).
–1951 – 12 janvier : Offensive du Viet-Minh au nord du Tonkin.
–1952 – 12 janvier : En Irak, émeutes antibritanniques à Bagdad.

–1953 – 12 janvier : Ouverture du procès des responsables du massacre d’Oradour sur Glane dans lequel 642 civils ont péri en juin 1944.
–1970 – 12 janvier : fin de la guerre du Biafra.
–1976 – 12 janvier : mort de la romancière Agatha Christie. Au-delà de tout inventaire de sa riche bibliographie, je retiendrai de cette femme son admirable appétit de vivre. Sa présence fut palpable tout au long des deux voyages que j’ai effectué sur le Nil en 2020 en compagnie de ma famille, que ce soit au Winter Palace de Louqsor ou sur les bateaux remontant le fleuve sacré. Elle a rendu hommage à sa manière à l’archéologie en disant « un archéologue est le mari idéal pour une femme. Plus elle vieillit, plus il doit s’intéresser à elle ».
–1977 – 12 janvier : Décès à Paris du cinéaste Henri Georges Clouzot à qui nous sommes redevable de films tels que « Le salaire de la peur » et « Les diaboliques ». Il avait remporté les trois récompenses des principaux festival européens : Le Lion d’or, La Palme d’or et l’Ours d’Or.
–1990 – 12 janvier : Air-France prend le contrôle d’Air-Inter.
–1995 – 12 janvier : MISE EN EXAMEN DE Gérard Longuet – Le ministre de l’Industrie, des Postes et Télécommunications et du Commerce extérieur Gérard Longuet démissionne de ses fonctions le 14 octobre 1994. Il est impliqué dans l’affaire du financement de sa villa de Saint-Tropez (Var) – pour laquelle il sera mis en examen le 12 janvier 1995 – et dans l’affaire du financement du Parti républicain (P.R.) qu’il préside (Jean-Charles Volkmann, 2003).
–1997 – 12 janvier : Décès de l’écrivain Jean Edern Hallier.
–2010 – 12 janvier : un séisme en Haïti fait plus de 200.000 morts.
–2018 – 12 janvier : METEO DE SANARY. journée ensoleillée avec des températures de 6° à 3h, 13° à midi et 8° à 22 h. Précipitations nulles, humidité de 57% et vent à 8 km/h. Depuis le début du mois de janvier, la France connaît un temps très agité et pluvieux, avec le passage des deux tempêtes « Carmen » (le 1er janvier) et « Eleanor » (du 2 au 4 janvier) ainsi qu’un épisode pluvio-orageux sur le pourtour méditerranéen (du 7 au 9 janvier). La neige est également tombée en abondance, notamment sur les Alpes frontalières, avec jusqu’à 150 à 180 cm en Haute-Maurienne au-dessus de 2 000 mètres et 120 à 170 cm en Haute-Tarentaise et Est-Queyras. Les cumuls de précipitations sur les premiers jours de l’année sont ainsi déjà proches de la pluviométrie normale** d’un mois de janvier sur le Sud-Ouest, les Alpes, le Massif central ainsi qu’en Bourgogne et dans le Grand-Est. Sur les Cévennes et plus localement à Montpellier, la pluviométrie est d’ores et déjà excédentaire pour un mois de janvier.
–2019 – 12 janvier : Le parquet national financier requiert le renvoi en correctionnelle de François et Penelope Fillon. Le parquet national financier (PNF) a requis le renvoi devant le tribunal correctionnel de François et Penelope Fillon, a appris vendredi 11 janvier France 2 de source proche du dossier, confirmant une information du Monde. Les principaux chefs retenus sont « détournement de fonds publics », « abus de biens sociaux », « escroquerie aggravée » et « complicité » de ces délits. Selon le quotidien, le procès pourrait avoir lieu avant la fin de l’année 2019 si le juge suit les réquisitions du PNF. Le parquet a également requis le renvoi en correctionnelle de l’ancien suppléant de François Fillon à l’Assemblée nationale, Marc Joulaud. Le parquet a dressé ce réquisitoire après deux ans d’enquête sur l’emploi supposé fictif de Penelope Fillon, qui a bénéficié de deux contrats d’assistante parlementaire auprès de son mari et de Marc Joulaud. « A l’issue de l’information, aucun élément tangible ne permet de confirmer la réalité de l’activité de Penelope Fillon », assure le PNF dans son réquisitoire, auquel Le Monde a eu accès. Le parquet partage en revanche l’avis du juge d’instruction, qui avait décidé de ne pas mettre en examen deux des enfants du couple, Charles et Marie Fillon, employés en tant qu’assistants parlementaires de leur père entre 2005 et 2007 (France info, 12 janvier 2019).
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :
Jean-Philippe Lauer – Saqquarah une vie, entretiens avec Philippe Flandrin, Editions Rivages, 1988, rééd. France Loisirs, 1989, 230 p. Réf. H 20355
Claudine Le Tourneur d’Ison – Une passion égyptienne, Jean-Philippe et Marguerite Lauer, éditions Plon, 1996, 252 p. Réf. H 20353.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 412e livraison.

–1887 – du 12 au 23 janvier : LE MAIRE DE SANARY EST SUSPENDU PAR LE PREFET – Crise municipale à Sanary, un arrêté du Préfet suspend le maire THOULOUZAN, qui est remplacé provisoirement par Baptistin FLOTTE, Rotger B., 1984 : D’autres frictions interviendront encore. Par exemple, lorsque la Fabrique décida le 13 février Mais au sein de la Municipalité, un drame se noue. Depuis quelque temps, la comptabilité du maire est mise en doute. Il faut dire qu’il a aussi semé pas mal de discorde. Certains de ses amis se détournent de lui. Les convocations du Conseil municipal ne rassemblent pas toujours le nombre de conseillers suffisant. Le 12 Janvier 1887, un arrêté du Préfet suspend le maire THOULOUZAN, le 17 sa révocation est prononcée par le Président de la République. Le 23 Janvier, c’est Baptistin FLOTTE qui, en qualité de conseiller, fait fonction de Maire par arrêté du Préfet. Au cours de la séance du conseil municipal de ce jour, l’ancien maire est dans la salle. FLOTTE demande la constitution d’une commission pour examiner la situation financière de la commune. Personne n’est candidat et on devra demander à M. le Préfet de désigner lui-même cette commission (Rotger B., 1984, p. 451).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 612e livraison :

. L’itinéraire du toulonnais Pélabon est désormais marseillais : il est engagé comme machiniste au Grand Théâtre. Simplement, pour montrer comment se bâtit une légende, voyons ce que les commentateurs ont dit de sa création de 1793, dont le texte est perdu ; Bory écrit : « L’emploi de machiniste au Grand-Théâtre de Marseille étant venu à vaquer, en 1793, Pelabon fut appelé à le remplir et ne tarda pas à être dénoncé comme aristocrate. C’est pour détourner les soupçons et mettre sa vie à l’abri d’un danger imminent qu’il se décida à écrire et faire représenter le sans culotte à Nice, comédie révolutionnaire en un acte et en vers, qui ne fut point imprimée et dont tous les rôles, à l’exception de celui d’un émigré, étaient en provençal » (1858). La Revue Félibréenne, 1888 : « En 1793, Pelabon fut appelé à remplir l’emploi de machiniste au Grand Théâtre de Marseille. Il y fit représenter, pour célébrer l’entrée des troupes de la Convention dans cette ville, une comédie révolutionnaire en un acte et en vers : Lou sans-culotto à Niço, dont tous les rôles, excepté celui d’un émigré, étaient en provençal ». Ce qui devient, sous la plume toujours aussi lyrique de Jean Monnet en 1901 : « En 1793, la plaço de machiniste déu grand teatre de Marsiho estent vacante, Pelabon la demandé e l’ôutenguè, ço que ié permeteguè de faire flori emé si representacioun de Maniclo, maugrat lou vent de tempesto que boufavo d’aquéu tèms. Mai, coume i’a ges de bèu pantai que noun s’esvaligue, d’enterin que se chalavo is aplaudimen que li Marsihès largavon à sa coumèdi espiritalo, fugue denouncia coume aristoucrato, e, pèr asvarta l’aurige e sauva sa vido, lèu, lèu, escriguè e faguè représenta Lou sèns-culoto à Niço, coumèdi revouluciounàri en un ate e en vers, que se jouguè pèr célébra l’intrado di troupo de la counvencioun a Marsiho ». Une vérification dans la presse marseillaise des années 1790-1794 m’a permis de constater que Lou Groulié est représenté dès 1791, avant l’arrivée de Pelabon à Marseille : mais il n’a pas les honneurs du Grand Théâtre. C’est l’autre théâtre marseillais, spécialisé dans le répertoire distractif, qui l’accueille. Le fait illustre bien le statut mineur du théâtre dialectal. Quant à la pièce de Pelabon, elle est représentée peu après l’entrée des Français à Nice, au tout début 1793. La sécession fédéraliste n’a pas encore éclaté, et les troupes montagnardes qui rétablissent l’autorité de la Convention n’entreront à Marseille que fin août 1793. « On a donné sur le Théâtre de la Rue Beauvau, une petite pièce intitulée Les Sans-Culottes à Nice, comédie en un acte, en vers provençaux et français, du citoyen Pelabon, de Toulon. Il y a du sentiment. & surtout un patriotisme éclairé, dans cette petite pièce, due à l’entrée de nos troupes à Nice. L’auteur a rempli dans sa comédie un rôle de garçon cabaretier, & ce n’est pas celui qui a été le plus mal joué. » (Journal de Provence, 12 janvier 1793 (René Merle, Inventaire du texte provençal).
LA SEYNE-SUR-MER. 66e livraison :

–vers 1500 Tour de l’Evescat à La Seyne : datée des environs de 1500, tour carrée de deux étages, ayant peut-être fait partie d’un prieuré <Baudoin, 1965>, à 1500 m du port, et .500 m de a Sale du Lazaret, dominant l’aiguade du Crotton. Accès facile depuis Tamaris ou les Sablettes. La plupart de ces maisons-fortes et manoirs à tourelles, non compris Saint-Côme, sont du XVème siècle ou du début XVIème, sauf la tour de Sanary qui les a précédées de deux siècles. Toutes, sauf l’Audiardesont proches du Chemin de Toulon a. La Ciotat, et d’accès facile & partir de ce chemin. La plupart, sauf l’Evescat, la Grande Bastide, Sanary et la Nartette, sont au Nord du chemin, la mer étant au Sud. On pouvait donc s’y réfugier en cas de débarquement ennemi. Le rôle de l’Evescat, Sanary, et la Nartette est le même, mais plus proche des lieux de pêche. La Baie du Lazaret pour l’Evescat, la Baie de Sanary pour la Tour Saint-Nazaire, l’anse de la Madrague pour la Nartette. La plupart, sauf Chateauvallon, la Grande Bastide, Sanary, et la Clavelle sont situées sur les terres de Saint-Victor (Delattre Gérard.).
OLLIOULES. 76e livraison.

[de Ribbe, 1898, p. 468 : (Pour la première fois depuis l’arbitrage royal du 11 mai 1447, une grave tension se fait jour à Ollioules 🙂 en 1507, dénonciation portée par les seigneurs au Parlement d’Aix contre les agissements d’un conseil communal, dont le lieu de réunion est transformé par lui en une sorte de camp retranché.] Homines se congregant in quadam domo Sancti-Spiritus, ad quam aditus et exitus haberi non potest, nisi per exitum cimeterii ecclesiae dicti castri, cujus causa contemnuntur officiales et facilius homines ipsi ad rixam et verbera provocantur, fisci franchesia et immunitate dicti cimeterii. (L’entrée et la sortie n’y étant possible, disent-ils, que par le cimetière, nos officiers, en cas de rixe, sont absolument empêchés d’en faire la police. N’est-il pas temps de mettre fin à de tels abus, et d’atblir que, désormais, les conseils se tiendront en un lieu franc d’immunités et ouvert à tous ?) aux dires des seigneurs mis en préambule de la transaction intervenue entre eux et la communauté d’Ollioules, [et la commune de répliquer :] Ipsa universita habet domum, in qua perpetuum solitum fuit teneri consilium, in presentia domini bajuli dominorum dicti loci, absque co quod unquam rixa facta fuerit et minus verbera (De toute ancienneté, les hommes d’Ollioules ont eu au cimetière de Saint-Laurent une maison où ils tenaient conseil en présence du bailli. Jamais il n’y a eu de rixes et encore moins de voies de fait) aux Dire des représentants de la communauté. [L’affaire se termina à l’amiable par un arbitrage, … les deux conseillers du Parlement d’Aix, délégués comme « compromisseurs », donnèrent raison à la commune, lui reconnaissant de plein droit de garder la maison du Saint-Esprit pour lieu de réunion de ses assemblées, et interdisant à tous officiers seigneuriaux de l’y troubler.] Universitas et illius personae particulares sint et esse debeant, vi hujus transactionis, nunc et in perpetuum, in eisdem possessione et facultate earumdem tenendi consilium in dicta domo Sancti Spiritus, et quod per eorum (dominorum) officiales eis non feratur impedimentuum. (Sentence des arbitres)
TOULON ET SES ANCIENNES RUES. 129e livraison. Mongin – Toulon ancien et ses rues. DEUXIÈME PARTIE

(Toulon à la fin du Moyen Âge)
Agrandissement de 1589
Le monument qui a donné son nom en dernier lieu à cette voie, est trop lié à l’histoire de notre commune, pour que nous ne consacrions pas un chapitre spécial à son passé.
V Au début, la Cité ne possédait pas de Maison Commune. En 1395, le Conseil de ville s’assemblait généralement dans le palais royal, quelquefois dans l’église Cathédrale et même dans le corridor d’une maison (BB. 35).
En 1426, il tenait ses séances un peu partout, dans le cimetière de Saint-Michel, dans une salle de l’hospice du Saint-Esprit, dans la boutique de Jean Marin, marchand drapier, dans la maison d’un citoyen notable, dans celle du bailli, dans la maison épiscopale, dans la cour du palais royal, dans la maison du prévôt, etc., etc. (BB. 36, 37, 38, 39, 40, 41, 42).
Lorsque, dans les circonstances importantes, il y avait lieu de convoquer le Conseil général des chefs de famille, l’assemblée se réunissait soit dans le réfectoire des F.F. Prêcheurs, soit dans la maison du Chapitre, soit dans la cour du palais royal (Archives communales, BB. 52; EE. 19).
Ce n’est que vers le milieu du XVe siècle que fut bâti, sur l’emplacement occupé au début du XXe siècle par l’étude de Me Gence, notaire, le premier Hostal de la Villa.
Les annales de la Commune fournissent peu de renseignements sur cet hostal. Tout ce que nous savons de particulier sur son passé, c’est que Charles IX, Catherine de Médicis, le duc d’Orléans (depuis Henri III), le jeune roi de Navarre (depuis Henri IV), en 1564 , Marie de Médicis en 1600, y reçurent l’hospitalité.
Deux de ses locaux servaient de magasins, l’un pour les poudres, l’autre pour les armes que la ville distribuait aux habitants à la veille d’un siège (2 BB. 45).
En 1587, à l’occasion de la peste qui sévissait cruellement, presque toute la population alla s’établir aux environs de la ville ; aussi les élections n’eurent pas lieu dans la Maison Commune, mais bien dans les champs : « Le mal était grand et la cité déserte d’habitants ; au quinze de juin, François Ripert, premier Consul, fit faire une grande assemblée d’habitants aux champs épars par le terroir, pour procéder à la nouvelle élection de Consuls et autres officiers politiques »(BB. 12).
En 1606, le Conseil communal considérant « être besoing et nécessaire faire une maison de ville plus belle etl plus commode que celle qui est de présent », vota la construction d’un autre hostal sur la place du Môle (Archives communales, BB. 53).
La Communauté fit à cet effet l’acquisition de la porte del grand portai dite de la Mar, et de la tour fortifiée qui la surmontait ; cette porte s’élevait sur le côté Est de l’hoslal primitif.
On démolit donc cette tour ainsi que le Portal, et les décombres servirent à combler les fondations de la nouvelle mairie. Ces travaux étaient à peine commencés que la Cité se trouva sans argent pour faire terminer l’immeuble, car ses revenus ordinaires lui étaient nécessaires pour « payer les charges et pensions » (Archives communales, BB. 53).
Le Conseil décida alors de vendre, avant l’achèvement du monument, l’ancienne Maison Commune « aux enchères et en argent comptant » (Archives communales, BB. 53). Le sieur Balthézard Domet fut déclaré adjudicataire pour la somme de 1.650 livres (Archives communales, BB. 53). En attendant que l’hôtel en construction fût achevé, les Consuls louèrent la maison d’Esprit Antelme pour le prix de 81 livres par an. Cette maison située rue de la République est celle dont Pierre Puget devint propriétaire quelques années plus tard, et qui est aujourd’hui connue sous le nom de maison de Puget.
En 1641, le comte d’Alais, gouverneur de la Province, étant descendu à la mairie lors de son séjour à Toulon, l’élection des officiers municipaux se fit dans le palais épiscopal (BB. 58).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Toto rentre de l’école, visiblement content de lui. Il dit à ses parents :
– Aujourd’hui, grâce à moi, la maîtresse nous a appris plein de mots nouveaux!
– C’est bien, mon fils, répond le père. Mais qu’as-tu fait pour ça ?
– Oh, pas grand-chose! J’ai seulement mis trois ou quatre punaises sur sa chaise!
Ce sera tout pour aujourd’hui. Nous sommes le 12 janvier 2025. L’hiver est là et bien là, et il est 7 heures. Je vous souhaite un bon dimanche d’hiver.
Affectueuses pensées à Isabelle, Olivier, Raphaël et Webber qui viennent de regagner l’Egypte.
Je vous souhaite de nous retrouver lundi à la même heure pour notre chronique journalière et pour fêter les YVETTE !
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
Bon dimanche !

(souvenir de famille, Noël 2024)
(Nota : chaque mardi, dans Var-Matin – édition Métropole – La Seyne – Sanary, vous retrouverez mes éphémérides publiées pour la cinquième année)

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