EPHEMERIDES DU 8 DECEMBRE

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EPHEMERIDES DU DIMANCHE 8 DECEMBRE 2024 13e année (n° 4621).

ILLUSTRATION : Paris – Construction de la flèche de Notre-Dame..

FÊTES :

Le 8 décembre est une fête religieuse, celle de l’Immaculée Conception. Datant du Moyen Âge, elle été fixée au 8 décembre par le pape Pie IX. Il est dit que ce jour « ne passe jamais sans gelée ». Bonne fête aux Conception et aux variantes et diminutifs de ce prénom : Concepcion, Concetta, Concettina, Concha et Conchita. Selon V. Saxer, Conception de la B.-V.-M., fête liturgique apparut en Angleterre aux XIe-XIIe siècles, et devenue obligatoire en 1439 au Concile de Bâle.

A Marseille, les femmes enceintes se rendaient auprès de Notre-Dame de la Paix aux Accoules.

A Avignon, autour de 1648,  les habitants avaient l’habitude de mettre des cierges aux fenêtres le 8 décembre et d’organiser ce jour-là une très belle procession en l’honneur de Marie.

En Alsace, dans le Nord et dans bien d’autres régions on retrouve cette tradition qui s’est peu à peu perdue au XXème siècle.

On retrouve aussi cette célébration dans d’autres pays comme à Medellin  en Colombie où on célèbre Marie avec des bougies  le 8 décembre le Día de las Velitas.

En 1852, on achevait à Lyon la reconstruction du clocher de la vieille chapelle de Fourvière. Au sommet de l’édifice, on avait placé une statue de la Vierge Marie en bronze doré. Elle devait être inaugurée le 8 septembre, mais une inondation dans l’atelier du fondeur retarda la cérémonie au 8 décembre, autre fête de la Vierge, celle de l’Immaculée Conception. Cette tradition s’est perpétuée jusqu’à nos jours en s’accompagnant de joyeuses virées dans les rues du vieux quartier Saint-Jean. Dans les années 2000, la mairie l’a récupérée et a transformé la fête populaire en un festival son et lumière rebaptisé de manière fort laïque : « Fête des Lumières ».

A Sanary, la chapelle située au sommet de la colline de Portissol, a pour titulaire la Vierge sous le vocable de Note-Damne de Pitié. La fête particulière en est le 8 décembre jour de l’Immaculée Conception.

Ce jour-là, on fête également les Eucher, Eutrope, Macaire, Romaric, Thibaud, …

Au calendrier républicain, c’est le jour du lierre.

dicton : Jour de l’Immaculée, ne passe jamais sans gelée.

(Cathy et Henri sur le toit de Notre-Dame de Paris en 1980)

PENSEE : « Si l’on m’enlevait ce que les autres m’ont donné, il me resterait peu de chose. » (Georges Brassens, Les chemins qui ne mènent pas à Rome).

ÉPHÉMÉRIDES :

963 – 8 décembre : SIX-FOURS ET SAINT-PIERRE DE MONTMAJOUR – Conrad III de Bourgogne, dit Conrad le Pacifique (né aux environs de 925 et mort le 19 octobre 993) fut roi d’Arles ou de la Bourgogne Transjurane de 937 à sa mort. De descendance Welf, il était le fils de Rodolphe II de Bourgogne. Conrad le Pacifique, devenu avec la mort de l’évêque Manassès le roi effectif de Bourgogne-Provence, marque cet événement par un plaid tenu à Arles en avril 964, qu’il fait suivre de la refondation de l’Abbaye de Montmajour en 962-963 à laquelle il attribue d’anciennes terres d’église près d’Istres, avec les églises de St Pierre et de St Martin qui dépendaient autrefois de l’Eglise d’Antibes (J.-P. Poly, 1976, p. 10 ; Florian Mazel, 2002, p. 68 et 85), et en 964, dans le comté d’Antibes, le monastère de Saint-Cassien, ainsi que l’île de Lérins ; il fait cette donation en accord avec le pape, et cela même avant la défaite définitive des Sarrasins si l’on se réfère aux faits que le territoire de St Véran, au diocèse de Vence, était encore dévasté au début du siècle suivant et que la liste épiscopale de Vence présente une lacune entre 879 et 1015-1029 (Poly, p. 10-11). Notons au passage qu’Antibes est également mentionné en 964 au titre de son église « terras quas nominant Sancte Marie Antibolensis » (Rostaing, 1950, p. 308-309).

La nouvelle abbaye de Saint-Pierre de Montmajour avait été fondée près d’Arles en 954 par Teucinde de Châteaurenard, mais la très riche dotation des années 962-964 correspond en fait à une véritable fondation (Poly, p. 56).

En 964, les domaines d’Istres avaient été donnés à l’abbaye St Pierre de Montmajour par le roi Conrad : avant d’être concédés partiellement aux Baux, les comtes avaient donc dû les récupérer aux dépens de l’abbaye (Florian Mazel, 2002, p. 40, note 57).

 Dans le comté de Toulon, la nouvelle abbaye reçoit en 963, Sept-Fours, aujourd’hui Six-Fours, et Hyères (cf. acte daté de 963 ; cartulaire de l’Abbaye de Montmajour, Du Roure, Chartes de Montmajour, Rev. Hist. de Prov. 1890 p. 33. J.-P. Brun, 1999, Carte Archéologique de la Gaule, Var, 83/1, p. 436 : « Le toponyme Areae – les aires salantes – est mentionné pour la première fois en 963 dans une lettre du Pape Léon VIII et dans une charte de Conrad »  sous la forme Eyras), eten 965 les prieurés du Monêtier-Allemont et d’Antonaves près de Gap (B. Luppi, 1952, p. 140).

En fait, le prieuré d’Antonave avait été donné à la nouvelle abbaye dès sa fondation par l’impératrice Allix Adalhais, sœur de Conrad ; en 965, ce dernier ne fait qu’approuver cette libéralité (Stéphane Bleu, Antonaves, 1995).

Ces donations de Lérins, d’Hyères et de Six-Fours apportent la preuve que le Fraxinetum tenu par les Sarrasins n’est pas ou plus dans les Maures à cette époque ; ou, à la rigueur, que s’il s’y trouve encore, ses occupants l’ont abandonné pour occuper les passes alpines. Pour Luppi, les donations faites par Conrad de prieurés situés autour de Gap, accompagnées d’un diplôme délivré à l’évêque de Sisteron (Poly, p. 36), démontrent également que ces terres ne sont plus infestées par les sarrasins (H. Ribot, Andalousie ).

Dans un privilège accordé par Léon VIII à l’abbaye de Montmajour, le pape donne à ce couvent Sept-Fours et les salines d’Hyères. Malgré cette désignation curieuse de Sept-Fours, pour Six-Fours, il s’agit bien du village actuel. Il n’y a aucun Sept-Fours au bord de la mer dans l’évêché de Toulon. Pourquoi ce changement dans le nombre ? On ne peut expliquer cette énigme qu’en supposant une intervention de Saint-Victor dans les archives de Montmajour lorsque cette abbaye fut soumise à celle de Marseille entre 1080 et 1096.

Les titres de Montmajour gênaient les prétentions du monastère marseillais… On remarque que le titulaire de l’église de Six-Fours est Saint Pierre et non Saint Victor ; or Montmajour était sous le titre de Saint Pierre (Duprat, p. 283).

(Environns-dArles-Montmajour-Le-cloitre-Vue-densemble-Peirey-175. Coll. H. Ribot)

 [Nota : Du XIe au XIVe siècles, l’abbaye entretient avec la ville d’Arles des rapports conflictuels, en particulier en ce qui concerne les limites de son territoire, les marais et les droits de pêche et de chasse.] Septem Furnos 963 et 1096/1097, dénomination qui a désigné la part de Six-Fours détenue par l’Abbaye de Montmajour. Le terme disparaît entre 1118 et 1123 lorsque Six-Fours passe entièrement à l’abbaye de St Victor.

Les nombres SIX et SEPT qui désignent cette agglomération pourrait être deux des témoins d’une organisation cadastrée (travaux en cours montrant que des centuriations antiques avaient été imposées dans la région toulonnaise après la chute de Marseille). L’axe principal en était la voie décumane qui traversait Toulon et reliait Hyères (ancien terroir d’Olbia) à Sanary (ancien terroir de Tauroeis), tracé que reprit en partie le chemin royal, puis la route nationale.

Une hypothèse, peut-être audacieuse, consisterait à voir dans Six-Fours ou Sept-Fours une mansio située à 6 ou 7 milles de Toulon (H. Ribot, 2009).

Le nom d’Hyères n’apparaît pour la première fois qu’à la fin du Xe s., dans une charte de 963, où, du reste, les îles ne sont pas citées. (Cette charte) n’est pas sans intérêt, Conrad, roi de Bourgogne-Provence, y confirme les biens de l’abbaye de Montmajour et lui en concède de nouveaux parmi lesquels figurent « le lieu d’Hyères, ses salines et ses pêcheries. »  (Gallia Christiana, Paris, t.1, 1715-1785, p. 103-104 ; J.-P. Brun, Les îles d’Hyères – Fragments d’histoire. Actes Sud, Parc Nat. de Port-Cros 1997, 175 p.).

Le 8 décembre 963, le roi délivre un diplôme pour Montmajour qui constitue une véritable fondation et il le fait : (Vienne, 8 décembre 963, catalogue n° 5) « à la prière de Boson. » (Poly, 1976, p. 36) .Et sunt in comitatu Tolonensi, castrum que nuncupant (= dénommé) Septem Furnos, cum omnibus appendicis suis, id est villis, salinaris, piscationes, salinas que vocatur Aeras et omnia pertinentia. Duprat, p. 283, note 5 : en 966 (964) Conrad avait confirmé la possession à Montmajour du locum que dicitu Eyras (Hyères) salinariis et pescationibus.

 Les premières mentions historiques de Sept-Fours, associées  à celles de Hyères, se retrouvent ainsi dans deux documents rédigés au Xe siècle.

En premier lieu, le diplôme délivré le 8 décembre 963 à l’abbaye arlésienne de Montmajour par Conrad, roi de Bourgogne-Provence, nomme le château appelé Sept-Fours parmi les donations faites aux moines dans le comté de Toulon,  « castrum que nuncupant Septem Furnos », avec tout ce qui lui appartient,  « cum omnibus appendicis suis », ainsi que les domaines, salines, pêcheries que l’on appelle Hyères « villis, salinaris, piscationes, salinas que vocatur Aeras » (Jean-Pierre POLY 1976, Vienne, 8 décembre 963 (catalogue n° 5) ;  cf., p. 36). « Cette abbaye bénédictine fut fondée vers le milieu du Xe siècle, mais il ne subsiste rien des bâtiments de cette époque » (Baratier, Duby et Hildesheimer – Atlas historique…, p. 94). Le domaine de Sept-Fours était alors inclus dans le comté de Toulon (« in comitatu Tolonense » d’après Jean-Baptiste GAIGNEBET 1935, p. 21-22, citant le CSV – Guérard -, n° 455 et Gustave LAMBERT 1945); juridiction aux limites flottantes, qui ne possédait peut-être ni compacité, ni unité territoriale, et dont la « capitale » était peu de chose. En conséquence de ces donations ou confirmations royales, l’abbaye de Montmajour reçoit ainsi dans l’aire toulonnaise, et en pleine propriété, l’un des seuls châteaux de Provence (avec le château de Trets, concédé en 950 par le même Conrad à Arlulfe 1er, souche des vicomtes de Marseille, c’est l’un des seuls cas de donation comportant droits et suzeraineté – alleu- d’un château royal avant 972. Le château des Baux, l’une des plus puissantes forteresse privées de Provence, ne sera seulement connu que vers 975), des domaines, des salines et des pêcheries (Denys de SAINTE MARTHE, Gallia Christiana in provincias distributa…, Paris, t.1, 1715-1785, p. 103-104), ce qui représentait pour l’époque une très grande richesse et un grand poids économique. Le « castrum que nuncupant Septem Furnos cum omnibus appadenciis suis » est mentionné en 963, parmi les possessions de Montmajour (Auguste du ROURE, « Histoire de Montmajour », dans Revue historique de Provence, 1890-1891, « Privilège de Léon VIII », pp. 33-36, p. 34. Sur l’identité de « Septem Furnos » avec le lieu de Six-Fours, voir E.-H DUPRAT 1935, op. cit., p. 283, n. 4). Donation de Sept-Fours et des Salines d’Hyères à Montmajour (Du Roure Auguste, « Chartes de Montmajour », Rev. Hist. de Prov. 1890 p. 33 ;  Duprat, p. 283).

En second lieu, dans le privilège accordé par Léon VIII à l’abbaye de Montmajour, le pape donne à ce monastère Sept-Fours et les salines d’Hyères.

Les titres de Montmajour gênaient les prétentions du monastère marseillais… Je remarque que le titulaire de l’église de Six-Fours est Saint Pierre et non Saint Victor ; or Montmajour était sous le titre de Saint Pierre. [Poly, 1976, p. 36).

(Marseille Baudouin Vincent Expo Col 1906 Congrès des Etudiants – Coll; H. Ribot)

1328 – 8 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE : Molendinum de la Crota (acte notarié). Moulin de Riquetti – moulin à eau au quartier des Grottes (1872). Première mention le 17 févier 1309, Molendinum de Crota, (acte aux archives du Chapitre). Le 27 septembre 1508, on le retrouvera sous le nom de moulin des Carmes dit le moulin de la Crote (acte aux archives de l’Evêché). Il appartint en dernier lieu à Jeanne de Riquetti, dame de Château-Neuf et de Négreaux.

1455 – 8 dé­cembre :  LIEUX-DITS DE MARSEILLE (registre aux archives de l’Evêché) –

1. Cros de Noguiers, 8 dé­cembre 1455  . l’Air Cros de Noguiers – lieu-dit en 1872 du quartier de Saint-Marcel, près de Gadelone. Première mention : 30 décembre 1392, Cros de Noguies.

2. Vallat de Font Pudente, 8 décembre 1455. Font-Pudent – lieu-dit du  quartier de Saint-Menet. Première mention : Fons Pudeda, 1096 (suppl. inédit au cartulaire de Saint-Victor.

3. Val Jueg. Val-Juegue – lieu-dit du quartier de Saint-Marcel. C’est dans cette vallée que s’est établi le hameau des Rampauds. Première mention : Val Juzet, 22 décembre 1191 (charte aux archives municipales).

4. Val-Luc – lieu-dit au quartier de Saint-Marcel, à Tribols (acte aux archives de l’Evêché).

1554 – 8 décembre : Ambroise Paré obtient le titre de docteur en chirurgie.

1746 – 8 décembre : Le Commandant en Provence ordonne la mise en état de défense d’Ollioules (Castellan E., 1937, p. 176) : Jacques-Philippe de Mauriac, maréchal de camps et armées du Roy, Commandant en Provence, il est ordonné aux Consuls d’Ollioules de faire réparer les murailles et fermer les portes du dit Ollioules, pour être mis en état de défense. Signé Mauriac – à l’original, enregistré par nous, conseiller du Roy, secrétaire-greffier de cette Communauté, soussigné Burrel.

1751 – 8 décembre : Louis-François-Camille de Lorraine, 19ème abbé commendataire de Saint Victor de Marseille. 71ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 64ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. prince louis-françois-camille de lorraine, 1751-1788. Brevet royal du 8 décembre 1751, bulles de provisions du 8 février 1752, mise en possession du 10 mai 1752. Mort en 1788 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium).

(Marseille – Abbaye de Saint-Victor – cl. H. Ribot)

1768 – 8 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE : La Chicoulette (registre aux archives de la Major). La Chicoulette – propriété, quartier de Saint- Julien et des Caillols. Première mention : La Gicoutelle, 1732 (registre aux archives de la Major). Pour les amoureux des langues d’Oc, voici une autre mention que j’apprécie beaucoup : La Chioulette (ibid.).

(Saint-Tropez_-_Statue_du_bailli_de_Suffren – H. Ribot)

1788 – 8 décembre : MORT DU BAILLI DE SUFFREN – Pierre de Suffren de Saint-Tropez gagne le titre de bailli en entrant dans l’ordre de Malte, à l’instigation de son père, un aristocrate provençal. Cela lui vaut d’être resté dans la postérité sous le nom de «bailli de Suffren». Il connaît son baptême du feu à moins de quinze ans dans la Marine royale de Louis XV, pendant la guerre de la Succession d’Autriche. Il acquiert très vite un commandement et va dès lors s’illustrer avec des fortunes diverses, dans les différents conflits du XVIIIe siècle, en particulier contre les Anglais. Obèse et mal embouché, il n’en est pas moins considéré comme l’un des plus grands marins français. Napoléon aurait dit de lui à Sainte-Hélène : «Oh ! pourquoi cet homme n’a-t-il pas vécu jusqu’à moi, ou pourquoi n’en ai-je pas trouvé un de sa trempe, j’en eusse fait notre Nelson…». Rentré en France après la paix de Versailles (1783), le bailli est élevé à la dignité de vice-amiral. Il meurt à Paris à la veille de la Révolution française dans un duel ou de maladie mais pas assassiné comme certaines légendes l’ont prétendu. Stratège et tacticien remarquable, doué d’une énergie peu commune, cet homme infatigable au caractère souvent difficile est avec Ruyter et Nelson, l’un des « trois noms immortels qui jalonnent l’histoire de la marine à voiles » (Amiral Castex).

Plusieurs bâtiments de la Marine nationale ont porté le nom de cet illustre Varois :

Vaisseau de 74 canons Suffren (1791-1794)

Vaisseau de 74 canons Suffren (1801-1815)

Vaisseau de 90 canons Suffren (1824-1865)

Frégate cuirassée Suffren (1870-1897)

Cuirassé Suffren (1904 – 1916).

Croiseur de 10 000 t  (1930 – baptisé Océan 1-1-1963 ; cond.)

Frégate lance-missile Suffren (1968 – 2004).

Sous-marin nucléaire d’attaque Suffren, lancé le 1ᵉʳ août 2019 à Cherbourg-en-Cotentin. Début des essais en mer 2020.

1789 – 8 décembre : ASSEMBLEE NATIONALE- A l’Assemblée, la séance s’est ouverte sur la lecture d’un grand nombre de lettres : elles annoncent soit des dons patriotiques, soit des adhésions aux décrets de l’Assemblée nationale. Dans le diocèse de Mâcon, 35 curés pré­sentent leur soumission aux législateurs (Agenda du Bicentenaire, MARDI 8 DÉCEMBRE).

1792 – 8 décembre  :

1. liberté de commerce des grains – La Convention décrète la liberté de commerce des grains et suppprime la réglementation.

(cl. H. Ribot)

2. CREATION DE LA PRUD’HOMIE DES PATRONS PECHEURS DE SANARY – Exemple d’application du décret du 8 décembre 1792 : L’Assemblée Nationale prenant en considération la pétition des Patrons pêcheurs des villes d’Antibes, Bandol et Saint- Nazaire sur la demande du département, considérant qu’en exécution de la loi du 12 décembre 1790, il est à la fois juste et pressant de faire jouir les pêcheurs de Saint-Nazaire du droit que l’Assemblée Constituante a voulu accorder à tous ceux qui sont sur les côtes de la Méditerranée, décrète qu’il sera établi une juridiction de Prud’hommes pêcheurs dans le port de Saint-Nazaire, pour exercer conformément aux dispositions du décret du 8 décembre 1790, sanctionné le 12 du même mois. Mandons et ordonnons à tous les corps administratifs et tribunaux que les présentes fussent consignées dans les registres, lire, publier et afficher dans leurs départements et ressorts respectifs et exécuter comme Loi du Royaume »  (Delattre G., Saliceti P., 2002, p. 348, note 3 ;  Patania L., Guillaume J., 2002, p. 14, 47).

1793 – 8 décembre :

1. Liberté des cultes – Robespierre fait décréter la liberté des cultes (Duby Georges, ; Histoire de la France, 1987).

2. La garde nationale de Toulon est désarmée par les Anglais – Le 8 décembre, sur ordre des Anglais, la garde nationale de Toulon est désarmée. Tous ses fusils doivent être déposés dans la chapelle de la Miséricorde. Et les soldats anglais visitent les maisons pour s’assurer que personne n’a plus d’armes (Georges Blond, Toulon, 1967.).

3. Rapport du 8 décembre 1793 au ministre de la Guerre. « batterie des « sans-culotte »  : vaisseaux hors de portée ; « batterie des « hommes-sans-peur »  : l’on met, cette nuit, 2 nouveaux mortiers de 12 pouces, à grande portée, en batterie ; « batterie des « jacobins » : il y aura, cette nuit, 2 nouveaux mortiers de 12 pouces en batterie ; « batterie des « sablettes »  ; rien de nouveau ; « batterie de « faubrègas » : sept coups de canon contre la nouvelle redoute que les Anglais construisent sur la droite de l’isthme des Sablettes (Notons au passage que cette batterie, que Bonaparte qualifiait jusque-là de « batterie du Bréguart », devient sous sa plume « batterie de Faubregas ») ; « batterie de la « grande rade » : les vaisseaux sont hors de portée. » Le Commandant en second de l’Artillerie de l’Armée devant Toulon, signé : Bonaparte. Vu : le Général Du Teil, cadet, signé : Du Teil (Louis Baudoin, 1965, p. 362-363).

Dans le livre de Paul Maurin-Carcopino, on note quelques variantes dans les appellations des batteries républicaines, ainsi que l’omission, pour Bonaparte, du poste de commandant en second de l’artillerie de Toulon : « Alors que Mouret et Garnier se tiennent sous les armes afin d’empêcher toute diversion du côté de l’isthme des Sablettes, le reste de l’armée républicaine se concentre à la Seyne. Rapport journalier de Bonaparte : « Petite Rade » – Les vaisseaux hors de portée. « Montagne » – Rien de nouveau. « Sans Culottes » – Les vaisseaux hors de portée. – « Quatre Moulin » – cette batterie a tiré 8 coups de canon sur la redoute anglaise. « Sans Peur » – L’on met cette nuit deux nouveaux mortiers de 12 pouces en batterie. « Sablettes » – Rien de nouveau. « Fabrégas » – Sept coups de canon contre la nouvelle redoute que les Anglais construisent sur la droite de l’isthme. « Grande Rade » – Les vaisseaux sont hors de portée ».

1794 – 8 décembre : RETOUR DES GIRONDINS A L’ASSEMBLEE – Les Girondins, proscrits en juin, sont réintégrés à la Convention.

1797 – 8 décembre (18 frimaire an VI) : la Commission militaires de Toulon DANS SES OEUVRES – Vidal Jacques ex-huissier 57 ans Toulon, condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

(cliché H. Ribot)

1799 – 8 décembre : CAMPAGNE D’EGYPTE, 1798-1801 – courrier du général en chef Kleber aux citoyens Champy, directeur des poudres et salpêtres. «  le 17 frimaire an 8  (8 décembre 1799). Je vous préviens que je donne aux payeurs général l’ordre de tenir à votre disposition les 10000 £ que vous me demandez par votre lettre du 15 pour achat de chevaux et autres dépenses de votre service pendant le mois de frimaire. J’écris à l’ordonnateur en chef de vous faire fournir le nombre de rations pour les chevaux que les progrès de l’établissement que vous dirigez vous obligent d’avoir. »

1800 – 8 décembre : Le général Jacques Menou et la campagne d’Egypte – Succédant le 14 juin 1800  (25 prairial an VIII) en tant qu’officier le plus ancien de l’Armée française en Egypte à Kléber assassiné, et converti à l’Islam, le général Jacques Menou épousa la fille d’un maître de bains « qui est du sang de Mahomet, du côté de père et de mère » (1er messidor an IX). De ce mariage, il eut un fils qu’il dénomma Jacques Soleiman Menou, né le 8 décembre 1800. Il capitula à Alexandrie. Rentré en France le 24 brumaire an X (15 novembre 1801), mais échappa à la condamnation, grâce à la protection de Bonaparte.

1829 – 8 décembre : à Saint-Cyr (cliché H. Ribot), une congrégation des demoiselles est formée à cette date dont la chapelle sous le vocable de l’Immaculée Conception de la Sainte Vierge fut bénite le 29 juillet 1845 (Magloire Giraud, L’église de Saint-Cyr, Var, 1855).

1836 – 8 décembre : CONQUÊTE D’ALGER – Ollioules héberge jusqu’à nouvel ordre un détachement du 58ème de ligne : 3 officiers, 153 hommes appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295)

(Ollioules, coll. H. Ribot)

1842 – 8 décembre : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – jusqu’à nouvel ordre, Ollioules héberge un détachement du 58ème de ligne, 3 officiers, 152 hommes appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 296).

1867 – 8 décembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Dimanche, Conception N.D. – Même temps toujours froid. Sans vent heureusement. Forte gelée la nuit passée. Nous sommes entourés de neige de tous côtés. Aujourd’hui, fête aux Playes, hameau bien connu de la commune de Six-Fours. Le temps étant toujours mauvais le soleil ne paraissant pas, il est douteux que beaucoup de monde aille à cette fête ordinairement bien suivie. C’est un but de promenade quand le temps est beau.

Nous apprenons ce soir qu’il y avait foule aux Playes, mais foule considérable ! on y a dansé comme jamais. On a vu à cet effet une novi qui dansait comme dix et qui a déchiré sa robe de soie en faisant une esparade !! pardon du terme . Il y avait comme d’habitude une foule d’industriels qui vendait leurs produits tels que serpettes, couteau-scie, sécateurs et tout outil pour tailler les arbustes. Nougats et petits cochons, etc.

(Anonyme – Sanary Château de la Millière, coll. H. Ribot)

1869 – 8 décembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – mercredi, Conception N.D. – même temps qu’hier ; même vent à la même partie au nord-est ; la température est bien supportable. Le thermomètre marquait le matin 8h 13° centigrades ; le baromètre est toujours très haut au-dessus de beau temps.

Nous avons reçu ce matin à la mairie une circulaire du Cirque Américain qui vient donner deux soirées le 9 et le 10 à Ollioules. Nous pensons que c’est un morceau, un brimborion, du grand cirque qui a joué à Toulon pendant le mois d’octobre et que ce n’est pas la peine de se déplacer quand on a vu le grand cirque.

(41-La-Seyne-Tamaris-sur-Mer-Chateau-de-Michel-Pacha-apres-1905)

-1893 –  8 décembre : MISE EN VENTE DE TAMARIS ? Le 8 décembre 1893, le quotidien Le Journal, publie un article intitulé « Tamaris aux Anglais ». Le journaliste affirme que la vente est réalisée pour la somme de « 10 millions, payables moitié comptant au moment de la cession aux anglais et le restant à terme ». Il est mentionné que Michel Pacha avait été questionné par l’officier anglais, le colonel Hill, pour savoir s’il était vendeur de la station de « Tamaris-sur-Sablettes ». Michel Pacha avait répondu en plaisantant : « oui si on m’en donne 10 millions ». L’anglais le pris au mot et fit une offre de 10 millions que « Michel Pacha accepta définitivement ». L’article se termine sur ces mots : « on est surpris que les Anglais achètent sans discuter le prix offert par leur intermédiaire le colonel Hill ».

-1906 – 8 décembre : GUSTAVE V devient roi de Suède (Le Figaro).

1907 – 8 décembre : LES NOUVEAUX PRIX NOBEL – Le Figaro du 8 décembre annonce que le prix Nobel de Médecine a été attribué à Elie Metchnikoff, un Russe d’origine, devenu Français par adoption. Le prix Nobel de Chimie est attribué au professeur Rutherford, trente-cinq ans à peine, qui a eu la gloire de découvrir l’émanation radioactive : un sel de radium en dissolution communique temporairement ses propriétés aux corps enfermés avec lui dans le même récipient. Fait qui avait échappé à Becquerel et à Curie.

1911- 8 décembre : LES CHINOIS SONT AUTORISES A COUPER LEURS NATTES (Edit impérial du 7 décembre).

1915 – 8 et 12 décembre : on lance « l’emprunt National de la Victoire » – Le 8 décembre 1915, on lance « l’emprunt National de la Victoire », MM. Revest père, doyen des sous-agents d’assurances de Saint-Mandrier, et M. Muinier Joseph, président du syndicat des employés d’assurances de Toulon, se tiennent à la mairie le dimanche 12 décembre pour recueillir les adhésions. Par la même occasion ils échangeront l’or qui sera versé, en leur nom, à la Banque de France (Gisèle Argensse, 1989, p. 150-151. Un deuxième emprunt de guerre de la Défense Nationale sera soumis à la population en octobre 1916. Un 3e emprunt est lancé un an après et d’autres suivront)

Saint-Mandrier : l’escadrille 7s2 au sol sur la nouvelle base, fin juillet 1933

1937 – 2 novembre au 8 décembre : B.A.N. de Saint-Mandrier – Une section de la 7B2 est nouveau embarquée le 2 novembre et mise à l’eau par la rampe au sud de l’île de la Galite le 8. Les trois appareils gagnent ensuite Bône pour rejoindre Bougie et rembarquer le lendemain. A partir du 17 novembre, les patrouilles vers le cap de Fer et vont se continuer jusqu’au 8 décembre. Le 17, la 7B2 est de retour à Saint-Mandrier (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

1939 – 8 décembre :

1. UNE NOUVELLE UNITE POUR NOTRE MARINE NATIONALE – L’aviso-dragueur « La Batailleuse » est mise sur cale aux Chantiers et ateliers de Provence à Port de Bouc sur le compte de la tranche 1937, en exécution de l’avenant 5666A du 25 novembre 1937 au marché n° 5000A du 8 septembre 1936 d’après les plans et devis du Service Technique des Constructions Navales (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).

(Cdt Duboc, coll. H. Ribot)

2. ESCORTE DE CONVOI – Le 8 décembre, à 16 h, l’aviso-dragueur « Commandant Duboc », confié au capitaine de corvette Le Floch, avec le torpilleur de 1 500 t « Adroit », chef d’escorte, et le patrouilleur auxiliaire « Vikings » appareille de Casablanca avec le convoi 37 KS I.

2. SURVEILLANCE DES CÔTES – Le 8 décembre, l’aviso-dragueur « Commandant Rivière » part de Brest à midi en mission de surveillance dans l’Iroise, retour à Brest le 10 à 17 h (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).

-1940 – 8 décembre : Coups de théâtre à la cour de Riom – Le journal Paris-Soir titre, sous la plume de Georges Dessoudeix : “Coups de théâtre à la cour de Riom Le président est remplacé. On ne parle plus de Paul Reynaud L’ouverture des débats est retardée ». Suit l’article, très court : « Enfin, des nouvelles de Riom Pour nous apprendre d’ailleurs que l’heure du grand règlement de comptes est à nouveau retardée et qu’alors que d’aucuns avaient annoncé l’ouverture du sensationnel procès des responsables de la guerre et de la défaite, pour… hier 6 décembre ce n’est pas avant un mois, un bon mois de cinq à six semaines, que pourront commencer les débats.”

1941 – 8 décembre : entrée en guerre des États-Unis après l’attaque japonaise de Pearl Harbour (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1942 – 8 décembre :

1. A Six-Fours, l’occupant s’arroge tous les droits – Le 8 décembre, le maire de Six-Fours, Jules Marquand, écrit au commandant des unités allemandes O88-77A : «…malgré mon opposition, la salle du conseil municipal sise au rez-de-chaussée de la mairie a été occupée par des unités placées sous vos ordres. Les locaux municipaux sont très exigus et cette occupation présente de sérieux inconvénients pour le fonctionnement de mes services (AC 4H81) » Timide protestation face à un occupant qui s’arroge tous les droits. Le rapport mensuel adressé par la mairie de Six-Fours à la préfecture à la mi-décembre 1942 permet de faire un bilan de cette première occupation allemande (Claude Majastre, 2012).

2. Les troupes allemandes occupent totalement Bizerte (Auphan P, Mordal J., 1958). Le 8 décembre, l’amiral Derrien reçut du commandement allemand, occupant la ville depuis le 13 novembre, l’ordre de livrer la flotte intacte sous peine de voir marins et officiers être exterminés.

Dans l’obligation d’accepter, l’amiral livrait quelques heures plus tard le reste de la puissance militaire de Vichy. (Jean-Paul Viart, « 19 décembre 1942 : ENTREVUE HITLER-LAVAL A BERCHTESGADEN », Journaux de guerre, n°49, 1983, p. 3)

Vers 10 h locales, des vedettes lance-torpilles allemandes pénétrèrent dans le lac de Bizerte et stoppèrent à quelques centaines de mètres des bâtiments au mouillage, tubes pointés, hommes armés de mitraillettes et grenades sur le pont.

(L’aviso-dragueur « Commandant Rivière » lancé 16 janvier 1939. Coll. H. Ribot)

Le capitaine de corvette Cros, commandant l’aviso-dragueur Commandant Rivière fit jeter à la mer les rechanges principaux qui, en prévision d’un sabordage avaient été mis en caisses les jours précédents. L’ordre de désarmement du Commandant de la Marine fut, à ce moment, porté à bord par l’officier en second, lieutenant de vaisseau Bonnal, qui rentrait de terre. Conformément aux prescriptions de cet ordre, les mesures de sabordage qui avaient été prises (installation d’une grenade de 35 kilos contre la paroi séparant le compartiment des moteurs de celui des auxiliaires) ne furent pas appliquées. Seuls furent exécutés quelques sabotages partiels, sans gravité (destruction de quelques appareils de précision, de l’argenterie, de la vaisselle, des mâts de pavillon pour que les Allemands ne puissent pas hisser leurs couleurs, mise en marche des groupes électrogènes sans réserve d’huile, etc.). Vers midi, une vedette transportant quelques soldats allemands accompagnés du capitaine de corvette Werlings qui apportait les instructions de l’amiral Derrien (les mêmes que celles déjà reçues le matin) accosta le Commandant Rivière. Après avoir rentré les couleurs, le commandant fit embarquer son équipage dans cette vedette et aussitôt après les Allemands montèrent à bord.

L’aviso-dragueur « La Batailleuse » était mouillé devant Sidi Abdallah. Des mesures de sabordage et de sabotage y avaient été prises (grenades préparées pour être placées dans les carters des moteurs principaux et dans le local des groupes électrogène, dispositifs hydrostatiques des grenades adaptés pour fonctionner sur le collecteur d’incendie, pièces de rechanges mises en caisse en vue de leur immersion éventuelle). A l’arrivée des vedettes allemandes sur le lac de Bizerte et devant leur attitude menaçante, le commandant fit brûler tous les documents et les archives et immerger les caisses de rechanges. Le commandant reçut l’ordre de se rendre à la Majorité Générale, mais il estima que la situation ne lui permettait pas de s’absenter. Peu après, l’ordre de l‘amiral Derrien de remettre intacts les bâtiments aux troupes de l’Axe était porté à bord par un officier de la Majorité Générale. Le commandant donna l’ordre de surseoir au sabordage, cependant que les vedettes lance-torpilles rentraient dans l’arsenal. Vers 13 h 45, deux vedettes allemandes s’approchèrent à nouveau. Dans l’une d’elle se trouvait le capitaine de corvette Sevellec, commandant les sous-groupes de sous-marins en gardiennage qui notifia l’ordre de l’Amiral déjà reçu et transmit une communication menaçante du commandement allemand annonçant des représailles collectives pour tout acte de sabotage. L’ordre d’évacuation fut donné et une heure plus tard tout l’équipage quitta le bord et prit passage dans l’une des vedettes allemandes. Celle-ci prit au passage états-majors et équipages du Gouverneur Général de Gueydon, du Min et du Chasseur 81. Les équipages furent débarqués en baie des Carrières, puis les officiers furent conduits à La Pêcherie.

(Coll. G. Garier)

Le tout récent pétrolier de la Marine nationale de 4 220 tW, 12 400 tpc, 5,600 t PL « Tarn » entré en service le 9 avril 1940 est saisi par les Allemands le 8 décembre 1942 à Bizerte. Repris par les Italiens début 1943 qui lui donneront la dénomination de FR 85, il sera sabordé à Gênes le 9 septembre 1943. Renfloué début 1944, il sera de nouveau sabordé à Marseille en août 1944, dans la passe Ouest. Dès septembre 1944 il sera découpé et l’épave finira à la ferraille

3. les allemandes saisissent des navires de commerce français :

 Le bananier « Edéa » de 3 747 tb et 2 000 t PL, construit à Port de Bouc en 1936/37 pour la Cie. Générale de Navigation à Vapeur Cyprien Fabre, est saisi à Marseille le 8 décembre 1942, il devient l’italien Orte. Sabordé dans ce port le 21 août 1944, il sera remis en état et reprendra son nom et son service en décembre 1946. En mars 1958, il se nommera « Monrovian-Reefer », puis sera démoli à Gênes en novembre 1959.

Le cargo de 3 161 tjb « Maurice Delmas » construit en 1919 pour la Cie Delmas-Vieljeux est remis aux Allemands le 8 décembre 1942 ; il devient alors l’italien Modica. Il est coulé à Naples par bombardement aérien allié le 15 février 1943. Renfloué il est remis en service par les Italiens, mais en 1947 il est classé comme impropre à la navigation (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).

1943 – 8 décembre :

1. DE GAULLE DECIDE DE RECONQUERIR L’INDOCHINE ;Le 8 décembre 1943, le général de Gaulle, qui préside à Alger le Comité français de libération nationale, prévient de son intention de reconquérir l’Indochine après la défaite de Hitler et de son allié japonais. Dépités, les résistants Vietnamiens se préparent à de nouvelles luttes.

2. Le paquebot GOUVERNEUR GENERAL DE GUEYDON de la Compagnie Générale Transatlantique, saisi par les Allemands le 8 décembre 1942 à Bizerte est transféré par eux aux Italiens le 22 janvier 1943 pour être utilisé comme transport de troupes. Le navire sera sabordé, coulé et chaviré par les Allemands le 7 mai 1943 dans le canal d’accès au lac de Bizerte avant l’arrivée des troupes alliées.

1944 – 8 décembre : Compagnies Républicaines de Sécurité – Création des premières Compagnies Républicaines de Sécurité (C.R.S.) dont la devise est « Servir ».

1946 – 24 novembre et 8 décembre : Elections au Conseil de la République appelé à remplacer le vieux Sénat de la troisieme République. Au préalable, chaque commune procéda à l’élection de délégués départementaux. La Fédération communiste du Var proposa la candidature de Toussaint Merle qui s’était affirmé depuis son élection au Conseil général, comme un excellent défenseur des intérêts de la population varoise. Ces élections au Conseil de la République se firent à la proportionnelle et Toussaint Merle fut élu. Et voilà notre jeune instituteur de la rue Messine entré dans la carrière parlementaire après sa brillante élection au Conseil général du 23 Septembre 1945. Comme toujours, il prend sa tâche à cœur. Le groupe communiste lui demande d’intervenir à plusieurs reprises. Chaque semaine, il se présente à la Fédération dont il ne peut plus assurer le secrétariat, étant trop souvent absent. Ses déplacements se font par le train, mais il supporte aisément les fatigues et met à profit le temps du voyage pour préparer ses comptes-rendus. Il voit à peine son épouse et ses enfants, car le dimanche est consacré aux réunions publiques ou aux colloques internes du Parti. Passionnément, il se livre à son travail de propagandiste ; il est très entouré par ses amis, par les camarades, par des Seynois de toutes opinions, fiers de pouvoir s’entretenir avec un enfant du pays devenu Sénateur…, sans parler des quémandeurs et ils sont nombreux qui poursuivent toujours la défense de leurs intérêts avec persévérance. Doué d’une mémoire étonnante, Toussaint Merle écoutait attentivement les propos des uns et des autres. Il expliquait avec toute la puissance de sa conviction, les justes positions du Parti dans les batailles politiques qui se livraient à travers la France. Partout il appelait à l’action, à l’union de toutes les couches laborieuses. Il montrait les difficultés à vaincre contre des ennemis qui s’apprêtaient à lutter sans relâche contre les communistes par les moyens les plus vils (Marius Autran, tome 2, 1988). Toussaint Merle est élu au Conseil de la République, instance qui remplace le Sénat de la IIIe République (Ken Nicolas, vol. 1, p. 331-332).

(cl. H. Ribot)

1948 – 8 décembre : LE CIMETIERE MILITAIRE DE SAINT-MANDRIER EST CEDE AU MINISTERE DES ANCIENS COMBATTANTS – Le 8 décembre 1948, un acte de cession est signé portant transfert de gestion du terrain d’assiette de la nécropole militaire de Saint-Mandrier du Secrétariat d’Etat à la Marine au Ministère des Anciens combattants (Jacqueline Viollet-Repetto, Cahier du Patrimoine ouest varois n°14, 2012).

1949 – 8 décembre : Le généralissime chinois Tchang Kaï-chek (ou Jiang Jieshi) se réfugie à Formose, plus connue aujourd’hui sous le nom de Taïwan (ou T’ai-Wan).

1955 – 8 décembre : Adoption du drapeau européen. Douze étoiles pour une Union – Il est fort probable que peu de citoyens de l’Union euro­péenne connaissent l’historique d*i choix de leur drapeau et sa signification. Tout remonte au 18 août 1950, le jour où le Conseil de l’Europe crée une commission chargée de trouver un symbole susceptible de le représenter. Le drapeau de l’Europe est donc en fait à l’origine celui de cette organisation internationale existant depuis 1949 et qui veille notamment à défendre les droits de l’Homme et à promouvoir la culture européenne. Il faudra attendre cinq ans, le 8 décembre 1955, pour que l’un des projets d’Arsène Heitz, un Strasbourgeois travaillant au service du courrier, soit retenu à l’unanimité. Officiellement présenté au public le 13 décembre 1955, le drapeau sera adopté comme l’emblème des institutions européennes en 1986. Depuis, le Conseil de l’Europe a ajouté un «e» doré, en cursif, sur son drapeau afin de marquer sa particularité.

Il y a fort à parier que pour beaucoup de citoyens européens, les douze étoiles représentent les douze pays européens que comptait l’Union européenne en 1986. En fait, si les étoiles symbolisent bien les peuples d’Europe, le chiffre douze a été choisi car il a toujours été considéré comme un « nombre idéal », incarnant la perfection et la plénitude. Mais des aveux mêmes d’Arsène Heitz, il aurait été plutôt inspiré par «les douze étoiles de la Médaille Miraculeuse de la rue du Bac, sur fond bleu, couleur de la Sainte Vierge», une référence à la vision de la Vierge par l’Apocalypse. Ces étoiles auraient donc une signification bel et bien inspirée par l’église catholique romaine et l’iconographie populaire. Quoi qu’il en soit, leurs pointes ne se touchent pas, ce qui suggère que l’Union européenne reste ouverte à l’adhé­sion de nouveaux membres au sein d’un cercle, le symbole même d’unité, de solidarité et d’harmonie (Agenda 2015).

1961 – 8 décembre : Le Conseil Municipal de Saint-Mandrier présente une protestation véhémente contre les constructions hétéroclites prévues par la Chambre de Commerce sur un terre-plein récupéré au Pin Rolland. Il ne veut, à aucun prix, que la commune soit placée devant le fait accompli et s’insurge contre la désinvolture de cet organisme. D’ailleurs, cette partie du territoire, fièrement revendiquée par les Mandréens, est placée dans la zone de protection du littoral de Provence. – Le Conseil est saisi d’une demande de changement de nom en ce qui concerne le hameau du Pin Rolland, dont la dénomination actuelle est contraire à la réalité. – A l’unanimité, le Conseil adopte un vœu pour la reprise de la pêche à la « mugelière » interdite par la Marine nationale depuis l’année dernière. Il est rappelé que celle-ci a toujours été autorisée même sous l’occupation italienne, puis allemande (Ken Nicolas, vol. 2, p. 102-103. Nota : la plupart des « pescadous » du cru adeptes de cette pêche pratiquaient devant les hangars de la base aéronavale (d’où le différend avec les instances militaires). Le filet employé, lesté et maintenu aux extrémités par deux pointus, était calé le long de la jetée du phare du Rascas. Un guetteur, « Petit Louis » Bianco, par exemple, un des meilleurs dans la spécialité, arpentait cette même passe en explorant avec minutie les profondeurs marines. Dès qu’un ban de mulets ou de loups s’aventurait à l’intérieur de cette sorte de poche fatale, notre homme à la vue sans faiblesse malgré l’implacable réverbération du soleil sur la belle bleue, criait à ses deux acolytes embarqués : « tirez ». Si l’on considère la rapidité de déplacement des poissons en question, il ne fallait pas s’endormir sur ses cordes ! Le filet remontait alors à la surface et l’entrée du dispositif se refermait inexorablement sur les proies en balade. A Saint-Mandrier, il existait d’autres lieux de prédilection pour cette pêche dite à la « mugelière » (de muge : mulet). Citons les principaux : – devant le quartier de La Vielle ; – la pointe des Petits Frères ; – Le Canier, pointe du Puits. Le mulet était traqué d’avril à juin ; le loup de décembre à mars.).

1963 – 8 décembre : changement de nom des radios nationales – Changement de nom des radios nationales faisant suite au concours « Baptême RTF 64 » lancé auprès des auditeurs à l’occasion de l’ouverture de la Maison de la Radio (France-I et France-II sont regroupées en France Inter avec scission des programmes en soirée, France-III devient France-Culture et France-IV devient France-Musique)

1965 – 8 décembre : Clôture du DEUXIEME concile œcuménique du Vatican ouvert le 11 octobre 1962, plus couramment appelé Concile Vatican II, XXIe concile œcuménique de l’Eglise catholique. Il a été ouvert le 11 octobre 1962 par le pape Jean XXIII et se termine le 8 décembre 1965 sous le pontificat de Paul VI. On le considère généralement comme l’événement le plus marquant de l’histoire de l’Église catholique au XXe siècle, symbolisant son ouverture au monde moderne et à la culture contemporaine faits de progrès technologiques, d’émancipation des peuples et de sécularisation croissante. Des réponses sont cherchées dans un retour aux racines du christianisme : la Bible (sur la base de nouvelles recherches bibliques), la patristique (discipline qui traite de la vie, de l’œuvre et de la doctrine des Pères de l’Eglise) et la tradition longue de l’Église par-delà les positions souvent sclérosées héritées de la Contre-Réforme qu’une partie des historiens actuels distinguent du terme de Réforme catholique et ne l’emploient plus en historiographie, car ils estiment que le terme de « Contre-Réforme » limite la Réforme catholique à un simple processus de réaction face au protestantisme alors qu’elle est bien plus profond. Le Concile met également en valeur l’originalité des Églises locales et la diversité des cultures que le monolithisme romain avait fait perdre de vue. On a pu décrire ce concile comme une réaction contre « l’immobilisme myope » et la « prépondérance des préoccupations juridiques sur l’inspiration évangélique » qui avaient caractérisé de plus en plus le catholicisme postérieur au concile de Trente (1545-1563). Le concile a connu un déroulement inattendu : le programme préétabli par des cardinaux de la curie romaine, avec des textes quasi prêts à être votés, a été rejeté et les pères conciliaires ont pris alors leur ordre du jour en main. On a débattu notamment de la liturgie, du rapport que l’Église catholique doit entretenir avec les autres confessions chrétiennes, avec les autres religions, et avec la société en général, mais aussi de thèmes plus spécifiquement théologiques, comme la liberté religieuse et la Révélation.

1980 – 8 décembre : ASSASSINAT DE JOHN LENNON (40 ans) à New York… L’ancien chanteur des Beatles et sa compagne Yoko Ono viennent de recevoir dans leur appartement de Central Park la photographe Annie Leibovitz pour une séance photo mémorable (John nu et en position fœtale sur les genoux de Yoko). En sortant, le couple est accosté par plusieurs fans dont un certain Mark David Chapman (25 ans), ex-agent de sécurité et drogué, qui demande et obtient un autographe de son idole. Après une séance en studio, John et Yoko regagnent le soir leur appartement. À l’instant de franchir le porche, John est foudroyé par quatre balles tirées par Chapman. Il meurt peu après. L’émotion est immense dans le monde. Chapman explique son geste par le simple désir de sortir de l’anonymat ! Il purge une peine de prison à perpétuité.

2017 – 8 décembre : METEO DE SANARY – Averses annoncées avec un maximum de température de 13° à 7h, fléchissant à 12° à partir de 8 h pour n’atteindre que 5° vers minuit. Précipitations : 80%. Humidité : 70%. Vent : 39 km/h.

2018 – 8 décembre : METEO DE SANARY – journée ensoleillée. Températures : 8° minima et 14° maxima. Vent soufflant à 45 km/h avec des rafales à 60 km/h.

2020 – 8 décembre :

-PSG-Basaksehir : Pierre Achille Webo et Demba Ba, les footballeurs qui ont dit « non au racisme ». L’entraîneur adjoint et l’attaquant du club turc se sont insurgés contre les propos de l’arbitre et ont quitté le Parc des Princes, mardi soir, suivis par les deux équipes. Par Mustapha Kessous (Le Monde du 9 décembre).

-METEO DE SANARY – Après une nuit claire, le soleil se levant à 7h 55, la matinée fut sous le signe du vent d’est (5 km/h) et du soleil. A partir de midi, une renverse de vent se fit et celui-ci passa au nord-est (20 km/h) tandis que quelques nuages faisaient leur apparition (pluie vers le milieu de la nuit suivante). Températures : minimales 7 à 8°, maximale : 15°.

2021 – 8 décembre : Suite à l’effondrement de [l’immeuble de 3 étages de l’îlot des pêcheurs], la ville de Sanary a décidé d’annuler tous les événements publics prévus jusqu’au 12 décembre inclus. à savoir :

– Marché quotidien et hebdomadaire jusqu’au 12 décembre inclus
– Spectacles de marionnettes du mercredi 8 décembre
– Parade lumineuse Peter Pan du mercredi 8 décembre
– Parade lumineuse Le Bal des Cygnes du vendredi 10 décembre
– Embrasement du samedi 11 décembre
– Chœurs de Créateurs les samedi 11 et dimanche 12 décembre
– Téléthon sur le port le samedi 11 décembre
– Animations dans les rues avec le jazz band « Lutins Malins » du dimanche 12 décembre
– Les balades à poneys de la ferme de Noël

2022  – 8 décembre : « UNE » de Var-matin.

1. Le carton des paris – Déjà 200 M€ misés en France pour la Coupe du Monde – Les habitués des points de vente toujours présents.

2. TOULON : pourquoi la piscine du Port*Marchand ferme.

3. SANARY : le commissariat sera bien situé à la Buge, allée des Champs Fleuris, selon la convention passée entre l’administration et la ville en 2019. « tout sera parfait le jour où le pont de la Reppe sera à double sens » (Daniel Alsters, maire de Sanary).

4. VIOLENCES A FREJUS : Les aides à La Gabelle suspendues.

5. SUD SAINTE BAUME :

Sanary – L’action sociale de la commune soutenue par le casino Viking.

BANDOL – Votez pour votre crèche préférée à la Maison Tholosan.

LE BEAUSSET – Exposition « Anke Wouda » et animations au Moulin de la Roque.

LE CASTELLET – Les voitures à l’honneur au salon du livre dimanche présidé par José Valli.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :

SANARY-SUR-MER : NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES (401e livraison) –

(coll. H. Ribot)

1792 – 8 décembre  : CREATION DE LA PRUD’HOMIE DES PATRONS PECHEURS DE SANARY – Exemple d’application du décret du 8 décembre 1792 : L’Assemblée Nationale prenant en considération la pétition des Patrons pêcheurs des villes d’Antibes, Bandol et Saint- Nazaire sur la demande du département, considérant qu’en exécution de la loi du 12 décembre 1790, il est à la fois juste et pressant de faire jouir les pêcheurs de Saint-Nazaire du droit que l’Assemblée Constituante a voulu accorder à tous ceux qui sont sur les côtes de la Méditerranée, décrète qu’il sera établi une juridiction de Prud’hommes pêcheurs dans le port de Saint-Nazaire, pour exercer conformément aux dispositions du décret du 8 décembre 1790, sanctionné le 12 du même mois. Mandons et ordonnons à tous les corps administratifs et tribunaux que les présentes fussent consignées dans les registres, lire, publier et afficher dans leurs départements et ressorts respectifs et exécuter comme Loi du Royaume »  (Delattre G., Saliceti P., 2002, p. 348, note 3 ;  Patania L., Guillaume J., 2002, p. 14, 47).

1867 – 8 décembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Dimanche, Conception N.D. – Même temps toujours froid. Sans vent heureusement. Forte gelée la nuit passée. Nous sommes entourés de neige de tous côtés. Aujourd’hui, fête aux Playes, hameau bien connu de la commune de Six-Fours. Le temps étant toujours mauvais le soleil ne paraissant pas, il est douteux que beaucoup de monde aille à cette fête ordinairement bien suivie. C’est un but de promenade quand le temps est beau.

Placette des Playes (Cahiers de l’Ouest Varois)

Nous apprenons ce soir qu’il y avait foule aux Playes, mais foule considérable ! on y a dansé comme jamais. On a vu à cet effet une novi qui dansait comme dix et qui a déchiré sa robe de soie en faisant une esparade !! pardon du terme . Il y avait comme d’habitude une foule d’industriels qui vendait leurs produits tels que serpettes, couteau-scie, sécateurs et tout outil pour tailler les arbustes. Nougats et petits cochons, etc.

 –1869 – 8 décembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – mercredi, Conception N.D. – même temps qu’hier ; même vent à la même partie au nord-est ; la température est bien supportable. Le thermomètre marquait le matin 8h 13° centigrades ; le baromètre est toujours très haut au-dessus de beau temps.

Nous avons reçu ce matin à la mairie une circulaire du Cirque Américain qui vient donner deux soirées le 9 et le 10 à Ollioules. Nous pensons que c’est un morceau, un brimborion, du grand cirque qui a joué à Toulon pendant le mois d’octobre et que ce n’est pas la peine de se déplacer quand on a vu le grand cirque.

LE TERROIR MARSEILLAIS  (601e livraison) : La société marseillaise du XVIIIe siècle (suite) :

(coll. H. Ribot)

Des témoignages contemporains de la fin du XVIIe siècle nous montres la très haute société marseillaise animée d’un esprit de complète indépendance. Contrairement aux tendances de l’époque, ses riches négociants ne recherche même plus la noblesse. «  Vous connaissez trop bien le pays pour savoir le temps et le goût d’indépendance qui y règnent, écrivait Dominique Audibert. On s’y paye moins qu’ailleurs de chimères, on y rampe point devant les grandeurs ! Le caractère y est brusque et rien moins que courtisan ; l’esprit de commerce secoue toute gêne ; les jouissances qui plaisent sont dans les richesses et non dans la vanité ; on a une bastide et point de terre, des filles plutôt que des carrosses, plutôt loge au théâtre que ban à la paroisse. A peine voit-on les commandants, Les intendants, les présidents ; c’est presque un ridicule ; ce n’est que dans les lieux publics que l’on rencontre les officiers, à peine sait-on les noms des chefs et des régiments qui sont en garnison. Chacun est à ses affaires ou à ses plaisirs, et le temps est trop précieux pour le perdre à faire sa cour. » (lettre de Dominique Audibert à l’abbé du Bignon, daté du 25 juillet 1789. Copie de la correspondance de D. Audibert. Bibliothèque municipale de Besançon, manuscrit 1413(S 182) f° 12).

(à suivre).

LA SEYNE-SUR-MER (50e livraison) :

-1893 –  8 décembre : MISE EN VENTE DE TAMARIS ? Le 8 décembre 1893, le quotidien Le Journal, publie un article intitulé « Tamaris aux Anglais ». Le journaliste affirme que la vente est réalisée pour la somme de « 10 millions, payables moitié comptant au moment de la cession aux anglais et le restant à terme ». Il est mentionné que Michel Pacha avait été questionné par l’officier anglais, le colonel Hill, pour savoir s’il était vendeur de la station de « Tamaris-sur-Sablettes ». Michel Pacha avait répondu en plaisantant : « oui si on m’en donne 10 millions ». L’anglais le pris au mot et fit une offre de 10 millions que « Michel Pacha accepta définitivement ». L’article se termine sur ces mots : « on est surpris que les Anglais achètent sans discuter le prix offert par leur intermédiaire le colonel Hill ».

OLLIOULES (66e livraison) : .

(carte postale, coll. H. Ribot)

1746 – 8 décembre : Le Commandant en Provence ordonne la mise en état de défense d’Ollioules (Castellan E., 1937, p. 176) : Jacques-Philippe de Mauriac, maréchal de camps et armées du Roy, Commandant en Provence, il est ordonné aux Consuls d’Ollioules de faire réparer les murailles et fermer les portes du dit Ollioules, pour être mis en état de défense. Signé Mauriac – à l’original, enregistré par nous, conseiller du Roy, secrétaire-greffier de cette Communauté, soussigné Burrel.

1836 – 8 décembre : CONQUÊTE D’ALGER – Ollioules héberge jusqu’à nouvel ordre un détachement du 58ème de ligne : 3 officiers, 153 hommes appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295)

1842 – 8 décembre : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – jusqu’à nouvel ordre, Ollioules héberge un détachement du 58ème de ligne, 3 officiers, 152 hommes appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 296).

1869 – 8 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Nous avons reçu en mairie une circulaire du Cirque Américain qui vient donner deux soirées le 9 et le 10 à Ollioules. Nous pensons que c’est un morceau, un brimborion, du grand cirque qui a joué à Toulon pendant le mois d’octobre et que ce n’est pas la peine de se déplacer quand on a vu le grand cirque.

TOULON (114e livraison). Mongin – « Toulon ancien et ses rues ». DEUXIÈME PARTIE Agrandissement de 1589

(cl. H. Ribot)

VIII Rues tracées dans le Borc dels Predicadors

Rue de la Croix

Une croix de pierre, érigée par les P. P. Capucins en face de la porte d’entrée de leur couvent fit appeler primitivement cette rue de la Croix des Capucins ( Archives communale, CC. 86). Dénommée le 2 vendémiaire an III, rue Cincinnatus (du nom d’un Romain célèbre par la simplicité et l’austérité de ses mœurs) et le 4 vendémiaire an VII, rue de la Tolérance, cette voie reçut, après la Révolution, le nom de rue de la Croix.

Rue et place de l’Intendance.— Rue Pastoureau

Après l’agrandissement de Toulon, en 1589, la porte d’Amont ayant été reculée sous le nom de porte Notre-Dame sur la place de l’Intendance actuelle, celle-ci ne fut plus appelée que place Notre-Dame (archives communales, CC 20). En 1630, elle perdit cette dénomination pour prendre celle de place du Piquet, du nom du bâtiment que la commune venait de faire construire sur cet emplacement et où se percevait le droit dit « du Piquet » (BB. 55 ; CC. 603). Le Piquet était « une « imposition établie sur les blés convertis en farine pour la consommation des habitants de la ville et de son terroir ; ce droit était déterminé par les délibérations de la Communauté et les baux passés en conséquence par les Consuls avec des fermiers chargés du recouvrement » (CC. 472).

Le bâtiment du Piquet lut transféré, en 1683, sur la place Saint-Roch (archives communales, CC. 27). Vers la même époque, le département de la marine ayant l’ait construire, au Nord de l’ancienne place du Piquet un hôtel destiné au logement de l’Intendant de la marine (Commissaire général de la Marine), cette place prit le nom de qu’elle porte encore de nos jours. L’hôtel de l’Intendance était distribué et meublé de manière à recevoir les grands personnages qui s’arrêtaient à Toulon. Philippe V, roi d’Espagne, y logea en 1700 et 1702 ; le Chevalier d’Orléans, grand prieur de France, en 1732 ; le ministre Maurepas, en 1744. Les derniers personnages politiques qui habitèrent l’Intendance furent, en 1794, les conventionnels Barras et Fréron.

Non loin de la maison de l’Intendant de la marine se trouvait autrefois une fonderie, où l’on coulait les canons en bronze pour les vaisseaux. Sous les guerres de la République cet établissement fournit un nombre considérable de mortiers et de canons de tout calibre. « On ne retrouve pas dans les archives du port la date de la construction de cette fonderie dont l’origine semble remonter à une époque très reculée. D’après les anciens comptes, on voit figurer des dépenses pour réparations faites à la fonderie en 1681, ce qui indique que sa création remonte encore plus haut. On présume que ce bâtiment fut construit pendant le règne de Louis XIII. Une seconde fonderie fut construite pendant les années 1688, 1689 et 1690 à côté de celle qui existait déjà, avec laquelle elle ne formait qu’un seul et même  établissement. Le 19 février 1691, un marché fut encore passé pour divers agrandissements qui s’exécutèrent sous la direction de M. Gombert, ingénieur » (Archives de la Marine. – Direction des travaux hydrauliques).

C’est dans l’ancienne fonderie de la marine que Pierre Puget sculpta le Milon de Crotone, l’Andromède et le Diogène qui sont autant de chefs-d’œuvre.

Appelée le 2 vendémiaire an III, place de l’Indivisibilité (archives communales modernes. – Registre des délibérations, an III) ; le 4 vendémiaire an VII, place Egalité (archives communales modernes. – Registre des délibérations, an VII), et le 4 prairial an XIII, place Impériale (archives communales modernes. – Registre des délibérations, an XIII), cette place reprit après le premier empire son nom de l’Intendance.

Le 29 juin 1900, la partie de la rue de l’Intendance s’étendant de la place du même nom au boulevard de Strasbourg, a reçu la dénomination de rue Pastoureau (Henri Pastoureau, officier supérieur d’infanterie en retraite, maire de Toulon ; mort dans l’exercice de ses fonctions).

À suivre.

UNE VRAIE BLAGUE POUR LA ROUTE :

« Un septuagénaire s’était tiré deux balles dedans la tête. Hors de danger, il sera poursuivi pour non-déclaration de révolver. » (Fléchois, 22 novembre 1952, revue de La Flèche, Sablé, Loué, Malicorne, le Maine et Loire, le Pays Mayennais)

J’arrête ici ces éphémérides.

Nous sommes le 8 décembre 2024. L’hiver est en route, et il est 6 heures du matin.

A demain !

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