ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 25 SEPTEMBRE 2024 – 13e ANNÉE (n° 4555)
ILLUSTRATION : 25 septembre 1911 – EXPLOSION DU CUIRASSE « LIBERTÉ » DANS LE PORT DE TOULON, 300 VICTIMES –
Un grand bonjour à tous !
En ce mercredi 25 septembre, nous fêtons les Hermann, Arminius en latin, du nom de celui qui a battu les Romains à Teutoburg. Toutefois, saint Hermann, mort en 1054 et vénéré par l’église catholique, a lui aussi existé : paralysé depuis l’enfance, il marchait difficilement, ce qui ne l’empêcha pas de s’intéresser à la poésie, aux mathématiques et à l’astronomie. On lui doit l’invention d’un astrolabe et d’une machine à calculer. Prénom très populaire dans les années 1900, on ne compte plus que 1660 Hermann de nos jours en France, avec une moyenne d’âge de plus de 35 ans (variantes : Armen, Armin, Ermann, Ermanno, Herman, Hermand, Hermant et Heymann ; forme féminine Hermande).
C’était aussi le jour du colchique, quatrième du mois de Vendémiaire an II au calendrier républicain. C’est de saison, rappelez-vous :
« Colchiques dans les prés fleurissent, fleurissent
« Colchiques dans les prés, c’est la fin de l’été. »
DICTON : Ce que le mois d’août n’a pas mûri, ce n’est pas septembre qui le fera.

PENSEE : « Dès qu’un sentiment s’exagère, la faculté de raisonner disparaît ». » (C. Le Bon, Hier et Demain)

(« Liberté », cuirassé).
METEO MARINE POUR SANARY : Un flux assez irrégulier de secteur Sud-Ouest prédomine sur l’ensemble du bassin.
Pour Sanary-sur-Mer : Pas d’avis de coup de vent.
La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des conditions favorables à la persistance du beau temps.
Ciel peu nuageux le matin, ciel voilé l’après-midi. Pas de précipitations. Le soir, de belles éclaircies mais multiplication des nuages.
Pas de précipitations. Vent de NW force 2 tournant SSW en milieu de journée puis ESE force 3. Rafales atteignant 15 nœuds le soir. Mer belle devenant belle à peu agitée le soir. Houle petite et courte de SW. Visibilité excellente.
Température : 16 à 23°.
EPHEMERIDES :

–1275 – 25 septembre : un commandement de Charles 1er, donné à Viterbe, fournit la preuve qu’avaient été adoubés chevaliers en dépit du droit régalien. Ayant été informé que des humiliores de la viguerie de Draguignan avaient obtenu le cingulum militare, le souverain ordonne la degradatio de ces nouveaux chevaliers « qui non sunt de généré militari » (R. Filangieri, Registri della canceller ia…, op. cit., p. 361-362, n° 398, et A. de Bouard, Actes et lettres de Charles Ier,… op. cit., p. 307-309, acte n° 992. « Pro hominibus dragoniani. Senescallo Provincie scribit rex Siciliae de quibusdam militibus vicariae Draguignani, ex humiliori loco ad mlitiam promotis, destituendis;…, accedentes ad pre- cntiam nostram magister Amdreas de Dragoniano et Bertrandus Giraudi, ambassatores icte terre, nobis exponere curaverunt quod nonnulli plebeiani et alii qui non sunt de enere militari, de dicta terra Dragoniani, ad hoc ut onera, ,que hominibus ipsius terre ro tempore imponuntur, effugiant, faciunt se militari cingulo decorari sicque, propter ujusmodi munus militie, a quistarum solutione redduntur immunes sicut et ceteri milites obdes vicariatus Dragoniani, in nostrum et dicte terre prejudicium manifestum ac ¿decus ordinis militaris. Nos igitur, hec non immerito moleste ferentes ac nolentes quod liqui rustici son plebeiani promoveantur ad militiam quoquomodo absque nostra ueciali licentia et mandato, volumus et fidelitati tue precipiendo mandamus quatinus, latim receptis presentibus, omnibus militibus, quos in vicaria Dragoniani ex rusticis vel lebeianis ad militiam inveneris fore promotos, degradatis primitus in forma aliarum : erarum tibi sub sigillo nostro missarum, ipsos ad conferendum cum aliis rusticis et ’.¿beianis de eadem vicaria in omnibus quistis et aliis oneribus ipsius terre presentium uctoritate compellas; et nichilominus per totam decretam tibi provinciam puplice icias inhiberi, ne aliquis rusticus seu plebeianus presumat militari cingulo decorari bsque nostra speciali licentia et mandato. ») ; la viguerie de Draguignan correspondait pour partie à l’ancienne bailie de Fréjus(F. Benoit, Recueil des actes…, op. cit. p. 329, n° 246.), les libertates militum y étaient en principe définies par le chapitre IX des statuts promulgués par Raimond Bérenger en 1235. Dans la ville d’Aix, capitale du comté, un problème identique se posa en 1290 : Certains chevaliers issus du peuple prétendirent s’exempter du paiement des impositions roturières. Charles II les y contraignit : le 17 décembre 1291, dans une déclaration à portée générale, il sanctionna l’évolution juridique amorcée à partir des années 1234-1235 par Raimond Bérenger, en déclarant que seuls étaient dispensés du paiement de l’impôt et bénéficiaient des privilégia, immunitates et libertates, les « milites ac nobiles…, videlicet qui orti sunt ex antiquo genere militari » et ceux qui avaient obtenu le cingulum « de manu, seu licentia… domini Raymundi Berengarii Provinciae Forcalquerii comitis… aut regis incliti genitoris nostri carissimi, seu nostra » (Archives municipales d’Aix, AA 1, f° 18 v° a 21 r°). Les conséquences exclusives de l’adoubement régalien étaient ainsi confirmées.
–1375 – 25 septembre : Puteus Minhotorum (acte aux archives de l’Evêché). Poux de Mignot – lieu-dit, commune d’Aubagne (1872). Note : « puteus », en provençal « pous » correspond au français « puits ».
–1575 – 25 septembre : Miguel de Cervantes Saavedra, le futur auteur de Don Quichotte, qui a participé à la bataille de Lépante et y fut mutilé, est capturé sur la nef El Sol le 26 septembre 1575 alors qu’il rentrait blessé de Naples en Espagne. Son esclavage à Alger dura de 1575 à 1580. Il fut libéré par le père Jean Gil au moyen de 500 écus. A Alger, on peut voir la « grotte de Cervantès » où le futur écrivain s’est réfugié lors d’une tentative d’évasion. Située dans la commune de Belouizsad, elle se trouve sur une colline, entre Diar el Mahçoul et le boulevard du même nom, à l’ouest du bois des arcades, dans le quartier du Hamma.
-1585 – 25 septembre au 19 décembre : Six-Fours et les terres gastes de Sicié et de Cépet – Les sieurs commissaire apostoliques désignèrent comme experts Messire Jacques Vitallis, chanoine en l’église Major de Marseille, Noble jean de Carbonel, Seigneur du Canet et de Collobrières, Maîtres François Matol et Claude Portalis, notaires royaux du lieu d’Ollioules, aux fins de se transporter sur les pièces baillées à nouveau bail, à ladite communauté de Six-Fours par la première transaction du 7 août 1552.
Lesdits experts se transportèrent aux terres gastes de Siciech et Sépet. Lesquelles ont trouvé pour lors, comme elles étaient au temps de la transaction, infertiles, remplies de buissons, ne servant qu’à mettre au feu, et d’une conférence entre eux faite, ont dit et rapporté que les susdites neuf pièces ou propriétés de terre mentionnées à la première transaction baillée par ledit Sieur abbé à la communauté, et depuis, par icelle, remises à divers particuliers, valaient pour lors, en l’état quelles étaient, de rente, toutes les années, audit Sieur abbé, y compris sa part du dixième qui procédait desdites pièces, 150 florins. Et si de présent, elles étaient au même état quelles étaient pour lors, vaudraient, de rente, y compris le droit de dîme, 210 florins, considérant que les fruits sont de plus grand prix par le bénéfice du temps. Et quand aux terres gastes des montagnes de Siciech et Sépet ont déclaré que le revenu est de fort petite considération, au moyen de quoi, les transactions se trouvent évidemment faites au grand profit de l’abbaye. Ledit rapport fait le 19 septembre 1585. (…)
Toutes les procédures ayant été communiquées à Monsieur le procureur du roi, il aurait donné ses conclusions le 23 dudit mois de septembre (…) les particuliers, manants et habitants dudit S-F, sont en possession, libre de tout temps, de jouir de leurs terres et propriétés, sans payer lods ni vente, ni service audit abbé, et à certains qu’on ne peut empêcher l’autorisation, approbation et confirmation desdits articles de transaction mentionnés au susdit brevet, et qu’il n’y soit dit et ordonné, par les Sieurs commissaires apostoliques, quelles seront entretenues, gardées et observées de point en point, selon leur forme et teneur, et par ce moyen, les parties condamnées à l’observation d’icelles. C’est ce qu’il a requiert.
Ainsi le Sieur abbé et monastère ne sauraient contredire, et partant, suivant ce que dessus, ledit Sieur procureur du roi, ayant amplement remontré le tout, aurait conclu, ne l’empêcher, et ce, sans préjudice du lot et amortissement et autres droits dus et appartenants au Roi, et le tout, sans abus. Délibéré à Tollon le susdit jour 23 septembre 1585. Signé B. Viallis, avocat du roi. (…)
ARRET DE LA COUR DU PARLEMENT D’HOMOLOGATION DE LADITE SENTENCE : la Cour du Parlement par son arrêt du 17 décembre audit an, ayant égard à ladite requête, a autorisé, homologué lesdites transactions et procédures faites par ledit délégué, sur l’exécution dudit brevet apostolique, « si en evidentem », et autorisation d’icelles ensuivies, condamne les parties à icelles garder et observer, selon leur forme et teneur. Cet arrêt a été rendu à la barre (Jean Denans, 1713).
-1610 – 25 septembre : DROIT DU PORT DU CHAPERON DE VELOURS VIOLET PAR LES CONSULS OU SYNDICS DE SIX-FOURS – Par lettre patentes, datées de Marseille le 25 septembre 1610, le duc de Guise, Charles de Lorraine, gouverneur pour le roi, en Provence, avait accordé aux consuls ou syndics de Six-Fours le droit de porter un chaperon de velours violet, insigne de leur dignité municipale. Le chaperon était une sorte de coiffure dont un prolongement tombait sur une épaule : il était constitué par une étoffe teinte, généralement de deux couleurs, et était porté par les consuls et syndics des villes, bourgades et villages en exercice.
A propos du chaperon accordé à Six-Fours en 1610, il est intéressant de lire dans les lettres patentes du duc de Guise la phrase suivante : « Le lieu de Six-Fours est habité en partie par de riches et honorables familles ; il s’y fait un grand négoce par mer et un commerce appréciable avec les étrangers et les gens de la province. » (Louis Baudoin, 1965, p. 100)
-1618 – 25 septembre: Le duc de Guise envoie de nouvelles lettres de protection aux habitants du territoire de Six-Fours. « Le duc de Guize, prince de Joinville, pair de France, gouverneur et lieutenant général pour le Roi en Provence, amiral des mers de levant. Désirant bien et favorablement traiter les consuls, manants et habitants du lieu de S-F, et conserver de tout notre pouvoir ce qui leur appartient, nous avons, ledit lieu, avec son terroir et port, ce qui en dépends, pris et mis, prenons et mettons, en la protection et sauvegarde du Roi et la notre spéciale, par ces présentes, avec inhibitions et défenses très expresse à tous capitaines, chefs, conducteurs de gens de guerre, tant par mer que par terre, d’y loger ou souffrir d’y être logé, pris , enlevé ou fourragé aucun grains, vins, huile, fourrage ni autre chose quelconque, si ce n’est de leur grès et consentement, ni de leur méfaire ou médire en façon ou manière que ce soit en leurs personnes, sur peine aux contrevenants de punition exemplaire. En témoin de quoi, nous avons lesdites présentes, signé de notre main, et à icelles fait mettre le cachet de nos armes, à Marseille, le 25 septembre 1618, signé par ledit seigneur, et plus bas, (lourdaloiée) et scellée des armes de son altesse. » (Jean Denans, 1713)
-1636 – 25 septembre : registre aux archives de l’Evêché
1. La Bourgougne. Bourgogne – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, près de la Moutte (1872).
2. Cabre mourto. Cabre-Morte lieu-dit, commune de Marseille, dans les collines de Carpiagne, commune de Marseille.
3. Crenilhole. Cranillole – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, près de Valbarelle (1872).
-1657 – 25 septembre : LE ROI VISITE UNE SYNAGOGUE – Louis XIV, accompagné de son frère, est le premier souverain français à visiter une synagogue, à Metz (Ephémérides 2e année).
-1661 – 25 septembre :
1. PHILIPPE DE BOURBON-VENDOME, 16ème ABBE COMMENDATAIRE DE SAINT VICTOR DE MARSEILLE. 68ème abbé de Saint Victor de Marseille mais 61ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. Seigneur de Six-Fours et de La Seyne. PHILIPPE DE BOURBON-VENDOME, 1662-1703. Grand prieur de France de l’Ordre de Malte. Brevet royal du 10 mai 1661, mise en possession du 26 septembre 1661, bulles de provisions du 4 mai 1662, résigne son abbaye vers 1703 ; mort le 24 janvier 1727. (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969 ; E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium).
2. demande faite au roi par les habitants de Sanary – « Les habitants et manants de Saint-Nazaire, hameau dépendant du lieu d’Ollioules disant que le hameau est composé d’environ 250 familles demande de pouvoir élire des syndics pour s’occuper des affaires publiques que la plupart des habitants ont dans leurs affaires ou dans les affaires publiques et souffert souvent de préjudice par cette absence de syndics. Ils ont recours à la justice et à la bonté de la Cour (du Parlement d’Aix) pour leur en procurer. Ils demandent d’être autorisés à s’assembler en Conseil Général composé de tous les chefs de famille par devant le juge ordinaire du seigneur du lieu d’Ollioules pour établir dés syndic, pour s’occuper des affaires publiques du dit hameau de Saint-Nazaire suivant la nomination et l’élection qui sera faite par les suppliants à la pluralité des voix. Et pour délibérer, s’il y échoit, d’autres affaires que ledit quartier a et pourra avoir à l’avenir et pour assembler les syndics toutes les fois que le cas le requerra et il doit être enjoint au juge ou à son lieutenant d’assister aux assemblées et de les autoriser » (B. Rotger, 1984).
–1663 – 25 septembre : Ratabou (acte notarié à Allauch). Routabaou ou Ratabaou – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier des Montblancs.
–1666 – 25 septembre : Les Séguières – lieu-dit, commune de Roquevaire, quartier de Bassan.
-1688 – 25 septembre : GUERRE FRANCO-GERMANIQUE – Louis XIV entraîne la France dans une guerre contre le Saint Empire romain germanique (Ephémérides 2e année)

-1701 – 25 septembre : SANARY REçOIT la reine d’Espagne et sa cour – Le maire de Sanary reçoit un avis de Monsieur de Grignan qui ordonne aux consuls du lieu « de se préparer à loger la Reine d’Espagne et les personnes de sa Cour et de sa suite, en cas que les gallères qui doivent la porter venant du côté du Port de MONACO soient obligées de relâcher au port du lieu. Et parce qu’il doit être satisfait aux ordres du comte de GRIGNAN sans perte d’aucun temps. » Sur quoi le sieur Maire et consuls firent préparer le logement du mieux qu’il leur fut possible, rassembler des denrées pour la nourriture. Ils firent faire aussi des bâtiments pour faciliter les débarquements de Ces personnes, des flambeaux pour les éclairer, et même l’artillerie qui se trouve en ce lieu pour les saluer conformément aux ordres reçus. Pour cela, ils firent aussi acheter de la poudre. La Reine arriva escortée de 11 galères d’Espagne et de France, commandées par le comte du Luc (de Vintimille). Les ordres concernant le salut, la préparation des logements, le salaire des gardes, et toutes les autres fournitures, tout fut exécuté rigoureusement sous le contrôle du Valet de Ville, VIDAL. Les flambeaux qui avaient peu servi furent par la suite utilisés pour les besoins de la communauté. L’escale fut de courte durée (Rotger B., 1984).
-1720 – 25 septembre : LA PESTE A MARSEILLE – Quatre cents morts de la peste à Marseille. « Est-ce la fin de l’épidémie ? » se demande la population (André Maurice, 1983).
-1721 – 25 septembre : LA PESTE A SANARY – Les intendants de santé de Sanary vont parfumer Jean AYCARD et toute sa famille, le fils de Jean GRANET, la fille de Rose GAUTIERE ; ils passent à la lessive leurs vêtements ainsi que ceux d’Anne LYONE . Décision est prise de visiter les 253 maisons dans le bourg et 39 bastides du terroir de Sanary. Nous apprenons ainsi que l’on tisse de la soie en provenance des vers élevés dans le terroir et que l’on prévoit de reculer les barrières pour gagner le moulin de Palisson qui, s’il appartient à la communauté sanaryenne, se trouve en territoire ollioulais (Rotger B., 1984).

(le cuirassé « Liberté » en achèvement à flot).
-1771 – 25 septembre : COMMERCE DES HUÎTRES – Une ordonnance de police interdit le commerce des huîtres entre le 30 avril et le 1er septembre (règle des mois en R). Le Moyen-Âge en était friand et connaissait le couteau d’écailleur. Sébastien Mercier affirme que Crébillon (1707-17777) mangea en sa présence … cent douzaines d’huîtres (Almanach Vermot 2012 p. 287).
-1789 – 25 septembre : FISCALITE, BIENS DE L’EGLISE, PREMIER JOURNAL ROYALISTE – Vendredi 25 septembre – A l’Assemblée, aujourd’hui, les discussions ont porté sur la fiscalité : Necker demande un nouvel impôt du quart sur le revenu et l’Assemblée décrète que les arriérés d’impôts de 1789 et des années antérieures devront être acquittés dans leur totalité. Au cours de la seconde partie de la séance, un rapport de Treilhard a évoqué les questions des biens de l’Église : la discussion a été remise à plus tard. Le même jour, le premier journal royaliste, «Journal général de la Cour et de la Ville», fait son apparition (1789-1989, Agenda du Bicentenaire).
-1792 – 25 septembre : la République française est une et indivisible – L’assemblée vote un décret déclarant que « la République française est une et indivisible » (Jacques Godechot, Les Constitutions de la France).
-1793 – 25 septembre : Appel à des volontaires SANARYENS aptes à porter les armes – Suivant l’ordre de Carteaux daté du 14 septembre, le général Mouret écrivit bientôt à la même municipalité de Sanary une lettre, entièrement manuscrite : « Au camp, près Toulon, ce 25 septembre 1793, l’an II de la République française. Citoyens, En applaudissant au zèle de vos habitans, je ne puis m’empêcher de vous demander à completter la compagnie que vous avez envoyée et de laquelle je suis fort content; je compte trop sur le zèle et le patriotisme de vos habitants pour me faire espérer que vous enverrés encore une quinzaine d’hommes propres à porter les armes. Le général de brigade, MOURET. » (Archives de Sanary, D4)
–1793 – Du 25 septembre au 10 décembre : Joseph Bonaparte, commissaire des guerres chargé de la police des hôpitaux de l’armée sous Toulon – Les archives de la Ciotat possèdent douze lettres écrites par Bonaparte du quartier général d’Ollioules envoyée du 25 sept au 10 déc. 1793. A l’ouverture du siège de Toulon, Joseph Bonaparte, commissaire des guerres chargé de la police des hôpitaux de l’armée sous Toulon, vint à Sanary accompagné du directeur de l’hôpital ambulant d’Ollioules, pour requérir toutes les fournitures de lits :
« Il est indispensable d’installer des lits dans l’église paroissiale, ils sont destinés à recevoir des malades durant très peu de jours. Vous en ferez une note que vous remettrez au directeur qui en deviendra responsable, car la patrie (…) veut que les propriétés soient respectées. (…) Signé : Bonaparte. ».
Pour exécuter cet ordre et assurer le logement des civils réfugiés, ainsi que des troupes, on désigna Joseph Arnaud, Laurent Coulomb, Pierre Fabre et Antoine Venel pour prendre toutes mesures utiles .
–1793 – 25 et 26 septembre : la batterie des « Sans Culottes » – Installée au bas de la colline de Lagoubran, la couleuvrine de 44 de la batterie des « Sans Culottes », par ses boulets rouges, obligea les navires alliés à s’éloigner de la Petite Rade et à s’abriter derrière les hauteurs de Balaguier, en ligne générale la Grosse Tour – Saint-Mandrier. Les navires alliés, anglais et espagnols, abandonnent ainsi petit à petit la baie de La Seyne, et se déplacent vers le Mourillon (Ephémérides 2e année).
–1794 – 25 septembre (4 vendémiaire an III) : Pénurie d’huile à Ollioules – Des plaintes journalières sont adressées au maire d’Ollioules par ses concitoyens relativement à la pénurie d’huile qu’ils éprouvent depuis quelques temps. Cette pénurie est constatée par un procès-verbal de visite générale. Le Conseil général délibère de prendre dans le magasin dans le magasin de l’émigré Aubert la quantité nécessaire pour approvisionner la commune (Castellan E., 1937, p. 219-220).
–1795 – 25 septembre (3 vendémiaire an IV) : Retour d’émigrés – Profitant des nouvelles lois en leur faveur, des émigrés rentrent, tout au moins ceux portés sur cette liste sous divers motifs. Parmi ceux qui seront rayés de ces listes, citons: Catherine GAUTIER, « veuve d’Antoine ICARD, guillotiné à TOULON ; Françoise FOURNIER (53 ans) veuve de feu Claude PARDIGON, ses enfants Jérôme PARDIGON (22 ans), Angèle PARDIGON (25 ans), Rose Félicité PARDIGON (15 ans) ; Joseph ANDRAC de Bandol (qui avait été secrétaire de section) ; Nicolas Marie DUGUE ; Jacques FOURNIER, capitaine marchand ; Elisabeth BONNAFOUX, veuve d’Edouard ALLEMAND, fusillé sans jugement après l’entrée de l’Armée républicaine, ainsi que ses enfants Joseph et Frédéric. Cette loi qualifiée de « bienfaisante » permettrait à ceux qui vivaient du travail journalier de leurs mains, n’étant ni nobles, ni prêtres, ou parents des émigrés qui, qualifiés de complices des émigrés, avaient vu leurs biens confisqués alors qu’ils n’étaient pas émigrés eux-mêmes ; également, ceux que leur profession, exercée dans TOULON, avaient contraint à y rester durant l’occupation anglaise, ou encore que le hasard avait trouvé dans cette ville lors des événements de Nivôse an II, tous x là purent bénéficier de la restitution de leurs biens ou d’une indemnité (Rotger B., 1984, p. 307).

–1812 – 25 septembre : LE CHÂTEAU DE LA MILLIERE A SANARY ET SES PROPRIETAIRES – Naissance à Toulon d’Etienne ROSE, fils de Hugues et de Anne Thérèse Fany CALLENES. Veuf en premières noces de Gracieuse DARRICARERE qui décéda en 1864, il se remaria avec Caroline MINVIELLE en 1869. Devenu général, Etienne ROSE acheta une partie du château et des terres de la Millière appartenant à Jean-Baptiste FLOTTE. Une des filles de Joseph Virelle, seigneur de la Millière, avait épousé Jean-Baptiste de Flotte-Roquevaire, capitaine d’infanterie, qui devint ensuite seigneur de la Millière, et syndic des forains de Saint-Nazaire en 1752, sous le nom de Flotte-Saint-Etienne. Le Général-Comte Etienne Rose a acheté la Millière au milieu du XIXème siècle, et l’a rénové peu avant 1892. Les vignes étant victime de l’oïdium en 1868, puis du phylloxéra en 1872, il est à l’origine de la replantation locale des vignes sur plan américain et du choix des cépages qui donneront plus tard l’A.O.C. Bandol. C’est lui qui supprime la chapelle à la mort de sa femme, et la convertit en local agricole. Après la mort du Général Rose en 1899, la Millière appartient à un Fontanel de Marseille. Etienne ROSE rénova donc le domaine pour venir y finir ses jours. Sa seconde épouse acheta en juillet 1874 une autre partie de cette propriété à Jean-Louis GRANET afin de lui redonner sa superficie ancienne. La carrière militaire du général ROSE dura 38 ans, en France, en Algérie, en Italie, et Orient. Il eut de nombreuses citations. Il légua la sommez de 1000 francs ainsi que son buste en marbre. Il fit du bien autour de lui, jusqu’à sa mort, le 2 août 1899 en son château de la Millière. Sa dépouille, ainsi que celle de sa femme, sont au vieux cimetière de Sanary (Rotger B., 1984, p. 307).
-1867 – 25 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 25 – Mercredi – Saint Firmin. Temps couvert, indécis – Vent à l’est d’abord qui passe ensuite à l’ouest – brise faible – pas de soleil. Ce matin à 05h00, il est tombé un peu de pluie.
-1869 – 25 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 25. – samedi. Saint-Firmin. Temps splendide mais froid en matinée – soleil qui chauffe ferme. Calme plat de bonne heure. Petite brise d’est à 09h00 – il y a eu hier une belle pêche de merlans. Nos pêcheurs du large sont arrivés à 11 heures ce matin avec de beaux et nombreux poissons de l’espèce merlan. – nous avons eu l’occasion d’en acheter et d’en manger au prix de 1 franc 50 le kilo ; c’est rare pour nous. Il y a aujourd’hui distribution de prix à l’école communale dirigée par monsieur Joseph Soleillet. Cette cérémonie aura lieu à 03h00 de l’après-midi. Monsieur le maire et ses adjoints et sont invités.

–1898 – 25 septembre : SCIENCE HISTORIQUE – Mort du préhistorien français Gabriel de Mortillet (Ephémérides 3e année).
–1911 – 25 septembre : EXPLOSION DU CUIRASSE « LIBERTÉ » DANS LE PORT DE TOULON, 300 VICTIMES – La population de Toulon s’apprête à enterrer les neufs victimes de la «Gloire», quand une formidable explosion lui apprend qu’un nouveau malheur s’est abattu sur le port. Cette fois les victimes se comptent par centaines.

A 5h53 exactement, une gerbe immense de feu s’élève de la « Liberté », un cuirassé d’escadre lancé en 1905 dont le commandant, capitaine de vaisseau Jaurès, frère du député du Tarn, est en permission, de même que son second, capitaine de frégate Joubert. Une détonation terrible s’entend et le mastodonte de 18 000 tonnes soulevé comme un fétu de paille dans sa partie avant, coule immédiatement. Une minute après, on aperçoit plus, sur rade, qu’un îlot formé de ferrailles déchiquetées aux débris informes. De Toulon, de Saint-Mandrier, on a vu la lueur et entendu l’énorme détonation qui a fait trembler les maisons à La Seyne et à Saint-Mandrier, aussitôt suivie de deux autres semblables, puis d’une quatrième formidable qui a réveillé en sursaut tous les habitants et a détruit plusieurs devantures. L’effet de l’explosion a englouti aussi grand nombre de chaloupes et de canots à vapeur.

Non seulement les obus de tout calibre ont explosé mais encore des torpilles et l’une d’elles, aveugle, dirigée avec une précision que la fatalité seule peut expliquer, a frappé la « République » à quelques centimètres de la ligne de flottaison, faisant une profonde blessure à la coque du navire, sur le flanc bâbord arrière. Le capitaine de vaisseau de Keraudren, à son poste de commandement donne des ordres pour organiser les secours. Oubliant que le navire fait de l’eau, qu’ils peuvent à leur tour, être engloutis, les matelots de la « République » songent d’abord à leurs camarades et font tout leur devoir. Quand le calme est revenu, on constate que deux cadavres de la « Liberté » avaient été projetés sur le pont de la « République ». Ils sont aussitôt enveloppés et dirigés peu après sur l’hôpital Saint-Mandrier.

A bord de la « Démocratie » un obus de 305 a frappé par tribord, à l’arrière du navire, à la hauteur du carré des officiers, faisant de gros dégâts mais pas de victimes. Par contre, des cornières de la Liberté» volent en éclats au moment de l’explosion, et une tôle, venant s’abattre sur le pont, frappe mortellement trois matelots de la « Démocratie ».

Sur les autres navires mouillés en rade, l’effet de l’explosion est violemment ressenti.

A 6 heures du matin la rade de Toulon présente déjà un aspect animé. Deux steam-boats traversent la rade quand l’explosion se produisit. Venant de Saint-Mandrier et de La Seyne, ils transportent les ouvriers de l’arsenal et des forges et chantiers. La panique à bord est intense au début, mais vite réprimée malgré les éclats d’obus et de fer, qui tombent sur les petits navires. Le steam-boats de Saint-Mandrier peut continuer sa route sur Toulon, tandis que celui de La Seyne doit faire demi-tour, ne pouvant traverser les épaves qui surnagent sur la rade (Gisèle Argensse, 1989, p. 139).

Au cimetière de La Seyne est enterré Louis Gautier, quartier-maître mécanicien, époux de Joséphine Mathieu, qui fut parmi les 300 victimes de l’explosion du cuirassé. Retrouvé dans la rade de Toulon, huit jours plus tard, son corps fut déposé dans le caveau du Souvenir Français à La Seyne le 3 octobre suivant. Le 5 octobre, sa fille Louise venait au monde (Marius Autran, tome 7, 1999).

-1924 – 25 septembre : projet d’installation d’une batterie d’expériences de tir contre avions, à la Coudoulière, près de Saint-Mandrier – En avril 1924, la Marine projetait l’établissement d’une batterie à la Coudoulière (Saint-Mandrier). M. Juvenal, menacé d’expropriation, offrait gratuitement à l’Etat les terrains en colline qu’il possède à droite et à gauche de l’emplacement projeté, sur la colline de la Renardière. Ce qui sera accepté. Voici comment. M. Reynaud, député du Var, reçut du Ministre la Guerre la lettre suivante :
« Par lettre, en date du 25 septembre 1924 avez bien voulu me communiquer, en l’appuyant de ses conclusions, un mémoire relatif au projet d’installation d’une batterie d’expériences de tir contre avions, à la Coudoulière, près de Saint-Mandrier (Var). J’ai l’honneur de vous informer qu’il s’agit simplement de la remise en action, en vue d’expériences de tir urgentes, d’une batterie où avant la guerre, il a été déjà effectué d’assez nombreux tirs, avec des calibres supérieurs à ceux dont l’emploi est envisagé, pour les expériences en cause. L’emplacement avait été choisi eu égard à considérations financières qui imposaient de profiter d’installations déjà existantes. Le projet d’extension de la batterie ayant donné lieu à d’assez nombreuses protestations des propriétaires du voisinage, je n’ai pas manqué de porter mon attention sur le plateau de La Renardière, plus éloigné de Saint-Mandrier et dont le choix m’avait été indiqué par M. Juvenal, avocat à Toulon, principal propriétaire intéressé à la question. L’enquête que j’ai ordonnée à ce sujet vient d’être terminée, après un minutieux examen et conclut à l’adoption de l’emplacement du plateau de la Renardière. J’espère ainsi concilier le mieux possible, les exigences de la Défense Nationale avant les intérêts locaux, dont j’apprécie tout la valeur. Veuillez agréer, etc.» (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 151-152).
–1926 – septembre : ABOLITION DE L’ESCLAVAGE – Signature de la convention internationale abolissant l’esclavage (Ephémérides 2e année).
–1934 – 25 septembre : Naissance à Marseille de Jean Bernard de Chieusses de Combaud de Roquebrune, connu sous son nom d’acteur « Jean Sorel ». Son père, fondateur de la revue «Liberté», fut tué pendant la Seconde Guerre Mondiale. Jean Sorel participa à celle d’Algérie de (1956 à 1957). Il prépara Normale Sup mais bifurqua vers le cinéma où il obtint un petit rôle dans « J’irai cracher sur vos tombes » (1954) de Michel Gast. Toutefois, Jean Sorel fit véritablement ses débuts avec Jacques Bourdon qui lui propose le rôle phare des « Lionceaux ». Avec les traits et les qualités d’un jeune premier, il fut presque un rival d’Alain Delon et comme lui, il tourna beaucoup en Italie. Ce furent alors «Les adolescentes» d’Alberta Lattuada , » Ça s’est passé à Rome » de Mauro Bolognini. C’est là qu’il fit la connaissance d’Anna Maria Ferrero, qui devint sa femme et décéda en mai 2018. Il tourna avec de grands acteurs et actrices :Lea Massari, Marie-José Nat, Ralf Vallone, Lilli Palmer, Charles Boyer, Anna Karina, Curd Jürgens, Claudia Cardinale, Gina Lollobrigida, Raquel Welch, Virna Lisi, Monica Vitti, Caroll Baker, Catherine Deneuve. En France avec Yves Allégret, Roger Vadim et Luis Buñuel. Au début des années 1980, Jean Sorel se consacra surtout à la télévision (« Les cœurs brûlés » et « Vostra per sempre Elvira ») et à des téléfilms (Une vieille maîtresse ,1975), de Jacques Trébouta ; « La naissance du jour », 1980, de Jacques Demy. Au théâtre, il travailla notamment avec Roger Planchon et joua « Alice par d’obscurs chemins ». Sa concurrence malheureuse avec Alain Delon fit qu’il «rata» cette carrière qu’on lui prédisait, en dépit de tournage prestigieux. Il vit aujourd’hui à Paris.
-1940 -25 septembre :
1. Marcel Déat qualifie de Gaulle « d’abominable traître » – La presse française (surtout en zone occupée) est amenée à faire allusion aux Français qui se déclarent hostiles à « l’ordre nouveau ». Marcel Déat écrit dans l’ « Œuvre » : « La vérité française ne consistait pas à abandonner le sol de la patrie pour errer sur les mers dans les chaloupes de l’Angleterre. La vérité française c’est encore le maréchal Pétain qui l’exprime quand il maintient sous les plis du drapeau l’unité de la métropole et de l’Empire. Et l’ex général de Gaulle n’est qu’un abominable traître quand il ose prendre part à un coup de force anglais contre Dakar… digne suite de l’assassinat de Mers el Kébir et de celui déjà perpétré dans les mêmes eaux africaines. Il paraît que ces évidences échappent à un certain nombre de Français…» .
2. COMMUNICATION POSTALE ENTRE LA ZONE LIBRE ET LA ZONE OCCUPÉE – Rétablissement partiel et limité des relations postales entre les deux zones (cartes familiales où l’on ne peut que cocher des phrases imprimées (par exemple : la santé est bonne ou Père est malade). La correspondance par cartes postales sera autorisée dans quelques jours. Certes, une carte postale, ce n’est pas une lettre pu l’on peut laisser parler son cœur, et cela manque. Mais c’est tout de même quelque chose de savoir vivants ceux que l’on aime, beaucoup de les savoir toujours là-bas en bonne santé (André Rossel, 1985).
-1941 – 25 septembre : article de Paul Riche publié dans le journal « L’Appel » À propos d’une fusillade d’otages – « Mauvaise semaine pour Paris. Le sang français a coulé. C’était inévitable, nécessaire… Les communistes ne sont pas les seuls coupables, ni les seuls frappés. Dans la pincée de fusillés il y a quelques juifs dont la présence s’imposait. Nous n’avons guère de pitié pour ces éternels parasites. Si le traitement à eux réservé leur paraît un peu dur, cela les incitera peut-être — qui sait ? — à chercher une fois pour toutes une terre où fonder une nation. Qu’on déverse vite nos camps de concentration dans une quelconque Guyane, dans un Gabon habitable. Nous n’aurons plus alors d’animosité contre les Juifs. Ils ne vivront plus sur le dos des Européens. Ils apprendront à cultiver la terre. Bonne affaire pour tous. En attendant, payez vos crimes, vos insanités, votre paresse, Juifs capitalistes ou meneurs prolétariens. Le seul regret que nous ayons est que les otages choisis ne soient pas assez gros. Si nous pouvions faire un tour en zone libre, nous ramènerions par les oreilles un certain nombre de vieilles connaissances qu’il serait plaisant et juste de désigner comme les plus parfaites fripouilles à faire disparaître d’urgence. »
-1945 – du 23 au 25 septembre : début de la guerre d’Indochine – Les troupes françaises réarmées par les Anglais ont repris Saïgon au Vietminh, mais, après le rétablissement des autorités françaises, des colons s’en sont pris à des Annamites. A la suite de ces incidents, le général anglais Gracey a fait désarmer les troupes françaises. Le 25 septembre, un quartier européen est attaqué par des bandes armées qui tuent ou enlèvent près de 400 personnes. Le général Gracey mobilise les soldats français et japonais pour rétablir l’ordre. A partir de cette date, que certains historiens considèrent comme celle du début de la guerre d’Indochine, les troupes françaises procèdent à des opérations de nettoyage contre la guérilla vietminh (Ephémérides 2e année).
-1957 – 25 septembre : ARRESTATION D’UN CHEF F.L.N. À ALGER – On apprend que le chef FLN de la zone d’Alger, Yacef Saadi, a été arrêté la veille dans la Casbah (Ephémérides 2e année).
-1972 – 25 septembre : Première parution de l’hebdomadaire « Le Point » (Ephémérides 2e année).
-1991 – 25 septembre: Mort de l’actrice française Viviane Romance (Ephémérides 2e année).
-1993 – 25 septembre : hommage D’Alexandre Soljenitsyne aux insurgés vendéens de 1793 – Alexandre Soljenitsyne, prix Nobel de littérature, participe à l’inauguration du mémorial des Lucs-sur-Boulogne où il rend hommage aux insurgés vendéens de 1793 en insistant sur, selon lui, le caractère barbare de toute révolution (Ephémérides 2e année).
-1994 – 25 septembre : Mort de Klaus Barbie, l’ancien chef de la Gestapo de Lyon (Ephémérides 2e année).
-1996 – 25 septembre : Centre d’Instruction Naval de Saint-Mandrier – Le Centre d’Instruction Naval célèbre en grande pompe la fondation de la Base, l’Ecole des mécaniciens, il y a 60 ans, et l’Ecole des Guetteurs sémaphoriques 40 ans plus tôt. En rassemblant ces remarquables écoles sous un même commandement, le C.I.N. est devenu l’université technologique de la Marine regroupant 6 000 marins, la plus importante à l’aube du XXIe siècle. La création de l’Ecole des systèmes de combat et armes navales en 1995, permet au C.I.N d’évoluer en fonction de ses besoins. Franchement tourné vers l’avenir, il fera de la presqu’île de Saint-Mandrier la pépinière d’une génération de marins aptes à relever le défi d’une nouvelle Marine, celle du XXIe siècle (Gisèle Argensse, 2000, p. 173-174 et 177).
-2006 – 25 septembre: Climat et Risques majeurs – Inondations et coulées de boue à Saint-Mandrier (Mairie – C2004-2010 Annuaire-Mairie).
– 2013-2020 – 25 septembre: Journée nationale d’hommage aux harkis et aux autres membres des formations supplétives des armées françaises.
Responsable de la politique de la mémoire combattante, le ministère de la Défense organise neuf cérémonies, dans le cadre des Journées nationales prévues par la loi ou le décret. Ces cérémonies nationales sont célébrées en souvenir de faits d’armes ou en hommage à des victimes ou acteurs de ces événements :
- La journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation (dernier dimanche d’avril)
- la commémoration de la victoire du 8 mai 1945 ;
- la fête nationale de Jeanne d’Arc et du patriotisme (2e dimanche de mai) ;
- la journée nationale d’hommage aux « morts pour la France » en Indochine (8 juin) ;
- la journée commémorative de l’appel du général de Gaulle du 18 juin 1940 (18 juin) ;
- la journée nationale à la mémoire victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France (dimanche le plus proche du 16 juillet) ;
- la journée nationale d’hommage aux harkis et autres membres des formations supplétives (25 septembre) ;
- la commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918 ;
- la journée nationale d’hommage aux morts de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie (5 décembre).

(cliché H. Ribot : sur le Nil)
-25 septembre 2015 et 2016 ; JOURNEE SANS VOITURE – « Après le succès de la Journée sans voiture l’an dernier, la Ville de Paris renouvelle l’événement cette année, en élargissant le périmètre jusqu’à multiplier par cinq le secteur contrôlé dans Paris intra-muros. Sensibiliser les habitants à la nécessité de modifier leur comportement vis-à-vis de la voiture fait partie des objectifs de cette journée, qui vise aussi à être un symbole pour montrer que les villes peuvent et doivent inventer des situations concrètes pour lutter contre la pollution de l’air liée au trafic routier » (communiqué du site « PARIS »).
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :
SANARY -sur-Mer– NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 363e livraison :

-1661 – 25 septembre : demande faite au roi par les habitants de Sanary – « Les habitants et manants de Saint-Nazaire, hameau dépendant du lieu d’Ollioules disant que le hameau est composé d’environ 250 familles demande de pouvoir élire des syndics pour s’occuper des affaires publiques que la plupart des habitants ont dans leurs affaires ou dans les affaires publiques et souffert souvent de préjudice par cette absence de syndics. Ils ont recours à la justice et à la bonté de la Cour (du Parlement d’Aix) pour leur en procurer. Ils demandent d’être autorisés à s’assembler en Conseil Général composé de tous les chefs de famille par devant le juge ordinaire du seigneur du lieu d’Ollioules pour établir dés syndic, pour s’occuper des affaires publiques du dit hameau de Saint-Nazaire suivant la nomination et l’élection qui sera faite par les suppliants à la pluralité des voix. Et pour délibérer, s’il y échoit, d’autres affaires que ledit quartier a et pourra avoir à l’avenir et pour assembler les syndics toutes les fois que le cas le requerra et il doit être enjoint au juge ou à son lieutenant d’assister aux assemblées et de les autoriser » (B. Rotger, 1984).
–1793 – Du 25 septembre au 10 décembre : Joseph Bonaparte, commissaire des guerres chargé de la police des hôpitaux de l’armée sous Toulon – Les archives de la Ciotat possèdent douze lettres écrites par Bonaparte du quartier général d’Ollioules envoyée du 25 sept au 10 déc. 1793. A l’ouverture du siège de Toulon, Joseph Bonaparte, commissaire des guerres chargé de la police des hôpitaux de l’armée sous Toulon, vint à Sanary accompagné du directeur de l’hôpital ambulant d’Ollioules, pour requérir toutes les fournitures de lits :
« Il est indispensable d’installer des lits dans l’église paroissiale, ils sont destinés à recevoir des malades durant très peu de jours. Vous en ferez une note que vous remettrez au directeur qui en deviendra responsable, car la patrie (…) veut que les propriétés soient respectées. (…) Signé : Bonaparte. ».
Pour exécuter cet ordre et assurer le logement des civils réfugiés, ainsi que des troupes, on désigna Joseph Arnaud, Laurent Coulomb, Pierre Fabre et Antoine Venel pour prendre toutes mesures utiles .
-1701 – 25 septembre : SANARY REçOIT la reine d’Espagne et sa cour – Le maire de Sanary reçoit un avis de Monsieur de Grignan qui ordonne aux consuls du lieu « de se préparer à loger la Reine d’Espagne et les personnes de sa Cour et de sa suite, en cas que les gallères qui doivent la porter venant du côté du Port de MONACO soient obligées de relâcher au port du lieu. Et parce qu’il doit être satisfait aux ordres du comte de GRIGNAN sans perte d’aucun temps. » Sur quoi le sieur Maire et consuls firent préparer le logement du mieux qu’il leur fut possible, rassembler des denrées pour la nourriture. Ils firent faire aussi des bâtiments pour faciliter les débarquements de Ces personnes, des flambeaux pour les éclairer, et même l’artillerie qui se trouve en ce lieu pour les saluer conformément aux ordres reçus. Pour cela, ils firent aussi acheter de la poudre. La Reine arriva escortée de 11 galères d’Espagne et de France, commandées par le comte du Luc (de Vintimille). Les ordres concernant le salut, la préparation des logements, le salaire des gardes, et toutes les autres fournitures, tout fut exécuté rigoureusement sous le contrôle du Valet de Ville, VIDAL. Les flambeaux qui avaient peu servi furent par la suite utilisés pour les besoins de la communauté. L’escale fut de courte durée (Rotger B., 1984).
-1721 – 25 septembre : LA PESTE A SANARY – Les intendants de santé de Sanary vont parfumer Jean AYCARD et toute sa famille, le fils de Jean GRANET, la fille de Rose GAUTIERE ; ils passent à la lessive leurs vêtements ainsi que ceux d’Anne LYONE . Décision est prise de visiter les 253 maisons dans le bourg et 39 bastides du terroir de Sanary. Nous apprenons ainsi que l’on tisse de la soie en provenance des vers élevés dans le terroir et que l’on prévoit de reculer les barrières pour gagner le moulin de Palisson qui, s’il appartient à la communauté sanaryenne, se trouve en territoire ollioulais (Rotger B., 1984).
-1867 – 25 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 25 – Mercredi – Saint Firmin. Temps couvert, indécis – Vent à l’est d’abord qui passe ensuite à l’ouest – brise faible – pas de soleil. Ce matin à 05h00, il est tombé un peu de pluie.
-1869 – 25 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 25. – samedi. Saint-Firmin. Temps splendide mais froid en matinée – soleil qui chauffe ferme. Calme plat de bonne heure. Petite brise d’est à 09h00 – il y a eu hier une belle pêche de merlans. Nos pêcheurs du large sont arrivés à 11 heures ce matin avec de beaux et nombreux poissons de l’espèce merlan. – nous avons eu l’occasion d’en acheter et d’en manger au prix de 1 franc 50 le kilo ; c’est rare pour nous. Il y a aujourd’hui distribution de prix à l’école communale dirigée par monsieur Joseph Soleillet. Cette cérémonie aura lieu à 03h00 de l’après-midi. Monsieur le maire et ses adjoints et sont invités.
LE TERROIR MARSEILLAIS – TERROIR MARSEILLAIS – 563e livraison :

L’architecture, par Arnaud d’Agnel, 1920 (suite) : Mentionnons la décoration de pierres à bossages et à demi-frontons exécutés par Pierre Pavillon pour l’église des Carmes vers le milieu du XVIIe siècle, et la fameuse fontaine élevée par Fossati en 1778 sur la place de la Tour et qui se trouve actuellement (1920) après de nombreuses réparations, sur la place des Fainéants.
De grands peintres ont décoré l’intérieur de diverses hôtels d’Aix et de Marseille. Les plus connus sont J.-B. Vanloo, Jean Daret et Chaix, ce dernier étant l’auteur du Triomphe de Psyché et du groupe d’Apollon et les Muses qui ornent le salon d’honneur et la bibliothèque du château Borély. (A suivre)
LA SEYNE-SUR-MER – 262e livraison :Textes divers écrits sur La Seyne.

–1911 – 25 septembre : EXPLOSION DU CUIRASSE « LIBERTÉ » DANS LE PORT DE TOULON, 300 VICTIMES – La population de Toulon s’apprête à enterrer les neufs victimes de la «Gloire», quand une formidable explosion lui apprend qu’un nouveau malheur s’est abattu sur le port. Cette fois les victimes se comptent par centaines.
A 5h53 exactement, une gerbe immense de feu s’élève de la « Liberté », un cuirassé d’escadre lancé en 1905 dont le commandant, capitaine de vaisseau Jaurès, frère du député du Tarn, est en permission, de même que son second, capitaine de frégate Joubert. Une détonation terrible s’entend et le mastodonte de 18 000 tonnes soulevé comme un fétu de paille dans sa partie avant, coule immédiatement. Une minute après, on aperçoit plus, sur rade, qu’un îlot formé de ferrailles déchiquetées aux débris informes. De Toulon, de Saint-Mandrier, on a vu la lueur et entendu l’énorme détonation qui a fait trembler les maisons à La Seyne et à Saint-Mandrier, aussitôt suivie de deux autres semblables, puis d’une quatrième formidable qui a réveillé en sursaut tous les habitants et a détruit plusieurs devantures. L’effet de l’explosion a englouti aussi grand nombre de chaloupes et de canots à vapeur.
Non seulement les obus de tout calibre ont explosé mais encore des torpilles et l’une d’elles, aveugle, dirigée avec une précision que la fatalité seule peut expliquer, a frappé la « République » à quelques centimètres de la ligne de flottaison, faisant une profonde blessure à la coque du navire, sur le flanc bâbord arrière. Le capitaine de vaisseau de Keraudren, à son poste de commandement donne des ordres pour organiser les secours. Oubliant que le navire fait de l’eau, qu’ils peuvent à leur tour, être engloutis, les matelots de la « République » songent d’abord à leurs camarades et font tout leur devoir. Quand le calme est revenu, on constate que deux cadavres de la « Liberté » avaient été projetés sur le pont de la « République ». Ils sont aussitôt enveloppés et dirigés peu après sur l’hôpital Saint-Mandrier.
A bord de la « Démocratie » un obus de 305 a frappé par tribord, à l’arrière du navire, à la hauteur du carré des officiers, faisant de gros dégâts mais pas de victimes. Par contre, des cornières de la Liberté» volent en éclats au moment de l’explosion, et une tôle, venant s’abattre sur le pont, frappe mortellement trois matelots de la « Démocratie ».
Sur les autres navires mouillés en rade, l’effet de l’explosion est violemment ressenti.
A 6 heures du matin la rade de Toulon présente déjà un aspect animé. Deux steam-boats traversent la rade quand l’explosion se produisit. Venant de Saint-Mandrier et de La Seyne, ils transportent les ouvriers de l’arsenal et des forges et chantiers. La panique à bord est intense au début, mais vite réprimée malgré les éclats d’obus et de fer, qui tombent sur les petits navires. Le steam-boats de Saint-Mandrier peut continuer sa route sur Toulon, tandis que celui de La Seyne doit faire demi-tour, ne pouvant traverser les épaves qui surnagent sur la rade (Gisèle Argensse, 1989, p. 139).
Au cimetière de La Seyne est enterré Louis Gautier, quartier-maître mécanicien, époux de Joséphine Mathieu, qui fut parmi les 300 victimes de l’explosion du cuirassé. Retrouvé dans la rade de Toulon, huit jours plus tard, son corps fut déposé dans le caveau du Souvenir Français à La Seyne le 3 octobre suivant. Le 5 octobre, sa fille Louise venait au monde (Marius Autran, tome 7, 1999).
OLLIOULES (27e livraison) :

(Ollioules cadastre 1829 section A le village -Archives départementales du Var)
–1794 – 25 septembre (4 vendémiaire an III) : Pénurie d’huile à Ollioules – Des plaintes journalières sont adressées au maire d’Ollioules par ses concitoyens relativement à la pénurie d’huile qu’ils éprouvent depuis quelques temps. Cette pénurie est constatée par un procès-verbal de visite générale. Le Conseil général délibère de prendre dans le magasin dans le magasin de l’émigré Aubert la quantité nécessaire pour approvisionner la commune (Castellan E., 1937, p. 219-220).
TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 2, 1902) –

Toulon ancien et ses rues. 81e livraison. DEUXIÈME PARTIE – Agrandissement de 1589 (suite) Cours Lafayette
Peu de voies possédaient, proportionnellement, autant de fontaines publiques que la grande rue Saint-Michel : aussi l’appelait-on quelquefois et avec juste raison la rue des Fontaines. La plupart d’entre elles avaient été construites et décorées par des sculpteurs de talent ; ruinées par le temps, elles furent démolies au XVIIIe siècle, et leurs débris servirent à édifier celles qui existent encore actuellement.
La première était située sur l’ancienne place Saint-Jean (Place L. Blanc) dont elle portait le nom. Cette fontaine dont l’eau sortait à jet continu d’un vase de forme élancée était entourée d’un grand bassin rectangulaire ; elle fut remplacée, en 1830, par un bassin-lavoir qui a disparu depuis de longues années.
La seconde se trouvait à la hauteur de la traverse Cathédrale et au milieu même du Cours. Elle se composait d’une fort belle colonne terminée par un socle et émergeant d’un vaste bassin abreuvoir. La municipalité faisait planter, les jours d’anniversaire, un drapeau à son sommet ; dans la semaine, un petit pavillon, fixé à cette même place, indiquait la durée du marché. En 1840, on supprima cette fontaine qui gênait la circulation des piétons et le passage des voitures.
La troisième, de forme très élégante, était placée sur la place Hubac actuelle. Elle a été transférée, en 1895, dans le square Vincent-Raspail. Cette fontaine est surmontée d’une gaine en pierre blanche supportant le buste de Louis Hubac, par Daumas, tous deux artistes toulonnais. A la naissance du piédestal est disposé un canard en fonte, aux ailes déployées, qui vomit l’eau dans un bassin.
La quatrième s’élevait sur la place du Pavé d’Amour. Cette fontaine, vraiment monumentale, était ornée d’une statue de Saint-Eloi. Construite en 1655, elle était l’œuvre de N. Levray et de G. Puget. (à suivre)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

« Je suis du genre paresseux. Je ne fais rien, même pas mon âge. »

Je vous souhaite un excellent mercredi !Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber ainsi que pour tous mes parents et amis épars dans le monde.
A demain !

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