ÉPHÉMÉRIDES DU 23 SEPTEMBRE

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ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 23 SEPTEMBRE 2024 – 13e ANNÉE (n° 4554)

Source : https://ephemeridesribot.com/2024/09/23/ephemerides-du-23-septembre/

Illustration : l’Arc de Constantin à Rome, le 8 mai  2012 (cliché H. Ribot)

Un grand bonjour à tous !

En ce deuxième jour de vendémiaire dédié au safran, Benjamin serait content, car c’est la saint Constant, saint éponyme, sacristain à l’église de saint Etienne d’Ancône (Italie) au Ve siècle.

Constant est un prénom d’origine latine provenant de « Constantin » (la persévérance). Il doit son succès à l’empereur Constantin 1er, fondateur de l’Empire romain chrétien.

Aujourd’hui, si plus de 5500 personnes portent encore ce prénom fort en vogue en 1900, c’est surtout un nom de famille très répandu car il concerne près de 11 000 individus.

DICTON

« Pluie de septembre est bonne à semailles et à vigne », donné l’an passé.

« Au mois de septembre, le calen est à suspendre » (calen : lampe à huile suspendue).

PENSÉE

« La véritable science enseigne, par-dessus tout, à douter et à être ignorant. (Miguel de Unamuno, Le sens tragique de la vie).

ÉPHÉMÉRIDES

Bonne lecture !

1152 – 23 septembre : Comune Marcellie, (« commune de Marseille ») forme particulière de l’écriture du nom de Marseille trouvée dans un acte privé de Baudoin, aux archives  municipales.

1330 – 23 septembre : Balma de Arcolis (acte notarié). Arcoles – quartier rural, commune de Marseille, territoire de Saint-Julien (1872). Première mention du lieu : Vallis que vocatur Archulas, octobre 1117 (archives de la Major).

1371 – 23 septembre :

(Rade de Marseille : Arenc)

1. Arenh, 23 septembre 1371 (acte notarié). ARENC – faubourg et quartier rural, commune de Marseille, plage sablonneuse où aboutissaient les ruisseaux des Aygalades et de Plombières (Arène ou Marignelle dans les archives de l’Evêché, n°27, en 1872). Toponyme découlant de « arena » (sable ; en provençal : arena / areno). La base arene, et non arenc, qui est à l’origine du nom indique clairement que nous sommes en présence d’une aire sablonneuse.La forme fautive « arenc »  découle vraisemblablement d’une lecture fautive d’arene. L’église Saint-Martin est mentionnée pour la première fois au milieu du XIe siècle dans le cartulaire de Saint-Victor lorsque la délimitation des paroisses voisines des Accoules et de Saint-Martin entraîne la rédaction de deux actes, l’un de 1064, l’autre de 1163 (Marc Bouiron, Histoire et topographie des monuments de Marseille médiévale, dans Marseille, trames et paysages urbains de Gyptis au roi René, études massaliètes numéro 7, Centre Camille Jullian, Edisud, Aix-en-Provence 2001, page 267) – eccl. S. Martini de Aregno (bulle d’Anastase, aux Archives de l’évêché). Par cet acte, la possession en est confirmée à l’évêque de Marseille). La plage d’Arène fut érigée en fief, en faveur de Jean-Baptiste de Loubet, capitaine de cavalerie dans l’armée de Condé, par lettres royales de 1679 (registre miscellanea de la Cour des comptes, P 153).

2. Balmaynart, 23 septembre 1371 (charte aux archives municipales). Baume-Maynart, quartier rural des Aygalades, commune de Mar­seille (1872). Première mention : Balma Maynart, 15 janvier 1258 (charte aux archives municipales).

3. Camp Redon (charte aux archives municipales). Camp-Rond – lieu-dit, commune de Marseille, quartier  de Séon (1872). Première mention : Campus Rotundus, 8 mai 1289 (charte aux archives municipales).

4. Colla Danboquier (acte aux archives municipales). Colle d’Embouquier – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Montolivet.  Première mention : Colla dan Boquier, 12 mai 1278 (acte no­tarié).

5. Montolivet – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Saint- Julien (acte notarié). Première mention : Mons olivetus, 13 juin 1289 (charte aux archives mu­nicipales). Autre mention : Montolivet ou Jarret de la Cavallerie / Montolivet ou bourg de la Cavallerie subeirane, 24 dé­cembre 1666 (registre aux archives de la Major).

6. Plan de Masseilla (acte no­tarié), première mention du Plan des Masses – lieu-dit, commune de Marseille, quartier du Camas. Anciennement dénommé Planum de la Massa, le  21 avril 1302 (charte aux archives de la Major).

7. Als arenas Sancti Lazari (acte notarié). Saint-Lazare – faubourg de Marseille, qui a pris son nom d’un établissement religieux ou hospitalier fondé dans le quartier sous le nom de Domus S. Lazari de cart, 19 décembre 1269 (charte aux archives de la Major). Saint-Lazare était un prieuré dépendant du Chapitre de la cathédrale (1872).

8. Vallis Micahel (acte notarié). Val de Michel – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Just.

1395 – 23 septembre :

1. Balma Laugier alias Tirassa Coffins (acte aux archives de la Major). Baume-Laugière – quartier rural de Saint-Pierre, commune de Marseille (1872). Première mention vers 1090 : Balmœ (cartulaire Saint-Victor, charte n° 145).

2. Tirassa coffins (charte aux archives de la Major), première mention de Tirasse-Coffin – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Barnabé.

1524 – 23 septembre : GRACE A LA RESISTANCE DE MARSEILLE, FRANÇOIS PREMIER REPOUSSE LES TROUPES DE CHARLES QUINT – Alors qu’Aix, Grasse, Draguignan, Lourmarin et Gardanne sont occupées, la résistance de Marseille permet aux troupes de François 1er de reprendre l’offensive (à partir d’Avignon et de Salon), et les troupes de Charles Quint, commandées par le connétable de Bourbon, battent en retraite vers l’Italie. Les troupes de Charles Quint avaient franchi le Var, s’étaient emparées de la tour royale de Toulon et occupé la ville avec 4 à 5 mille hommes des troupes impériales d’Adrien de Croy, capitaine du connétable de Bourbon, traitre au roi. L’amiral espagnol Hugues de Moncade était entré en rade avec sa flotte. (D’après une requête des Sanaryens datée de 1675, il est dit « qu’autrefois sous Charles Quint [la tour] soutint l’attaque des galères d’Espagne au nombre de vingt-deux dont les vestiges et volées de coups de canon paraissent encore, sans qu’elle soit endommagée. »).

1585 – 23 septembre : HOMOLOGATION DE LA SENTENCE CONCERNANT LES TERRES GASTES DE SICIECH ET SEPET : « Les sieurs commissaire apostoliques désignèrent comme experts Messire Jacques Vitallis, chanoine en l’église Major de Marseille, Noble jean de Carbonel, Seigneur du Canet et de Collobrières, Maîtres François Matol et Claude Portallis, notaires royaux du lieu d’Ollioulles, aux fins de se transporter sur les pièces baillées à nouveau bail, à ladite communauté de Six-Fours par la première transaction du 7 août 1552.
Lesdits experts se transportèrent aux terres gastes de Siciech et Sépet (qu’ils ont trouvées) comme elles étaient au temps de la transaction, infertiles, remplies de buissons, ne servant qu’à mettre au feu, et d’une conférence entre eux faite, ont dit et rapporté que les susdites neuf pièces ou propriétés de terre mentionnées à la première transaction baillée par ledit Sieur abbé à la communauté, et depuis, par icelle, remises à divers particuliers, valaient pour lors, en l’état quelles étaient, de rente, toutes les années, audit Sieur abbé, y compris sa part du dixième qui procédait desdites pièces, 150 florins. Et si de présent, elles étaient au même état quelles étaient pour lors, vaudraient, de rente, y compris le droit de dîme, 210 florins, considérant que les fruits sont de plus grand prix par le bénéfice du temps. Et quand aux terres gastes des montagnes de Siciech et Sépet ont déclaré que le revenu est de fort petite considération, au moyen de quoi, les transactions se trouvent évidemment faites au grand profit de l’abbaye.
Ledit rapport fait le 19 septembre 1585. (…) »
Toutes les procédures ayant été communiquées à Monsieur le procureur du roi, il aurait donné ses conclusions le 23 dudit mois de septembre (…) :
« les particuliers, manants et habitants dudit Six-Fours, sont en possession, libre de tout temps, de jouir de leurs terres et propriétés, sans payer lods ni vente, ni service audit abbé, et à certains qu’on ne peut empêcher l’autorisation, approbation et confirmation desdits articles de transaction mentionnés au susdit brevet, et qu’il n’y soit dit et ordonné, par les Sieurs commissaires apostoliques, quelles seront entretenues, gardées et observées de point en point, selon leur forme et teneur, et par ce moyen, les parties condamnées à l’observation d’icelles. C’est ce qu’il a requiert. Ainsi le Sieur abbé et monastère ne sauraient contredire, et partant, suivant ce que dessus, ledit Sieur procureur du roi, ayant amplement remontré le tout, aurait conclu, ne l’empêcher, et ce, sans préjudice du lot et amortissement et autres droits dus et appartenants au Roi, et le tout, sans abus. Délibéré à Tollon le susdit jour 23 septembre 1585. Signé B. Viallis, avocat du roi. »
(…) ARRET DE LA COUR DU PARLEMENT D’HOMOLOGATION DE LADITE SENTENCE : la Cour du Parlement par son arrêt du 17 décembre audit an, ayant égard à ladite requête, a autorisé, homologué lesdites transactions et procédures faites par ledit délégué, sur l’exécution dudit brevet apostolique, (…), et autorisation d’icelles ensuivies, condamne les parties à icelles garder et observer, selon leur forme et teneur. Cet arrêt a été rendu à la barre.

1636 – 23 septembre : Affar de la Forbine du sieur de Gardanne Forbin (registre aux archives de l’Evêché). Les Forbines  – lieu-dit,  commune de Marseille,  quartier des Accates. Lieu-dit déjà mentionné La Forbine, le 14 mai 1605 (ibid.).

1715 – 23 septembre : Fin du règne de Louis XIV  -un 23 septembre des dernières années du règne de Louis XIV : GOD SAVE THE KING OU LA FISTULE DE LOUIS XIV – “ Louis XIV, à force d’ingurgiter des monceaux de volailles et des quartiers de viande, à force de boire du vin de Bourgogne — on le lui recommandait quand il avait une crise de rhumatismes ! — à force de faire trop de cheval, le Roi-Soleil fut affligé d’une fistule… d’une fameuse fistule assez mal placée et dont on a beaucoup parlé. Quel traitement fallait-il suivre ? Les eaux, bien sûr ! Mais avant d’envoyer le roi faire une cure, on fit appel à tous les fistuleux de bonne volonté. On en expédia quatre aux eaux de Barèges, quatre à Bourbon-l’Archambault… Ils revinrent des eaux avec leurs fistules. Ils durent alors subir des essais de tous genres. Les chirurgiens se firent la main et finalement, à l’aide du bistouri à la royale, on opéra le roi et tout se passa fort bien. Pour fêter sa guérison — c’est encore Lenôtre qui l’affirme — les demoiselles de Saint-Cyr offrirent à Sa Majesté une manière de divertissement et Lulli composa à cette occasion une mélodie grave et tendre ainsi que le comportait la circonstance, et intitulée : “Dieu sauve le Roi” qu’un Anglais de passage nota, dit-on, et emporta chez lui. L’air fut si goûté outre-Manche que l’Angleterre l’adopta comme hymne national. Ainsi, c’est à la fistule de Louis XIV que les Anglais doivent le God Save the King.” (d’après André Castelot, 1962)

1719 – 23 septembre : Emmanuel DAVIN (1958) – « Le château de Montauban dans l’histoire d’Ollioules ». Ajout manuscrit : Extrait du registre paroissial de 1719 ~ folio 10. « L’an que dessus (1719) et 1e vingt-trois de septembre est mort au château de Montauban, noble monseigneur Pierre de GIRAUDI de PI0S1N, seigneur de MONTAUBAN, mari de dame Anne de GASQUET âgé d’environ septante deux ans et il a été enseveli le vingt-quatre du dit mois dans l’église des R.P. Observantins de ce lieu accompagné des prêtres de la paroisse, présents Jacques Baudouin et J Joseph Rambaud témoins signés à l’original avec moi ARNAUD Curé.

1789 – 23 septembre : LE REGIMENT DE FLANDRES EST ARRIVE A VERSAILLES – TOUTE LA POPULATION PARISIENNE SE SENT MENACEE : mercredi 23 septembre – Le régiment de Flandres est arrivé à Versailles. La nouvelle se répand comme une tramée de poudre. Les Parisiens sont, cette fois, intimement convaincus de l’existence d’un complot fomenté par les aristocrates et la Cour. Jusqu’ici, la municipalité et la garde nationale de Paris avaient la situation bien en main. Mais l’arrivée de ce régiment démontre que le roi se méfie de la garde bourgeoise. Toute la population parisienne se sent menacée. Marat, notamment, active la rumeur d’une contre-révolution (Agenda du bicentenaire, mercredi 23 septembre).

1791 – 23 septembre : LE PRINCIPE DU CADASTRE PARCELLAIRE EST POSÉ, BASE DU FUTUR CADASTRE DIT « NAPOLÉONIEN » – La loi des 16 et 23 septembre 1791, de la Constituante, pose le principe du cadastre parcellaire destiné à présider à la nouvelle répartition des impôts instituée par la Révolution.

1792 – 23 septembre : NOUVELLES DES MILITAIRES VAROIS– Le 4e bataillon du Var est à Aix.

1793 – 23 septembre :

1. CONSEQUENCES DU BOMBARDEMENT DE LA SEYNE PAR LES NAVIRES DE L’AMIRAL HOOD – La Seyne est bombardée par les navires de l’amiral Hood parce que les habitants ont construit un brûlot pour l’armée républicaine et ont ainsi violé la neutralité promise. 23 septembre au 21 octobre 1793 – Après l’échec de Delaborde contre l’Eguillette, Carteaux, considérant que son autorité doit être reconnue, poste son armée face au corps principal de la place, sa gauche devant le fort des Pomets, sa droite devant Malbousquet, son centre devant le fort Saint-Antoine. Il prétend ainsi faire la jonction avec la division du général Lapoype dont la division a atteint La Valette par le vallon des Favières. Lapoype devait s’emparer du Cap Brun de façon à battre le fort de La Malgue et la grande rade grâce à l’artillerie de la division de l’Est commandée par le capitaine Sugny. … (empêché dans son mouvement par la sortie des troupes alliées) Lapoype décida d’attaquer le Faron tenu par 300 hommes. Après avoir pris la montagne et tenté d’installer une batterie, les Républicains en furent chassés par trois colonnes d’Anglais, d’Espagnols et de Napolitains. 200 Français se tuèrent en tombant des rochers dominant La Valette. Carteaux ordonna à Bonaparte de « foudroyer Toulon pendant trois jours, au bout desquels je l’attaquerai sur trois colonnes et l’enlèverai ». Un nouveau différend éclate entre les deux hommes qui aboutira au limogeage de Carteaux, car Bonaparte décide donc de croiser le feu de son artillerie uniquement sur le fort de Malbousquet.

2. CONTROVERSES ENTRE L’ARMEE REPUBLICAINE ET LES MUNICIPALITES DE SIX-FOURS ET SANARY – Le navire marchand Sainte-Claire est arraisonné au large du Brusc. Il est porteur d’un chargement de futailles de vin appartenant à l’Administration des vivres de l’armée républicaine ; sur les plaintes adressées par son capitaine, Gasparin et Saliceti qui se trouvent au quartier général d’Ollioules interviennent auprès de la municipalité de Sanary pour faire libérer ce bateau et lui permettre de poursuivre sa route. La même aventure adviendra au Saint-Joseph affrété par l’Administration des vivres de Marseille.

1795 – 23 septembre :

1. LA CONSTITUTION DE L’AN 3 EST ADOPTÉE ! ELLE « ÉCARTE CEUX QUI N’ONT RIEN » – Proclamation de la Constitution de l’an 3 adoptée dans les assemblées primaires par un peu plus de 1 million de voix contre moins de 50000. Les décrets des deux tiers n’obtiennent que 205000 voix contre 108000.
La Constitution de l’an III abandonne le suffrage universel. Seuls sont citoyens ceux qui payent un impôt direct. Boissy d’Anglas déclara qu’il fallait que la France fût gouvernée par les « meilleurs », c’est-à-dire, selon lui, « les plus instruits et les plus intéressés au maintien des lois », donc « ceux qui possédaient une propriété ». Daunou se joignit à lui et fit l’apologie du régime censitaire : « II est impossible que tous les hommes jouissent de leurs droits politiques ». Il faut donc « écarter ceux qui n’ont rien », car, « en général, l’indigence suppose la fainéantise ou la paresse ».
Il y eut peu de protestations. Le député Souhait (des Vosges) fit connaître la sienne par écrit : « Cette classe d’hommes que l’on appelle prolétaires s’est armée avec enthousiasme pour la liberté commune… Qui peut douter que la Révolution ait été faite par le peuple? » et il demandait le maintien du suffrage universel. Plusieurs Conventionnels contestèrent la nécessité d’une déclaration des droits de l’homme. Ils craignaient qu’elle ne servît de référence aux démocrates et ne fût un prétexte d’agitation perpétuelle. Mais pouvait-on se passer de déclaration, alors que les deux Constitutions qu’on prétendait remplacer en possédaient ? On en rédigea donc une, qui reproduisit la plupart des principes de 1789. Ceux-ci furent pourtant corrigés. Ainsi l’article le plus significatif : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » fut éliminé. On craignait qu’il ne donnât prétexte à une réclamation de l’égalité économique.
La liberté et l’égalité furent définies très sèchement; la liberté est « le droit de faire ce qui ne nuit pas à autrui », l’égalité est l’absence de « toute distinction de naissance », de « toute hérédité de pouvoir » : on ne pourrait plus au nom de la déclaration des droits, demander à l’Etat de réduire l’inégalité des fortunes. La déclaration n’affirme plus, comme celle de 1793, que le bonheur commun est le but de la société. Elle ne mentionne, ni le droit au travail, ni le droit à l’assistance, ni le droit à l’instruction, ni, bien entendu, le droit à l’insurrection. La liberté de pensée, de parole, d’opinion, de la presse, ne figurent pas dans la déclaration, mais on les trouve mentionnées dans le titre XIV de la Constitution.
Une seule disposition « sociale » de la déclaration de 1793 est passée dans celle de 1795, c’est l’interdiction de l’esclavage (art. 15).
La déclaration des devoirs forme une sorte de catéchisme destiné, dans l’esprit de ses rédacteurs, à être récité au cours des cérémonies décadaires. Elle se compose de neuf articles d’une banale philosophie; notons cependant que l’article 8 insiste sur le devoir de respecter la propriété d’autrui et que l’article 9 expose un devoir nouveau, né de la Révolution, le devoir militaire.
La Constitution proprement dite commence par l’affirmation de l’unité et de l’indivisibilité de la République. Puis elle définit la souveraineté, qui réside, non pas dans « la nation », comme l’avaient précisé les Constitutions de 1791 et 1793, mais dans « l’universalité des citoyens » : or seuls, rappelons-le, sont citoyens ceux qui payent un impôt direct. Encore ces citoyens n’ont-ils que des pouvoirs réduits. L’initiative législative a, en effet, disparu, ainsi que le référendum, sauf en matière constitutionnelle. Pour la première fois une constitution française fixe les limites du territoire de la République, colonies comprises. Il faut remarquer à ce propos que la Constitution de l’an III ne mentionne pas la Belgique, de sorte qu’on pourra douter de la validité de son annexion, votée par la Convention trois jours après la clôture du référendum.
La Constitution confie la réalité du pouvoir, non aux citoyens qui se réunissent dans des Assemblées primaires de 900 membres au maximum, mais aux électeurs élus par celles-ci et qui ne sont que 30000 environ pour l’ensemble de la France, deux fois moins qu’en 1791. Ceux-ci, réunis en Assemblées électorales au chef-lieu du département, élisent sans condition de cens le Corps législatif. Celui-ci, pour la première fois en France, est divisé en deux chambres ayant des pouvoirs à peu près égaux, élues pour trois ans et renouvelables par tiers chaque année. Les différences entre les deux chambres ne portent que sur le nombre des députés (500 dans l’une, 250 dans l’autre) et l’âge : les 250 « Anciens » devaient avoir plus de 40 ans, être mariés ou veufs, les membres du conseil des Cinq-Cents, plus de 30 ans. Le Conseil des Cinq-Cents avait l’initiative des lois, celui des Anciens les approuvait ou les rejetait. Il ne pouvait les amender.
L’article 102 a pris une grande importance, car c’est lui qui a permis la réalisation du coup d’Etat du 18 brumaire : il autorise le Conseil des Anciens, seul, à modifier la résidence du Corps législatif. A la suggestion de Bonaparte, il la transporta à Saint-Cloud, ce qui permit le coup de force.
L’article 69, au contraire, empêcha un coup de force contre les royalistes en juillet 1797 : il interdit au Directoire de « faire passer ou séjourner aucun corps de troupes dans la distance de six myriamètres (60 kilomètres) de la commune où le Corps législatif tient ses séances » : les troupes du général Hoche avaient franchi ces limites. Les députés royalistes protestèrent, les troupes durent se retirer.
Enfin l’article 43 permit les coups d’Etat du 18 fructidor an V (septembre 1797) et 22 floréal an VI (mai 1798). En effet, il stipule que le Corps législatif « prononce seul sur la validité les élections » : cette disposition permit aux Conseils de casser, le 19 fructidor an V, les élections de 177 députés royalistes, et le 22 floréal an VI (11 mai 1798), celles de 106 députés jacobins.
Une indemnité parlementaire, équivalente à « 3 000 myriagrammes de froment » était accordée aux membres des deux Assemblées : la dévaluation accélérée de l’assignat avait obligé la Convention à fixer cette indemnité en nature.
Le Pouvoir exécutif ne fut pas confié à un président, par crainte d’une dictature, voire de l’élection d’un Bourbon. Les « thermidoriens » préférèrent perpétuer le Comité de Salut public sous la forme réduite d’un « Directoire » de cinq membres âgés de 40 ans au moins, et élus par le Corps législatif. Pour cette élection, le Conseil des Cinq-Cents établissait une liste de présentation de dix candidats pour chaque place vacante. Les Anciens choisissaient par un vote au scrutin secret. Mais pour forcer le choix des Anciens, les Cinq-Cents présentèrent, généralement, une liste de neuf candidats médiocres et d’une personnalité qui s’imposait. Les Directeurs étaient élus pour cinq ans, et le Directoire renouvelable chaque année par cinquième, un Directeur ne pouvait être réélu qu’après un délai de cinq ans. Chaque membre du Directoire assurait à tour de rôle, pendant trois mois, la présidence du gouvernement. C’était le Directoire en corps (c’est-à-dire les trois membres de sa majorité) qui gouvernait. Il disposait de grands pouvoirs : emploi des forces armées, nomination et révocation des généraux en chef, nomination et révocation des commissaires auprès des tribunaux, nomination et révocation des agents diplomatiques, des receveurs départementaux des impôts directs et de toutes sortes d’autres fonctionnaires. Le Directoire avait aussi le droit de décerner des mandats d’amener et des mandats d’arrêt contre les individus soupçonnés de tramer une conspiration contre la sûreté intérieure ou extérieure de l’Etat. Le Directoire jouissait également du droit de nommer à toutes les places électives, vacantes par décès, démission, destitution, suspension. Ce qui permettait notamment au Directoire de nommer les juges, dans certains cas, et contrevenait à la séparation des pouvoirs. Ainsi le Directoire disposait-il de moyens d’action considérables. Toutefois, et c’est très important, la Trésorerie lui échappait complètement : elle était confiée à cinq commissaires élus de la même manière que les Directeurs, et complètement indépendants de ceux-ci. Le Directoire est aussi dépourvu de l’initiative législative, mais il peut, par message écrit, inviter le Corps législatif à prendre un objet en considération.
La Constitution comporte des garanties contre les abus de pouvoir que pourraient tenter les Directeurs : ceux-ci peuvent être mis en accusation devant la Haute Cour, et pour qu’ils ne puissent échapper à un éventuel ordre d’arrestation, ils sont astreints à des conditions très strictes de résidence. En compensation ils sont logés dans un « palais » national et dotés d’un magnifique costume qu’ils doivent porter « en public et en particulier ». Ils sont accompagnés d’une garde à pied et à cheval et ont droit aux « honneurs militaires supérieurs ». Les Directeurs jouissent chacun d’un gros traitement : « 50000 myriagrammes de froment » (120 à 125 000 francs-or). La Constitution prévoit que le Directoire est, pour gouverner, aidé de six à huit ministres. Ceux-ci sont nommés et révoqués par les Directeurs, ils ne forment pas de conseils, ne sont pas solidaires, et n’ont pas de responsabilité parlementaire. En fait, il y eut sept ministres qui furent les commis des Directeurs à l’intérieur, aux relations extérieures, à la guerre, à la marine, à la justice, aux finances, à la police (c’était là une innovation qui durera). Le Directoire nomma aussi un secrétaire général qui n’était pas prévu par la Constitution : celui-ci tint, avec beaucoup d’ordre, les archives du Directoire, et dirigea ses « bureaux », analogues à nos « cabinets » ministériels.
Le pouvoir judiciaire devait, selon la Constitution, être entièrement indépendant. Les juges sont donc tous élus. Mais nous l’avons dit, le Directoire peut dans certains cas nommer leurs remplaçants. Au sommet de la hiérarchie des tribunaux, le Tribunal de cassation, créé en 1790, est maintenu et il y a une Haute Cour de justice qui se réunit seulement lorsque le Conseil des Cinq-Cents en proclame la formation. Elle est formée de cinq juges du Tribunal de cassation choisis selon une procédure compliquée, et de hauts-jurés élus par les Assemblées électorales de départements. La Constitution ne prévoit aucun organe chargé de juger de la constitutionnalité des lois. Les Conventionnels (comme les Constituants) pensaient avoir réalisé un chef-d’œuvre. Aussi prirent-ils toutes les précautions possibles pour le rendre durable et empêcher sa révision : celle-ci nécessitait une procédure s’étalant sur neuf années. Cette disposition menait droit au coup d’Etat, et la Constitution de l’an III, si elle dura plus longtemps que celles de 1791 (un an) ou de 1793 (non appliquée) ne doubla même pas le cap des cinq ans.

2. RETOUR D’EMIGRÉS – An 4 : LAUZET Jean-Baptiste, capitaine marchand, citoyen de La Seyne émigré ; à son retour sert comme pilote côtier en l’an IV, sur le bâtiment de la République le Mercure. Il sera tué d’un coup de fusil d’un soldat autrichien au cours d’un combat sur mer, en germinal an VII. Le 23 septembre 1795 (1er vendémiaire an IV), Rouyer et Durand Maillance autorisent Boisselin, officier municipal adjoint de Toulon, à rentrer de Gênes à Toulon. C’est sous leur protectorat et, malgré la loi du 4 brumaire portant que tout fonctionnaire public qui a des parents émigrés doit donner sa démission sous peine de bannissement perpétuel, que Barry, beau-frère d’émigré, élu maire et ayant démissionné, est réélu en raison de ses capacités et de son intégrité unanimement reconnues, et accepte les fonctions de président qu’il gardera près d’un an. Fréron accusera Durand-Maillane d’avoir fait rentrer 128 émigrés. A leur arrivée dans la ville, ils ont réclamé contre ceux qui avaient pris leur fortune et, dit Durand-Maillane, on les traite de contrerévolutionnaires dans un brouhaha de forfaitures.

3. Antoine Delevy, enseigne entretenu, vedette du  Service des Signaux de Sanary en l’an IV.

1796 – 23 septembre  : Jacques Vilneuve et Albert Ferrante fils assurent les fonctions de vedettes du  Service des Signaux de Sanary, en l’an V.

1797 – 23 septembre :

1. INSECURITÉ DES ROUTES, PÉAGES, OCTROI – Le 2 vendémiaire, près d’Ollioules des jeunes gens armés et bien mis ont dévalisé un cultivateur. Les émigrés au lieu d’obéir à la loi du 19 fructidor, se portent sur Marseille, pillent et assassinent. On leur impute l’arrêt du courrier vers Aubagne et de la voiture publique où ils ont volé 24.000 Francs destinés à la marine. « On arrête à domicile, aux portes de la ville, sur les routes, on enferme au fort Lamalgue, dit Havard, et on livre au poteau d’exécution pour n’avoir pas obéi à la loi qui ordonnait de sortir. A cette époque, tout le charroi pour les troupes, la circulation importante de ce temps, entraîne la dégradation des chemins et il faut veiller sans cesse à leur entretien. Depuis l’an 6, l’octroi est chargé de ce qui ressemble assez à notre péage d’autoroute, une « taxe pour l’entretien des chemins » et qui est fixée à onze sous pour un collier et à 20 sous pour deux colliers. Cette mesure donnera lieu à bien des contestations car les cultivateurs payent de Sanary à Toulon (2 lieux) alors que ceux de CUGES à TOULON (7 lieux) payent le même prix, comme d’ailleurs ceux de LA MOTTE. Etablissement d’un octroi à Sanary, daté de l’an 6 (après le 23 septembre 1797).

2. Etienne Boyer assure la fonction de vedette du  Service des Signaux de Sanary, en l’an VI.

1800 – 23 septembre :

1.  RETOUR D’EMIGRÉS – BAUDOIN Louis, retraité, et sa femme. Citoyens de La Seyne émigrés. se sont rendus à Toulon à la suite de l’ordre du général Carteaux. Décédé à Toulon en l’an IX. DENANS Joseph, citoyen de La Seyne émigré ; à son retour sert, en l’an IX, sur le chebek de la République Général-Suard.

2. LA MUNICIPALITÉ DE SANARY AU TRAVAIL – La municipalité de Sanary procède à la réparation du canal de la fontaine, envisage le pavage des quatre principales rues du bourg qui sera réalisé en l’an dix, met aux enchères l’enlèvement des balayures de la place publique, et accorde l’herbage des terres gastes au boucher, durant l’an 9.

3. LE MONDE RURAL LIT LE JOURNAL DES CAMPAGNES – Parmi les différents journaux ou revues que les Seynois lisaient à cette époque : Le Journal des Campagnes, intéressant surtout le monde rural et publié depuis l’an IX ; le prix de l’abonnement était de 25 francs par an.

1801 – 23 septembre :

1. CEREMONIE ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION DE LA REPUBLIQUE – Le Premier Vendémiaire an dix, on célèbre à Sanary la cérémonie anniversaire de la fondation de la République. Une promenade civique comprend des détachements des troupes stationnées à Sanary : Garde Nationale en tête, un détachement de la 5e compagnie des canonniers de Marseille, un détachement de la 25e demi-brigade. D’abord faite dans l’intérieur de la commune, elle se termine au Temple Décadaire (anciennement l’église).

2. OLLIOULES – Le Conseil d’Ollioules prévoit dans son budget des dépenses pour l’an X (23 septembre 1801- 22 septembre 1802) le tri des archives et leur lieu de rengement, ainsi que les ventes de la maison de la halle aux grains et de l’emplacement du septem.

1802 – 23 septembre :

1. RETOUR D’EMIGRÉS – DELEPOUX J.-A. et VIAL Biaise, citoyen de Six-Fours émigré ; rentrés d’Angleterre vers l’an X. COMBAL Jacques-Louis-Michel, citoyen de La Seyne émigré ; à son retour sert à l’armée d’Italie en l’an 10. EYFFREN Pierre, citoyen de La Seyne émigré ; à son retour commande, en l’an X, la bombarde française la Marie-Joseph

2. LA MUNICIPALITÉ D’OLLIOULES AU TRAVAIL – – Le Conseil d’Ollioules prévoit dans son budget des dépenses pour l’an X le tri des archives et leur lieu de rangement, ainsi que les ventes de la maison de la halle aux grains et de l’emplacement du septem (Eugène Castellan).

3. LES SEYNOIS LISAIENT Le Journal de la Société d’Emulation du département du Var, qui contenait surtout des informations économiques et sociales, ainsi que L’Annuaire du département du Var, paru en l’an XI.

(Le port de Sanary en 1867)

1804 – 23 septembre : REPARATION DU MOLE, DES QUAIS, ET CONTINUATION DU CREUSEMENT DU PORT DE SANARY – On avait aussi entrepris la réparation du môle du port de Sanary, des quais, et même de continuer le creusage. Ce manque de profondeur ne permettait pas à certains navires de s’approcher des quais, ce qui obligeait bien souvent l’équipage à se mettre dans la mer pour effectuer le chargement et cela en toutes saisons. Cette difficulté compromettait la santé des hommes et écartait du port de nombreux navires marchands (Barthélemy Rotger).

-1867 – 23 septembre SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 25. – lundi. Ste Thècle – Beau temps –  Petite brise d’Est. Aujourd’hui, premier jour d’automne.

-1869 – 23 septembre SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 25. – Jeudi. Ste Thècle – Beau temps – Le vent a cessé hier soir à 11 heures ; aujourd’hui, la journée sera calme. – Quoi que les journaux nous aient annoncé le départ de l’Aigle, yack impérial, depuis huit heures du soir, il n’est parti qu’aujourd’hui de Toulon où j’étais, pour son voyage de Venise où il va attendre l’Impératrice qui s’y rendra par terre. De là, le voyage ira à Corfou où se trouve le Roi de Grèce. De Corfou, on ira à Athènes et de là à Constantinople où  on fera sans doute une réception de gala à notre Impératrices. C’est de Constantinople qu’elle partira pour aller à l’isthme de Suez pour l’inauguration  du canal creusé par un Français, M. de Lesseps.

1870 – 23 septembre : LITTERATURE – Décès de Prosper Mérimée.

1880 – 23 septembre : JULES FERRY – entrée en fonction du gouvernement de Jules Ferry.

1895 – 23 septembre : CREATION A LIMOGES DE LA CONFEDERATION GENERALE DU TRAVAIL (CGT), SYNDICAT DE SALARIES. Au départ de sa création, les principaux piliers en étaient la fédération du livre et celle des cheminots. Jusqu’en 1902, l’échelon confédéral sera assez mal géré avant l’arrivée de deux hommes qui mettront de l’ordre dans la maison : Victor Griffuelhes et Emile Pouget.

1903 – 23 septembre : LA SEYNE INAUGURE SA BOURSE DU TRAVAIL – La Bourse du travail fut inaugurée le 23 septembre 1903. Les pièces s’agencent autour d’une grande salle destinée aux conférences et réunions politiques suspendues à l’agrément municipal.
La Bourse prit bientôt la forme et le fond général des Bourses du travail, organisant des cours du soir (de 17 h à 21 h), ayant un bureau de placement gratuit.
Le premier secrétaire de la Bourse fut Richaud, taxé d’anarchiste puis de syndicaliste révolutionnaire ; il avait été licencié des FCM en avril 1898. Il exerça cette fonction jusqu’en 1914. (…)
Par ailleurs, les Bourses du travail du territoire national s’étaient regroupées en une fédération, fédération dirigée par l’anarchiste Pelhoutier, puis par G. Yvetot et P. Delesalle.
Sans refaire pour autant l’histoire du mouvement ouvrier français, il est bon de savoir qu’à cette époque, entre 1902 et 1906, le monde ouvrier et ses organisations : Bourses du travail, CGT, divers syndicats tentent de s’unir. La base de cette union sera la charte d’Amiens en 1906 et la pratique du syndicalisme révolutionnaire. La Bourse du travail demeure cependant attachée étroitement aux décisions municipales. Banalement et vitalement par la subvention annuelle, mais aussi par une attitude générale. Selon la tendance politique, le regard municipal peut devenir inquisiteur (article essentiellement pris dans les travaux de Marius Autran auxquels j’ai ajouté d’autres sources).

1913 – 23 septembre : PREMIERE TRAVERSEE AERIENNE SANS ESCALE DE LA MEDITERRANEE – L’aviateur Roland Garros réussit la première traversée aérienne sans escale de la Méditerranée en 7 heures et 53 minutes (Le Figaro)

1932 – 23 septembre : JULES CHERET – On apprend le décès du peintre et lithographe Jules Chéret.

1940 – 23 septembre :

(le navire de ligne Richelieu, 26 septembre 1942, au mouillage de Dakar)

1. DEBUT DE L’AFFAIRE DE DAKAR opposant Français Libres et Britanniques à la garnison fidèle à Vichy – A l’aube, trois bâtiments de guerre des Forces françaises libres, accompagnés par des navires britanniques (deux cuirassés, le porte-avions « Ark Royal », plusieurs croiseurs et destroyers) constituant la Force H commandée par l’amiral Cuningham, se présentent devant Dakar, la capitale de l’Afrique Occidentale française, pour en demander le ralliement. La visibilité de l’armada alliée est gênée par le brouillard. Pierre Boisson, gouverneur général de l’A.O.F., résolument rangé derrière Pétain, refuse catégoriquement de se rallier, affirmant sa volonté de défendre Dakar « jusqu’au bout ». La présence du général de Gaulle, en mer, ne provoque pas les ralliements escomptés et aucune des trois opérations simultanées ne réussit. Le traumatisme de Mers el-Kébir est bien trop récent. Un commando débarqué est arrêté, une tentative de persuasion politique échoue et Georges Thierry d’Argenlieu, arrivé par mer pour parlementer avec un drapeau blanc, est accueilli par un tir de mitrailleuse : lui-même est sérieusement blessé, mais son embarcation parvient à s’échapper (résumé fait à partir de plusieurs ouvrages ayant relaté ces événements).

(équipage du sous-marin français « Persée »)

2. PERTE DU SOUS-MARIN Persée (type M6 Achéron, dit des 1500 t) au cours de l’affaire de Dakar. A Dakar se trouvaient les sous-marins Béveziers, C.C. Lancelot, Persée, C.C. Lapierre,   Ajax, C.C. Guimont. Persée (C.C. Lapierre) et Ajax (C.C. Guimont) reçoivent l’ordre de se positionner, pour le premier sur la côte nord et le second à 15 milles de Gorée. Malheureusement tous ces mouvements sont repérés par les avions du porte-avions britannique Ark Royal. Vers 11h45 le Persée, qui n’est pas encore arrivé à sa destination, aperçoit les destroyers HMS Inglefield et Foresight. Estimant les conditions favorables, le Persée lancent 2 torpilles par l’avant. La première est évitée par le Foresight et la seconde reste bloquée. Le sous-marin est repéré mais ne peut plonger à cause des hauts-fonds ; les destroyers ainsi que le cuirassé Barham et le destroyer Dragon ouvrent le feu. Malgré le danger le commandant positionne son bâtiment afin de lancer une torpille par l’arrière. Au moment de la mise à feu le tube arrière du Persée est atteint de plein fouet par un projectile. Dans les minutes qui suivent 2 à 3 obus font mouche. L’eau monte rapidement, l’ordre d’évacuation est donné. Aviso La Surprise, qui avait regagné le port, se rend compte que le Persée est en difficulté. Il ressort aussitôt. Arrivé au niveau du sous-marin, il se place entre celui-ci et le Dragon et recueille le personnel. Le Dragon est repoussé grâce à un feu nourri de la batterie du cap Manuel. Le Persée coule à 11h37. On déplore 1 mort et 1 blessé

1942 – 23 septembre :

1. SUR LE FRONT RUSSE, D’APRÈS LES LETTRES DE SOLDATS ALLEMANDS à STALINGRAD : Depuis le« 18 septembre. Le combat se poursuit à l’intérieur du silo. Les Russes qui sont encore à l’intérieur sont des types condamnés à mort. Le chef de bataillon nous a dit : “Les commissaires politiques ont donné l’ordre à ces hommes de résister jusqu’à la mort.” Si toutes les maisons de Stalingrad sont défendues de cette façon, aucun de nos soldats ne rentrera en Allemagne. J’ai reçu aujourd’hui une lettre d’Elsa ; elle attend mon retour dès que nous aurons remporté la victoire. » Le « 20 septembre. La bataille pour le silo continue toujours. Les Russes font feu de toutes parts. Nous restons dans notre cave ; impossible de sortir. Le sergent-major Nuschke a été tué ce matin alors qu’il traversait la rue en courant. Le pauvre vieux, il laisse trois gosses. » Le « 22 septembre. La résistance des Russes dans le silo est brisée. Nos troupes avancent vers la Volga. À l’intérieur du silo, on a trouvé quarante cadavres russes. La moitié d’entre eux étaient habillés en matelots ; ce sont des diables marins ! Nous avons fait un prisonnier, il est grièvement blessé : il ne peut pas parler, ou bien il fait semblant… » Ce Russe se nomme Andrei Khozyanov. Il appartient à une brigade d’infanterie de marine, et non à l’un de ces « régiments disciplinaires » dans lesquels on est voué à la mort, comme l’a prétendu le chef du bataillon allemand. Dans le silo à blé, il a résisté avec une poignée d’hommes à des attaques de char. Il raconte. « La nuit, pendant une courte accalmie, on fit le compte des quelques munitions qui nous restaient : un “tambour” et demi de fusil-mitrailleur, vingt à vingt-cinq cartouches par mitraillette, et huit à dix cartouches par fusil. Se défendre avec si peu de munitions était impossible. Nous étions encerclés. Il y avait de nombreux chars au nord et à l’est du silo. Nous décidâmes de tenter une sortie vers le sud.” (Max Gallo, 1942, 2011)

2. FRONT D’AFRIQUE – Le 23 septembre, Rommel part en permission comme nous l’avons dit précédemment. Mais il ne se rend pas directement en Allemagne, son avion se pose à Rome où, le lendemain, il ira voir Mussolini dans sa résidence d’été à Forli (Paul Carell, Afrika Korps).

1943 – 23 septembre :

1. FASCISME PAS MORT ! – Fondation de la République sociale italienne par Benito Mussolini.

2. OPERATION ANTI-RESISTANCE DANS L’ARIEGE : En France, le préfet de l’Ariège, Monzat, annonce une vaste opération de police contre une grotte servant de repaire à des réfractaires dans la commune de Montségur.

3. LES FFI SE FONDENT DANS L’ARMÉE – décret incorporant les F.F.I. dans l’armée.

1945 – 23 septembre : TOUSSAINT MERLE REMPORTE L’ELECTION CANTONALE A LA SEYNE – Toussaint Merle remporte l’élection cantonale à la Seyne avec 5 355 voix contre Marc Baron, adjoint spécial délégué de la libération de Saint-Mandrier, qui en réunit 3 965, M. Reynaud ne recueillant que 348 voix. Entrant au Conseil général à 34 ans, il a tout à apprendre de son fonctionnement. Il aura tôt fait d’en comprendre le rôle, d’étudier tous les rouages, les commissions dans lesquelles il agira avec le plus d’efficacité. Il se passionne pour les problèmes économiques de ce département qu’il connaît depuis longtemps et dont les besoins les plus urgents lui avaient sans doute échappé jusqu’ici. Membre de la commission des finances, il participe aussi aux commissions des transports, des œuvres de sécurité sociale, des H.B.M., des sinistrés, des Bourses scolaires et du travail. Il représente le Conseil général au Conseil départemental de l’Instruction primaire, au Conseil d’administration de l’Office départemental des Pupilles de la Nation, au syndicat des communes du littoral varois. Le canton de La Seyne, particulièrement éprouvé par la guerre, a su trouver un excellent défenseur. Les routes principales sont rétablies, des crédits d’urgence sont obtenus pour les sinistrés, pour la réfection des bâtiments publics, mais les aides de l’État et du Département ne sont octroyées qu’avec parcimonie car la guerre continue et d’autres conflits vont surgir. Et la situation politique devient de plus en plus complexe par la mise en place des nouvelles institutions (Marius Autran).

1947 – 23 septembre : CITÉ GRECO-ROMAINE D’OLBIA, A HYERES – Saint Pierre d’Almanarre, classement par arrêté du 23 septembre 1947 de vestiges situés dans le quartier Saint-Pierre d’Almanarre (cad. K 553p, 555, 556, 558, 559, 567). Rappel :

– fragments des remparts grecs situés dans la propriété de M. Teisseire : inscription par arrêté du 31 mars 1926

– vestiges du rempart grec, dans le quartier Saint-Pierre d’Almanarre (cad. K 549 à 551) : classement par arrêté du 10 décembre 1951.

1950 – 23 septembre : DEBUT DE LA CHASSE AUX SORCIERES AUX ETATS-UNIS – Le sénat des Etats-Unis d’Amérique vote la loi anti-communiste proposée par McCarthy. C’est le début de la chasse aux sorcières.

1970 – 23 septembre : MORT DE BOURVIL – La France est en deuil : Bourvil, l’un des acteurs préférés des Français, est mort.

1973 – 23 septembre : MORT DE PABLO NERUDA – Mort du poète chilien Pablo Neruda, prix Nobel de littérature.

1994 – 23 septembre : MORT DE MADELEINE RENAUD – La France est encore une fois en deuil : Madeleine Renaud, l’actrice aux mille facettes, la compagne de Jean-Louis Barrault est décédée.

1998 – 23 septembre : PREMIERE GREFFE D’UNE MAIN DROITE – Première médicale mondiale à Lyon: Clint Hallam, un Néo-Zélandais de 48 ans, se fait greffer une main droite par une équipe internationale composée des meilleurs spécialistes mondiaux de la microchirurgie.

2000 – 23 septembre : Relaxe générale pour les prévenus au procès des Ciments françaisLes anciens dirigeants de Ciments français, Pierre Conso, Jean-Pierre Ricard et Jean-Louis Roidot, ainsi que tous les autres prévenus, ont obtenu une relaxe, vendredi 22 septembre, dans l’affaire des délits d’initiés autour du rachat des Ciments belges. Le tribunal a retenu l’argument de la défense, considérant que les transactions contestées ne relevaient pas du « marché », au sens de la loi (Le Monde).

-2019 – 23 septembre : A la Une du Point – une adolescente de 16 ans d’origine bordelaise dénonce, aux côtés de la Suédoise Greta Thunberg, l’inaction des dirigeants face au réchauffement climatique – Cette plainte inédite déposée par 16 jeunes, âgés de 8 à 17 ans et venus de 12 pays, a été rédigée avec l’aide du cabinet international d’avocats Hausfeld et avec la bénédiction de l’Unicef. Depuis son installation cette année en Californie, la Française Iris Duquesne, 16 ans, originaire de Bordeaux devenue passionnée de surf, a décidé de consacrer à la lutte contre le changement climatique, d’après la communication destinée au comité du droit de l’enfant.

2020 – 23 septembre : Paris – L’icône de la chanson française Juliette Gréco, célèbre aussi pour son interprétation de Belphégor à la télévision, est décédée mercredi à l’âge de 93 ans, a annoncé sa famille à l’AFP. (L’Express).

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :

SANARY -sur-Mer– NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 361e livraison  :

(Le port de Sanary en 1867)

1804 – 23 septembre : REPARATION DU MOLE, DES QUAIS, ET CONTINUATION DU CREUSEMENT DU PORT DE SANARY – On avait aussi entrepris la réparation du môle du port de Sanary, des quais, et même de continuer le creusage. Ce manque de profondeur ne permettait pas à certains navires de s’approcher des quais, ce qui obligeait bien souvent l’équipage à se mettre dans la mer pour effectuer le chargement et cela en toutes saisons. Cette difficulté compromettait la santé des hommes et écartait du port de nombreux navires marchands (Barthélemy Rotger).

-1867 – 23 septembre SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 25. – lundi. Ste Thècle – Beau temps –  Petite brise d’Est. Aujourd’hui, premier jour d’automne.

-1869 – 23 septembre SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 25. – Jeudi. Ste Thècle – Beau temps – Le vent a cessé hier soir à 11 heures ; aujourd’hui, la journée sera calme. – Quoi que les journaux nous aient annoncé le départ de l’Aigle, yack impérial, depuis huit heures du soir, il n’est parti qu’aujourd’hui de Toulon où j’étais, pour son voyage de Venise où il va attendre l’Impératrice qui s’y rendra par terre. De là, le voyage ira à Corfou où se trouve le Roi de Grèce. De Corfou, on ira à Athènes et de là à Constantinople où  on fera sans doute une réception de gala à notre Impératrice. C’est de Constantinople qu’elle partira pour aller à l’isthme de Suez pour l’inauguration  du canal creusé par un Français, M. de Lesseps.

LE TERROIR MARSEILLAIS – La sculpture : TERROIR MARSEILLAIS – 561e livraison :

L’architecture, par Arnaud d’Agnel, 1920 (suite) : L’ensemble le plus réussi qui ait été réalisé à Marseille est le château Borély, dont l’architecture et le décor intérieur furent appréciés des contemporains comme en témoigne une épitre de Barthe au riche négociant Nicola Borély. Les plans du château, exécuté par Clérisseau, firent modifiés par Brun qui dirigea les travaux de 1766* 1778. Tout le méride de l’ornementation intérieure revient à ce dernier architecte.

Jean-Claude Rambot, Pierre Pavillon, Jacques Fossé et d’autres sculpteurs ont souvent encadré de cariatides les portes de leurs édifices. Signalons, parmi les plus belles cariatides de Marseille, celles d’une maison du cours Belsunce, à l’angle de la rue d’Aix, et de l’Hôtel des Princes, sur la place de la Bourse, les premières du style Louis XIV, les secondes du XVIIIe siècle. (A suivre)

LA SEYNE-SUR-MER – 260e livraison :Textes divers écrits sur La Seyne.

1903 – 23 septembre : LA SEYNE INAUGURE SA BOURSE DU TRAVAIL – La Bourse du travail fut inaugurée le 23 septembre 1903. Les pièces s’agencent autour d’une grande salle destinée aux conférences et réunions politiques suspendues à l’agrément municipal.

La Bourse prit bientôt la forme et le fond général des Bourses du travail, organisant des cours du soir (de 17 h à 21 h), ayant un bureau de placement gratuit.

Le premier secrétaire de la Bourse fut Richaud, taxé d’anarchiste puis de syndicaliste révolutionnaire ; il avait été licencié des FCM en avril 1898. Il exerça cette fonction jusqu’en 1914. (…)

Par ailleurs, les Bourses du travail du territoire national s’étaient regroupées en une fédération, fédération dirigée par l’anarchiste Pelhoutier, puis par G. Yvetot et P. Delesalle.

Sans refaire pour autant l’histoire du mouvement ouvrier français, il est bon de savoir qu’à cette époque, entre 1902 et 1906, le monde ouvrier et ses organisations : Bourses du travail, CGT, divers syndicats tentent de s’unir. La base de cette union sera la charte d’Amiens en 1906 et la pratique du syndicalisme révolutionnaire. La Bourse du travail demeure cependant attachée étroitement aux décisions municipales. Banalement et vitalement par la subvention annuelle, mais aussi par une attitude générale. Selon la tendance politique, le regard municipal peut devenir inquisiteur (article essentiellement pris dans les travaux de Marius Autran auxquels j’ai ajouté d’autres sources).

OLLIOULES (25e livraison) :

1719 – 23 septembre : Emmanuel DAVIN (1958) – « Le château de Montauban dans l’histoire d’Ollioules ». Ajout manuscrit : Extrait du registre paroissial de 1719 ~ folio 10. « L’an que dessus (1719) et 1e vingt-trois de septembre est mort au château de Montauban, noble monseigneur Pierre de GIRAUDI de PI0S1N, seigneur de MONTAUBAN, mari de dame Anne de GASQUET âgé d’environ septante deux ans et il a été enseveli le vingt-quatre du dit mois dans l’église des R.P. Observantins de ce lieu accompagné des prêtres de la paroisse, présent Jacques Baudouin et J Joseph Rambaud témoins signés à l’original avec moi ARNAUD Curé.

TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 2, 1902) –

79e livraison. Toulon ancien et ses rues. DEUXIÈME PARTIE

Agrandissement de 1589

(suite) Cours Lafayette.

Pavé d’Amour – nommée ainsi « parce qu’elle servait de promenade à la jeunesse et que les amoureux s’y donnaient rendez-vous » (Archives communales, DD. 61). Mais cette rue qui n’avait été jusqu’alors que le témoin des plus tendres idylles ne tarda pas à être envahie par des femmes galantes qui venaient y solliciter les passants ; et bientôt le chaste pavé d’amour fut transformé en un marché d’amour.

Rue de la Convention (archives modernes : registre des Délibérations an III).                                                                

Rue Monsieur (Titre spécial du frère aîné du roi de France).

En 1830 on lui attribue le nom de rue Lafayette (marquis de Lafayette, 1767-1834, patriote célèbre qui prit une part très active à la révolution d’Amérique, à celle de 1789 et à celle de 1830,), et on conserva à la placette qui se trouve à l’entrée du quartier réservé la dénomination un peu ironique de place du pavé d’Amour (Jean Aicard fils a illustré cette partie du Cours en donnant le titre de Pavé d’amour à un de ses romans).

A l’entrée du cours Lafayette, en venant de la place Puget, on rencontre, à main gauche, une placette dite place aux Œufs. Son nom seul en indique l’origine.

Non loin de cette placette, sur le terrain même occupé de nos jours par la cour et le réfectoire du petit lycée, s’élevait, avant la Révolution, le couvent des Ursulines. Cet ordre, créé en 1537, par Sainte Angèle de Brescia, avait été introduit en France, dans les premières années du XVIIe siècle, par la comtesse de Sainte-Beuve. Dès 1624, ces religieuses demandaient aux consuls de Toulon l’autorisation de venir se fixer dans la ville. Par acte du 13 janvier 1625, le Conseil de la communauté de Toulon « consentit à l’établissement desdites Ursulines ; il fit même à ses frais quantité d’acquisitions sur lesquelles leur vaste monastère fut édifié ; il n’imposa d’autres charges à ces religieuses que l’éducation des filles, sous les salaires dont elles conviendraient avec les parents ».

Grâce aux libéralités dont elles furent l’objet de la part des habitants et de la municipalité, les Ursulines purent bientôt donner l’enseignement à titre purement gratuit.

Abandonné au moment de la Révolution, le couvent fut d’abord converti en prison, puis en parc d’artillerie, sous le nom d’arsenal de terre. Lorsqu’on transféra cet établissement militaire à la cité Montéty, l’ancien monastère fut transformé en salle d’asile municipal laïque. A cette même époque, on songea un instant à construire une salle de spectacle sur les ruines de l’église du couvent ; mais ce projet n’eut pas de suite. Depuis 1865, tout le terrain occupé autrefois par les dames de Sainte-Ursule se trouve englobé dans les dépendances du lycée.

C’est en face du couvent même que fut massacré et pendu, le 27 juillet 1792, le sieur Reboul, notable commerçant de Toulon.

(à suivre)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

Un garçon de café s’est engagé dans la marine. Et un jour de tempête, on l’entend crier : « – Et un homme à la mer, UN ! ».

Je vous souhaite un bon lundi et vous dis à demain.

Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

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