ÉPHÉMÉRIDES DU 15 SEPTEMBRE

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ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2024 – 13e ANNÉE (n° 4547)

ILLUSTRATION : Editions Touvier Sanary vers 1905

FETES

Si le nom de Roland évoque surtout le paladin de la geste de Charlemagne, c’est un autre personnage que nous fêtons aujourd’hui : Roland de Médicis, né à Milan et mort à Borgo San Domino en 1386.

Ayant choisi de vivre en ermite à 30 ans, il garda le silence durant 26 années, se nourrissant de ce qu’il trouvait dans les bois et mendiant auprès de ceux qui s’approchaient de lui. Il faut l’imaginer portant toujours la même peau de chèvre et priant pendant des heures, debout sur un pied, les yeux tournés vers le ciel.

Rappelons-nous le cri de « O Liberté, que de crimes on commet en ton nom ! » de Mme Roland, le 7 novembre 1793, au pied de l’échafaud où elle fut décapitée.

Aujourd’hui on dénombre plus de 8000 familles portant ce nom et plus de 90 000 personnes l’ayant comme prénom.

Dicton du jour

« à la Saint Roland, tourne le vent » !

L’automne s’approchant à grand pas, le calendrier républicain dédie ce 29e jour de fructidor An II au marron que l’on dégustera glacé ou grillé, mais attention ! il s’agit de la châtaigne ou du marron comestible et non du marron d’Inde. Méfi !

Enfin, autrefois à Sanary, c’était autour de la chapelle de Sainte-Ternide (ou Trinide) que le 15 septembre de chaque année avait lieu la fête du quartier. Tous les campagnards s’y rassem­blaient pour s’y voir avec plaisir. Il y avait une messe, des danses et autres divertissements, et surtout un concours de tir à la cible. Le quar­tier comprenait alors deux cents âmes.

PENSEE

« Quand la populace se mêle de raisonner, tout est perdu » (Voltaire).

ÉPHÉMÉRIDES

1249 – 15 septembre : Boniface de Castellane exempte les chartreux de Montrieux du droit de péage, pour les troupeaux qui traversent ses terres pour transhumer (Boyer R., 1980, p. 643 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).

1302 – 15 septembre : Lo Cos (charte  aux archives municipales). Le Cos – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Séon (1872).

1388 – 15 septembre : fiançailles à Ollioules de Geoffroy Deydier, fils de Guilhem III, bailli de Colmars, avec Madeleine de la Mer, riche héritière de Toulon.

Senhor Jauffret Deydier ac per molher dona Magdalena de la Mar, hereteira en Tholon, et per ella aven nostre heretagi en Tholon.

 [l’acte solennel des fiançailles (a été) passé à Toulon, le 15 septembre 1392, dans la maison de Jacques de la Mer, prêtre bénéficier de l’église Sainte-Marie, et par devant maître Guilhem Marin, notaire impérial et apostolique. … Pour Madeleine de la Mer,… étant orpheline de père et de mère, elle se constitue sa dot elle-même, avec l’autorisation de Jacques de la Mer, son oncle, lequel déclare en faire son héritière, le tout ayant pour coronnement une émancipation du futur époux suivie d’une affiliation… après les fiançailles, et en présence de noble Imbert Mutonis, licencié en droit, Geoffroy Deydier, aux genoux de Guilhem (son père), joignant sa main droite à la sienne, le prie de le relaxer de la puissance paternelle ; ce à quoi Guilhem répond par la formule de l’émancipation, qui le déclare capable désormais d’acquérir, de vendre, d’ester en justice… A cette scène succède … celle de l’affiliation contractée par Geoffroy envers Jacques de la Mer. Encore les mains sur les Evangiles, il promet de faire demeure continue dans la maison de son futur oncle, …, en un mot d’accomplir près de lui tout ce qui est du devoir d’un vrai fils. …, de son côté, (Jacques) s’engageait à (le) traiter comme son vrai fils. … Le contrat de Madeleine de la Mer  se termine par la mention des cadeaux qui lui sont faits. Jacobé Garanda, de Toulon, lui donne une nappe de France, longue de deux cannes] unam mappam operis Franciae, longitudinis duarum cannarum, [Jeanne Garian, seconde femme de Guilhem Deydier, gratifie Madeleine d’une couronne nuptiale… (peut-être) une garlanda, sorte de couronne en argent,… (ou) fronteria … dela valeur de vingt florins. … et il fut stipulé que sa couronne serait bonne et suffisante, bona et sufficiens. … Le mariage de Geoffroy ne lui procura pas seulement à Toulon un établissement à demeure, … Il lui valut  un droit de citadinage qui, à cette époque, ne s’octroyait pas à la légère. … la somme des privilèges (étant) souvent basée sur les services que pouvait rendre le nouvel habitant ou sa famille. … Toulon, sans compter son port, exerçait l’antique primauté d’une cité romaine, siège épiscopal, chef-lieu d’un bailliage, et, appartenant au roi, jouissait des privilèges d’une cité royale. … Entre les hommes du roi,… le meilleur entre tous les seigneurs, … fut toujours la suprême ambition des populations. … Les de la Mer comptaient parmi les notables de Toulon… Geoffroy Deydier… fut porté et reporté aux charges municipales. … (p. 78)

Dès lors, Ollioules est déserté par les Deydier, la famille semble s’être rendue tout-à-fait toulonnaise. Cela n’aura qu’un temps, et, à la génération suivante, elle reviendra chercher refuge aux lieux où fut son berceau.  (Brémond V., Les institutions et la vie municipale…, 1938 ; de Ribbe, 1898, p. 65, d’après Octave Teissier, Histoire de Toulon au moyen âge)

1435 – 15 septembre : Hommage de Pierre de Boniface pour la Môle  fait à Isabelle, comtesse de Provence -: Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 11 :

 Hommage de Pierre de Boniface pour la Môle  fait à Isabelle, comtesse de Provence, ayant charge du roi René son mari. Raoul Bérenguier, Châteaux du Var, interprète cet hommage comme étant le moment de la prise de possession du château de la Môle par les Boniface, et écrit : 1435, Le château de la Mole, jusque-là propriété des seigneurs de Fos, passe aux Boniface.

1595 – 15 septembre : lieudits mentionnés dans un acte aux archives de la Major de Marseille.

1. Font de las Mourgues.  Première mention : Fons monachorum, 21 janvier 1246. Première mention de La Bégude, 9 février 1735 (acte aux archives de la Major) puis la Font des Mourgues ou la Bégude, le28 juin 1766 (registre aux archives de la Major). La Bégude – hameau, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872). La bégude était un droit que l’on percevait sur les boissons à leur entrée dans le territoire de Marseille et les bureaux où on le percevait en ont conservé le nom. De là vient qu’ils sont placés sur la limite du terroir. Pos­session du monastère de Saint-Sauveur (charte aux archives de la Major). 

2. Valon de Seren, Ribas de Seren. Plan-Seren -lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château- Gombert. Mentionné comme Plan de Seren, le 2 mai 1679 (ibid.) puis Colle de Seren, le 18 août 1764 (ibid.)

1635 – 15 septembre : LA MARTINIQUE DEVIENT TERRE FRANçAISE – Le flibustier Pierre Belain d’Esnambuc débarque dans la rade de Saint-Pierre et prend possession de la Martinique au nom du roi Louis XIII.

1688 – 15 septembre : Joseph Gibert et Joseph Bonnieux, conseiller du Roi et avocat à Aix, désignés comme experts nommés par l’Intendant Le Bret pour définir les limites et la portée de la séparation d’Ollioules et de Saint-Nazaire, s’installent pour la nuit à La Seyne, au logis sous l’enseigne de Saint-Jacques (H. Ribot, Regards n°10).

1693 – 15 septembre : L’Homme Fer (acte d’atterminage), devenu L’homme Fé, en 1596  (registre aux archives des Prêcheurs), puis l’Homme Fait, 27 janvier 1698 (ibid.). Aujourd’hui Homme-Fé – lieu-dit, commune de Marseille. Ce quartier, au­jourd’hui bâti, était entre la rue des Princes et la rue Pa­radis.

1700 – 15 septembre : Mort d’André Le Nôtre, jardinier de Louis XIV.

1715 – 15 septembre : Le Régent rend au Parlement que Louis XIV avait muselé son droit de remontrance – le droit de contester toutes les décisions royales (Jean-Joseph Julaud, les grandes dates de l’Histoire de France, First Editions, 2016).

1730 – 15 septembre : Monjournaux (registre aux archives de la Major). Monjournaux – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Belle-de-Mai et Saint-Charles. Première mention : Maujournau, 30 décembre 1675 (registre aux archives de la Major).

1777 – 15 septembre : APPARITION DU TERME « Etats-Unis d’Amérique » – Après avoir proclamé l’indépendance des treize colonies d’Amérique du Nord en juillet 1776, le Congrès continental s’efforce d’organiser le nouveau gouvernement. Il adopte, le 16 septembre 1777, les « Articles de Confédération », dans lesquels apparaît pour la première fois le terme « Etats-Unis d’Amérique ». Chaque Etat dispose bel et bien de sa souveraineté pour tous les domaines à l’exception de la politique extérieure, confiée au Congrès. Ce dernier se compose d’un délégué par Etat et chaque décision doit obtenir au moins neuf voix. Les citoyens peuvent circuler comme ils l’entendent dans tout le territoire. Pour entrer en vigueur, les articles doivent toutefois être ratifiés par la totalité des Etats, ce qui ne se produira qu’en mars 1781.

Ces avancées démocratiques et républicaines auxquelles la France a fortement participé avec ses armées et ses escadres – rappelons celle de l’amiral d’Estaing appareillant en grandes pompes de Toulon – représenteront un modèle pour la Révolution française qui va surgir quelques vingt années plus tard, au même titre que celui de la République suisse ou du mode de gouvernement britannique (monarchie parlementaire).

-1793 – 15 septembre :

1. UNE LÉGENDE SUR NAPOLÉON BONAPARTE ET SON ARRIVÉE DANS L’ARMEE DE CARTEAUX –  Démêler l’écheveau des témoignages et les confronter, voilà tout le travail de l’historien. En voici un exemple qui touche un grand personnage de notre histoire nationale (Napoléon Bonaparte) et notre région (la Provence) :

En entrant sans combat dans Marseille, les troupes de Carteaux mettent fin à l’affrontement entre sections jacobines et bourgeoises. Bonaparte fait partie des troupes chargées de la répression puisque l’on a retrouvé son billet de logement « chez le citoyen Chauvet, rue Rameau, maison n°1, derrière la comédie. C’est donc à Marseille que Bonaparte reçoit l’ordre de rejoindre l’armée d’Italie, afin d’y organiser le transport des poudres (André Castelot, Bonaparte).

Le 15 septembre, Bonaparte a pris tout son temps ; le jour même où son destin va changer, il demande aux administrateurs du Vaucluse de lui fournir cinq voitures destinées au transport des poudres jusqu’à Nice (Pierre Vieillefosse, « Le siège de 1793 », tiré à part extrait du Bulletin du Vieux Toulon et de sa région, 1977, p. 6.). Il écrit au capitaine Bouchotte, ministre de la Guerre, sans passer par la voie hiérarchique. Il sollicite, avec sa nomination au grade supérieur, un poste à l’Armée du Rhin où l’on se bat vraiment, sous l’ordre de vrais chefs. Naturellement, le ministre, pointilleux sur les règles de la discipline ne répond pas à cet officier inconnu de lui, mais transmet sa requête aux Représentants en mission, Saliceti et Gasparin (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 24.).

En passant par le Beausset, chef-lieu du district et siège de l’état-major, – à 17 km de Toulon — Bonaparte apprend la présence de Saliceti avec qui il a fait la « campagne » d’Ajaccio au mois de mai précédent. Le représentant se trouve en mission en compagnie de son collègue à la Convention, Gasparin. La République essaye de reprendre Toulon qui, le 28 août, « menacée d’exécution » par la Convention, a préféré ouvrir ses portes aux Anglais et aux Espagnols. Bonaparte arrive là fort à propos : L’artillerie du siège n’a plus de chef : son commandant — le chef de bataillon Dommartin — a été grièvement blessé lors de la prise d’Ollioules. Saliceti apprécie fort les Buonaparte : il les a vus à l’œuvre. Par ailleurs, le jeune officier plein de prévenances, lui « fait la cour ». Aussi le représentant estime-t-il que « le hasard l’a servi à merveille ». Il offre au « capitaine instruit Buonaparte » le commandement de l’artillerie du siège de Toulon.

Autre version : À cette époque (le 16 septembre) Buonaparte était à Nice où il rendait visite à son ami, compatriote et protecteur, le député à la Convention Antoine Christophe Saliceti. Saliceti, convaincu que Buonaparte était l’homme de la situation, lui offrit le poste sans même consulter les généraux concernés. Buonaparte accepta sur le champ. « La chance était de notre côté », écrira Saliceti. « Nous avons arrêté le citoyen Buonaparte, un savant capitaine qui était justement en route pour joindre l’armée d’Italie et nous lui avons ordonné de remplacer Dommartin. » Saliceti savait de quoi il parlait. Il était sur place pendant la première attaque de Carteaux sur Toulon et s’était plaint que ni le général ni son entourage n’avaient « aucune compréhension ni des hommes qu’ils menaient, ni des machines militaires, ni de leurs effets ». C’était une chance incroyable qu’un des deux représentants qui surveillaient les opérations à Toulon était Corse et connaissait Buonaparte.

Version de Georges Blond : Plusieurs conventionnels étaient descendus de Paris pour exciter le zèle des militaires contre la ville maudite. L’un deux était un Corse nommé Antoine Christophe Salicetti, trente-six ans, pas du tout malingre et mal vêtu comme le petit capitaine qui dirigeait le tir de la batterie des Sans-Culottes. Beau garçon, au contraire, et plutôt dandy. Salicetti ne cachait pas sa consternation devant l’impéritie, il disait même l’imbécillité, de Carteaux, ex-peintre de batailles, peut-être ex-peintre en bâtiments, à qui jusque-là une chance scandaleuse avait accordé des victoires imméritées et qui était maintenant là comme une bûche devant Toulon. Un jour, pour comble de bonheur, le chef de son artillerie, capitaine Dammartin, s’était fait tuer assez stupidement à Ollioules. Salicetti avait alors pensé à son compatriote, le capitaine Bonaparte, officier instruit, bon républicain, et de qui il avait aimé le « Souper de Beaucaire » au point de s’entremet­tre pour faire éditer ce manuscrit aux frais de la Convention. Il l’avait fait appeler. —  Quel est votre emploi en ce moment? —  Organisateur des convois de poudre pour l’armée d’Italie. En fait, je réquisitionne des charrettes. —  Provisoirement, vous allez commander l’artillerie de l’armée Carteaux. —  Mais qu’en pense le général? —  Il pensera ce que je lui dirai.  Soyez demain au Quartier Général.

Autre version (Paul Marin-Carcopino) : La légende qui le fait arriver au Beausset le 16 septembre et qui prétend qu’il aurait pris ses fonctions à cette date, à la suite de sa rencontre fortuite dans ce village avec son compatriote Saliceti est inacceptable, car il est démontré que Bonaparte est à l’armée de Carteaux depuis son arrivée devant Avignon et l’a suivie à Marseille où il se trouvait le 24 août. Son équipée trouvait une suite logique devant Toulon. Au cours de l’engagement d’Ollioules, le chef de bataillon Dommartin, commandant de l’artillerie venait d’être blessé ; il fallait le remplacer au pied levé. Or, son adjoint, le capitaine Perrier se trouvait en mission à Marseille. Saliceti proposa de confier le poste au « citoyen Bonaparte, capitaine instruit ». Le Représentant Barras arriviste ambitieux et sans principes mais d’une intel­ligence vive et pénétrante sur qui le jeune Corse avait déjà fait une forte impression, approuve le choix de son collègue Saliceti, et le 16, Bonaparte est affecté au 4e d’artillerie à l’Armée de Toulon. Dans leur rapport, les représentants en informent le Comité de Salut Public : « Vous verrez, par la lettre que nous écrivait hier, le citoyen Buonaparte, officier d’artillerie qui était destiné à l’Armée de Nice, mais que la blessure de Dommartin nous a obligés de retenir ici pour commander à sa place, la situation d’hier et les dispositions pour aujourd’hui ».

Autre version (Vieillefosse) : Où Joseph Bonaparte et Saliceti retrouvèrent-ils Napoléon ? sans doute à Marseille où il était le 15 auprès de sa famille. Le 16, il est au Beausset avec Saliceti, qui écrit : « Dommartin blessé nous avait laissés sans chef d’artillerie, le hasard nous servit à merveille ; nous arrêtâmes le citoyen Bonaparte, offi­cier instruit et nous lui ordonnâmes de remplacer Dommartin •». Si le hasard fut un peu forcé, on ne peut nier qu’il fut heureux. Autre version (Paul Maurin-Carcopino) : Que la rencontre soit voulue ou fortuite, Bonaparte prend contact avec les Conventionnels dans les premiers jours d’août, à Aix-en-Provence. Il leur donne à lire le « Souper de Beaucaire ». Les Représentants qui surveillaient la répression du fédéralisme, ne pouvaient être que séduits par l’originalité de ses idées et voir dans ce pamphlet un moyen de propagande ; aussi décident-ils de le faire im­primer aux frais du trésor. Entre temps, ils ont reçu la requête que leur a transmis le ministre. Dès lors, officiellement leur attention est attirée sur le capitaine Bonaparte qui reste provisoirement attaché à l’armée de Carteaux. Le jeune officier ne regagne donc pas Nice comme on l’a écrit jusqu’ici et il paraît acquis que Bonaparte a été à l’armée des Carmagnoles depuis son arrivée devant Avignon et qu’il ne l’a pour ainsi dire plus quittée.

Autre version  (Gérard Delaforge) : Napoléon Bonaparte n’a jamais quitté l’armée de Carteaux depuis le 25 août. Il est donc au Beausset lorsque cette armée s’y installe (le 28 ?) et lorsque Carteaux décide d’y établir son Etat-Major. Ce ne sera que le 20 septembre que Carteaux installera ce dernier au château de Montauban, son lit (sa couche) n’y étant transférée qu’à cette date (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

2. Le chef-lieu du district est transféré de Toulon au Beausset. L’histoire définitive des préliminaires du siège de Toulon ne pourra pas être écrite sans les archives du district de cette ville, dont le chef-lieu fut transféré au Beausset par Gasparin et Saliceti le 15 septembre. Or ces archives doivent exister quelque part, car, d’après une délibération du 17 messidor an II, l’administration du district du Beausset venait de déclarer par une circulaire qu’elle avait perdu un temps précieux pour se procurer les archives du ci-devant district de Toulon renfermant notamment les matrices des rôles dont le besoin était urgent. Elles doivent se trouver dans un dépôt public et sont encore vierges. C’est donc au nouveau chef-lieu du district que le curé constitutionnel, Laugier, président de l’assemblée primaire du Beausset chargée du vote de la constitution, déclare que « l’acte constitutionnel précédé des Droits de l’Homme et du Citoyen a été lu par le citoyen Guignon, un des membres de l’assemblée, avec le plus grand silence, et que l’as­semblée l’avait accepté avec la plus grande joie, sans qu’aucun indivi­du de la dite assemblée n’ait fait aucune réclamation sur aucun des articles de l’acte constitutionnel… » Attendu que l’armée républicaine du général Carteaux, et que trois représentants du peuple en mission, Escudier, Saliceti et Gasparin se trouvent dans le village, on eût été vraiment surpris du contraire ! …

3. Dans le Nord, l’armée coalisée bouscule les français, dont le 4ème bataillon du Var, qui battent en retraite jusqu’à mi-chemin entre Arras et Douai (id.). Ce même 15 septembre, à l’initiative de la municipalité du Beausset et de la société patriotique, et en vertu d’une loi du 23 août, 119 beaussetans constituent un bataillon de volontaires sous le commandement de Joseph Xavier Portal, secrétaire-greffier municipal, membre de la société patriotique du Beausset depuis sa fondation, et commandant de la garde nationale du village depuis le départ de Joseph Vidal (id.).  La mise sous un même régime des troupes de 1791 avec celles constituées par des appels sous les drapeaux depuis la chute de la royauté a commencé à l’armée d’Italie le 15 septembre 1793 (décret de la Convention nationale du 12 août 1793), et s’effectuera sans trop de difficultés dans tout le sud-est de la France.

1794 – entre le 18 août et le 15 septembre : le Maire de Sanary transmet au citoyen Bousquet l’ordre de réintégrer l’armée – Entre le 18 août et le 15 septembre 1794 (fructidor an II), le Maire de Sanary transmet au citoyen Bousquet l’ordre de réintégrer l’armée. Bousquet, chef des Bataillons de l’Union du départe­ment des Bouches du Rhône avait été révoqué de ses fonctions et s’était retiré à Sanary. L’ordre émane de la Commission de l’organisation des mou­vements des armées de terre. Il devra sans délai reprendre ses fonctions (Rotger B., 1984, p. 305-306).

1795 – 15 septembre : La commision militaire cesse de fonctionner. Elle avait repris ses travaux à Marseille le 27 messidor (11 juillet 1795). Elle y fut encore plus sévère qu’à Toulon, et cessa de fonctionner le 29 fructidor an III (15 septembre 1795). Au total, en vingt séances tant à Toulon qu’à Marseille, 240 prévenus comparurent devant la commission militaire : 52 prévenus furent condamnés à mort, 7 prévenus furent condamnés à 2 ans de fer, 5 prévenus furent condamnés à 3 mois de détention, 3 prévenus furent condamnés à la déportation, 11 inculpés furent renvoyés devant le tribunal criminel du Var, 3 devant celui des Bouches-du-Rhône, 152 prévenus furent acquittés, les 7 autres ne furent pas jugés. Dans leurs ouvrages respectifs, Edmond Poupé et Malcom Crook ont estimé que la répression de la révolte de prairial an III n’a­vait pas été excessive. Certes. Constatons cependant que parmi les 52 condamnés à mort et exécutés, il y a 13 beaussetans. Quoique originaires de Toulon et du Castellet, on peut joindre à ceux-ci Peillon et Suffren qui ont toujours « marché » avec les beaussetans. Presque le tiers des condamnations à mort prononcées par cette commission militaire concernait donc des beaussetans ! C’était faire, dans la répression, beaucoup d’honneur au Beausset. On aurait voulu décapiter le jacobinisme beaussetan et décourager à tout jamais les habitants du village de défendre cette opinion politique que l’on ne s’y serait pas pris autrement. En ce qui concerne Le Beausset, il me semble qu’il y a là un ré­gime particulier de sévérité, et de punition « pour l’exemple ». Rappelons que la rébellion avait compté de 3 000 à 12 000 hommes, et que la bataille du Beausset avait entraîné la mort de 50 re­belles et 300 prisonniers. Or la commission militaire a prononcé 52 condamnations à mort. Il y a donc eu davantage de morts du fait de la répression que par le combat du 5 prairial… Le Beausset avait été « patriote » depuis le début de la Révolu­tion au village, le 26 mars 1789. Désormais, les meneurs jacobins beaussetans étaient exterminés. 1795 voit la fin de la phase active de la Révolution au Beausset (Delaforge G., 1995, p. 110).

1796 – 15 septembre (29 fructidor An IV) : PLAINTE DE LA MUNICIPALITE TOULONNAISE CONTRE LE GENERAL WILLOT – Le général Willot qui enlève brutalement la charge de la police intérieure des prisons à la municipalité TOULONNAISE s’est livré à des actes d’autorité ar­bitraires sous prétexte que la ville est en état de siège. L’administration municipale en avertit le directoire exécutif le 29 fructidor an IV en dé­clinant toute responsabilité en ce qui concerne l’intelligence avec l’ennemi. « Ce général qui s’est annoncé par une proclamation – droit qui n’appartient qu’au Directoire – rétablit le gouvernement révolutionnaire partout où il commande et divise arbitrairement les citoyens en « bons et mauvais». On se plaint qu’il prenne le « ton d’un dictateur qui menace, promet, garan­tit protection et sûreté à ceux qu’il juge à propos, donne ses opinions, ses sentiments, ses volontés, pour règle de l’esprit public, ne parle que de lui, établit le gouvernement militaire comme dans un pays conquis ou rebelle » « Citoyens directeurs, quelle confiance peuvent inspirer les grands étalages de la part d’un général inconnu, qui n’a communiqué aux autorités constituées ni les ordres ni les pouvoirs dont il était chargé et qui, par un style vague, captieux, entortillé, embrouille toutes les idées, tous les principes constitutionnels, place son autorité avant celle des lois et du gouvernement ?  Nous déposons nos peines dans vos cœurs et nous vous adju­rons de faire triompher le gouvernement constitutionnel, objet de tous nos vœux » (Archives municipales de Toulon – Série D III L 95 bis 2O -Correspondance de l’agent national cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

-1797 – 15 septembre (28 fructidor An V) : Donde et Dragon, deux émigrés des plus inquiétants sont amenés au fort La Malgue et Toulon offre au général Sahuguet des troupes de ligne pour comprimer les méchants de Marseille. La municipalité rédige une adresse au directoire exécutif qui a opéré le salut de la République (Archives municipales de Toulon, D III  95 bis  11). Note : Jean-Joseph-François Léonard de Sahuguet d’Amarsit Laroche (1756-1803) -mousquetaire à 17 ans – partisan de la Révolution mais ennemi de la violence général de division en 1792 – suspendu un moment à cause de sa noblesse – participe à campagne d’Italie – Il prend le commandement de Marseille en remplacement de Willot nommé membre du corps législatif. En Vendée après le 18 brumaire -1801, il commandera l’état de Gênes – après la paix d’Amiens, il sera chargé de recevoir des Anglais l’île de Tabago dont il deviendra gouverneur général. Très estimé des habitants, il y mourra de la fièvre jaune.

1798 – 15 septembre : LA COMMISSION MILITAIRE DE TOULON DANS SES ŒUVRES – Audibert Honoré maître d’équipage 50 ans de Toulon, Baude François tailleur du Castellet, Coulomb Joseph tonnelier 27 ans Toulon, Fouque Antoine dit Capucin 59 ans Toulon, Garnier Charles cordonnier La Valette, Guiol André cultivateur Ollioules, Guyot Charles 46 ans Auriol, condamnés à mort par la Commission militaires de Toulon (d’après la liste établie par L. Mongin, cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

-1800 – 15 septembre (29 fructidor an 8) : Les jeunes gens d’Ollioules refusent de prendre les armes à la suite de la réquisition permanente des gardes nationales de tout le département par le Préfet du Var ; le sort désigne les absents, étrangers à la commune ! Lorsque le Commandant de la place de Sanary et arrondissement, demandant 30 hommes de la colonne mobile dont 20 d’Ollioules et 10 d’Evenos, même refus, et à nouveau, ce sont les absents qui sont désignés. Les mutins se retrouvent au cabaret alors que le commandant de la place vient unir sa colonne à celle d’Ollioules-Evenos. Les mutins refusent d’entendre raison. Au point que le maire, Imbert, prie le sous-préfet de lui fournir les forces, armes et munitions,  pour faire exécuter les ordres et venir à bout de la mauvaise volonté de ses concitoyens…. En suite de quoi, l’adjoint au maire, Audibert donne sa démission ; le maire écrit à nouveau au sous-Préfet pour lui signaler cette démission  et lui porter secours. Le 3 août, il  réclame au Juge de Paix l’application des peines déterminées par la loi du 3 août 1791 (Castellan E., 1937, p. 237).

1804 – 15 septembre : PREMIERE FÊTE DU QUARTIER DE LA CHAPELLE DE SAINTE-TRINIDE, A SANARY – Le 6 fructidor an XII (24 août 1804), sur la demande des habi­tants du quartier SAINTE TERNIDE, le maire sollicita la réouverture au culte de la chapelle Sainte-Ternide. Celle-ci, vendue comme bien national, avait été acquise par le sieur Jean PIVOT cadet, de TOULON, et revendue par lui au sieur Antoine SOLEILLET (acte JUIGLARD, notaire à TOULON) le 19 Brumaire an VII, au prix de 300 livres. Jean PIVOT l’avait achetée le 5 Prairial an VI à la nation, au prix de 185 livres. Les raisons qu’en donna le maire étaient que les habitants de ce quartier étaient obligés de quitter leurs maisons de campagne éloignées d’une grande lieue pour venir assister aux offices divins dans l’église paroissiale, les jours de dimanche et fêtes. Cela leur avait été accordé autrefois et les habitants se cotisaient entre eux pour payer le prêtre des­servant. Toutefois, les baptêmes, mariages et inhumations, continueraient comme auparavant à se faire à la paroisse Saint-Nazaire. Le nouveau propriétaire accepta et la chapelle fut rouverte au culte. C’était aussi autour de cette chapelle que le 15 septembre de chaque année avait lieu la fête du quartier. Tous les campagnards s’y rassem­blaient pour s’y voir avec plaisir. Il y avait une messe, des danses et autres divertissements, et surtout un concours de tir à la cible. Le quar­tier comprenait alors deux cents âmes (Rotger B., 1984, p. 344-345).

1807 – 15 septembre : LOI IMPOSANT LA MISE EN PLACE D’UN CADASTRE MODERNE DANS TOUT LE TERRITOIRE FRANçAIS ET COLONIAL – La loi de la Constituante des 16 et 23 septembre 1791 avait posé le principe du cadastre parcellaire destiné à présider à la nouvelle répartition des impôts instituée par la Révolution. La loi du 15 septembre 1807 ordonna de procéder à l’établissement, dans toutes les communes de France et dans ses colonies, d’un cadastre moderne accompagné de plans parcellaires divisant leur terroirs en sections baptisées d’une lettre majuscule et comportant des numéros avec indication des lieux-dits. Commencé vers la fin de l’Empire, le plan cavalier parcellaire de La Seyne, exécuté selon la loi du 15 septembre 1807, fut terminé, sur le terrain, le 20 octobre 1829, sous l’administration de M. de Fourneron d’Ardeuil, maître des requêtes au Conseil d’Etat. M. Fauchier était alors maire de La Seyne et M. Lacouture, directeur des Contributions directes. Le cadastre fut confectionné par les soins de MM. Bosc, géomètre en chef ; Vidal aîné et cadet, et Ricard, géomètres de première classe (Louis Baudoin, 1965, p. 287. Les opérations relatives à la confection des cadastres, en France métropolitaine, se sont poursuivies jusqu’aux environs de l’année 1850, sauf pour les départements de la Corse (terminé en 1889), de la Savoie et des Alpes-Maritimes, constitués après 1860 et dont le cadastre adapté selon les lois françaises fut achevé plus tard. Cependant, depuis un certain nombre d’année (XXe siècle), de nombreuses communes voient leur cadastre renouvelé pour tenir compte des changements survenus depuis cent trente ans ; l’élaboration d’un nouveau cadastre concernant La Seyne est en cours actuellement (1962), sous la direction de notre compatriote et ami M. Alexandre Peïré, ingénieur géomètre (note de Louis Baudoin, 1965)).

1865 – Nuit du 14 au 15 septembre : 12 décès d’enfants sont constatés et déclarés à l’ouverture des bureaux de l’état-civil de La Seyne – Dans la nuit du 14 au 15 septembre, 12 décès d’enfants sont constatés et déclarés à l’ouverture des bureaux de l’état-civil de La Seyne alors que l’on pense avoir circonscrit la maladie apparue en juillet. Un violent ouragan de sud-est a rabattu les miasmes du quartier de la Lune sur les autres parties de ville. 56 nouveaux décès s’ajoutèrent dans la journée. Le soir même, 56 nouveaux décès ont été déclarés, le lendemain, 45 et le jour suivant 33. Alors ce fut la panique dans toute la cité. Les plus aisés qui savaient où pouvoir fuir le firent d’urgence. Ceux qui n’avaient pas de points de chute, chargèrent quelques ustensiles dans une carriole ou une voiture à bras et allèrent s’installer dans les campagnes, à la Verne, à Fabrégas, dans les endroits encore campagnards de Six-Fours, jusqu’au Brusc, toujours pour bénéficier de l’air vif du large. Même au Crotton, un terrain de M. Verlaque, ingénieur des chantiers navals, fut transformé en camp de tentes de toiles à voile, mais il y avait encore une centaine d’hectares de marécages entre les Sablettes et Tamaris. L’endroit était donc mal choisi. D’autres étaient partis à Ollioules, et à Saint-Nazaire. La Seyne prit donc l’aspect d’une ville morte avec ses magasins fermés. Les chantiers navals fonctionnaient toujours, mais au ralenti. La rentrée de l’école des maristes fut ajournée “sine die”, et les Pères se dévouèrent à la population. Tandis que la plupart des habitants quittent la ville, les secours s’organisent pour assurer la survie de ceux qui restent, et l’on fait appel à des forçats du bagne de Toulon pour inhumer les corps et désinfecter les bâtiments (les rares qui ont survécu ont été graciés). Au cours des deux mois que durera l’épidémie (Jusqu’au 15 novembre 1865), on comptera entre 450 et 500 décès, pour une population d’environ 13 000 personnes (Marius Autran, tome 5).

1867 – 15 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – 1er adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Dimanche 15 septembre – S. Nicomède – Temps beau – magnifique – Ce matin les tambourinaïres se sont promenés dans la ville pour annoncer la fête que les jeunes gens voisins du quartier de la Millière on décidé de faire. Il y aura bal, quelques courses d’nfants, rafraichissements, etc. Après dîner, ce sera le but de promenade pour plusieurs personnes.

1869 – 14 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – 1er adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – mercredi- Quatre-Temps belle journée calme plat – ce matin. Petite brise du large qui commence vers 9 heures. Nos vendanges se font avec entrain. La majeure partie est déjà faite, et certains qui croyaient avoir moins de raisins que l’année dernière, en ont eu ou plus ou pas moins que l’année passée. Cela provient de la pluie, sans doute, que nous avons eue ces jours derniers.  Nous avons constaté de visu que des grains se sont trouvés doublés après la pluie.

-1886 – 13 ou 15 septembre : demande de création de bureaux de poste et télégraphes à Tamaris et au Creux Saint-Georges – Lors du conseil municipal de La Seyne il est donné lecture d’une lettre de M. le Préfet qui dit que l’administration des postes, saisie d’une demande de création de bureaux de poste et télégraphes à Tamaris et au Creux Saint-Georges, répond que la création de deux bureaux de poste n’est accordée qu’aux grandes villes ; néanmoins, l’Administration accor­erait la création des deux bureaux demandés, mais à la condition que la commune prendra à sa charge tous les frais d’immeubles d’installation, entretien et fonctionnement. «Devant ces conditions, le Conseil décide de ne pas poursuivre la création de ces deux bureaux». Au cours de la séance du conseil municipal du 13 septembre 1886 M. Audoly demande si les habitants de Saint-Mandrier peuvent se servir du fil télégraphique qui se trouve à l’hôpital. M. Audemard, Adjoint spécial répond que les habitants de la section peuvent se servir de ce fil mais que les dépêches éprouvent de trop longs retards. Ainsi, la section continuera de fonctionner au point de vue postal comme par le passé et à ce sujet M. le Maire fait valoir «que l’on a déjà accordé un cimetière à cette localité. On ne peut pas tout avoir !» (Gisèle Argensse, 1989, p. 85-86). Le 13 septembre 1886, Saturnin Fabre vit voter une subvention de 1500 F pour aider les travailleurs licenciés avant d’aller au ministère de la Marine plaider leur juste cause. Durant l’exercice de son mandat, des faits semblables se produiront à plusieurs reprises, et il fera voter des crédits importants pour les pères de famille en chômage (Marius Autran, tome 2, 1988).

1915 – 15 septembre : apparition des chars d’assaut – L’armée britannique utilise pour la première fois des véhicules blindés à Flers, dans la Somme. Cependant, la première bataille de chars d’assaut ne se déroulera que le 26 avril 1918 à Villers-Bretonneux.

1916 – 15 septembre : Perte du SOUS-MARIN FRANçAIS “Foucault”, bombardé devant Cattaro par Des hydravions autrichiens L 132 et L 135. Le Foucault, alors en plongée, est bombardé devant Cattaro par les hydravions autrichiens L 132 et L 135. Une avarie causée par les explosions fait sauter un joint et noyer ses moteurs électriques et oblige à revenir en surface pour évacuer. Le sous-marin accueille à coups de canon les hydravions revenant l’achever. L’officier en second décharge son révolver sur eux jusqu’au moment où le bateau s’enfonçant, l’équipage est à la nage. Le premier hydravion récupère le commandant et l’officier en second tandis que l’autre appareil sert de bouée pour les naufragés qui sont ensuite pris en charge par un torpilleur qui les conduits à Cattaro. C’est le premier sous-marin perdu par attaque aérienne.

1918 – 15 septembre : La 2e division d’infanterie des Etats-Unis prend Saint-Mihiel.

1935 – 15 septembre : premières lois antisémites du régime nazi – 15 septembre 1935 : au Congrès de Nuremberg, Hitler promulgue les premières lois antisémites du régime nazi, privant en droit les Juifs de la citoyenneté allemande et leur interdisant d’épouser ou de fréquenter des « Aryens ». Ainsi, un peu plus de deux ans après l’arrivée des nazis au pouvoir, le régime mis en place par Hitler inaugure un processus d’exclusion qui débouchera sur la « solution finale » dont nous reparlerons.

1939 – 15 septembre : Allemagne et Russie en pologne – En Pologne, avec la prise de Grawolin, la tenaille allemande s’est refermée sur l’armée polonaise qui va tenter en vain de se frayer un passage vers la frontière roumaine (Rossel André, 1985). L’URSS considérant que l’Etat polonais n’existe plus entre en territoire polonais pour « assurer la sécurité des populations russes de Pologne ». Nous savons aujourd’hui que parallèlement au pacte germano-soviétique un protocole secret garantissait à l’U.R.S.S. la récupération des territoires à l’Est de la ligne Curzon qui avaient été conquis par Pilsudski en 1920 (id.). L’Ouest est indigné mais, comme Jean Schlumberger dans «Le Figaro», chacun se félicite bien vite du fait que les opérations sur le front franco-belge se déroulent en territoire allemand Dans «Le Figaro», Jean Schlumberger se félicite: «On a franchi la frontière allemande, peu importe que ce soit dans une zone limitée. En dehors de sa portée militaire, le fait a une grande \ signification morale…  L’Allemagne n’a pas (jusqu’à présent) connu la guerre sur ] son propre sol. Même ses défaites, elle ‘ les a subies sur les -terres dévastées de ses  adversaires.   Elle n’a pas  eu  le spectacle de ses population fuyant sur les routes… ». La Monnaie de Paris va frapper des médailles à l’effigie de nos grands chefs : Gamelin, Georges et Weygand (Le Figaro).Un Commissariat à l’Information est créé qui sera dirigé par l’écrivain Jean Giraudoux qui s’efforcera, sans succès de concurrencer son homologue Goebbels en diffusant de nombreux textes tendant à démontrer que Hitler est aux abois. Les petites annonces ne seront plus acceptées dans les journaux que sous de nombreuses réserves : elle ne peuvent comporter de noms de villes, ni d’abréviations. Elles ne paraîtront que 48 h au plus tôt après réception. Ainsi les espions ne pourront pas utiliser la voie des petites annonces pour communiquer des messages codés (Rossel André, 1985).

1940 – 14 et 15 septembre : A travers la presse du week-end :

1. L’Œuvre, samedi 14 septembre : “Une amende de cinq millions à la ville de Nantes – Il y a un mois, la ville de Nantes s’était vu infliger, par l’adminis­tration militaire allemande, une amende de deux millions de francs, pour des actes de sabo­tage commis sur des installa­tions de câbles téléphoniques. Des faits semblables s’étant renouvelés, le Maire de Nantes a adressé l’avis suivant à la population : « Dans la nuit du 6 au 7 septem­bre un câble allemand a été coupé par une main criminelle, près de la gare d’Orléans, en face du numéro 15 du quai Commandant-Charcot. L’autorité militaire allemande a infligé à la ville une amende de cinq millions de francs français. Dans cette pénible conjoncture, le Maire s’adresse à nouveau de la manière la plus pressante, à ses concitoyens dont chacun va porter le poids de la lourde péna­lité financière imposée pour la seconde fois à la ville. «L’intérêt même de Nantes est en jeu. Les Nantais doivent le comprendre et prêter aux auto­rités le concours de leur sagesse et de leur vigilance. “

2. La Croix, samedi 14 septembre : “L’entretien des troupes d’occupation est fixé à 400 millions de francs par jour – Le «Journal Officiel » publie une loi qui ouvre un compte spécial (frais d’entretien de l’armée d’occupation) et qui approuve une convention passée entre l’État et la Banque de France, mettant à la disposition du Tré­sor une avance de 50 milliards, en vue de faire face aux charges d’entretien des troupes alleman­des d’occupation en territoire français. Cette avance doit permettre de concourir au paiement des frais qui ont été fixés par le gouver­nement du Reich à 20 millions de reichmarks par jour, à comp­ter du 25 juin, date de la mise en vigueur de la convention d’armistice.”.

3. Paris-Soir, dimanche 15 septembre : Les garages de bicyclettes sont créés – “A temps nouveaux, mœurs nouvelles. Il y a un an, on circulait en auto. Il y a un mois, on circulait en métro. Aujourd’hui, on circule à bicy­clette, et la petite reine a repris sa vogue d’antan. On voit sans sourire, sur le pavé parisien, des messieurs très bien pédaler gra­vement, des femmes du monde se rendre à leur « shopping » en arborant de charmants ensem­bles sportifs, des gens d’affai­res, etc. Mais le fait d’utiliser la bécane pose certains petits problèmes dont l’un des plus délicats est de mettre sa machine à l’abri des «piqueurs» pendant que l’on effectue ses courses. Le Touring Club de France a tout de suite compris la situa­tion et vient de créer des « gara­ges vestiaires » à Paris et dans la périphérie. C’était simple, mais il fallait y penser. Les usagers ne pourront que se réjouir d’une telle initia­tive, et déjà les clients affluent dans certains de ces garages. Rappelons à l’intention des usa­gers que la redevance a été fixée, en principe à 50 cen­times. La mention «en prin­cipe » s’explique par ce fait qu’il existe d’assez nombreux cas d’espèces qui rendent inappli­cable une règle absolue. C’est ainsi que le Syndicat des Direc­teurs de Théâtres, en faisant connaître son adhésion au pro­jet, a déclaré que le système des concessions existantes l’oblige­rait à réclamer de la clientèle un droit un peu plus élevé. Par contre, d’assez nombreux garages, tel celui établi dans la Mairie du XVIIIe arrondissement fonctionnent à titre gratuit” (Paris-Soir, dimanche 15 septembre 1940).

      4. Paris-Soir, dimanche 15 septembre : “Nous aurons des huîtres et elles ne coûteront pas plus cher que l’an dernier – Nous voici en septembre. (…)les mois en «R»? les huîtres? Ne voyez dans cet encourage­ment… alimentaire nulle exces­sive légèreté. Sachez seulement que les huîtres sont un des rares produits qui n’aient pas aug­menté depuis la guerre. C’est tout à fait encourageant, n’est- ce pas? Evidemment, il y a un petit « mais » ; celui du transport. Il est en voie, nous dit-on à la S.N.C.F., d’être résolu : un train sera, chaque jour, mis à la dis­position des ostréiculteurs en gare de Quimperlé; un train qui, partant chaque soir à 20 h 30, arrive à Paris à 14 heures. Ce n’est pas sans doute un voyage d’une exces­sive rapidité, mais c’est mieux que rien…” (id.)

      5. L’instauration du rationnement sera générale – Comme l’avait annoncé La Croix, du vendredi 30 août, la carte de lait entre en vigueur le 15 septembre, et la création de la carte de beurre est envisagée. L’instauration du rationnement sera générale à compter du 17 pour les produits alimentaires Chaque porteur de carte d’ali­mentation d’enfant, ayant droit à recevoir du lait complet décla­rera, à la mairie ou au commis­sariat de police, le producteur, crémier ou distributeur de lait, qu’il choisit sur la liste affichée dans sa commune ou son arron­dissement. Les femmes encein­tes ou mères allaitant, ainsi que les malades ayant droit à une ration spéciale de lait entier accordée par certificat médical, seront tenus à faire la même désignation. Sur présentation des cartes d’alimentation, le con­sommateur recevra aux mairies ou aux commissariats une carte de lait sur laquelle sera collé le ticket de la carte d’alimentation désigné pour chaque période d’alimentation par le ministre de l’Agriculture. Pour la période du 15 septembre au 31 décembre 1940, le ticket sera le n°10 (sep­tembre). Ces cartes seront de couleur rouge pour les enfants ayant droit à 3/4 de litre de lait par jour, bleue pour les enfants ayant droit à 1/4 de litre de lait par jour, verte pour les catégo­ries ayant droit, sur certificat médical, à 1/2 litre de lait par jour. Pour ces dernières cartes, la durée de leur validité sera éta­blie conformément aux stipula­tions du certificat médical. Le consommateur remettra sa carte au producteur, crémier au distributeur qu’il aura choisi et dont le nom aura été porté sur la carte. Chaque jour, lors des four­nitures de lait correspondantes, le crémier poinçonnera ou mar­quera la case de la carte correspondant au jour indiqué. Pour les consommateurs ayant droit de recevoir du lait complet et qui sont autorisés par certificat médical à obtenir, en substitu­tion, des quantités équivalentes de lait concentré, les autorités municipales apposent sur la carte de lait, au tampon, la mention «lait concentré». Dans le cas de changement de domicile de l’un ou de l’autre des enfants d’une famille ayant droit à une carte d’alimentation en lait, le consommateur fera une déclaration au commerçant l’approvisionnant. Contre cette déclaration, le distributeur remettra la carte au consomma­teur indiquant, au dos, les rai­sons de la remise de la carte (La Croix, du vendredi 30 août).

      6. Arrestation de communistes à Montpellier. Depuis quelques jours, des tracts communistes étaient, pendant la nuit, glissés sous le portes et introduits dans les boîtes aux lettres. Certains indices paraissaient démontrer que ces tracts étaient imprimés à Montpellier. L’enquête a permis d’arrêter les nommés Eugène Coste, âgé de 39 ans, marchand de charbon ; Léon Lautier, 31 ans, ouvrier maçon ; Renée Lachaud, 27 ans, femme de ménage ; Hervé Combes, 32 ans, dactylographe et Joseph Lafleur, 36 ans, garçon livreur (Le Petit Journal du 15 septembre 1940).

1941 – 15 septembre : L’aviso FNFL « Commandant Duboc » appareille de Freetown à 09 h 50 le 15 septembre 1941. Il rejoindra le convoi SL 87 le 17 vers 7 heures du matin dans les parages du point 12° 42 Nord et 19° 34 Ouest (point à 08 h 00 le 17) dont il prendra son poste de protection sur l’arrière. Le SL 87 comprend douze bâtiments au départ, mais l’un d’entre eux, le Consuelo quitta le convoi le 17 au soir. L’escorte était ainsi composée : sloop H.M.S. Gorleston Y92 (Lieutenant Commander C.W. Keymer, R.N., commandant supérieur) ; H.M.S. Lulworth Y60 ; H.M.S. Bideford U43 ; la corvette H.M.S. Gardenia M99 & K99 ; et l’aviso Commandant Duboc (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).

1943 – 15 septembre : PREMIER PARACHUTAGE D’ARMES PAR LE SOE – A l’ensemble des réseaux existants, s’ajoutent des éléments du SOE, qui assurent le 15 septembre 1943 le premier parachutage d’armes et sur lesquels les socialistes essaient tardivement d’édifier une organisation autonome (Jean-Marie Guillon, « La Résistance dans le Var », article de la rubrique Toulon et son agglomération – histoire, publication : mardi 8 juin 2004).

1944 – 15 septembre : NOUVELLES DE LA LIBERATION DU TERRITOIRE – Une ordonnance du ministre de la Justice institue des cours spéciales de justice pour présider à l’épuration en remplacement des tribunaux populaires qui rendent une justice expéditive. Tandis que l’on apprend la libération de Nancy, le général de Gaule effectue une visite à Toulon, dans l’après-midi, accueilli par 15 000 personnes. A quelques kilomètres au nord, au lieu-dit Mounoï, sur la commune de Signes, on découvre un charnier contenant les corps de résistants fusillés par les Allemands (var 39-45).

-1947 – 15 septembre : A la grande joie de tous, l’état de guerre cesse entre les Alliés et l’Italie (Gisèle Argensse, 1989, p. 229).

1953 – 15 septembre : l’aviso « Commandant Dominé » fait partie de la Division Navale d’Extrême Orient. Il est alors en grand carénage à Uraga, au Japon, depuis le 22 juin. C’est son dernier grand carénage qui va s’achever le 8 décembre. Il sera de retour à Saigon le 27, après escale à Kobé, Sasebo, Hong Kong (Gérard Garier, Les avisos de 630 t). Le même jour, vers 11h 30, M. Chevigné, secrétaire d’Etat à la Guerre assiste à des tirs d’engins téléguidés au polygone de la Renardière, à Saint-Mandrier (Ken Nicolas, vol. 1, p. 160).

1954 – 15 septembre : OU IRONS-NOUS CE SOIR ? Convoi de femmes : 200 femmes à travers le Far West sauvage et Robert Taylor (Gazette indépendante, 15.9.54).

1960 – 15 septembre : Georgia on My Mind – Ray Charles, jazzman que j’adore, sort « Georgia on My Mind » (Face B : « The Danger Zone ») aux États-Unis pour le label ABC Records. Je n’ai pas encore 17 ans et j’entre en classe de philo avec monsieur Mesnage comme professeur principal. Avec ce titre, « The Genious » sera numéro 1 le 14 novembre, et cela pendant deux semaines. La chanson est signée Hoagy Carmichael pour la musique et Stuart Gorrell pour les paroles. Un an plus tard, Ray Charles récidivera avec « Hit the Road Jack ».

1970 – 15 septembre : Mort du diplomate et écrivain Vladimir d’Ormesson.

1995 – 15 septembre : les droits des femmes sont partie intégrante et indivisible des droits humains  – La conférence de l’ONU consacrée aux femmes réaffirme que « les droits des femmes sont partie intégrante et indivisible des droits humains ». Elle a été adoptée par les 181 délégations participant aux débats. Les Etats catholiques et musulmans ont essayé, en vain, d’exclure la notion de « sexualité » des textes.

2004 – 15 septembre : Service d’Accueil des Urgences de l’Hôpital Font-Pré, à Toulon – A Toulon, ouverture d’un Centre d’Accueil Permanent (CAP 48 H) assurant la prise en charge des urgences psychiatriques situé au 1er étage du Service d’Accueil des Urgences de l’Hôpital Font-Pré, à Toulon (Site Internet du Centre Hospitalier intercommunal Toulon – La Seyne-sur-Mer). Nota : rappelons que depuis lors  l’hôpital de Font-pré a disparu et qu’il est remplacé par celui de Sainte-Musse.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES (353e livraison). Aspects socio-économiques

1867 – 15 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – 1er adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Dimanche 15 septembre – S. Nicomède – Temps beau – magnifique – Ce matin les tambourinaïres se sont promenés dans la ville pour annoncer la fête que les jeunes gens voisins du quartier de la Millière ont décidé de faire. Il y aura bal, quelques courses d’enfants, rafraichissements, etc. Après dîner, ce sera le but de promenade pour plusieurs personnes.

1869 – 14 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – 1er adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – mercredi- Quatre-Temps belle journée calme plat – ce matin. Petite brise du large qui commence vers 9 heures. Nos vendanges se font avec entrain. La majeure partie est déjà faite, et certains qui croyaient avoir moins de raisins que l’année dernière, en ont eu ou plus ou pas moins que l’année passée. Cela provient de la pluie, sans doute, que nous avons eue ces jours derniers.  Nous avons constaté de visu que des grains se sont trouvés doublés après la pluie.

LE TERROIR MARSEILLAIS (553e livraison) :

LES PEINTRES (suite) il faut mentionner, à la fin de cette étude sur la peinture dans les Bouches-du-Rhône, un peintre étranger d’origine, mais marseillais de résidence, dont une œuvre qui se trouve au musée de Longchamp révèle la haute valeur c’est le portrait de l’artiste peint par lui-même. Philippe-Henri Coclers, plus connu sous le nom de Van Wick p, né à Liège le 29 juin 1738, fit alors séjour à Marseille où il mourut en 1803 ou 1804. Son père ; Jean Baptiste Coclers, était connu dans cette vie où il avait exécuté vers 1720 une fresque à la bourse. Van Wick est cité par ses contemporains comme un portraitiste de talent et un miniaturiste remarquable

nous ne mentionnerons qu’en passant le célèbre peintre verrier Guillaume de Marsillat, improprement appelé Guillaume de Marseille, puisqu’il est né à la Châtre, dans le Berry, vert 1467. Frère De Guillaume, Claude, serait, d’après Ferdinand Servian, l’auteur des anciens vitraux de l’église des Accoules à Marseille. (à suivre)

OLLIOULES (18e livraison) :

1388 – 15 septembre : fiançailles à Ollioules de Geoffroy Deydier, fils de Guilhem III, bailli de Colmars, avec Madeleine de la Mer, riche héritière de Toulon.

Senhor Jauffret Deydier ac per molher dona Magdalena de la Mar, hereteira en Tholon, et per ella aven nostre heretagi en Tholon.

 [l’acte solennel des fiançailles (a été) passé à Toulon, le 15 septembre 1392, dans la maison de Jacques de la Mer, prêtre bénéficier de l’église Sainte-Marie, et par devant maître Guilhem Marin, notaire impérial et apostolique. … Pour Madeleine de la Mer,… étant orpheline de père et de mère, elle se constitue sa dot elle-même, avec l’autorisation de Jacques de la Mer, son oncle, lequel déclare en faire son héritière, le tout ayant pour coronnement une émancipation du futur époux suivie d’une affiliation… après les fiançailles, et en présence de noble Imbert Mutonis, licencié en droit, Geoffroy Deydier, aux genoux de Guilhem (son père), joignant sa main droite à la sienne, le prie de le relaxer de la puissance paternelle ; ce à quoi Guilhem répond par la formule de l’émancipation, qui le déclare capable désormais d’acquérir, de vendre, d’ester en justice… A cette scène succède … celle de l’affiliation contractée par Geoffroy envers Jacques de la Mer. Encore les mains sur les Evangiles, il promet de faire demeure continue dans la maison de son futur oncle, …, en un mot d’accomplir près de lui tout ce qui est du devoir d’un vrai fils. …, de son côté, (Jacques) s’engageait à (le) traiter comme son vrai fils. … Le contrat de Madeleine de la Mer  se termine par la mention des cadeaux qui lui sont faits. Jacobé Garanda, de Toulon, lui donne une nappe de France, longue de deux cannes] unam mappam operis Franciae, longitudinis duarum cannarum, [Jeanne Garian, seconde femme de Guilhem Deydier, gratifie Madeleine d’une couronne nuptiale… (peut-être) une garlanda, sorte de couronne en argent,… (ou) fronteria … dela valeur de vingt florins. … et il fut stipulé que sa couronne serait bonne et suffisante, bona et sufficiens. … Le mariage de Geoffroy ne lui procura pas seulement à Toulon un établissement à demeure, … Il lui valut  un droit de citadinage qui, à cette époque, ne s’octroyait pas à la légère. … la somme des privilèges (étant) souvent basée sur les services que pouvait rendre le nouvel habitant ou sa famille. … Toulon, sans compter son port, exerçait l’antique primauté d’une cité romaine, siège épiscopal, chef-lieu d’un bailliage, et, appartenant au roi, jouissait des privilèges d’une cité royale. … Entre les hommes du roi,… le meilleur entre tous les seigneurs, … fut toujours la suprême ambition des populations. … Les de la Mer comptaient parmi les notables de Toulon… Geoffroy Deydier… fut porté et reporté aux charges municipales. … (p. 78)

Dès lors, Ollioules est déserté par les Deydier, la famille semble s’être rendue tout-à-fait toulonnaise. Cela n’aura qu’un temps, et, à la génération suivante, elle reviendra chercher refuge aux lieux où fut son berceau.  (Brémond V., Les institutions et la vie municipale…, 1938 ; de Ribbe, 1898, p. 65, d’après Octave Teissier, Histoire de Toulon au moyen âge).

LA SEYNE-SUR-MER (253e livraison) :

Commencé vers la fin de l’Empire, le plan cavalier parcellaire de La Seyne, exécuté selon la loi du 15 septembre 1807, fut terminé, sur le terrain, le 20 octobre 1829, sous l’administration de M. de Fourneron d’Ardeuil, maître des requêtes au Conseil d’Etat. M. Fauchier était alors maire de La Seyne et M. Lacouture, directeur des Contributions directes. Le cadastre fut confectionné par les soins de MM. Bosc, géomètre en chef ; Vidal aîné et cadet, et Ricard, géomètres de première classe (Louis Baudoin, 1965, p. 287. Les opérations relatives à la confection des cadastres, en France métropolitaine, se sont poursuivies jusqu’aux environs de l’année 1850, sauf pour les départements de la Corse (terminé en 1889), de la Savoie et des Alpes-Maritimes, constitués après 1860 et dont le cadastre adapté selon les lois françaises fut achevé plus tard. Cependant, depuis un certain nombre d’année (XXc siècle), de nombreuses communes voient leur cadastre renouvelé pour tenir compte des changements survenus depuis cent trente ans ; l’élaboration d’un nouveau cadastre concernant La Seyne est en cours actuellement (1962), sous la direction de notre compatriote et ami M. Alexandre Peïré, ingénieur géomètre (note de Louis Baudoin, 1965).

TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 2, 1902) – 71e livraison).

RUE MERIDIENNE – Cette voie ne fut pendant fort longtemps qu’une petite ruelle venant se terminer en cul de sac sur le barri. Lorsque, en 1608, on ouvrit la rue République actuelle, l’impasse se prolongea jusqu’à la rue nouvellement créée et prit, dès ce moment, le nom de traverse de la place à L’Huile (Archives communales, CC. 86). Vers 1770, on la classa au nombre des rues et on songea à changer son appellation. Sa situation toute particulière lui valut d’être dénommée rue Méridienne.

C’est dans cette rue que fut massacré, en 1792, M. de Rochemore, major général de la Marine. Arraché de la prison de l’Hôtel de Ville où il était enfermé depuis la veille « il fut dépouillé de son habit et de sa cravate, puis traîné sous la lanterne de la rue Méridienne. La lanterne fut décrochée, et la corde passée autour de son cou. Le crime fut « consommé : tous les sabres frappèrent à la fois « la victime pendant qu’on la hissait. » (J. Henry. Histoire de Toulon depuis 1789 jusqu’au Consulat). Un document de cette époque rapporte qu’un des meurtriers se lava les mains avec le sang qui découlait du cadavre (Archives communales modernes ; Série, Justice). (A suivre)

BLAGUE INVOLONTAIRE POUR LA ROUTE

« Le nombre de voyageurs descendus dans une gare ne peut être supérieur au nombre de voyageurs existant dans le train au départ de la gare précédente » (circulaire S.N.C.F. citée dans « La Réalité dépasse la Fiction ou L’Humour en Liberté », 1955.

Je vous souhaite une bonne lecture ainsi qu’un excellent DIMANCHE. Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber ainsi que pour tous mes parents et amis éparpillés de par le monde.

A demain !

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