ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 21 AOÛT 2024 – 13e ANNÉE (n° 4527).
Bonjour à tous et toutes.
ILLUSTRATION
L’école de Sainte-Trinide à Sanary qui fut détruite sans préavis le 21 août 1972 pour permettre le passage de l’autoroute B52 (aujourd’hui A50) laissant ses élèves et ses enseignant à la dérive.
Bonne fête aux Christophe, autrement dit “porteurs du Christ” par référence à un géant légendaire nommé “Réprouvé” qui aurait aidé l’enfant Jésus à traverser une rivière.
Quant à Christophe de Lycie, du nom d’une région de la Turquie actuelle, plus connu comme saint Christophe, c’est un saint du christianisme considéré comme le patron des voyageurs ; il est fêté en Orient le 9 mai et en Occident le 21 août. Autrefois, il passait pour mettre à l’abri des maladies quiconque voyait sa statue. Christophe ou Christophore fut pape de 903 à 904. Près de 350 000 personnes portent ce prénom en France ce qui le place au 11e rang des prénoms dans notre pays..
Le saint est, entre autres, le patron de Vilnius, la capitale de la Lituanie. L’église de Solliès-Toucas, élevée en 1593, lui est consacrée ; elle fut érigée en paroisse en 1660 puis reconstruite au XVIIIe s.
Si l’on suit le dicton du jour, mèfi ! car “une pluie violente à la saint Christophe peut mener à la catastrophe”. Apparemment c’est loin d’être le cas aujourd’hui !
Le calendrier républicain consacre ce quatrième jour de fructidor de l’An I, à l’escourgeon. « Qu’es aco un “escourgeon” ? », demande aussitôt J.-L. Asher, à qui je réponds que c’est une sous-espèce d’orge surtout employée dans l’alimentation animale et qui sert aussi dans la fabrication de boissons, bière et whisky. « Wahoo ! Que voilà une plante qu’elle est bonne ! » s’exclame mon ami.
LE MOT DU JOUR
Le véritable secret de la vie est de s’intéresser à une chose profondément et à mille autres suffisamment (Hugh Walpole).
Carnet de morale (à l’école primaire il y a … très longtemps)
« On ne connaît personne sinon par amitié »
ÉPHÉMÉRIDES

–1165 – 21 août : PHILIPPE-DIEUDONNÉ OU PHILIPPE AUGUSTE. Le roi Louis VII, simple comme une colombe et humble comme un moine, était désespéré : il avait eu beau se marier plusieurs fois, ses femmes ne lui avaient donné que des filles. A la fin de l’année 1164 — l’an de la mort d’Héloïse —, il est l’époux d’Adèle de Champagne et, nous dit un chroniqueur, “ rien ne faisait soupçonner que les espérances d’un mari aussi vieux dussent être accomplies – Louis VII n’avait que quarante-cinq – mais en ces époques de peste et d’épidémies, c’était là âge avancé ”. Un soir, il se rendit au monastère de Cîteaux, se coucha à plat ventre sur le pavé du chapitre et, devant toute la communauté, déclara qu’il resterait dans cette attitude jusqu’à ce qu’on lui eût promis qu’il aurait un fils. Les abbés, fort encombrés par cette royale présence, déclarèrent tout d’abord que le problème dépassait leur pouvoir et supplièrent le pieux monarque de se mettre sur ses jambes. Mais, comme au bout d’une heure Louis VII refusait toujours de se relever, les abbés, pressés d’aller souper, promirent tout ce que le roi voulut et se mirent en prières. Le matin du 21 août 1165, dans sa chambre de l’île de la Cité, un étudiant anglais dormait profondément. Soudain, il fut réveillé par des cris de joie, il se leva, ouvrit sa fenêtre et vit deux vieilles femmes portant chacune un cierge allumé. Elles gesticulaient comme des folles. – Qu’y a-t-il ? – Nous avons un roi que Dieu nous a donné et, par la main de qui votre roi recevra un jour honte et malheur ! L’histoire ne dit pas si l’étudiant ne leur renversa pas sur la tête le contenu de son pot, puisque tel était l’usage en ces temps de voirie rudimentaire… Un seul fait est certain : les abbés de Cîteaux avaient vu leurs vœux exaucés, et le roi possédait un fils aussitôt nommé Philippe-Dieudonné. L’heureux père ne savait d’ailleurs comment exprimer sa joie. Le “ vieillard » rappelait à tous, nous conte un chroniqueur, “ combien il avait été effrayé du nombre de ses filles et avec quelle ardeur son peuple et lui avaient souhaité la venue d’un enfant appartenant à un sexe plus noble. Clio qui lit par-dessus mon épaule proteste. — Pardonne à Louis VII son peu de galanterie : il a quelque excuse, ayant eu comme première épouse la trop légère Éléonore d’Aquitaine dont on disait qu’elle était “ moitié femme et moitié serpent ”… Et c’est ainsi que vint au monde Philippe — devenu Auguste simplement parce qu’il était né au mois d’août (André Castelot, 1962).
–1199 – du 21 août au 24 août : (Emilie 22) MODENE – Neige abondante à Modène le 21 août (28 août) et gel du 21 août (28 août) jusqu’au 24 août (31 août).
–1207 – 21 août : Viterbe. Bulle d’innocent III, adressée aux légats du Saint-Siège, [Arnaud,] abbé de Citeaux, et Pierre de Châteauneuf. Un rapport de l’archevêque d’Arles et de nombreux évêques a révélé que, lorsqu’ils traitaient de la paix avec les citoyens de Marseille, Hugues de Baux se plaignit à eux de ce que, après la mort de B[arral], seigneur de Marseille, quand la cité de Marseille, son héritage, devait revenir à sa fille B[arrale], femme d’Hugues de Baux, lesdits citoyens, par un mouvement populaire, enlevèrent de Saint-Victor Roncelin, frère du défunt, moine et sous-diacre, élu pour abbé, déchirèrent son vêtement et le choisirent pour seigneur avec son consentement. Hugues de Baux, mari de Barrale, dont il a déjà eu des enfants, avec son frère G[uillaume] de Baux, prince d’Orange, réclama le concours de l’Eglise pour rentrer en possession de l’héritage de sa femme. Le pape ordonne aux légats de contraindre par excommunication et interdit les citoyens marseillais à écarter Roncelin, excommunié, apostat et parjure, du pouvoir qu’il détient contre son propre serment, et à restituer l’héritage de Barrale. (Acte 327 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926. Réf. B. Arch. du Vatican, Reg. Innocenta III, liv. X, n° 111. a. Innocenta III epistolae, édit. Baluze, t. II, p. 62. — b. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. II, p. 38. — c. Innocenta III opéra, dans la Patrologie latine de Migne, t. 215, col. 1206. — d. Historiens de France, t. XIX, p. 493. Ind. : A. Potthast, Regesta, n° 3163. -— D1 Barthélemy, Inventaire, n° 130. — Bœhmer-Ficker, Regesta Imperii, t. V, n° 5995. — Albanès et Chevalier, Gallia .. . Arles, n° 789).

–1235 – 21 août : CHÂTEAU DE FOS – Le 21 août 1235, le château et la seigneurie de Fos sont vendus à Jean Baussan, archevêque d’Arles, par Bertrand de Fos et ses sœurs. Parmi les témoins on relève le nom d’Isnard d’Entrevennes, fils de feu Raimond Geofroi, vicomte de Marseille (De Gérin-Ricard : B. Archevêché d’Arles, Livre rouge, fol. 97 ; C. Ibidem, Livre vert, fol. 245 v° ; a. Albanès et Chevalier – Gallia… Arles, n° 1004).

–1337 – 21 août : Costa den Pellica (lieu-dit cité dans une charte aux archives de la Major). Colle de Pellissier – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Notre-Dame-de-la-Garde. Note : « pellica » ou la peau. Pélissier, celui qui travaille la peau.
–1350 – 21 août : quartiers cités dans une charte des archives municipales de Marseille.
1. Massaneges. Mazargues – En 1872, village de la commune de Marseille. L’église de Mazargues dépendait de la paroisse Saint-Martin. Première mention : Vallis de Marsanges, 1096 (supplément inédit au cart. de Saint-Victor).
2. Romanchon. Romagnac – quartier rural, commune de Marseille, entre Saint- Giniès et Bonneveine. Première mention : Romagnana, en mars 965 – A Arles. Restitution par Boson, comte de Provence, au monastère de Saint-Victor, sur la prière de l’évêque Honorât II, des localités de Romagnac, Ligus Pinis et Fabias, sises sur l’Huveaune et dans le pays de Marseille. Parmi les témoins : Pons, vicomte (Fils d’Arlulfe Ier, alors défunt) ; Arlulfe (Probablement l’un des petits-fils d’Arlulfe Ier), etc. (B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 10 v°. a. Gallia christiana, t. I, Instr., p. 108, n° VII. — b, Guérard, n° 29. — c. Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 66. Ind. : G. de Manteyer, La Provence du Ier au X,ae siècle, p, 200, 224. Note : « Romagnac » : propriété de Romanius, gentilice romain..
–1353 – 21 août : lieux dits cités dans une charte des archives de l’Evêché de Marseille
1. Molendinum de Teulisia. Moulin de la Taulisse, moulin à eau, commune de Marseille, quartier d’Arenc. Première mention : Molendinum Tabuliciei, 8 mars 1329 (acte notarié). Nota : probablement moulin installé sur un radeau.
2. Tauletum (charte aux archives de l’Evêché). La Taulisse – quartier rural, commune de Marseille, au Cannet. Première mention : Teuletum, 20 avril 1284 (acte notarié). Nota : un moulin au toit de tuiles ?
–1386 – 21 août : Barrier (lieu-dit cité aux archives communales de Marseille). Les Barrières – lieu-dit, quartier de Sainte-Marthe, commune de Marseille. Première mention : Barrieras, 19 octobre 1323 (archives municipales). Barrière : nom de famille.
–1449 – 21 août : Claus vielh (lieu-dit cité dans un acte des archives de la Major). Le Clauvier – quartier rural., commune de Roquevaire. Première mention : Clausum vetus, 18 octobre 1338 (charte aux archives de Saint-Victor). Note : « clausum » ou enclos.
–1521 – 21 août : Lo Vane (registre aux archives de l’Evêché de Marseille). Le Vaisseau – auberge, commune de Gémenos. Première mention : Le Vaut, 14 septembre 1484 (registre aux archives de l’Evêché).
–1524 – 21 août : INVASION DE LA PROVENCE PAR LES TROUPES DE CHARLES QUINT – Le chevalier de Croy qui vient de prendre Pignans, Cyers, Solliès (Ville), La Valette et La Garde au nom de Charles Quint, reçoit au château de La Garde la délégation toulonnaise chargée de lui remettre les clefs de la ville de Toulon. La délégation se compose du Premier Consul, Raisson, et de douze notables. Habilement, le Chevallier de Croy rend hommage au courage des Toulonnais, et la ville se soumit, livrant provisions et armes (dont les canons) (Maurice Delplace, p. 47).

–1646 – 21 août : LA REPPE SE MANIFESTE UNE FOIS DE PLUS – « L’an 1646 et le 21me Août, Pierre Tholozan (…) du lieu d’Ollioules a été trouvé mort dans la mer par patron Jean Aycar (…) Agé d’environ 22 années, il avait été submergé et emporté dans la mer par la rivière le 19 de ce mois (vers) l’heure de sept, (…) furieusement grossie par une descente d’eau accompagnée d’éclairs et de tonnerre (…). Et enterré dans l’église Saint Nazaire sous les bancs des Trimontains. » [Le surlendemain, sa sœur fut également trouvée noyée :] « L’an 1646, et 22me d’Août Anne Tholozan (…) du lieu d’Ollioules a été trouvée morte dans la mer près du port de Saint Nazaire par patron Esprit Bernard (…) âgée d’environ 20 années ayant été emportée par la rivière dans la mer le 19me jour du saint dimanche le matin (vers) l’heure de sept , laquelle vint furieusement grossie par une descente d’eau accompagnée d’éclairs, tonnerre et foudre, tandis que la dite Tholozan avec son frère et son père étaient au rivage de la dite rivière. Son père, de peur que l’eau l’emporta, se sauva. Elle fut enterrée dans l’église de Saint Nazaire (Sanary) comme son frère Pierre sous les bancs des Trimontains. » (B. Rotger, 1984, p. 59 et suiv.).
–1707 – nuit du 20 au 21 août : SIEGE DE TOULON PAR LE DUC DE SAVOIE – Dans la nuit du 20 au 21 août deux vaisseaux, qui n’étaient pas coulés, furent incendiés par les bombes. Le « Diamant » coulé brûla jusqu’au ras de l’eau. Mgr Chalucet faillit être tué par une bombe qui éclata dans une pièce à côté de sa chambre (Dr Raoulx, Le siège de Toulon de 1707).
–1792 – 21 août :
1. TOUT FRANÇAIS DE 21 ANS POURRA VOTER – L’Assemblée législative décrète que tout français de 21 ans pourra voter dans les assemblées primaires devant élire le Convention nationale, mais qu’il faudra être âgé de 25 ans pour être élu directeur ou député. Les élection à la Convention débuteront le 27 août (Yann Fauchois, 2001, p. 1152).
2. GUILLOTINE – Première exécution d’un royaliste à la guillotine, place du Carrousel à Paris (Jean Mayet, 365 jours…).

3. FUITE DES CHARTREUX DE LA VERNE (datée de janvier ou 21 août 1792). Grimaud P. : En janvier 1792, les pères, laissant la garde du couvent à leur procureur, s’enfuyaient de nuit, vêtus en paysans. Au cours de cet exode nocturne, le père Jean-Baptiste, octogénaire, succomba sur le brancard où il était transporté. Sa tombe, dont l’emplacement exact est demeuré inconnu, se situe aux environs du domaine du Grand Nouguier dans la forêt du Dom. Les pères réussissaient à gagner par mer Nice encore italienne. Six mois après, en juillet 1792, le dernier des pères prenait à son tour le même chemin.] [Sauze E., 1998, p. 177 : Anonyme, Le monastère de La Verne et le départ des Chartreux, 1827 ; le récit retrace ici, dans un style allégorique, le départ des 18 pères chartreux déguisés en paysans partant se réfugier à Nice, à l’exception de Dom Marbaud. En chemin, un vieux moine, Dom Jean-Baptiste Deredon, que quatre frères portaient sur un brancard, meurt d’épuisement au lieu-dit « le Grand Nouguier ». Avant le jour, les religieux parviennent sur la plage de Saint-Clair, un peu à l’est du poste militaire du Lavandou. Deux barques les attendaient. Arrivés à Nice, ils sont accueillis par l’évêque de la cité, celui de Fréjus et tout le clergé, qui conduisent ces héros en procession jusqu’à la cathédrale (Paris, Coll. Anne Englebert). Mais la réalité historique est un peu différente : les Chartreux ne se cachèrent pas lorsqu’ils embarquèrent probablement le 21 août 1792 (Sauze E., 1998, p. 177)
–1793 – 21 août :

1. TOULON ENVOI DES DEPUTES A LA RENCONTRE DES ANGLAIS – Des députés toulonnais envoyés auprès des anglais arrivent sur les navires. Il y restèrent 3 jours sur l’escadre anglaise, puis ils se firent mettre à terre sur la côte, à une lieue de Toulon. Ils entrèrent dans la ville et se rendirent au Conseil général pour lui communiquer les propositions qu’ils avaient faites aux Anglais et les réponses qu’ils en avaient reçues. Entre autres, l’amiral Hood avait pris l’engagement solennel de considérer Toulon comme un dépôt qu’il rendrait à la France sitôt la paix conclue ! (Proclamation du 23 août citée par Paul Maurel, 1945, d’après les mémoires de l’émigré Louis Richaud, dans E. Coulet, « Les fugitifs de Toulon et les Anglais dans la Méditerranée après la rébellion de 1793 »).
2. CARTEAUX PREND AIX – Le 21 août, l’armée Carteaux entre à Aix. L’armée fédéraliste, ou tout au moins ce qu’il en reste, finira de se désagréger à Septème, le 24. Certains de ses éléments se réfugieront à Marseille (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).
–1794 – 21 août : CALVI EST AUX MAINS DES ANGLAIS – Le 21 août, Calvi est aux mains des Anglais qui contrôlent toute la Corse. En conséquence, c’est le chemin de l’exil vers le continent pour les administrateurs républicains de l’île et pour les Corses qui ont soutenu et soutiennent la République. En majorité, ils se retrouvent en Provence bien sûr, entre Marseille et Toulon, la famille Bonaparte y compris (Gérard Delaforge, id.).
–1798 – 20 août (6 fructidor An VI) : CHASSE AUX ENNEMIS DE L’INTERIEUR – Le 6 fructidor les deux frères Arbaud négociants émigrés, sans aucune radiation, sont découverts cachés dans leur maison depuis le 15 fructidor an V . « Il fallait être sorciers ou indiqués comme nous l’étions, disent les membres de la commission municipale, pour les dénicher. Leur cache était masquée par un placard qui, en s’ouvrant vous présentait une bibliothèque à plusieurs rayons. Les rayons enlevés, on faisait courir une porte à coulisse qui découvrait l’appartement qui les recelait » (Archives municipales de Toulon, D III 95 bis 11 – Correspondance générale). Dans leurs papiers on a trouvé leur correspondance avec l’ennemi, ils ont été enfermés au fort Lamalgue (Ephémérides 1èere année).
–1821 – 21 août : SANARY PERD SON PROCES CONTRE DEPRAT – Le 21 août 1821, la commune de Sanary perd le procès qu’elle a engagé contre Deprat au sujet des terres gastes (cf. archives communales de Sanary, délib. 16/06/1822 pour l’exposé détaillé du point de vue municipal).
–1836 – 21 août : NOUVELLE SACRISTIE A L’EGLISE D’OLLIOULES. Le Conseil d’Ollioules a délibéré le 15 mai 1835 d’accorder la construction d’une nouvelle sacristie attenante à l’église. Sa forme projetée : triangulaire sur la rue Saint-Esprit, portant obstacle aux autres immeubles, cette demande a été rejetée ; ce n’est qu’après modification des plans que cette construction est décidée, dans la séance du 21 août 1836. Les surfaces en sont réduites de 4 mètres sur la largeur et 6 mètres sur la longueur environ (Castellan, 1937).

–1859 – 21 août : NOUVEAU SEMAPHORE A SIX-FOURS – 21 août 1859, par suite d’une demande de la Marine impériale, le maire de Six-Fours, M. Etienne, donna son accord à l’ingénieur Noël des Travaux Hydrauliques (Service constructeur de la Marine, actuellement Direction des Travaux Maritimes) pour établir les plans et faire réaliser en 1861 un nouveau sémaphore haut de 14 m près des ruines de l’ancien château féodal, accolé à la tour de l’horloge, et à proximité des restes du village partiellement abandonné dont certains matériaux et pierres serviront à l’édification du bâtiment. Mis en fonction le 1er janvier 1862, le nouveau sémaphore était constitué d’une tour de guet d’un diamètre d’environ 7 m et d’une hauteur de 8,50 m, surmontée par un mat métallique de 10 m de haut destiné aux signaux. Un bâtiment de 12 x 10,50 x 6,20 m le jouxtait, qui servait de magasin et de logement à deux guetteurs . L’ensemble coûta 22 498,08 F de l’époque (Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Six-Fours , 2007).
–1867 – 21 août : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Mercredi 21 août saint Privat – toujours du beau temps – aujourd’hui on a commencé la tranchée vers le quai où sont employés les cantonniers de l’administration et celui de la commune plus 5 hommes à la journée. Ce travail est fait pour employer la terre de déblai extraite de la tranchée des eaux et dans laquelle cet hiver nous planterons des arbres. Nous n’avons pas encore fixé quelle essence d’arbres nos planterons. Ce matin à 10h00, nous sommes montés sur la tour. Nous étions monsieur Gaudran adjoint, le syndic Nazaire Proudon, Théophile Granet, l’aîné Bellot, le jeune André Guérard, le petit Marcellin Pignol, et moi adjoint, Jean Baptiste Hermitte.

–1869 – 21 août : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – samedi 21 août – Saint Privat, évêque – Vent à l’ouest avec la brise plus forte que hier. Le thermomètre était encore aujourd’hui à 21 centigrades. Les raisins mûrissent et à la fin du mois il y aura sans doute quelqu’un qui commencera à les couper ou à faire du vin, mais seulement dans les parties hautes ; dans les fonds c’est toujours plus tard, surtout dans les parties humides. Demain dimanche ce sera la fête de Reynier et le soir nous verrons des fusées qui annonceront le feu de joie que d’habitude on allume très tard, vers 10 heures.
–1911 – 21 août : VOL DE LA JOCONDE – Le 21 août 1911, on a volé le tableau de « La Joconde » au Louvre. En fait, la nouvelle ne se répandra que le 23 et ne trouvera que des incrédules avant que chacun se rende à l’évidence. Du coup, on oubliera de parler de l’alignement de la France sur l’heure de Greenwich, des affaires du Maroc et du Congo qui nous opposent à l’Allemagne, du démantèlement des trusts pétroliers aux Etats-Unis, de la constitution de l’Alsace-Lorraine, de l’incendie de la forêt de Fontainebleau pour se focaliser sur la disparition de Mona Lisa que l’on désespère de retrouver. Le Louvre ne rouvrira ses portes que le 26 (Ephémérides 1ère année).
–1914 – 21 août : LOURDES PERTES POUR LES FRANÇAIS – Le 21 août 1914, 7h du matin, au grand quartier général allié, Joffre émet l’instruction : « Les IIIe et IVe armées commencent dès aujourd’hui leur marche en direction générale de Neufchâteau (IVe) et d’Arlon (IIIe) en prenant pour objectif les forces allemandes qui sont entrées dans le Luxembourg belge et dont le déplacement est orienté vers l’ouest. La Ve armée, s’appuyant à la Meuse et à la place de Namur, prendra pour objectif le groupement ennemi du nord. Le commandant en chef des forces anglaises est prié de coopérer à cette action en se tenant à la gauche de la Ve armée et en portant tout d’abord le gros de ses forces dans la direction générale de Soignies. » Les armées, qui sont déployées de Sedan à Spincourt, s’enfoncent sans se douter qu’elles vont rencontrer les IVe et Ve armées allemandes dont la marche vient juste d’être orientée par Moltke vers le sud-ouest. Le terrain est difficile. Les routes sont rares et la forêt fractionne le combat et rend difficile l’emploi de l’artillerie. L’action d’ensemble dégénère en une série de combats de rencontre. De lourdes pertes en résultent pour les Français car les Allemands ont une meilleure tactique, savent mieux se dissimuler dans les bois, creusent des tranchées et font un usage important des armes automatiques. A 21h, Joffre confirme aux IIIe et IVe armées l’ordre de continuer leur mouvement vers le nord. « Le but à poursuivre est d’acculer à la Meuse entre Dinant, Namur et l’Ourthe, toutes les forces ennemies qui se trouveraient dans cette région » (id.).
–1918 – 21 août : Offensive victorieuse des Alliés (août-novembre 1918) – L’armée anglaise, qui comprend désormais d’importants contingents australiens et canadiens, lance sa première offensive en Picardie devant Albert.
–1926 – 21 août : LUTTE CONTRE LA VIE CHÈRE – Le gouvernement adopte un train de mesures pour lutter contre la vie chère : économies administratives, contrôle des ventes, surveillance des abattoirs, création de restaurants populaires (Jean-Louis Panné, 2001). Rien de nouveau sous le soleil d’aujourd’hui !.
–l938 – 21 août : ASSOUPLISSEMENT DE LA LOI SUR LES QUARANTE HEURES – Dans un discours radiodiffuse le 21 août, Daladier prévient: « II faut que, sans formalités inutiles ni discussions interminables, toute entreprise qui en a le besoin puisse disposer des heures nécessaires à son activité et non à un prix prohibitif ». La CGT proteste avec virulence. Mesurant l’ampleur de cette remise en cause, deux représentants de l’USR, Ludovic-Oscar Frossard, ministre du Travail, et Paul Ramadier, ministre des Travaux Publics, donnent leur démission. Ils sont immédiatement remplacés par Charles Pomaret et Anatole de Monzie (Charles Galfré, 2003).
Le 21 août, assouplissement de la loi sur les quarante heures (Jean-Charles Volkmann, 2003). Le 30 août, un premier décret élargit les possibilités de recours aux heures supplémentaires. Mais les Français ont d’autres soucis. La paix est menacée. Cette Allemagne hitlérienne est prise de boulimie. Elle a avalé sept millions d’Autrichiens. Elle exige maintenant les trois millions de Sudètes, cette minorité germanique de Tchécoslovaquie. Londres vient de dépêcher à Prague un curieux arbitre. Lord Runciman. On connaît ses qualités de businessman. Et surtout son amitié pour Lady Astor. Une Anglaise qui prône un rapprochement avec Berlin. Ce n’est pas fait pour rassurer Edouard Benes, le guide du peuple tchèque. Il compte sur la parole donnée. Notamment la parole donnée par la France. Nous avons garanti la sécurité de la Tchécoslovaquie. L’Union Soviétique l’a fait aussi. Mais Staline redoute d’être entraîné seul dans une guerre contre l’Allemagne. La mission de lord Runciman revêt donc une singulière importance. Elle conditionne l’attitude britannique. La nôtre indirectement. En revenant au pouvoir, Edouard Daladier a affirmé que la France tiendrait ses engagements internationaux. Mais pourquoi avoir remplacé Paul-Boncour au Quai d’Orsay par Georges Bonnet? Ce dernier n’a jamais donné l’exemple de la fermeté. Cela débouchera sur la rencontre quadripartite de Munich des 29 et 30 septembre (Charles Galfré, 2003).
–1939 – 21 août : ACCORD ENTRE L’ALLEMAGNE ET L’URSS – Le 21 août 1939, l’Allemagne et l’Union soviétique entrent en pourparlers. Le pacte qui en résultera sera bouclé en trois jours par le ministre allemand des Affaires étrangères, von Ribbentrop, et son homologue soviétique, Molotov. Nous en reparlerons.
–1940 – 21 août : TROTSKI EST ASSASSINE A MEXICO – Léon Bronstein dit Trotski, l’ancien chef de la révolution bolchévique, est assassiné à Mexico. Le journal « Le Matin » publie la nouvelle le 22 août : « Trotski, objet d’un attentat à Mexico. L’auteur de l’agression serait un communiste français. Mexico, 21 août – un attentat a été commis hier sur Trotski. L’assassin serait un communiste français nommé Franck Jacques qui s’était introduit depuis quelques temps chez Trotski. Il l’abattit dans son appartement. L’ancien commissaire soviétique a été grièvement blessé à la tête. Une confirmation de la rumeur selon laquelle Trotski aurait succombé à ses blessures n’a pu encore être obtenue. » (Le Matin du 22 août 1940).
Trotski est mortellement blessé le 20 août 1940 à Mexico, dans le quartier de Coyoacàn, d’un coup de piolet à l’arrière du crâne par un agent de Staline (Jacques Mornard ou Franck Jackson, de son vrai nom Ramon Mercader) recruté par Nahum Eitingon. Son meurtrier est arrêté par les deux militants américains qui lui servaient de gardes du corps et de secrétaires. L’un d’eux, Cornell, est présent au moment du meurtre mais ne réussit pas à l’empêcher. Ramón Mercader sera par la suite remis à la police mexicaine et condamné à vingt ans de réclusion, peine maximale alors en vigueur au Mexique. Il sera décoré de l’ordre de Lénine en Union soviétique. Trois cent mille personnes assistent à l’enterrement de Trotski, y compris des dirigeants politiques de l’État mexicain. Sachant que les agents de Staline arrivaient pour l’assassiner, il aurait vu sa femme dans le jardin et aurait écrit « La vie est belle ». Avant de succomber à ses blessures, Trotski peut encore confier : « Dites à nos amis : je suis sûr de la victoire de la IVe Internationale ». Contrairement à d’autres victimes de Staline, Léon Trotski n’a jamais été réhabilité par les autorités soviétiques, bien que ses livres aient cessé d’être censurés au moment de la Glasnost, à la fin des années 1980. En 1987, Mikhail Gorbatchev continuait d’attaquer le rôle historique de Trotski (Robert Service, Trotski, Paris, Perrin, 2011, 620 p.).
Ouvrages de Trotski dans notre bibliothèque, outre des biographies dont celle de Robert Service, :
« Terrorisme et communisme ». Union Générale d’Edition, 10/18, 128/129, 1963, 316 p. ;
« La révolution permanente ». Paris, Les Editions de Minuit, 1963, rééd. Idéees Gallimard, n° 56, 1964, 384 p. ;
« Leur morale et la nôtre ». J.-J.Pauvert, Libertés 45, 1966, 134 p.,
ainsi qu’un excellent roman sur le thème de la relation qui se serait établie entre Ramon Mercader et l’auteur Padura Leonardo : « L’homme qui aimait les chiens », traduit de l’espagnol (Cuba) par René Solis et Elena Zayas, Paris, Editions Métailié, 2011, 672 p.
–1940 – 21 août : DISSOLUTION DES LOGES MACONNIQUES – Le 21 août 1940, « Le Matin » publie en gros titres : « Les deux grandes associations maçonniques sont dissoutes. Un décret proclame la nullité du Grand Orient et de la Grande Loge, et la confiscation de leurs biens. ».
–1940 – 21 août :1. BATAILLE DE FRANCE – Contrairement à la légende qui veut que nos armées n’ont essuyé que des défaites avant l’armistice, « notre aviation a abattu 982 appareils ENNEMIS et en a perdu 306 », titre, le 21 août 1940, « Le Petit Journal », d’après un communiqué du Ministère de l’Air : « Du 10 mai au 10 juin 1940, (au cours de la bataille de France) notre aviation a abattu 982 appareils et en a perdu 306. 29% de l’effectif combattant ont été décimés. (…) Ces chiffres, mieux que tous les commentaires, montrent comment nos aviateurs se sont battus et comment ils ont su faire face à une aviation nombreuse, entraînée et puissante. » Nous ajoutons que ces chiffres sont réels et que la perte de près de 1000 appareils avec leurs équipages a créé de grandes difficultés à l’Allemagne lors de la bataille d’Angleterre qui bat son plein au mois d’août 1940 (Le Petit Journal du 21 août 1940).
2. AFFAIRE DE DAKAR – Le 21 août, à Plymouth, les avisos Commandant Dominé et Commandant Duboc furent avisés qu’ils devraient, à partir du 25 à 08 h 00, se tenir à six heures d’appareillage avec plein complet de combustible, vivres, matières consommables et vêtements pour pays chauds (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, Le Commandant Dominé).
–1941 – 21 août : FRONT DE L’EST LES TROUPES SOVIÉTIQUES SONT EN GRANDE DIFFCULTE ET RECULENT SUR TOUS LES FRONTS – Le 21 août 1941, sur le front de l’Est, les Allemands s’emparent de Chudovo dans le nord, au nord-est de Novgorod, coupant le principal lien ferroviaire entre Leningrad et Moscou. Plus loin au nord, les finnois s’emparent de Kexholm aux mains des Soviétiques. Au centre, les Soviétiques se retirent de Gomel après une longue lutte et une série de contre-attaques. Dans le sud, les Allemands s’emparent de Kherson sur le cours inférieur du fleuve Dniepr (Ephémérides 1ère année).
–1942 – 21 août :
1. FRONT DE L’EST : AVANCÉE SIGNIFICATIVE ALLEMANDE – Le 21 août 1942, sur le front de l’Est, le groupe d’armées A et le groupe d’armées B allemands (auparavant le groupe d’armées Sud) continuent d’avancer. Le groupe d’armées A parvient presque à entrer à Norovrossiysk sur la mer Noire. Des unités du groupe d’armées B traversent le fleuve Don près de Kletskaya.
2. FRONT DU PACIFIQUE : BATAILLE DE GUADALCANAL – Dans le Pacifique, à Guadalcanal, les 1000 soldats du colonel japonais Ichiki attaquent les positions américaines de l’autre côté de la rivière Tenaru. La puissance et la défensive des Américains sont inattendues et les troupes japonaises sont éliminées. Les marines continuent de recevoir des cargaisons de ravitaillement et des renforts (Ephémérides 1ère année).
3. Internement de l’aviso français « ELAN » EN TURQUIE – Le 21 août, un premier convoi de six navires dont l’Elan quitta Ayas pour Alexandrette, escorté par le vapeur armé turc Sus sur lequel étaient embarqués le commandant Giraud-Jordan et le capitaine de frégate turc responsable de l’opération. Les détachements de soldats furent remplacés par des détachements de marins turcs. L’Elan reçut un enseigne de vaisseau et dix-neuf marins. Le 25, les bâtiments appareillèrent d’Alexandrette à 6 h. Le groupe, qui avait l’interdiction de naviguer de nuit et appareillait chaque matin pour mouiller le soir, gagna en dix petites étapes la mer de Marmara et arriva à Erdek le 6 septembre. Fin novembre, le gouvernement turc exigea le transfert au camp d’internement d’Isparta d’une partie du personnel des bâtiments, soit 3 officiers, 18 officiers mariniers et 77 quartiers-maîtres et matelots (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, L’Elan).
–1943 – 21 août : FRONT DU PACIFIQUE : en Nouvelle-Guinée, les troupes australiennes occupent Komiatum, à 10 kilomètres au sud-ouest de Salamaua, tandis qu’en Australie, le premier ministre Curtin, du parti des travailleurs, remporte l’élection (Ephémérides 1ère année).
–1944 – 21 août :
1. OPERATION « OVERLORD » : « CHAUDRON DE FALAISE » – Rappel. Le 18 août, le commandant de la VIIe armée allemande enfermée dans la « chaudière de Falaise » a pu obtenir que le 2e corps cuirassé qui, par chance, se trouvait en dehors de cette « chaudière » tente de soutenir une tentative de percée de la VIIe armée. Toutefois, le 19, celle-ci n’avait toujours ni essence ni munitions pour effectuer cette percée. Le 20 au matin, deux divisions blindées allemandes s’engageaient sur l’axe fixé mais elle ne purent tout au plus qu’établir une ligne de recueil pour tous ceux qui parviendraient à s’échapper. Jusqu’à minuit, un flot ininterrompu de 50 000 fantassins, dont 4000 hommes de la 3e Division de parachutistes, se déversa vers l’est par la trouée de Coudehaud. De son côté, le groupe de Kurt Meyer, 200 hommes et le reliquat d’une unité blindée, se lançait à l’assaut pour franchir la Dives à gué ou à la nage. Parvenant à faire plier les Canadiens, ils réussirent à passer. Après eux, le piège était refermé sur le « Stalingrad » de Normandie dans lequel furent faits prisonniers par les Alliés plus de 40 000 hommes. On compta 10 000 morts (Paul Carell, Ils arrivent).
2. ORGANISATION DES NATIONS UNIES – Le 21 août 1944, débute la conférence de Dumbarton Oaks qui durera jusqu’au 7 octobre. Cette conférence jettera les bases de l’Organisation des Nations unies (ONU). Y participent les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Union soviétique et la République de Chine. Il s’agit de promouvoir les Nations Unies en s’inspirant de la Société des Nations, mais cette fois avec une implication particulière des États-Unis. On y élabore la première ébauche de la Charte des Nations unies. Au fil des nombreuses rencontres, les participants s’entendent sur les objectifs, la structure et le mode de fonctionnement de la future organisation mondiale. On y retient le principe de certaines institutions : l’Assemblée générale, le Conseil de sécurité, le Secrétariat et la Cour de justice internationale de La Haye (Ephémérides 2e année).
3. OPERATION « ANVIL » : Libération du département du Var par les unités (américaines surtout et Français du colonel Sudre) débarquées et les FFI. Draguignan, la préfecture, est libérée le 16 au soir par la Résistance. Seule la garnison de Fayence résiste jusqu’au 21. Débarquement de l’Armée B du général de Lattre de Tassigny à partir du 16 (Cavalaire-Cogolin). Mise en place des premières délégations municipales nommées par la Résistance et parution de La Résistance du Var libéré le 17 à Draguignan. Le commissaire régional de la République Raymond Aubrac débarque à Saint-Tropez le 18, lance son premier appel aux populations du Sud-Est et prend ses premières décisions, avant de rejoindre Marseille (le 25) (var39-45).

4. OPERATION « ANVIL » : LIBERATION DE TOULON – NAVIRES FRANçAIS CONTRE CEPET – Ce jour-là, la Lorraine tire sur Saint-Elme et sa région (Dumas R., Guiglini J., 1980).
– CHRONOLOGIE DE LA JOURNEE ; Vers 1h du matin : L’ordre d’opération pour la journée du 21 août parvient au P.C. des chasseurs d’Afrique. C’est ce jour-là que Jacques Glade débarque avec son unité du 13ème RTS sur la côte méditerranéenne (Gaujac P. ; Archives familiales, famille Glade – Extrait des services 44 750 45022).
A 1h du matin : le détachement Mauche reçoit la mission de poursuivre sur Sainte-Anne-d’Evenos, puis de se porter ensuite en direction de Toulon par la route au sud du Pipaudon afin de lier son action à celle du 3ème R.T.A. dont il assure le flanc droit (Gaujac P.).
A 6 h, après avoir parcouru d’une seule traite les 110 km séparant Cogolin du Beausset, le 2ème Spahis va entrer dans la danse. Van Hecke conserve auprès de lui le 2ème escadron et confie le 4ème au détachement agissant sur Toulon. L’avant-garde aux ordres du capitaine Baudoin du 2ème spahis, débouche à 6h 30 sur la nationale 559 (id.). A 7 h, l’avant-garde du 4ème escadron du 2ème spahis entre dans le Plan du Castellet. Le peloton file vers le viaduc du chemin de fer dont deux arches ont été détruites par les Allemands. Il faut déminer la chaussée (Gaujac P. ; Rotger B., 1994 : témoignage du Lieutenant Caniot, commandant un peloton du 2ème Spahis.).
Dès 7 h, conformément aux ordres, le lieutenant Rey a en effet rejoint le P.C. du 3e R.T.A. se déplaçant vers Siou-Blan. Peu après, le lieutenant Carlin part sur la piste de Daumasse reconnaître des emplacements permettant de tirer vers le sud, tandis que les 7ème et 8ème batteries reçoivent l’ordre de sortir de position et d’attendre sur la route au bord du Gapeau, 8ème en tête de colonne à hauteur du carrefour de Beaupré (id.).
Après avoir occupé Sainte-Anne d’Evenos à 7 h 30, le détachement Mauche lance une patrouille vers Evenos par le Cimail. Mais la réaction allemande oblige chars et scout-cars à faire demi-tour pour se mettre à l’abri après avoir perdu le maréchal des logis Magnien décapité par un projectile alors qu’il dirigeait le tir de son T.D. sur Pipaudon (id.).
Dès 10h, la colonne Mauche franchit à découvert le plateau en direction du Broussan, gagne le col du Corps de Garde, y laisse le gros, le reste rejoignant le PC du I/3ème R.T.A. installé au nord du carrefour des Quatre-Chemins où le chef de bataillon de Rocquigny a la situation bien en main (id.).
Au même moment, Bandol est libéré et le peloton de Spahis Caniot se porte sur Sanary par l’Ancien chemin de Toulon tandis que des patrouilles à pied reçoivent l’ordre de pousser vers la Cride par la Gorguette (Gaujac P. ; Rotger B., 1994 : témoignage du Lieutenant Caniot, commandant un peloton du 2ème Spahis).
« Vers 10 h, le MdL Arnould et deux de ses hommes atteignent les premières maisons du centre (de Sanary), au-delà de la voie ferrée. Quelques minutes après, ils ramènent trois soldats allemands qui nous apprennent qu’une petite garnison d’infanterie occupe toujours le port. Cette information est confirmée peu après par les équipages de jeeps « Rouiba » et « Rochelle », aux ordres du B-C Marie. Guidée par deux jeunes Sanaryens qui s’engageront dans notre unité ( Moisi et Fernandez ), notre patrouille atteint une maison à partir de laquelle ils peuvent suivre les mouvements ennemis à Sanary. Cerla fait maintenant trois heures que nous reconnaissons le secteur. Les renseignement ont été envoyés au fur et à mesure par radio au PC du Capitaine, toujours au Pont d’Aran. » (ms trouvé dans les archives de BR).
A 11h, à Sanary, la nouvelle se répand que les premiers chars français s’arrêtaient devant « La Millière » (Témoignage de M. Walter Muhlthaler, rapporté par B. Rotger, 1994, p. 17 et suiv. ; Témoignage de Me Granet recueilli par B. Rotger).
A 11h 45, la batterie allemande de la Cride ouvre le feu sur le viaduc et Bandol, tuant les conducteurs de deux bulldozers et interrompant le dégagement de la route. A Sanary, la population apprend la libération du Beausset et de Bandol (Gaujac P. ; Rotger B., 1994).
Le Camp tombé, la vallée et la route de Signes sont totalement dégagées, le 21 août 1944, à midi. Chidaine rejoint donc vers midi le groupe d’officiers parti le matin vers la Daumasse et les met au courant de l’évolution de la situation. Le chef d’escadron ayant confirmé son intention de rallier le P-C. d’Egérie, son adjoint est autorisé à retourner à la position d’attente dans la vallée du Gapeau. La route et le village de Signes sont maintenant dégagés. Des Sherman roulent lentement en direction du Camp, doublant de longues files de tirailleurs qui « marchent la route », barda aux épaules et arme à la bretelle, une branche coupée en guise de canne.
A 13h 30 : 200 Allemands sont interceptés au nord-ouest de Bandol. Le brigadier Cazaubon ramène 3 blessés et 15 prisonniers au viaduc (Gaujac P.).
A 13 h 30, la section de deux 155 de la 7ème batterie du 65ème R.A.A. en position sur le terrain de football de Bandol entre le viaduc et le pont d’Aran est prise à partie par les ouvrages de La Cride, du Brusc et probablement de Six-Fours ; elle réagit, mais la position du terrain de sport de Bandol est maintenant intenable (id.).
Vers 14 heures, le peloton Caniot s’arrête pour casser la croûte lorsque se déclenche le tir de Six-Fours et de ses batteries annexes (archives de BR).
A 15h, sur le terrain de sports de Bandol, près du viaduc, un obus allemand frappe de plein fouet le tracteur d’une pièce de 155. Le groupe se met à couvert. « Comme eux sont à l’abri des vues de Six-Fours, c’est donc bien le Gros-Cerveau qui dirige les tirs » (Gaujac P.).
Dans l’après-midi, à Sanary, M. Muhlethaler essai d’obtenir la reddition de la 8ème batterie allemande dont l’observatoire est au Colombet (note de B. Rotger, 1994, p. 19 : Témoignage de M. Walter Muhlethaler, rapporté par B. Rotger, 1994, p. 17 et suiv. M. Walter Muhlethaler était de nationalité française, ce qu’il dissimula aux occupants et facilita beaucoup son action. Son fils aîné, le lieutenant Pierre Muhlethaler est mort pour la France, le 13 mai 1940).
A 16 heures, nouveau contre-ordre: Le groupe d’artillerie du capitaine Chidaine est mis à la disposition du C.C. Sudre engagé sur Aubagne. Les trois unités de 155 sont alors rassemblées en position d’attente dans les bois, 2 km en arrière du Camp et leurs capitaines envoyés en reconnaissance vers le col de l’Ange. Le commandant Giraud décide de maintenir deux batteries sur roues: seule la 8ème occupera les emplacements reconnus.
A 19 h, le lieutenant-colonel Van Hecke place des bouchons autour de Bandol. Le peloton Caniot ayant reconnu Sanary se replie sur le viaduc, couvert par l’artillerie française (Gaujac P. ; Témoignage de Me Granet recueilli par B. Rotger).
A 21 h, il n’est plus question pour le groupe d’artillerie de Chidaine, implanté au Camp, de tirer à l’ouest sur Aubagne, mais de faire face au sud en direction de Bandol. A l’est de Toulon, les combats ont débuté sur le Gapeau qui constitue la première ligne de défense allemande. Après de très violents accrochages allant jusqu’au corps à corps, les Africains de la 1ère Division Française Libre du Général BROSSET, parviennent à prendre pied dans les Maurettes, sur le Mont Redon et dans les collines boisées à l’ouest de la vallée du Réal Martin. Mais alors que les tirailleurs ont déjà atteint la sortie d’HYERES en direction de TOULON, le point d’appui ennemi du GOLF HOTEL interdit toujours le passage de la nationale 98 sur le Gapeau. Ce n’est que le 21 août 1944 dans la soirée, qu’il sera enlevé d’assaut par le Bataillon d’Infanterie de Marine du Pacifique. A l’est, quelques blindés parviennent à se faufiler à travers les défenses antichars le long de la nationale 97, le 21 puis le 22 dans la soirée. Ils vont ainsi rester isolés pendant près de 48 heures, sans infanterie d’accompagnement, assistés par des civils armes à la hâte, jusqu’à l’arrivée, le 23, des éléments de la 9è D.I.C. (Gaujac P.).
Côté allemand, le contre-amiral Ruhfus quitte Baudouvin en début de nuit. La traversée de la ville n’étant pas sûre, il rejoint en voiture une crique près du Cap Brun où une vedette devait l’emmener à Saint-Mandrier. Celle-ci n’étant pas au rendez-vous, il s’est abrité pour la journée au fort de Sainte-Marguerite pilonné par l’artillerie navale et terrestre alliée (Gisèle Argensse, 1989, p. 224).
– Fusillade du poste de police de La Seyne : 3 victimes (Marius Autran, Chronologie de La Seyne, 1967). Bien imprudemment, les policiers avaient arboré un drapeau tricolore au premier étage du poste, croyant les Allemands disparus à jamais de la ville. Quelques prisonniers capturés dans l’après-midi s’y trouvaient enfermés dans la geôle. L’un, saisi par M. Le Hir de la police F.F.I. sur le boulevard du 4-Septembre ; deux autres, ramenés par R. Taulaigo et l’un de ses camarades avenue Henri Pétin. Informé de cette situation par une femme de ménage s’en allant prendre son service au Fort Napoléon, le commandement allemand s’affola. Le lieutenant Birkendorfer donna l’ordre de constituer une patrouille chargée d’abattre tout Français porteur d’armes. Très vite cette unité se présenta devant le poste de police et comprit à la vue du drapeau tricolore, la volonté évidente de rébellion de ses occupants à qui elle intima l’ordre de se rendre. Ces derniers s’y refusèrent. C’est alors que le policier Xavier Franceschini apparut à la fenêtre du premier étage pour juger des réactions de l’ennemi. Il fut gravement atteint à la tête par une balle allemande. Ses camarades se refusant toujours à la reddition, l’adjudant Ermisch chef de la patrouille donna l’ordre d’incendier le poste et de l’encercler. Dès lors, le plus grand désordre allait régner à l’intérieur où l’atmosphère devenait irrespirable. Les Allemands attaquent pour libérer leurs prisonniers et faire cesser toute résistance. Nos policiers montent dans les étages. Quelques-uns d’entre eux sont capturés tels MM. Le Hir, Ducher et quelques autres. Miraculeusement ils échapperont à la mort grâce à la complicité d’un alsacien membre de la patrouille qui les fera conduire au Fort Napoléon d’où ils s’évaderont à la faveur de la débâcle allemande. D’autres encore, dont MM. Taulaigo et Rocchesani, trouvèrent le salut grâce à leur audace. Du premier étage, ils sautèrent sur une treille qui plia sous leur poids, et amortit leur chute, ce qui leur permit de gagner les jardins du quartier Tortel, d’escalader le mur d’enclos de l’Institution Sainte-Marie, de se réfugier chez des amis et de se défaire de leur uniforme. Hélas ! trois des policiers ne purent échapper à leurs bourreaux. Xavier Franceschini blessé grièvement, Maurice Marcoul et Jacques Brès réfugiés tous deux sur la toiture furent amenés devant le poste et fusillés sans jugement, toutefois après avoir reçu les secours de la religion administrés par le père Bouvet mandé au collège des Maristes, qu’il n’avait pas quitté durant ces évènements dramatiques. Le souvenir de cette journée tragique a été perpétué par une plaque commémorative apposée au n° 4 du boulevard du 4-Septembre (Marius Autran, tome 2, 1988).
Le tragique épisode du poste de police me revient en mémoire. Je me trouvais avec deux copains Jules SEUZARET et Gu BERTODATO chez un riche commerçant seynois, sur le cours Louis Blanc. On m’avait ordonné la réquisition d’un véhicule pour assurer une meilleure liaison avec les troupes françaises stationnées à Ollioules. Il devait être 15 heures ou 15 heures 30. Nous avons entendu arriver et vu passer une traction avant noire, fonçant à toute allure, du coffre arrière, entrouvert, tombaient des paquets de grenades. Je reconnus la voiture et je savais qui la conduisait : PUJOL, un menuisier des chantiers, qui rejoignait “La Dominante”. Quelques minutes suffirent pour comprendre l’allure démoniaque de la traction avant. Venu du bas du cours, un Commando de soldats allemands, montait en tirant à la mitraillette sur les immeubles du cours ; sans doute par crainte, puis, vers le commissariat, mais on ne le savait pas encore, retentit une série de rafales, une fusillade. Ce n’est qu’au bout d’un moment que le commando s’en revint toujours en arrosant les murs, les fenêtres surtout. Et nous trois qui n’avions pour toute arme qu’un petit 6,35, n’en menions pas large. Notre réquisition effectuée, nous regagnâmes ensuite le “quartier général”. Nous y apprîmes la résistance héroïque du poste et la fin tragique des trois policiers qui s’étaient sacrifiés en résistant jusqu’à la dernière cartouche. En représailles, le lendemain aux 4 Moulins, deux collabos Seynois bien connus et deux prisonniers allemands furent fusillés. Une précision : pour constituer le peloton d’exécution, il n’y avait pas assez de volontaires, ces “têtes brûlées” répugnaient à tuer de sang-froid, il fallut en désigner quelques-uns d’office. Cette exécution fut rapidement connue des troupes allemandes. Elles surestimaient nos forces. De plus, elles craignaient “les terroristes”. C’est ainsi qu’elles prirent la décision d’abandonner le quartier de Brégaillon et sa batterie anti-aérienne et anti-char. Cela fit l’affaire de notre ami Adolphe VERDAGNE – l’ancien boucher de la rue Cyrus Hugues – un des responsables du Parti Communiste de La Seyne ville; sous ses ordres des équipes allaient récupérer les nombreuses boîtes de conserves et autres denrées abandonnées dans le fortin et transportées dans l’entrepôt des “Coopérateurs du Midi”, avenue Charles Gide. C’est cette même équipe qui assura le ravitaillement et la garde des boulangeries durant cette période agitée (Louis Puccini, La Seyne et la Résistance).
Le 21 août 1944, l’inspecteur de police Jacques Louis Brès, né le 5 Octobre 1919 à Marseille (Bouches-du-Rhône), l’inspecteur de police Xavier Franceschini, né le 1er Mai 1914 à Ghisonaccia (Haute-Corse), et le gardien de la paix Maurice Élie Gabriel Marcoul, né le 25 Novembre 1919 à Béziers (Hérault), sont fusillés par les Allemands le 21 Août 1944 au Poste de police de La Seyne-sur-Mer (Marius Autran, tome 2, 1988).
-LIBERATION DE MARSEILLE : Après de durs combats, les 21 et 22 août, le 2e RC et le 3e bataillon porté de Zouaves (CC3 de la 1re DB), renforcés par le 2e GTM, s’emparent d’Aubagne. Une partie des effectifs du 7e RTA, le 3e bataillon (Cdt FINAT-DUCLOS, qui tombera devant la batterie du Canet, à l’Ouest) a traversé le Garlaban à dos de mules un peu au Nord par le plan de l’Aigle et fait la jonction avec la résistance au col de Cante Perdrix (maquis Attila) avant d’atteindre Allauch.
–1946 – 21 août : AVISOS DE 630 T – Du 24 juin au 21 août, l’aviso Commandant Dominé participe à la surveillance du golfe du Tonkin, et fait la navette entre baie d’Along, port Wallut et Hongay. Du 21 au 25, Campha, Port Wallut, baie d’Along, Haïphong (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, Le Commandant Dominé).
–1955 – 20-21 août : Massacre d’Européens en Algérie à Philippeville (Jean-Charles Volkmann, 2003). Le 20 août 1955, les indépendantistes algériens du Front de Libération Nationale (F.L.N.) organisent des manifestations violentes dans le Constantinois. Ils prennent prétexte du deuxième anniversaire de la déposition du sultan du Maroc. Des émeutiers investissent les rues de Philippeville et El-Alia. […] les colons européens sont directement visés. Plusieurs dizaines d’hommes, de femmes, d’enfants et de nourrissons sont tués dans des conditions atroces. Au total 123 morts dont 71 Européens. Piégés par la colère et l’émotion, les colons et les militaires réagissent en massacrant à leur tour des musulmans pris au hasard dans la rue, faisant officiellement plusieurs centaines de victimes innocentes (1273 morts selon le bilan officiel). Le résultat de cette répression est immédiat. De très nombreux musulmans modérés, qui étaient restés jusque-là réfractaires aux thèses indépendantistes des groupuscules FLN, basculent de leur côté. C’est l’échec des tentatives d’intégration des musulmans algériens dans la République française et le véritable commencement de la guerre d’indépendance. Dès le 23 août 1955, le gouvernement français décide le rappel du demi-contingent libéré en avril et le maintien sous les drapeaux du premier contingent de 1954. Le processus de guerre est dès lors enclenché (Michel Dalan. Publié sur Herodote net le 13 août 2015).
–1946 – 21 août : AVISOS DE 630 T – Le « Commandant Dominé » est au pied du château de Brest le 21 août 1959 en position de réserve, il a perdu son numéro OTAN (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, Le Commandant Dominé).
–1968 – 21 août : INTERVENTION ARMÉE EN TCHÉCOSLOVAQUIE DE CINQ PAYS MEMBRES DU PACTE DE VARSOVIE – L’intervention armée en Tchécoslovaquie de cinq pays membres du pacte de Varsovie des 20 et 21 août 1968 met un terme à ce cours novateur d’un « socialisme à visage humain ». Suivra une longue « normalisation », avec son cortège de procès et d’épurations (un demi-million de communistes seront exclus du parti) et la surveillance rapprochée de milliers de citoyens suspects par une police secrète omniprésente. En avril 1969, Alexandre Dubček sera remplacé par Gustáv Husák, sous la pression de l’URSS (larousse / encyclopedie /divers / Prague).

–1973 –21 août : UNE ECOLE DE SANARY DISPARAÎT – l’école de Sainte Trinide est détruite pour laisser place à l’autoroute Marseille-Toulon. Les cinquante élèves qui la fréquentaient, leurs parents et leurs enseignants sont mis au pied mur, ainsi que l’Inspection académique qui n’avait pas prévu cette éventualité. A quelques jours de la rentrée des classes, il faut caser tout le monde en ville. Durant une année, une école « virtuelle » continuera d’exister au sein du groupe des Picotières puis, en 1974, chaque enfant sera intégré dans les divers niveaux des écoles des Picotières-est et Picotières-ouest (aujourd’hui Jean-Michel Cousteau). A ce moment-là, l’école de Sainte-Trinide ne sera plus qu’un souvenir.
–2021 – 19 août :
A. Olivier, 54 ans, propriétaire de chambres d’hôtes, et Virginie, touriste francilienne de 32 ans qui louait une des chambres de l’homme décédé, ont péri dans l’incendie qui dévaste l’arrière-pays de Saint-Tropez depuis lundi.
Après deux journées sans victime humaine, l’incendie qui a démarré lundi 16 août près d’une aire d’autoroute de l’A57, au nord-est de Toulon, a fait deux morts mercredi, ainsi que 26 blessés légers.
Les deux corps calcinés ont été retrouvés dans une maison touchée par les flammes du Val-de-Gilly, sur la commune de Grimaud, au cœur du massif des Maures. Alors que le feu s’approchait de la maison, dans la nuit de lundi à mardi, la jeune femme a d’abord tenté de joindre par téléphone les pompiers puis sa famille, a appris France Télévisions auprès de plusieurs de ses proches. Elle a expliqué à ses proches qu’elle et le propriétaire de la maison avaient tenté de fuir mais qu’ils avaient été bloqués par les flammes sur la route et avaient fait demi-tour pour rejoindre l’habitation. Ils ont fini par y être bloqués par les flammes (France-Info).
B. EN AVANT-PREMIERE : diffusion journalière d’extraits d’un ouvrage que j’ai écrit à la demande de l’Association « LES VOLONTAIRES DE L’AN II – L’AURORE DE LA REPUBLIQUE » et dont la publication devrait voir le jour en septembre prochain (les chapitres 1 à 23 ont déjà été livrés sur ma page FB).
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 331e livraison).

De 1525 à 1559
La guerre reprend en 1542, les alliés voulant châtier François 1er pour sa collusion avec les Musulmans. Les équipages d’Andrea Doria, amiral de Charles Quint, débarqués près de Toulon, entrent dans la ville au milieu de l’été. François 1er passe un accord avec l’amiral Turc Khairredin Barberousse qui a précédemment pillé la région toulonnaise ; les deux flottes s’emparent de Nice, puis Barberousse vient hiverner à Toulon que les habitants abandonnent de septembre 1543 à mars 1544. Tous ces événements ne sont pas sans influence sur la vie du bourg de Saint Nazaire dont l’activité économique est tournée essentiellement vers la mer. Un certain nombre d’habitants des lieux proches de Toulon viennent d’ailleurs se réfugier sur les terres de Six-Fours, d’Ollioules et de Saint Nazaire.
Après la mort de François 1er, d’autres guerres suivront : en 1557, la France récupère les évêchés de Metz, Toul et Verdun, ainsi que la Lorraine et le Luxembourg, mais c’est un échec en Italie qui, en 1559, marque par le traité de Câteau-Cambrésis (Nord) la fin des espérances italiennes des rois de France, héritiers des comtes de Provence. Piètre résultat : la France conserve les évêchés de Lorraine et Calais. C’est aussi l’année de la mort d’Henri II, fils de François 1er.
Peu de répercussion de ces événements sur la vie des Sanaryens
Les épisodes climatiques qui affectent la Provence, phase sèche dans la première moitié du siècle, phase pluvieuse dans la seconde moitié, s’ils entraînent ponctuellement de mauvaises récoltes en basse Provence (en 1540 par exemple) n’ont pas de grandes répercussions sur la vie quotidienne qui ne semble pas avoir été concernée outre mesure par les guerres et leurs contraintes.
Les fiefs d’Ollioules et de Saint-Nazaire sont régulièrement confirmés par les rois successifs à leurs seigneurs, Gaspard de Marseille I (1518-1540), Philibert de Marseille (1540-1570) et Gaspard de Marseille II qui suit. François 1er, confirme également leurs privilèges aux « manants et habitants » des « lieux et château d’Ollioules » ; Henri II, en 1548 et en 1550, fait de même, car ces privilèges ont été accordés par Louis, roi de Sicile et de Jérusalem, comte de Provence, « tant pour la diversité du lieu que aussi que les habitants sont sugestz d’estre souvent assaillis des coursaires de mer, tant mores que barbres et aultres ennemis ».
Enfin, les limites avec Six-Fours sont encore une fois révisées en 1550, avec plantation de bornes.
(à suivre).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 531e livraison :

Marseille et la Provence aux XVIIe ET XVIIIe siecles.
Au début du XVIIIe siècle, Marseille avait une salle de spectacle qui paraissait magnifique. Mais bientôt le goût du théâtre plus développé et les exigences croissantes du public firent regarder le nouvel Opéra comme très insuffisant et indigne de la ville . En 1733, Mathieu Gay, maître maçon, construit une nouvelle salle qui avait son entrée sur la rue Vacon, sur l’emplacement actuel de la halle Delacroix (écrit en 1932), qui faisait encore partie des terrains de la place Royale. Gay l’avait loué pour neuf ans au prix de 901 livres par an. Les héritiers de Mathieu Gay sollicitèrent un privilège exclusif et furent appuyés par les échevins qui écrivaient : « L’ancienne salle n’est qu’un vieux jeu de paume travesti en salle d’opéra, au lieu que la nouvelle est peut-être la plus belle qui soit en France. » Il y eut à ce sujet menace de conflit entre le duc de Villars, gouverneur de Provence, qui accorda le privilège, et le Parlement qui autorisa une troupe de comédiens à jouer dans la salle de la rue Saint-Ferréol. Celle-ci fut néanmoins fermée et celle de la rue Vacon resta jusqu’en 1787 l’unique salle de spectacle de Marseille. L’arrêt du Conseil du 25 juillet 1748 ayant permis à la ville d’aliéner les terrains qu’elle avait acquis pour créer la place Royale, les hériutiers Gay devinrent propriétaires du total de l’édifice, moyennant 26 979 livres.
(à suivre)
LA SEYNE-SUR-MER. 235e livraison :

–1944 – 21 août : OPERATION « OVERLORD » : – Fusillade du poste de police de La Seyne : 3 victimes (Marius Autran, Chronologie de La Seyne, 1967). Bien imprudemment, les policiers avaient arboré un drapeau tricolore au premier étage du poste, croyant les Allemands disparus à jamais de la ville. Quelques prisonniers capturés dans l’après-midi s’y trouvaient enfermés dans la geôle. L’un, saisi par M. Le Hir de la police F.F.I. sur le boulevard du 4-Septembre ; deux autres, ramenés par R. Taulaigo et l’un de ses camarades avenue Henri Pétin. Informé de cette situation par une femme de ménage s’en allant prendre son service au Fort Napoléon, le commandement allemand s’affola. Le lieutenant Birkendorfer donna l’ordre de constituer une patrouille chargée d’abattre tout Français porteur d’armes. Très vite cette unité se présenta devant le poste de police et comprit à la vue du drapeau tricolore, la volonté évidente de rébellion de ses occupants à qui elle intima l’ordre de se rendre. Ces derniers s’y refusèrent. C’est alors que le policier Xavier Franceschini apparut à la fenêtre du premier étage pour juger des réactions de l’ennemi. Il fut gravement atteint à la tête par une balle allemande. Ses camarades se refusant toujours à la reddition, l’adjudant Ermisch chef de la patrouille donna l’ordre d’incendier le poste et de l’encercler. Dès lors, le plus grand désordre allait régner à l’intérieur où l’atmosphère devenait irrespirable. Les Allemands attaquent pour libérer leurs prisonniers et faire cesser toute résistance. Nos policiers montent dans les étages. Quelques-uns d’entre eux sont capturés tels MM. Le Hir, Ducher et quelques autres. Miraculeusement ils échapperont à la mort grâce à la complicité d’un alsacien membre de la patrouille qui les fera conduire au Fort Napoléon d’où ils s’évaderont à la faveur de la débâcle allemande. D’autres encore, dont MM. Taulaigo et Rocchesani, trouvèrent le salut grâce à leur audace. Du premier étage, ils sautèrent sur une treille qui plia sous leur poids, et amortit leur chute, ce qui leur permit de gagner les jardins du quartier Tortel, d’escalader le mur d’enclos de l’Institution Sainte-Marie, de se réfugier chez des amis et de se défaire de leur uniforme. Hélas ! trois des policiers ne purent échapper à leurs bourreaux. Xavier Franceschini blessé grièvement, Maurice Marcoul et Jacques Brès réfugiés tous deux sur la toiture furent amenés devant le poste et fusillés sans jugement, toutefois après avoir reçu les secours de la religion administrés par le père Bouvet mandé au collège des Maristes, qu’il n’avait pas quitté durant ces évènements dramatiques. Le souvenir de cette journée tragique a été perpétué par une plaque commémorative apposée au n° 4 du boulevard du 4-Septembre (Marius Autran, tome 2, 1988).
Le tragique épisode du poste de police me revient en mémoire. Je me trouvais avec deux copains Jules SEUZARET et Gu BERTODATO chez un riche commerçant seynois, sur le cours Louis Blanc. On m’avait ordonné la réquisition d’un véhicule pour assurer une meilleure liaison avec les troupes françaises stationnées à Ollioules. Il devait être 15 heures ou 15 heures 30. Nous avons entendu arriver et vu passer une traction avant noire, fonçant à toute allure, du coffre arrière, entrouvert, tombaient des paquets de grenades. Je reconnus la voiture et je savais qui la conduisait : PUJOL, un menuisier des chantiers, qui rejoignait “La Dominante”. Quelques minutes suffirent pour comprendre l’allure démoniaque de la traction avant. Venu du bas du cours, un Commando de soldats allemands, montait en tirant à la mitraillette sur les immeubles du cours ; sans doute par crainte, puis, vers le commissariat, mais on ne le savait pas encore, retentit une série de rafales, une fusillade. Ce n’est qu’au bout d’un moment que le commando s’en revint toujours en arrosant les murs, les fenêtres surtout. Et nous trois qui n’avions pour toute arme qu’un petit 6,35, n’en menions pas large. Notre réquisition effectuée, nous regagnâmes ensuite le “quartier général”. Nous y apprîmes la résistance héroïque du poste et la fin tragique des trois policiers qui s’étaient sacrifiés en résistant jusqu’à la dernière cartouche. En représailles, le lendemain aux 4 Moulins, deux collabos Seynois bien connus et deux prisonniers allemands furent fusillés. Une précision : pour constituer le peloton d’exécution, il n’y avait pas assez de volontaires, ces “têtes brûlées” répugnaient à tuer de sang-froid, il fallut en désigner quelques-uns d’office. Cette exécution fut rapidement connue des troupes allemandes. Elles surestimaient nos forces. De plus, elles craignaient “les terroristes”. C’est ainsi qu’elles prirent la décision d’abandonner le quartier de Brégaillon et sa batterie anti-aérienne et anti-char. Cela fit l’affaire de notre ami Adolphe VERDAGNE – l’ancien boucher de la rue Cyrus Hugues – un des responsables du Parti Communiste de La Seyne ville; sous ses ordres des équipes allaient récupérer les nombreuses boîtes de conserves et autres denrées abandonnées dans le fortin et transportées dans l’entrepôt des “Coopérateurs du Midi”, avenue Charles Gide. C’est cette même équipe qui assura le ravitaillement et la garde des boulangeries durant cette période agitée (Louis Puccini, La Seyne et la Résistance).
Le 21 août 1944, l’inspecteur de police Jacques Louis Brès, né le 5 Octobre 1919 à Marseille (Bouches-du-Rhône), l’inspecteur de police Xavier Franceschini, né le 1er Mai 1914 à Ghisonaccia (Haute-Corse), et le gardien de la paix Maurice Élie Gabriel Marcoul, né le 25 Novembre 1919 à Béziers (Hérault), sont fusillés par les Allemands le 21 Août 1944 au Poste de police de La Seyne-sur-Mer (Marius Autran, tome 2, 1988)
(à suivre)
TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) –
Toulon ancien et ses rues – 52e livraison

Place Cathédrale
(suite) Vers 1600, l’église était encore trop exigüe pour permettre aux habitants de suivre les offices divins. Dans les premières années du XVIIe siècle elle fut reconstruite et orientée du Sud au Nord. Elle subit dans la suite et à différentes reprises de nouvelles modifications, dont la plus importante date de 1656 : Elle fut alors agrandie de plus de la moitié, car « sa longueur était autrefois ce qui est à présent « sa largeur. » (Archives communales, II 1 à 6 )
Après avoir affecté à ces travaux les revenus de la ferme de la boucherie et le produit de la vente du cimetière de Sainte-Croix (BB 61), la municipalité « décida, en 1657, que la corporation des boucliers « serait soumise à une contribution de 4.200 livres, « destinée à l’agrandissement de la dite cathédrale. » (DD. 7)
La nouvelle église entièrement transformée, en 1661, fut consacrée par Pierre de Pingré, évêque de Toulon. (Elle fut alors agrandie de plus de la moitié, car « sa longueur était autrefois ce qui est à présent « sa largeur. » (Pierre de Pingré, chanoine de Paris évêque do Toulon on 1W»H. « En cette année 1662 le R. Père en Dieu, Pierre de Pingré, évêque de Toulon, mourut dans son palais, regretté de tout le peuple de son « diocèse d’avoir perdu cet homme de sainte vie. I1 a fait beaucoup « de bien aux pauvres, et par grande humilité, il a voulu estre enseveli au cimetière, hors la porte Saint-Lazare, où sont ensevelis les esclaves a des galères. » Archives communales, BB. 12 )
Après avoir affecté à ces travaux les revenus de la ferme de la boucherie et le produit de la vente du cimetière de Sainte-Croix (Archives communales, BB. 12), la municipalité « décida, en 1657, que la corporation des boucliers « serait soumise à une contribution de 4.200 livres, « destinée à l’agrandissement de la dite cathédrale. » (DD. 7)
(à suivre)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

Je l’ai déjà placée, mais elle me paraît tellement vraie que je peux m’empêcher de la redonner.
Entre amis !
-Hier, la WiFi a sauté dans toute la maison …
-ça, c’est la poisse ! qu’avez-vous fait ?
-Les enfants sont sortis de leur chambre, on s’est retrouvé dans le séjour et on a discuté.
-Et alors ?
-Ils ont l’air drôlement sympa !

Bises à Isabelle, Olivier, Raphaël et Webber qui ont regagné l’Egypte.
A demain pour le 22 août.
Source : https://ephemeridesribot.com/2024/08/21/ephemerides-21-aout/↗

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