ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 18 AOÛT 2024 – 13e ANNÉE (n° 4525).
Bonjour à tous et toutes.
ILLUSTRATION :
Au Broussan (Evenos) en octobre 1962 avec Pierre Castagno et Gilbert Chiambaretto qui vient de nous quitter.
Bonne fête
Le 18 août, nous fêtons les Hélène ainsi prénommé en référence à la mère de l’empereur Constantin morte vers 329-330. Impératrice romaine, épouse de Constance Chlore, elle est connue pour avoir organisé la première restauration de lieux saints à Jérusalem où elle s’était rendue en 325 afin d’y retrouver les reliques de la Passion du Christ donnant ainsi une impulsion importante aux pèlerinages en terre sainte et à l’aménagement des lieux.
Aujourd’hui, pas moins de 201 000 personnes portent ce prénom qui fut très populaire dans les années 1920.
DICTON :
Si le dicton veut que « à la Sainte Hélène la noix soit pleine et que le cerneau se mette à l’eau », c’est à la prune que le calendrier républicain dédiait ce premier fructidor de l’An I.
Donc, bonne fête aux Prune s’il en est ! Et en route pour le passé.
LE MOT DU JOUR
Rien de grand ne se fait sans chimère (Ernest Renan).
Carnet de morale (à l’école primaire il y a … très longtemps)
« L’hygiène de l’esprit commence par celle du corps. »
ÉPHÉMÉRIDES :

(Camp de fouilles archéologiques à La Mole – Var – en 2002 – à droite notre tente igloo, à gauche notre bon vieux Land 109).
950 -18 août : Comitatus Marsiliacensis — comitatus Marsilia (cartulaire de Saint-Victor, n° 1041). Nous avons parlé plus haut de l’émergence du rôle du vicomte, d’abord auxiliaire du comte de Provence sans ressort déterminé à l’époque d’Hugues d’Arles, puis personnage des plus importants dans l’échiquier politique provençal au point que la charge est accaparée par la même famille à partir de la seconde moitié du Xème siècle. De charge révocable, la vicomté entre alors dans le giron d’une famille dont l’assise économique est fondée dès 952 sur la donation du gros des fiscs marseillais faite par le roi Conrad à Arlulf le Viennois, souche des vicomtes de Marseille. Outre cette transmission de la puissance publique, Arlulf reçoit également la terre royale et le château de Trets qui sont détachés du diocèse d’Arles. Au cours de cette restructuration du monde provençal du haut Moyen Age qui passe dans la douleur et en peu d’année d’une structure de type domanial à celle de type féodal, cette donation faite à la famille d’Arlulf revêt un caractère symbolique : de simple quidam homo un homme va progressivement devenir le vassal du comte. Mieux, on s’aperçoit que les familles de rang vicomtal ou comtal qui ne sont pas considérées comme vassi regales ou fideles regalis vont le devenir entre 950 et 980, signe que la féodalité est en marche et que plus rien ne l’arrêtera dans son essor (D’après Poly, 1976).

-Mention de Valle Restones, (cartulaire de Saint-Victor, n° 1041). Moulin de Redon, hameau, moulin et fabrique, commune d’Auriol.
972 – 18 août : Maïeul, abbé de Cluny, se repose en Provence où il apprend la mort de l’empereur Otton 1er

(Signes – ferme de Siou Blan en 1909, cl. Bachas)
1150 – 17 août : Lambesc. Jugement rendu par la cour de Raimond Bérenger II, comte de Barcelone, pour mettre fin au litige existant entre les moines de Saint-Victor et Guillaume de Signes, au sujet d’usurpations de terres et de rapines exercées au détriment des moines. Parmi les témoins : Geofroi de Marseille. (Acte 236 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 137. a. Guérard, n° 966). Guillaume II de Signes, seigneur d’Ollioules et d’Evenos (fils de Guillaume 1er de Signes, seigneur d’Ollioules) fut en 1150 l’objet d’un jugement rendu à Lambesc à propos d’un litige rendu avec Saint-Victor ; il se désista vers la même époque de ses prétention dans le procès engagé avec les chartreux de Montrieux, au sujet des Lonnes du Gapeau ; donna en 1193 une terre aux moines de Montrieux ; leur vendit en 1197 des terres sises à Orvès ; avait épousé Augéria de Mari dont il eut : Guillaume III de Signes ; Guillemette, épouse de Raimond de Montauban ; Isoarde de Marseille-Signes, mariée à Gundet d’Agoult-Simiane ; Rostan de Signes ; Pons de Signes ; Fouques de Signes (archives d’Ollioules).
Id. 1156 : Raymond-Bérenger le Vieux… se trouvant le 17 août (1156) au château de Lambesc, sa cour livre un jugement contre Guillaume de Signes et son fils, sur la plainte de Saint-Victor de Marseille, au sujet de rapines dans le val de Signes et à Riboux, Méounes et Rougiers. Le rapport de ces troubles avec la guerre baussenque est difficile à juger… Mais en 1156, pendant le règlement de la rébellion baussenque, la cour comtale a besoin de réitérer la sentence de 1150, à la demande de St-Victor, contre Geoffroi, fils de Guillaume de Signes, coupable de nouvelles rapines à Signes et à Riboux… Les vicomtes restés à Marseille ne semblent pas avoir failli à la loyauté au comte, et la plus grande partie de la famille établie dans la région du Gapeau se trouve comme eux représentée parmi les fidèles de 1147, et absente de la caution des Baux.
1233 – 18 septembre : Entremont. Trêve générale d’un an accordée par Caille de Gurzan, nonce de l’Empereur Frédéric II, à Raimond VII, comte de Toulouse, les Marseillais de la ville basse, Guillaume, comte de Forcalquier, les seigneurs des Baux et Giraud Amic, d’une part ; Raimond Bérenger V, marquis et comte de Provence, la commune d’Arles, Anselme Fer et tous les bannis de Marseille, d’autre part. Les parties devront elles-mêmes ou par procureurs se présenter aux Pâques prochaines devant l’Empereur pour obéir à ses prescriptions. Les Marseillais restitueront à Anselme Fer et aux autres bannis les biens qu’ils leur ont pris. Les prisonniers seront libérés de part et d’autre. Hugues et Raimond des Baux rendront aux exilés marseillais et aux troupes du comte de Provence et des Arlésiens tout ce qu’ils leur ont pris. La mise en liberté sous caution d’Hugues des Baux sera prolongée jusqu’à Pâques (de Gérin-Ricard, 1926 : B. Arch. départ. des Bouches-du-Rhône, B 324 ; a. Winkelmann, Acta Imperii inedita, t. I, p. 510 ; IND. Dr Barthélemeny, Inventaire, supplément n° 11 ; – Boehmer-Ficker, t. V, n° 13149).
1270 – 18 août : Mories (acte aux archives du Chapitre de la Major). Morier – lieu-dit, com de Marseille, entre la traverse des Marronniers, et le pont de Saint-Pierre. Cette possession avait été concédée aux chanoines de la Major par les vicomtes de Marseille. Première mention : Morarium, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n°40).
1287 – 17 août : Ecclesia S. Michaelis de fortalicio S. Marcelli (charte aux archives municip.). Le château de Saint-Marcel, comme dépendance du comté de Marseille, resta dans la famille des Baux, sous la suzeraineté du comte de Provence. Première mention en 1057 : Sanctus Marcellus castellum Massiliense, (cartulaire de Saint-Victor, n° 53). Notice de donations et ventes à Saint-Victor de biens sis à Saint-Marcel : vente par Etienne de Marseille, fils d’Arlulfe le Sénéchal (probablement Arlulfe III, dit de la Garde), de la part qu’il avait et de celle de ses frères Bertrand et Isnard à Vaulongue (acte 165 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 17 v°. a. Guérard, n° 53)
1310 – 18 août : Terra blanca, (acte notarié), première mention des Terres-Blanques : quartier rural de la commune de Marseille, au quartier de Saint- Pierre en 1872.
1327 – 18 août : Sorberiœ (acte notarié). Sorbiers, quartier rural, commune de Marseille, quartier de Saint- Lazare. Première mention : Sorberium, vers 1050 (cartulaire Saint-Victor, n° 658).
1333 – 18 août : Mont redon le Peti, (acte notarié). Montredon, commune de Marseille, colline au bord de la mer, qui a pris son nom de la forme naturelle qu’elle présente (1872).
1334 – 18 août : Ratier de Lénac, 41ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, …, 1969) mais 34ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. ratier de LÉNAC, 1er février 1328 – abbé de Moissac, 18 août 1334 (E. Baratier, 1966). Seigneur majeur de Six-Fours, le prieuré de Saint-Nazaire (Sanary aujourd’hui) dépendait aussi de lui.
1397 – 17 août : Lo Cros de Jors (Guill. Barboni, notaire). Joux, : pont, minoterie, fabrique de papier, commune d’Auriol (1872). Première mention : Vallis de Jorzt, 14 septembre 1275 (charte aux archives de Saint-Victor).
1429 – 17 août : Molin de la Taulisse (acte aux archives de l’Evêché). Moulin de la Taulisse, moulin à eau, com de Marseille, quartier d’Arenc. Première mention : Molendinum Tabuliciei, 8 mars 1329 (acte notarié).

1448 – 18 août : L’extrême modicité des traitements était un grand obstacle au recrutement des maîtres. Nous avons vu que Pierre Gay, de Toulon, recevait en 1427 « les gaiges habituels de cinq florins par an » (Le florin valait seize sous provençaux) et avait, en outre, la jouissance de la salle de classe. Le même bail est fait six ans après, ainsi qu’en 1442. Le traitement fut ensuite porté à 12 florins; mais, en 1448, le trésor municipal devait se trouver dans une détresse extrême, car, par délibération du 27 janvier, défense est faite aux créanciers de la ville de demander l’argent qui leur est dû, les gages du maître d’école sont réduits- à 10 florins et le loyer est laissé à sa charge (11 juillet) « attendu que la communauté est sans ressource ». Et lorsqu’il réclame ses gages arriérés (18 août), on lui répond qu’il ait un peu de patientia, qu’il sera payé à la Toussaint (Archives départ. du Var, bb 41 f° 238, bb 41 f° 257, bb 41 f° 264).

1488 – 18 août : Contrat passé par Jeanne Deydier, propriétaire à Darbousson et son muletier – » Olioll 1488, die 18 Ahost. Ay accordat Anthoni Felix, loqual a demorat ben tres ans passat per mullatier, ambe nos ; et aras, de present, si tourna accorda à nos servir et governar nostres mulles, a lavorar, a totas fazendas lecitas et honestas, per lo temps, et spzsi de hun an… E li doni de guages, deldich an… florins 18, paguadors per ters de temps : present mon compayre Vina” (Gaston Beltrame, L’activité pastorale). Rappelons qu’à cette époque, Ollioules incluait Sanary.

1528 – 17 août : Castrum de Cassiciis (acte d’Ant. Etienne, notaire, archives de Cassis). Cassis – canton de La Ciotat. Son territoire a toujours fait partie de l’évêché de Marseille et en dépend encore (1872). Première mention : Carsicis portus / Casicis, var. msc. Itinéraire d’Antonin.

1545 – 18 août: FRANçOIS 1er ORDONNE QU’ON POURSUIVE L’EXTERMINATION DES VAUDOIS – Le 18 août 1545, ce fils aîné de l’Eglise, informé de ce qui s’était passé, donna son entière approbation et ordonna qu’on poursuivît l’extermination des Vaudois.. Le pape Paul III adressa un bref flatteur au président d’Oppède et le nomma chevalier de l’Éperon d’Or et comte palatin. L’auteur anonyme d’une défense d’Oppède s’exprime avec éloge sur son compte : « On devrait lui avoir dressé des statues et érigé des trophées pour une si belle action qui était l’extirpation de l’hérésie. » Aussi bien les survivants du massacre furent peut-être plus malheureux encore que ceux de leurs frères dont les cadavres gisaient sans sépulture sur les pentes du Luberon. Ils avaient été conduits à Marseille et jetés pêle-mêle sur les galères royales. On en compta jusqu’à 666, et, parmi eux, des enfants de quatorze et même de treize ans ! On les avait ramassés au hasard dans la campagne, et, sans autre forme de procès, enchaînés sur les bancs de la chiourme. A peine couverts de vêtements sordides, mal nourris, n’ayant pour boire que de l’eau trempée de vinaigre, ces infortunés mouraient de fatigue, de faim et de froid. Près de deux cents d’entre eux succombèrent en peu de temps, sans même avoir comparu en justice (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence)
1571 – 18 août : OLLIOULES – (Jean Broc, 1979 ; p. 68) Antoine Boyer mourut le 18 août 1571, à Ollioules (45); dans les registres du notaire Solleillet de cette année, la dernière signature d’Antoine Boyer date du 24 juillet, au bas d’un acte de vente à crédit d’une charge de blé (réf. Pierre Solleillet notaire d’OIlioules ; aux arch. dép. du Var 3311 / 288). Nous ne possédons malheureusement pas son testament. Il laissait trois fils : Etienne (le capitaine), Vincent, qui venait d’être reçu conseiller au parlement, et André, marchand comme son père.

1640 – 18 août : procès criminel à l’encontre de notables d’Ollioules – Dans la série de procès intentés par la Communauté d’Ollioules contre son seigneur et du seigneur contre la Communauté de 1632-1639, nous relevons qu’en 1632 s’est déroulé un procès criminel à l’encontre de Guillaume Viguier, bourgeois, et Jean Andrieu, d’Ollioules, et 12 autres notables du pays, pour voies de faits, insultes, séditions et esmotion populaire. Les premiers furent condamnés à 20 livres d’amende et les autres à 12. Appel des Consuls devant le parlement de Bordeaux]. Ce dernier rendit son jugement le 18 août 1640… Le seigneur d’Ollioules devra restituer la somme de 240 livres qu’il a touchée des condamnations prononcées en 1632 pour voies de faits, insultes, séditions et esmotion populaire (Castellan E., 1937, p. 60-61). Nota : Sanary est alors un des quartier d’Ollioules.
1690 – 18 août : REJOUISSANCE DES COMMUNAUTES APRES LA VICTOIRE DU ROI SUR LES ALLIES – Le comte de Grignan fait savoir de Brignoles que Louis XIV a remporté en Flandre la victoire finale sur les alliés, le 3 de ce mois : 6000 tués, 10 canons, 8 drapeaux, 1300 prisonniers. Le comte demande aux consuls des communautés, dont la toute nouvelle de Sanary, de prescrire des réjouissances publiques (Rotger B., 1984, p. 134)
1693 – 17 août : Pré-Neuf – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, près de Foresta (registre d’atterminage).

1736 – 18 août : Un groupe de jeunes gens de Sanary fait du vacarme toute une nuit, brûle des enseignes de marchands de vin au détail et abîme trois des arbres plantés depuis peu devant l’église (Rotger B., 1984) – A quelques temps de là, en raison de l’augmentation de la capitation, consécutive aux réparations des chemins, « certaines personnes » se sont avisées de murmurer contre les administrateurs de la. ‘communauté et de menacer les consuls, à tel point que le 18 août dernier, à une heure après minuit, ils ont mis le feu en dessous de la porte de la maison du sieur JAUBERT, consul, au moyen d’une grande quantité de sarments, de goudron et de souffre. Le feu ayant pris, il brûla une table de la porte d’entrée. Dans cet intervalle, la femme « mandeironne du four » venant àpasser essaya d’éloigner les sarments en feu. Pendant ce temps, deux hommes masqués et déguisés furent trouvés à cent pas du village par le sieur ROUSTAN chirurgien qui ne put les reconnaître. Déjà quelques jours auparavant, sur la place de l’église, il avait été menacé; On avait mis une affiche devant l’église dans laquelle il était menacé de mort ainsi que les autres administrateurs. L’affiche disait qu’en cas de nouvelles augmentations de la taille, on les brûlerait dans leurs maisons. Le conseil assemblé, décida de soutenir ses administrateurs qui ne pouvaient être tenu responsables en leur propre personne des affaires de la communauté. On décida d’en prévenir le lieutenant général de la Sénéchaussée de TOULON
1764 – 18 août :
1. lieu-dit Longues Orieres ou Saint-Claude (registre aux archives de la Major). Les Orières – lieu-dit, commune de Marseille, quartier des Martégaux.
2. lieu-dit Colle de Seren, (registre aux archives de la Major) – Plan-Seren lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château- Gombert. Première mention : Valon de Seren, Ribas de Seren, 15 septembre 1595 (registre aux archives de la Major).
1766 – 17 août :
–La Cuvasse (registre aux archives de la Major). La Cavasse – propriété, commune de Marseille, quartier de Saint-Julien. Première mention : La Couasse, 1732 (ibid.).
1766 – 17 août : Hameau des Bastides des Parroyes (registre aux archives de la Major). Les Paroyes – hameau, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, près des Médecins.
1766 – 17 août : Le Pin – lieu-dit, commune de Marseille, quartier des Caillols. Première mention : Cros de Pin, 1732 (registre aux archives de la Major).
1766 – 18 août : Hameau des Bastides des Parroyes – (registre aux archives de la Major). Les Paroyes – hameau, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, près les Médecins. —
1792 – 18 août : Dissolution en France des congrégations religieuses, loi promulguée par Louis XVI, par laquelle l’Assemblée Législative décide de supprimer les congrégations séculières (religieuses y compris enseignantes : universités, facultés, sociétés médicales, etc…) et les confréries. La faculté de médecine est ainsi supprimée, mais celle-ci n’avait plus reçu de docteur depuis 1785, l’école de chirurgie ayant alors pris le pas sur elle.Par une circulaire datée du 21 février 1793 : le directoire du district de Toulon signale que les états fournis par certaines municipalités ne comprennent pas l’inventaire des chapelles champêtres situées dans leur territoire, ainsi que celles dédiées à leurs patrons ; la loi du 18 août 1792, fait-il remarquer, n’en excepte aucune. Il réclame, en conséquence, aux communes en défaut l’envoi de cet inventaire afin de faire procéder à la vente de « ces effets nationaux » (sic) sous la menace de prendre des sanctions contre les municipalités réfractaires à la loi (Louis Baudoin, 1965, p. 325).
1794 – 18 août : (Rotger B., 1984 ): En fructidor an II (entre le 18 août et le 15 septembre 1794, le citoyen BOUSQUET, chef des Bataillons de l’Union du département des Bouches du Rhône, avait été révoqué de ses fonctions et s’était retiré à SANARY. De PARIS, la Commission de l’organisation des mouvements des armées de terre ordonna sa réintégration. Il devait sans délai reprendre ses fonctions. C’est ce que lui communiqua le Maire en fructidor an II (Rotger B., 1984, p. 305-306). Le valet de ville, Tanneron, fut nommé secrétaire de la commune, son fils Antoine lui succéda au poste de valet de ville.

–1830 – 18 août : LA MOLE – Moyennant quelques aménagements le logement construit à Sainte Madeleine est plus que suffisant pour abriter le curé de la Môle (Archives de la Môle ) Observe en outre à l’assemblée qu’en 1817 avait été construit un logement adossé au midi de la paroisse dite la Magdelaine que ce logement moiyennant une porte d’entrée au rez-de-chaussée et une au premier étage et le pavelage du plancher était plus que suffisant pour abriter monsieur le Curé
1832 – 18 août : Le Conseil d’Ollioules fait l’acquisition à M. Xavier Gay de la chapelle dite St-Joseph, moyennant le prix de 1200 francs, offre faite par écrit (Castellan E., 1937).
–1867 – 18 août : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – 18. Dimanche Ste Hélène – Toujours très beau temps – Il paraît que ce sera une série de beau temps : car depuis le 8, le temps est toujours le même – c’est-à-dire toujours beau – Le thermomètre à l’ombre marque tous les jours de 25 à 30° en dépassant quelquefois jusqu’à 35 ou 36°.
–1869 – 18 août : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – 18. Mercredi Ste Hélène – Aujourd’hui, le temps est indécis ; des nuages parcourent le ciel, le vent est à l’Est, bonne brise décidée. Vers les 9 heures, ces nuages deviennent de plus en plus compacts, le tonnerre gronde et la pluie commence. Pluie qui malheureusement dure trop peu. L’orage qui est venu de l’est, s’est formé sur nos têtes puis est allé se déverser sur Marseille où des torrents de pluie ont fait de chaque rue une rivière. – Nous avons (illisible) la mairie cet après-midi à M. Gensolen du Veritas de Marseille qui s’est rendu à Saint Nazaire pour (étudier le ?) sous-sol de l’endroit qui doit servir de base aux bassins qu’on a l’intention d’édifier aux comptes d’une compagnie industrielle.
1876 – 18 août :
1. 53e JOUR SANS PLUIE – Dès le 28 juillet 1876, il fait très chaud à Carcassonne où l’on note 40,20°C. Cette chaleur qui a débuté le 5 juillet persistera jusqu’au début août et la sécheresse s’installera avec 36,20°C le 13 août à Paris ! il n’y a pas eu de pluie sérieuse pendant 53 jours (juillet 0,80 mm) du 26 juin au 18 août.
2. MARSEILLE – La veuve d’Hyppolite Bonnaud s’associe avec MOUREN et ont comme raison sociale « Veuve BONNAUD et MOUREN ». Le 18 août 1876, ils déposent les marques suivantes sur les pipes en terre de diverses couleurs de leur fabrication : ancre avec V B, Vve BONNAUD MARSEILLE, Ve Bonnaud et Mouren Marseille. L’association BONNAUD-MOUREN dure jusqu’en 1881, année où ils cessent leurs activités.
1907 – 17 août : Guy Roberty [botaniste et explorateur] naît à Marseille
1944 – 18 Août :
1. La radio annonce que l’armée du Général De Lattre a débarqué et coopère avec les alliés. Elle marche sur Toulon et Marseille (Blond G.). Deux colonnes alliées de composition inconnue se dirigeraient vers Toulon : la première progresse sur l’axe Vidauban – Solliès tandis que la seconde suit la route côtière Saint Tropez – Le Lavandou en direction d’Hyères (Gaujac P.).
2. Vers 10 h 45 : 11e bombardement de Toulon (arsenal et rade). L’arsenal subit un nouveau bombardement aérien. Des navires sont touchés et coulés (Marc Saibène, Toulon et la marine, 1942-1944).
Témoignage anonyme d’un Sanaryen : « Vendredi 18 août, cette journée aussi est calme. Les avions nous survolent tout le temps, mais pas de bombardement. Vers onze heures, il y a trois attaques successives d’avions probablement sur Saint Mandrier. la DCA tire fort, on entend tes bombes, mais pas de chute à Sanary. Dans la journée on entend assez fréquemment des tirs de nièces de arcs calibres, mais on ne peut pas savoir d’où cela vient et où cela va. Je suis fort inquiet pour savoir ce qui se passe à Pierredon, mats c’ est inaccessible. »

3. Le cuirassé français « Lorraine » participe au bombardement des Côtes ENTRE PORQUEROLLES ET SAINT-ELME – Le cuirassé Lorraine relâche à Propriano du 16 au 18 août avant de regagner la côte varoise pour y soutenir les troupes débarquées par une importante série de bombardements de ses 8 pièces de 340 mm, : l’Île de Porquerolles et la batterie des Mèdes le 18 août, la tourelle de 340 du Cap-Cépet le 19, Saint-Elme et sa région les 20 et 21, Porquerolles et Cépet le 22, Sainte-Marguerite le 23, Saint-Mandrier et sa région le 25, le Cap Cépet et Saint-Elme le 26 (Masson M., Muracciole, de Villardien de Montlaur, 1969, p. 272 ; Dumas R., Guiglini J., 1980 ; ISC — Sorbonne — EPHEIV — 45 rue des Écoles — 75005 Paris).

4. LA RESISTANCE S’ORGANISE A LA SEYNE – « A La Seyne, vers le 17 ou 18 août, cela faillit tourner au drame. Les Allemands étaient informés de notre présence tapageuse. Du Fort du Peyras, juste en face, ils nous avaient repérés et pris pour cible. Une violente canonnade nous surprit ; les obus sifflèrent au-dessus de nos têtes ; le bois du “chinois” au quartier Gavet fut la proie des flammes ; pendant que les pompiers étaient à pied d’œuvre pour éteindre l’incendie, nous partîmes à pied et en vitesse, en emportant le matériel de guerre. Désormais, il y eut deux centres de rassemblement : à La Dominante – ancienne résidence de la Kommandatur et à l’école Curie, sans parler du poste de police devenu le lieu de renseignements et de liaisons avec les forces françaises du débarquement installées à OLLIOULES. Les opérations de coups de mains continuaient. Je me souviens d’un détail pittoresque : un jour nous aperçûmes, surgi du chemin de Bastian, un groupe de 9 à 10 soldats allemands dirigés par un civil. Par prudence, on les laissa approcher, cachés dans un bois tout proche, afin de tirer à coup sûr. Cette prudence évita un dénouement tragique : les “soldats allemands” étaient en réalité des polonais enrôlés de force dans l’armée allemande et le civil n’était autre que KLIMOFF, un Français d’origine russe. Ce dernier était en contact avec eux depuis quelques temps et les avaient aidés et convaincus de déserter avec armes et bagages. Au lieu des coups de feu, ce fut l’accolade fraternelle. A La Dominante, sous la direction d’E. CORIGLIANO était rassemblée une équipe de jeunes. La plupart ouvriers des chantiers, beaucoup originaires des Mouissèques. Là étaient détenus quelques “personnages” déchus dont il nous est interdit de donner des noms. Il y eut hélas, quelques excès, fruit des FFI de la dernière heure. Quelques jeunes filles furent tondues par des écervelés qui voyaient dans ce geste le rachat de leur lâcheté passée. Ils furent d’ailleurs rapidement isolés et écartés. Mais il y avait aussi de vraies “têtes brûlées” qui n’ont jamais hésité devant des coups de mains dangereux ».
« Jean Bertz me demande de le piloter vers le domicile du premier adjoint du Maire. André Spruzzi, plus précis, dans la connaissance du secteur sera notre guide.
« L’expédition ne peut se faire que de nuit, à travers champs, notre homme, ex-officiers, loge dans une villa de La Verne, pas très loin d’un poste de veille allemand.
« La maison bâtie dans un creux est accessible par un portail surélevé et verrouillé. Nous franchissons la clôture par-dessus le grillage, la porte d’entrée équipée de deux serrures résiste à nos efforts. « Apparemment, il n’y a plus personne dans cette habitation, aucune lumière ne filtre de l’interstice des volets, nous réussissons à fracturer le battant et la croisée d’une fenêtre qui nous révèle une pièce totalement vide.
« M. VIET, adjoint, s’est certainement esquivé vers une retraite moins voyante. Faute de gibier, nous abandonnons la chasse. Notre incursion, un peu bruyante, nous repassons hâtivement sur le chemin. C’est ne pas compter avec J. Bertz, qui dépité, expédie deux grenades défensives sur la toiture de la villa, obtenant en guise de réponse une rafale de mitrailleuse, sans conséquence pour nous, mais nous forçant à une course éperdue. » (Louis Puccini, La Seyne et la Résistance).
5. DEUX colonnes alliees progressent vers Toulon – Dans la matinée du 18, le contre-amiral Ruhfus se rend au P.C. du Kampfkommandant Toulon installé sur la corniche du Faron, à 3 km de Baudouvin. Selon le colonel Widmann, deux colonnes ennemies de composition inconnue se dirigeraient vers Toulon : la première progresse sur l’axe Vidauban – Solliès tandis que la seconde suit la route côtière Saint Tropez – Le Lavandou en direction d’Hyères. De violents combats se sont déroulés au sud de Bormes entre les Américains et les grenadiers du colonel Lange (Gaujac P.).
6. TOULON DEVRA ÊTRE DEFENDUE JUSQU’AU BOUT – A 11 h, le Führer ordonne à la 19ème armée de se replier sur une ligne de recueil Sens-Dijon-frontière suisse. Marseille et Toulon devront être défendues jusqu’au bout, chacune avec une division. Un message radio envoyé peu après par l’Armée, désigne Seeko Riviera comme commandant de la défense de Toulon, le colonel Widmann devenant son conseiller « infanterie ». Cet ordre est bientôt suivi d’un télégramme personnel du Grand Amiral Doenitz. Il est alors décidé de fusionner les deux états-majors à La Valette, à l’exception de l’officier transmissions qui demeure à la Tour Blanche. (Masson M., Muracciole, de Villardi de Montlaur ; Gaujac P.)
7. ATTENTAT MANQUE CONTRE UN DEPÔT DE L’ARME ALLEMANDE, A LA FARLEDE – Dans la nuit du 18 au 19 août 1944, deux partisans pénètrent dans un des hangars du dépôt de matériel de La Farlède gardé par le groupe de combat du sergent Kremer de la 2ème compagnie du Pionier-Bataillon 242: l’un est capturé, l’autre grièvement blessé, sera retrouvé au petit matin. Le commandant du bataillon propose pour la croix de fer l’Unteroffizier Kremer ainsi que le caporal-chef Hoffmeister qui s’était déjà distingué à Vidauban (Masson M., Muracciole, de Villardi de Montlaur ; Gaujac P.).
8. Une lettre partie de Lyon le 19 août n’arrive à Sanary que le 4 octobre : « E.A. Parsy, Crépieux-la-Pape, Ain – à M. Chiarasini, Sanary-sur-Mer (Var). Lyon, le 18 août 1944. (…) Dommages pour mobiliers. Mr le Maire de Sanary nous a priés, Mr Galland et moi, de régulariser notre demande de dommages pour l’enlèvement et la détérioration de nos mobiliers par A. Une déclaration du plaignant. B. Deux témoignages concordants, avec signatures légalisées – ainsi que les témoignages que nous vous demandons ainsi qu’à Madame Rougier de signer et de légaliser, et cette formalité accomplie, veuillez remettre ces pièces à la Mairie de Sanary. Ces pièces sont en double exemplaire comme l’exigent les instructions préfectorales. (…) »
Cette lettre dactylographiée et signée, a été retardée à cause des événements, comme le prouve une note manuscrite signée relançant la procédure, mais datée du 4 octobre 1944 : « La lettre ci-dessus a été obligatoirement retardée en raison de la suspension du service postal, elle garde néanmoins tout son intérêt.. Puis-je vous demander de nous fixer aussitôt que possible sur la situation des Roches Rouges et de nos mobiliers, nous n’avons rien reçu de vous jusqu’à ce jour et nous sommes inquiets. Mme Petenaro, ex-concierge de l’immeuble pourrait nous être d’un grand secours pour l’identification de nos mobiliers qu’elle connaissait bien. Voulez-vous lui demander de ma part d’aider à les remettre en place, nous l’en remercierons naturellement. (…). » (Archives de Sanary, dossier de BR. : Troupes d’opérations. Dégâts. Dossier TOA. Dégâts résultant de l’occupation de l’immeuble par les troupes allemandes appartenant aux époux Parsy)
9. Dommages pour l’enlèvement et la détérioration de mobilier aux Roches Rouges par les troupes d’occupation Allemandes (T.O.A.) à Sanary – [Archives de Sanary :] « E.A. Parsy, Crépieux-la-Pape, Ain – à M. Chiarasini, Sanary-sur-Mer (Var). Lyon, le 18 août 1944. (…) Dommages pour mobiliers. Mr le Maire de Sanary nous a priés, Mr Galland et moi, de régulariser notre demande de dommages pour l’enlèvement et la détérioration de nos mobiliers par A. Une déclaration du plaignant. B. Deux témoignages concordants, avec signatures légalisées – ainsi que les témoignages que nous vous demandons ainsi qu’à Madame Rougier de digner et de légaliser, et cette formalité accomplie, veuillez remettre ces pièces à la Mairie de Sanary. Ces pièces sont en double exemplaire comme l’exigent les instructions préfectorales. (…) » [Cette lettre dactylographiée et signée, a été retardée à cause des événements, comme le prouve une note manuscrite signée relançant la procédure, mais datée du 4 octobre 1944 :] « La lettre ci-dessus a été obligatoirement retardée en raison de la suspension du service postal, elle garde néanmoins tout son intérêt.. Puis-je vous demander de nous fixer aussitôt que possible sur la situation des Roches Rouges et de nos mobiliers, nous n’avons rien reçu de vous jusqu’à ce jour et nous sommes inquiets. Mme Pettenaro, ex-concierge de l’immeuble pourrait nous être d’un grand secours pour l’identification de nos mobiliers qu’elle connaissait bien. Voulez-vous lui demander de ma part d’aider à les remettre en place, nous l’en remercierons naturellement. (…). »
10. [Témoignage de Me Granet :] « Vendredi 18 août, cette journée aussi est calme. Les avions nous survolent tout le temps, mais pas de bombardement. Vers onze heures, il y a trois attaques successives d’avions probablement sur Saint Mandrier. la DCA tire fort, on entend tes bombes, mais pas de chute 5 Sanary. Dans la journée on entend assez fréquemment des tirs de nièces de arcs calibres, mais on ne peut pas savoir d’où cela vient et où cela va. Je suis fort inquiet pour savoir ce qui se passe à Pierredon, mats c’ est inaccessible. »
1950 – 18 août : « Appel de Stockholm » visant à la mobilisation générale pour arrêter le bras des fauteurs de guerre : Frédéric Joliot-Curie, Président du Comité mondial des Partisans de la paix proclamait le 18 Août 1950 un nouvel appel qui se terminait par ces mots : » Cette paix ne peut être imposée par la force des armes. Elle sera gagnée par l’action concertée et massive des hommes et des femmes de bonne volonté, capables de faire triompher la raison et la justice « . Le Comité Mondial des Partisans de la Paix lançait un appel pour la convocation d’un congrès mondial dans la perspective d’arrêter les conflits, les interventions dans les affaires des peuples, la cessation de la guerre de Corée. Il demandait au Conseil de Sécurité de l’O.N.U. de se saisir immédiatement de ces problèmes et parallèlement il appelait les groupements politiques, les syndicats, les associations de toute obédience à faire signer l’Appel de Stockholm partout dans le Monde et à organiser des votes pour la Paix.
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SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 329e livraison).

Le chemin nouveau de Toulon à La Ciotat – ou chemin royal – et ses modifications postérieures. (suite) Les accès à l’Ancien Chemin de Toulon à La Ciotat :
Dans la direction de La Ciotat, Six-Fours était relié à l’Ancien Chemin de Toulon par le Chemin de Sainte-Madeleine [Voir ce qui a été écrit prédécemment au sujet du pèlerinage de Sainte-Magdeleine et de ce chemin venant de Six-Fours] qui franchissait à gué la Reppe au Pas de Puget, où se trouve un pont récent qui remplace une passerelle, elle-même emportée par la crue de la Reppe de 1973, et non loin de la coopérative vinicole de Sanary. Il suivait ensuite le Chemin de la Buge, passait devant la Chapelle Saint-Roch de Sanary qui date de 1664 et atteignait, par le Chemin de l’Huide, l’Ancien Chemin de Toulon au carrefour de la Guicharde. La longueur de ce chemin d’accès est d’environ 4,7 km entre Six-Fours et le carrefour de la Guicharde. Pour aller à Sanary, depuis l’Ancien Chemin, il suffit de prendre le chemin précédent qui vient d’Ollioules à partir du Passage à Gué et de suivre la Reppe, ou plus précisément depuis le Moulin de la Reppe à 8,5 km de Toulon. On arrive à Sanary par l’actuelle Avenue de l’Europe, puis l’Avenue des Poilus. Mais dans cette direction, une autre possibilité existe : c’est l’actuel Chemin de Saint-Roch passant par le quartier de la Baou, à 9,5 km de Toulon, appelé autrefois Chemin vicinal de Sanary à Toulon.
En partant de Sanary, par le Nord, en direction du carrefour de la Guicharde, à 1l,2 km de Toulon, il suffisait de rejoindre le chemin d’accès de Six-Fours à la Chapelle Saint-Roch de Sanary, puis de suivre le Chemin de l’Huide. La distance est alors de 1,5 km.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 529e livraison : MARSEILLE ET LA PROVENCE AU XVII ET XVIIIe SIECLES.

Au 17e siècle, l’industrie n’avait atteint en Provence qu’un médiocre développement, et Marseille absorbait déjà toute l’activité de la région. On citait pourtant les manufactures de soierie de la Tour d’Aigues et de Pertuis, les draps de Colmar et de Toulon, la bonneterie la chapellerie de Marseille, de Brignoles et de Digne, les papeteries, les toiles cotonnières, mais surtout les savonneries, et depuis 1698, les raffineries de sucre.
Abus de la réglementation, interdiction absurde, défaut d’initiative, telles sont les causes principales de la stagnation de l’industrie en Provence surtout pendant la seconde moitié du règne de Louis XIV.
Au moins le commerce connut-il quelques années de prospérité lorsque Colbert bien inspiré rétabli par la célèbre ordonnance de 1669 la franchise du port de Marseille. Il y eut comme une renaissance commerciale. Les Marseillais fréquentaient surtout ce qu’on appelait les échelles du Levant, mais ils avaient encore des relations avec l’Italie, l’Espagne et le Portugal. Ils allaient quelquefois en Amérique. Ils essayèrent même la pêche de la morue à Terre-Neuve mais le ministère brisa chez eux tout effort et paralysa toute initiative en ce sens. Peu à peu les marchandises accumulées à Marseille ne trouvèrent plus de débit, l’argent se raréfia, le crédit fut ruiné et le commerce disparut avec l’aisance.
Un moment on crut trouver appui dans la Chambre de commerce fondée en 1599 et réorganisée par le décret du 3 novembre 1650. Mais Marseille ne pouvait échapper à la ruine de la fortune nationale amenée par des guerres malheureuses et par un système exagéré de protection.
Le principal obstacle aux progrès de l’agriculture et de l’industrie, par voie de conséquence des relations commerciales, était le mauvais état des voies de communication, avec des routes rares, mal entretenues, souvent impraticables, des ponts croulants ou n’existant pas, l’absence de canaux ! A vrai dire tout était à créer, mais c’est seulement en 1699 et sur les demandes répétées de l’intendant que l’assemblée des communautés se décida à voter un petit financement pour les dépenses des ponts et chemins. Aussi les postes étaient défectueuses. Lebret disait qu’ « il n’y a pas de pays où les postes soient si mauvaises et si ruinés qu’en Provence. ». Et de fait les maîtres de poste était mal recrutés mal payés et se dédommageaient en se livrant à une contrebande cynique. Quant aux transports par voie d’eau, ils n’étaient pas organisés et les bateliers fixaient à leur convenance le prix et la durée du trajet. Que dire alors des canaux ! il fallut attendre 1707 pour que Vauban propose de dériver les eaux de la Durance afin d’arroser les territoires d’Aix et de Marseille et encore convenait-il que le temps était peu propice à des constructions de ce genre. C’était d’ailleurs l’opinion du gouvernement et même de l’intendant car l’ensemble de ce qu’on appelle aujourd’hui les travaux publics était totalement négligé.
LA SEYNE-SUR-MER. 233e livraison :

1944 – 18 Août : LA RESISTANCE S’ORGANISE A LA SEYNE – « A La Seyne, vers le 17 ou 18 août, cela faillit tourner au drame. Les Allemands étaient informés de notre présence tapageuse. Du Fort du Peyras, juste en face, ils nous avaient repérés et pris pour cible. Une violente canonnade nous surprit ; les obus sifflèrent au-dessus de nos têtes ; le bois du “chinois” au quartier Gavet fut la proie des flammes ; pendant que les pompiers étaient à pied d’œuvre pour éteindre l’incendie, nous partîmes à pied et en vitesse, en emportant le matériel de guerre. Désormais, il y eut deux centres de rassemblement : à La Dominante – ancienne résidence de la Kommandatur et à l’école Curie, sans parler du poste de police devenu le lieu de renseignements et de liaisons avec les forces françaises du débarquement installées à OLLIOULES. Les opérations de coups de mains continuaient. Je me souviens d’un détail pittoresque : un jour nous aperçûmes, surgi du chemin de Bastian, un groupe de 9 à 10 soldats allemands dirigés par un civil. Par prudence, on les laissa approcher, cachés dans un bois tout proche, afin de tirer à coup sûr. Cette prudence évita un dénouement tragique : les “soldats allemands” étaient en réalité des polonais enrôlés de force dans l’armée allemande et le civil n’était autre que KLIMOFF, un Français d’origine russe. Ce dernier était en contact avec eux depuis quelques temps et les avaient aidés et convaincus de déserter avec armes et bagages. Au lieu des coups de feu, ce fut l’accolade fraternelle. A La Dominante, sous la direction d’E. CORIGLIANO était rassemblée une équipe de jeunes. La plupart ouvriers des chantiers, beaucoup originaires des Mouissèques. Là étaient détenus quelques “personnages” déchus dont il nous est interdit de donner des noms. Il y eut hélas, quelques excès, fruit des FFI de la dernière heure. Quelques jeunes filles furent tondues par des écervelés qui voyaient dans ce geste le rachat de leur lâcheté passée. Ils furent d’ailleurs rapidement isolés et écartés. Mais il y avait aussi de vraies “têtes brûlées” qui n’ont jamais hésité devant des coups de mains dangereux ».
« Jean Bertz me demande de le piloter vers le domicile du premier adjoint du Maire. André Spruzzi, plus précis, dans la connaissance du secteur sera notre guide.
« L’expédition ne peut se faire que de nuit, à travers champs, notre homme, ex-officiers, loge dans une villa de La Verne, pas très loin d’un poste de veille allemand.
« La maison bâtie dans un creux est accessible par un portail surélevé et verrouillé. Nous franchissons la clôture par-dessus le grillage, la porte d’entrée équipée de deux serrures résiste à nos efforts. « Apparemment, il n’y a plus personne dans cette habitation, aucune lumière ne filtre de l’interstice des volets, nous réussissons à fracturer le battant et la croisée d’une fenêtre qui nous révèle une pièce totalement vide.
« M. VIET, adjoint, s’est certainement esquivé vers une retraite moins voyante. Faute de gibier, nous abandonnons la chasse. Notre incursion, un peu bruyante, nous repassons hâtivement sur le chemin. C’est ne pas compter avec J. Bertz, qui dépité, expédie deux grenades défensives sur la toiture de la villa, obtenant en guise de réponse une rafale de mitrailleuse, sans conséquence pour nous, mais nous forçant à une course éperdue. » (Louis Puccini, La Seyne et la Résistance).

–17 août 2024 : Je vous d’apprendre par la presse (Var-Matin du 17 août 2024) le décès de Gilbert Chiambaretto à La Seyne. J’ai quitté La Seyne depuis longtemps, mais j’ai toujours gardé la nostalgie de ces sorties que nous faisions ensemble en compagne de Pierre Castagno – notre Pierrot, parti en 1964 à la suite d’un accident de voiture -. Je serai mercredi prochain à la cérémonie qui se déroulera au crématorium de La Seyne. Je suis de tout cœur avec sa famille, Gilbert était un chic garçon, toujours souriant et que je prenais plaisir à retrouver.
(à suivre)
TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 50e livraison. Place Cathédrale. — Cour du Chapitre

Place Cathédrale
Le premier temple chrétien érigé à Toulon le fut sur cette place, qui prit à l’origine le nom de plassa de la Gleyza (1). Comme toutes les chapelles bâties au début du christianisme, la primitive avait son orientation de l’Ouest à l’Est, dans le sens de sa longueur. Ses dimensions étaient forts modestes et son style architectural d’une très grande simplicité. Elle n’était à proprement parler, qu’une grande salle dont le plafond était soutenu par des poteaux en bois. Elle se trouvait en contrebas du sol et on y accédait qu’en descendant plusieurs marches : la porte de son porche s’ouvrait sur la cour du Chapitre actuelle.
Détruite par les Sarrasins au Xe siècle, elle fut réédifiée, en 973, après l’expulsion des Barbaresques.
En présence de l’extension toujours croissante de la cité, cette chapelle devint bientôt insuffisante pour contenir tous les fidèles. C’est alors que Gilbert, comte de Provence, à la suite d’un vœu qu’il avait fait à la veille de partir pour la Terre Sainte, ordonna, en 1096, la construction d’une église plus vaste sous le vocable de Notre-Dame de la Seds (2). Cette nouvelle église fut le berceau de la Cathédrale actuelle.
- Archives communales, GG. 390 et 392.
- Notre-Dame du Siège épiscopal.
(à suivre).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

- Moi, raconte Benjamin (7 ans) à un copain, j’ai un père formidable. À chaque fois que j’ai besoin de savoir quelque chose, sur n’importe quel sujet, je vais le trouver et je lui pose toutes les questions que je veux.
- Et il te répond ?
- Bien sûr qu’il me répond.
- Qu’est-ce qu’il te dit ?
- « Laisse papa travailler et va demander ça à maman. »

Il est 7h, je vais donc vous quitter …désolé d’avoir dû zapper la journée du 17. Je vous souhaite un bon dimanche à tous !

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