ÉPHÉMÉRIDES DU 14 AOÛT

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ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 14 AOÛT 2024 – 12e ANNÉE (n° 4522)

Bonjour à tous et toutes.

ILLUSTRATION : Chapelle Saint-Jean, de La Cadière (Var), cliché  JMT.

LES FÊTES

Evrard ou Ebrard voire Eberhard, dont le nom, encore porté par 330 personnes aujourd’hui, était très fréquent au début du XXe en Moselle et dans le Bas-Rhin, ainsi que dans les Pyrénées-Atlantiques, dans le Béarn, mais aussi, et dans une moindre mesure, dans la région parisienne.

Mais qui était saint Evrard ? Duc de Frioul, l’un des plus puissants seigneurs de l’empire, l’époux de Gisèle, petite-fille de Charlemagne, Evrard est resté dans les mémoires comme le fondateur de l’abbaye qui, à partir du IXe siècle, a assuré la renommée de la commune Cysoing au Sud-Est de l’agglomération lilloise. Père de famille de sept enfants, il fut à la fois un époux vertueux, ce qui était rare à l’époque, et un père ferme et plein de douceur. Deux de ses fils devinrent, successivement, abbés du monastère qu’il avait fondé à Cysoing. A la mort de leur père, ils reçurent un psautier de la bibliothèque paternelle avec ces mots: « Celui dont j’ai l’habitude de me servir. »

Au calendrier républicain, foin d’Evrard, mais place aux plantes industrielles car le 27 thermidor An II était le jour dédié au colza qui entre dans la production d’huile alimentaire et d’agro-aliments au point d’être, avec le tournesol et l’olivier, l’une des trois principales sources d’huile végétale alimentaire en France. Pour la petite histoire, le mot colza vient du néerlandais « koolzaad » signifiant lui-même « graine de choux ».

DICTON :

Contrairement à ce que d’aucuns prétendent, « la terre est vieille mais elle n’est pas folle » comme le dit un proverbe breton !

LE MOT DU JOUR

« Quelle est la première partie de la politique ? L’éducation. La seconde ? L’éducation. Et la troisième ? L’éducation. » (Jules Michelet).

Carnet de morale (à l’école primaire il y a … très longtemps)

“Les amitiés nées à l’école éclairent la vie comme l’aurore éclaire le jour. Elles sont les plus pures et les plus fidèles : conservons-les précieusement.” (Carnet de Morale, éd. De Borée).

EPHEMERIDES :

1097 – 14 août : Saint-Victor de Marseille obtient le droit d’alleu dans les territoires de Marseille et de Saint-Marcel. Guillaume Ameil, Hugues du Puv, Geofroi Irat, fils de Pierre Saumade, ainsi que leur aïeul Guillaume II en avait déjà concédé la faveur à Saint-Victor, accordent, contre le paiement de 100 sous, à la même abbaye, le droit de tenir en alleu les acquisitions de leurs fiefs qu’elle a faite ou qu’elle fera dans les territoires de Marseille et de Saint-Marcel. Lorsque leurs frères Fouque et Bertrand reviendront, ils leur feront confirmer cet acte, sinon ils rembourseront une partie des 100 sous. Approuvent et confirment cet accord : Guillaume Ameil et sa femme Sarrasine ; Hugues du Puy, sa femme Garcine et ses fils Pierre, Geofroi et Fouque : Geofroi Irai, sa femme Aigline, ses fils Guillaume et . . .(blanc dans B) ; Arnulfe de Garcin, Aicard de Garcin et son frère Géraud (acte 212 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 37 v°. a. Ruffi, Histoire de Marseille, t. I. p. 485. — b, Guesnav. Vite S. Cassiani, p. 583. — c. Guérard. n° 144). Par cet acte nous connaissons le nom de Sarrasine, épouse de Guillaume Amiel, de Garsinde, épouse d’Hugues du Puy et de ses fils Pierre, Geoffroi et Foulques, de Aiglina, épouse de Geoffroi Irat et de son fils Guillaume.

-1261 – 14 août : Sibille de Trets lègue Toulon à Charles d’Anjou, comte de Provence – Comme Charles d’Anjou, « comte et marquis de Provence » et frère du roi de France, avait laissé la vie sauve à son époux, Sibille de Trets, dans son testament, fait peu de temps avant sa mort (1261), légua Toulon à Charles.

Charles d’Anjou fit de Toulon le chef-lieu d’un bailliage dépendant de la viguerie d’Hyères ; ce bailliage eut dans son ressort les bourgs ou châteaux de La Garde, La Valette, Turris (Touris). Le Revest, Evenos, Six-Fours, Ollioules (Paul Maurel, 1945, p. 23).

D’après le père Isnard, des legs furent faits en 1261 par Sibille, dame de Trets et de Toulon, à la cathédrale de Toulon, à la fabrique des frères prêcheurs, à l’hôpital de la ville, aux églises ou chapelles de Saint-Jacques, de Saint-Vincent, de Saint-Michel, de Notre-Dame-d’Entrevignes, de Saint-Mandrier et de Saint-Georges (Louis Baudoin, 1965, p. 91. Ce texte du père Isnard est repris par Gisèle Argensse, 1989, p. 21 : « Sibille, dame de Trets et de Toulon, n’hésita pas, dans son testament du 14 août 1261 à instituer en faveur de cette chapelle, quelques legs précieux. »).

Acte des vicomtes de Marseille 560 (Testament de Sibille de Marseille-Trets), daté du 14 août 1261 (de Gérin-Ricard et Emile Isnard, 1926, p. 178-179 : IND. Ruffi, Histoire de Marseille, t. I, p. 74; O. Tessier, Toulon au moyen âge, p. 19; Lambert, Les seigneurs de Toulon au Moyen Age, dans le Bull. Ac. du Var, 18997, XX, p. 66-75: E. de Juigné de Lassigny, p. 253) et acte 323, cartulaire de Montrieux, même date (R. Boyer 1980, p. 647, considère ce texte comme suspect car non transcrit dans le cartulaire de Montrieux). Sibille de Marseille-Trets laisse le Revest aux Chartreux de Montrieux, en retour, les chartreux de Montrieux devront célébrer régulièrement un anniversaire pour le repos de son âme et servir une rente annuelle de 7 livres à la mense des chanoines, clercs et serviteurs de l’église de Toulon, et une autre rente annuelle de 3 livres aux frères de la Pénitence de Jésus-Christ, établis à Toulon, 500 sous à la Chartreuse de la Verne, 3000 sous à divers parents, notamment à deux de ses cousines religieuses à l’Almanarre, la coseigneurie d’Aups à son cousin Boniface de Blacas, sa coseigneurie de Trets aux deux fils de celui-ci, 10 000 sous à leur sœur Sibillette ainsi qu’à Cécilette de Signes, fille de son cousin Guillaume l’aîné. Elle lègue aussi à son écuyer, à deux chevaliers de Toulon, à Mathieude d’Esparron, religieuse à la Celle, et institue Charles 1er, comte de Provence, son héritier universel. Ce testament ayant disparu, de Gérin Ricard doute de son authenticité, tout comme Boyer 1980 qui écrit , p. 77 et 647, « jusqu’à plus ample informé, nous considérons que ce testament comporte des éléments suspects. »

En 1262, Charles 1er d’Anjou, les frères de Sibille, Isnard d’Entrevennes , Réforciat et Gaufridet, échangèrent avec lui leurs droits sur Toulon contre des possessions à La Garde et à La Valette. Charles 1er devint ainsi le seul seigneur de Toulon, siège d’une petite baillie (Raymond Boyer, Paul Albert Février, Toulon…, 1980, p. 23).

Codicille de la même Sibille, réduisant de moitié tous ses legs, sauf les legs pieux cl les 1.000 sous laissés à M’ Thomas, notaire de Toulon ; ceux de 10 000 sous qu’elle avait institués au profit de ses cousines Sibilette de Blacas el Cécilette de Signes ne seront plus que de 6.000. (Acte 561 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. :  B. Copie du XIIIe siècle : Arch. départ. du Var, H 274).

1294 – 14 août : lieux-dits de Marseille cités dans une charte aux archives municipales.

1. Perassium . Le Péras, quartier rural, commune de Marseille, quartier de Saint- Jérôme, du ruisseau de Jarret jusqu’à Saint-Mitre. Première mention : Peras, le 14 juillet 1264 (charte aux archives des Trinitaires). Appelé Grandes terres le16 septembre 1595 dans un registre aux archives de la Major.

2. Rivus Sech. Riousset – lieu-dit, qui prend son nom d’un ruisseau qui vient des hauteurs de Saint-Mitre, dans le territoire de Notre-Dame-de-Consolation et se jette dans le Jarret au-dessus de la Rose, commune de Marseille (1872). Première mention : Rivus Siccus, 1038 (cartulaire de Saint-Victor, n° 45).

3. Roche de Let. lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Jérôme, formant limite des territoires de Marseille et Château-Gombert. Première mention : Roca Leti, 1038 (cartulaire de Saint-Victor, n° 45).

4. Toretum de Helemosina, première mention de la Tour – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (à l’origine : tour de l’Aumône).

5. Vallis Arcolarum. Arcoles – quartier rural, commune de Marseille, territoire de Saint-Julien (1872). Première mention : Vallis que vocatur Archulas, octobre 1117 (archives de la Major).

6. Barnassot, quartier rural, au-dessus de Saint-Mitre, quartier de Sainte-Marthe, commune de Marseille.

1350 – 14 août: Tenementum Roquaforti, (charte aux archives municipales). Roquefort – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Giniez, près d’Antignane. C’était, à l’origine, une possession des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

1358 – 14 août : lieu-dit Planum Corsseti (charte aux archives de la Major). Plan Gosset, lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Loup. Première mention : Planum Cossetum, 13 mai 1327 (charte aux archives municipales).

entre 1372 – 9 mai et 1375 – 14 août : Ollioules se dote de MURAILLES QUI REUNISSENT la ville, L’eglise et le chÂteau – En pleine guerre civile opposant les tenants de la reine Jeanne aux ennemis de celle-ci, Ollioules dut bâtir ses remparts : le choix était clair pour la troisième communauté de la viguerie toulonnaise dont l’agglomération groupée près de l’église était dépourvue de remparts :

ou bien ceux-ci étaient construits dans un schéma d’ensemble incluant le château,

ou bien il ne restait plus qu’à tout abandonner et rejoindre l’abri des murs toulonnais.

L’intérêt stratégique d’Ollioules découlait de sa position en verrou à l’ouest de Toulon. Quant à son port, depuis que Lagoubran lui avait été interdit d’utilisation (Brémond 1938 : le litige entre la ville de Toulon et les seigneurs d’Ollioules et de Six-Fours au sujet du port de Lagoubran ne sera définitivement liquidé qu’après 1396), Ollioules utilisait celui de Sanary qui ne revêtait pas d’importance notable puisqu’un portulan daté vers 1390 ne le mentionne pas entre Bandol et Toulon (Brun 1997 :  Portulan vénitien anonyme, daté du XIVe s.), certainement à cause du peu de profondeur de ses eaux qui ne peuvent accueillir de gros navires, comme nous l’indique un document plus tardif (Portulan Parma-Magliabecchi daté du XVe s., cité par Rotger 1996, p. 35 : tu verras une tour qui s’appelle Sanary, Sinari dans le texte, qui est un bon port pour petits navires avec un fond de 3 pas).

Malgré ces difficultés, le Conseil opta pour le maintien sur place, et sa décision fut à l’origine de la convocation de l’assemblée générale de la commune qui vota le 9 mai 1372 la taxe pour les travaux de fortification d’Ollioules (décision prise au moment où Marseille procède à une nouvelle mise en défense, l’ancienne enceinte étant dite incomplète et ruinée en 1374). L’acte est passé dans la rue Droite, devant l’hôpital, en Assemblée générale des habitants convoquée à cet effet. La commune y est représentée par cinq conseillers municipaux, consuls compris (notaire: Blégier).

L’acte publié le 9 mai 1372 porte établissement par la communauté d’Ollioules d’un octroi (rêve) dont le produit doit être affecté aux travaux de fortification du lieu. Il concerne la possession ou la vente de l’huile, du vin, du pain, des bœufs, agneaux, chevreaux, porcs, vaches, veaux, chèvres, moutons, mulets, ânes, de la laine, des peaux, des légumes, des noix, des noisettes, etc. (Castellan, 1937, p. 18 ; Cahier du patrimoine ouest varois n°7). Le choix de ces denrées découle de la double nécessité d’assurer un ravitaillement correct de la population, donc de stabiliser le climat social, et de drainer vers le trésor de la commune une source de revenus fiscaux.

Rappelons que la rêve, apparue dans la seconde moitié du XlVe siècle, faisait partie des gabelles, impôts qui touchaient les pro­duits de consommation.

Le texte de cet acte livre une masse d’indications relatives aux transformations majeures subies par Ollioules et sa communauté depuis 1346. La réunion des « caps d’ostal » rappelle dans sa forme celle qui se tint une centaine d’années auparavant, le 11 des calendes d’octobre 1274, lorsqu’un parlement public avait été convoqué à son de cloches dans le cimetière de la paroisse pour « affaire le concernant » dirions-nous aujourd’hui. Tout comme précédemment, l’assemblée générale se tient donc elle aussi dans l’enceinte de l’espace cémétérial, c’est-à-dire sur la Grand-Place, mais choses nouvelles, devant l’hôpital, et par le fait que ce sont les Ollioulais qui prennent une décision dûment enregistrée et authentifiée par notaire.

Les trois Etats sont réunis : les seigneurs, le clergé et ceux qu’en 1323 on appelait « les hommes de l’universitat du castrum », c’est-à-dire les habitants groupés en une communauté possédant la personnalité morale représenté par cinq conseillers parmi lesquels des consuls, venus, non pas pour entendre ce qui a été décidé pour eux, mais pour trouver les moyens financiers d’assurer la défense collective en élevant les fortifications de la ville. Car Ollioules, pour le moment, et hormis la basse-cour du château, ne possède toujours pas de remparts – à l’exemple de nombreuses autres cités -, et l’agglomération ouverte se développe donc hors les murs de la forteresse seigneuriale, près de l’église, qui peut éventuellement servir de refuge, et de la rue droite où habitent les notables et peut-être déjà certains chevaliers. Cette rue, actuellement rue Branly et rue Baudin, est en fait le prolongement du grand chemin qui passe la Reppe au pont de Toulon et monte directement au château après avoir recoupé la route du Beausset à Sanary à hauteur de la Tour.

La mise en œuvre fut relativement rapide puisque le 14 août 1375, Ollioules avait déjà élevé ses remparts qui rejoignaient ceux du château (Cahier du patrimoine ouest varois n°7).

Travaux de fortification d’Ollioules dont les remparts se joignent à ceux de la forteresse. La dépense en est réglée par un prix fait avec le constructeur, le14 août 1375 (De Ribbe, 1898, p. 32) : Fortifications – Acte public aux termes duquel les de Rodesio, Desidery, Chautard de Fossis (ou de Foz) et Laugier, à titre de conseillers municipaux, et au nom de la commune d’Ollioules, déclarent et reconnaissent que la dite communauté doit, à la nommée Cécile Nostagnie dite Croquière, représentée dans l’acte par le sieur Hugues Reymond Broquier, tous d, représentée dans l’acte par le sieur Hugues Reymond Broquier, tous d’Ollioules, la somme de 30 florins d’or et 16 sols pour le prix des pierres faisant partie d’une maison à Ollioules, que la dite Nostagnie a vendue à la communauté sus-énoncée, pour être employées à la construction des nouveaux remparts du lieu (Castellan, 1937, p.19).

1431 – 14 août : lieux-dits de Marseille cités dans une charte aux archives municipales –

1. Lo bac de Calfona. Coufonne, ruisseau, commune de Marseille. Il prend sa source près de Mazargues et se jette dans l’Huveaune (1872). Première mention : Calfona, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n° 85).

2. Peyreguils ou las Glayras. Pierrescas, colline, commune de Marseille, quartier de Montredon (1872). Première mention : Montanea Podii Rascacii, le 3 août 1304 (charte aux archives municipales)

-1495 – 14 août : TESTAMENT DE BERTRAND V DE MARSEILLE, SEIGNEUR D’OLLIOULES – Comment les Vintimille ont-ils réussi à se perpétuer, lorsque disparaissaient un à un tant d’autres de leurs pareils ? L’un d’eux, Bertrand V, testant le 20 avril 1458 en son château d’Ollioules, nous le dit…. Le droit d’aînesse n’existant pas en Provence, ils (les Vintimille) y ont suppléé par l’institution d’un héritier conservateur du fief. Tous, de père en fils, non seulement s’étaient imposé le devoir de n’en rien aliéner, de n’en rien laisser distraire pour les dots des filles, mais avaient fait à leurs successeurs une loi d’agir de même. Et ce que Bertrand V a établi de la sorte,] Volo ego dictus testator quod terra  nec hereditas meae disjungantur nec dividantur, sed semper uno soli herede masculo, perpetuis temporibus, remeneant, nonobstante quod dicatur et quod quisque heres poterit de certa parte hereditatis ordinare (Bertrand V de Marseille, Testament du 20 avril 1458, communiqué à Ch. de Ribbe par M. le Comte d’Estienne d’Orves.). [Et ce que Bertrand V a établi de la sorte, Bertrand VI, dans son testament du 14 août 1495, lui aussi le prescrira de même avec des formules plus impératives encore, évoquant comme autorités suprêmes ses pères, les anciens seigneurs d’Ollioules de glorieuse mémoire, generosos recolendae memoriae patres nostros dominos de Olliolis, lesquels par-là avaient constitué leur maison et conservé la race. De plus, nous savons par ce testament qu’il légua à sa femme Jeanne de Castellane la jouissance de cette maison et ce en 1495 dans le cas qu’elle ne voulût pas habiter le château. (De Ribbe, 1898, p. 398-399 ; Ribot H., 2003)

-1575 – 14 août : SIX-FOURS IMPOSE UN AUTRE VINGTAIN SUR LES FRUITS : Sur la proposition faite par les consuls au conseil de la communauté le 14 août 1575, par la pluralité des voix, fut imposé un autre droit de vingtain sur tous les fruits et grains qui seraient perçus par les manants et habitants, ensemble, de tous les profits, revenus et gains de la marine, tant de barques, brégins, que autres engins à pêche, et aussi de toutes les marchandises boutiquières et artisanes, selon leur gain et côte, et encore sur les avirages et autres profits qui se feront au lieu (Jean Denans, 1713).

-1582 – 14 août : IL N’Y AURA PLUS QU’UNE SEULE GRAND’MESSE PAR AN A LA MOLE – Sentence par laquelle l’économe de la chartreuse de la Verne se fait décharger de dire chaque jour de dimanche et autres fêtes une messe à Sainte-Magdeleine de la Mole. Il ne sera dit qu’une grand-messe pour l’absolution des morts et l’aumône.]  (Maurel M. 1974)

1621 – 14 août : UN MARIN AMENE LA PESTE A SIX-FOURS – En l’année 1621, feu Louis Crestien, dit Ventreu, étant venu du levant et arrivé à S-F, fit présent de quelques toiles et autres marchandises aux filles de feu Hugues Guigou dit Aussen, ses proches parentes. Lesquelles marchandises se trouvèrent malheureusement pestiférées, ce qui causa la contagion audit S-F et singulièrement à la bastide et famille dudit Guigou, dont en moururent diverses personnes. Ayant dû depuis, quand on a parlé de ladite peste, nommée icelle, la peste de Ventreu. Cette contagion est justifiée par un acte qui fut passé le 14 août 1621, reçu par Maître Lombard, notaire, par lequel Jeanne Ponce, femme de Jean Lion, dit Sautilhan, en Piémont, habitant à S-F avec son mari, tous deux ensemble, s’obligèrent en faveur des consuls et communauté dudit S-F, présent Honoré Vidal, un d’iceulx, que ladite Ponce, nourrirait et entretiendrait Jean Crestien, fils dudit Louis, durant le temps qu’elle demeurerait en quarantaine, attendu le soupçon du mal contagieux audit lieu. Et que pour ladite nourriture et quarantaine, que la communauté lui payerait nonante livres, et outre ce, de lui payer l’entretient d’une fille qu’elle avait chez Gabriel Cucoret, durant ledit temps (Jean Denans, 1713). Ce fut un marin six-fournais, Louis Chrestian, dit « Ventreu », qui, venu du Levant, fit présent de quelques tissus et autres articles à des proches parentes de son pays qui étaient filles de feu Hugues Guigou, dit « Aussel ». Hélas ! il se trouva que ces étoffes avaient été contaminées par la peste en Syrie ; la contagion se répandit à Six-Fours, ce qui entraîna la mort de bien des personnes du pays, surtout dans le hameau de Guigou. Depuis cette affaire, il fut d’usage de nommer, dans la localité, l’épidémie de 1621 « la peste de Ventren » (Louis Baudoin, 1965, p. 213). Louis Chrestian, dit Ventren, ramène sans le savoir des étoffes contaminées de Syrie, ce qui déclenche une nouvelle épidémie rapidement maîtrisée (Cyril Castelbou / la Seyne / chronologie). De nouvelles épidémies apparurent entre 1621 et 1630 (Marius Autran, tome 1, 1987).

1707 – 14 août : SIEGE DE TOULON PAR LES AUSTRO-SARDES – LES FRANçAIS S’EMPARENT DU FARON ET REPRENNENT SAINTE-CATHERINE ET DARDENNES – mort du prince de Saxe – Une première colonne française commandée par M. de Dillon, surnommé par les grenadiers «Frappe-fort», escalada la montagne de Faron, ayant comme guide un marchand toulonnais M. Eraud. Elle parvint par des sentiers de chèvres à la Croix-Faron où elle enleva une redoute armée de canons et, poursuivant les ennemis, les soldats vinrent presque jusqu’à La Valette. En engageant le combat M. de Dillon fit lancer des fusées qui donnèrent le signal de l’attaque combinée. La deuxième colonne commandée par le brigadier de Tessé. fils du maréchal, tourna la hauteur d’Artigues par le nord et tomba dans un camp d’ennemis endormis. Ceux-ci s’enfuirent en chemise en emportant leurs drapeaux. Les soldats français n’eurent pas le cœur de tuer ces hommes désarmés, ils les poursuivirent à coups de cailloux. La troisième colonne commandée par M. de Broglio, enleva la hauteur d’Artigues assez facilement et descendit en arrière de la hauteur de Sainte-Catherine pour aider par ce mouvement tournant l’action de la quatrième colonne. Cette dernière sous les ordres de M. dé Carracioli comprenait des marins. Le plateau Sainte-Catherine fut enlevé comme à l’abordage. On put alors tirer sur les ennemis restés dans la parallèle en prenant ce retranchement à revers, mais le prince de Saxe-Gotha, à la tête de son régiment, opposa une résistance acharnée, retranché dans les ruines de deux bastides. II fallut, pour réduire la défense, le feu de quatre petits canons que les marins avaient traînés à bras et de deux pièces enlevées à la chapelle. La mort du prince de Saxe-Gotha mit fin à la résistance de l’ennemi, Quatre bataillons des coalisés tentèrent une contre-attaque sans résultat. Le prince Eugène lui-même se montra avec des renforts dans la vallée de l’Eygoutier, mais l’artillerie de la ville les pièces du plateau Sainte-Catherine foudroyèrent ses colonnes sans les laisser se déployer et prendre position. II fallut que ces troupes ennemies se repliassent derrière l’Eygoutier dont le lit desséché servit de refuge à beaucoup et de protection contre les boulets. Si la cinquième colonne commandée par M. de Cadrieux, eut été à ce moment maîtresse des hauteurs de La Malgue, l’ennemi était obligé de se retirer sur toute la ligne. Pendant la nuit cet officier de marine s’était rendu avec ses troupes sur des embarcations à la Grosse-Tour. Au signal il avait attaqué les ouvrages de La Malgue. Mais M. de Cadrieux n’avait à sa disposition que des effectifs tout-à-fait insuffisants ; il fit une utile diversion, mais ne décida pas le sort de la journée comme M. de la Blottière l’avait prévu sur son plan d’attaque. M. de Tessé avait eu soin d’empêcher que M, de Cadrieux ne fut trop dangereux pour l’armée du duc de Savoie. Une sixième colonne, à la tête de laquelle se trouvait M. de Barville, attaqua et s’empara du château de Dardennes (Dr Raoulx, Le siège de Toulon de 1707).

-1715 – 14 août : Bandol NAÎT grÂce À François de Boyer de Foresta – Par devant maître Reboulet, notaire, Messire François de Boyer-Foresta, conseiller du Roi, président à mortier du parlement, seigneur de Bandol, d’une part; et Pierre Chautard, boulanger du lieu de La Cadière, Sauveur Bouilly, maçon du Beausset, Pierre Ganteaume, distillateur au Castellet, Etienne Cabefigue, tailleur, Antoine Michel, de la Cadière, Antoine David de Marseille, Guilhem Soleillet, patron de tartane du lieu de Saint-Nazaire (Sanary), d’autre part, créèrent le bourg de BANDOL. Ce lieu , qui ne comptait aucun habitant lors d’une tentative de rachat par les moines de SAINT-VICTOR, le 15 juin 1686,, allait devenir un port concurrent de celui de Saint-Nazaire (Sanary). Cet abri naturel pour la navigation de pêche et de commerce du vin prit une telle importance que les Consuls de Bandol adressèrent en 1753 à l’Association générale des Communautés une requête pour la construction d’un port. Il fallut attendre 1846 pour que les premiers aménagements voient le jour, avec la construction de la grande jetée ouest et l’édification d’un mur de quai de 40 m (Rotger, 1984 ; Patania L., Guillaume J. 2002, p. 14).

-1731 – 14 août : LEGS TESTAMENTAIRE A SIX-FOURS – Fol. 233 v° – Constituant : Dominique Fabre, fils de feu Louis, marinier, de La Seyne. Procurateur général : Christine Arene, sa femme (Cahier de l’ouest varois n°11, Six-Fours).

1756 – 14 août : LES FRANçAIS OCCUPENT CALVI, SAINT-FLORENT ET AJACCIO – En Corse, sur le plan militaire, Pascal Paoli crée une force permanente de deux régiments à côté des milices fournies par le service obligatoire et entretenues par les communes ; rapidement, il confine les Génois dans les places maritimes et commence à former une marine de guerre. Gênes, inquiète pour ses derniers bastions, fait à nouveau appel à la France, qui redoute pour sa part que Paoli, incapable de prendre les ports par ses propres moyens, ne fasse appel aux Anglais ; des troupes françaises occupent Calvi, Saint-Florent et Ajaccio en vertu du premier traité de Compiègne (14 août 1756)  (Ambrosi C., 1971, « Corse. 2. Un objet de rivalités historiques ». Encyclopaedia Universalis, vol. IV, 1971, p. 1057 à 1058.).

1770  – 14 août : lieux-dits de Marseille mentionnés dans un registre aux archives de la Major.

1. La Codèque – propriété, commune de Marseille, quartier de Saint-Julien.

2. Planet de la Cabane – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Julien.

1782 – 14 août : Les Baumelles (archives de la Major). Montagne, cap, bois, batterie, moulin hydraulique, tuileries, carrière de gypse, chemin, propriété, oppidum, château, garde, commune de Saint-Cyr.

1791 – 14 août : Société seynoise « les Amis et les Défenseurs de la Constitution » – II exista, à La Seyne, au cours de l’année 1791, un groupement à tendances monarchiques qui s’intitulait « les Amis et les Défenseurs de la Constitution ». Cette société avait son siège sur la place des Capucins (aujourd’hui Germain-Loro). On note que le 14 août 1791, elle envoie une adresse au directoire du département du Var (Louis Baudoin, 1965, p. 316).

1792 – 14 août :

1. LES BEAUSSETANS AIDENT A LA DEFENSE DE TOULON – Le 4ème bataillon du Var (ou bataillon du Beausset ou bataillon beaussetan) arrive à Toulon, pour participer à des travaux de fortifications (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

2. AUTODAFÉ DE JOURNAUX A VALENCEL’agitation était extrême  dans la vallée du Rhône et, le 14 août 1792, les commissaires (sic) de Valence firent brûler, au bureau de la poste, les journaux et gazettes proscrits dans le département (André, Histoire de la Révolution avignonnaise, t. II, p. 158 et s. Les renseignements donnés par cet auteur seront rectifiés dans une notice relative au Signede reconnaissance des aristocrates (H g3).). Peu de jours après, cette ville dut supporter un cantonnement de 10.000 à 12.000 hommes (Roger Vallentin du Cheylard, 1913-1914, rééd. 2001).

1793 : – Le Tribunal révolutionnaire de Toulon condamne à la guillotine les maires de Six-Fours et de Sanary. Après la prise de Toulon, devenu Port la Montagne, une des dernières séances du Tribunal révolutionnaire de Toulon devant lequel les deux maires, Joseph Baussier de Six-Fours et Claude Pardigon de Saint-Nazaire seront traduits en mai 1794, les condamnera à la guillotine. Ils en seront les dernières victimes, condamnés injustement. Claude Pardigon, maire de Saint- Nazaire, et Joseph Beaussier, maire de Six-Fours, furent guillotinés à Toulon « vers » le 20 prairal an II (8 juin 1794). Leurs concitoyens ne les oublièrent pas. Prudemment d’abord, puis ouvertement par la suite, ils aidèrent efficacement la veuve de Claude Pardigon, Françoise Fournier, et ses 3 enfants. En contrepartie, Jean-Joseph Granet, marin, qui a été arrêté en septembre 1793 par des soldats de l’armée de Carteaux, est acquitté par jugement du 12 germinal an II (1er avril 1794) , car, selon ses déclarations, il fait partie de la Société Populaire de Saint-Nazaire, et il a donné à la Nation quatre canons dont deux pour armer un corsaire (H. Ribot, Ephémérides).

1795 – 14 août (27 thermidor) : Massacre de Jacobins emprisonnés à Aix-en-Provence (Yann Fauchois, 2001).

1864 – 14 août : DROIT DE CHASSE SUR LA COLLINE DE SANARYSuivant l’accord de partage du 16 février 1862 concernant le bois du Gros-Cerveau par lequel la commune de Sanary serait propriétaire et disposerait d’une partie de la colline, et les propriétaires indivis pourraient faire ce qu’ils voudraient sur leur propre terrain, sans contrôle des autres habitants de Sanary, un droit de chasse y sera autorisé le 14 août 1864 sur simple demande faite à la mairie. Un décret impérial du 21 Mai de la même année avait soumis ces bois au régime forestier. Devenu propriétaire la commune fera aussi la même année une coupe de bois concernant les vieux pins pour, d’une part lutter contre l’incendie, et d’autre part, favo­riser la pousse de jeunes pins. Au bas de cette délibération, se retrouvent toutes les signatures des SOLEILLET présents à cette réunion. En 1884, une tentative d’annulation de ce partage sera faite. Elle ne pourra aboutir. Les hoirs SOLEILLET resteront dans l’indivision encore longtemps. Ils l’étaient encore en 1912. (Delattre G., ms, n°163 – 14 nov 1793-1845 – Le défends de Sanary. ; Rotger B., 1984, p. 409-410)

-1867- 14 août :SANARY – AGENDA D’HENRI FLOTTE – hier et aujourd’hui beau temps calme. Une brume très épaisse enveloppe toute la commune, tout le golfe et probablement bien avant sur la mer/

-1869

– 13 août :SANARY – AGENDA D’HENRI FLOTTE – Vendredi – Ste Radegonde ; temps splendide avec petite brise du large. Nous venons de voir, en feuilletant notre journal, que la dernière pluie qui a mouillé la terre remonte au 15 avril. Ce qui fait que 4 mois sont passés depuis et avec les vents et les soleils qui ont été réglés depuis on comprend la sécheresse qui règne en ce moment. Les campagnes n’ont pas une goutte d’eau et nos paysans sont obligés de se déplacer assez souvent pour avoir de l’eau et pour boire eux et leurs dettes et aussi pour pouvoir faire le fumier . R ce sont les bastides qui sont munis de ce liquide souverain et sans lequel rien ne peut se faire : l’eau.

– 14 août :SANARY – AGENDA D’HENRI FLOTTE – samedi vigile jeune. Premier quartier de la lune. Beau temps calme ce matin ce qui nous fait dire que le vent soufflera dans la journée le thermomètre affiche le 21° centigrades et le baromètre et toujours au-dessus de beau temps. Monsieur Olivier des ponts et chaussées est arrivé le matin il vient sonder les fonds de la mer à l’endroit où les bassins doivent être construits c’est un travail préliminaire indispensable. On nous a dit que de grands préparatifs se font à Toulon pour célébrer dignement le centenaire de Napoléon premier. La Marine se charge cette année de dresser le feu d’artifice et alors on peut être sûr que rien n’y manquera.

1881 – 14 août : MARSEILLE – Effondrement des tribunes des arènes du Prado. Au cours de l’été 1881, un dramatique accident vient endeuiller Marseille, accident qui, d’ailleurs, demeurera dans la mémoire populaire comme « la catastrophe du Prado ».
Cet après-midi du dimanche 14 août, a été organisée, dans une sorte d’amphithéâtre hâtivement dressé sur un terrain vague, à proximité de l’usine à gaz, au 127 de l’avenue du Prado (et pompeusement dénommé « Arènes marseillaises ») une grande corrida, avec la participation du toréador madrilène Pedro Fernandez et de sa manade de taureaux.
C’est la foule des grands jours, une foule enthousiaste et particulièrement excitée. Déjà, à l’ouverture des portes, à 16 heures, d’innombrables « resquilleurs » se sont lancés à l’assaut des gradins, débordant un malheureux service d’ordre totalement inefficace ; et il a fallu attendre le calme pour que le commissaire de police du quartier donne enfin les dernières autorisations.
Mais sur le savant échafaudage de bancs prévu pour 1500 places, se sont entassées plus de 2000 personnes, trépignant et hurlant au gré du spectacle… Et soudain, à 17 heures 15, alors que le troisième taureau entre dans l’arène, c’est la catastrophe. Après une légère et lente oscillation, toute une partie des gradins s’effondre dans un craquement effroyable, écrasant dans sa chute, au milieu d’une énorme clameur d’angoisse des centaines de spectateurs affolés.
Des décombres, on sortira 22 morts et on dénombrera, au total, 310 blessés, plus ou moins gravement atteints (on lit par ailleurs 27 morts et 150 ou 174 blessés graves 27 morts. Le Petit marseillais donne 120 victimes.).

1889 – 14 août : A SAINT-MANDRIER, LA BATTERIE DU GROS BAOU EST OPERATIONNELLE – Le « Petit Var » informait la population seynoise que le dernier canon fretté par les «Chantiers» avait été installé à la batterie du Gros Baou, à Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1898, p. 71).

1893 – 14 août : IMMATRICULATION DES AUTOMOBILES ET PERMIS DE CONDUIRE – La production d’automobiles est devenu suffisamment importante pour que le besoin de les immatriculer se fasse jour. C’est chose faite le 14 août 1893. La même année, le préfet de Paris, Louis Lépine, instaure le permis de conduire pour la circulation des voitures dans Paris.

1900 – 14 août : Louis Brauquier naît à Marseille, rue Sainte-Marthe. En 1917, Louis Brauquier rencontrera Gabriel Audisio au Lycée Thiers. (Nous avons évoqué sa biographie sur la page de Chantal GRANGER « Marseille et son histoire »).

1913 – 14 août : UN LESTEUR DENOMMÉ « VILLE DE SAINT-TROPEZ » A SAINT-MANDRIER – L’entreprise Léon Moscotty participa non seulement à de nombreuses constructions de maisons au Creux-Saint-Georges, mais encore à la remise en état des batteries et des forts de la presqu’île. Aussi son propriétaire dût-il s’équiper en conséquence. Léon Moscotty entrepreneur deviendra le 14 août 1913, armateur du lesteur «Ville de Saint-Tropez» que l’on pouvait voir ancré dans le Creux Saint-Georges depuis quelques jours. La tartane «Ville de Saint-Tropez», son équipage au complet, assurera ainsi les besoins de son propriétaire, en matériaux et graviers et tout ce qui est nécessaire à la construction du bâtiment (Gisèle Argensse, 1989, p. 142).

1928 – 14 août : Jacques Rouffio [cinéaste] naît à Marseille, il décèdera le 8 juillet 2016, à Paris. Au début des années 80, Jacques Rouffio est le dernier metteur en scène à faire tourner Romy Schneider. Sous sa direction, elle devient l’émouvante « Passante du Sans-Souci ». Le tournage de cette adaptation du roman homonyme de Joseph Kessel ne se fera pas dans la facilité, la comédienne connaissant quelques problèmes de santé et devant surmonter le décès de son fils survenu quelques mois auparavant. Les talents de virtuose de Jacques Rouffio ainsi que sa direction d’acteur sont une fois de plus salués par la critique. Malheureusement, ses films suivants s’avèrent mineurs. Malgré leur casting de première classe, « Mon beau-frère a tué ma sœur » (1985) et « L’Etat de grâce » (1986) ne parviennent pas à séduire, et c’est en 1989 qu’il signe son dernier long métrage pour le cinéma, « L’Orchestre rouge », récit d’espionnage interprété par Claude Brasseur et Daniel Olbrychski.

1936 – 14 août : GUERRE D’Espagne – LES INSURGES OCCUPENT TOUTE LA FRONTIERE PORTUGAISE – Les nationalistes espagnols atteignent Badajoz. Désormais les insurgés du Nord et du Sud ont fait leur jonction et contrôlent toute la frontière portugaise. Les républicains qui se sont réfugiés en terri­toire portugais sont remis aux au­torités franquistes qui les passent par les armes, ainsi que les autres prisonniers. L’écho des exécutions massives commence à choquer des hommes tels Mauriac ou Bernanos qui s’étaient montrés pour­tant favorables à la cause « natio­naliste » et qui avaient dénoncé les massacres qui s’étaient produits en zone républicaine (André Rossel, 1984).

1940 – 14 août : Arrivée à Marseille du journaliste américain Varian Fry, représentant l’Emergency Rescue Committee (en français CAS pour Centre Américain de Secours). Il sera hébergé à la Villa Air Bel où se trouve l’ERC dont la mission est de permettre à des personnalités politiques, savants et intellectuels de fuir en Etats-Unis. Outre Varian Fry, ce centre héberge également Mary Jayne Gould, Théo (secrétaire particulière de Varian Fry) et Daniel Benedite, l’écrivain Victor Serge, sa compagne Laurette et leur fils Vlady, André Breton, sa femme Jacqueline Lamba et leur fille Aube.

1941 – 14 août : SERMENT DE FIDELITE AU MARECHAL PETAIN – Lois de Vichy instituant l’obligation de prêter serment de fidélité au chef de l’État pour les hauts fonctionnaires, les militaires et les magistrats (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1944 – 14 août : FRONT SUD – OPERATION DRAGOON –

1. BOMBARDEMENTS SUR ET AUTOUR DE LA FUTURE ZONE DE DEBARQUEMENT – Les chasseurs bombardiers des 47e groupe de bombardement US, RAF et 12è Air Force attaquent la zone de débarquement avec comme objectif les stations de radar et les aérodromes de la côte entre Marseille et Gênes. Tout particulièrement les îles d’Hyères, les Maures, l’Estérel, le port de Marseille, et Gênes (Masson M., Muracciole, de Villardi de Montlaur ;  Robichon J.).

La kommandantur ordonne à toutes les personnes non indispensables de quitter Toulon dans les 24 heures, mais les moyens ne sont pas fournis, et ces ordres ne sont pas exécutés (Gaignebet J.-B., 1980).

[Récit anonyme :] « Lundi 14 août, (à Sanary) encore un bombardement le matin analogue à celui de la veille on est en alerte jusqu’à midi. Je commence à m’y habituer, je me sens moins nerveux. Le matin du 14 août, les allemands ont fait publier que tous les hommes valides devaient se trouver à 8 Heures du matin au cimetière (comme si c’était là leur destination finale). Personne n’ose sortir car tout le monde pense que c’est le départ en camp de concentration.  En fait on a appris par la suite que c’était seulement en vue de divers travaux à leur faire faire, mais presque personne n’y est allé et ceux qui y étaient se sont dispersés aussitôt à la première alerte et on ne les a plus vus. Aucune réaction du côté des allemands.»

2. DES MORTS A SANARY – Archives de Sanary : Année 1944]

(blockhaus sur la plage des Lones. Cl. Meurey).

« n° 75 – Le 14 août 1944 à 10 h 15, est décédé quartier Mortier Lucie Laure Chiotti.« Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 18/04/1945.

n° 76 – Le 14 août 1944 à 10 h 15, est décédé quartier Mortier Marthe Chiotti.

n° 77 – Le 14 août 1944 à 10 h 15, est décédé quartier Mortier Anne Marie Chiotti. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 18/04/1945.

n° 80 – Le 14 août 1944 à 10 h 15, est décédé quartier Mortier Jean Esprit Garnero, célibataire, domicilié à Six-Fours la plage, quartier Bayle. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 3/04/1945.

n° 87 – Le 14 août 1944 à 15 h 30, est décédée quartier Mortier Françoise Joséphine Jauffret. Déclarée « Mort pour la France » par décision du secrétaire des Anciens combattants du 23/03/1945.»

Le 14 août 1944, on apprend que le château de Pierredon est occupé depuis deux jours par les troupes allemandes

[Récit d’un anonyme] «Une employée vient me voir vers 14 Heures pour me faire part de sa décision de gagner Marseille auprès de sa sœur. Elle me rend les clés, elle ne dit que tout le monde a Pierredon samedi après-midi et que avant même leur départ il est venu un camion allemand qui a amené l’infanterie avec des mitrailleuses et ils ont pris position autour du château tout le temps fermé par des réseaux de  barbelés,  il  n’est plus  question  de  faire  quoi  que ce soit à Pierredon,  mais  l’on  peut  s’y rendre,  mais  Pierredon devient   un objectif militaire, il y a donc des chances pour qu’il soit bombardé à moins que les soldats allemands ne le mette auparavant au pillage. Que faire ? Alerte sur Alerte on est constamment survolés par des avions, on commence à s’y habituer, mais il est impossible de s’éloigner de l’abri. ».

Le 14 août vers 18 h 15 les avions de reconnaissance de la Luftwaffe signalent deux grands convois d’une centaine de navires faisant route au nord-ouest à partir de la zone d’Ajaccio. Les unités de la 19ème armée sont aussitôt averties : débarquement probable au cours de la nuit prochaine. L’état-major de la 242e division abandonne Brignoles trop vulnérable pour s’installer au château de Bontar dans les collines, au nord de Pignans.]

[Suite du récit précédent :] « Vers 18 Heures je décide de sortir et d’aller voir ce qui se passe, je n’ai pas fait cent mètres que je dois rebrousser chemin quelques bombes tombent dans la région.  Je ­trouve même dans mon jardin des ailettes de bombe en certain nombre.  Des amis me proposent d’aller se mettre à l’abri au Beausset plus en retrait que Sanary. Je refuse, je reste à mon poste, j’essaye de sortir encore sur la route voir exactement ce qui se passe aux alentours de Sanary, je crève, il faut que je répare ma roue, tandis qu’on est en alerte et que des avions me survolent. Je ne suis pas très fier il n’y a là aucun abri. Le soir au dîner, dans la villa VIZZAVONA, nous décidons d’organiser un « quart » : chacun à son tour prendra le quart comme sur un bateau tandis que pendant ce temps  les  autres  pourront dormir  tranquillement.  Nous  sommes  tous rompus, rompus par la fatigue physique et morale, rompus par le manque de sommeil, rompus parce qu’on ne mange pas ou peu, n’ayant pas faim, parce qu’on se sent sales et qu’on ne peut pas se laver faute d’eau. ».

A 21 heures, le secteur côtier Toulon-La Ciotat passe en alerte n° 2. Pour l’amiral Ruhfus, il n’y a plus aucun doute : c’est l’invasion imminente entre Saint-Raphaël et Saint-Tropez, à l’endroit même où il l’avait prévue (Gaujac P.).

[suite du récit :] « Je prends le quart le premier de 10 heures à minuit. J’ai pendant ce temps-là tout le temps de réfléchir à ma guise et de prier. ».

A 22 h, le SG 21 (ex-aviso français Chamois) quitte Marseille pour gagner la haute mer (Robichon J.).

(Suite du récit :] « Toute la nuit il y a un remue-ménage infernal. Des avions en très grande quantité passent ai large. On entend le canon mais assez lointain. On croit entendre des bateaux. Il y a en effet des bateaux qui ont croisés au large de la côte pour faire croire à un débarquement dans notre région alors que pendant ce temps-là il se passait d’un autre côté. J’aperçois mêmes des fusées éclairantes. A un moment, la canonnade se rapproche beaucoup, les avions aussi,  l’homme de quart nous fait descendre à l’abri, puis tout se tasse, on remonte se coucher, cela fait plus de trois jours que je ne me suis pas déshabillé. »

[Glade M., 2004 : Le débarquement : Alors que nous étions chez nous, le 14 août 1944 au soir, un sous-officier allemand est venu nous voir en coup de vent, et nous a dit : « Les Anglais débarquent cette nuit !»  (Marie Glade donne la date du 13, mais il est plus vraisemblable que l’événement se soit produit le 14. Ce fut en effet le 14 août à 21 heures, que le secteur côtier Toulon-La Ciotat passa en alerte n° 2. Pour l’amiral Ruhfus, il n’y a plus aucun doute : c’est l’invasion imminente entre Saint-Raphaël et Saint-Tropez, à l’endroit même où il l’avait prévue, selon Paul Gaujac, dont le récit est corroboré par un témoignage de Sanaryen. Un adjudant, petit, gros et tout rouge de peau, consentit à ce que le sous-officier nous accompagnât dans la nuit pour nous mettre à l’abri malgré le couvre-feu. Le bombardement allié visait le fort de Six-Fours, et nous entendions les obus passer au-dessus de nous.

Dans la nuit du 14 au 15 août,  à un moment, la canonnade se rapproche beaucoup, les avions aussi,  l’homme de quart nous fait descendre à l’abri, puis tout se tasse, on remonte se coucher, cela fait plus de trois jours que je ne me suis pas déshabillé. (Nous savons, d’après Masson M., Muracciole, et de Villardi de Montlaur, que le 15 août 1944 à 4 h, la marine alliée fait une diversion au large de la Ciotat, tandis qu’) à 7 heures et quart la DCA rentre en action violemment,  il y a un bombardement pas très éloigné mais pas sur Sanary.

3. TEMOIGNAGE D’UN SEYNOIS : (Marras Fred, 1939-1945 Dans la tourmente de la ville, éditions du Ver Luisant, 2001, chapitre V, p. 213-244) “Aux Moulières, au-dessus de la falaise où sont creusés les abris, le ciel bleu teinté de rouge sur son couchant, est vierge de tout nuage.

“Dans quelques instants, entre chien et loup, avant que la nuit nous surprenne, nous retournerons vers notre quartier général. Au- dessous de nous, les «campeurs » des quartiers périphériques se pré­parent à une énième nuit à la belle étoile.

“La colline toute proche respire le calme, mais nous savons que des nids de mitrailleuses, implantés par endroits, veillent et en interdisent l’accès.

“Le spectacle débute au moment où la crête des monts qui nous font face, se confond légèrement avec l’horizon que la lueur solaire vient de délaisser.

“C’est d’abord une fusée éclairante, qui suspendue telle une luciole au-dessus du Fort, va donner le signal du feu d’artifice.

“Décidément, le Fort de Peyras doit être très prisé, les fortifi­cations qui le cernent sont arrosées d’éclats de lumières et d’explo­sions, que se disputent le rouge, le jaune et l’orange. La parade dé­borde largement les murs pour embraser la pinède qui dégringole sur Fabrégas, le Baou-Rouge et la Verne.

“Pétrifiés, les yeux envoûtés par cette féerie funeste, nous cherchons à deviner d’où arrive cette foison de roquettes, aucun avion ne s’est manifesté. Serait-ce la Marine… ? !

“La question restera en suspens, un tacatacatac sinistre s’est déclenché depuis les fourrés, le sifflement caractéristique des balles qui se perdent au-dessus de nos têtes, nous incite à chercher avec empressement une déclivité qui nous dissimulera aux tireurs.

“Intimidation ou intention… ? Nous regagnons nos gîtes, dans la lueur tremblotante des feux follets dispensés par les projectiles vengeurs et libérateurs.

La fête va durer une bonne partie de la nuit, ne pouvant nous résoudre à nous séparer, nous terminerons notre route au P.C., où une effervescence née de notre apparition, va poser une question sur le sens de cette offensive. » (Marras Fred, 2001, chapitre V, p. 213-244)

Au soir : Messages d’action. Mobilisation de la Résistance dans la nuit (var 39-45).

4. LE HAUT-VAR PREPARE L’ARRIVÉE DES PLANEURS ALLIES – Dans la nuit du 14, les résistants du secteur de La Motte, prévenus de l’imminence des opérations, débarrassent leur secteur des « asperges de Rommel » et facilitent ainsi l’atterrissage des planeurs du colonel Fredericks le lendemain (Jean-Marie Guillon, « La Résistance dans le Var », 2004).

5. Efficacité de l’action menée par les unités de la Résistance – Des extraits du journal de marche du groupe d’armées G (lre et 19e armées allemandes), regroupant les troupes d’occupation du sud de la France, soit la moitié du territoire national, prouvent l’efficacité de l’action menée par les unités de la Résistance. Formant l’équivalent de 15 divisions alliées, les FFI jouent un rôle important dans la libération de la France et le succès du débarquement en Normandie. Les sabotages et les embuscades se multiplient sur les arrières des troupes allemandes en Normandie. L’action des 30 000 FFI en Bretagne, soutenus par deux régiments parachutistes de la France libre, est particulièrement exemplaires, puisque 150 000 soldats allemands, fixés dans une importante guérilla, ne peuvent venir soutenir à temps les troupes hitlériennes engagées en Normandie en juin 1944 (Dominique Lormier, 2016) :  « 14 août 1944 : situation intérieure caractérisée par pous­sée des mouvements de Résistance sur les principaux axes de communications. Attaques sur organismes isolés dont la situation devient intenable et qui permettent aux mouvements de Résistance de prendre sous leur coupe des territoires libérés. » (Archives militaires allemandes, Fribourg-en-Brisgau)

1946 – 14 août : fin du procès des amiraux qui ont sabordé la flotte à Toulon en novembre 1942. L’amiral André Marquis est condamné à 5 ans de prison, il avait été arrêté à la Libération, l’amiral Abrial à 10 ans de travaux forcés, le cas de l’amiral Laborde est disjoint il sera jugé en 1947.

André-Amédée-Abel Marquis est né à Toulon (Var) le 24 octobre 1883. Arrêté par les Allemands le 27 novembre 1942, jour du sabordage de la flotte, il fut à nouveau emprisonné à la Libération, révoqué sans pension à compter du 8 septembre 1944, et condamné par la Haute Cour le 14 août 1946 à cinq ans de prison. Gracié en septembre 1953, amnistié en juillet 1955, l’arrêté le révoquant fut cassé par le Conseil d’Etat en novembre 1956. L’amiral Marquis mourut à La Roche-sur-Yon, le 15 octobre 1957.

Jean-Marie-Charles Abrial (1879-1962) est né à Réalmont (Tarn), le 17 décembre 1879. Il fut secrétaire d’État à la Marine de novembre 1942 à mars 1943. Révoqué sans pension par décret du 22 mai 1945, il fut condamné le 14 août 1946 à dix ans de travaux forcés et à l’indignité nationale, mais gracié par décret du 28 juillet 1950. Amnistié par décret du 15 avril 1954, le Conseil d’État annula le décret le révoquant le 28 novembre 1956. Il mourut à Dourgne (Tarn) le 19 décembre 1962 (Etienne Taillemite, 2002).

1953 – 14 août : LA REALITE DEPASSE LA FICTION – le palais de justice d’Argostoli nouvellement construit s’est écroulé au moment où le ministre de la prévoyance monsieur Adamapoulos venait dans sortir (lu dans le Méridional-La France du 14 août 1954).

1953 – 12 août :  « Bonne à tout faire, deux vaches à soigner, demandée par ménage deux personnes.» (Ouest-France, 12 août 1953).

1954 – 12 août : 

« Jeune fille, 30 ans. Cherche place dans maison bourgeoise ; peut traire à l’occasion.» (Dépêche du Pays de Bray, 12 août 1954).

« 6 morts tel est actuellement le magique bilan de la tempête sur les Alpes » (Ouest-France, 12 août 1954).

1954

– 13 août :  « M. L’inspecteur des contributions directes décevra le public à la mairie d’Egletons, le jeudi 16 septembre de 9 à 12 heures.» (La Montagne, 13 août 1954).

14 août : « Quand vous doublez un cycliste, laissez-lui toujours la place pour tomber » (Républicain lorrain, 14 août 1954)

1955 – 12 août :  « Victor Hugo mourut à 83 ans, en pleine vie. » (Point de Vue, 12 août 1955).

1958 – 14 août : Décès du physicien français Jean Frédéric Joliot, dit Frédéric Joliot-Curie. Pendant deux jours, la population parisienne est venue lui apporter son tribut d’admiration et de regrets.

1965 – 14 août : Le cinéaste Roger Vadim épouse l’actrice Jane Fonda, l’héroïne de « Barbarella ».

1972 – 14 août : Décès du poète et écrivain Louis Henri Jean Farigoule, plus connu sous son nom de plume « Jules Romains ». Avec Paul Claudel, Maurice Garçon, Charles de Chambrun, Marcel Pagnol et Henri Mondor, il avait été une des six personnes élues le 4 avril 1946 à l’Académie française lors de la deuxième élection groupée de cette année visant à combler les très nombreuses places vacantes laissées par la période de l’.occupation. Il y remplaça Abel Bonnard, radié de l’Académie pour faits de collaboration, pour qui il n’eut pas à prononcer le traditionnel discours d’hommage.

Nous lui devons la gigantesque fresque Les Hommes de bonne volonté, odyssée de deux amis, Jallez et Jerphanion, l’écrivain et l’homme politique, racontée sur une période de vingt-cinq ans.

Je rappelle qu’il est également l’auteur de « Knok ou le triomphe de la médecine » et du célèbre roman « Les Copains » dans lequel Broudier, Bénin, Lesueur, Omer, Huchon, Martin et Lamendin décident de sanctionner les villes d’Ambert et d’Issoire car, à leurs yeux, elles font preuve d’insolence sur une carte de France. Le roman est devenu le film d’Yves Robert « Les Copains » avec Philippe Noiret (Bénin), Guy Bedos (Martin), Michael Losndale (Lamendin), Christian Marin (Omer), Pierre Mondy (Broudier), Jacques Balutin (Lesueur) et Claude Rich (Huchon).

Le film a donné lieu à la création d’une des plus célèbres chansons de Georges Brassens, Les Copains d’abord, sortie en novembre 1964, deux mois avant le film, associée, dans le même album, à d’autres titres d’excellente facture : Les 4 z’arts, Le Petit Joueur de flûteau, La Tondue, Le 22 septembre, Les Deux Oncles, Vénus callipyge, Le Mouton de Panurge, La Route aux 4 chansons, Saturne, Le Grand Pan.

1988 – 14 août : dernière messe célébrée par le père Chaumiène à Saint-Mandrier – les Mandréens se pressent nombreux à l’église, accompagnés du Maire et d’une partie du Conseil municipal, afin d’assister à la dernière messe célébrée par le père Chaumiène en tant que prêtre attitré de la paroisse de Samt-Mandrier. Nommé par son évêque à l’importante paroisse du Mourillon, le Père Chaumiène ne sera resté que deux années à Saint-Mandrier. Le successeur du Père Chaumiène, le Père Bonnet venant de Brignoles, sera reçu le dimanche suivant en son église (Gisèle Argensse, 1989, p. 230).

2014 – 14 août :

1. « UN TOURISTE FRANÇAIS VOLE DES FRAGMENTS DE MARBRE ET D’ENDUIT PEINT A POMPEI », selon une nouvelle transmise par The News sur le net – En ces temps de vacances et de fortes affluences, un type de fait divers hélas trop fréquent… Prélèvements de fragments, visites en dehors des zones réservées au public, détériorations en tous genres, voire vandalisme volontaire. « Cet évènement – affirme le directeur Massimo Osanna – est un signe inquiétant de la propagation d’un comportement irrespectueux, et de véritables actes de vandalisme, contre lesquels nous lutterons par tous les moyens. » Un effort indispensable que nous soutenons, et qui est l’affaire de chacun de nous.

2. « Le mistral souffle fort et les touristes désertent la plage. En revanche, le ciel dégagé, invite à la balade, au shopping et au tourisme. Autant flâner et pourquoi pas se faire plaisir. C’est exactement ce qui se passe à la grande braderie de Sanary depuis ce matin. Celle-ci, organisée par Just’Sanary, l’association des commerçant, s’est mise en place pour 4 jours, dès ce jeudi matin. Sur le port, 42 stands variés se sont installés, entre le kiosque à musique et l’Hôtel de la Tour » (Ouest-Var).

2021 – 14 août : EN PRIME : diffusion journalière et en avant-première d’extraits d’un ouvrage que j’ai écrit à la demande de l’Association « LES VOLONTAIRES DE L’AN II – L’AURORE DE LA REPUBLIQUE » et dont la publication devrait voir le jour en septembre prochain (les chapitres 1 à 18 ont déjà été livrés sur ma page FB).

Chapitre 20 – L’ennemi se faisant pressant, le directoire du département du Var adressa aux districts une circulaire pour annoncer que les trois corps administratifs réunis à Toulon avaient réclamé au commandant de l’armée d’Italie la mise en état de réquisition permanente du dixième des gardes nationaux sédentaires de l’intérieur du département et du vingtième de ceux des côtes et frontières (23 mai). L’état du nombre des gardes nationaux, établi le 1er juin par les administrateurs du directoire du district de Toulon, est particulièrement éloquent : Toulon comptait 3561 gardes nationaux, La Cadière 880, La Seyne 729, Le Beausset 618, Saint-Nazaire 586, Ollioules 548, Le Castellet 432, Six-Fours 428, La Valette 415, La Garde 367, Bandol 275, Le Revest 150 et Evenos 129 ; soit un total de 9113 gardes disposant de 1200 piques (Roger Vallentin du Cheylard ). Toutefois, et dans certains cas, comme à La Seyne, à Six-Fours et à Sanary, cette exigence ne pouvait s’appliquer car, pour ces communes côtières, pour six compagnies comprenant deux cent soixante-quatre volontaires, on notait quatre-vingt-dix-neuf exempts à raison de leur âge, de leurs infirmités ou de la place occupée par eux ; quarante se trouvaient en service permanent aux batteries, soixante-quatre servaient à ces postes en qualité de servants canonniers, huit étaient chefs de pièce et trois autres canonniers ; cinquante hommes seulement restaient donc disponibles. Les municipalités déclarèrent que le recrutement désiré était « impraticable à raison de la situation stratégique de leur commune et à cause du grand nombre de leurs compatriotes employés à la marine, à l’arsenal et aux armées ». Pour les autres (Ollioules ou Le Beausset) le problème était différent, aussi, comme au Beausset, la Garde nationale reçut-elle une dotation conséquente : deux cents fusils, cent sabres et quatre-vingts baudriers commandés à un armurier de Marseille à qui l’on demanda de faire diligence. (à suivre)

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 324e livraison).

Le chemin nouveau de Toulon à La Ciotat – ou chemin royal – et ses modifications postérieures.(suite)

              Comme le vieux chemin médiéval, le Grand Chemin Royal ou le chemin de Six-Fours, partiellement décrits dans le n° 7 des Cahiers de l’Ouest varois,  l’Ancien Chemin de Toulon à La Ciotat, qui date des environs de 1400, partait de Toulon par la Porte d’Amont ou de Bonafé, et entrait dans Ollioules par le Pont Neuf (Sur le territoire ollioulais, il est appelé aujourd’hui Chemin de la Cagnarde, du nom d’une bastide, le Chateau Cagnard, construite au XVlIIème siècle.). Il franchissait à nouveau la Reppe à la sortie d’Ollioules par un gué pavé qui existe toujours, bien qu’interdit à la circulation depuis 1991, puis rejoignait le chemin latéral qui va d’Ollioules à Saint-Nazaire par la rive droite de la rivière. Dès le Moulin dit de la Reppe, que les Sanaryens ont eu le droit d’utiliser après la séparation d’avec Ollioules en 1688, il reprend sa marche solitaire vers l’Ouest. Solitaire, car il laisse Ollioules à 1,5 km au Nord, Six-Fours à 2,5 km au Sud, et les agglomérations plus récentes de La Seyne à 3 km au Sud, et Sanary à 1200 m au Sud. C’est un chemin direct qui évite les agglomérations intermédiaires.

Du Moulin de la Reppe à la limite de Sanary, il est en partie confondu avec la déviation du quartier de la gare au Petit Plan, sur la liaison Ollioules – Sanary (D 11) réalisée en 1973 en liaison avec l’autoroute, et qui franchit celle-ci par un pont supérieur. Mais aussitôt après ce pont, on le retrouve. Il s’appelle toujours à cet endroit et pendant toute la traversée du territoire de Sanary « Ancien Chemin de Toulon » (Les Sanaryens ont oublié d’ajouter « à La Ciotat » car ils l’empruntaient et l’empruntent toujours, au moins en partie, bien plus souvent pour aller à Toulon, que pour aller à La Ciotat).

Du gué de la Reppe à la Baou, il laisse la Baume et les Côtes du Plan au Nord, et la Colline de Tante Victoire, qui domine la Chapelle ancienne de Pépiole, au Sud. Après la Baou, il passe entre les collines de Pierredon et du Colombet et débouche enfin dans la plaine, au château de la Millière construit vers 1700. Cette section, longue de 11 km, s’arrête au carrefour de la Guicharde : c’est là que le Chemin de l’Huide mène au centre de Sanary et au port. Au pied de la tour, il n’y avait au moment de sa construction que quelques magasins de pêcheurs qui seront complétées par des familles d’exploitants agricoles à partir des accords passés entre 1447 et 1520 entre le seigneur et les habitants. Jusqu’à la Révolution et même au-delà (nous renvoyons au chapitre se rapportant aux carraires dont le relevé a été fait en 1819), les quartiers de Portissol, de la Cride, de la Gorguette et de la Morvenède seront des défends. Sur la colline de Portissol plus particulièrement, autour de la Chapelle Notre-Dame de Pitié, qui date de 1560, les pêcheurs faisaient sécher leurs filets (Rotger B., 1984).

A partir du XVIIe siècle, et surtout du XVIIIe siècle, cette partie de l’Ancien Chemin, de la sortie de Toulon au carrefour des Roches, où le seigneur avait une demeure particulière appelée le Châteauvert, sera bordée des bastides que la bourgeoisie urbaine fera construire : Châteaux du Colombet et de la Millière au Sud, Château de Pierredon au Nord (qui ne date que de la fin du XIXème),  souvent établis un peu en retrait, et séparés du chemin par une allée plantée de platanes et de palmiers.

. (A suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 524e livraison :

Collège de Marseille (suite)

Les écoles de filles :  C’était surtout de l’instruction des garçons que se préoccupaient les communautés et même les parents. Au seizième et au dix-septième siècle, les familles aisées seules faisaient instruire leur fille et les envoyait dans des pensionnats, en particulier au 17e siècle, tenus par les Ursulines. Vers 1698 seulement, nous trouvons quelques écoles destinées aux filles pauvres. Les premières furent semblent-ils des écoles congrégationnistes.

Dans les autres villes des sœurs enseignaient des filles de classes pauvres comme à Aubagne. Aisseuls, quelques pauvres filles s’instituaient institutrices et demandaient l’autorisation d’ouvrir une école gratuite. L’évêque approuvait tandis que la communauté couvrait les frais de l’école et payait de très modiques salaires aux maîtresses. Ce que l’on enseignait aux filles étaient essentiellement le catéchisme et les travaux en liaison avec leur statut de futures femmes ainsi que la lecture l’écriture et le calcul.

Il faut bien le dire les Frères des écoles chrétiennes n’eurent d’écoles que dans 5 villes. Partout ailleurs, aussi bien dans ces écoles que dans celles que tenaient les régents et bien plus pour les filles que pour les garçons le nombre des classes était tout à fait insuffisant eu égard à la population : on en comptait 60 à Marseille à la fin du 18e siècle. Les petites communautés avaient des maîtres ignorant ou même étaient complètement délaissées. Souvent ce n’était que quelques instituteurs ambulants passant par les fermes une fois par semaine.

Aussi la génération en âge de fréquenter les écoles à la veille de la révolution fournit à peine 30% d’hommes sachant signer et 10% seulement de femmes. A suivre.

LA SEYNE-SUR-MER. 229e livraison :

1621 – 14 août : UN MARIN AMENE LA PESTE A SIX-FOURS –

Première partie : En l’année 1621, feu Louis Crestien, dit Ventreu, étant venu du levant et arrivé à S-F, fit présent de quelques toiles et autres marchandises aux filles de feu Hugues Guigou dit Aussen, ses proches parentes. Lesquelles marchandises se trouvèrent malheureusement pestiférées, ce qui causa la contagion audit S-F et singulièrement à la bastide et famille dudit Guigou, dont en moururent diverses personnes. Ayant dû depuis, quand on parle de ladite peste, nommée icelle, la peste de Ventreu. Cette contagion est justifiée par un acte qui fut passé le 14 août 1621, reçu par Maître Lombard, notaire, par lequel Jeanne Ponce, femme de Jean Lion, dit Sautilhan, en Piémont, habitant à S-F avec son mari, tous deux ensemble, s’obligèrent en faveur des consuls et communauté dudit S-F, présent Honoré Vidal, un d’iceulx, que ladite Ponce, nourrirait et entretiendrait Jean Crestien, fils dudit Louis, durant le temps qu’elle demeurerait en quarantaine, attendu le soupçon du mal contagieux audit lieu. Et que pour ladite nourriture et quarantaine, que la communauté lui payerait nonante livres, et outre ce, de lui payer l’entretient d’une fille qu’elle avait chez Gabriel Cucoret, durant ledit temps (Jean Denans, 1713).

2ème partie ; Ce fut un marin six-fournais, Louis Chrestian, dit « Ventreu », qui, venu du Levant, fit présent de quelques tissus et autres articles à des proches parentes de son pays qui étaient filles de feu Hugues Guigou, dit « Aussel ». Hélas ! il se trouva que ces étoffes avaient été contaminées par la peste en Syrie ; la contagion se répandit à Six-Fours, ce qui entraîna la mort de bien des personnes du pays, surtout dans le hameau de Guigou. Depuis cette affaire, il fut d’usage de nommer, dans la localité, l’épidémie de 1621 « la peste de Ventren » (Louis Baudoin, 1965, p. 213). Louis Chrestian, dit Ventren, ramène sans le savoir des étoffes contaminées de Syrie, ce qui déclenche une nouvelle épidémie rapidement maîtrisée (Cyril Castelbou / la Seyne / chronologie). De nouvelles épidémies apparurent entre 1621 et 1630 (Marius Autran, tome 1, 1987).

-1731 – 14 août : LEGS TESTAMENTAIRE A SIX-FOURS – Fol. 233 v° – Constituant : Dominique Fabre, fils de feu Louis, marinier, de La Seyne. Procurateur général : Christine Arene, sa femme (Cahier de l’ouest varois n°11, Six-Fours).

1791 – 14 août : Société seynoise « les Amis et les Défenseurs de la Constitution » – II exista, à La Seyne, au cours de l’année 1791, un groupement à tendances monarchiques qui s’intitulait « les Amis et les Défenseurs de la Constitution ». Cette société avait son siège sur la place des Capucins (aujourd’hui Germain-Loro). On note que le 14 août 1791, elle envoie une adresse au directoire du département du Var (Louis Baudoin, 1965, p. 316).

1793 – 1er juin : L’état du nombre des gardes nationaux, établi le 1er juin par les administrateurs du directoire du district de Toulon, est particulièrement éloquent : Toulon comptait 3561 gardes nationaux, La Cadière 880, La Seyne 729, Le Beausset 618, Saint-Nazaire 586, Ollioules 548, Le Castellet 432, Six-Fours 428, La Valette 415, La Garde 367, Bandol 275, Le Revest 150 et Evenos 129 ; soit un total de 9113 gardes disposant de 1200 piques (Roger Vallentin du Cheylard ). Toutefois, et dans certains cas, comme à La Seyne, à Six-Fours et à Sanary, cette exigence ne pouvait s’appliquer car, pour ces communes côtières, pour six compagnies comprenant deux cent soixante-quatre volontaires, on notait quatre-vingt-dix-neuf exempts à raison de leur âge, de leurs infirmités ou de la place occupée par eux ; quarante se trouvaient en service permanent aux batteries, soixante-quatre servaient à ces postes en qualité de servants canonniers, huit étaient chefs de pièce et trois autres canonniers ; cinquante hommes seulement restaient donc disponibles. Les municipalités déclarèrent que le recrutement désiré était « impraticable à raison de la situation stratégique de leur commune et à cause du grand nombre de leurs compatriotes employés à la marine, à l’arsenal et aux armées ». Pour les autres (Ollioules ou Le Beausset) le problème était différent, aussi, comme au Beausset, la Garde nationale reçut-elle une dotation conséquente : deux cents fusils, cent sabres et quatre-vingts baudriers commandés à un armurier de Marseille à qui l’on demanda de faire diligence.

1944 – 14 août : FRONT SUD – OPERATION DRAGOON – TEMOIGNAGE D’UN SEYNOIS : (Marras Fred, 1939-1945 Dans la tourmente de la ville, éditions du Ver Luisant, 2001, chapitre V, p. 213-244) “Aux Moulières, au-dessus de la falaise où sont creusés les abris, le ciel bleu teinté de rouge sur son couchant, est vierge de tout nuage.

“Dans quelques instants, entre chien et loup, avant que la nuit nous surprenne, nous retournerons vers notre quartier général. Au- dessous de nous, les «campeurs » des quartiers périphériques se pré­parent à une énième nuit à la belle étoile.

“La colline toute proche respire le calme, mais nous savons que des nids de mitrailleuses, implantés par endroits, veillent et en interdisent l’accès.

“Le spectacle débute au moment où la crête des monts qui nous font face, se confond légèrement avec l’horizon que la lueur solaire vient de délaisser.

“C’est d’abord une fusée éclairante, qui suspendue telle une luciole au-dessus du Fort, va donner le signal du feu d’artifice.

“Décidément, le Fort de Peyras doit être très prisé, les fortifi­cations qui le cernent sont arrosées d’éclats de lumières et d’explo­sions, que se disputent le rouge, le jaune et l’orange. La parade dé­borde largement les murs pour embraser la pinède qui dégringole sur Fabrégas, le Baou-Rouge et la Verne.

“Pétrifiés, les yeux envoûtés par cette féerie funeste, nous cherchons à deviner d’où arrive cette foison de roquettes, aucun avion ne s’est manifesté. Serait-ce la Marine… ? !

“La question restera en suspens, un tacatacatac sinistre s’est déclenché depuis les fourrés, le sifflement caractéristique des balles qui se perdent au-dessus de nos têtes, nous incite à chercher avec empressement une déclivité qui nous dissimulera aux tireurs.

“Intimidation ou intention… ? Nous regagnons nos gîtes, dans la lueur tremblotante des feux follets dispensés par les projectiles vengeurs et libérateurs.

La fête va durer une bonne partie de la nuit, ne pouvant nous résoudre à nous séparer, nous terminerons notre route au P.C., où une effervescence née de notre apparition, va poser une question sur le sens de cette offensive. » (Marras Fred, 2001, chapitre V, p. 213-244)

Au soir : Messages d’action. Mobilisation de la Résistance dans la nuit (var 39-45).

(à suivre)

TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 46e livraison. PLACE SAINT-VINCENT. RUE SAINT-VINCENT.

Adossée au mur même du jardin des F. F. Prêcheurs et située à l’extrémité Est de la rue de la Canaou, s’élevait une très ancienne chapelle dédiée à Saint-Vincent, la Gleyzade Sant-Vinssens (Archives communales, CC. 391).

Certains auteurs prétendent que cette chapelle aurait été bâtie sur les ruines d’un temple païen, et qu’elle serait sinon la première, tout au moins la seconde église fondée à Toulon. Aucun document ne mentionne la présence dans ce quartier d’un temple consacré à une divinité quelconque. Ce qu’il y a de certain c’est qu’elle était beaucoup plus vieille que le couvent, car il n’est guère probable que l’on eût songé à la construire si près d’une autre église.

Lors de la dernière invasion des Sarrasins, ce coin de la cité fut le premier à être ravagé et incendié.

Au XVe siècle, ce quartier était également connu sous le nom de Saint-Dominique (Archives communales, CC. 86.), à cause du voisinage des F. F. Prêcheurs qui appartenaient à l’ordre de Saint-Dominique.

En 1606, la chapelle fut abandonnée aux Pénitents blancs établis à Toulon, vers 1442, sous l’invocation de Saint-Vincent. Cette confrérie dut, en 1789, céder son temple aux Pénitents gris appelés vulgairement bourras qui devaient ce surnom à leur vêtement de bourras, sorte de toile grise très grossière, et installés dans Toulon, depuis 1591 (à suivre).

UNE COURTE BLAGUE POUR LA ROUTE :

  • Où tu vas, Georgio? T’as tes valises et tout…
  • Je pars en voyage de noces, Dino. A Capri.
  • Formidable. Et où elle est ta femme?
  • Eh ! Ma femme, elle part pas : elle garde le magasin.

Il est 7 h 30 ! sur ce cliché pris à Giens en 1973, je vous souhaite un excellent mercredi et vous dis « à demain ! »

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