ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 2 AOÛT 2024 – 13e ANNÉE (n° 4510).
ILLUSTRATION. 1942 – tenues de Zazous.
LES FÊTES
Le 2 août, nous fêtons les quelques 300 000 personnes à se prénommer JULIEN et 25 000 à porter Julien comme nom de famille !
En fait JULIEN désigne plusieurs saints des Églises chrétiennes. Rien que pour le martyrologe de Rome, on trouve 35 personnages nommés ainsi.
Relevons cependant que JULIEN L’HOSPITALIER est le patron des hôteliers et des charpentiers, et que JULIEN-EYMARD est celui des Bateliers.
Dans le calendrier républicain, c’était le 15e jour du mois de thermidor An II, celui que Fabre d’Eglantine a dédié à la BREBIS.
PENSÉE DU JOUR : « Le désespoir a souvent gagné des batailles », Voltaire (La Henriade, X, 25, 1723).
DICTON : «Chaleur d’août, c’est du bien partout»
MOT DU JOUR : (auteur inconnu mais cité par Jean-Loup Chiflet) :
« Il faisait si chaud que sur le thermomètre on pouvait lire : voir colonne suivante ».
Qu’on se le dise !
ÉPHÉMÉRIDES

–1165 – 2 août : Acte n° 240, cartulaire de Montrieux, limites des possessions de Montrieux . [Boyer R., p. 628 : Le pape Alexandre III adresse au prieur et aux moines de Montrieux une bulle par laquelle il prend le monastère sous sa protection, ordonne aux religieux qui vivent selon la règle de saint Benoît et l’observance cartusienne (ordo monasticus qui secundum Deum et beati Benedicti regulam et curtusiensium fratrum observantiam) de leur être fidèles, et confirme la donation faite au monastère de Montrieux par Fredol d’Anduse, abbé de Saint-Victor de Marseille ; il confirme également les limites des possessions de Montrieux, savoir :] gurges Cirban, Vidilium, agulle Montis Rivi, castellum Bucca Unche, sanbula Rotunda, podium Rigaios, Alaire, vertex montis Aramberti, rivus Gapelli, sclausa Gaufredi de Signa, vertex Belli Montis, Costa Orphanella..

–août 1178 – Bertrand de Marseille et ses neveux, Guillaume le Gros et Raimond Barral, seigneurs de Marseille, exemptent les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de toute redevance de quai et autres droits de mer et de terre ; ils leur donnent le droit de faire pâturer leurs propres animaux sur les terres qu’ils possèdent. (IND. : Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 175).
–1209 – 2 août : CHÂTEAU DE LANçON – Fait à Arles – Serment donné par Hugues de Baux et Raimond, son neveu, qu’il livrera à la première réquisition du légat Milon le château de Lançon, tenu au nom de l’Eglise (acte des vicomtes de Marseille n° 341, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : a. Epistolae Innocenta III. édit. Baluze, 1. II. p. 37. IND. : Dr Barthélemy, Inventaire, n“ 143).

(Hameau de Mazaugues, cl. H. Ribot)
–1273 – 2 août : Actes 354, cartulaire de Montrieux (droits de pacage de Montrieux sur le territoire de Mazaugues), daté du 2 août 1273 [Boyer, p. 654 : Mazaugues – Guillaume Rostan, chevalier, et Béatrice, son épouse, accordent aux chartreux de Montrieux des droits de pacage sur le territoire de Mazaugues. Témoins :] magister Pontius, scriptor de Podio Lupario ; Aycadrus de Masalgis, clericus ; Jacobus Melle de Bellojencerie, Guielmus de Masalgis, domina Mateuda de ejusdem castri. [Notaire :] P. Taloni…
–1299 – 2 août : commune de Marseille (charte aux archives municipales de Marseille). Mention des sites suivants –
1. Aquade Malopasseto. MALPASSET – hameau en 1872, quartier de Saint-Jérôme. Première mention : Malpassetum, 11 novembre 1272 (charte aux archives municipales).
2. Passum de Rodeill. PAS DE RODEL – quartier rural, entre Mal-Passetet la Rose. Première mention : Camp de Rodeil, 16 août 1261 (charte aux archives des Trinitaires).
3. Vallis dels Ricartz. VAL DE RICARD – lieu-dit, quartier de Saint-Just. Autre mention Vallis Ricardorum, 21 mai 1303 (acte notarié)..
4. Val Monezil (charte aux archives municipales). VAL-MONNIERE – lieu-dit, quartier de Saint- Just (1872).

(Le pavillon dit « de la Reine Jeanne » aux Baux)
–1356 – août : RESISTANCE DES VILLES A AMIEL DES BAUX ET A SES LIEUTENANTS – Août 1356, Amiel des Baux s’empare de Saint-Maximin, soumet Brignoles, incendie Draguignan, tandis que ses lieutenants Gaillard de Bazaran et Galfarin de Tarascon entrent au Revest et arrivent à une lieue de Toulon qui se met hâtivement en état de défense. Plus que des nobles, la résistance vient des villes : Tarascon, Arles, Marseille, Toulon, Hyères, Fréjus, Nice, ferment leurs portes, dégagent les remparts, lèvent hommes d’armes et arbalétriers. (Encyclopédie des Bouches du Rhône, tome II, Marseille-Paris, 1924).

(Saint-Victor de Marseille. Cl. H. Ribot)
–1361-1364 : GUILLAUME GRIMOARD (futur URBAIN V), 45e ABBE DE SAINT VICTOR DE MARSEILLE (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 38e selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. GUILLAUME GRIMOARD, 2 août 1361-1364. Elu pape le 28 septembre 1362, il confie alors le gouvernement de l’abbaye à des vicaires généraux : Guillaume de l’Orme, 23 déc. 1362 et Pons de l’Orme, 13 février 1364 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium).
–1501 – 2 août : COMMUNE D’AUBAGNE (charte aux archives de l’Evêché de Marseille). Mention des sites suivants –

(à Aubagne. Cl. H. Ribot)
1. Las Aulbos. LES AUBES – quartier rural (1872), près de Baudinard. Amansus , premier supérieur de l’abbaye de Notre-Dame-de-l’Huveaune, fonda dans ce quartier de Las Albas (charte aux archives de l’Evêché) un hospice qui retint le nom de Domus Ybelne (Achard, Dictionnaire Géographique). PREMIERE MENTION : 15 mai 1476, Las Albas (charte aux archives de l’Evêché).
2. Bercemut. BAUX DE GOUTTE – lieu-dit, près de Ruissadel (1872). Première mention : Baus de Gote alias Gota, 30 juillet 1501 (registre aux archives de l’Évêché).
3. Vallatum de Bercennut. BEC-CORNU, sommet d’une des collines qui dominent le territoire d’Aubagne, près de Ruissadel. Première mention : Bouc cornut, 13 juillet 1501 (acte aux archives de l’Evêché).
4. Vallon de Corp. BELLE-VISTE – lieu-dit, quartier de Solans. Première mention : Belleria, 27 mars 1363 (charte aux archives municipales).
5. Four de Campis. Le CAMPIER – lieu-dit, quartier des Paluds. Campier, 4 août 1501 (acte aux archives de l’Evêché). Première mention : Camps, le 5 août 131 (ibid.).
6. La Julhenta (acte aux archives de la Major). LA JULIANE – bastide, quartier de Camp-Major (1872).
7. Nego-Pouilhin ou Nega-Polhim – lieu-dit, quartier des Paluds (acte aux archives de l’Evêché).
8. Pasquerium. LE PESQUIER – lieu-dit, quartier des Paluds. Première mention : Al Pesquier, 13 mai 1476 (ibid.).
–1569 – 2 août : GUERRES DE RELIGION – La ville de Saint-Gaudens est pillée par les Huguenots du comte de Montmorency.
–1589 – 2 août : MORT DE HENRI III, ROI DE FRANCE, Henri de Navarre lui succède sous le nom de Henri IV.
–1625 – 2 août : MARIN, curé de Sanary (Rotger B., 1984).

(coll. H. Ribot)
–1707 – 2 août : SIÈGE DE TOULON PAR L’ARMÉE DU DUC DE SAVOIE – Pendant la nuit du 2 août, l’ennemi établit une parallèle pour se protéger du feu de la place de Toulon. Ce retranchement réunit la hauteur d’Artigues à Ste-Catherine, descend dans la plaine, passe au pont de l’Eygoutier et va jusqu’à la hauteur de Lamalgue. Les Alliés établirent derrière ce retranchement et sur les hauteurs de Lamalgue des batteries au nombre de quatre d’abord, puis de huit ensuite. Elles couvrirent de projectiles le rempart et la ville. Les forts de Ste-Marguerite et St-Louis furent aussi battus en brèche
(Clément P., 1957, p. 81 ; Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; repris dans Rotger B., 1990, p. 15 ; Rotger B., 1984 ; G. Delattre, ms.).
–Du 2 au 8 août 1720 : PESTE – 50 morts par jour : gratuité des soins, on enterre de nuit, fuite des Marseillais, chômage ; Toulouse et Nîmes se ferment aux Marseillais.
–1768 – 2 août : La CAMPANE – propriété, commune de Marseille, quartier de Saint- Julien (mention au registre aux archives de la Major).
–1788 – 2 août : CONVOCATION DES ETATS GÉNÉRAUX (Duby Georges, Histoire de la France, 1987). Brienne annonce la convocation des états généraux pour le 1er mai 1789 mais, contraint de suspendre les paiements de l’Etat, il doit démissionner (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984).
–1789 – 2 août : L’ASSEMBLÉE SE TROUVE DEVANT UN CHOIX DIFFICILE – elle peut certes rétablir l’ordre, en brisant l’union du 14 juillet et en rassemblant le roi et la bourgeoisie contre les campagnes ; elle peut également apaiser les troubles en prêtant davantage l’oreille aux réclamations paysannes. Mais elle serait alors contrainte de dépasser ses objectifs originels en ce qui concerne l’expropriation de la noblesse et du clergé. L’alternative est délicate, mais, à présent, l’Assemblée doit aller très vite (Agenda du Bicentenaire, DIMANCHE 2 AOÛT).
–1791 – 2 août : Le clergé s’insurgeait contre les nouvelles lois le régissant et, le 2 août, jour du renouvellement du serment, le curé et trois de ses » vicaires n’acceptèrent pas de reconnaître l’évêque élu et refusèrent de prêter serment. Ils remirent les clefs de la maison curiale au maire. Le vicaire Icard porta le serment suivant la formule et sans restriction. Il fut ainsi déclaré prêtre assermenté et nomme pro-curé de la paroisse tandis que le curé Boyer et ses collègues, non assermentés, étaient avisés qu’ils avaient cessé d’être fonctionnaires publics et considérés comme réfractaires. Les révolutionnaires de La Ciotat avaient orné la statue de la Vierge de la paroisse d’une écharpe tricolore en bandoulière. Tandis que le curé officiel exerçait ses fonctions dans l’église des pères Servîtes, les insermentés étaient tolérés dans l’église des Minimes. (Marius DEIDIER – Histoire La Ciotat, 1965).

–1793 – 2 août : A La Ciotat, la municipalité girondine Magloire Olivier célébra à la paroisse, par un Te Deum, la fête nationale du 14 Juillet puis, avec le clergé constitutionnel, la cérémonie continua à la Tasse à l’autel de ta Patrie où le citoyen président prononça un discours dans lequel il exprimait son mécontentement pour l’abstention des gens de son parti aux cérémonies du 14 Juillet. Magloire Olivier les blâma publiquement, le 2 août, dans une proclamation écrite dans le style du temps ampoulé et rempli d’allégories et de réminiscences antiques. On engageait les citoyens retirés depuis le commencement des troubles à leurs maisons de campagne et n’en sortant plus que pour des affaires très importantes, à revenir en ville parmi leurs concitoyens (Marius Deidier, Histoire de La Ciotat,1965).

–1793 – 15 juillet : Carteaux s’installe au camp du Pontet à deux kilomètres d’Avignon, où le capitaine Bonaparte se présente à lui. Ce jeune capitaine d’Artillerie qui a quitté Nice le 8 juillet devait se rendre à Avignon pour organiser un convoi de poudre à destination de l’armée d’Italie, mais il n’a pu dépasser Cadenet, et le voilà bien embarrassé. Il est vraisemblable que Ca
–1794 – 2 août (15 thermidor de l’an II) : Elevage – Economie – Guerre – Municipalité – Population – Société – Lors de la séance du 15 thermidor an II de la République française une et indivisible (2 août 1794), il n’y a aucune allusion du conseil général du Beausset aux événements parisiens qui ont entraîné la chute de Robespierre et de ses partisans. Trois sujets sont à l’ordre du jour. Tout d’abord, l’achat de onze moutons par la commune. Ensuite un certificat de civisme est établi pour deux beaussétans qui l’ont demandé depuis les frontières du nord de la France. Il s’agit de François Pélissier, sous-lieutenant du 4ème bataillon du Var, et Victor Prébois, lieutenant de ce même bataillon. Enfin, la troisième délibération nous confirme qu’il y a au Beausset à cette date un » comité de surveillance » en activité. Les membres de ce comité sont invités à désigner un concierge pour son local. Ce concierge recevra comme appointements 300 livres par an.
–1795 – 2 août (15 thermidor)
La Convention ordonne la célébration du 10 août dans toutes les communes de France et aux armées.
Le 27 juillet (9 thermidor), avec l’entrée en fonctions des commissions militaires formées par Tallien et Blad pour juger les émigrés capturés à Quiberon, sur 751 émigrés condamnés, 748 ont été fusillés. Le 2 août, la Convention rappelle à Paris ses deux représentants (Yann Fauchois, 2001).

(Egypte – aux environs du lac Karoun. Cl. H. Ribot)
–1799 – 2 août : JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE 1798 – 1801 (Abbd-al-Rahman al-Jabarti) – « Vendredi 26 [2 août 1799] Arrivée d’une lettre des Français relatant ce qui est arrivé. Je n’ai pu être en mesure de la reproduire. »
–1802 – été : le 8 thermidor An X (été 1802), le corsaire Jansolenq de La Seyne sur “l’Hirondelle”, conduit une prise à Algésiras, la Paix de Bâle ayant été faite avec l’Espagne le 24 juillet 1795. C’est à ce moment qu’est signée la Paix d’Amiens, le 25 mars 1802, avec l’Angleterre.
–1802 – 2 août : CONSULAT A VIE – sénatus-consulte instituant le Consulat à vie après un plébiscite (Jean-Charles Volkmann, 1997). La marche vers l’Empire a commencé pour Bonaparte (cf. le 2 août 1804).

–1804 – 2 août : ETABLISSEMENT DE L’EMPIRE – Proclamation des résultats du plébiscite sur l’établissement de l’Empire, qui est approuvé par 3 521 675 oui contre 2579 non (Gueniffey P., 2001, p. 1327).
–1815 – 2 août : ASSASSINAT DU MARÉCHAL BRUNE– Appelé à Paris par le ministre de la Guerre, le maréchal Brune adressa, le 31 juillet, un ordre du jour à ses troupes et, le lendemain, à 3 heures du matin, il prenait la route de la capitale. En chemin, l’infortuné maréchal devait trouver une mort horrible car il fut assassiné à Avignon le 2 août 1815 par une bande de forcenés et de fanatiques. Mais la promesse qui lui avait été faite fut tenue ; les alliés n’entrèrent pas à Toulon qui ne connut pas ainsi, grâce à ce soldat de l’Empereur, la honte de l’occupation étrangère (Louis Baudoin, 1965, p. 455).
–1823 – 2 août : MORT DE LAZARE CARNOT qui fut successivement mathématicien, physicien, général (« l’organisateur de la victoire ») et homme politique.
–1830 – 2 août : ABDICATION DU ROI – A la suite des Trois glorieuses, le roi Charles X abdique. Louis-Philippe lui succède.

(Sanary, le môle du couchant et l’ancienne carrière des Baux. Coll. H. Ribot)
–1867 – 2 août : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Vendredi, St Etienne – Vent d’ouest – bonne brise – pendant la nuit dernière, il y a eu un orage violent accompagné de tonnerres et de grêle mais l’eau n’a pas été bien abondante. En sondant le terrain de la campagne, j’ai trouvé une épaisseur mouillée d’un travers de doigt environ. C’est égal, les arbres et les plantes ont été contents de boire par les feuilles à défaut des racines, car depuis le mois de janvier, il n’est pas tombé assez d’eau pour les satisfaire. (à suivre).
–1885 – 2 août : ÉCLAIRAGE AU PÉTROLE A SAINT-MANDRIER – Pour la section de Saint-Mandrier, le conseil municipal de La Seyne adopte un projet d’éclairage au pétrole comportant onze becs. Le conseil autorise l’administration à faire confectionner les réverbères suivant le croquis exécuté par M. Audemard. Lorsqu’on remplaça l’huile par le pétrole, il y eut des réticences dans le hameau. Le pétrole coûtait cher et représentait le «modernisme». En 1885, M. Giraud, grand-Père de Mme Pascalin, tenait la Boulangerie de «La Vieille-, et s’éclairait encore avec la lampe à huile pour faire le pain. Son fils insistait pour le voir utiliser la lampe à pétrole, mais il ne voulait pas de peur que le pain ait le goût du pétrole (Gisèle Argensse, 1989, p. 81).

–1891 – 2 août : LE PETIT VAR STIGMATISE L’ATTITUDE XENOPHOBE DE CERTAINS COMITES DES FÊTES : « Le lauréat perpétuel [Estienne] n’est , paraît-il, accepté nulle part dans les concours et cependant son nom s’inscrit parmi les concurrents d’un jeu suffisant à attirer un millier de spectateurs en plus dans la localité où il était organisé […]. On invoque dans certaines communes des raisons de nationalité qui n’ont rien à voir avec de telles questions. Le « grand Estienne » est d’origine italienne mais dans les grands tournois organisés en France, régates ou courses de chevaux, l’internationalité n’est jamais un motif d’exclusion. Nous osons dire que c’est quelquefois ce caractère cosmopolite qui consacre le charme de ces tournois nautiques ou hippiques. Les Espagnols ne furent-ils pas admis à nos régates à l’aviron l’année dernière lors des fêtes locales. Pourquoi n’en serait-il pas ainsi pour le jeu de paume ? Le « grand Estienne » qui, jadis choyé, recherché par toutes les localités, se voit refuser les portes aujourd’hui, prétextant qu’il est étranger ! ]. »
Quatre jours plus tard, la localité du Beausset le mit hors concours en lui décernant une médaille commémorative de son mérite et de son adresse mais l’écarta des gains de la victoire. L’allusion de l’article précité montre que la crispation nationaliste ne touchait pas les pratiques sportives qui avaient encore un caractère mondain et moderne affirmé et qui développaient une sociabilité ouverte incluant les étrangers mais qui gardaient une nette distance sociale.(d’après « Le Petit Var » du 2 août 1891, cité par Jean-Pierre Gauguin, dans « Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).

–1899 – 2 août : MORT DU GÉNÉRAL ROSE – Le 2 août 1899, le Général ROSE, restaurateur du domaine de la MILLIERE, et un des créateurs des Vins de BANDOL, meurt. Il est inhumé à SANARY dans un tombeau qu’il a fait construire depuis peu par l’entreprise GERMAIN. La rue de l’HOTEL DE VILLE prend le nom de Général ROSE le dimanche 21 novembre 1899. Il laisse 100F au Bureau de Bienfaisance et son buste à la Mairie. Sa légataire universelle, Madame de LA PERELLE, acceptera ce leg fait à SANARY. Né à Toulon le 25 septembre 1812, le général ROSE était le fils de Hugues et de Anne Thérèse Fany CALLENES. Veuf en premières noces de Gracieuse DARRICARERE qui décéda en 1864, il se remaria avec Caroline MINVIELLE en 1869. Le général ROSE acheta une partie du château et des terres de la Millière appartenant à Jean-Baptiste FLOTTE . Il rénova le domaine pour venir y finir ses jours. Sa seconde épouse acheta en juillet 1874 une autre partie de cette propriété à Jean-Louis GRANET afin de lui redonner sa superficie ancienne. La carrière militaire du général ROSE dura 38 ans, en France, en Algérie, en Italie, et Orient. Il eut de nombreuses citations. Il légua la sommez de 1000 francs ainsi que son buste en marbre. Il fit du bien autour de lui, jusqu’à sa mort, le 2 août 1899 en son château de la Millière. Sa dépouille, ainsi que celle de sa femme, sont au vieux cimetière de Sanary. Son nom fut donné à la rue de l’Hôtel de Ville le dimanche 21 novembre 1899.
–1900 – août : MARSEILLE – JOSEPH GARIBALDI. Peintre français né à Marseille le 12 mai 1863, mort à Marseille le 6 mai 1941. Fils d’un employé italien de la firme Noilly Prat à Marseille, le talent de Joseph Garibaldi est détecté par Louis Prat, patron de l’entreprise, qui le fait inscrire à l’Ecole des Beaux-Arts de cette ville. La venue à Marseille du peintre lyonnais Antoine Vollon est décisive : sous son influence et sur ses conseils, il expose au Salon. Garibaldi devient son ami dévoué, c’est lui qui en août 1900 l’assistera dans ses derniers jours.
–1914 – 2 août : GUERRE – MOBILISATION GÉNÉRALE –

1. LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS DÉCRÈTE LA MOBILISATION GÉNÉRALE. La France et l’Allemagne vont entrer en conflit. Le dimanche 2 août, ayant recensé les sources les plus diverses, les Français se situent « à peu près à égale distance de la consternation et de l’enthousiasme, amalgamant en quelque sorte la résignation et le sens du devoir ». À la salle Wagram, le 2 août, à la réunion du Parti socialiste qu’avait convoquée Jaurès, Edouard Vaillant, le vieux révolutionnaire de la Commune, déclare : « En présence de l’agression, les socialistes rempliront tout leur devoir. Pour la Patrie, pour la République, Pour l’Internationale ». Beaucoup d’habitants de la section de Saint-Mandrier étant marins sont incorporés dans la marine nationale dont une armée navale puissante était basée à Toulon sous le commandement de l’amiral Boué de la Peyrière qui avait son pavillon sur le cuirassé « Courbet ». Le chantier du Creusot à Saint-Mandrier va fonctionner un peu au ralenti jusqu’au 20 août 1915. (Gisèle Argensse, 1989, p. 146 et 149).
2. MORT DE JULES ANDRÉ PEUGEOT, premier tué de la première Guerre mondiale.

3. LES différents ÉTATS-MAJORS ESCOMPTAIENT UNE GUERRE COURTE, FONDÉE SUR DE RAPIDES MOUVEMENTS D’ARMÉES : nul n’avait mesuré combien la puissance de feu des armes modernes modifiait les conditions de la stratégie. La tentative de débordement de la France par le nord, menée par l’armée allemande au prix de la violation de la neutralité belge, sera bloquée sur la Marne en septembre 1914 après des succès initiaux.
–1914 après le 2 août : Saint-Mandrier – Louis Clément, qui appartient à l’administration des PTT, est mobilisé pendant la guerre, il est incorporé dans le service des transmissions de l’amirauté implanté à Toulon. Le jeune militaire rencontre celle qui deviendra son épouse dans un bureau de la Poste centrale où elle exerce comme standardiste. Marie-Léontine Hasselot, née en 1890, est une réfugiée lorraine (Ken Nicolas, vol. 1).

(ancien cimetière de l’hôpital de Saint-Mandrier. Cl. H. Ribot)
–du 2 août 1914 au 11 novembre 1918 : Le nombre de corps inhumés dans le cimetière de l’hôpital de Saint-Mandrier, pendant la période du 2 août 1914 au 11 novembre 1918, s’est élevé à 1821, dont 128 ennemis, ainsi répartis : Allemands: 50 ; Autrichiens : 30 ; Bulgares : 36 et Turcs : 3 ;

–1929 – 2 août : ALAIN GERBAULT – Le 2 août 1929, Alain Gerbault reçoit la Légion d’honneur à bord du torpilleur « L’Adroit ».
–1934 – 2 août : MYSTÈRE AUTOUR DE LA MORT DU MARÉCHAL VON HINDENBURG – Un mystère élucidé ? A la fin de juillet 934, le vieux maréchal von Hindenburg demandant à son médecin :
– L’ami Heinz est-il déjà dans la maison ? ».“ L’ami Heinz ”, c’est ainsi que l’on appelle parfois la Mort en Allemagne.
-Non, répondit le médecin, mais il rôde dans le jardin.
Et le 2 août, à neuf heures du matin, “ l’ami Heinz ’’ quittait le jardin, entrait dans la maison et emportait avec lui l’âme du “ vieux monsieur ” — der alte Herr. Or, à midi, en même temps que l’annonce de la mort, on faisait savoir au Reich qu’une loi avait réglé la succession du maréchal : Hitler cumulerait ainsi les fonctions de chancelier avec celles du président de l’État.
Ce même matin, l’armée, la marine et, bien entendu, les membres du Parti, prêtèrent serment au chef suprême de l’Allemagne. – N’était-ce pas un peu précipité peut-on raisonnablement se demander ?
Si l’on se réfère à l’avis de M. François-Poncet, ambassadeur de la France à Berlin, il n’est pas plausible qu’une révolution de cette portée ait été accomplie en trois heures. Il est même plus que probable que le maréchal était mort le 1er août et qu’on a caché la nouvelle pendant vingt-quatre heures pour se donner le temps de rédiger la nouvelle loi et de faire prêter serment.
Pourquoi ce scénario ? Le “ vieux monsieur ” attendant depuis plusieurs semaines la visite de « l’ami Heinz”, rien de surprenant à ce que tout ait été minutieusement préparé. Et cette préparation aurait pu être tenue secrète direz-vous ? Cela paraît plus aisé que de cacher la mort du chef d’État durant vingt-quatre heures. Le secret est encore plus grave. A la mort du “vieux monsieur”, Goebbels, ministre allemand de la Propagande, déclara que le défunt n’avait laissé aucun message post mortem. Or, deux semaines après la visite de “ l’ami Heinz ”, on retrouve un testament approuvant l’action menée par Hitler qui avait permis à l’Allemagne de franchir “ un pas décisif ” et souhaitant que cette action puisse continuer à se développer. Chacun sait avec quelle répugnance Hindenburg haïssait le chancelier qu’il avait été obligé d’accepter. Or, ce document a miraculeusement été retrouvé et publié la veille du plébiscite par lequel on invitait le peuple allemand à donner son accord à la réunion des fonctions de Chancelier et de Président du Reich entre les mains de Hitler. N’est-il pas vraisemblable que le testament ait été fabriqué de toutes pièces ? (d’après André Castelot, 1962)

–1936 – 2 août : MORT DE LOUIS BLERIOT.
–1940 – 2 août : CONDAMNATION À MORT DU GÉNÉRAL DE GAULLE – «L’ex-général de Gaulle», précédemment mis à la retraite avec le grade de colonel à titre disciplinaire, puis condamné à quatre ans de prison, est condamné à mort pour « trahison » (Le Petit Journal du 2 août 1940). Le tribunal militaire le condamne aussi à la dégradation militaire et à la confiscation de ses biens pour atteinte à la sûreté de l’état et désertion à l’étranger en temps de guerre (Gisèle Argensse, 1989, p. 214).

–après le 2 août ? : Les démobilisés reviennent au village et touchent une prime de démobilisation de 800 F (Gisèle Argensse, 1989, p. 214).
–après l’armistice : Démobilisé, Toussaint Merle reprend son poste d’instituteur à la rue Messine. Dès la mise en place de la Municipalité vichyssoise, il prend des contacts avec les vieux militants locaux du Parti communiste : François Cresp, Georges Monaco, Odiardo, Giraudeau,… Il n’envisage même pas de rencontrer les socialistes seynois dont il condamne le manque de réaction contre les pouvoirs du nouveau régime politique. Au cours d’une réunion clandestine chez le garagiste Monaco, le Parti communiste est reconstitué avec des éléments nouveaux, la plupart des anciens se trouvant dans les camps et les prisons de France et d’Algérie. Toussaint Merle y adhère donc dans une période particulièrement dangereuse, celle de la clandestinité (Marius Autran, tome 2, 1988).
–1944 – 1er août :
1. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT DE NORMANDIE : Le 30 juillet au soir, les troupes allemandes reçoivent l’ordre de tenir Avranches, pierre angulaire de l’action défensive. Comme l’indique le maréchal von Kluge dans son message radio « de la chute d’Avranches dépend l’issue de la lutte sur le front occidental. »
Ainsi, le sort de la guerre tenait à un pont.
Le 31, les Allemands pulvérisaient les nids de résistance américains aux abords de la ville et tenaient en respect les chars que le plafond nuageux très bas empêchait l’aviation de protéger. Malheureusement, vers midi, le temps s’éclaircit. En moins d’une heure, les chasseurs bombardiers US étaient de retour et les chars américains pouvaient se ruer et refouler vers le sud et l’ouest le groupe de combat allemand.
La percée d’Avranches fut le moment décisif de la bataille de Normandie. Dans une entreprise téméraire, le général US Patton lança sur un pont unique, sa troisième armée dans le goulet d’Avranches pour la faire déboucher en France, dans de grands espaces libres. En 72 heures, pas moins de sept divisions, soit plus de 100 000 hommes et plus de 1500 véhicules s’engouffrèrent ainsi. Un tour de force sans précédent ! Après quoi, les forces américaines s’étalèrent en éventail dans la campagne française.

(l’armée de Patton dans le goulet d’Avranches)
Agissant selon les principes de Guderian, Patton fonçait, laissant à l’infanterie le soin de protéger les flancs de son armée blindée, lui-même n’ayant qu’un seul objectif « … en avant ! », alors qu’au même moment, le général von Choltitz dira au commandant de la VIIe armée allemande, le général Hausser, « si la porte d’Avranches n’est pas refermée sur le champ, tout le front allemand en France va s’effondrer. »
Le 4 août, Rennes tombait ouvrant aux alliés la porte en direction de Paris. (Paul Carell, Ils arrivent).
2. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT SUD : Nouvelle expédition allemande dans la région d’Aups (2 FTP fusillés à Tourtour, des arrestations). Action contre le Haut-Var et la région d’Aups en particulier poursuivie les 6 et 12 août (plusieurs arrestations) (Var 39-45).
–1945 – 17 iuillet-2 août : Conférence de Potsdam à laquelle Charles de Gaulle n’est pas invité (Jean-Charles Volkmann, 2003).
–1954 – 2 août :
-MORT DE COLETTE dans son appartement. Voici, en vrac, quelques-uns de ses livres présents dans notre bibliothèque : « Claudine à Paris », Albin Michel, 1931, 250 p. ; « Mitsou ou comment l’esprit vient aux filles », Paris, Arthème Fayard, 1946, rééd. Paris, Livre de Poche, n° 630, 1960, 182 p. ; « L’entrave », Flammarion, rééd. J’ai Lu 106, 1969, 248 p. ; « Le blé en herbe », Flammarion, 1969, rééd. Famot, Genève, 1975, 252 ; etc.
-LA REALITE DEPASSE LA FICTION – Les jeunes filles ayant passé le C.A.P., qui ont versé les 200 francs réglementaires, sont priées de retirer leur corsage dans un délai maximum de 8 jours au bureau des H.L.M. (vu dans Progrès du 2 août 1954).

(la targue à Saint-Mandrier – arch. familiales).
–1965 – du 29 juillet au 2 août : Déroulement de la fête locale de Saint-Mandrier clôturée par la célèbre bouillabaisse populaire préparée par les pêcheurs. Participent le Bagad et la fanfare du Groupe des écoles des mécaniciens, la clique locale « l’Echo de la Presqu’île » dont le président Marcel Levesque et le chef de musique Michel Calone assurent la bonne marche, la société folklorique « La Respelido », dont M. Roger Portal assure la direction, entraîne les tambourinaires MM Jean Clément, Jean Marie Braxemeyer, Edouard Pescio. Un professeur de danse s’occupe clés danseurs et danseuses, Mme Sophie Pascalin s’occupe des costumes, M, Sage et Melle Fauchon président le groupe avec une grande compétence (Gisèle Argensse, 2000, p. 78).

–1973 – 2 août : MORT DU RÉALISATEUR JEAN-PIERRE MELVILLE.
–1980 – 2 août : TERRORISME, 80 MORTS EN ITALIE : A Bologne, un attentat terroriste d’extrême-droite fait 80 morts à la gare.
–1992 – 2 août : MORT DE MICHEL BERGER, auteur, compositeur et interprète.
–1996 – 2 août : MORT DE MICHEL DEBRE, l’un des fondateurs de la Cinquième République, qui fut également académicien.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 312e livraison).

(coll. H. Ribot)
Almanach du Département du Var pour l’An 1818 (extrait) – Var, 284 000 hab., M. Siméon fils (préfet), chef-lieu Draguignan (8010 hab.). Chef-lieu d’arrondissement (sous-préfecture) : Toulon (28170 hab. ; sous-préfet : M. Paul-Châteaudouble ; maire : baron de Drée C.). (…), canton d’Ollioules : Bandol (1240 hab. ; maire : Caboufigue, adj. Suquet), Evenos (621 hab. ; maire : Andrieu ; adj. : Cadière), Ollioules (chef-lieu, 2878 hab. ; maire : Martelly-Chautard ; adj. : Aubert et Curet), Saint-Nazaire (2320 hab. ; maire : Granet ; adj. Ourdan). Il est intéressant de noter que la famille Ourdan est arrivée accidentellement à Saint-Nazaire. En effet, en 1725, Le valet de ville François BONNAFOUX étant décédé, on eut bien du mal à le remplacer et on ne trouva qu’un habitant de TOURVES, le nommé OURDAN qui accepta cet emploi. Il fut nécessaire de lui donner en plus de ses gages quinze livres pour son logement. La Seyne (5560 hab. ; maire : Fauchier ; adj. Combal et Vicard), Six-Fours (2874 hab. ; maire : Baron ; adj. Nicolas et Denans). Juridictions des prud’hommes pêcheurs : (…) Port de Saint-Nazaire (MM. Sabatier fils, Cay, Figon fils, prud’hommes ; Andrac, trésorier ; Daniel, secrétaire-archiviste) ; (…). Justice de paix : canton d’Ollioules (Amic, juge ; Sube, greffier). Notaire à Saint-Nazaire : Reboul. Maîtres des ports de commerce : De Castillon, à Bandols. Curé : Ferrand, à Ollioules ; desservant : Deleuil, à Saint-Nazaire. Percepteur des contributions : Gardanne, à Saint-Nazaire. Douanes : receveur particulier, Courant, à Saint-Nazaire. Poste aux lettres : directeur, Couret, à Ollioules. Ni foire, ni marché déclarés pour Saint-Nazaire. (A suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 512e livraison :

(coll. H. Ribot)
(suite) en 1677 ; la Marine refaite par Colbert comptait 200 bâtiments de guerre auxquels s’ajoutaient les galères dont le nombre atteignait 40 en 1688.
Après la mort de Colbert, son fils, Seygnelay, continua son œuvre. L’ordonnance du 15 avril 1689 codifia est mis au point les réformes introduites dans la Marine royale depuis 20 ans. Elle consacrait la concentration de l’autorité dans l’ordre administratif entre les mains des intendants. Ceux-ci placés à la tête de chacun des grands arsenaux, avaient sous leurs ordres 1° les commissaires, 2° les capitaines du port. Sur les bâtiments et auprès des chefs d’escadres, le corps administratif avait des représentants dans chaque arsenal. Un conseil des constructions navales assurait la direction et le contrôle technique des travaux.
De 1686 à 1687, l’arsenal des galères de Marseille fut considérablement agrandi. La ville de Marseille et le pays contribuèrent dans de fortes proportions à la dépense. Les Marseillais versèrent 400000£ tandis que l’assemblée générale des communautés vota 110000 livres en 1685 et 1686. Des approvisionnements furent accumulés dans l’arsenal des galères en 1690. 2000 canons, 3500 bombes étaient réunies dans son parc et ses magasins.
Hélas, après la bataille de la Hougue, Louis XIV ne voulut plus armer d’escadres. Ce fut alors la guerre des corsaires, où s’illustra Forbin-Gardanne, qui prévalut. (A suivre).
LA SEYNE-SUR-MER. 215e livraison :

(Le dernier argument des rois – fort de Balaguier, La Seyne – cl. H. Ribot)
–1802 – été : le 8 thermidor An X (été 1802), le corsaire Jansolenq de La Seyne sur “l’Hirondelle”, conduit une prise à Algésiras, la Paix de Bâle ayant été faite avec l’Espagne le 24 juillet 1795. C’est à ce moment qu’est signée la Paix d’Amiens, le 25 mars 1802, avec l’Angleterre.
–1818 : Almanach du Département du Var pour l’An 1818 (extrait) – La Seyne (5560 hab. ; maire : Fauchier ; adj. Combal et Vicard), Six-Fours (2874 hab. ; maire : Baron ; adj. Nicolas et Denans).
–1885 – 2 août : ÉCLAIRAGE AU PÉTROLE A SAINT-MANDRIER – Pour la section de Saint-Mandrier, le conseil municipal de La Seyne adopte un projet d’éclairage au pétrole comportant onze becs. Le conseil autorise l’administration à faire confectionner les réverbères suivant le croquis exécuté par M. Audemard. Lorsqu’on remplaça l’huile par le pétrole, il y eut des réticences dans le hameau. Le pétrole coûtait cher et représentait le «modernisme». En 1885, M. Giraud, grand-Père de Mme Pascalin, tenait la Boulangerie de «La Vieille-, et s’éclairait encore avec la lampe à huile pour faire le pain. Son fils insistait pour le voir utiliser la lampe à pétrole, mais il ne voulait pas de peur que le pain ait le goût du pétrole (Gisèle Argensse, 1989, p. 81).
TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 35e livraison.

(suite) Rue des Boucheries. Il leur était défendu d’élever ou d’abaisser le prix fixé par le Conseil de ville sous prétexte que le débit était plus ou moins important; de mettre en vente sur la même table de la viande de mouton et de la viande de brebis ; d’exposer les animaux sans leurs pieds, à l’exception des bêtes sauvages, et les boucs « s’ils « n’avaient pas leurs articles » ; de placer de la graisse dans les reins des bestiaux ; d’enfler la viande de mouton, de brebis ou d’agneau avec un tube ou avec l’aide de la main ; il leur était seulement permis de la piquer sous les épaules avec un couteau pour laisser pénétrer l’air sous la peau, sans pouvoir toutefois le pousser soit avec le bras, soit avec un bâton ; de débiter des animaux morts de maladie ou accidentellement ; d’abattre les animaux à la manière des juifs, etc., etc., sous peine d’amende et de confiscation (Archives communales, AA. 98). Ce service était, comme ceux de la Poissonnerie et de la Panaterie, placé sous la surveillance d’agents communaux appelés « préposés à la boucherie » (Archives communales, BB). (A suivre).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

La scène se passe au bureau où un type appelle son collègue :
« Dis-moi Jean, je peux compter sur ta discrétion ?
-Ben oui, pourquoi ?
-Ben parce que j’ai besoin d’argent et de façon pressante.
-compte sur moi… c’est comme si tu ne m’avais rien dit ! »

Je vous souhaite un bon vendredi à tous et vous donne rendez-vous demain.

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