ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 29 JUILLET 2024 – 12e ANNÉE (n° 4507).
ILLUSTRATION. Toulon – La petite rade vue de la tour royale (Grosse Tour), cl. H. Ribot.
LES FÊTES.

Le 29 juillet, était encore en 1942 le jour de la fête de la PEGOTARIE à Marseille, celle des savetiers aux Grands Augustins. Le mot “pegotaria” vient du provençal “pega” (“poix”).
De nos jours, c’est sainte MARTHE que nous fêtons, la patronne des cuisiniers, Marthe dont le nom signifie, en araméen, “maîtresse de maison”, “hôtesse”.
Selon la tradition provençale, après la mort du Christ, elle se serait installée aux Saintes-Maries-de-la-Mer avec Lazare et Marie de Béthanie. Elle aurait vaincu la Tarasque – à Tarascon – où fut élevée en son honneur une collégiale royale sur l’emplacement de son tombeau.
A Marseille, la Confrérie des hôteliers ou hôtes cabaretiers, bouchonistes, cuisiniers, traiteurs, gargotiers et escandaliers, aubergistes ou chambristes célébraient leur patronne (l’escandalier était le marchand de vin au détail).
Partout ailleurs la sainte, en bonne ménagère, était la patronne de ceux qui accueillaient les visiteurs.
“En 1941, la Tarasque est sortie à nouveau pour la fête de la patronne de Tarascon. La procession fût belle. Le Sous-Préfet d’Arles, Jean des Vallières, y participa en uniforme. La Tarasque fût flattée et fit des démonstrations de satisfaction. Si lors des fêtes de Pentecôte, la Tarasque se livrait à des folies, à des jeux un peu dangereux surtout avec les serpenteaux en feu crachés par les narines, pour la fête de Sainte Marthe, le monstre se fait bénin. Une douce jeune fille représentant la sainte conduit la dévoreuse assagie par un ruban de soie. Cependant la demoiselle conserve à la main un bénitier et un aspersoir. Si par malheur, le mauvais sang refluait, la jeune fille aspergerait d’eau bénite la bête folle. Il n’en est pas question. C’est avec l’eau bénite que la sainte dompta le monstre. La figuration évoque ce souvenir” (rapporté par Marcel Provence, dans Calendrier des fêtes provençales, 1942).
Au calendrier républicain, le 11 du mois de thermidor An II, est le jour dédié au PANIC, une plante de la famille des Poacées dont certaines espèces sont cultivées comme céréales ou comme plantes fourragères.
Un dicton “météorologique” ?
“Mauvais temps le jour de sainte Marthe n’est rien car il faut qu’il parte”.
EPHEMERIDES.

-1044 – 29 juillet : Marseille. Concession par Geofroi, marquis et comte de Provence, de tous ses droits sur les immeubles du territoire de Marseille, que le vicomte Fouque et sa femme Odile voudront, donner à Saint-Victor et à l’église en construction de Saint-Pierre- de-Paradis. (réf. Henri de Gérin-Ricard et Emile Isnard, 1926 n° 126. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 13. a. Guérard, n° 34).
–1236 – 29 juillet : LIMITES DU TERRITOIRE DE LA CHARTREUSE DE MONTRIEUX (MEOUNES) – Par un acte scellé du sceau de plomb de Benoît d’Alignan, évêque de Marseille, Guillaume de Saint-Martial, grand vicaire de l’évêque de Marseille, arbitre un différend entre Guillelme, veuve de Hugues de Beaumont, et Etienne Alban, son procureur, d’une part, et Pons Constant, syndic du monastère de Montrieux (aujourd’hui sur la commune de Méounes), d’autre part, au sujet de la possession d’une partie de la colline de Beaumont. Cette partie est attribuée aux chartreux de Montrieux. Le même jour, G. Doscon Marciali, chanoine de Marseille, arbitre un différend entre le monastère de Montrieux et la communauté de Méounes et confirme les chartreux dans leurs droits et leurs possessions au puits de Beaumont. Cette terre de Beaumont, âprement disputée aux chartreux était l’une des limites du territoire des chartreux. Il y a aujourd’hui une bastide de ce nom (cf. Ephémérides, 2e année pour l’intégralité du texte en latin). R., 1980, p. 641 – au puits de Beaumont – G. Doscon Marciali, chanoine de Marseille (Chanoine non mentionné dans la liste des chanoines de Marseille, selon Raymond Boyer), arbitre un différend entre le monastère de Montrieux et la communauté de Méounes et confirme les chartreux dans leurs droits et leurs possessions (Raymond Boyer, 1980, p. 408-409 et p. 641. Original parchemin en mauvais état, A.V., 1H1824 ; copie Capus, p. 343 ; IND. : A.V., 1H3, fol. 188 ; GC, III, p. 661 ; Dubois, p. 31)
Controversie de Belmont. … Oblato ei libello, cujus series talis est, agit Guillelma, uxor quondam Hogonis de Bello Monte, contra Pontium Constantium, sindicum monasterii Montis Rivi, nomine ipsius monasteri, dicens quod dictum monasterium injuste detinet partem quandam cujusdam montis, qui vocatur Belmont, partem scilicet que propenditur a valle Sacerdotum et ascendit de sere in sere usque ad verticem ipsius montis, et aqua descendit usque ad Gapell, et ab ipso cacumine montis sicut propenditur de sere in sere versus occidentem usque ad Perreriam, et aqua decurrit ad Gapell, pertinentem ad dictam Guillelmam jure dominii vel quasi, et quia dictum monasterium partem dicti montis superius confrontatam eidem Guilleme, restituere contradicit…. Ex adverso, dictus syndicus proponebat se non teneri ipsi Guillelme Raimunde in peticione predicta…[témoins et participants :] Raimundini, bajuli de Meuna, pro domino episcopo ; et Hugonis Lamberti, Pontii Cadulla, Pontii Dalmatii, Pontii Muraire, Pontii Dalmacii, fratris Willelmi Dalmacii ; Gaufridi Rainaldi, Pontii Besaudun, Willelmi de Insula, Willelmi Martini de Massilia, Bertrandi Sabaterii, G. de Masalgis , Pontii Fabri, Gaufridi Verdaca, P. Constantii de Forquaquerio, Pontii Rodellat, Willelmi Molnerii, Ber. Melli de Cuers, Nicholai de Belgensiec, Guiraldi Garniera, Fulconis Rogerii, G. de Morteriis, Versiani de Solariis, Pontii Bautugat, Hugonis Johannis, prioris Montis Rivi ; Petri Willelmi, Pontii Michael, Bertrandi de Corredis, Willemi Ugonis, Petri Johannis, sacriste ; Johannis de Manuascha, correrarii ; Duranti, novici, monachorum dicto monasterii ; Durant Laotardi, Willelmi de Diu, B. de Sala, B. de Signa, G. Rogerii, Egidii, Guigonis, Aicardi de Auroneves, Andree Eron, B. Giraldi, donatorum et fratrum dicte domus. In presencia… dominus Willelmus de Sancto Marciali, vicarius, … ego, Raimundu de Acrimonte, publicus notarius Massilie…
–1474 – 29 juillet : Bastida de Babilloni (charte aux archives de l’évêché). Babilone – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Séon-Saint-Henri (1872). Babilone – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Séon-Saint-Henri. Première mention : 1254 – 2 septembre : Affare turris (charte aux archives de l’évêché).
–1518 – 29 juillet : GARDE DES FAROTS – Avec le début des guerres d’Italie au XVIe siècle, la garde des farots prend une dimension toute nouvelle. A la date du 29 juillet 1518, les syndics de Six-Fours écrivent à leurs collègues d’Ollioules « Nous vous informons comment ce matin du 29 juillet, vers le soleil levant ou peu après, nos gardes sont venus nous rapporter comment cette nuit vinrent deux fustes de Maures dans la calanque de Sicié. Nos gardes les ont chassés, puis ils sont partis dans un endroit appelle Fabregat et là ont mis des gens en terre. Notre garde estime à environ une centaine les gens qui y sont allés pour les combattre. De tout cela vous serez avertis, vous informerez la côte et paierez le porteur comme d’habitude. Pour vos frères et bons amis Les syndics de Six Fours ». Cette lettre illustre très bien les dangers auxquels sont confrontés les populations riveraines. Le fait qu’il y ait une telle mobilisation montre quelle pouvait être la solidarité des communautés face au péril (Ephémérides, 2e année).
–1666 – 29 juillet : JOUTES NAUTIQUES – Premières joutes nautiques à Sète à l’occasion de l’inauguration du port.

–1707 – 29 juillet : SIEGE DE TOULON – 5000 HOMMES ATTAQUENT LE FORT D’ARTIGUES : Les armées coalisées de Grande-Bretagne, d’Autriche, des Provinces-Unies et du duché de Savoie assiègent la ville de Toulon, du 29 juillet au 21 août 1707, dans le cadre de la guerre de Succession d’Espagne. Le 29 juillet 1707, après avoir inspecté les défenses toulonnaises, le duc de Savoie lance une première attaque forte de 5.000 hommes dans le but d’enlever les forts d’Artigues et de Sainte-Catherine qui verrouillent les accès est de la place de Toulon. Mais il échoue. (Ephémérides, 2e année).

–1712 – 29 juillet : MENACE DE PESTE A SANARY ET TOULON – Le 29 Juillet 1712, les intendants de santé de TOULON firent connaître à ceux de SAINT-NAZAIRE, que les intendants de NICE et ANTIBES leur avaient signalé un vaisseau anglais venant de SMIRNE dont l’équipage était atteint de la peste, visitait tous les bateaux génois qu’il rencontrait pouvant ainsi leur communiquer la peste. Il ne fallait donc pas que l’intendant de santé de SAINT-NAZAIRE, Honoré LAMBERT, autorise ces navires génois à entrer dans le port de SAINT NAZAIRE. Ils demandaient en outre qu’on les en prévienne. Malgré cela, un mois plus tard, les Intendants de santé de TOULON apprirent que l’entrée du port avait été donnée à un bateau chargé de briques et commandé par le patron TRABAUD. Ce bateau avait été pillé par une galiote ennemie. Il avait été relâché après qu’on lui eut pris la voile et d’autres agrès et dépouillé l’équipage. La même mésaventure était arrivée à un bateau de pêcheurs de la ville de TOULON, il avait été mis en quarantaine et SAINT-NAZAIRE aurait dû faire de même. Les intendants de TOULON étaient décidés à porter plainte contre SAINT-NAZAIRE pour ne pas avoir suivi les instructions précédentes. On devait considérer tous les corsaires comme suspects. Il fallut donc que le Conseil redouble de vigilance Car, comme nous le verrons en 1713, la menace de peste se précisera. Cette vigilance sera nécessaire car le port est de plus en plus fréquenté et son trafic augmente nécessitant des améliorations (Ephémérides, 2e année ; Rotger B., 1984).
–1720 – du 10 au 29 juillet : LA PESTE – LES ECHEVINS DE MARSEILLE REFUSENT DE SE RENDRE A L’EVIDENCE – Le Parlement d’Aix interdit d’entrer ou de sortir de Marseille:

10 juillet, on mure durant la nuit les maisons contaminées. 12 juillet, les échevins décident de mieux surveiller le Lazaret. 13 juillet, mort de 3 hommes qui ont transporté les étoffes du Grand Saint-Antoine au Lazaret. Les échevins rassurent les Marseillais et écrivent hors de Marseille qu’il n’y a rien d’inquiétant. Mais on sait que des étoffes du Grand Saint-Antoine sont sorties du Lazaret malgré l’interdiction.
Le 15 juillet, mort d’un fripier, de sa femme et d’une tailleuse.
Le 18 juillet, le docteur Sicard prévient que c’est la peste. Les échevins ne l’écoutent pas car d’autres médecins pensent que ce n’est pas la peste.
Le 21 juillet, le docteur Peysonnel réaffirme que c’est la peste.
Le 23 juillet, 23 morts, rue de l’Echelle. A partir du 24 juillet, Antibes, Nice, Gênes, ferment leurs portes à tout ce qui vient de Marseille. 26 juillet, les échevins envoient au Lazaret les malades suspects. 7 hommes qui ont transporté les étoffes du Grand Saint-Antoine meurent. Les parents des malades doivent aller au Lazaret de nuit ; beaucoup s’enfuient, emmenant la maladie avec eux.
28 juillet, les médecins marseillais se réunissent mais ne se mettent pas d’accord sur la gravité de la maladie.
29 juillet, les rassemblements religieux sont interdits. Beaucoup de riches s’enfuient dans leurs bastides ou hors de la ville ; on chasse les mendiants étrangers hors des remparts, on enferme les autres à la Charité. L’Arsenal des galères, Saint-Victor, les forts Saint-Jean et Saint-Nicolas d’isolent. Le Parlement d’Aix interdit d’entrer ou de sortir de Marseille
(Ephémérides, 2e année ; Maurice André, 1983).
–1789 – 29 juillet : LE PROJET DE REGLEMENT A ENFIN ETE SOUMIS A L’ASSEMBLEE : il proposait que le recensement des voix soit fait par sections. L’Assemblée a préféré le recensement par appel général. Il proposait que toutes les motions admises soient imprimées. L’Assemblée a arrêté que seules les motions sur les finances, la Constitution et la législation seraient imprimées. Enfin, le règlement fixe la majorité des suffrages à la moitié des voix plus une. (Agenda du Bicentenaire, MERCREDI 29 JUILLET).

–1792 – 29 juillet : MASSACRES A TOULON – Le 29 juillet 1792, Joseph-Romain Denans, homme de loi, est massacré à Toulon par les terroristes. En fait, il semble que ce fut le 28 juillet 1792. Joseph-Romain Denans, de La Seyne, qui exerçait la profession d’homme de loi dans la ville de Toulon. Le malheureux avait essayé de se dérober à la bande armée qui le poursuivait, en se réfugiant dans l’église Saint-Louis ; mais arraché à cet asile, il fut conduit à la place Puget pour y subir son supplice. Massacré à coups de sabre, il fut pendu ensuite par un pied à une lanterne de la place. Il avait rempli, antérieurement, les fonctions d’accusateur public près le Tribunal civil du Var, fonctions qui avaient dû lui attirer la haine de certaines gens. Puis, c’est au tour du curé de Bandol, Gardon, d’être arrêté au Beausset. Le 29 juillet, on en prévient les bandolais. Mais ceux-ci semblent se désintéresser complètement de leur curé, et ils écrivent à la municipalité du Beausset pour dire « qu’ils laissent à votre prudence la conduite que vous avez à tenir à son égard. » (Ephémérides, 2e année)
–1793 – 29 juillet :


1. DUPLICITE DES EDILES TOULONNAIS – Entre le 14 et le 29 juillet 1793, les nouveaux administrateurs de la municipalité sectionnaire de Toulon, qui vient de renverser les Montagnards, font parvenir à la Convention une adresse assez surprenante : « Nous voulons la République une et indivisible ; chez nous, on ne voit aucun signe de rébellion. Les représentants Barras et Fréron mentent honteusement en nous dépeignant comme des complices d’intelligence avec les Anglais et les fanatiques de la Vendée. » En même temps, ils continuent à pourvoir au ravitaillement de l’armée républicaine d’Italie tout en envoyant des renforts à la ville de Marseille insurgée contre la Convention. (Ephémérides, 2e année)

2. LE SOUPER DE BEAUCAIRE – Le capitaine Bonaparte se fait annoncer aux autorités de Beaucaire, rendez-vous des insurgés du Gard, et se met en marche avec 100 hommes et ses deux canons. A la vue de cette troupe marchant sur le pont, Bonaparte en tête, des cris répétés de : Vive la République ! sont poussés par un groupe de citoyens rassemblés sur la rive droite du fleuve. On les prend pour des fédérés, car ce cri était alors commun aux deux partis. En un instant les pièces sont braquées, et l’on allait faire feu, quand un délégué des représentants du peuple accourt et dit : Arrêtez ! Ils sont des nôtres. – Ah ! C’est différent ; c’est très bien, répond Bonaparte d’un air très satisfait. Alors la petite troupe républicaine entre à Beaucaire sans avoir à combattre.
Dans la soirée, le Bonaparte soupa dans une auberge de Beaucaire avec des négociants de Montpellier, de Nîmes et de Marseille. La discussion qu’ont eu ces quatre hommes fut consignée par Bonaparte et devint son fameux dialogue intitulé « Le souper de Beaucaire ». Dans cette brochure d’une vingtaine de pages, par une argumentation politique et militaire, il démontre que l’insurrection du Midi est vaine et qu’elle sera vaincue. Ici, ses idées sont différentes de ce qu’elles étaient en arrivant au régiment en 1785.
Dans le dialogue avec ses convives de Beaucaire, il justifie la conduite du général Carteaux, ce chef, courageux certes, mais pour lequel il n’a aucune sympathie (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 24). « Vous appelez Carteaux un assassin : eh bien ! Sachez que ce général se donne les plus grandes sollicitudes pour l’ordre et la discipline, témoin sa conduite au Saint-Esprit et à Avignon : L’on n’a pas pris une épingle. Il a fait emprisonner un sergent qui s’était permis d’arrêter un Marseillais de votre armée, qui était resté dans une maison, parce qu’avait violé l’asile du citoyen sans un ordre exprès, L’un a puni des Avignonnais qui s’étaient permis de désigner une maison comme aristocrate. L’on instruit le procès d’un soldat accusé de vol. Votre armée, au contraire, a tué, assassiné plus de trente personnes; a violé l’asile des familles, a rempli les prisons de citoyens sous le prétexte vague qu’ils étaient des brigands » (Ephémérides, 2e année)
–1818 – 29 juillet : CAISSE D’EPARGNE ET DE PREVOYANCE – Jacques Laffitte et Benjamin Delessert créent à Paris l’institution nommée « Caisse d’Epargne et de Prévoyance ».
–1830 – du 27 au 29 juillet : LES TROIS GLORIEUSES – Les 27, 28 et 29 juillet 1830 sont trois journées restées dans l’histoire sous l’appellation des Trois Glorieuses. Elles ont été déclenchées par la promulgation de cinq ordonnances prises par le régime issu de la chute de l’Empire et portant sur la suspension de la liberté de la presse, la dissolution de la Chambre, la modification de la loi électorale, la convocation des électeurs pour septembre et la nomination de hauts fonctionnaires royalistes. A l’issue de ces trois journées, le roi Charles X, frère de Louis XVI, s’enfuit et laisse la place à Louis-Philippe, de la branche d’Orléans qui règnera de 1830 à 1848. (Ephémérides, 2e année)
–1836 – 29 juillet : INAUGURATION L’ARC DE TRIOMPHE – A Paris, on inaugure l’Arc de Triomphe voulu par Napoléon 1er au lendemain de la victoire d’Austerlitz : « vous ne rentrerez dans vos foyers que sous des arcs de triomphe ». La construction de l’édifice fut ordonnée le 18 février 1806. Construit par l’architecte Chalgrin, son inauguration en 1836 correspond au sixième anniversaire des Trois Glorieuses. Au départ, une revue militaire était prévue en présence de Louis-Philippe. Mais Thiers a persuadé le roi de s’abstenir de participer à la suite de l’attentat dont il failli être la victime et dont nous avons rapporté l’histoire (cf. Ephémérides, 2e année)). La revue militaire décommandée est donc remplacée par un grand banquet offert par le roi à 300 invités, tandis que c’est Thiers qui inaugure le monument à 7 heures du matin. Depuis 1896, l’Arc de Triomphe de l’Etoile est classé « monument historique ».

–1839 – 29 juillet : CONQUETE DE L’ALGERIE – Le 29 juillet 1839, la commune d’Ollioules loge un bataillon de 500 hommes au 12ème régiment appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique en attente d’embarquement pour l’Algérie (Ephémérides, 2e année).
–1840 – 29 juillet : PREMIERE REGATE EN FRANCE DE BATEAUX A VOILE. Cette épreuve est organisée au large du Havre par la Société des régates du Havre, fondée en 1838 par un petit groupe de passionnés et premier club nautique du pays. La course, quant à elle, se déroule selon un classement des départs par catégorie, tenant compte des caractéristiques et des pénalités de chaque bateau. Après avoir contribué aux jeux Olympiques de 1900, la société changera de statut à la fin des années 1910 pour devenir une association non lucrative répondant à la loi de 1901 (Ephémérides, 2e année).
–1863 – 29 juillet : L’ « ONONDAGA », PREMIER « MONITOR » A DEUX TOURELLES DOUBLES – L’ « Onondaga », premier « monitor » à deux tourelles doubles, fut construit en 1862 par la Continental Iron Works de New York, firme qui avait réalisé le Monitor d’Ericsson l’année précédente. Il déplaçait 2592 tonnes contre 987 pour le premier. Lancé le 29 juillet 1863 et commissionné en mars 1865 il traversa l’Atlantique à l’été 1868 à la remorque du transport l’Européen. Construit entièrement en fer, il possédait une ceinture de 13 cm recouverte par un pont de 8 cm. Les tourelles, seules parties vraiment saillantes sur une coque d’un franc-bord de 0,60 m, étaient protégées par près de 30 cm; elles étaient équipées au départ de deux pièces Dahîgreen de 15 pouces à âme lisse pour celle de l’avant et de deux pièces Parrot de 8 pouces pour celle de l’arrière. Elles seront réarmées en France par quatre pièces de 24 cm. L’ « Onondaga » ne quitta jamais la rade de Brest, la plupart du temps en réserve, il fut désarmé à partir de 1872. En 1875, il est réarmé pour essais, puis de nouveau placé en réserve l’année suivante. Désarmé à partir de 1880, il ne sera toutefois rayé qu’en 1901. Deux ans plus tard, il sera remorqué à Cherbourg pour y être démoli (Ephémérides, 2e année).
–1865 – 29 juillet : Entre les gares de Berre et de Rognac, à l’endroit où le chemin contourne une colline, et sur une espace de quelques centaines de mètres, — une des voies étant en réparation une seule restant affectée au passage des trains, — une rencontre a lieu entre le train express parti de Marseille à 14 heures 30, et le train omnibus venant de Lyon. Plusieurs wagons sont brisés, aplatis ou se trouvent superposés les uns sur les autres par l’effet de la secousse, il en résulte un grand nombre de blessés dont plusieurs sont recueillis à quelques mètres en dehors de la voie dans les champs où ils ont été lancés par la force du choc. (d’après l’Almanach de la Provence de A. GUEIDON)

–1867 – 29 juillet : SANARY ORGANISE SES PREMIERES REGATES – AGENDA DE Jean Baptise HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Lundi 27, Ste Marthe. 1867, fut une grande année pour les amateurs de Régates. Le maire avait profité de ses relations à PARIS pour obtenir des prix pour ces régates qu’il désirait organiser pour le bon renom de SAINT-NAZAIRE. Ayant obtenu satisfaction des ministères et du gouvernement, il obtint l’appui de la Société Nautique de Marseille.
Le dimanche 7 Juillet 1867, fut installée la commission des Régates. Les dix membres furent: Joseph FLOTTE, capitaine au long cours, Président Baptistin FOURNIER, capitaine caboteur, Spiridion MORIANI, capitaine au long cours, ROMAN capitaine au cabotage, FOURNIER fils de Baptistin, capitaine au long cours, BARLATIER, premier maître de manœuvre retraité, REBOUL aîné, fils du pilote, capitaine au cabotage, MARTINENQ charpentier, ROUX fortuné, capitaine au cabotage, FOURNIER aîné patron pêcheur.
Les premières régates furent fixées au 29 juillet, lundi, deuxième jour de la fête de Saint-Nazaire. Les prix furent offerts par le Cercle Le Progrès, 500 francs; le Cercle LA GAITE, 500 francs; le Cercle LA PAIX, 10 francs; la Société SAINT-JOSEPH, 50 francs; de plus le Cercle LE PROGRÈS avait souscrit pour le Jeu de Paume la somme de 60 francs. Les cartes d’invitation à participer à ces régates sont envoyées aux villes de Marseille, Toulon, la Seyne, Cannes, Agde, Cette, Antibes, Martigues, Saint-Tropez, Nice, La Ciotat, Bandol, Cassis, Saint-Raphaël et Fréjus.
Le 29 Juillet 1867, Sanary organise ses premières régates à l’occasion du deuxième jour de la fête de Saint-Nazaire. Les fontaines seront bénies ce jour-là ainsi que les quais. Les sculpteurs et les charpentiers avaient offert une cheville en cuivre et un marteau à Monsieur Michel à l’occasion du scellement des statues de la Marine et de l’Agriculture, cinq mois auparavant. (Ephémérides, 1ère année).
Deux bateaux de l’Etat viennent assister à ces régates. Ce sont le DAIM commandé par le baron ROUSSIN (bateau à vapeur), le FAVORI (autre bateau à vapeur) commandé par le lieutenant de vaisseau CAILLE. La fête de Saint-Nazaire est une grande manifestation. Les quais sont encombrés de toutes sortes de baraques et d’un bout à l’autre une forêts de mâts, portant oriflammes, donnent à notre port un air de fête exceptionnel. Une grande messe est chantée par l’orphéon que dirige Hilarion CROZE. C’est une musique dont il est l’auteur. Il y a tellement de monde que l’on a de la peine à circuler sur les avenues du port. Il y a même une grande baraque foraine avec des bêtes féroces». On y voit aussi la grande baraque du THÉÂTRE DES VARIÉTÉS dirigé par le sieur MICHEL. L’hôtel COURRAU (qui deviendra Hôtel Saint-Nazaire BEAUPORT) ne peut suffire à nourrir tous les clients affamés. Encore devant l’hôtel a-t-il établi une salle verte qui forme une annexe à son hôtel. Sur les quais, des mâts de cocagne pour hommes et enfants; le soir, une belle illumination.
Tous les bateaux qui doivent courir le lendemain sont là. Ils sont au nombre de trente.
Le soir, un grand feu d’artifices offert à la ville par Monsieur MICHEL, maire, fera plaisir à toute la population.
Parmi les bateaux venus pour les régates, on notera: « Fille de l’air de M. SAUTT de Toulon (3e série), « Exinène » (1ère série) de Monsieur ARGHALIER de MARSEILLE, « Le Phocéen » (2e série) de Monsieur LASSERRE de TOULON. Il y aura, venant du côté de Marseille, une véritable escadrille de bateaux de plaisance, de bateaux de pêche de La Ciotat et bien d’autres. Les bateaux de TOULON seront empêchés par le vent d’Ouest qui domine. Le lendemain, régates. Tout le monde a été content de la course malgré le vent fort et le ciel couvert.
–1877 – 29 juillet : LES GRANDS BOBARDS – COLONIE LIBRE DE PORT-BRETON, TERRES À 5 FRANCS L’HECTARE : Le 29 juillet 1877, les lecteurs du Petit Journal pouvaient lire cette étrange annonce : “ Colonie libre de Port-Breton, terres à 5 francs l’hectare. Fortune rapide et assurée sans quitter son pays. Pour tous renseignements, s’adresser à M. du Breil de Rays, consul de Bolivie, au château de Quimerch’ en Baussalec (Finistère). ” Qui était l’auteur de cette annonce ? Certains ont prétendu qu’il était le fils d’un barbier d’Avignon, mais il semble qu’il s’agissait bien d’un marquis authentique ayant roulé sa bosse de l’Ouest américain jusqu’au Sénégal et de Madagascar en Indochine. Après avoir lu un récit de Duperrey qui avait séjourné dans une île du Pacifique appelée Nouvelle-Irlande, le marquis avait conçu son affaire. D’abord, débaptiser le port naturel de l’île – Likilili pour les Canaques — et en faire, sur le papier, Port-Breton, puis récolter des fonds en vendant des hectares à cent sous — des hectares qui ne lui appartenaient pas — enfin faire partir des colons pour cultiver la terre promise. Et ce fut le succès ! Les “ terres à 5 francs l’hectare ” se vendirent comme des petits pains, si bien que M. de Rays déclara un jour qu’il ne restait plus d’hectares à cent sous, mais que de nouveaux terrains étaient mis en vente à 10 francs. Le marquis créa, en outre, une Société des Fermiers Généraux destinée à mettre en valeur Port-Breton. On vit alors arriver, au siège de l’entreprise, des dons “ d’une décourageante naïveté ” : (…) Bientôt, le marquis fonda un journal — la Nouvelle France — et acheta un premier navire — le Chandernagor — qui, le 14 octobre 1879, mettait à la voile pour l’Océanie. Chacun des quatre-vingt-neuf passagers avait en poche un contrat assurant, à l’arrivée à Port-Breton, “ le logement, la nourriture, 5 francs d’argent de poche par mois et, au bout de cinq ans, une propriété de quinze hectares et une maison de quatre pièces ”. A bord se trouvait tout un état-major semblable à celui décrit par Alphonse Daudet (cf. Son “duc de Mons”) et dont les membres étaient dressés les uns contre les autres par une étiquette ridicule. Il y avait là un gouverneur intérimaire — Titien de la Croix, baron de la Tille — qui se prenait au sérieux… mais qui n’en abandonna pas moins ses administrés avec quinze jours de vivres dès qu’il eut compris que seuls les moustiques pouvaient être heureux à Likilili, terre pestilentielle et marécageuse où les malheureux colons, après le départ de leur gouverneur furent vite décimés par les fièvres. Titien de la Croix, après avoir envoyé à la “Nouvelle France” télégramme enthousiaste, s’était hâté de vendre à Sydney le Chandernagor et sa cargaison. Puis il disparut à jamais. Cependant le marquis continuait sa propagande et put se rendre acquéreur de l’ “India” qui gagna Port-Breton chargé de trois cents émigrants italiens. Après avoir pataugé dans la boue, les survivants — presque tous mourants ou malades — durent être rapatriés. En dépit d’avertissements officiels, le marquis poursuivait son œuvre et envoyait trois autres navires vers la colonie. Le commandant de l’un d’eux — le “Gènil” — fut épouvanté en arrivant à Port-Breton et n’osa même pas débarquer sa cargaison. «J’ai trouvé à Likilili, écrira-t-il, dix-sept hommes dans un état de santé déplorable. Leur installation, que des nègres n’auraient pas habitée, était dans un creux malsain et humide… ” Quatre-vingt-dix-sept émigrants étaient partis sur le “Chandernagor” et le “Génil”, vingt-sept étaient morts, trente et un avaient disparu, deux moururent des suites de l’expédition, sept seulement retrouvèrent la France. Sur les trois cents colons embarqués sur l’“India”, trente trépassèrent en cours de route et deux cent cinquante périrent de froid à Port-Breton. Rays, devant cette débâcle, avait fui en Espagne. Le gouvernement français obtint son extradition et le marquis — le 27 novembre 1883 — comparaissait devant la huitième chambre du tribunal correctionnel de la Seine. Accusé d’avoir escroqué huit cent mille francs, le marquis le prit de très haut. Selon lui, son entreprise était parfaitement saine et honnête et il se comparait à Montcalm, à Lally-Tollendal et à La Bourdonnais. “ Je suis une victime de l’anticléricalisme ! ”. Il n’en fut pas moins condamné — le 2 janvier 1886 — à quatre ans de prison et à 4.000 francs d’amende. Mince consolation pour les 20.800 acheteurs d’hectares à cent sous ! Parmi les témoins, certains croyaient encore en lui et vinrent défendre celui qui avait été sur le point de prendre le nom de * Majesté Charles-Bonaventure Ier ”. En entendant le verdict, M. de Breil de Rays haussa les épaules. (André Castelot, 1962)
–1881 – 29 juillet : LOI SUR LA LIBERTE DE LA PRESSE – La IIIe République naissante promulgue la loi sur la liberté de la presse dont l’article 1er affirme : « l’imprimerie et la librairie sont libres ». L’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 stipulait que « tout citoyen peut parler, écrire, imprimer librement ». Article 23 modifié le 21 juin 2004 : « Seront punis comme complices d’une action qualifiée crime ou délit ceux qui, soit par des discours, cris ou menaces proférés dans des lieux ou réunions publics, soit par des écrits, imprimés, dessins, gravures, peintures, emblèmes, images ou tout autre support de l’écrit, de la parole ou de l’image vendus ou distribués, mis en vente ou exposés dans des lieux ou réunions publics, soit par des placards ou des affiches exposés au regard du public, soit par tout moyen de communication au public par voie électronique, auront directement provoqué l’auteur ou les auteurs à commettre ladite action, si la provocation a été suivie d’effet » (JO du 22 juin 2004).

–1890 – 29 juillet : DÉCÈS DE VINCENT VAN GOGH.

–1896 – 29 juillet : CEPET, CAMP D’ENTRAÎNEMENT MILITAIRE – Le 29 juillet 1896, deux compagnies du 44e régiment d’artillerie de forteresse, environ 460 hommes sous les ordres du capitaine commandant Niney, arrivent le matin à 7 heures par ferry-boat au Creux Saint-Georges (Saint-Mandrier) pour effectuer leurs exercices de tir après avoir informé la population par affichage. Une compagnie s’est dirigée vers la Croix des Signaux, tandis que l’autre prenait la direction du Gros Baou. (Ephémérides, 2e année)
–1900 – 29 juillet : ASSASSINAT DU ROI HUMBERT 1er D’ITALIE – Le 29 juillet 1900, le roi Humbert 1er d’Italie est assassiné à Monza, par un anarchiste du nom de Gaetano Bresci qui voulait se venger des évènements de Milan, une sanglante répression d’une manifestation ouvrière. Victor-Emmanuel II, fils du roi défunt, restera au pouvoir jusqu’en 1946, apportant dans un premier temps, une certaine période de calme à l’Italie (Ephémérides, 2e année).
–1907 – 29 juillet : PREMIER CAMP SCOUT, SUR L’ILE DE BROWNSEA – C’est en Afrique du Sud, lors du siège de Mafeking, que le britannique Robert Baden-Powell a l’idée d’utiliser de jeunes garçons comme sentinelles et éclaireurs. Fort de son succès, il écrit « Aids to scouting », petit ouvrage à destination des militaires. À son retour en Angleterre, il réalise que son ouvrage remporte un franc succès, tant auprès des jeunes que des éducateurs. Se plongeant alors dans l’étude des techniques d’éducation, il met au point un système qui permettra de canaliser les jeunes, délinquants ou non, en les encadrant dans un contexte aventureux. C’est finalement le 29 juillet 1907 qu’il mettra la théorie en pratique en créant le premier camp scout, sur l’île de Brownsea, en réunissant une vingtaine de garçons issus de différents milieux sociaux (Ephémérides, 2e année).
–1912 – du 29 juillet au 19 août : INCIDENTS ABORD DU SOUS-MARIN « MARIOTTE » (Q 74, type Mariotte) – perte totale sur le collecteur de l’induit bâbord lors des premiers essais de moteurs Diesel. Par la suite : Du 20/08 au 4/09, le sous-marin est totalement immobilisé pour réparer. 5/09 : essai de charge autonome au mouillage ; défrettage et coups de feu dans l’induit et l’enroulement de compensation du moteur bâbord. Du 5/09 au 22/10 : immobilisation pour réparation du moteur électrique bâbord.

–1913 – 29 juillet : DES SOUS-MARINIERS PERUVIENS AU CREUX-SAINT-GEORGES – Le 29 juillet 1913, une charmante réunion, «où dominait le sexe féminin» avait lieu au Creux Saint-Georges au bar de J. Cadière à l’occasion du départ des Péruviens de tous grades, en mission depuis six mois environ sur le submersible « Palacios » en achèvement aux chantiers du Creusot. De nombreuses invitations avaient été lancées à cet effet. Les héros de cette soirée convièrent à leur fête une partie de l’équipage grec et l’on vida les coupes de Champagne au Pérou, à la Grèce et à la France. Après que différentes allocutions furent prononcées, le gramophone de l’établissement égaya ensuite les jeunes gens des deux sexes qui assistaient à cette fête. Les bombes glacées furent ensuite servies et arrosées encore de Champagne et à minuit on prenait congé des Péruviens en leur souhaitant un bon voyage et une traversée des meilleures jusqu’à Callao leur destination. La section voyait ainsi défiler des délégations étrangères variées après les Péruviens, les Grecs, les Russes, les Espagnols, c’était au tour des Argentins. (Gérard Garier, 2012)
–1939 – 29 juillet :
1. RADIODIFFUSION NATIONALE – Le système administratif de la radiodiffusion publique se voit modifier par un décret. Jusqu’alors, seul le ministre des PTT en assurait la gestion. Devenue la Radiodiffusion nationale, l’administration radiophonique dépend désormais uniquement du Président du Conseil (aujourd’hui, 2014 : le premier ministre).

2. CREATION DU BATAILLON DE MARINS-POMPIERS DE MARSEILLE – Dissolution du corps des sapeurs-pompiers de Marseille et création du bataillon de marins-pompiers de Marseille.
–1941 – 28 et 29 juillet : LES FNFL DANS LA BATAILLE DE L’ATLANTIQUE – Le 17 juin 1941, le commandant des Western Approaches a demandé à conserver le Commandant Dominé dans son commandement pour l’affecter aux forces d’escorte de la Clyde. L’Amirauté britannique a donné son accord de principe le 7 juillet. Trois semaines plus tard, l’aviso fait des essais satisfaisants (28 et 29 juillet) et le 3 août, il appareillera en escorte du convoi OS 2 (Gérard Garier, Les avisos de 630 tonnes, le « Commandant Dominé »)
–1942 – 29 juillet : L’U.R.S.S. CREE LES ORDRES DE SOUVAROV, ALEXANDRE NEVSKI ET KOUTOUSOV – L’Union soviétique crée trois nouvelles décorations : « l’ordre d’Alexandre Nevski », « l’ordre de Souvarov », et « l’ordre de Koutousov » (André Rossel, 1985)
–1943 – 29 juillet :
1. ABOMINABLE INDIGNITÉ – DES CAMPS DE CONCENTRATION JUIFS POUR PROTEGER LES POINTS NEVRALGIQUES FRANÇAIS : Le 29 juillet 1943, Lucien Pemjean écrit dans le journal de la collaboration « Au Pilori » :
« Utilisons nos otages ! Qu’on dissémine les camps de concentration juifs autour des usines, des parcs d’aviation, des nœuds de voies ferrées, des casernements de l’armée d’occupation, autour de tous les points menacés par les escadrilles d’outre-mer, de façon que les bombes qui s’égarent sur les populations civiles frappent en premier lieu les enfants de Juda ! N’est-ce pas juste, légitime et de bonne guerre ? En même temps qu’on les rassemblera autour des objectifs d’intérêt militaire que prétendent seuls viser les Anglo-saxons, il faudra promulguer et faire rigoureusement appliquer un décret stipulant que, pour chaque victime civile des bombardements aériens, deux Juifs adultes seront passés par les armes. Deux d’abord, puis trois, puis quatre, puis cinq en augmentant d’une unité à chaque nouveau raid qui frappera notre population civile. » (Ephémérides, 2e année)
2. LIBERATION DE LA CORSE : Dans la nuit du 29 juillet 1943, pour sa cinquième mission en Corse, le commandant L’Herminier atteint le cap Gargalo et pose le « Casabianca » sur le fond dans la journée du 30 à 14 h 30, dans l’axe du golfe de Porto. (Ephémérides, 2e année)
3. GREVE AU PORTUGAL – Mouvements de grève au Portugal. Les grévistes sont réquisitionnés. Au bout de quelques jours, les autorités pourront annoncer que la situation est redevenue normale. (André Rossel, 1985)
–1944 – 29 juillet :
1. BATAILLE DE FRANCE – FRONT DE NORMANDIE : Après la libération de Coutances, le 28 juillet, il semble, 6 semaines après le débarquement que l’avance alliée soit aussi lente qu’en Italie. On se demande si les combats ne vont pas durer des années encore. Ce ne sera que le 4 août que le général Patton lancera ses blindés vers la Bretagne et prendra Rennes, le 10, ils seront à Alençon et le 12, ils menaceront Paris d’enveloppement. Alors, la supériorité alliée deviendra manifeste. (André Rossel, 1985)
Cette observation est contrebalancée par cette autre, provenant d’un auteur allemand pour qui « la stratégie alliée orchestrait à la perfection l’exploitation de sa supériorité matérielle sur le champ de bataille. On ne peut nier qu’il y eut là (…) une collaboration remarquable particulièrement de l’esprit scientifique et de la technique (…). Eisenhower (…) pouvait, avec des forces motorisées à 100%, brusquement opérer des concentrations de troupes et transporter tout aussitôt ailleurs le centre de gravité. A l’inverse, il pouvait rapidement conjurer les contre-chocs allemands s’ils venaient à provoquer des crises passagères. » (Paul Carell, Ils arrivent)
2. BATAILLE DE FRANCE – FRONT SUD – Le 29 juillet 1944, au cours de l’une de leurs expéditions tragiques, des occupants et leurs hommes de main français fusillent quatre résistants à Vins-sur-Caramy. (Ephémérides, 2e année)
3. Efficacité de l’action menée par les unités de la Résistance – Des extraits du journal de marche du groupe d’armées G (lre et 19e armées allemandes), regroupant les troupes d’occupation du sud de la France, soit la moitié du territoire national, prouvent l’efficacité de l’action menée par les unités de la Résistance. Formant l’équivalent de 15 divisions alliées, les FFI jouent un rôle important dans la libération de la France et le succès du débarquement en Normandie. Les sabotages et les embuscades se multiplient sur les arrières des troupes allemandes en Normandie. L’action des 30 000 FFI en Bretagne, soutenus par deux régiments parachutistes de la France libre, est particulièrement exemplaires, puisque 150 000 soldats allemands, fixés dans une importante guérilla, ne peuvent venir soutenir à temps les troupes hitlériennes engagées en Normandie en juin 1944 (Dominique Lormier, 2016) : « 29 juillet 1944 : la situation de la zone arrière du groupe d’armées G est telle qu’on ne peut plus parler de souveraineté du territoire. Retrait constant de troupes de la zone du groupe d’armées G entraîne sévère menace sur isthme Atlantique-Méditerranée.
–1950 – 29 juillet : JOUTES NAUTIQUES – « La République de Toulon et du Var » datée du 29 juillet 1950 nous apprend que les jouteurs de Saint-Mandrier viennent de se distinguer avec la victoire d’Antonin Esposito dans le port de la Coudoulière (commune de Six-Fours). Le correspondant met l’accent sur la « belle tenue » de Jacky Fera et consigne les avertissements reçus par les Guerry (dit le bulldozer) et Génaro (République de Toulon et du Var, du 29 juillet 1950).
–1951 – 29 juillet : SAINT-MANDRIER REÇOIT LA CROIX DE GUERRE AVEC ETOILE DE VERMEIL – L’attribution à la ville de Saint-Mandrier de la Croix de guerre avec Etoile de Vermeil est fêté dignement. Monsieur Robert, directeur des cars Etoile vient de prendre une heureuse initiative pour desservir correctement la commune : tous les bus à destination des Sablettes auront, sans discernement, Saint-Mandrier pour terminus. Par souci d’esthétique, la municipalité demandera aux nombreux pêcheurs de bien vouloir dégager tous leurs matériaux et matériels amassés sur les quais la veille du jour J. La veille un article paru dans République de Toulon et du Var en date du 28 juillet, lançait un appel aux Résistants pour qu’ils participent à cette manifestation : « Appel aux médaillés de la Résistance. Dimanche matin, l’esprit de la Résistance vibrera dans Saint-Mandrier. La remise de la Croix de guerre à cette commune sera l’occasion de la glorification des forces spirituelles de la France, des Français et leurs Alliés. Glorification du courage contre la lâcheté et la peur, de la ténacité et de l’esprit de lutte contre l’asservissement. Le choix de Saint-Mandrier n’est pas dû au hasard, mais à la haute valeur stratégique de cette commune, à l’attitude exemplaire de ses habitants durant l’occupation et, surtout, de ceux qui les guidèrent vers la Résistance. Tous les « vrais » de la Résistance seront là autour du chef national de l’A.S. (Armée Secrète), le général de Jussieu-Pontcarral. Nous rendrons un hommage de remerciements devant leurs familles, à ceux qui donnèrent volontairement leur vie pour qu’aujourd’hui nous soyons libres et heureux, mais aussi capables de maintenir l’idéal commun » (République de Toulon et du Var en date du 28 juillet 1951)… Dimanche 29 juillet : les Résistants varois, et mandréens en particulier, sont à l’honneur en cette belle et chaude journée estivale (…) Le bilan des pertes mandréennes (1942-1944) s’élève à dix-neuf morts. Ajoutons : un tué au maquis de Savoie (Monsieur Tournier), un autre en captivité, un déporté à Buchenwald (Marc Baron), sept blessés et trois incarcérés. (…) Les artères du village commencent à se remplir de badauds. L’ancienne tartane « l’Aîné », du capitaine Sancey, ramène de Toulon des barquées ininterrompues de visiteurs. Les cars Etoile déversent, eux aussi, des colonies entières de Varois, anciens résistants ou pas. Bref, aujourd’hui, le petit plan d’eau inondé de lumière bat tous les records d’affluence. Il y a même des parisiens paraît-il ! La place des Résistants en ébullition accueille de nombreuses formations militaires (armée de terre et marine). On remarque, entre autres, le 4e R.I.C. (Régiment d’infanterie coloniale) représenté par deux de ses bataillons au garde-à-vous. À côté, les canonniers marins, ainsi que plusieurs détachements de l’école des apprentis mécaniciens et de la base aéronavale. Au total, près de trois mille hommes ! La liste des invités est impressionnante également : Monsieur Arnal, député – Messieurs Lamarque et Soldani, conseillers de la République – Monsieur Eugène Montagne, conseiller général -Monsieur Eudier, sous-préfet – Monsieur et Madame Marc Baron – Monsieur Max Juvenal, chef régional M.L.N. (Mouvement de libération nationale) – Monsieur l’abbé Toutain, curé de Saint-Mandrier… Sans oublier les représentants des Conseils municipaux de Toulon et de La Seyne, les personnalités militaires, les associations patriotiques de la région Provence et de très nombreuses délégations de résistants, de combattants, de mutilés, de veuves F.F.I., F.F.L., ou de médaillés de la Résistance, Neuf heures : voici l’arrivée des hautes personnalités civiles et militaires : Monsieur Louis Ottaviani, préfet du Var – l’amiral Sas, préfet maritime – l’amiral Pothuau, commandant l’escadre et le général de Jussieu-Pontcarral. Une revue des troupes suivie d’une remise de décorations ouvre les cérémonies. Neuf heures trente : Louis Clément gravit, en compagnie de madame Sterckman, les quelques marches du kiosque à musique situé sur la grande place. Celle-ci porte dans ses mains un coussin sur lequel a été brodé le blason aux armes de la presqu’île conçu par Jean Clément. L’officier d’ordonnance du général de Jussieu-Pontcarral commence alors la lecture de l’élogieuse citation qui octroie à Saint-Mandrier la Croix de guerre avec Etoile de Vermeil. Puis, dans un silence recueilli, il épingle sur le coussin la médaille en question. À la suite de cette cérémonie, par décision du Conseil municipal, elle apparaîtra désormais dans le bas du blason communal. Voici un extrait du discours de Monsieur Clément : « Qu’il me soit permis en votre nom à tous d’adresser un hommage ému à tous nos camarades de la Résistance qui ont été fusillés les armes à la main, à l’orée d’un bois, ou collés sans jugement contre un mur. A notre camarade Tournier, fusillé à son poste au maquis de Savoie, à tous ceux qui ont souffert sous les tortures dans les camps de la mort, à tous les déportés pour leurs actions dans la Résistance et qui ne sont jamais revenus, à tous ceux qui sont tombés pour la libération de notre sol, inclinons-nous bien bas devant leur mémoire, n’oublions jamais leur sacrifice, car ils sont morts pour nous conserver notre liberté ». Puis, Max Juvenal rend un vibrant hommage aux résistants et aux troupes de tous les pays en lutte contre l’asservissement. Monsieur Vasseur, quant à lui, secrétaire national du Mouvement de libération national (M.L.N.), s’adresse aux jeunes : « La grande leçon de la Résistance, c’est que la politique doit tendre à se confondre avec la morale universelle, que la liberté est la première exigence de l’homme, que celui qui ne croit pas à la liberté ne croit pas à l’esprit car jamais l’esprit ne se séparera de la justice, et jamais il n’abdique l’honneur humain ». A 10h 30, débute le défilé des troupes précédées par la musique de l’école des mécaniciens et celle du 4ème RIC. Puis c’est la cérémonie au monument aux Morts. A 11h 30, un vin d’honneur est servi dans la cour de l’école pour toutes les personnalités. M. Ottaviani, Préfet du Var, prononce un discours. L’après-midi est réservé aux festivités : jeux divers, tournoi de joutes provençales. En soirée : bal sur la place des Résistants (Ken Nicolas, vol. 1, p. 41-50 ; Ephémérides, 2e année)
–1953 – 29 juillet : LA REALITE DEPASSE LA FICTION – Nos industries vont produire du savon Flora, des casseroles, des clous et du papier hygiénique. Mais il est difficile de juger des besoins du marché pour ce dernier article, car nous en manquons depuis très longtemps (vu dans Paris-Dakar du 29 juillet 1953).
–1954 – 29 juillet : LA REALITE DEPASSE LA FICTION
– Trois milliards de Français cherchent un logement (vu dans Brive-Information du 29 juillet 1953).
– Le ministre de l’Agriculture a assisté hier dimanche à la finale du concours national de labour. Cette manifestation groupait 14 laboureurs venus de 40 départements (vu dans Novelle République du Centre du 29 juillet 1953).

–1955 – 29 juillet : Naissance à Marseille de Jean-Luc Ettori. Ancien gardien de buts professionnel de football, il débuta avec les Monégasques le 21 décembre 1975 à Bordeaux pour une défaite 3 à 1. De plus, son club termina 18e et est relégué en D2. Il ne rejoua qu’au début de la saison 1977-1978 quand l’AS Monaco retrouva sa place parmi l’élite du football français. Installé dans les cages monégasques, il démontra son potentiel : d’abord il délogea l’international Yves Chauveau, titulaire du poste, pour ensuite être sacré champion de France avec le club princier en fin de saison. Jean-Luc prit part à trente-quatre rencontres de championnat et s’installe définitivement comme le numéro un. En 1882 ; il fit une entrée en matière catastrophique contre l’Angleterre (1-3) pour son premier match officiel en Bleu. Il réalisa son meilleur match lors de la légendaire demi-finale de Séville contre l’équipe de RFA, mais ne put éviter l’élimination malgré quelques parades décisives et un tir au but arrêté. Après une défaite contre la Pologne, en match amical, la carrière internationale de Jean-Luc Ettori s’arrêta là, après seulement 9 sélections. Il connut néanmoins plus de succès avec Monaco, où il y fit toute sa carrière professionnelle, en remportant ainsi trois titres de champion, trois Coupes de France, et la finale de la Coupe d’Europe des Vainqueurs de Coupe en 1992). À l’issue de la saison 1993-1994, il mit un terme à sa très longue et riche carrière professionnelle, avec notamment 602 matches en Championnat de France, un record qui ne fut battu qu’en 2013 par un autre gardien, Mickaël Landreau avec 618 matches (Fiche de J.-L. Ettori, sur football data base, archive).
–1981 – 29 juillet : MARIAGE DU PRINCE CHARLES ET DE LADY DIANA SPENCER – En présence de 2 500 invités réunis à la cathédrale Saint-Paul de Londres, l’héritier du trône de Grande-Bretagne, le prince Charles, 32 ans, épouse Lady Diana Spencer, 19 ans. L’événement est télédiffusé dans le monde entier, et l’on estime à 600 millions le nombre de téléspectateurs qui ont suivi la cérémonie. Ils auront deux fils et divorceront en 1996.
–1999 – 29 juillet : TROIS EQUIPES ABANDONNENT LE TOUR DE FRANCE. A Aix-Les-Bains, les équipes Once, Banesto et Riso-Scotti abandonnent le Tour de France
–2006 – 29 juillet : DÉCÈS DE L’HISTORIEN JACQUES OZOUF à Limogne-en-Quercy (Lot). Il était âgé de 77 ans (info Le Monde publiée le 1 août 2006 à 16h58). De son enquête sur les hussards noirs, il tira une anthologie exemplaire, Nous, les maîtres d’école…, parue dans la toute jeune collection de Nora et Revel, « Archives » (Gallimard/Julliard, 1967), dont elle devint le best-seller, et, plus tard, cosigna avec son épouse Mona La République des instituteurs (Seuil/Gallimard, « Hautes Etudes », 1992). Authentique social-démocrate, il servait sinon de conscience, du moins de « boussole », à ses amis. Hermétique au moindre ressentiment, il laisse l’exemple rare d’un intellectuel généreux, simplement bon (d’après Philippe-Jean Catinchi, Le Monde).
–2007 – 29 juillet : DÉCÈS DE L’ACTEUR MICHEL SERRAULT à Equemauville, en Normandie, des suites d’un cancer. L’acteur s’était révélé au grand public dans la « Cage aux folles » avant de devenir une des grandes figures du cinéma français. Son dernier rôle était celui d’un évêque dans le film « Antonio Vivaldi, un prince à Venise » de Jean-Louis Guillermou.

–2022 – 29 juillet :TEXTE ECRIT CE JOUR-LA – « C’est avec amertume que je délivre ces EPHÉMÉRIDES (abrégées) DU VENDREDI 29 JUILLET 2022 – 11e ANNÉE (n° 3571). Je m’apprête à abandonner FB pour créer un site personnel loin de toutes les contraintes et égos des concepteurs de FB, pions mesquins et aux ordres qui mettent des bâtons dans les roues de ceux qui essaient de transmettre leurs quelques connaissances avant de partir pour un monde certainement meilleur. Ce faisant, je n’ai pas apporté beaucoup de changement à celles de 2021 du même jour. » (ceci est valable pour 2023 et 2024)
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 308e livraison.

En septembre 1815, il faut payer la taxe sur les débits de boissons. On s’aperçoit que si, en 1812, leur nombre était important, en 1815, ce chiffre a diminué d’un tiers, car il y a bien moins de troupes qu’en 1812, où l’on comptait ordinairement de fréquentes relâches de convois considérables dans le port, quatre bâtiments de l’état stationnés, une compagnie de débarquement d’équipage de haut bord, une autre de canonniers affectés aux batteries de la côte, un camp de douze cents hommes du 79e Régiment d’Infanterie à la Piole, à la distance d’une demi lieue de la commune (la cote 147 à la Piole, découverte par l’équipe du Programme de recherches archéologiques de l’Ouest varois – Centre archéologique du Var)..
(A suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 508e livraison :

(suite) Richelieu réforma l’organisation des équipages et des états-majors en prenant pour modèle la flotte de l’ordre de Malte où se recrutaient depuis un siècle nos officiers de Marine. Le commandement supérieur est tout aux mains du cardinal ; non seulement le chef des escadres du Ponant et le général des galères sont ses délégués, mais il a placé auprès d’eux des hommes de confiance tel l’évêque Gabriel de Bauveau pour l’armée navale du Levant.
La marine du Levant employa 3 commissaires généraux, autant de trésoriers receveurs généraux, 2 contrôleurs.
Au-dessus de cette hiérarchie administrative, le cardinal institua des lieutenants-généraux du grand maître. En Provence, il confia en 1632 cette charge à Henri de Séguiran, premier Président de la Cour des Comptes qui reçut la mission d’inspecter les côtes et les ports, tant au point de vue dela défense, de l’état des arsenaux, de la situation des navires, que de la juridiction, de prendre provisoirement les mesures que le grand-maître prendrait lui-même et de faire son rapport. (A suivre)
LA SEYNE-SUR-MER. 210e livraison :

–1792 – 29 juillet : MASSACRES A TOULON – Le 29 juillet 1792, Joseph-Romain Denans, homme de loi, est massacré à Toulon par les terroristes. En fait, il semble que ce fut le 28 juillet 1792. Joseph-Romain Denans, de La Seyne, qui exerçait la profession d’homme de loi dans la ville de Toulon. Le malheureux avait essayé de se dérober à la bande armée qui le poursuivait, en se réfugiant dans l’église Saint-Louis ; mais arraché à cet asile, il fut conduit à la place Puget pour y subir son supplice. Massacré à coups de sabre, il fut pendu ensuite par un pied à une lanterne de la place. Il avait rempli, antérieurement, les fonctions d’accusateur public près le Tribunal civil du Var, fonctions qui avaient dû lui attirer la haine de certaines gens. Puis, c’est au tour du curé de Bandol, Gardon, d’être arrêté au Beausset. Le 29 juillet, on en prévient les bandolais. Mais ceux-ci semblent se désintéresser complètement de leur curé, et ils écrivent à la municipalité du Beausset pour dire « qu’ils laissent à votre prudence la conduite que vous avez à tenir à son égard. » (Ephémérides, 2e année)
Le 29 Juillet 1867, Sanary organise ses premières régates à l’occasion du deuxième jour de la fête de Saint-Nazaire. Les fontaines seront bénies ce jour-là ainsi que les quais. Les sculpteurs et les charpentiers avaient offert une cheville en cuivre et un marteau à Monsieur Michel à l’occasion du scellement des statues de la Marine et de l’Agriculture, cinq mois auparavant. Les cartes d’invitation à participer à ces régates sont envoyées aux villes de Marseille, Toulon, la Seyne, Cannes, Agde, Cette, Antibes, Martigues, Saint-Tropez, Nice, La Ciotat, Bandol, Cassis, Saint-Raphaël et Fréjus.
(Ephémérides, 1ère année).
TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 31e livraison. (suite) Rue Cancelade (avec des précisions provenant du livre du Dr Henri Grégoire, Les impôts en Provence avant la Révolution, Toulon, 1882).
Rue des Bonnetières (suite)
Après l’agrandissement de 1589, celte rue fut toujours une des plus fréquentées de la cité, car elle était la seule qui « servit de communication « et de passage aux habitants du quartier neuf « pour aller aux marchés du poisson et de la « viande. » (Archives communales, DD. 100) Malgré son importance, cette voie n’avait jamais reçu de modification. Elle était très étroite et surtout tortueuse. Une maison située vers le milieu de cette rue « formait un angle qui « s’avançait environ de dix pieds dans la rue et « faisait qu’on ne pouvait pas passer la nuit en « sûreté dans ce quartier ; d’ailleurs ce n’était « qu’avec la plus grande peine et une adresse que « toute personne n’a pas, qu’on y passait avec une « charrette. » (1)
En 1787, les propriétaires des maisons de cette rue s’entendirent pour la faire élargir à leurs frais, et versèrent à la commune, comme montant de leur contribution, la somme de 8.558 livres.
Parmi les notables du quartier qui se signalèrent par leur empressement à souscrire et surtout par leur générosité figurent en première ligne (Archives communales, CC. 636) :
MM. Vallavieille, avocat………………………… 506 livres
Blache………………………………………………….. 173.
François Coulomb, ancien notaire 178.
Isnard de Cancelade………………………………………… .. 64.
de Pézenas, officier de marine… 14.
d’Antrechaux, officier de marine. 96.
Madame d’André……………………………………………. 419.
Sous la période révolutionnaire, cette rue sera dénommée Timoléon (du général corinthien Timoléon, héros de l’Antiquité grecque) ; mais elle ne tarda pas à reprendre son nom de rue des Bonnetières qu’elle porte encore de nos jours.
(à suivre)
UNE BLAGUE (gentille) POUR LA ROUTE.

Un dimanche à midi, une dame rentre de l’office. Son mari lève distraitement les yeux de son journal et lui demande :
-Le sermon était bien ?
-Oui, le curé a parlé du péché.
-Et qu’est-ce qu’il a dit ?
-Oh, il est plutôt contre !

Je vous quitte sur ce cliché de la Couronne de Charlemagne dominant Cassis. Très bonne journée à tous !

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