Éphémérides du Jeudi 18 Juillet – Fêtes, Dicton, et Faits Historiques

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ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 18 JUILLET 13e ANNÉE (n° 4500)

Bonjour à tous !

LES FÊTES

En ce 18 juillet, nous fêtons les FRÉDÉRIC qui doivent leur prénom à Frédéric d’Utrecht, mort assassiné le 18 juillet 838, probablement sur les ordres de la reine Judith de Bavière à qui il reprochait sa vie débauchée.

Allez savoir pourquoi, ce 30e jour de messidor fut choisi par Fabre d’Eglantine pour honorer la CHALEMIE, un instrument à vent à hanche double, de la famille des hautbois qui fut très répandu au Moyen Âge et durant la Renaissance.

UN DICTON :

A saint Frédéric, tout est vert, tout est nid. Plantes, bêtes puis gens, tout sourit.

LE MOT DU JOUR :

« La corruption des meilleurs est la pire ! » (Thomas d’Aquin, « Somme théologique », II, t.5, écrit vers 1270).

EPHEMERIDES

(Ferme provençale non loin de Valence, vers 1930. Coll. H. Ribot)

1304 – 18 juillet : Podium d’Autric (acte notarié). Pichauris, ferme et bois communaux, commune d’Allauch. Ancien château, aujourd’hui détruit, qui appartenait à l’évêque de Marseille, par suite de la cession qui lui fut faite en 1254 par Charles d’Anjou; il était compris dans le territoire du château de Ners. Cette terre appartint ensuite aux d’Albertas, mais comme arrière-fief, sous la mouvance de l’évêque de Marseille. Le prieuré dépendait autrefois de la paroisse de Peypin. Première mention : Castrum Podii auri, 31 janvier 1254 (charte aux archives de l’Evêché).

1306 – 18 juillet : Espailans, (charte aux archives municipales). Espalians – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Lazare. Première mention en 1056 : Spalians, (cartulaire de Saint-Victor, n° 1073).

1359 – 18 juillet : Jarretum de Pugol, 18 juillet 1359 (acte notarié). Jarret – cours d’eau formé par la réunion des ruisseaux de Château-Gombert, du Plan-de-Cuques et d’Allauch ; il traverse une partie du territoire de Marseille et va se jeter dans l’Huveaune au-dessous du village de Sainte-Margue­rite. Une circonstance digne de remarque, c’est que le nom de Jarret prend presque toujours et sert même à désigner, dans les divers actes, le nom des loca­lités qu’il traverse depuis son origine jusqu’à son con­fluent, ce qui n’a pas lieu pour la rivière de 1’Huveaune. Première mention au VIIIe s. : Fluvium Jerre, (Dénombrement des possessions de Saint-Sauveur. Belsunce, I. 302).

1366 – 18 juillet : Gas de la Roca, (acte aux archives de Saint-Victor). La Millière – hameau en 1872 de la commune de Marseille, quartier de Saint-Menet.

1411 – 18 juillet : GUERRE DE CENT ANS – ENVOI D’UN DEFI PAR LES PRINCES D’ORLÉANS DESTINE A JEAN SANS PEUR qui répond le 14 août en levant une armée. C’est le début des hostilités entre Armagnacs et Bourguignons.

1458 – 18 juillet : OLIVIER EST LE PREMIER DE TROIS FRÈRES DEYDIER A QUITTER TOULON POUR ETRE SOLDAT. Il testa le 18 mars 1457 avant de s’embarquer, et mourut à Gênes le 18 juillet 1458 (Charles de Ribbe, 1898, p. 80).

1531 – 18 juillet : Camp de Las Morgues (acte aux archives de la Major). Camp de Las Mourgues – lieu-dit, commune de Marseille, près de Carpiagne.

1551 – 18 juillet : acte aux archives de la Major

(cliché Detaille – filets sur le parvis de la Major. Coll. H. Ribot)

1.  Les Portes. Camp de es Portes – lieu-dit, commune de Marseille, sur la limite du territoire de la Pêne, entre l’Huveaune et le chemin d’Aubagne.

2. Carpiagne. Carpiagne – ferme au XIXe siècle, commune de Marseille, dans les collines de Saint-Cyr. Première mention : Carpesayna, 8 mai 1332 (acte notarié). Carpiagne dépendait autrefois du territoire d’Aubagne. L’église de Notre-Dame-de-Carpiagne était une dépendance de l’Evêché de Marseille. Au-devant de cette église, il y avait un monastère qui appartenait aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem de Marseille. Vers le milieu du XVIe siècle, cette maison fut convertie en une bastide qui, en 1551, appartenait à Blaise Doria.

3. Collet du Lentin (registre aux arch de la Major). Colle de Lentin – hauteur sur la limite des terroirs de Marseille et de la Pêne. Première mention : Colla del Lentill, 6 août 1290 (acte notarié).

4. Baux de Molan  (acte aux archives de la Major). Les Barres de Miolan, hauteur près des trois confronts des communes de Marseille, Allauch et Simiane. Première mention : Baux de Molans, 5 août 1530 (acte aux archives de la Major).

5. Baux de Légué (acte aux archives de l’Evêché). Baume de la Galante – hauteur sur la limite de Château-Gombert et d’Allauch.

6. Font Rouilhouse (registre aux archives de la Major). Font-Rouge – lieu-dit, commune d’Allauch, au quartier de Peire-Peissot.

7. Gâche du Faucon, montagne, quartier des Camoins, qui fait limite entre les terroirs de Marseille et d’Allauch  (acte aux archives de l’Evêché).

8. Baux de Légué (acte aux archives de la Major). La Galante – colline sur la limite des communes de Marseille et d’Allauch (1872).

9. Gourre de Roubeau (ibid.). Gourt de Roubaud – lieu-dit, commune de Marseille, quartier des Camoins. Première mention : Gorc de la Roberta, 2 janvier 1463 (acte aux archives de l’Évêché).

10. Quoniam ferax est (acte du 18 juillet 1551 aux archives de la Major). Messuguier, plateau dans les montagnes de Carpiagne, qui s’étend à la fois sur les territoires de Marseille, d’Aubagne et de Cassis.

11. Mort du juif ou Montjuif (acte aux archives de la Major). Mortjuif – commune de la Pêne, petite éminence auprès de la Bastidone. Première mention : Claperium mortis Judei, 28 avril 1290 (charte aux archives municipales).

12. La Nourriguière – montagne qui forme limite entre les territoires de Marseille, Allauch et Aubagne, 18 juillet 1551 (registre aux archives de la Major).

13. Porpin (reg, aux archives de la Major. Port-Pin, anse, commune de Marseille, sur la limite du territoire, vers Cassis. Première mention : Port Pin, 10 mars 1501 (registre aux archives de l’Evêché).

14. Plan des Trois Querrons (registre aux archives de la Major). Les Quarrés – vallon dans les collines de Carpiagne, commune de Marseille.

15. Ruschateau. Mont de Ruissatel – sur la limite du terroir des Camoins, commune de Marseille et d’Aubagne. Première mention : Ruissadel, Russadel, 13 juillet 1501 (registre aux archives de l’Evêché).

16. Vallon de Lambourgoux, 18 juillet 1551 (registre aux archives de la Major). La Treille – hameau en 1872, commune de Marseille, quartier des Camoins. Première mention : Terre de Guilhem Paul dit La Treille, confrontant le Gourg de Robaud, 2 janvier 1486

17. Vallon de Belon, 18 juillet 1551 (registre auxarch. de la Major). Val de Belon, vallon, commune de Marseille, quartier de la Treille, entre les Lyonnaises et la Poissonnière. Première mention : Val de Belon, 2 janvier 1462 (registre aux archives de l’Fvêché).

1597 – 18 juillet :

(Cassis, le château. Cliché H. Ribot)

1. Le Bestouin (registre des archives de l’Evêché). Le Bestouan – quartier rural, commune de Cassis. Première mention le  29 décembre 1439 : Lo Bestol, lo Besanton, lo Beston (registre des archives de l’Evêché).

2. Pas de la Reyne (acte aux archives de l’Evêché).  Pas de la Reine – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de Bestouan. Première mention :  Passus de Rivo, 10 mars 1501 (ibid.).

(Le gros Cerveau faisait partie des terres gastes mentionnées dans le texte cièdessous. Cl. H. Ribot).

-1700 – 18 juillet : LES CONSEILS D’OLLIOULES ET DE SANARY EN APPELLENT AU ROI CONTRE LEUR SEIGNEUR – Les habitants d’Ollioules et de Saint-Nazaire sont en possession du droit de chasse dans la terre gaste dont le seigneur d’Ollioules est propriétaire depuis les transactions du 20 décembre 1507 et 10 mai 1520, confirmées par la dernière en date, celle du 30 mars 1685, par Pierre-François-Hyacinthe de Vintimille. Or, afin de favoriser certains particulier, le seigneur a fait publier puis afficher le 2 juin 1700 une défense générale de la chasse, sous prétexte d’interdiction de port d’armes, dont les dépenses devaient être prises en charge par le trésorier de la Communauté. Le Conseil délibère le 18 juillet 1700 de voir un avocat ou deux et passe les dépenses au trésorier. Après intervention d’un avocat, le roi adressa une lettre lue en Conseil de la Communauté le 4 août 1700 : « … sous prétexte de l’ordonnance que sa majesté a rendue à Marly le 9 septembre 1699, pour la défense du port des armes, … plusieurs seigneurs … qui n’ont aucun droit d’empêcher la chasse, … sa Majesté… ordonne… de rien innover n’y déroger au titre et possession de ceux qui avaient droit de chasse avant la publication de cette ordonnance… » Sur quoi le Conseil approuve et enregistre la lettre (Castellan E., 1937, p. 95-97).

-1719 – 18 juillet : AVIS ET MENACES ENTRE LES CHARTREUX DE LA VERNE ET LES CONSULS DE BORMES – Le 4 décembre 1718, un avis a été donné par les consuls de Bormes que les Chartreux, les minimes de Trets et autres créanciers menaçaient de faire exécuter contre la communauté de Bormes. Le 18 juillet 1719 – Sur de nouvelles menaces, le conseil de Bormes impose un quatrain sur les fruits, une taille de 7 livres 4 sols par livre cadastrale et un piquet de 10 pour cent (Mireille Maurel, 1974).

1720 – 18 juillet : LA PESTE A MARSEILLE – Le 18 juillet, à la suite de la mort d’un fripier, de sa femme et d’une tailleuse, le docteur Sicard prévient les échevins marseillais que la peste s’est déclarée dans la ville. Ces derniers ne l’écoutent pas car d’autres médecins pensent que ce n’est pas la peste (André Maurice, 1983).

1721 – 18 juillet : MORT, A NOGENT-SUR-MARNE, DU PEINTRE ANTOINE WATTEAU, l’un des créateurs du style rococo dont les tableaux les plus célèbres sont un « Pierrot », autrefois intitulé « Gilles », et ses deux pèlerinages à l’île de Cythère.

1778 – 18 juillet : AFFAIRE DU SEIGNEUR DE LA MÔLE CONTRE UN HABITANT DE COGOLIN – Louis Gibelin, de Cogolin, dénoncé par l’agent de M. de Fonscolombe d’avoir introduit une nouvelle fois des vaches dans les prés de Bauduffe du terroir de la Molle, se soumet au jugement du lieutenant d’Aix et promet de n’introduire à l’avenir que des bêtes de labour et de bât (Conformément aux usages de la communauté de Cogolin à la Môle, 29 décembre 1567)).

1789 – 18 juillet : LA FRANCE BOUGE, UN PEU PARTOUT. Dans les provinces, la bourgeoisie locale profite de la disparition du pouvoir central pour suivre l’exemple de la capitale : elle institue le retour aux « communes » municipales librement administrées. Une démocratie municipale s’installe, prenant en charge la police, la justice et l’intendance. En un mot, elle acquiert plus de prérogatives encore que l’intendant du roi, haï, n’en a jamais eues. Dans la plupart des régions, les gardes municipales se mettent en place dans le calme. Pendant que la population des villes, affamée, pille et massacre les meuniers, les paysans, impatients de recevoir leur part, commencent à s’agiter (Agenda du Bicentenaire, SAMEDI 18 JUILLET).

1792 – 18 juillet : LA PATRIE EST EN DANGER – Le 18 juillet, la nouvelle que « La Patrie est en danger «est connue au Beausset. La municipalité déclare « qu’il est de son devoir de surveiller les ennemis de la patrie ». Le corps municipal se déclare dès lors en état de surveillance permanente, et interdit à tous les fonctionnaires publics de s’éloigner de leur poste. Tous les citoyens en état de porter les armes faisant le service de la garde nationale sont mis en activité de service permanent. Un recensement du nombre et de la nature de toutes les armes détenues par les beaussetans est décidé. C’est la mobilisation générale (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

1793 – 18 juillet :

1. LA SECTION DE SANARY FAIT ARRÊTER UN OFFICIER – La section de Saint-Nazaire dite l’Amie des lois, demanda l’examen des divers postes côtiers et leur mise en état, pour repousser l’ennemi, le cas échéant (18 juillet). Au même moment, cette section fit conduire auprès du commandant d’armes de Toulon, par un détachement, Barthélémy Granet, enseigne non entretenu (18 juillet). Cet officier fut consigné à bord du vaisseau amiral et gardé à vue (Roger Vallentin du Cheylard, d’après Archives de Sanary, I,).

2. UN COMITE CENTRAL DES SECTIONS TOULONNAISES EST CRÉÈ. Réagissant aux événements parisiens en cours, il décide bientôt l’arrestation des représentants en mission qui se trouvent dans la ville : Pierre Baille (ou Bayle), Charles Beauvais, Paul Barras et Stanislas Fréron. Les deux derniers ne tarderont pas à s’évader (napoleon-empire / contre-revolution / toulon).

3. ARRESTATION A SANARY DE BRUN « EX-MUNICIPAL » DE LA CIOTAT (Roger Vallentin du Cheylard, d’après Archives de Sanary, I2 et D4))

1794 – 18 juillet (30 messidor an II) : DISETTE DU BLE A OLLIOULES – Députation pour les besoins pressants en blé occasionnés par défaut d’ensemencement de la plupart des terres à blé sur lesquelles campait successivement l’armée assiégeant Toulon et l’empêchement de fouler le peu de grains récolté. Cette députation faite à Marseille trouva la porte du grenier fermée (Castellan E., 1937, p. 218-219).

-1799 – 19 juin au 18 juillet (messidor An VII) : POSTES DE PROTECTION ÉTABLIS LE LONG DES GRANDES ROUTES POUR LA SÉCURITÉ DES VOYAGEURS SE RENDANT A LA FOIRE DE BEAUCAIRE – En messidor an VII, les officiers municipaux de La Seyne furent informés que des postes de protection (les routes n’étaient pas alors des plus sûres) seraient établis et échelonnés le long des grandes routes pour la protection des négociants et autres voyageurs se rendant à la foire de Beaucaire ; les autorités précisaient que des patrouilles seraient effectuées par des colonnes mobiles pour assurer une police convenable de ces routes. La foire de Beaucaire était une des plus importantes réunions commerciales de l’Europe sous l’Ancien Régime ; elle garda son importance jusque vers le milieu du XIXe siècle, époque où la mise en service des chemins de fer entraîna son déclin. Cette foire créait un mouvement considérable d’affaires, de marchandises et de voyageurs; s’y ajoutaient un grand nombre d’attractions et de curiosités foraines (Louis Baudoin, 1965, p. 404).

1815 – du 17 au 18 juillet : LE MARÉCHAL BRUNE MAINTIENT LE DRAPEAU TRICOLORE A TOULON – Le maréchal Brune arriva lui-même dans Toulon avec les 35e et 106e d’infanterie, le 14e de chasseurs. Quant au 14e régiment d’infanterie légère, il restait à Antibes. En dépit de toutes les pressions, le maréchal Brune maintenait énergiquement les couleurs tricolores (Louis Baudoin, 1965 , p. 455).

1830 – 18 juillet : LA CONQUÊTE D’ALGER EST UNE VICTOIRE LUCRATIVE – La guerre d’Alger se soldait, non par une dépense, mais par un produit net en espèces, indépendamment des avantages de la conquête. Les dépenses du ministre de la guerre s’élevaient à 20 millions, celles du ministère de la marine à 23 millions et demi,, soit un total général de 43 millions et demi. Quand l’inventaire du trésor de la Casbah fut terminé, on reconnut qu’il contenait, à lui seul, en monnaie d’or et d’argent, plus de 48 millions et demi. Il y avait donc une différence de plus de cinq millions, sans tenir compte du matériel de guerre. C’était donc plus qu’un triomphe gratuit, une belle victoire lucrative ! (d’après le « Précis historique et administratif de la campagne d’Afrique, p. 53à 93).

Le trésor fut mis dans des caisses ficelées et cachetées ayant reçu un série de numéros d’ordre, puis acheminé au port par des militaires de corvée.

Une somme en or de 13 200 0000 francs fut immédiatement chargée sur le « Marengo ». Le « Duquesne » embarqua 11 500 000 francs d’or (Alfred Nettement, Histoire de la conquête d’Alger)..

1856 – 18 juillet : OÙ IL EST QUESTION DES PREMIÈRES ÉCOLES MATERNELLES DANS LE VAR – Le service des asiles prit une extension réelle lorsque l’Impératrice Eugénie en eut accepté le haut patronage et que le décret du 21 mars 1855 en eut réglé l’organisation de manière définitive. L’effet attendu se produisit aussitôt : le préfet du Var encourageait ces œuvres et envoya une lettre circulaire aux maires, dont celui de Saint-Nazaire, le 18 juillet 1856 :] « Monsieur le Maire, Le conseil municipal de votre commune doit se réunir le … Je désire que vous profitiez de cette session pour rappeler son attention sur les précieux avantages qu’offrirait à la population la création d’une salle d’asile… A l’œuvre donc ! … les sacrifices de votre commune seront de beaucoup allégés par le département ; … Le Préfet du Var, signé : Mercier-Lacombe. » (Arch. comm. de Sanary) [Mais cette commune ne sembla pas répondre favorablement aux désirs du préfet (Bourrilly L., 1895b, p. 93 et suiv) .

1889 – 18 juillet : LA FRANCE INSTAURE LE SERVICE MILITAIRE OBLIGATOIRE DE TROIS ANS – En pleine crise du Boulangisme qui couvre toute l’année 1889, alors qu’en guerre coloniale larvée existe avec l’Angleterre (partiellement réglée le 10 août 1889, définitivement achevée en 1898 à Fachoda), et qu’une phase conflictuelle avec la Russie se déclenche (affaire d’Obock, février 1889), la France instaure le service militaire obligatoire de trois ans.

1890 – 18 juillet : LE « PETIT VAR » DU 18 JUILLET 1890 – Le 14 juillet 1890, le président Beaudouin, de la société seynoise de gymnastique « Disciples de Denfert-Rochereau » prononça un discours dont nous connaissons des extraits significatifs grâce au Petit Var du 18 juillet suivant : « Messieurs, je lève mon verre en l’honneur du drapeau français, du drapeau tricolore, symbole de civilisation et de progrès, … et qui fit le tour du monde et le fera encore pour réveiller les peuples de leur léthargie et leur rappeler qu’ils sont nos frères et libres. Soyez fiers, Messieurs, soyez heureux mes enfants, d’être nés et libres, car tout citoyen de l’Univers a deux patries, la sienne et la France. Salut au drapeau de la République française qui ne s’effacera un jour que devant le drapeau de la République universelle. Je bois à l’union des peuples et à la paix universelle. » (Jean-Pierre Gaugain, Cahier du patrimoine ouest-varois n°14, 2012, citant le Petit Var du 18 juillet 1890)

1892 – 18 juillet : A MARSEILLE, la confrérie des pénitents noirs fusionne avec celle des Bourras ; la nouvelle confrérie adopte le costume des pénitents noirs et s’installe dans la chapelle des Bourras qui prend alors le nom de chapelle des pénitents noirs. Note : La chapelle des Pénitents noirs de Marseille, ou chapelle du Bon-Jésus, située au no 6 de la rue du Bon-Jésus dans le 2e arrondissement, a été classée au titre des monuments historiques en 1931. Cette chapelle appartenait à la confrérie du Saint-nom de Jésus surnommée « les Bourras » à cause de l’habit en bure porté par leurs membres.

-1901 – 18 juillet : DÉCÈS DE LÉON-HENRY JAUFFRET, curé de La Seyne depuis le 29 mai 1887 (Louis Baudoin, 1965, p. 424).

1904 – 18 juillet : LE CUIRASSÉ « JAUREGUIBERRY » HEURTE UN ROCHER DANS LE GOULET DE BREST – Le 18 juillet, au cours d’une sortie d’exercice, l’Escadre du Nord est surprise par la brume dans le goulet de Brest. Par une rapide manœuvre, le Jauréguiberry évite le choc de plein fouet avec la roche Robert et limite les dégâts à une légère voie d’eau à tribord avant qui peut être aveuglée par les moyens du bord. Devant le peu d’importance des avaries, les réparations définitives sont reportées au prochain carénage prévu au mois de décembre (Gérard Garier, Le cuirassé Jauréguiberry).

1905 – 18 juillet : L’ARMÉE NAVALE REND UN DERNIER HOMMAGE AUX VICTIMES DU SOUS-MARIN « FARFADET » – Le 18 juillet, au mouillage de Bizerte, l’Armée Navale rend un dernier hommage aux quatorze victimes du sous-marin Farfadet dont les cercueils, portés par le remorqueur Cyclope, arrivent de Sidi Abdallâh. À la fin des manœuvres, le C.E.C. Fournier présente l’ensemble des bâtiments placés sous ses ordres au ministre de la Marine, M. Thomson, embarqué sur le Brennus (Gérard Garier, Le cuirassé Charles Martel).

1914 – 18 juillet : JEAN JAURÈS EST ACCUSE DE VOULOIR DÉSARMER LA NATION, AU MOMENT OU ELLE EST EN PÉRIL – Le 14 juillet, au congrès extraordinaire de la SFIO qui se réunit jusqu’au 19, Jean Jaurès se montre confiant dans la volonté de la classe ouvrière et de ses représentants dans les principaux pays de s’opposer au conflit, y compris en utilisant l’arme de la grève générale. Il soutient la motion Keir-Hardy-Vaillant, des noms d’un socialiste britannique et d’un français, qui préconisait l’appel à la grève en cas de conflit imminent : « plutôt l’insurrection que la guerre », à quoi Jaurès ajoute que cette grève devra être « simultanément et internationalement organisée ». Cela lui vaut d’être attaqué par un journal comme « Le Temps », qui le 18 juillet l’accuse de soutenir la « thèse abominable qui conduirait à désarmer la nation, au moment où elle est en péril », ce à quoi il répond dans L’Humanité que « la grève paralyserait aussi l’agresseur » (Article d’Annie Kiegel : Jaurès en juillet 1914, in Le Mouvement social no 49, octobre-décembre 1964, p. 63-77).

1918 – 18 juillet : CONTRE-OFFENSIVE DE L’ARMÉE FRANÇAISE EN CHAMPAGNE – Deuxième bataille de la Marne qui s’est déroulée principalement du 15 au 20 juillet. Malgré un léger avantage tactique acquis au sud-ouest de Reims et sur la Marne, l’offensive de Ludendorff a complètement échoué en Champagne; il va essayer de se rétablir en faisant tomber la Montagne de Reims et en marchant sur Epernay. Mais, Foch va déclencher son offensive le 18 juillet, C’est la contre-offensive de l’armée française en Champagne, le 18 juillet. Jusqu’au 6 août : progression au nord de la Marne, combats sur l’Ardre et à l’ouest de Reims. Cette bataille se soldera par une victoire décisive des Alliés et Foch y gagnera son bâton de maréchal.

1925 – 18 juillet : LE MUSÉE DES ERREURS – « L’histoire de la Ville et République (de Berne) est un geste à la gloire de l’effort. Si j’avais à l’écrire, je la diviserais, à l’exemple d’Hérodote, en douze livres dédiés aux douze Muses. » (Gonzague de REYNOLD, professeur à l’Université de Berne : La Semaine littéraire, Genève, 18 juillet 1925.)

1919 – 18 juillet : A SAINT-MANDRIER, UN CHANTIER NAVAL EST ÉTABLI AU QUARTIER DES « RUSSES » – A l’emplacement de l’actuel immeuble « Le Président » au quartier des Russes (commune de Saint-Mandrier), il y avait autrefois une vielle masure appelée par les anciens « la maison tremblante ». Elle fut démolie et le terrain déblayé fut transformé en chantier de construction. « Le Petit Var » : «Le premier chantier de construction des navires en bois qui s’élève dans le quartier deï Russou montre déjà la silhouette d’un voilier. D’ici quelques semaines, sans doute, effectuera-t-on les préparatifs du lancement Cela attirera certainement aux abords du berceau bon nombre de nos concitoyens-. Ce chantier fonctionne sous l’enseigne : Société Commerciale Industrielle Navale à Bois, cependant au Creux-Saint-Georges on l’appelle le Chantier Fabre, du nom de l’ingénieur-constructeur qui eut l’idée d’installer ce chantier de constructions navales en bois (Gisèle Argensse, 1989, p. 160, citant le « Petit Var » du 18 juillet 1919).

1936 – 18 juillet : DÉBUT DE LA GUERRE D’ESPAGNE (Jean-Charles Volkmann, 1997). Le soulèvement nationaliste des 17 et 18 juillet 1936 est une tentative de coup d’Etat militaire dirigé contre le gouvernement républicain espagnol. L’échec de la tentative fut à l’origine du déclenchement de la guerre civile se soldant par la défaite finale de la République le 1er avril 1939 et débouchant sur l’établissement de la dictature franquiste qui dura jusqu’en 1975/

1937 – 18 juillet : INAUGURATION DU KIOSQUE A MUSIQUE DE SAINT-MANDRIER – Afin de faciliter les concerts donnés par la « Conciliation », M. Marc Baron et ses conseillers MM. Cadière, Cauvin et Maraval, obtiennent de la municipalité de La Seyne, la construction d’un kiosque à musique. Celui-ci sera édifié par M. Ardissone et inauguré en grande pompe le 18 Juillet 1937. Après que Mme Yvonne Baron eut coupé le ruban symbolique tendu en haut de la plate-forme du kiosque, resplendissant de lumières, une série de discours commença. Un vin d’honneur fut servi aux personnalités invitées au bureau particulier de l’Adjoint Spécial (Gisèle Argensse, 1989, p. 205).

1940 – 18 juillet :

1. L’ÉCOLE DES APPRENTIS MÉCANICIENS DE LORIENT EST DÉFINITIVEMENT FERMÉE – Le 18 juin 1940, l’école des apprentis mécaniciens de Lorient est partiellement évacuée avant l’occupation allemande. Elle est définitivement fermée le 18 juillet. Un détachement militaire d’apprentis et d’instructeurs rejoint l’école de St Mandrier. Les bâtiments seront détruits lors des bombardements de 1943. L’école ne sera pas réouverte.

2. DES NOUVELLES ALARMANTES DU JAPON DANS LA PRESSE PROVENÇALE – Le 18 juin 1940, on peut lire dans « Le Petit Marseillais » : “Appelé au pouvoir par l’empereur, le PRINCE KONOYE à la tête d’une « Corporation politique militaire» prépare « les réformes qu’impose le changement de la situation mondiale» Tokyo, 17 juillet. —A la suite de la démission collective du Cabinet présidé par l’amiral Yonai, l’empereur du Japon a chargé le prince Konoye de former le nouveau ministère. L’amiral Yonai, qui passait pour être partisan d’une politique anglophile, était président du Conseil depuis le début de l’année en cours. Il a démissionné très certainement sous la pression de l’armée.

“Le prince Konoye, que l’empereur a chargé de constituer le nouveau gouvernement, est à la tête d’une «corporation politique militaire qui représenterait à la Diète les anciens partis politiques. La plupart de ces partis sont déjà dissous, et l’on s’attend à la prochaine dissolution du parti Minselto.

“La nouvelle organisation politique présidée par le prince Konoye s’attachera à la réalisation de réformes dans la politique intérieure et extérieure, «réformes imposées, déclare- t-on, par le changement de la situation mondiale».

“On pense que l’instauration du nouveau régime aura des répercussions sur le conflit chinois, auquel on voudrait mettre fin. Selon certaines informations, le programme de la nouvelle organisation politique présidée par le prince Konoye comporterait les sept points suivants :

“1° Renforcement politique national ;

“2° Intensification des armements ;

“3° Délimitation d’une zone nécessaire à l’existence de la nation et participation du Japon à l’institution du nouvel ordre mondial ;

“4° Institution d’une nouvelle organisation économique;

“5° Développement de l’éducation dans le sens national ;

“6° Fusion culturelle entre l’Orient et l’Occident;

« 7° Développement de la race japonaise ».

-1943 – 18 juillet : Dommages causés par les troupes d’opération italiennes (T.O.I.), – M. Risso Charles, Boucène : erreur dans le calcul des indemnités de logement, 1820 f., 1 chambre à 23 f par jours, du 18 juillet au 19/9/43, erreur de 100 f juillet et août.» (Archives de Sanary).

1944 – 18 juillet :

1. FRONT SUD – LES ALLEMANDS FUSILLENT DES RÉSISTANTS A SIGNES – A Signes, sont exécutés en deux fournées, les 18 juillet et 12 août, 38 résistants, souvent responsables importants de la Résistance provençale, victimes du SD de Marseille et de la trahison d’un officier parachuté. Parmi eux, le Varois Cisson, le lieutenant Pelletier, mais aussi le philosophe normalien François Cuzin qui, avant d’être un dirigeant de la Résistance bas-alpine, avait milité à Toulon (Jean-Marie Guillon, « La Résistance dans le Var », 2004). 29 cadres de la résistance régionale, arrêtés par le SD de Marseille, sont fusillés près de Signes, notamment les Varois Georges Cisson, Charles Boyer, Jean Piquemal, François Cuzin (Ruge F., 1960, p. 189).

2. FRONT SUD – LA RÉSISTANCE DE MARSEILLE ET DES ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE SUBIT DE LOURDES PERTES. Elles sont provoquées par la trahison d’un officier Éric Seignon de Possel « Noël », parachuté pour diriger l’une des missions envoyées en Provence depuis le printemps 1944 (il avait été chargé d’établir une liaison par vedettes avec la Corse dans la région de La Ciotat). L’ensemble de cette trahison est consigné dans deux rapports, « Antoine » et « Catilina ». Plusieurs organisations sont donc décapitées par la répression à la mi-juillet. Après avoir été emprisonnés, et souvent torturés, au 425 de la rue Paradis à Marseille, siège de la Gestapo, 29 de ces résistants, parmi lesquels de nombreux responsables régionaux, sont fusillés sur le territoire de Signes le 18 juillet. C’est une partie importante des élites de la Résistance provençale qui a été fusillée à Signes ce jour-là. Citons parmi les victimes : – Georges Cisson de Draguignan, l’une des plus belle figure de la Résistance varoise, chef régional du Noyautage des administrations publiques (NAP) et rédacteur de La Provence Libre journal des Mouvements Unis de la Résistance (MUR) de Provence. – Charles Boyer, juriste, ancien conseiller général d’Aups, résidant le plus souvent à Marseille, membre du réseau « La France au combat ». – le capitaine Rossi « Levallois », polytechnicien, chef des CFL (ancienne AS) et des FFI pour toute la région provençale (officier de l’Armée de l’Air, résistant dans la région de Toulouse, il avait pu s’évader de la citadelle de Sisteron où il était interné et avait été nommé chef FFI en mai 1944). – Le commandant Chanay, « Michel », « Grand Michel », chef de la Mission interalliée, la plus importante des missions parachutées en Provence, devenu Délégué militaire régional (c’est-à-dire représentant de Londres) par intérim. – Les membres du CDL des Basses-Alpes, tous arrêtés le 16 juin à Oraison où ils étaient réunis, après un simulacre d’investissement du village par de faux maquisards qui étaient en réalité des hommes de la Division Brandebourg (unité de lutte anti-maquis composée de Français, généralement confondue avec la Milice). Parmi les membres du CDL, son président, Martin-Bret, l’un des fondateurs de la Résistance bas-alpine, conseiller général socialiste, François Cuzin, agrégé de philosophie, normalien, professeur d’abord à Paris (il participe au groupe de résistance de Sartre), puis à Toulon (où il participe à la création de Franc-Tireur), enfin à Digne où il devient membre du CDL, responsable du 2e bureau FFI et adhère à nouveau au PCF, Jean Piquemal, infirmier à l’hôpital de Draguignan, licencié en 1941 parce que franc-maçon et syndicaliste et donc obligé de partir travailler à Digne, Roger Chaudon, adjoint du poète René Char pour l’organisation des parachutages dans la région de Forcalquier. – Les deux frères BARTHELEMY, militants socialistes et des MUR de Marseille, dont un autre frère, Louis, est abattu par les Allemands au cours de son arrestation. Au même endroit, le 12 août, neuf autres résistants sont fusillés par les mêmes individus après avoir été arrêtés par la Gestapo et menés à Marseille. Parmi eux, François Pelletier, officier parachuté chargé des liaisons maritimes à Saint-Tropez et l’officier américain Muthular d’Erecalde qui attendait son embarquement avec lui. Le 10 août, un autre drame s’était déroulé à Signes. La ferme de Châteauvieux qui servait de colonie de vacances abritait des jeunes gens désireux d’échapper aux réquisitions. Pour les occupants, elle était un repaire de « terroristes ». Ils vinrent y perquisitionner. Plusieurs réfractaires qui s’y cachaient purent fuir, mais c’est en tentant de faire de même que le jeune Marcel Lapied fut abattu par les Allemands. La ferme fut pillée et incendiée. Le corps de la jeune victime fut porté directement au cimetière. Les gendarmes avaient été chargés de faire évacuer les rues et les Allemands avaient mis une mitrailleuse en batterie pour décourager toute tentative de manifestation. Liste des morts du charnier. À noter que les inscriptions portées sur le monument funéraire du lieu comportent plusieurs erreurs ou lacunes. 18 juillet : ANDRE Marcel, 44 ans, Sigonzes, directeur d’école, socialiste, chef Armée secrète (AS, devenue Corps francs de la Libération/CFL), membre du CDL des Basses-Alpes au titre de la CGT. AUNE André « Berthier » « Marceau », 45 ans, Marseille, courtier, chef AS des Bouches-du-Rhône. BARTHELEMY Georges, 38 ans, Marseille, responsable AS et mouvement Libération, socialiste. BARTHELEMY Lucien, 41 ans, son frère, Marseille, idem. BOYER Charles « César », 60 ans, ancien conseiller général radical-socialiste d’Aups, docteur en droit, négociant, Marseille, président des Amitiés africaines, membre du réseau « La France au combat ». CHABANON Albert « Valmy », 29 ans, Marseille, professeur (Ecole normale supérieure), responsable de l’organisation universitaire du MLN (nouveau nom des MUR). CHANAY Henri, « Manuel », « Grand Michel », 31 ans, commandant parachuté, chef de la mission interalliée, Délégué militaire régional par intérim. CHAUDON Roger, 20 ans, Oraison, directeur de coopérative, responsable local des parachutages Section atterrissage et parachutage (SAP). CISSON Georges « Dubosc », « Roumi », 34 ans, Les Arcs, ingénieur Ponts et Chaussées, chef régional Libération et NAP en R2, responsable du journal régional des MUR, Provence Libre. CODACCIONI Paul « Kodak », 56 ans, Marseille, contrôleur principal des PTT, responsable du service des liaisons téléphoniques et télégraphiques de la résistance régionale. CUZIN François « Etienne », 30 ans, Toulon puis Digne, professeur agrégé de philosophie (Ecole normale supérieure), ancien résistant à Toulon (mouvement Franc-Tireur), chef du service de renseignement du MLN des Basses-Alpes, communiste, membre du CDL. DAUMAS André Dr, 44 ans, Oraison. DUBOIS Jean-Pierre « Allain », 49 ans, Marseille, MLN. DULCY Léon Dr, 33 ans, Bras d’Asse, originaire d’Avignon, membre d’un réseau britannique des Basses-Alpes. FABRE Guy « Berger », 20 ans, étudiant, MLN. FAVIER Maurice « Elan », 27 ans, membre du CDL des Basses-Alpes pour le PCF. LATIL Emile, Sisteron, membre du CDL des Basses-Alpes pour le FN. LESTRADE Adolphe « Vial », Marseille, étudiant, responsable de l’Action Ouvrière et des Corps Francs de la Libération. LEVY Maurice, 32 ans, Nîmes, membre des services de renseignement américains. MARIANI René « Gaillard », 23 ans, Roquevaire/Marseille, étudiant, responsable adjoint de l’organisation universitaire du MLN. MARTIN-BRET Louis « Michel », 46 ans, Manosque, ancien conseiller général socialiste, directeur des silos et coopératives du département, chef du MLN des Basses-Alpes, président du CDL. MOULET Jules « Bernard », 45 ans, entrepreneur, chef NAP Bouches-du-Rhône. PIQUEMAL Jean « Jacqueime », 40 ans, Draguignan puis Digne, infirmier, responsable NAP et AS, franc-maçon, membre du CDL des Basses-Alpes. ROSSI Robert « Levallois », polytechnicien, capitaine de l’armée de l’Air, 31 ans, chef régional des Corps francs de la Libération et des FFI. ROSSI Terce, 29 ans, Oraison. SALOM Robert, agent de liaison FTP des Basses-Alpes (n’est pas porté parmi les noms du charnier). 3 inconnus. 12 août : KOLHER Paul, 44 ans, Marseille, chef mécanicien SNCF. LAFFORGUE « Philippe », 26 ans. LIBERT Jean « Jourdan », 22 ans. MUTHULAR d’ERECALDE, « Lucas », 34 ans, major américain parachuté, membre de la mission interalliée (indication erronée sur le charnier : D’Errecalde C. Matmular). PACAUD Léon « Adrien », opérateur radio parachuté. PELLETIER François, « Ruben », 24 ans, lieutenant parachuté, responsable des liaisons par vedettes à Saint-Tropez (indication erronée sur le charnier : Peltier). SAINT-MARTIN Georges « Bourrely », 20 ans, Marseille, secrétaire du chef régional FFI. WOLF André, 44 ans, Lançon, notaire. 1 inconnu. Certains auteurs indiquent d’autres noms, sans que l’on puisse préciser qui sont les quatre inconnus. André Sauvageot (in Marseille dans la tourmente, Paris, Ed. Ozanne, 1949) donne Urbain Cabridens, Constant Drouet, Paul Ferréol, Maurice Korenstein, Maurice Plantier, Toussaint Raffini et René Stourm, mais sa liste contient trop d’erreurs et d’omissions pour que l’on puisse s’y fier (Plantier est tué près d’Aix à la Libération, le 19 août, Ferréol, grièvement blessé meurt après la Libération, Raffini est déporté en Allemagne). Pierre Guiral (in Libération de Marseille, Paris, Hachette, 1974) fournit le nom de Paul Ninck « Gilbert », chef départemental de l’ORA. Jean-Claude Pouzet (in La Résistance mosaïque, Marseille, Jeanne Laffitte, 1990, p. 297) fournit une liste fausse. Liste des morts du charnier : A noter que les inscriptions portées sur le monument funéraire du lieu comportent plusieurs erreurs (que je signale entre parenthèses) 18 juillet : ANDRE Marcel, 44 ans, Sigonzes, directeur d’école, socialiste, chef AS, membre du CDL des Basses-Alpes au titre de la CGT (indic charnier : Antoine, MLN, 25 2 1900 Enchastrayes). AUNE André « Berthier » « Marceau », 45 ans, Marseille, courtier, chef Armée Secrète des Bouches-du-Rhône (indic charnier : Berthier, MLN, 30 4 99 Mars). BARTHELEMY Georges, 38 ans, Marseille, responsable AS et mouvement Libération, socialiste (indic charnier : Ber..s, MLN, 21 11 06 /). BARTHELEMY Lucien, 41 ans, son frère, Marseille, idem (indic charnier : Berthier ?, MLN, 8 10 1900 Castelnan). BOYER Charles « César », 60 ans, ancien conseiller général radical-socialiste d’Aups, docteur en droit, négociant, Marseille, président des Amitiés africaines, membre du réseau « La France au combat » (indic charnier : B. Charles Albert, César Jacques, MLN, / Aix-en-Prov). CHABANON Albert « Valmy », 29 ans, Marseille, professeur (Ecole normale supérieure), responsable de l’organisation universitaire des MUR (indic charnier : Valmy, MLN, 11 5 16 ou 15 Mars). CHANAY Henri cmdt « Manuel », « Grand Michel », 31 ans, officier parachuté, chef de la mission interalliée, DMR par intérim (indic charnier : Manuel, Mission militaire interalliée, 11 8 15 Verdun). CHAUDON Roger, 20 ans, Oraison, directeur de coopérative, responsable local des parachutages SAP (indic charnier : Gaston, MLN, 26 5 08 Les Milles). CISSON Georges « Dubosc », « Roumi », 34 ans, Les Arcs, ingénieur Ponts et Chaussées, chef régional Libération et NAP en R2, responsable de la publication du journal des MUR de R2 (Provence Libre) (indic charnier : Dubosc, MLN, date naiss.). CODACCIONI Paul « Kodak », 56 ans, Marseille, contrôleur principal des PTT, responsable du service des liaisons téléphoniques et télégraphiques de la Résistance en R2 (indic charnier : Hubert Kodak, MLN, 23 11 88 Bonifacio). CUZIN François « Etienne », 30 ans, Toulon-Digne, professeur agrégé de philosophie (Ecole normale supérieure), chef du service de renseignement des MUR des Basses-Alpes, communiste, membre du CDL (indic charnier : pseudo, MLN, date/lieu). DAUMAS André Dr, 44 ans, Oraison (indic charnier : /, MLN, … 1900 Riez). DUBOIS Jean-Pierre « Allain », 49 ans, Marseille, membre des MUR (indic charnier : Alain, MLN, 4 7 95 Bruxelles). DULCY Léon Dr, 33 ans, Bras d’Asse, originaire d’Avignon, membre du SOE britannique des Basses-Alpes (indic charnier : /, MLN, 3 11 11 Avignon). FABRE Guy « Berger », 20 ans, étudiant (indic charnier : Berger, MLN, 12 11 24 Levignac). FAVIER Maurice « Elan », 27 ans, membre du CDL des Basses-Alpes (PCF) (indic charnier : Alain, MLN, 23 6 17 Mars). LATIL Emile, Sisteron, membre du CDL des Basses-Alpes (FN) (indic charnier : L Emile Fernand, Nicolas, MLN, 4 10 02 Sisteron). LESTRADE Adolphe « Vial », Marseille, étudiant, responsable de l’Action Ouvrière et des Corps Francs de la Libération (indic charnier : L. Jean, Chac, MLN, 4 3 11 Mars). LEVY Maurice, 32 ans, Nîmes, membre des services de renseignement américains (indic charnier : Vallin, MLN, 3 4 12 Lyon). MARIANI René « Gaillard », 23 ans, Roquevaire/Marseille, étudiant, responsable adjoint de l’organisation universitaire (indic charnier : Gaillard, MLN, 14 8 21 Roquevaire). MARTIN-BRET Louis « Michel », 46 ans, Manosque, ancien conseiller général socialiste, directeur des silos et coopératives du département, chef des MUR des Basses-Alpes, président du CDL (indic charnier : pseudo, MLN, … 98 …). MOULET Jules « Bernard », 45 ans, entrepreneur, chef NAP Bouches-du-Rhône (indic charnier : Bernard, MLN, … 99 Mars). PIQUEMAL Jean « Jacqueime », 40 ans, Draguignan-Digne, infirmier, responsable NAP et AS, franc-maçon, membre du CDL des Basses-Alpes (indic charnier : P. Jean Louis, Jaquème, MLN, 24 9 04 St-Raph). ROSSI Robert « Levallois », polytechnicien, capitaine armée de l’Air, 31 ans, chef régional AS (CFL) et FFI pour toute la R2 (indic charnier : Levallois, MLN, … 1913 Bruxelles). ROSSI Terce, 29 ans, Oraison (indic charnier : /, MLN, 10 9 15 Pomer). SALOM Robert, agent de liaison FTP des Basses-Alpes (n’est pas porté au charnier). 3 inconnus. (Charnier = 4 tombes inconnus). 12 août : KOLHER Paul, 44 ans, Marseille, chef mécanicien SNCF (indic charnier : Koler P., MLN, 23 1 1900 Miélcourt). LAFFORGUE « Philippe », 26 ans (indic charnier : /, MLN, né le (rien) 18). LIBERT Jean « Jourdan », 22 ans (indic charnier : Jourdan, MLN, né le (rien) 12 /). MUTHULAR d’ERECALDE major « Lucas », 34 ans, officier américain parachuté, membre de la mission interalliée (indic charnier : D’Errecalde C. Matmular, Lucas, parachutiste américain, /). PACAUD Léon « Adrien », opérateur radio parachuté (indic charnier : P. Louis Armand, Adrien, parachutiste, 11 7 13 Serley). PELLETIER François Lieutenant « Ruben », 24 ans, officier parachuté, responsable des liaisons par vedettes à Saint-Tropez (indic charnier : Peltier F., Ruben, parachutiste, 24 12 20 Milly). SAINT-MARTIN Georges « Bourrely », 20 ans, Marseille, secrétaire du chef régional FFI (indic charnier : Bourrely, MLN, 21 5 24 Salon). WOLF André Me, 44 ans, Lançon, notaire (indic charnier : Wolff A., MLN, 27 6 1900 Belfort). 1 inconnu (charnier idem). Ajouts (consécutifs à l’affaire François KLOTZ). Tous les fusillés ne ressortent pas des affaires Catilina (qui concerne peu Signes, sauf pour Lafforgue, arrêté le 19 avril et fusillé le 12 ; la plupart des résistants de Catilina sont fusillés à La Roque d’Anthéron, 11, ou au Val de Cuech, 3), Antoine ou d’Oraison, par exemple Maurice Lévy, membre de l’OSS, arrêté à Nîmes le 5 juin, emprisonné aux Petites Baumettes (Calvi p. 426-427), le Dr Dulcy arrivé dans les BA pour le SOE fin juin, arrêté le 16 juillet à Bras d’Asse, Me Wolff notaire de Lançon arrêté en juin. L’un des inconnus devrait être Michel LANCESSEUR « Victor », radio de la Mission interalliée qui aurait été arrêté en même temps que Chanay (n°16 affaire Antoine). L’affaire Antoine donne aussi le nom de Bechade, agent de liaison, qui pourrait être aussi dans ce cas (lieux / ouest / signes).

1951 – 18 juillet : CONSULTATION (GRATUITE ET NON OBLIGATOIRE) DES NOURRISSONS A PARTIR DE DIX HEURES, LOCAL HABITUEL DE LA MAIRIE DE SAINT-MANDRIER. Celle-ci est donnée soit par le corps médical du village, soit par des médecins vacataires appartenant à la Protection maternelle et infantile dépendante de la D.A.S.S. (Direction des affaires sanitaires et sociales). Les parents et leurs enfants peuvent également se rendre à l’hôpital le plus proche, ou consulter leur médecin de famille. Durant deux années, les médecins traquent les lésions du cœur, le rachitisme (jambes arquées, par exemple) et autres anomalies inhérentes à la croissance. Ces renseignements sont mentionnés sur un carnet de santé (Ken Nicolas, vol. 1).

1959 – 18 juillet : LA CROISSANCE DU QUARTIER MANDREEN DU PIN ROLLAND DETERMINE LA MUNICIPALITE DE SAINT-MANDRIER A DEMANDER LA CRÉATION D’UNE PISTE CARROSSABLE DE 7M DE LARGEUR MINIMUM POUR LA PROTECTION DE LA FORET COMMUNALE ET LA VALORISATION DES TERRAINS TRAVERSES. Pour ce faire, le concours des Eaux et Forêts et du Conseil Général est demandé. Dans sa délibération le Conseil Municipal met l’accent sur le développement à venir du Pin Rolland sur 21 ha, la préservation de la forêt communale aux abords des zones d’habitat actuelles et en prévision, le dégorgement du CD18, trop étroit et trop sinueux pour le trafic actuel. En fit, il s’agit de concilier création de la piste envisagée et aménagement d’une route carrossable de 7 m de large au moins qui constituerait le prolongement du chemin rural de Pin Rolland dont l’élargissement à la charge du lotissement de Marégau (cahier de charges approuvé le 18 juillet 1959) , permettait la reprise de l’ancien chemin rural de La Seyne à Saint-Mandrier. Le Conseil demande à l’unanimité l’inscription en priorité pour l’année 1960 de la dépense envisagée et le concours du Département pour la réalisation de ce projet lié à l’extension rapide Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 2000, p. 49).

1963 – 18 juillet : L’AUTOMATIQUE ARRIVE A TOULON, LA SEYNE, SAINT-MANDRIER, SIX-FOURS ET LE BRUSC – « Messieurs les abonnés de Toulon, La Seyne, Saint-Mandrier, Six-Fours et Le Brusc sont informés qu’à compter du 18 juillet 1963, à 8 heures, ils obtiendront leurs correspondants de Paris et de sa zone (numéros à 7 caractères pour les départements de la Seine, Seine et Oise, Seine-et-Marne et Oise) par voix (sic !) automatique » (Communiqué officiel des Postes et Télécommunications). les communications automatiques établies la nuit, entre vingt heures et huit heures du matin, les dimanches et les jours fériés toute la journée, bénéficieront d’une diminution de taxe de l’ordre d’un tiers (Ken Nicolas, vol. 2, p. 168).

1989 – 18 juillet : A PARIS, INAUGURATION DE LA GRANDE ARCHE DE LA DÉFENSE.

1990 – 18 juillet : MORT DE L’ÉDITEUR GEORGES DARGAUD.

1998 – 18 juillet : LE CORPS D’ERIC TABARLY EST RETROUVE EN MER AU LARGE DES CÔTES DE L’IRLANDE. Libération, 21 juillet 1998 : « C’ est bien le corps du marin français Eric Tabarly que le An Yvidig, bateau de pêche breton , a ramené vendredi dans ses filets . Le corps a été repêché au large des côtes irlandaises, et les examens pratiqués à l’hôpital de Waterford (Irlande ) hier matin ont confirmé ce que les évidences vestimentaires prédisaient depuis cette pêche macabre . Le corps portait, en effet, des bottes bleues, un pantalon de coton rouge et, surtout, un pull marin bleu portant l’ inscription «Eric Tabarly». Le navigateur , projeté par- dessus bord de son Pen Duick dans la nuit du 13 juin , est mort par noyade, et ne présentait aucune blessure , n’ayant pas été heurté par un élément du bateau. »

-2020 – 18 juin : Procès en septembre pour l’infirmière arrêtée pour violences (Var-Matin 18 juin 2020, Après la manif à Paris). L’infirmière dont l’interpellation, mardi, pour avoir jeté des cailloux sur les forces de l’ordre en marge d’une manifestation dans la capitale a suscité la polémique [doc BFMTV], devra comparaître le 25 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris.

En plein débat sur les violences policières, son arrestation musclée a provoqué la colère de l’opposition de gauche et contraint le gouvernement à défendre l’action des forces de l’ordre. Cette femme de 50 ans, qui a reconnu les faits au cours de sa garde à vue levée hier après-midi, sera jugée pour « outrages » et « violences sans interruption totale de travail (ITT) » sur personne dépositaire de l’autorité publique, a annoncé le parquet de Paris.

Plusieurs vidéos de son interpellation ont été relayées sur les réseaux sociaux. On y voit une femme portant une blouse blanche arrêtée sans ménagement par les forces de l’ordre alors que des échauffourées ont éclaté à l’arrivée du cortège sur l’esplanade des Invalides. D’autres vidéos montrent la même personne jeter des projectiles en direction des forces de l’ordre, quelques minutes auparavant. Lors de son audition, cette infirmière travaillant à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne) a reconnu avoir jeté des cailloux en direction des forces de l’ordre. Mais, a-t-elle expliqué, sa colère n’était pas dirigée contre les policiers mais contre l’Etat. Par ailleurs, deux autres personnes ont été interpellées hier dans le cadre d’une enquête sur l’agression d’un policier à terre en marge de cette même manifestation. L’un des deux interpellés est soupçonné d’être l’auteur du croche-pied ayant fait tomber le policier, qui avait ensuite été roué de coups avant d’être exfiltré par ses collègues. Le fonctionnaire souffre d’un traumatisme crânien, de divers hématomes, a une dent cassée et devrait déposer plainte.


UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : Un cabot de music-hall raconte ses souvenirs à un ami :

-J’avais un numéro sensationnel ! je sciais ma femme en deux ! j’ai fait ça sur toutes les scènes du monde… Hélas, maintenant nous sommes divorcés.

-Ah, tiens ! Et où vit-elle maintenant ?

-A Marseille et à Lyon !

Ce sera tout pour aujourd’hui. Bonne journée et à demain pour fêter les Arsène.

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