ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 13 JUILLET 2024 – 13e ANNÉE (n° 449è).
ILLUSTRATION :10 juillet 2024, le soleil couchant vu des Embiez (cl. H. Ribot)
Le 13 juillet, la coupe de champagne levée pour le saint du jour, est pleine à ras bord, elle déverse même son délicieux nectar, une vraie « coupo santo », car nous fêtons non pas un mais deux saints : un empereur et un prophète – pas moins ! – représentés aujourd’hui par tous les Henri et les Joël de France.
Né en 973, au moment où disparaissait son oncle, Othon le Grand, fondateur du Saint Empire Romain Germanique, Henri était l’aîné des quatre enfants du duc de Bavière, Henri le Querelleur, devenu, sur le tard, Henri le Pacifique. Sa mère, Gisèle, sage et pieuse, qui l’avait formé à la vertu et à la prière dès sa prime enfance, le confia d’abord aux chanoines réguliers d’Hildesheim (Saxe), puis à saint Wolfgang, bénédictin évangélisateur de la Hongrie, alors évêque de Ratisbonne (mort le 31 octobre 994. Lorsque son père mourut (28 août 995), Henri fut élu par la noblesse duc de Bavière et confirmé par le Roi. Dès 996, il accompagne Othon III en Italie pour secourir le Pape contre les Romains révoltés. Un peu plus tard, il épouse la vertueuse Cunégonde de Luxembourg. A la mort d’Othon III (23 janvier 1002), les ducs de Saxe et de Lorraine s’effacent devant la candidature d’Henri qui est élu par la diète de Werla, contre le duc Hermann de Souabe. Hermann gardant la rive gauche du Rhin, Henri renonce à se faire couronner à Aix-la-Chapelle et reçoit l’onction à Mayence. D’abord occupé à soumettre ses vassaux allemands, il doit aller pacifier l’Italie dont il reçoit la couronne, à Pavie, puis mâter les révoltes de Flandre et de Frise et, enfin, tenter de repousser le duc Boleslaw de Pologne. Après avoir conforté la position du pape Benoît VIII, il en reçoit la couronne impériale, à Saint-Pierre de Rome (14 février 1014) et s’efforce vainement d’établir sa souveraineté sur le couloir rhodanien. A la demande de Benoît VIII, il descend au sud de l’Italie, menacé par les Byzantins : il entre à Bénévent (1002), prend Capoue, délivre le Mont-Cassin et regagne l’Allemagne en passant par Rome. Tombé malade au début de 1024, il va cependant faire ses pâques à Magdebourg, reste à Goslar d’avril à juin où il prend la route de l’Ouest, mais il meurt au château de Grona. Il est enterré à la cathédrale de Bamberg.
Saint Henri, canonisé par Eugène III, fut, toute sa vie, zélé pour la réforme de l’Eglise pour quoi il préside de nombreux synodes en faveur de la stricte application de discipline canonique et de la condamnation des contrevenants, quel que soit leur rang ; il veilla scrupuleusement à nommer des évêques dignes de leurs fonctions et favorisa les monastères. La sainteté de sa vie est attestée par tous et l’on sait qu’il observa la chasteté conjugale. Cunégonde fut canonisée par Innocent III.
Il y a quelques années encore, on célébrait sa fête le 15 juillet.
De nos jours, le 15 juillet est dédié à saint Donald. Autres temps, autres mœurs !

Joël ou Yohel est l’un des douze « petits prophètes » de l’Ancien Testament. On ne sait rien de sa vie sinon qu’il devait exercer des fonctions liturgiques au Temple. Il est surtout le prophète de l’effusion de l’Esprit, de la Pentecôte et aussi de la pénitence. Voir le livre de Joël (Bible de la liturgie). Il prophétisa dans le Royaume de Juda et surtout à Jérusalem. Par-delà les menaces pour exhorter son peuple au vrai repentir, il nous fait entrevoir le retour de la faveur divine qui répandra l’Esprit-Saint sur toute chose: « Il arrivera après cela que je répandrai mon Esprit sur toute chair. » (Joël 3.1). Le martyrologe y joint Néhémie qui releva Jérusalem dans les années 440 avant Jésus-Christ et rétablit la vie religieuse autour du Temple. L’on fête aussi Zorobabel qui vivait à la même époque et qui est cité parmi les ancêtres de Jésus (Matthieu 1. 12)
Dicton :
« quand reviendra la saint Henri, tu planteras ton céleri ». Qu’honni soit qui mal y pense ! D’autant que ce jour, le 25e du mois de messidor au calendrier républicain, est dédié à la pintade !
LOCUTIONS ET TRADITIONS PROVENçALES :
« Au mois de juillet / Ni femme ni choux » (aussi épuisants l’un que l’autre).
PENSEE.
« L’égoïste n’est pas celui qui vit comme il lui plait, c‘est celui qui demande aux autres de vivre comme il lui plait, l’altruiste est celui qui laisse les autres vivre leur vie, sans intervenir » (Oscar Wilde – Notes, aphorismes, coll. Mille et une nuits).
METEO MARINE POUR SANARY –
La dépression 1008 hPa centrée sur le Golfe de Gênes reste quasi stationnaire.
Pour Sanary-sur-Mer : Avis de vent frais au large.
La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des conditions favorables à la persistance du beau temps.
Soleil le matin, ensoleillé malgré quelques nuages élevés l’après-midi. Pas de précipitations. Le soir, ciel se voilant progressivement.
Pas de précipitations. Vent d’WNW force 4 le matin temporairement W force 5 en milieu de journée. Rafales atteignant 27 noeuds en milieu de journée. Mer peu agitée. Houle petite et courte de WSW. Visibilité excellente. Témpérature : 31°.
EPHEMERIDES

(l’île du Riou vue des Embiez dans le couchant)
–1116 – 13 juillet : Acte n° 845 du cartulaire de Saint-Victor, Confirmation de la sentence arbitrale précédente par Raymond Bérenger Ier, pour Nans, Solliès, Plan d’Aups, Belgentier, Six-Fours (L’île des Embiez, com. et c. de Six-Fours, Var pour Guérard; la Petite-Isle, pour de Gérin-Ricard), la Farlède, Sainte-Trinité, La Môle (La Moule, com. de La Cadière, c. du Beausset, Var (d’après Guérard ; la Môle, pour de Gérin-Ricard), La Salle (La Sale, d’après de Gérin-Ricard 1926, com. de St Cyr, c. du Beausset (ruisseau de St Cyr; plaine; ferme); Sala v.1116; las Salas 1286; la Crau de las Salas 1532; Sarin 1532; Anthumy; Hubat 1665 (arch. paroiss.); valat de la Font de Michel 1665; Tune 1778; le ruisseau de la Sale 1871; ruisseau de St Cyr 1871; la Sale 1864; la Salle IGN 1/20000), daté du 13 juillet 1116 ((je l’ai reporté au n°805 dans mon recueil des documents de la Môle, p. 21, t.I. B. Saint-Victor, grand cartulaire, fol. 185 de Gérin-Ricard 1926 ; a. Guérard n°804. – b. G. Doublet, recueil des actes des évêques d’Antibes, n° XLIX id. ; IND.: Dr Barthélemy, Inventaire…des chartes de la maison des Baux, n° 30 id.). [de Gérin-Ricard 1926 (Acte n° 219, p. 59) : Brignoles. Confirmation par Raymond Bérenger Ier, comte de Barcelone et marquis de Provence de la sentence arbitrale précédente. Parmi les témoins: Pons, vicomte de Marseille.]
–1343 – 13 juillet :
1. Leca S. Lazari (charte aux archives de l’Evêché). Saint-Lazare – faubourg de Marseille, qui a pris son nom d’un établissement religieux ou hospitalier connu au 13e s. comme léproserie. Saint-Lazare était un prieuré dépendant du Chapitre de la cathédrale (1872). L’église, dans le 3e arrondissements de Marseille, au no 13 de la rue Saint-Lazare, fut édifiée de 1833 à 1838 suivant les plans des architectes Pascal Coste et Barral. Première mention : Doums S. Lazari de cart, 19 décembre 1269 (charte aux archives de la Major). Le Cart est un ruisseau de Caravelle ou des Aygalades.
2. Frepestel (ibid.). Frépestel, quartier rural de Marseille en 1872, quartier de Séon- Saint-André. Première mention : Freg Pestel, 22 mars, 1287 (acte notarié).
1354 – 13 juillet : Font de Lenze (acte notarié). Lense -lieu-dit, commune de Marseille, quartier du Cannet. Première mention : Lenze, 18 juin 1288 (acte notarié).
–1433 – 13 juillet : La terre de Peypin était une seigneurie qui entra dans la maison de Sabran, par suite du mariage de Darde, dame de Puy-Loubier, avec Jean de Sabran, sous la suzeraineté du comte de Provence. Elzéard de Sabran, en passa nouveau bail à Pierre Valentin, par acte du 3 octobre 1408, et la vendit ensuite à Lazare Bertrand, par acte du 13 juillet 1433.
1. Bouc cornut (acte aux archives de l’Evêché). Bec-cornu, sommet d’une des collines qui dominent le territoire d’Aubagne, près de Ruissadel.
2. Jas de Barry, 13 juillet 1501 (ibid.).
3. Peyrafuoc, 13 juillet 1501 (ibid.) Pierrefeu lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier des Lignières. Peirafuec, 10 août 1311 (acte notarié).
4. Ruissadel, Russadel, 13 juillet 1501 (registre aux archives de l’Evêché). Mont de Ruissatel, sur la limite du terroir des Camoins, commune de Marseille et de la commune d’Aubagne.
–1579 – 13 juillet : Alors qu’elle était déjà en Avignon, avant de se rendre en Dauphiné pour le pacifier, Catherine de Medicis écrit à Henri III (Jean Broc, 1979, p. 53réf. Lettres de Catherine de Médicis, lettre du 13.7.1579 p.44) : « J’ai ce jour d’hui fait pareillement venir devant moi, étant en conseil, la plupart des députés de tout le reste des communes du pays de Provence auxquels je ne pense avoir rien omis de tout ce qu’il leur fallait remontrer, sur quoi, louant Dieu et me remerciant du grand bien que vous et moi leur avions fait de leur donner la paix, ils m’ont tous promis et juré, ayant tes mains levées, de garder et observer ladite paix, se rendre entièrement obéissants à vos commandements, conserver les villes sous votre autorité, eux départir de toutes ligues et associations, et ne jamais plus prendre les armes, si ce n’est par votre exprès commandement ou par celui du Grand prieur pour votre service. »
–1720 – 13 juillet : LA PESTE A MARSEILLE – A Marseille, le 13 juillet, mort de 3 hommes qui ont transporté les étoffes du Grand St-Antoine au Lazaret. Les échevins rassurent les Marseillais et écrivent aux autres villes qu’il n’y a rien d’inquiétant. Mais on sait que des étoffes du Grand St-Antoine sont sorties du Lazaret malgré l’interdiction (André Maurice, 1983).
-1765 – 13 juillet : Les Baudillons – hameau, quartier Saint-Julien, commune de Marseille (archives de la Major).
-1793 – 13 juillet :
1. les Girondins appellent les autres départements à lutter contre une Convention contrôlée par la Montagne – De Caen, en concertation avec les administrateurs du département, les Girondins appellent les autres départements à lutter contre une Convention contrôlée par la Montagne et les sans-culottes parisiens, et constituent une armée pour marcher sur Paris. Bordeaux, Marseille s’insurgent – Lyon est déjà en révolte contre la Convention – et de nombreuses administrations départementales protestent contre l’éviction des Girondins. Mais dès le 13 juillet, leur armée est défaite à Pacy-sur-Eure et la Convention maîtrise rapidement l’insurrection dite fédéraliste en Normandie. Les Girondins abandonnent Caen pour se réfugier en Bretagne d’où ils s’embarquent pour Bordeaux (Yann Fauchois, 2001, p. 1177-1178).
2. DE NOUVELLES FORCES POUR LE GENERAL CARTEAUX – 13 juillet, les volontaires de deux compagnies de la Drôme, se trouvant à Valence, furent mis à la disposition de Carteaux (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).
-1799 : Abd-al-Ralman al-Jabarti (journal d’un notable du Caire…)
– 10 juillet : Grand banquet offert par le cheikh Mohammad al-Mahdi en l’honneur de l’un de ses fils. Y furent invités le général (Bonaparte) et les notabilités françaises, qui prirent le repas du soir, puis se retirèrent.
Ce jour, arrivée de 14 mameluks prisonniers que l’on fit monter à la Citadelle. Quelques-uns d’entre eux furent exécutés la nuit suivante.
–13 juillet : (ibid.) Arrivée de 6 mamelûks que l’on fit monter à la citadelle. Ce même jour, 10 captifs de guerre, qui étaient en prison, ont été exécutés.
–1867 – 13 juillet : Agenda de Jean-Baptiste Hermitte, premier adjoint de Marius Michel, maire de Saint-Nazaire (Sanary) Samedi, Saint Eugène. Vent d’ouest – forte brise – Arrivée à Paris de la Princesse de Prusse qui voyage incognito sous le nom, je crois, de comtesse de Spassort (nom peu lisible !).
–1906 – 13 juillet : Une loi rend obligatoire le repos hebdomadaire.
–1907 – 13 juillet : LES FEMMES MARIEES POURRONT ADMINISTRER LEURS ECONOMIES – – Une loi donne la possibilité aux femmes mariées d’administrer les produits de leur travail et de leurs économies.
–1911 – 13 juillet : MISE EN SERVICE DU PAQUEBOT « SALTA » – Le paquebot Salta, construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée La Seyne sur Mer, admis au service à Marseille avec le brevet de francisation n° 44560. Propriétaire : Compagnie Générale Transports Maritimes sous affrêtement de la Royal Navy.
–l937 – 10 au 13 juillet : À Marseille, le congrès national de la SFIO (10-13 juillet 1937) exprime une certaine morosité. Le congrès suivant, celui de Roy an, verra l’expulsion de l’aile gauche conduite par Marceau Pivert, qui donnera naissance au Parti Socialiste Ouvrier et Paysan (PSOP). Pourtant, les élections partielles ne montrent pas un recul global de la gauche. Dans le Var, les socialistes sont sortis renforcés des cantonales d’octobre. Particulièrement à Toulon, où Gaudien Bartoli et le docteur Risterucci l’ont emporté sur Jean Bartolini et Henri Seillon. On assiste en fait à un rééquilibrage, la SFIO redevenant la force dominante dans le département. Mais les rapports entre militants ont tendance à se tendre (Charles Galfré, 2003).
–1965 – 13 juillet : Une loi autorise les femmes à travailler sans l’accord de leur mari.
–1967 – 13 juillet : Création de l’Agence nationale pour l’Emploi (ANPE).
–1978 – 13 juillet : LE BILAN DE LA TRAGEDIE DU CAMPING DE LOS ALFAQUES, sur la Costa Brava (Espagne) est terrible : rappelons que le 11 juillet, l’établissement a été dévasté par l’explosion d’un semi-remorque sur la nationale 340. Une énorme flamme s’est aussitôt abattue sur le camping. Cent-quatre-vingts personnes ont été brûlées vives, six cents autres ont été grièvement brûlées.
–1982 – 13 juillet : SOLUTION EN VUE POUR LE GAZODUC EUROPEEN – Les autorités américaines envisagent de lever l’embargo décidé en juin sur l’exportation vers l’Union soviétique d’équipements pétroliers et gaziers devant, en particulier, servir à la construction du gazoduc sibérien vers l’Europe. Par cet embargo, les Etats-Unis espéraient faire abroger la loi martiale et libérer des détenus en Pologne. Le 28 juin, à Bruxelles, les chefs d’Etat de la CEE se sont réunis, furieux qu’une telle décision ait été prise sans avoir été consultés, pour adjurer les Etats-Unis de ne pas entraver le commerce international. Deux entreprises françaises avaient également été sanctionnées pour avoir enfreint les consignes de la Maison Blanche. Cet enjeu est pourtant important pour la France : les factures des contrats pour la construction du gazoduc sibérien peut apporter cinq milliards de francs au pays. Le 22 juillet, Paris annoncera que les contrats conclus avec l’Union soviétique seront respectés. Londres et Bonn adopteront la même position . Le 13 novembre, le président Ronald Reagan annoncera la levée de l’embargo.
3. CINQ MORTS DANS UN ACCIDENT FERROVIAIRE EN BELGIQUE où, à Aalter, le train Namur-Knokke est percuté par le semi-direct Bruxelles-Ostende.
–2015 – 13 juillet : PROJET D’ATTENTAT CONTRE UNE INSTALLATION MILITAIRE – Trois individus ont été interpellés pour un projet d’attentat contre une installation militaire. Un mineur de 17 ans, un jeune majeur de 19 ans et un ancien matelot réformé de la marine française de 23 ans. Interpellés dans les départements des Bouches du Rhône, du Rhône et des Yvelines, ils auraient reconnu leurs intentions durant leur garde à vue (Le Monde, article du 16/07/2015).
–2022 – 13 juillet : ALERTE METEO – Un immense dôme de chaleur se met en place sur le Maghreb et remonte vers l’ouest de l’Europe en passant par la France. Notre pays se situera au cœur de ce dôme d’air torride. Cette situation de blocage pourra amener les températures à des niveaux proches des records. Tout le pays sera concerné à un moment ou à un autre par ces températures caniculaires.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 297e livraison : La Révolution : 1. des origines à la fin de la Terreur.

(le phare du grand Rouveau vue de l’île St Pierre des Embiez)
(suite) L’exécution de Louis XVI en janvier 1793, entraîne la Première Coalition de toute l’Europe contre la France qui lève une armée de 300 000 volontaires. Pour combattre l’ennemi intérieur, la Convention crée letribunal révolutionnaire et le comité de Salut Public. La Guerre de Vendée, anti-républicaine, menée par Larochejaquelein débute dès le 21 janvier. Grâce au télégraphe optique inventé par Chappe, dont le premier essai aura lieu le 16 octobre, la Convention pourra être tenue au courant des avancées de ses armées aux frontières.
Entre 1792 et 1796, l’excédent naturel (naissances – décès) enregistré à Sanary est de +85. A partir de 1792, et jusqu’à 1822, toutes les années marqueront une croissance démographique largement positive. Toutefois, il convient de noter que les chiffres des années 1792 à 1795 décroissent, et restent relativement bas (entre 15 et 7) et ne reprennent leur essor qu’après la fin de la Terreur (+39) Un coup de frein à cette croissance ne se fera sentir que sous la Restauration (entre 1830 et 1837) avant de reprendre sa progression. Sanary fut à l’abri du choléra en 1884. Un seul cas se produisit et concerna un étranger. Quantité de toulonnais y trouvèrent un refuge assuré. En 1835, 7 décès seulement s’étaient produits de ce chef. Cet accroissement constant de la population coïncide avec la création, par Edouard Allemand de Sanary, du premier moulin à vent sur la colline Notre-Dame de Pitié en 1793. Mais, dès l’an II (fin octobre 1793), la pénurie en blé se fait durement sentir dans le canton de Sanary. (à suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 497e livraison :

(Canadair en action, cl. H. Ribot)
–1947 – 11 juin : L’« Altalena » quitte le port de Marseille, Port-de-Bouc en fait, le 11 juin, lendemain du cessez-le-feu du 10 juin négocié par le comte Bernadotte et qui prévoit l’interdiction pour les parties de se faire livrer des armes pendant toute sa durée. Sans doute, par aversion pour les Britanniques et pour des raisons diplomatiques qui n’ont pas fini de soulever des polémiques parmi les historiens, le gouvernement français, en grand secret, avait décidé de livrer des armes au Etzel sans la moindre monnaie d’échange : 5000 fusils, 250 mitraillettes et 5 millions de balles. La seule condition émise par les Français : les munitions ne devront arriver en Israël qu’après le départ du dernier soldat britannique. Entre temps en Israël, le comte Bernadotte, envoyé spécial de l’ONU qui avait sauvé des Juifs en Suède lors de la Seconde guerre mondiale, multiplie les efforts pour un cessez-le-feu. Le 10 juin, les parties arrivent à un accord. Le cessez-le-feu comprend, entre autres, l’interdiction d’introduire des armes et des combattants. Quand Begin sut que Ben Gourion avait donné son accord pour le cessez-le-feu, il ordonna la nuit même que le bateau reste à quai en France. Mais un problème de transmission radio fit que le message n’arriva jamais.
« Je viens vous raconter ce soir l’un des épisodes les plus terribles de l’histoire de notre peuple et peut-être même de l’histoire des autres peuples de par le monde qui vient de se dérouler ».
C’est ainsi que Menahem Begin, ancien commandant du Etzel (Irgoun), commença l’un des discours les plus célèbres de l’histoire d’Israël prononcé quelques heures après que le bateau « Altalena » s’enfonçait au large des côtes de Tel Aviv. Connu sous le nom « le discours des pleurs », Menahem Begin allait décrire à ses auditeurs de la radio « Voix de Jérusalem combattante », avec des sanglots dans la gorge, l’épisode héroïque de l’Altalena.
Que s’est-il passé ce 22 juin 1948 au large de Tel Aviv ? Comment l’affaire de l’Altalena est-elle devenue un mythe et continue, 60 ans après, à diviser les esprits ?
Depuis des mois, en lisant des ouvrages et des articles sur cet épisode historique, je découvre qu’aucune réponse simple n’est permise. En parcourant le même trajet que Menahem Begin, de la plage Frishman à la rue Tchernichowsky, la station de radio du Etzel d’où il allait prononcer son fameux discours, me vient cette question : pourquoi Begin pensait-il que David Ben Gourion ne donnerait pas l’ordre de tirer sur l’Altalena ? Comment a-t-il pu commettre une telle erreur d’appréciation ?
Pour comprendre l’épisode de l’Altalena, revenons une année en arrière. « Le Comité Hébraïque de Libération de la Nation », branche du Etzel aux Etats-Unis, acquiert un bateau pesant 4 500 tonnes. La négociation fut menée par un certain Avraham Stavski qui fut soupçonné de l’assassinat de Hayim Arlozorov mais relâché faute de preuves. Parti pour les Etats-Unis, il joua un rôle non négligeable dans les rangs du Etzel outre-atlantique. C’est lui qui baptisa le bateau « Altalena », nom de plume de Zeev Vladimir Jabotinsky, leader du mouvement sioniste révisionniste décédé sept ans auparavant.
Au début de l’année 1948, Bégin, conscient du danger qu’encourt le futur Etat d’Israël après le départ des Britanniques qu’il avait tant souhaité, désire enrôler des Juifs de France dans les rangs du Etzel. A Paris, on lui fait comprendre qu’une telle tâche n’est pas simple et qu’il est préférable de trouver des fonds pour acheter des armes. Sans doute, par aversion pour les Britanniques et pour des raisons diplomatiques qui n’ont pas fini de soulever des polémiques parmi les historiens, le gouvernement français, en grand secret, décide de livrer des armes au Etzel sans la moindre monnaie d’échange : 5000 fusils, 250 mitraillettes et 5 millions de balles. La seule condition émise par les Français : les munitions ne devront arriver en Israël qu’après le départ du dernier soldat britannique. Le ministre français des Affaires Etrangères d’alors, était-il un admirateur du Etzel ? C’est possible.
Entre temps en Israël, le comte Bernadotte, envoyé spécial de l’ONU qui avait sauvé des Juifs en Suède lors de la Seconde guerre mondiale, multiplie les efforts pour un cessez-le-feu. Le 10 juin, les parties arrivent à un accord. Le cessez-le-feu comprend, entre autres, l’interdiction d’introduire des armes et des combattants. Quand Begin sut que Ben Gourion avait donné son accord pour le cessez-le-feu, il ordonna la nuit même que le bateau reste à quai en France. Mais un problème de transmission radio fit que le message n’arriva jamais.
L’Altalena leva l’ancre le lendemain au petit matin avec à son bord 800 nouveaux immigrants et les armes données gracieusement par la France. Vers minuit, le 22 juin, l’Altalena arrive près des côtes de Tel Aviv. Begin choisit la plage Frishman, persuadé que Tsahal n’osera pas tirer près du QG de l’ONU et ne prêta pas attention au fait que les QG de l’armée de l’air et de la marine étaient tout proche, rue Yarkon. Begin, en venant à Tel Aviv, était sûr que la population, enthousiaste de recevoir des armes, viendrait l’accueillir en héros et empêcherait une intervention militaire contre le bateau.
Vers 16h, alors que se poursuivait le déchargement des armes, des tirs de canons retentirent. Tsahal bombardait l’Altalena. Le capitaine du navire fit lever le drapeau blanc mais cinq autres tirs suivirent. Le bateau était touché. Certains combattants du Etzel ouvrirent le feu mais la plupart se jetèrent à l’eau pour rejoindre la côte à la nage. Begin, lui, ne savait pas nager. Pétrifié, il mit du temps à reprendre ses esprits. Sur l’ordre du capitaine, il s’embarqua dans un canot de sauvetage. Dans le tumulte, ses lunettes tombèrent à l’eau.
Sous les yeux des habitants de Tel Aviv, l’Altalena coula lentement. Les combats firent 18 morts : 16 membres de l’Irgoun et 2 soldats de Tsahal, plus de nombreux blessés. La police militaire procéda à de nombreuses arrestations. Begin rejoignit la base du commandement militaire du Etzel et décida qu’il prononcerait le soir même un discours historique. Il ordonna à ses soldats de déposer leurs armes leur demandant de reconnaître qu’il n’existait qu’une force armée, évitant ainsi une guerre civile. Begin fut persuadé toute sa vie que le but premier de Ben Gourion fut, ce jour-là, de l’éliminer du devant de la scène politique.
Ben Gourion de son côté justifiera son geste par ces mots devenus célèbres : « S’il y a plus d’une armée, il n’y aura pas d’État. Aucun pays ne peut supporter que des gens particuliers ou une organisation privée introduisent des armes, même en petite quantité, sans l’autorisation du gouvernement. » (document réalisé à partir de diverses sources).
–1947 – 12 novembre : A Marseille, les mouvements de grèves insurrectionnelles à l’instigation du PCF se développent : le palais de justice est occupé et le maire séquestré.
(à suivre)
LA SEYNE-SUR-MER. 202e livraison :

(couchant sur la côte sud des Embiez)
–1911 – 13 juillet : MISE EN SERVICE DU PAQUEBOT « SALTA » – Le paquebot Salta, construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée La Seyne sur Mer, admis au service à Marseille avec le brevet de francisation n° 44560. Propriétaire : Compagnie Générale Transports Maritimes sous affrêtement de la Royal Navy.

TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 23e livraison. (suite) Rue Bastide
(suite) Le bailli, sur la proposition du Conseil de ville, s’empressa de leur donner satisfaction, en faisant procéder à une criée publique ainsi conçue :
« Il est ordonné par le roi, notre sire, et par son « bailli, que toutes les femmes viles, publiques « ou vénales, aient à se retirer dès la journée de « demain du quartier des Corroyeurs et de toute « la ville de Toulon et de ses faubourgs, sous « peine de confiscation de leurs hardes ; et si, « passé ce délai, elles sont rencontrées au mépris « de cette ordonnance, elles seront fouettées (Archives communales, FF. 684) « par la ville, à la manière accoutumée ».
Cinquante ans plus tard, les filles publiques, trompant la surveillance de la municipalité, revenaient plus nombreuses et envahissaient la cité. Le Conseil de ville, se montrant moins rigoureux qu’autrefois, les relégua dans un quartier tout à fait retiré, et les soumit à un règlement de police.
11 leur était défendu de toucher avec la main le pain, la viande, les fruits et autres comestibles exposés en vente, avant de les avoir achetés ; il ne leur était pas permis de porter dans la rue soit des manteaux, soit des robes rayées et de couleurs différentes ; elles ne devaient avoir que des vêlements de fil, d’une seule couleur, « devant et derrière » ; elles ne pouvaient se parer de tissus d’or ou d’argent sous peine de cent livres d’amende et de confiscation des robes et des bijoux (Archives communales, AA. 98).(A suivre)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE !

-Pauvres bêtes !
-Quelles bêtes ?
-Les mites…
-Ah ! Pourquoi ?
-L’hiver dans les maillots de bain, l’été dans les fourrures ! et tu appelles ça une vie ?
Ce sera tout pour aujourd’hui.
Bonne journée à tous et toutes.

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