ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 9 JUILLET 2024 – 13e ANNÉE (n°4496).
ILLUSTRATION : Jean-Claude IZZO, histoire d’un Marseillais.
LES FÊTES :
Aujourd’hui, 9 juillet, nous fêtons l’anniversaire de Frédéric MORCHIO ! Bon anniversaire Frédéric !
C’est aussi la fête des AMANDINE, un prénom béni des dieux signifiant « celle qui doit être aimée » qu’avait choisi une jeune Belge, Pauline Jeuris, devenue la sœur franciscaine missionnaire MARIE-AMANDINE, qui mourut assassinée le 9 juillet 1900 en Chine, à l’âge de 28 ans, durant la révolte des Boxers.
C’est également le jour de la MENTHE au calendrier de Fabre d’églantine.
Parmi les événements qui suivent, il en est un que je retiendrai en priorité, il s’agit de l’affaire de Damas, le 9 juillet 1860, lorsque l’émir Abd el-Kader se déclara protecteur des Chrétiens que les Musulmans massacraient.
Dicton :
« L’amande échoit toujours à qui n’a pas de dents. » (proverbe chinois).
LOCUTIONS ET TRADITIONS PROVENçALES :
Si un présomptueux se croit capable mais ne l’est pas, on dira : » t’as vu, il s’est présenté aux élections législatives, il croyait qu’il pouvait être député, peuchère !« .
PENSEE.
« Les hommes ne croient jamais les autres capables de ce qu’ils ne sont pas capables de faire eux-mêmes » (Cardinal de Retz, 1613-1679, « Maximes et Réflexions »).
METEO MARINE POUR SANARY –
Un faible flux assez irrégulier de secteur Nord-Est prédomine sur le Sud-Est du bassin. Sur le Sud-Ouest et le Nord-Est il est faible et assez irrégulier de secteur Sud. Sur le Nord-Ouest il est faible et particulièrement instable de secteur Nord-Ouest.
Pour Sanary-sur-Mer : Pas d’avis de coup de vent.
La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des conditions favorables à la persistance du beau temps.
Soleil le matin, ensoleillé malgré quelques nuages élevés l’après-midi. Pas de précipitations. Le soir, ciel peu nuageux.
Vent de SE force 3 le matin tournant S force 2 le soir. Rafales atteignant 12 nœuds en milieu de journée. Mer belle. Houle petite et courte de WSW. Visibilité excellente.
EPHEMERIDES

(Abbaye bénédictine de Lérins, le 12 mai 2012 – cliché, H. Ribot)
–1178 – 29 juin et 9 juillet : Acte n° 135, cartulaire de Montrieux, don à Montrieux d’une terre située entre Vidil et Cancerilles daté du 29 juin et 9 juillet 1178 [Boyer R. p. 525-526 : Montrieux, in claustra monachorum – R. et P. Belsier et les fils de celui-ci, P. et André, donnent aux chartreux de Montrieux une terre située entre Vidil et Cancerilles, contre une rémunération de 40 sous. Guillaume, seigneur de Signes, confirme cette donation.] « R. Belsier et P. Belsier.
.. R. Belsier et P. Belsier et ejusdem P. filii, P. Belsier et Andreas Belsier , donaverunt et laudaverunt ecclesie beate Marie Montis Rivi (Montrieux) et habitatoribus ejusdem loci tam presentibus quam sequentibus tram quam habebant infra terminos eorum, que ab oriente terminum terram de vidilium et ab occidente terram de Cancerillis (Cancérilles, en limite des territoires de Maounes et de Signes). Pro cujus terre donatione donatoribus ejus prefate domus heremite xl sol. donaverunt. Facta est autem hec donatio in manu domini Bertrandi, prioris, presentibus ejus monachi : Honorati, sacrista ; Willelmo Bez, Petro de Ponte, qui hanc cartam scrpsit ; Giraldo, Rollando, Bernardi, Willelmo, procuratore ; Willelmo, Bernardo Catalano, R., novicio ; conversis vero : Ricardo, Raimundo de Turris (Touris), Willelmo de Molendino, Stephano Scophario, Martino ; noviciis vero : Willelmo Maurelli et Pontio Dozo ; Giraldo, monacho Sancti Gervasi ; laicis vero de seculo : Engone Lombardo, P. Rostagni et B., frate ejus ; Pontio de Melna (Méounes), Bosio de Melna et Lamberto, nepote illius ; B. Garsias et P. Martini, fratre ejus ; R. filio Petri de Melna ; R. Bernardi, filio Poncii Bernardi ; Willelmo, consanguineo Barnerii, presbyteri ; R. Audeberti de Torris, Giraldo Alvernatio et P., filio Johannis Ferltrarii… Romane Ecclesie presidente domino papa Alexandro, et regnante Frederico, imperatore… dominus Willelmus de Signa (Signes)… laudavit et confirmavit…
–1218 – 9 juillet : l’évêque de Marseille casse la confrérie du Saint- Esprit – Latran. Bulle d’Honorius III annonçant à Hugues et à Raimond de Baux, vicomtes de Marseille, qu’il vient de confirmer l’acte par lequel l’évêque de Marseille casse la confrérie du Saint- Esprit, formée à son préjudice par les Marseillais (acte des vicomtes de Marseille n° 400Latran, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. du Vatican, Regesta Honorii III, liv. Il, fol. 280. InD. : Dr Barthélemy, Inventaire, Supplément, n° 35. — P. Pressuti, Regesti del pontifice Onorio III, 11° 1514. — Bœhmer- Ficker, Regesta Imperii, t. V, n° 6304).

–1248 – 9 juillet : différend entre le monastère de Montrieux et la communauté de Méounes – « Fait à Lyon – Le pape Innocent IV adresse à Rostan de Cuers, évêque de Toulon, et au prévôt de la collégiale de Pignans, une lettre par laquelle il leur enjoint de faire respecter, en usant éventuellement de la censure ecclésiastique, la sentence arbitrale de Benoît d’Alignan, évêque de Marseille, qui réglait le différend entre le monastère de Montrieux et la communauté de Méounes, concernant les limites de leurs territoires et leurs pâturages respectifs » (Boyer R., 1980, p. 642 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux.).

(chapelle Saint-Martin d’Orves, Evenos. Cl. H. Ribot)
–1285 – 9 juillet : DÎME, CHARBON DE BOIS, FOURS A CHAUX ET A VERRE sur la terre d’ORVES – Raimond de Nîmes, évêque de Marseille, et le chapitre remet aux chartreux de Montrieux la dîme des terres qu’ils possèdent à Orvès et qu’ils font valoir soit directement, soit indirectement. Ils les autorisent en outre à faire sur ces terres du charbon de bois et à y installer des fours pour fabriquer de la chaux et du verre (Boyer R., 1980, p. 659 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).
–1333 – 9 juillet : LA LOUBE – Patium de Lupa, 9 juillet 1333 (charte aux archives de la Major). La Loube – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Pierre. La rue de la Loubière, qui conduisait à ce quartier, a conservé le nom. Mentions : Passum de la Loba, 27 avril 1302 (charte aux arch. de la Major).
–1359 – 9 juillet : Huveaune- Vinea loco dicto Vuenna confrontans cum maire Ybeline, 17 novembre 1336 (ibid. et acte notarié du 9 juillet 1359). Huveaune, rivière qui prend sa source au bas de la Sambuc, dans la commune de Saint-Zacharie (Var), dans une propriété nommée la Fous. A son origine, cette source s’appelle lei Fouen de Sicard. La rivière parcourt les territoires d’Auriol, Roquevaire, Aubagne, la Pêne et Marseille ; se jette dans la Méditerranée sur la plage du Prado. Un peu au-dessous de la Penne, cette rivière fournit le grand béal qui a sa prise près de la bastide de l’Aumone et suit le cours de la rivière à une distance de 800 mètres, en arrosant tout l’espace qui l’en sépare, en faisant mouvoir un grand nombre de moulins et usines jusqu’à Saint-Giniès, où il rejoint la rivière après un cours de près de trois lieues (1872).
–1362 – 9 juillet : SAINT-JUST, commune de Marseille. Guillaume Sudre, évêque de Marseille trouve la chapelle ruinée qui est devenue l’habitation des bêtes fauves. Saint-Just – église et quartier, commune de Marseille 13e (E. Baratier, « Le temporel de Saint-Victor »). Mentions : Saint-Just a été appelé Montcaud, Montaud ou Malpougne. Première mention : 1030 – Le village se développe autour d’une église que Pons, évêque de Marseille, donne aux moines de l’Abbaye Saint-Victor – Ecclesia sancti Justi et pedaticum ejusdem castri, cella, donation à Saint-Victor (Guérard, n° 44).

–1609 : aux magasins du Brusq 1609 (Archives des B. du Rhône, Saint-Victor, n° 1075). LE BRUSC – plaine ; port et hameau à l’extrême ouest du cap Sicié, en face des Embiez, commune de Six-Fours (I.G.N). Fin IIe siècle av. J.-C. : mention de Tauroeis fin IIe siècle av. J.-C. (Périégèse – Pseudo-Scymnos, description géographique anonyme en grec datée de la fin du début IIe siècle av JC (Paul-Marie Duval, 1971, n°52), Tauroeis (le Brusc, Six-Fours) et Olbia (Hyères): « Тανρόεις καί πoλησίυ πόλις Ολβία »).
–1614 – 9 juillet – La Castelle – propriété, commune de Roquevaire, quartier de Clauvier (acte aux archives de Saint-Victor).
–1707 – 9 juillet – LE DUC DE SAVOIE, ALLIE DE L’ANGLETERRE, FRANCHIT LE VAR EN JUILLET 1707 DANS LE BUT DE RUINER L’ARSENAL ET LA MARINE DE TOULON. La place étant démunie de troupes de défense, un mouvement de panique souffle sur Toulon (Bernard Cros, 2009). Cette Armée des Coalisés, composée de troupes de l’Empire, du Duché1 de Savoie, de Hesse, du Palatinat, de Brandebourg, s’élevait de 40.000 à 55.000 hommes, selon les historiens. Elle possédait une importante cavalerie ; presque toute son artillerie était transportée par. les vaisseaux de la Flotte anglaise. Celle-ci, d’une centaine de voiles, était sous les ordres de l’amiral Schowel. Elle comprenait 36 vaisseaux de guerre et 10 galiotes ou frégates à bombes, armées de mortiers pour bombarder les villes, le reste consistait en bâtiments de transport. Les Coalisés, qui avaient passé les Alpes par le col de Tende, arrivèrent le 9 juillet devant le Var. Le passage était défendu par M. de Sailly, qui avait 7 bataillons, 3 régiments de cavalerie, et 3.000 hommes des milices du pays. Ces forces étaient insuffisantes. Canonnées en flanc et à revers par des frégates embossées à l’embouchure du Var, tournées par la cavalerie ennemie passée en amont, elles furent obligées de se retirer. Deux bataillons furent jetés dans Antibes et les miliciens furent licenciés (Docteur Raoulx).
–1715 – 9 juillet : ÉTABLISSEMENT DES NOUVEAUX CADASTRES – En 1724, des règles furent données par les procureurs des pays de Provence aux sieurs inspecteurs et experts afin de faire procéder à l’établissement des nouveaux cadastres des communautés en exécution de la déclaration du roi du 9 juillet 1715 et de la délibération de MM. les Procureurs de pays d’avril 1724. Pour l’exécution de ces documents, les consuls des villes, bourgs et villages firent appel aux gens qualifiés, notaires, géomètres et experts, moyennant un prix convenu et suivant contrat. Ce furent les livres terriers qui servirent à nos communes jusqu’à l’apparition des cadastres du XIXe siècle (Le premier livre terrier de Six-Fours remonte à 1485). En 1724, une visite générale des bois de Provence est organisée sous la conduite de Chabert de Lisle afin de répertorier l’essentiel de la production qui se décompose en chênes blancs, chênes verts, ormes, pins, sapins, mesles et hêtres (Archives du Port, Toulon : Visite des bois des vigueries de Provence ; Rotger B., 1984).
–1717 – 9 juillet : Treillard (acte aux archives de Saint- Victor). La Treille – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Giniès, entre le grand chemin de Mazargues et le vallat de Coufonne. — Trullare, 26 février 1290 (charte aux archives munie.).
–1720 – 9 juillet : LA PESTE EST A MARSEILLE – Un enfant meurt, place de Lenche à Marseille : le docteur Peysonnel affirme aux échevins qu’il avait la peste (André Maurice, 1983).
–1789 – 9 juillet : L’ASSEMBLÉE SE DÉCLARE ASSEMBLÉE NATIONALE CONSTITUANTE (Duby Georges, Pierre Goubert, Jean-Charles Volkmann).
L’Assemblée entame son travail constitutionnel, dont elle s’était donné les moyens par la création du comité de Constitution, le 7 juillet. Aujourd’hui, on donne lecture d’une première table des matières de cette Constitution ; ce projet est accueilli avec enthousiasme. L’auteur, Mounier, y présente une conception « monarchienne » : il n’est pas question de faire table rase du cadre politique existant, mais, dans le respect de la royauté, de partager la souveraineté entre le roi et la Nation. Cette proposition est cependant jugée trop timide par certains, dont Sieyès, qui aurait préféré une Constitution dominante (Agenda du Bicentenaire, JEUDI 9 JUILLET).
–1793 – 9 juillet :
1. CARTEAUX FAIT BATTRE LE RAPPEL DES GARDES NATIONALES DE LA DRÔME – Diverses décisions, trop longues à narrer par le menu, furent concertées pour assurer le succès de la mission de Carteaux, mais les secrétaires commis de toutes les administrations publiques du département furent exemptés de la réquisition de ce général, relative aux gardes nationales (9 juillet) (Roger Vallentin du Cheylard).Carteaux fit battre le rappel à Valence, le 9 juillet, à minuit, et partit immédiatement, disent les auteurs. En traversant Montélimar, le payeur, à la suite de l’armée du général Carteaux, avec l’autorisation du payeur général de l’armée des Alpes, requit le receveur du district, G. Autran, de lui prêter 34 ooo livres. Le 5 août, les formalités de régularisation n’étaient pas encore terminées et ce dernier fonctionnaire ne dissimulait pas son mécontentement. Le 5 août, les formalités de régularisation n’étaient pas encore terminées et ce dernier fonctionnaire ne dissimulait pas son mécontentement (Archives départementales de la Drôme, L 562).
2. L’ÉNERGIE DU MAIRE ET DE LA MUNICIPALITÉ DE MONTÉLIMAR A L’ÉGARD DU MOUVEMENT FÉDÉRALISTE MÉRITE UN SOUVENIR. Dès la réception d’un premier avis, des sentiments d’hostilité contre les Marseillais éclatèrent immédiatement et l’on songea à les traiter comme des rebelles. Le maire, Salamon, convoqua d’urgence, le 9 juillet, les autorités constituées et les chefs de la légion « Allobroge » se trouvant en garnison à Montélimar pour « s’environer de leurs lumières ». Le conseil municipal décida à l’unanimité que les portes de la ville seraient fermées à l’armée marseillaise et que « cette ville, « fût-elle réduite au seul courage de ses habitans, s’ensevelira « sous ses murs plutôt que d’en permettre l’accès aux ennemis « de la Convention ». La seconde motion votée portait « que « le général Carteaux sera invité à faire marcher sur le champ, « contre les rebelles, les troupes dont il a le commandement « et d’agréer l’ofre (sic) que font tous les citoyens de Montélimar de se joindre à elles, pour écraser les bâtards phocéens « qui souillent l’origine dont ils se prétendent issus ». Les chefs de la légion « Allobroge », de la garde nationale et de la gendarmerie, les nombreux citoyens présents applaudirent à cette délibération et crièrent, aux armes. Ces sentiments n’étaient pas superficiels, car plusieurs Montiliens s’engagèrent dans l’armée de Carteaux, lors de son passage (11 juillet) (Roger Vallentin du Cheylard).
–1794 – 9 juillet (21 messidor an II) : LES TRAVAUX DE DÉMOLITION DE TOULON VONT DÉBUTER – Le 21 Messidor an II la Commission Municipale de Port de la Montagne attendait plusieurs milliers d’ouvriers pour exécuter les travaux ordonnés par le Comité de Salut Public. On proposait même, pour les loger, la translation dans toute autre commune des réfugiés corses qui avaient fui l’insurrection de Paoli, et on finit par décréter 1’installation d’un campement provisoire. Ils arrivaient en foule fin 95 (Archives Municipales de Toulon L 68 D 10 ; Henriette Trojani).
–1797 – 9 juillet (21 messidor an V) : CRÉATION DE LA RÉPUBLIQUE CISALPINE DONT LA CAPITALE EST MILAN (Pierre Goubert). La République cispadane (Modène, Bologne, Ferrare) est intégrée à la Cisalpine.
Par le traité de Campoformio, l’Autriche reconnaît que la République cisalpine “comprend la ci-devant Lombardie autrichienne, le Bergamasque, le Bressan, le Cremasque, la ville et forteresse de Mantoue, le Mantouan, Peschiera, une partie des Etats ci-devant vénitiens, le Modénois, la principauté de Massa et Carrara, et les trois légations de Bologne, Ferrare et la Romagne”.
La constitution est mise en activité le 1er frimaire an 6. La république est dirigée par un directoire exécutif de cinq membres. Le corps législatif est composé du grand conseil, de 160 députés et du conseil des anciens, qui en compte 80. La Cisalpine est divisée en 20 départements, d’une étendue à peu près égale. Un seul ministère regroupe la police et la justice, et il est confié au général français Bignol. 25 000 soldats français restent dans le pays, mais sont soldés par la république cisalpine.
–1810 – 9 juillet : LA FRANCE ANNEXE LA HOLLANDE QUI EST DIVISÉE EN SEPT DÉPARTEMENTS.
–1830 – 9 juillet – HISTOIRE DE LA CONQUÊTE D’ALGER. NOUVELLE DE LA VICTOIRE À PARIS – La nouvelle de la prise d’Alger n’arriva à Paris que le 9 juillet 1830, dans la matinée. Le baron d’Haussez, qui avait pris une large part au succès par la fermeté d’esprit et la décision de caractère qu’il déploya dans sa lutte contre les, préventions du conseil de l’amirauté, et par l’impulsion puissante qu’il imprima à l’administration de la marine, en dépassant toutes les prévisions par la célérité des préparatifs, eut l’honneur de porter cette grande nouvelle au roi. « Apportée par un bâtiment à vapeur et transmise par le télégraphe, dit-il dans ses notes, cette nouvelle m’arriva le 9 juillet. Je m’empressai de la porter au roi qui, en l’apprenant, s’avança vers moi en me tendant les bras. Comme je m’inclinais respectueusement pour lui prendre la main et la baiser: « Aujourd’hui, me dit-il, on s’embrasse ; » et Sa Majesté me pressa sur son cœur avec une effusion, avec une bonté dont le souvenir me sera toujours cher et glorieux. C’était, hélas! le dernier moment de bonheur que cet excellent prince devait éprouver. »
A midi, la nouvelle télégraphique commençait à circuler dans Paris; à deux heures, elle fut affichée à la Bourse. Elle était ainsi conçue : « Alger s’est rendu à discrétion le 5 juillet à midi ; à deux heures, le pavillon du roi flottait sur le palais du dey. Tous nos prisonniers naufragés sont sauvés. »
Cette dernière nouvelle, ajoutée à la nouvelle de la victoire, était une réponse adressée à la tendre sollicitude que le roi n’avait cessé de témoigner pour le sort des naufragés du Silène et de l’Aventure, et dont on retrouve la trace dans la correspondance officielle du temps.
Ce ne fut point sans émotion qu’on apprit à Paris la nouvelle de la conquête d’Alger. Les bruits de gloire sont
toujours les bienvenus en France, et les esprits les plus prévenus ne sauraient se défendre d’un premier mouvement de joie, à la vue d’une belle page ajoutée à notre histoire militaire par l’héroïsme de nos soldats. Mais ce sentiment ne dura qu’un moment, et les passions politiques prirent aussitôt le dessus. La Bourse, ce thermomètre financier qui marque les oscillations de l’opinion, demeura à peu près immobile , et, deux jours après, quand le Te Deum fut chanté à Notre-Dame, l’impression produite par cet événement avait disparu. Plus tôt encore, le jour même où le canon des Invalides annonça la nouvelle, la candidature de l’amiral Duperré échoua dans Paris, et celle du baron d’Haussez qui, comme ministre de la marine, avait préparé le succès, fut repoussée dans neuf départements.
Le roi avait écrit aux évêques la lettre suivante, à l’occasion du Te Deum qui devait être chanté dans toutes les églises du royaume, pour remercier Dieu de la conquête d’Alger : « Monseigneur l’évêque, notre ferme espérance dans la protection divine n’a pas été trompée; le ciel a béni nos armes ; la justice, la religion, l’humanité, triomphent : Alger est tombé ! Grâces immortelles en soient rendues au Tout Puissant, qui a couronné, par cette éclatante victoire, notre glorieuse expédition d’Afrique ! »
–1860 – 9 juillet : A DAMAS, LE 9 JUILLET 1860, LES MUSULMANS MASSACRAIENT LES CHRÉTIENS. Le gouverneur turc laissait faire. Bien plus, ses hommes firent cause commune avec les égorgeurs. Alors que les tueurs parcouraient la ville, un petit groupe de cavaliers se présenta au consulat de France. Leur chef s’avança vers le représentant de la France. Il était musulman, mais voulait sauver les chrétiens : Tu m’as dit un jour : “ Là où est le drapeau de la France, là est la France. ” Eh bien, emporte avec toi ton drapeau, plante-le sur ma demeure et que la demeure d’Abd-el-Kader devienne la France. L’ennemi loyal, celui qui avait tenu tête héroïquement à la France, avait alors compris ce que la France de Louis-Philippe voulait apporter à ce territoire qui allait devenir l’Algérie.
Mais laissons la parole à Abd-el-Kader : “ Deux jours plus tard, le jour du mercredi onze juillet, sous prétexte que deux musulmans ont été trouvés tués — ce qui n’est pas vrai – la guerre a recommencé. Cependant Damas a un gouverneur, mais c’est comme s’il n’y en avait pas. De mon côté, je gémis sur cette malheureuse affaire arrivée aux pauvres chrétiens. On ne reconnaît plus l’emplacement de leurs maisons, elles sont tout en cendres ; on ne connaît pas le nombre de leurs morts mais on l’évalue à 3.000 victimes. Enfin, tout ce que j’ai pu réunir de Chrétiens et d’Européens est à l’abri dans ma maison et je leur offre tout ce qu’il faut et je prie Allah de les sauver des mains de ces forcenés… ” A l’heure présente, n’est-il pas émouvant — et plein d’enseignement — de rappeler ces autres paroles d’Abd-el-Kader, lorsque Napoléon III, à Amboise, vint rendre sa liberté à l’Émir : “ Lorsque Dieu a voulu que je fisse la guerre aux Français, je l’ai faite, j’ai fait parler la poudre tant que je l’ai pu, et quand il a voulu que je cessasse de combattre, je me suis soumis à ses décisions et je me suis retiré… Ma religion et mon origine me font une loi de tenir mes serments et je ne veux pas qu’on puisse m’accuser d’imposture. Comment cela serait-il possible quand votre bonté s’est exercée sur moi d’une manière si éclatante ? Les bienfaits sont un lien passé au cou des gens de cœur. Je suis témoin de la grandeur de votre Empire, de la force de vos troupes, de l’immensité des richesses de la France, de l’équité de ses chefs et de la droiture de leurs actions. ” Dans la nuit du 25 au 26 mai 1883, on l’entendit murmurer : “Je vais mourir… Je vais vous quitter… Écoutez mes dernières paroles : si les Chrétiens et les Musulmans me prêtaient l’oreille, je ferais cesser leurs divergences et ils seraient frères à l’intérieur et à l’extérieur.” Et il rendit le dernier soupir (André Castelot, 1962).
–1867 – 9 juillet : Agenda de Jean-Baptiste Hermitte, premier adjoint de Marius Michel, maire de Saint-Nazaire (Sanary) 9. Lundi. St. Cyrille. Même vent (d’est). Bonne brise.
–1900 – 9 juillet : DES PATRONS PÊCHEURS DU BRUSC SONT CONDAMNES POUR N’AVOIR PAS ASSISTE A DES OBSÈQUES (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 81-83).
–1911 – 9 juillet : PREMIÈRE SÉANCE DE CINÉMA AU CAFÉ DE LA PLAGE A SAINT-MANDRIER. En 1895, les frères Lumière avaient mis au point le «Cinématographe». La première projection publique avait eu lieu à Paris le 28 décembre de la même année. Ce n’est que le 9 juillet 1911 qu’eut lieu la première séance de cinéma au café de la Plage à Saint-Mandrier. Pendant quelques mois le cinéma se passera au «Casino de la plage» chez Aiguier (Gisèle Argensse, 1989, p. 129).
–1920 – 9 juillet : RÉOUVERTURE DES ATELIERS DU CREUSOT A SAINT-MANDRIER – Un submersible venant de Chalon est depuis quelques jours amarré à l’appontement des ateliers du Creusot à Saint-Mandrier. La présence de cette petite unité de combat annonce la réouverture des ateliers et l’arrivée des sympathiques Creusotins (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 146).
–1932 – 9 juillet : PREMIÈRES PLONGÉES SUR L’ÉPAVE DU SOUS-MARIN « PROMÉTHÉE » (TYPE 1 500 T) – 8 juillet, au large de Cherbourg, noyage du bâtiment (erreur humaine et/ou matérielle) 63 morts 7 survivants dont le Commandant (suite) : Deux séries d’appels téléphoniques sont passées le 8 et le 9-07 par le biais de la bouée mais celles-ci restent vaines. Les sous-marins Aurore et Eurydice et le contre-torpilleur polonais Burza procèdent à des écoutes sous-marines pour capter le moindre signe d’activité dans le sous-marin. 9-07-1932 : vers 16 heures, premières plongées sur l’épave, par 75 m de fond ; pas de signe de vie. Quarante-huit heures après le naufrage, il est acquis que l’oxygène contenu à bord du Prométhée est devenu trop rare pour maintenir quiconque en vie. 14-07-1932 : idée du renflouement officiellement abandonnée. Cette tragédie coûta la vie à 38 membres de l’équipage et à 25 ingénieurs et techniciens embarqués pour les essais ; seuls sept survivants furent sauvés, parmi lesquels le commandant. Pour mémoire, rappelons qu’un autre bâtiment de la même série, le « Phénix » subira le même sort le 15 juin 1939 (d’après Georges Kévorkian, Accidents des sous-marins français 1945-1983, Marines éditions, 2005). 3 et 4-11-1932 : LV Amaury Couespel du Mesnil en conseil de guerre 3-11-1932 ; acquitté à l’unanimité le 4-11.

–1934 – 9 juillet : L’EX-CROISEUR CUIRASSÉ « JEANNE-D’ARC » EST VENDU A BREST puis remorqué au chantier du Bois Sacré de La Seyne/Mer où il est pour être démoli (Références nombreuses, dont « netmarine »).
–1937 – 9 juillet : INAUGURATION DE L’EXPOSITION DE 1937 – Le 9 juillet, Léon Blum inaugure le Pavillon de la Paix. L’Expo 37 réunira 31 millions d’entrées. Un succès d’affluence, à défaut d’être un succès tout court (Charles Galfré, 2003).
–1939 – 9 juillet : FÊTE DE LA BASE DE SAINT-MANDRIER où au milieu de nombreux officiers et officiers-mariniers on pouvait apercevoir les édiles de la section ainsi que la présidente de la fête Mlle Rosie Brémond entourée de ses demoiselles d’honneur Mlles Estienne et Jeanne Martino. Cette belle fête se déroulait dans la vaste enceinte du hangar à ballons captifs admirablement décorée (Gisèle Argensse, 1989, p. 208).
–1940 – 9 juillet :
1. LA NOUVELLE CONSTITUTION DE LA FRANCE – « Le Petit Journal » du 9 juillet : « Le conseil des ministres a délibéré dans la soirée : LA NOUVELLE CONSTITUTION DEVRA GARANTIR LES DROITS DU TRAVAIL, DE LA FAMILLE ET DE LA PATRIE. L’article unique du projet de résolution sera présenté à l’Assemblée nationale ainsi libellé :
Article unique – L’assemblée nationale donne tous les pleins pouvoirs au Gouvernement de la République sous la signature et l’autorité du maréchal Pétain, président du Conseil, à l’effet de promulguer, par un ou plusieurs actes, la nouvelle Constitution de l’État français.
Cette constitution devra garantir les droits du travail, de la famille et de la patrie.
Elle sera ratifiée par les Assemblées qu’elle aura créées. ».
2. LA CARTE D’ALIMENTATION VA ENTRER EN APPLICATION – Le Petit Journal du 9 juillet 1940 annonce l’entrée en application de la carte d’alimentation qui sera effective le 17 septembre. Chaque âge a ainsi sa carte d’alimentation dont on détache un ticket à chaque distribution. Mais le rationnement est inégal selon les régions. Les enfants manquent de lait frais et la plupart des médicaments sont introuvables. Les cas de tuberculose augmentent de 30 %, la mortalité s’accroît de plus de 50% dans les Bouches-du-Rhône (d’après J.-M. d’Hoop, 1987, p. 525-526).
–1942 – 9 juillet : FRONT D’AFRIQUE : Le 9 juillet, Rommel reprit l’initiative. Il voulait se tirer de sa situation dangereuse. Ses reconnaissances avaient découvert un point faible des Anglais dans le sud. Les forces allemandes et italiennes blindées se mirent en marche, et s’emparèrent de l’important ouvrage de Quaret el Abd. Les Anglais se laissèrent bousculer avec une étonnante facilité. Mais derrière cette faiblesse anglaise, il y avait une manœuvre. Auchinleck voulait engager Rommel à s’avancer dans le sud car il lui avait préparé une riposte au nord (Paul Carell, Afrika Korps).
–1944 – 9 juillet :
1. FRONT DE NORMANDIE : Le 9 juillet, les Britanniques pénétraient dans les faubourgs nord de Caen. Il semblait toutefois que les éléments SS qui étaient sur le terrain voulussent appliquer à la lettre la consigne d’Hitler : « Caen sera défendu jusqu’au dernier homme ». Mais même si toute la division « Hitler Jugend » s’était sacrifiée, les forces de Montgomery seraient venues à bout de Caen. Même un soldat comme « Panzer-Meyer », , pourtant discipliné à l’ordinaire, s’insurgea contre l’ordre reçu : « … je n’allais pas sacrifier ces pauvres gamins à un ordre insensé … » A trois heures du matin, finalement, le Corps d’armée autorisa l’abandon des quartiers nord et ouest de la ville. Les derniers blockhaus sautèrent, puis les arrière-gardes se replièrent au-delà de l’Orne. Ce ne fut que dans l’après-midi que les éclaireurs anglais se hasardèrent dans les ruines abandonnées. Cette fois Montgomery tenait Caen bel et bien. Le terrain était loin d’être libre pour lancer une bataille de chars tandis que Rommel bâtissait une position intermédiaire où la défense serait solidement articulée en profondeur. (Paul Carell, Ils arrivent).
2. 8 immeubles démolis par ordre des autorités allemandes dans la commune de Sanary (Archives de Sanary : Etat établi et signé par le Maire, le 31 juillet 1944)
–1960 – 9 juillet : UN DÉCRET MINISTÉRIEL AUTORISE LES PÉAGES SUR LES AUTOROUTES FRANÇAISES. Initialement destiné à financer la construction des autoroutes, le péage est maintenant une rente, offerte généreusement aux sociétés d’autoroute, devenues privées. Les contribuables se sont fait gruger trois fois: ils ont financé la construction des autoroutes, ils ont payé les péages remboursant la construction et maintenant ils payent une rente à des entreprises privées.

–1970 – 9 juillet : UNE LOI RAMÈNE LA DURÉE DU SERVICE NATIONAL A UN AN. Les sursis sont supprimés, dans une tentative de rétablir une égalité déjà mise en doute. L’appel se fait entre 18 et 21 ans. Le service national devient accessible aux femmes sous la forme du volontariat.
–2010 – 9 juillet :
1. LA TERRE TREMBLE EN PROVENCE – Une première secousse le 8 juillet, de magnitude 3 sur l’échelle de Richter, une seconde à 2,3 sur l’échelle de Richter mercredi matin. Ces deux séismes si rapprochés à Manosque peuvent-ils annoncer un tremblement de terre d’une plus grande intensité ? La Provence a encore en mémoire la tragédie de Lambesc, qui fit 46 morts en 1909. Pour mesurer les risques, un sismographe a été installé hier au cœur de la ville de Giono. Mais, d’après les spécialistes interrogés, le danger paraît limité. D’autant que les sites nucléaires ou industriels, comme Iter ou Géosel, assurent avoir « tenu compte des risques sismiques spécifiques à la région ». L’an dernier, la terre a tremblé 4 fois en 2 mois: les 9 juillet, 22 et 23 août et 2 septembre. Un phénomène jugé anormal par les spécialistes, seulement 3 séismes de magnitude supérieure à 3 se produisant chaque année dans le grand Sud-Est. Le dernier séisme important, en octobre 2007, était de 3,3 dans le Briançonnais. Celui ayant marqué les populations remonte à 1959. La secousse de mercredi matin à Manosque était d’une magnitude de 2,3. Elle n’a visiblement provoqué aucune psychose dans la population (Séismes ? la Provence sous haute surveillance).
2. LE CAPITAINE DE VAISSEAU JEAN-FRANÇOIS PELLIARD A PRIS LE COMMANDEMENT DU CENTRE D’INSTRUCTION NAVAL (CIN) DE SAINT-MANDRIER. La cérémonie a été présidée par le vice-amiral d’escadre Olivier Lajous, directeur du personnel militaire de la marine (DPMM) en présence du personnel de l’école, des porte-drapeaux, des autorités militaires et civiles de la région maritime Méditerranée, des élus locaux et de représentants d’associations venus nombreux. Il succède au capitaine de vaisseau François-Régis Cloup-Mandavialle qui va maintenant rejoindre l’océan Indien en tant qu’adjoint mer à la Réunion. Le CV Cloup-Mandavialle s’est vu remettre la médaille de la ville par le maire de Saint-Mandrier, symbolisant ainsi les relations privilégiées que le commandant quittant a voulu insuffler entre le CIN et sa ville d’accueil, en quelque sorte sa ville « marraine ».

–2019 – 9 juillet : Présentation du livre de Julien Gomez-Estienne et Pascal Monforte – « Sablettes-les-Bains », Les Editions de la Nerthe, 2004, 176 p. Les Sablettes et Tamaris, deux quartiers de La Seyne-sur-Mer (Var), connaissent, dès la fin du XIXe siècle, un essor exceptionnel avec le développement du tourisme balnéaire et forment, avec Cannes, Nice ou encore Saint-Raphaël, les premières stations de la Côte d’Azur. Sablettes-les-Bains couvre plus d’un siècle d’histoire et de villégiature depuis les premiers aménagements de Michel Pacha en passant par la reconstruction de la station par Fernand Pouillon en 1952, jusqu’au parc paysager Fernand Braudel. Julien Gomez-Estienne est né à Toulon en 1979. Maître en histoire de l’art et seynois de souche, il assure aujourd’hui la direction du musée du Fort de Balaguier. Né en 1967 à Montpellier, officier de Marine, docteur ès sciences, Pascal Monforte est un passionné d’art et de culture.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 295e livraison : La Révolution : 1. des origines à la fin de la Terreur.

(suite) Les ex-voto peints de la CHAPELLE NOTRE-DAME DE PITIE, et en particulier ceux des gens de mer (Delattre G., Saliceti P., 2002 et Cahier n° 5/6 : 19 ex-voto peints, d’après B. Cousin, Le miracle et le quotidien, Aix-en-P., 1983, p. 60.). Plus de quatorze d’entre eux représentent des tempêtes, des démâtages, des navires en perdition courant sur les rochers, et un combat naval, le tout échelonné de 1792 à nos jours. Quatre autres représentent des accidents la chute d’une fillette dans la mer à partir d’une falaise, un accident de tombereau attelé d’un cheval, un accident de maçon ou de couvreur, et surtout l’ex-voto d’un rescapé de la catastrophe ferroviaire de Sanary du 5 février 1871. Comme dans bien des chapelles votives, les plus anciens sont des tableaux de composition, les plus récents sont moins élaborés et plus maladroits.
– Navire à un mât dans la tempête: « LE FIL-UNYQUE-DE-BORDEAUX-CAP-JEAN-DARLAN- 1792 » (HT , fig. XXVIII).
– Bataille navale en vue de côte : 3 navires incendiés, nombreuses chaloupes, 2 navires bombardiers: « Combat du chébec de S.M. « La Normande » commandé par Mr Arnaud enseigne dc vaisseau originaire de Saint-Nazaire qui eut lieu dans le Golfe de Rose le 1er novembre 1809. Contre les embarcations de l’Armée Anglaise commandée par l’Amiral Colingwood ». Le 21 octobre 1809, l’Amiral Ganteaume fit partir un convoide 15 navires pour ravitailler Barcelone alors aux mains des Français. sous escorte d’une division navale commandée par le Contre-Amiral Baudin. Au large du Cap Creus eut lieu la rencontre avec une escadre anglaise commandée par l’Amiral Collingwood. Le convoi et son escorte se réfugièrent dans le port de Rosas, mais les Anglais mirent plus de 50 embarcations à la mer et attaquèrent les navires français dans le port. Le chébec « la Normande » fut capturé, et son capitaine Arnaud qui avait perdu un bras dans l’opération fut emmené sur les tristement célèbres pontons anglais. Quand il revint en France en 1814. le maréchal Masséna; alors gouverneur de Toulon, lui remit une décoration en or, en forme de bras, qui valut au capitaine Arnaud, le surnom de « Arnaud Bras d’Or ». Cette gouache a été peinte par le peintre André Morety. L’original est au Mus& de la Marine, Palais de Chaillot, à Paris. Le bateau de Sanary est une copie.
– Un navire à deux mâts dans la tempête : une chaloupe et deux hommes au secours d’un homme à la mer.
– Un navire à deux mâts4 voiles déchirées dans la tempête.
– Une barque de pêche chavirée : EX VOTO JOSEPH PIGNOL 1872 sauvé d’un coup de vent d’Est.
– Une fillette tombe de la falaise : une barque et trois hommes vont à son secours.
– Ex-voto Paul Boyer Victime Accident Chemin de Ferle 5février 1871. Rappel : le 5 février 1871, un train venant de Marseille ramenait dans le Var un grand nombre de militaires démobilisés. Quatre wagons de poudre furent accrochés en queue de train à la gare de Marseille. Ces wagons explosèrent entre les gares de Bandol et de Sanary, dans la tranchée au lieu-dit « Les Roches ». Il y eut 80 morts et 200 blessés. La locomotive rejoignit seule la gare d’Ollioules-Sanary pour prévenir d’urgence de l’encombrement de la voie, et demander l’assistance aux victimes. Toutes les communes environnantes, La Seyne comprise, participèrent aux secours. C’est depuis cet accident qu’un règlement ferroviaire interdit d’ajouter des wagons de marchandises aux trains de voyageurs. (A suivre).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 495e livraison :

1945 – 10 juin : Jean-Claude Izzo naît à Marseille. Son père d’origine italienne émigre à Marseille en 1928. Sa mère est Marseillaise. Elle est née dans le quartier du Panier. Très bon élève, Jean-Claude Izzo écrit des histoires et des poèmes depuis son plus jeune âge. Pourtant, comme la plupart des enfants d’immigrés, il est orienté vers un lycée technique où il obtient un CAP de tourneur-fraiseur. En 1964, il est appelé pour faire son service militaire. De retour à Marseille, il se marie et intègre le PSU (Parti Socialiste Unifié). En juin 1968, il est candidat aux élections législatives de Marseille. Il adhère au PCF (Parti Communiste Français) deux mois plus tard. En parallèle de sa carrière politique, Jean-Claude Izzo continue à écrire. Désormais installé à Saint-Mitre les Remparts, il écrit de nombreux articles pour “La Marseillaise”. Le journal finit par l’embaucher en tant que journaliste en 1972. La même année, il devient rédacteur en chef adjoint du quotidien et est responsable de la rubrique culture. Il publie plusieurs recueils de poèmes à cette époque. Jean-Claude Izzo quitte La Marseillaise en 1979. En quittant « La Marseillaise » et le Parti communiste, il révolutionne sa vie. Il écrit ensuite dans différentes revues et journaux. En plus de sa carrière de journaliste, Jean-Claude Izzo publie plusieurs recueils de poèmes et des romans. Il sera également animateur de la radio locale de Marseille, “Forum 92”, pendant un temps. Jean-Claude Izzo participe à la création de plusieurs événements littéraires : Le carrefour des littératures Européennes de Strasbourg, le festival du polar de Grenoble ou encore le festival étonnant voyageur de Saint-Malo. Il a également été délégué général des rencontres Goncourt des lycéens de 1992 à 1994. Le 26 janvier 2000, il meurt prématurément d’un cancer à l’âge de 54 ans (docs : Stefania Nardini 2019 ; Emma Antosik 2022).
1945 – 3 décembre : Le 2e congrès des Vietnamiens de France se tient à Marseille : création du Rassemblement des ressortissants annamites de France (Chronobase).
1946 -16 septembre : Le leader nationaliste vietnamien Ho Chi Minh donnait un meeting dans le camp de Mazargues, à Marseille. Le lendemain, il repartait de Toulon pour le Vietnam.
LA SEYNE-SUR-MER. 202e livraison :

–1871 – 5 février :, un train venant de Marseille ramenait dans le Var un grand nombre de militaires démobilisés. Quatre wagons de poudre furent accrochés en queue de train à la gare de Marseille. Ces wagons explosèrent entre les gares de Bandol et de Sanary, dans la tranchée au lieu-dit « Les Roches ». Il y eut 80 morts et 200 blessés. La locomotive rejoignit seule la gare d’Ollioules-Sanary pour prévenir d’urgence de l’encombrement de la voie, et demander l’assistance aux victimes. Toutes les communes environnantes, La Seyne comprise, participèrent aux secours. C’est depuis cet accident qu’un règlement ferroviaire interdit d’ajouter des wagons de marchandises aux trains de voyageurs.
–1934 – 9 juillet : L’EX-CROISEUR CUIRASSÉ « JEANNE-D’ARC » EST VENDU A BREST au chantier du Bois Sacré de La Seyne/Mer où il est remorqué pour être démoli (Références nombreuses, dont « netmarine »).
–2019 – 9 juillet : Présentation du livre de Julien Gomez-Estienne et Pascal Monforte – « Sablettes-les-Bains », Les Editions de la Nerthe, 2004, 176 p. Les Sablettes et Tamaris, deux quartiers de La Seyne-sur-Mer (Var), connaissent, dès la fin du XIXe siècle, un essor exceptionnel avec le développement du tourisme balnéaire et forment, avec Cannes, Nice ou encore Saint-Raphaël, les premières stations de la Côte d’Azur. Sablettes-les-Bains couvre plus d’un siècle d’histoire et de villégiature depuis les premiers aménagements de Michel Pacha en passant par la reconstruction de la station par Fernand Pouillon en 1952, jusqu’au parc paysager Fernand Braudel. Julien Gomez-Estienne est né à Toulon en 1979. Maître en histoire de l’art et seynois de souche, il assure aujourd’hui la direction du musée du Fort de Balaguier. Né en 1967 à Montpellier, officier de Marine, docteur ès sciences, Pascal Monforte est un passionné d’art et de culture.
TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 23e livraison. (suite) Rue Bastide

(suite) Le bailli, sur la proposition du Conseil de ville, s’empressa de leur donner satisfaction, en faisant procéder à une criée publique ainsi conçue :
« Il est ordonné par le roi, notre sire, et par son « bailli, que toutes les femmes viles, publiques « ou vénales, aient à se retirer dès la journée de « demain du quartier des Corroyeurs et de toute « la ville de Toulon et de ses faubourgs, sous « peine de confiscation de leurs hardes ; et si, « passé ce délai, elles sont rencontrées au mépris « de cette ordonnance, elles seront fouettées (Archives communales, FF. 684) « par la ville, à la manière accoutumée ».
Cinquante ans plus tard, les filles publiques, trompant la surveillance de la municipalité, revenaient plus nombreuses et envahissaient la cité. Le Conseil de ville, se montrant moins rigoureux qu’autrefois, les relégua dans un quartier tout à fait retiré, et les soumit à un règlement de police.
11 leur était défendu de toucher avec la main le pain, la viande, les fruits et autres comestibles exposés en vente, avant de les avoir achetés ; il ne leur était pas permis de porter dans la rue soit des manteaux, soit des robes rayées et de couleurs différentes ; elles ne devaient avoir que des vêlements de fil, d’une seule couleur, « devant et derrière » ; elles ne pouvaient se parer de tissus d’or ou d’argent sous peine de cent livres d’amende et de confiscation des robes et des bijoux (Archives communales, AA. 98).(A suivre)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE !

« Usine dynamite recrute homme de peine pour déplacements rapides » (Dépêche du Midi).

J’en ai terminé pour aujourd’hui.
Je vous souhaite une excellente journée.

Laisser un commentaire