ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 26 JUIN 2024 – 13e ANNÉE (n° 4486).
Bonjour à tous,
ILLUSTRATION : Toulon – La Place du Théâtre (cl. H. Ribot)
LES FÊTES :
Bonne fête aux 120 ANTHELME de France !
Saint Anthelme, ou plutôt Anthelme de Belley ou de Chignin, est né à Chignin près de Chambéry en 1107 et mort en 1178, évêque et seigneur de Belley, ayant vécu 77 années de vie, un bel âge pour l’époque ! Reconnu par Frédéric Barberousse comme prince du Saint Empire romain germanique auquel appartenaient la Bourgogne et la Provence, il s’opposa au comte Humbert III, duc de Savoie. Après sa mort, la ville de Belley le choisit comme saint patron.
L’Assemblée Générale des Nations Unies a décidé, en 1987, d’instaurer une Journée Internationale contre l’abus et le trafic de Drogues à la date du 26 juin. Cette journée de mobilisation est destinée à sensibiliser la population aux risques encourus lors de la consommation de ces substances.
Afin d’éliminer totalement la torture et d’assurer l’application de la convention du 10 décembre 1984, l’Assemblée Générale des Nations Unies a proclamé le 26 juin « Journée Mondiale de Soutien aux Victimes de la Torture« .
DICTON :
Juin fait pousser le lin et juillet le rend fin.
Le calendrier républicain dédia à l’ÉCHALOTE ce huitième jour du mois de messidor.
PENSÉES.
« Qui donne aux pauvre prête à Dieu. Qui donne à l’Etat prête à rire. » (Tristan Bernard)..
« Si voter changeait quelque chose, il y a longtemps que ça serait interdit »
MÉTÉO POUR SANARY.
Un flux assez irrégulier de secteur Sud prédomine sur le Sud et l’Est du bassin. Sur le Nord-Ouest il est faible et assez irrégulier de secteur Nord-Ouest.
Sanary-sur-Mer :Pas d’avis de coup de vent. 26° max.
La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec l’amélioration du temps qui se confirme.
Éclaircies de plus en plus larges le matin, ensoleillé l’après-midi. Pas de précipitations. Le soir, ciel peu nuageux.
Vent de SW force 2 devenant WSW force 3 en milieu de journée puis W. Rafales atteignant 13 noeuds en milieu de journée. Mer belle temporairement belle à peu agitée en milieu de journée. Houle petite et courte de SW. Visibilité bonne devenant excellente en milieu de journée puis excellente.
ÉPHÉMÉRIDES.
–1030 – juin : Roquefort et Saint-Jean-de-Garguier.
–Julans, (cartulaire de Saint-Victor, n° 48). Julhans, château, arrondissement de Marseille, canton de La Ciotat, commune de Roquefort. A toujours fait partie de l’Evêché de Marseille.
–Vallis Garjania. Aubagne. Donation par [les vicomtes] Guillaume II et Fouque, et par leurs femmes, d’une pièce de terre à la basilique de Saint-Jean-de-Garguier (Acte 78 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 16 v°. a. Guérard, n° 48).
–1056 – juin : Fabregoules – commune de Septème-les-Vallons. Dédicace de l’église Notre-Dame de Fabregoules par Pons II, évêque de Marseille, après avoir obtenu un jugement, rendu en présence de la marquise d’Arles, pour la restitution des biens usurpés. (acte 161 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Inscription sur le deuxième pilier gauche de l’église des Pennes. — B. Ruffi, Histoire des évêques de Marseille, ms. de la Bibl. du marquis de Clapiers. a. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, 1. I, p. 406, d’après B. — b. Abbé Constantin. L’inscription des Pennes, dans le Congrès scientifique international des catholiques, tenu à Paris en 1891. section V, p. 95 à 102, avec planche. — c. Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 122 (édit, incomplète).
–1079 – juin : Ecclesia Sancti Victoris quœ vocant Savard, juin 1065-1079 (cartulaire de Saint-Victor, n° 104). Saint-Victor de Savard – chapelle entre Auriol et Saint-Zacharie c’était autrefois une possession plus importante qui appartenait au monastère de Saint-Victor et dont l’église est aujourd’hui détruite.
–1185 – juin : Marseille Guillaume le Gros et Raimond Geofroi Barral, vicomtes de Marseille, interviennent à l’accord passé entre Fouque, évêque d’Antibes, et le monastère de Saint-Victor, an sujet des immeubles de cette abbaye que l’évêque avait dégagés de la main des Juifs moyennant 84.000 sous, et qu’il garde en nantissement de son prêt avec le château de Six-Fours et la sacristie de l’abbaye. (Acte 276 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. A. Saint-Victor, chartes originales, n° 265. a. Guérard. n° 1111. — b. G. Doublet, Recueil des actes concernant les évêques d’Antibes, n° CXII.
–1193 – juin : Aix. Convention entre Ildefonse II, roi d’Aragon, comte de Barcelone et marquis de Provence, et les frères Hugues et Guillaume de Baux (voir la note jointe) ; le roi concède à Hugues la moitié de la ville de Marseille et de ses revenus, qui lui a été promise en dot par Hugues Geofroi et Raimond, son frère. L’autre moitié restera indivise entre le roi et Hugues de Baux, à l’exception de la maison de Guillaume le Gros et de Barral à cause du mont Babon que le roi se réserve, et des biens des seigneurs de Trets laissés à Hugues. La suzeraineté demeurera au roi comme il l’eut sur les seigneurs de Marseille. Tous deux s’entraideront à acquérir ces biens. Si Hugues venait à mourir avant son mariage avec la fille d’Hugues Geofroi ou s’il refusait de l’épouser, le roi la marierait au fils de Bertrand de Baux ou au fils dudit Guillaume. Hugues et Guillaume jurent d’aider le roi à acquérir non seulement la ville de Marseille, mais encore tous les châteaux et fiefs qui appartinrent à Guillaume le Gros et à Barral. Le roi leur fera remise de la dette que Hugues Geofroi et son frère Raimond avaient contractée envers Guillaume le Gros et Barrai en leur engageant leur part de Marseille ; si ledit mariage venait à être attaqué, il défendrait leur part, et s’il venait à être rompu, il les rembourserait, après arbitrage, des dépenses qu’ils auraient engagées pour acquérir Marseille. (acte 300 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926, réf : A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, B 294. a. Papon. Histoire de Provence, t. H, preuves, n° XXVIII. Ind. : Barthélemy, Inventaire des chartes de la maison de Baux, n° 96). Note : Hugues de Baux (1173-1240), fils de Bertrand Ier, prince d’Orange, et de Tiburge, seigneur des Baux et de vastes domaines aux environs d’Arles. Il n’épousa pas, ainsi qu’on le prévoyait en cet acte, la fille d’Hugues Geofroi, mais (vers 1195) Barrale de Marseille, fille unique du vicomte Barral et d’Alasacie de Porcellet. Il1 devint ainsi lui-même vicomte. Il prit une très grande part aux affaires de Provence et se trouva mêlé aux guerres de 1231-1233. Nous donnerons ici l’indication des documents qui concernent son rôle politique, ses relut loin avec les autres vicomtes, l’administration de su part de lu vicomté. Pour les autres documents voir Dr Barthélemy, Inventaire des chartes de la maison de Baux, n° 68, 75, 78, 81 à 85, 87, 89 à 95, 98 à 100, 102 à104, 112, 116, 121. 123, 125, 128, 131, 141, 145, 148, 100, 101, 108, 172, 177, etc.
–1202 – juin : LES PENNES – Tholonée de Marseille. Ildefonse II, comte et marquis de Provence, rend le château des Pennes au chanoine Lambert [de Alsouis]. Parmi les témoins : Roncelin et Giraud Adémar. [vicomtes de Marseille]. (Acte 312 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926. Réf. La Major de Marseille, chartes originales, n° 21).
–1239 – du 26 juin (3 juillet) au 30 juin (7 juillet) : (V 22) Vérone – Inondation de l’Adige à Vérone du 26 juin (3 juillet) au 30 juin (7 juillet). (104).

–1302 – juin (Duprat, p. 253: Archives des Bouches du Rhône B5, fol. 227.) ou 1303 : feux de signalisation installés tout le long du rivage, de la Turbie à la Camargue. [Brun: Une chaîne continue de feux de signalisation était alors installée tout le long du rivage, de la Turbie à la Camargue (Brun, p. 59: id., fol. 227-236). Nous rappelons ici la confusion faite à cause de la similitude des noms Fos / Phocée entre ces farots, souvent très anciens, et les tours-signaux établies par les Marseillais afin de reconnaître l’entrée des Fossae Marianae (Strabon, Géographie, IV, I, 8, C 188-189, cité par L. Lerat, p. 212).
–1527 – juin : ÎLE DU RIOU – huit fustes de Turcs venus en razzia sur les côtes enlevèrent les gardes ainsi qu’un lahut monté par des marins du quartier Saint-Jean (Valbella, II, 178 Bouillon Landais 1859, I, 18-20).
–1535 – 26 juin : Claude de Tende, grand sénéchal et lieutenant général en Provence, décide que le chaperon des consuls de Toulon sera en camelot jaune, doublé de taffetas rouge. On donnait le nom de chaperon à un manteau court ne dépassant pas les reins, tenu autour du cou par une agrafe.
–1575 – 26 juin : MOULINS DE LA COMMUNAUTÉ DE SIX-FOURS – « Une délibération du Conseil de la Communauté de Six-Fours, en date du 26 juin 1575, précise que les deux tours de moulins que l’on a commencé à élever sur le coteau de Boudaï appartiennent à la dite communauté. » (Louis Baudoin, 1965).

–1677 – 26 juin : MARIAGE FRANÇOIS GAY ET CLERE ESCLAPONE DANS LA CHAPELLE DE SAINTE-TERNIDE, A SANARY – L’an mil six cent septante sept et le vingt-sixième e du mois de juin a esté célébré mariage en face de Notre Sainte Mère de 1’Eglise et dans la chapelle de Sainte-Ternide terroir dudit Ollioules en suite du pouvoir à nous donné verbalement par Messire Estienne Martin vicaire et Official général de Mon seigneur 1’Evesque de Thoulon entre François Gag âgé de vingt si ans, fils de Jean, mesnager, et de Magdeleine Jouliane de ce dit lieu d’Ollioules d’une part, et Clère Esclapone âgée d’environ trente-cinq, fille de Claude et de Marguerite Grasse du mesme lieu d’autre, ayant été publié par trois diverses fois sans opposition ni empeschement. En présence du sieur Cyprien Serenon marchand, Laurens Deprad de Laurens, Jacques Esclapon, travaille et de Pierre Boyer fils de Jean, mesnager, requis et a signé qui la sut avec mo vicaire les parties ayant déclaré ne sçavoir escrire signé par nous ensuite.
Marque de Deprad +
signature de Serenon
Marque du dit Boye marchand
Marque dudit Sannourdieu (non cité dans 1’acte)
Le vicaire a signé ABEILLE
Le secondaire a signé SERENON
Référence : GG – Etat-Civil – N°12 – 1677-1. F° 24 vo, Archives d’Ollioules (Actes paroissiaux)
Nota : le mesnager est un propriétaire agricole ; le travailleur est un ouvrier agricole le secondaire est notre actuel vicaire. le vicaire ci-dessus est un prêtre qui n’a que certains ordres mineurs. Ici le vicaire d’Evangile.
Signatures : seuls le marchand et les prêtres savent signer. Les autres apposent une croix ou un signe dit » marque de famille » tel Boyer ici. Les marques sont authentifiées par le prêtre principal. Majorité : la majorité pour les enfants à cette époque est de 25 ans.
–1693 – juin : Cros de Barrail (acte d’atterminage). Cros de Barrau – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert. Première mention : Campus Barrenorum, 6 mai 1528 (acte aux archives de la Major).
–1717 – 26 juin : L’AUTORISATION D’ÉRIGER L’HOPITAL DE SANARY FUT ACCORDÉE PAR LE PARLEMENT D’AIX (Rotger B., 1984) Barthélemy de DON et son épouse Claire CABRE, décédés tous deux en 1710, avaient laissé une maison pour en faire un hôpital. Faute d’argent, la communauté n’avait pu organiser cet hôpital.. Enfin, en mai 1716, Maître François ANDRAC, notaire et maire de la communauté, fit prendre la délibération suivante :] « Il a encore été proposé par le sieur Maire que feue Darne Clère CABRE, femme de feu Noble Barthélemy de DON, vivant Capitaine de Brûlot du Roi, par son dernier testament reçu par Maître DENANS, Notaire du lieu de SIX FOURS en sa date citée, a fait légat d’une maison de haut en bas et de bas en haut qu’elle possède dans l’enclos de ce lieu, rue des Bernards, pour servir d’hôpital pour le service des pauvres. Etant décédée en cette vollonté des Recteurs de la Miséricorde avaient arrentés annuellement la dite maison et distribué les rentes en faveur des dits pauvres suivant le compte qu’ils en ont rendu, mais les sieurs consuls viennent d’apprendre que plusieurs pauvres sont décédés sans secours, les Recteurs et Rectoresses n’ayant pas su leur maladie et leurs besoins pour les secourir, il serait nécessaire d’établir et ériger le dit hôpital en la forme requise y ayant plusieurs particuliers du dit lieu qui ont fait des légats de lits et meubles pour mettre dans la dite maison et encore des légats en argent« . [Les délibérants demandent que soit érigé un hôpital. Le 26 juin 1717, l’autorisation d’ériger l’hôpital fut accordée par le Parlement d’AIX.] La communauté de Sanary décide d’établir définitivement l’hôpital dans la maison léguée par les époux de Don, jusque-là louée au profit des pauvres, daté de 1730.
–1789 – 26 juin : ON A ANNONCÉ A L’ASSEMBLÉE UNE DÉPUTATION DE LA MAJORITÉ DES NOBLES QUI NE SONT PAS ENCORE RALLIES AU TIERS. Elle demande à quel titre et sous quelle qualité elle sera reçue ; le président leur a répondu qu’ils seraient admis et que l’Assemblée ne les reconnaîtrait que comme des députés nobles non encore ralliés, mais dont on attendait la venue avec impatience. Le Tiers a donc décidé que ces députés auront seulement voix consultative à l’Assemblée, en attendant que leur mandat soit définitivement fixé (Agenda du Bicentenaire, VENDREDI 26 JUIN).
–1791 – 26 juin : L’ÉVÊQUE CONSTITUTIONNEL DU VAR EST INSTALLÉ A FRÉJUS – L’évêque schismatique, dit constitutionnel, du département du Var, est installé le 26 juin 1791 dans la cité épiscopale de St Léonce à Fréjus. Une circulaire du district de Toulon invite les citoyens du ressort à s’adresser à lui en cas de besoin d’actes de sa juridiction (Louis Baudoin, 1965, p. 315)
–1793 – 26 juin : LE 26 JUIN, NAPOLÉON BONAPARTE REJOINT A NICE, LE 4E D’ARTILLERIE DE VALENCE, ÉLÉMENT DE L’ARMÉE DES ALPES. Par chance, l’artillerie est commandée par le général Jean du Teil, frère de son ancien commandant qui déjà, à Auxonne, pressentait les talents militaires du jeune Corse. Pour justifier sa longue absence, il s’est muni d’un certificat de son compatriote Saliceti affirmant la nécessité de sa présence en Corse depuis six mois. Chétif, les cheveux raides tombant sur le col de son uniforme élimé, encadrant un visage creusé par les privations, le regard vif, le jeune capitaine se présente au général du Teil. Son caractère énergique, son intelligence lucide, sa science militaire sont bien connus du frère de son ancien directeur ; aussi, sans attendre, du Teil le prend comme adjoint et lui confie l’approvisionnement des batteries de la côte et l’organisation des transports de poudre et de munitions sur les routes du Midi. Ainsi donc, pure coïncidence, les frères Bonaparte sont confinés, à la même époque dans les tâches obscures d’intendance.
Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 16 et 17 : « Joseph, parti pour Paris réussissait, grâce à l’appui d’amis politiques influents, notamment Jean Bon-Saint-André et Collot d’Herbois, à faire voter par la Convention, un premier secours de 600000 livres en faveur des réfugiés corses. Quand il retourne en Provence, il est accompagné du représentant en mission Saliceti avec lequel il s’était lié en Corse dans leur lutte contre Paoli. Saliceti l’a promu alors Commissaire des guerres, adjoint à l’Ordonnateur Chauvet, au traitement annuel de 6000 francs. Quant à Lucien, il sera bientôt nommé garde-magasin des subsistances à Saint-Maximin, avec 1200 francs d’appointement et des rations. Note 2 : Sous l’impulsion d’un savant officier de l’ancienne armée, passé à la Révolution, Lazare Carnot, la Convention avait pris des mesures pour réorganiser l’administration de l’armée. C’est ainsi que furent créés un Directoire des subsistances et un Directoire de l’habillement, auxquels étaient rattachées des Directions du matériel et des munitions. »
Si ces fonctions paraissent convenir à Joseph et à Lucien, Napoléon, artilleur de métier, son nouvel emploi lui permet de toucher avec sa solde 3000 livres d’arriéré. Arrivé à Toulon le 13 juin, Napoléon Bonaparte se présentera le 26 seulement à son corps, ayant su décrocher — ce qui est savoureux quand on connaît, comme nous, ses perpétuels congés — un « arriéré de solde », arrondi sur sa demande à 3000 livres, soit plus de 20 000 francs de 1999. D’un seul coup, une jolie rafle, grâce à ses relations politiques. (Dans le flot inouï des facéties et contes que « l’empereur » débitera à Sainte-Hélène pour l’édification de son entourage, et à l’adresse de la postérité, relevons cette perle, cette brillante trouvaille, du 24 décembre 1816 « De toute ma vie, je ne me suis jamais occupé d’argent. »
Courte biographie d’Antoine Saliceti : Saliceti (Antoine-Christophe) né à Saliceto (Corse) le 26.8.1757, mort à Naples le 23.12.1809 – député de Corse à la Constituante en 1789, membre de la Convention et du Conseil des cinq cents – Etudes chez les Barnabistes de Bastia – Avocat à Pisé. Adopte avec chaleur les idées révolutionnaires -Procureur Syndic de la Corse en 1791 – Ministre de la police générale à Naples, puis aussi Ministre de la guerre jusqu’à l’arrivée de Murât – meurt empoisonné à Naples par le chef de la police

– ETAT DE L’ARMEMENT DES BATTERIES DE PORTISSOL ET DE LA CRIDE A SANARY- Suivant la délibération du 19 août 1792, « les circonstances « où se trouve la France avaient nécessité l’armement de deux « batteries » (à Saint-Nazaire/Sanary) et l’établissement d’un corps de garde en ces lieux. Un état de l’armement de la batterie de Portissol, confié à la garde de Bailly, caporal au 2e régiment d’artillerie, et remis par le bâtiment commandé par Fournier, fut dressé le 26 juin. Le même jour, un tableau analogue fut établi pour la batterie de la Cride » (Archives de Sanary H2).
–1794 – 26 juin :
1. VICTOIRE DE FLEURUS GAGNEE PAR JOURDAN SUR LES AUTRICHIENS (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997 ; Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984). Fleurus : c’est un mois avant le 9 thermidor, et l’on peut être tenté de lier la chute à l’excès même de victoires qui « s’acharnaient sur Robespierre » (pour reprendre les propres paroles de Barère), ou du moins reconnaître que le régime de la Terreur, fait pour les circonstances exceptionnelles, ne pouvait leur survivre. Mais la contradiction est plus profonde : depuis un temps déjà, la Révolution était glacée.
Michel Vovelle, « La Révolution », 1987. « La Révolution est glacée ». La phrase célèbre de Saint-Just exprime avant tout le divorce entre dynamisme populaire et gouvernement de Salut public. Les sans-culottes avaient pu en septembre 1793 imposer une partie de leur programme : c’est des milieux de la sans-culotterie que naît, dans les mois suivants, le mouvement de la déchristianisation que connaissent dès brumaire certaines régions (la Nièvre), puis Paris, et qui s’étend à l’ensemble de la France. On sait depuis longtemps que cette onde déchristianisatrice, loin d’être la suprême invention du gouvernement révolutionnaire, comme l’ont dit les vieux auteurs, a été très tôt dénoncée par Danton, par Robespierre, et suspectée d’être une machination contre-révolutionnaire propre à éloigner le peuple de la Révolution. Elle n’est ni l’un ni l’autre, mais étonne à mesure qu’on la découvre par son caractère massif. Les déprêtrisations, dont l’évêque de Paris Gobel avait donné l’exemple, en témoignent dans nombre de régions, aussi bien que des manifestations qui vont de la mascarade antireligieuse, souvent très populaire, aux fêtes célébrées en l’honneur de la Raison dans les églises transformées à cet effet. Dérivatif des passions populaires, comme on l’a dit, plus encore élément d’une impatience qui trouve sur le plan politique ou économique d’autres aliments, la déchristianisation désavouée est un des éléments de la reprise en main du dynamisme des niasses. La permanence des sections abolie depuis septembre, les sociétés populaires dénoncées dans leur foisonnement excessif, les armées révolutionnaires dissoutes, la Commune de Paris domestiquée… Toutes ces mesures, malgré une flambée d’agitation populaire qui culmine en ventôse, conduisent au procès, puis à l’exécution, le 4 germinal an II, d’Hébert et des hébertistes. Plus vulnérables encore, les Enragés avaient été liquidés dès l’hiver. Le mouvement sans-culotte « professionnalisé » n’offre plus ni résistance ni appui véritable désormais. Il avait fallu pour cela s’appuyer sur le clan des Indulgents qui, autour de Danton ou de Camille Desmoulins (qui lance son « Vieux Cordelier »), regroupait une coalition parfois équivoque où des affairistes comme Fabre d’Eglantine trouvaient place. C’est donc contre eux que se tourne désormais le groupe robespierriste : il amalgame, en avril 1794, en une même fournée, les dantonistes et leurs amis, proches ou lointains. De cette période où, tragiquement, le cercle se resserre autour de l’équipe jacobine au pouvoir, datent cependant quelques-unes des tentatives les plus étonnantes de ces hommes qui ont rêvé de bâtir sur la vertu un univers nouveau, pour reprendre prise sur un monde qui leur échappe. En contrepoint avec l’élimination des hébertistes, les décrets de ventôse, qui confisquaient les biens des suspects pour en faire distribution aux patriotes indigents, représentent à la fois la pointe extrême de la politique sociale jacobine et témoignent de ses limites. Redistribution importante dont un Grand Livre de la bienfaisance nationale devait fournir la base, elle restait, dans son égalitarisme, respectueuse d’un droit de propriété intouché. En contrepoint avec la déchristianisation, le culte de l’Être suprême, que le déisme robespierriste oppose au culte de la Raison, donne l’occasion d’une imposante célébration collective, le 20 prairial an II, où certains virent l’apothéose de Robespierre. Contre lui et ses amis, la coalition se forme, dont la lassitude — on est au fort de la Terreur, que les lois de prairial ont accentuée — n’est qu’un élément. A la Convention, le groupe composite de ceux qu’on appellera les « thermidoriens » associe « indulgents » et « terroristes » repentis ou équivoques : Fouché, Tallien, Barras ; au Comité de salut public même, l’équipe dirigeante se dissocie et se heurte durement. Le discours que prononce Robespierre le 8 thermidor, en forme de réquisitoire contre les « fripons », loin de paralyser les conjurés, les mobilise. La journée du 9 thermidor voit la Convention mettre en état d’arrestation les robespierristes. La mobilisation de la Commune de Paris en leur faveur est un semi-échec qu’accroissent les hésitations de Robespierre et de ses amis. L’Hôtel de Ville repris par les troupes de la Convention, Robespierre, Couthon, Saint-Just et dix-neuf de leurs partisans sont guillotinés le 10 thermidor.
2. RÉSISTANCE DES GENS DE LA TERRE QUE REFUSENT DE FAIRE LES MOISSONS – Malgré le décret du 8 messidor an II, qui disait : « Les grains de toute nature et les fourrages de la présente récolte sont mis à la réquisition du gouvernement », on se heurte à la résistance des gens de la terre que refusent de faire les moissons et préfèrent laisser les terrains en friche en raison de la déchéance de la monnaie, de l’insécurité et du désordre régnants. (Rapports des représentants en mission dans les départements, an II, cité par Louis Baudoin, 1965, p. 323).
–1799 – 26 juin : Mercredi 22 du mois de Muharram 1214 [26 juin 1799] : (Abd-al-Rahman al-Jabeartî – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française, 1798-1801 ) – [Arrestation du fils du cadi] Le général Bonaparte envoya une escouade militaire arrêter Mulla Zadéh, le fils du cadi des armées. Les soldats s’emparèrent de ses habits et de ses livres et le firent monter à la Citadelle. Cette arrestation alarma grandement la famille du jeune homme, les femmes de la maison et sa mère.

Le matin, il y eut réunion du Dîwân, au siège même. Une note du général y fut lue. Elle déclarait qu’il avait fait arrêter le fils du cadi et l’avait déposé. En conséquence, il était demandé au Dîwân de procéder à un choix et à une élection d’un des Vlamâ’, qui soit égyptien de naissance et d’origine, en vue d’exercer la charge de cadi et de juger suivant les principes de la Shari ‘a. Ainsi faisaient, ajoutait la note, les rois d’Egypte du temps passé qui n’investissaient quelqu’un du pouvoir de juger qu’après avis des ‘Ulama’.
Après lecture de cette note, les membres présents du Dîwân répondirent : « Nous demandons tous au général d’être clément pour le fils du cadi ; il est, en effet, un étranger et appartient à une famille de haut rang. Même si son père a pris le parti du katkhudâ du Pacha, lui reste placé, en revanche, sous la sauvegarde [des Français]. Nous espérons qu’il sera bientôt libéré et rendu aux siens, car sa mère, sa grand-mère et sa famille sont dans une grande affliction et nous savons que le général est de ceux qui ont le cœur compatissant 17. »
Ainsi parla ou à peu près le cheikh al-Sâdât et il ajouta : « Vous autres Français, vous répétez sans cesse que vous êtes les amis des Ottomans et ce fils du cadi est justement un Osmanlî. De tels actes, comme celui-ci, nuisent à la réputation que l’on se fait de vous et infirment vos déclarations surtout devant le peuple. »
Le remplaçant du général répondit, après avoir écouté la traduction de l’interprète : « D’accord pour la clémence mais seulement après exécution de l’ordre du général sur le choix d’un cadi en remplacement du précédent. Ne contrevenez pas aux ordres, cela ne pourrait que vous nuire. Obéissez, procédez à l’élection. »
La majorité des voix se porta sur le cheikh Ahmad al-’Arîshî al- Hanafî.
Les membres du Dîwân écrivirent ensuite une demande de grâce au nom du majlis (assemblée) et tous les présents la signèrent. Le représentant du général la porta à ce dernier qu’il mit au courant de l’affaire et des paroles du cheikh al-Sâdât. Bonaparte en fut irrité. Il convoqua le cheikh pour la fin de la journée. Quand celui-ci arriva, le général le blâma vivement.
Dans la suite, il s’entretint du Dîwân avec le représentant français du Dîwân et le cheikh Muhammad al-Mahdî et sa colère tomba. Il fit reconduire le cheikh al-Sâdât à son domicile, après l’avoir retenu une partie de la nuit.
-1815 – 26 et 27 juin : A SIX-FOURS, LE PAVILLON BLANC AVAIT ÉTÉ ARBORÉ DES LE 26 JUIN, DES AGITATEURS S’EFFORÇANT, DANS CETTE COMMUNE, DE POUSSER LES GENS A LA RÉVOLTE CONTRE LES AUTORITÉS EN PLACE. Cependant, le maire parvenait à ramener le calme et le lendemain, 27 juin, le pavillon tricolore flottait à nouveau sur l’antique localité (Louis Baudoin, 1965, p. 453).
–1830 – 26 juin : LA CONQUÊTE D’ALGER – REPRISE DU COMBAT – La brigade Montlivaut, qui s’était arrêtée à Staouéli pour se rafraîchir, se mit en route pour occuper Dely-Ibrahim et tous les points militaires interposés entre Staouéli et Chapelle-et-Fontaine. Le général Hurel, dont la brigade devenait disponible, alla prendre son rang de bataille à la gauche du général Berthier.
Dès le 26 juin au matin, notre armée était donc ainsi disposée :
A Sidi-Ferruch le 48e de ligne et 1400 marins des équipages de ligne, pour garder le camp retranché où étaient les ambulances et les approvisionnements de toute espèce. Le colonel de Léridan commandait ce point important.
Le quartier général à Staouéli, où l’on avait placé le 15e de ligne, colonel Mangin, détaché de la seconde brigade de la seconde division, et la brigade Colomb d’Arcines tout entière.
Sur le plateau de Chapelle-et-Fontaine, la première division avait porté sa droite en avant de Dely-Ibrahim, en face.
D’Ain-Gébourgia, sa gauche au chemin de Staouéli, la troisième division avait sa droite, au chemin de Staouéli, sa gauche à l’Oued-el-Larens, une brigade à Sidi-Kalef. C’était sur le point le plus menacé et le plus difficile à défendre, c’est-à-dire à sa gauche, que le lieutenant général duc des Cars avait pris place, avec son état-major établi dans une maison crénelée, près du petit bois de Sidi-Abderrahman- Bou-Nega, situé à l’extrémité de notre gauche (Campagne d ‘Afrique, par M. Fremel. — Annales algériennes). Notre armée comptait à peu près 18,000 baïonnettes sur la ligne où l’on allait combattre. Le génie consacra ces journées d’attente et de combats défensifs à élever des redoutes de mille mètres en mille mètres pour assurer nos communications de Staouéli à Chapelle-et-Fontaine. L’artillerie les arma, sous la direction du général Valazé, avec les canons pris sur l’ennemi. Cette route que l’on fortifiait ainsi se développa rapidement en avant de Sidi-Kalef, distant d’à peu près 4,000 toises de Staouéli (Rapports de l’intendant en chef. Précis historiques, p. 28, et du général en chef. Sidi-Kalef, 28 juin 1830), en offrant aux voitures et aux caissons une voie facilement praticable jusqu’à nos positions avancées. Le débarquement continuait avec activité, et le charriage était incessant, de sorte que les approvisionnements et le matériel du siège s’avançaient vers Alger, pour être disponibles au moment où le siège pourrait s’ouvrir.
Les Turcs occupaient toutes les collines qui dominent le plateau où nous étions placés ; ils avaient pris également position sur les premières hauteurs du Boudjaréa. Ils avaient fortifié et armé les gorges qui les unissent. Nous étions donc, comme à Sidi-Ferruch, sur la défensive; seulement notre position était moins bonne. Les troupes qui se trouvaient en présence de notre première ligne appartenaient presque exclusivement à la milice d’Alger.
Le 26 juin, continue le duc des Cars, au journal militaire duquel nous empruntons tous ces détails topographiques, les attaques recommencèrent sur toute notre gauche. Elles furent soutenues avec vigueur, mais elles nous firent perdre du monde. Nous occupâmes et fîmes créneler une maison située sur le ravin extérieur, d’où nos troupes incommodèrent beaucoup l’ennemi et lui firent éprouver des pertes considérables.
Le petit bois en avant de ma droite avait été occupé toute la journée par des tirailleurs turcs qui nous gênaient beaucoup ; vers midi, je pris le parti de le faire enlever, ce qui fut exécuté par quatre compagnies du 2e régiment de marche d’infanterie légère. L’ennemi fut culbuté, chassé du bois, que nous occupâmes et en avant duquel nous fîmes commencer un épaulement pour mettre nos tirailleurs à l’abri. Cet épaulement fut terminé la nuit suivante. Dans la matinée du même jour (26 juin), l’ennemi établit plusieurs batteries. Nous n’avions pas d’abord d’artillerie pour y répondre; mais, vers deux heures, il en arriva du camp de Staouéli, et M. le commandant Amirault répondit avec succès au feu des pièces ennemies (La perte monta, le 26 juin, à 11 morts, et à 151 blessés, dont 7 officiers). Nos épaulements furent perfectionnés pendant la nuit du 26 au 27. La deuxième brigade avait souffert pendant la journée du 26, mais elle était maintenant protégée par T épaulement construit, quoique d’une manière incomplète ; la première brigade pouvait être aussi considérée comme à l’abri d’attaques sérieuses depuis l’attaque et la prise du petit bois (Nettement, La conquête d’Alger)..
–1836 – 26 juin :
MORT DE CLAUDE JOSEPH ROUGET DE LISLE – Né le10 mai 1760 à Lons-le-Saulnier, dans le Jura, mort le 26 juin 1836 à Choisy-le-Roi, Rouget de Lisle fut affecté à Strasbourg comme capitaine du génie quand la France révolutionnaire entra en guerre contre la Prusse et l’Autriche. Lors d’une soirée, le maire de la ville de Dietrich, qui connaissait ses talents musicaux, l’invita à composer une marche militaire pour stimuler la ferveur des soldats. Ce « Chant de guerre pour l’armée du Rhin », rebaptisé « Marseillaise » en août 1792, devint le premier hymne national officiel de la France.
ATTENTAT CONTRE LOUIS-PHILIPPE : Le républicain Louis Alibaud tire un coup de fusil sur le roi Louis-Philippe. Il sera guillotiné le 11 juillet 1836.
–1849 – 26 juin : DENONCIATION DE ROUGES A LA SEYNE – Dès l’été 1848, le pouvoir surveille et combat les Rouges. Alors que nombre de maires sont destitués par la préfecture en 1849 et 1850, celui de la Seyne, tout en affichant ses couleurs républicaines, réussit à se maintenir jusqu’au coup d’État. En revanche, dans un climat pesant de délation, c’est sur les militants républicains que s’abat la répression.
Ces militants sont d’abord les fidèles du cabinet de lecture, qui abrite le comité électoral démocratique (le commissaire lui attribue 127 adhérents), l’embryon de ce que nous appellerions aujourd’hui un parti. Sa première tâche a été de préparer les élections législatives de mai 1849 qui affirment sur le plan national la montée de la démocratie socialiste. Et c’est aussi le cas à La Seyne.
Sur 1206 votants, le démocrate socialiste Suchet obtient 753 voix contre 316 au conservateur De Clappiers.
Un mois après, une pétition de dénonciation, à l’orthographe maladroite, et prétendant parler au nom de 500 Seynois, parvient à la préfecture.
“Monsieur, les hommes de l’ordre de la ville de la Seyne ont l’honneur de vous prévenir que les sociétaires ou pour mieux dire les bonnets rouges de notre ville ont leur club rue du marché n°13 au premier étage, présidé par le citoyen Laville, adjoint de notre maire rouge, et Carvin Auguste boiteux, chargé par le comité secret de Toulon de convertir les soldats du Fort Napoléon, en les conduisant dans son club, et lui donnant des brochures et au magasin du citoyen Carvin, horloger. Dans le dit club, les murailles sont tapissées des portraits de Ledru-Rollin, Raspail, Barbès, Blanqui et tous les coquins de la Montagne, le maire et son conseil municipal délibèrent dans cette belle salle en portant des toasts à son bon ami Ledru Rollin”.
On pourrait sourire, mais, dans le dossier d’archives, cette lettre est jointe à la demande du procureur, transmise au commissaire de police. La lettre était du 26 juin. Le cabinet de lecture, considéré comme lieu de réunion politique est perquisitionné et fermé le 30 (René Merle, « Décembre 1851 à La Seyne », dans «Cahier du patrimoine ouest varois n°14, La Seyne-Saint-Mandrier », 2012).
–1854 – juin : ARMEMENTS MARSEILLAIS – Armand Béhic, rapportant devant les actionnaires des Messageries Impériales sur les conditions du traité avec l’Administration pour le service postal vers l’Algérie, indique que la « Société Taffe, dite Compagnie Impériale » — sont à peu près celles « dont jouissait l’ancienne Société Bazin » et il estime « qu’elles étaient suffisamment rémunératrices» (Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, XIII B 1603. Mais on sait qu’il ne faut pas prendre au pied de la lettre les affirmations présentées devant une assemblée générale d’actionnaires, surtout quand, comme ici, elles interviennent pour justifier la signature d’une convention).
–1859 – 26 juin : LANCEMENT DE LA CHALOUPE DÉMONTABLE « FRASSINETO », classe chaloupes démontable n° 1 à 10, construite par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne. 26 juin, elle est transportée de Toulon à Gênes. Assemblée sur le lac de Garde. 10 août, elle est offerte au roi de Sardaigne, et nommée Frassineto (Dossiers marine free fr / fs ca G3).
–1865 – 26 juin : S. M. l’Impératrice accorde la croix de la Légion d’Honneur à Mademoiselle Rosa Bonheur, peintre de paysage et d’animaux (d’après l’Almanach de la Provence d’A. GUEIDON).

–1867 – 26 juin : Agenda de Jean-Baptiste Hermitte, premier adjoint de Marius Michel , maire de Saint-Nazaire (Sanary). « Mercredi 26, S. Babolein. Même bonne brise d’ouest. Vol pendant la nuit de la boutique de Mme Vve Dol aîné ; on a enlevé environ 150 f. Le voleur a dû se cacher et s’est laissé enfermer dedans. Les recherches continuent, elles n’ont rien révélé jusqu’à présent. »
–1876 – été : ÉTÉ CANICULAIRE, aucune PLUIE ENTRE LE 26 JUIN ET LE 18 AOÛT (Herage / histoire climat 5). 21 juin : à Paris il a fait jusqu’à 34,60°C. Dès le 5 juillet, il a fait très chaud, 34°C à Carcassonne. On note 39,30°C le 27 juillet, 40,20°C le 28 juillet. Cela persistera jusqu’au début août et la sécheresse s’installe. 13 août : canicule avec 36,20°C à Paris! Il n’y a pas eu de pluie sérieuse pendant 53 jours (juillet 0,80 mm) du 26 juin au 18 août. 25/08/1876 : 7°C à Paris (La climatologie free fr / intemperies / tableau 4).
–1888 – 26 juin : NOUVEAU CIMETIÈRE DE SAINT-MANDRIER : il est décidé que la cession des terrains entourant la batterie de La Coudoulière sera demandée au Génie pour l’établissement du nouveau cimetière Mais ce projet n’aboutit pas et le village conservera son ancien cimetière sans qu’aucune amélioration y soit apportée (Gisèle Argensse, 1989, p. 88).
–1896 – 26 juin : ODEURS NAUSÉABONDES A SAINT-MANDRIER « Le Petit Var » : «On se plaint (au Creux-Saint-Georges), avec juste raison, de ce qu’un bon nombre de chercheurs d’escavènes ne se gênent point malgré les fortes chaleurs, de remuer la vase par trop odorante, aux abords du quai, même devant nos portes, pour recueillir le régal des rouquiers, «l’escaveno». Cette fange, piochée et repiochée répand des odeurs nauséabondes, et n’est pas du goût de tout le monde…» (Le « Petit Var » du 26 juin 1896)
–1903 – 26 juin : NOUVELLES DE LA 1ère DIVISION DE CUIRASSÉS – Le 21 juin, le contre-amiral Besson se trouve contraint de transférer sa marque sur le contre-torpilleur La Hire. En effet, les cuirassés Brennus et Hoche appareillent avec la 1ère Division réduite au seul Saint Louis par les indisponibilités du Charlemagne et du Charles Martel, ce dernier remplaçant déjà le Gaulois en grandes réparations. La 1ère Division séjourne à Carthagène du 23 au 26 juin pour saluer le roi d’Espagne Alphonse XIII lors de son passage dans la ville (Gérard Garier, Le cuirassé Brennus).
-1906 – 26 JUIN : SUR LE « BRENNUS », FIN DU TRAVAIL DE L’INSTRUCTION, le C. E. C. Fournier embarque sur le cuirassé pour les grandes manœuvres qui ont lieu en Algérie et en Tunisie. À la différence de l’année précédente, le C. E. C. a sous ses ordres la totalité de l’Armée Navale puisque l’Escadre du Nord participe aux exercices (Gérard Garier, Le cuirassé Brennus).
–1906 – 26 juin : LE PREMIER GRAND PRIX AUTOMOBILE DE FRANCE A LIEU SUR LE CIRCUIT DU MANS.
–1909 – 26 juin :
1. LE CUIRASSÉ « MASSENA » ALTERNE LES LONGUES PÉRIODES D’INSTRUCTION AU MOUILLAGE AVEC DES SÉRIES DE COURTES SORTIES A LA MER POUR LES TIRS. Certains tirs peuvent en outre servir d’expérience. En particulier, la séance du 26 juin, contre la coque condamnée de l’ex-aviso-torpilleur Lévrier, se révèle concluante. Ce jour-là, le Masséna expérimente des obus de 100 millimètres chargés à la mélinite (Gérard Garier, Le cuirassé Masséna).
2. juin 1909 : Cadolive – hameau, commune de Saint-Savournin (1872), le village se dote d’un éclairage électrique public, assuré par seize lampes de dix bougies chacune.
–1914 – 26 juin : LE CUIRASSÉ « BRENNUS » EST RAYÉ DE LA PREMIÈRE PARTIE DE LA LISTE DE LA FLOTTE ET REMIS EN GARDIENNAGE A LA DIRECTION DU PORT DE TOULON. Malgré cela, par suite de la dégradation de la situation internationale, ce même Conseil décide de conserver temporairement les Brennus, Carnot, Charles Martel et Masséna. Il ne prononcera leurs condamnations qu’à la mise en service des dreadnoughts de type “Flandre” (Gérard Garier, Le cuirassé Brennus). Rappelons que Le HMS Dreadnought fut le premier cuirassé doté d’une artillerie principale monocalibre de 305 mm. Le nom passa dans le langage commun pour désigner tous les cuirassés suivants construits sur le même principe. Les cuirassés antérieurs, dotés d’une artillerie principale bicalibre, furent appelés pré-dreadnoughts. Compte tenu de la valeur militaire inexistante des Brennus, Carnot, Charles Martel et Masséna, on ne peut que s’étonner de la décision du Conseil de vouloir conserver quatre navires qui ne pouvaient plus figurer dans la ligne de bataille et encore moins prétendre remplacer numériquement quatre dreadnougths. La suspension de la construction des “Flandre” durant la totalité de la Grande Guerre rendra cette surprenante décision caduque.
–1916 – 26 juin : COMBAT DU SOUS-MARIN “LEVERRIER” CONTRE UNE CANONNIÈRE AUTRICHIENNE. Après plusieurs lancers ayant épuisé son stock de torpilles, le sous-marin est obligé de tenter de s’échapper en plongée et en effectuant des lacets. A 10h 40, une violente explosion (grenade ?) cause une voie d’eau. Des fuites sont constatées au niveau du périscope, du tuyau d’échappement du ventilateur de carter, plus sérieusement encore à trois hublots du kiosque et aux presses étoupes des barres milieu. Les cales s’emplissent qui alourdissent le bateau. Les bruits d’hélice ayant cessé, le “Leverrier” revient à 9 m, il est 12h 30. A 14h, il émerge mais doit replonger en voyant un torpilleur à un mille derrière lui. A 16, il émerge à nouveau. L’état de son périscope ne permettant pas de poursuivre la mission, il rentre à Berletta le 27 juin.
–1917 – 26 juin : ARRIVÉE DES PREMIERS ÉLÉMENTS DU CORPS EXPÉDITIONNAIRE RUSSE AU CAMP MILITAIRE DE LA COURTINE, SITUE DANS LA CREUSE, sur le territoire d’une dizaine de communes dont la plus importante est La Courtine et a une surface de 6 200 ha. Depuis 1914, le camp fonctionne comme base arrière des armées. C’est alors un grand centre d’instruction et de préparation pour le front. Les troupes russes qui y séjournent en 1917 ont été désengagées pour cause d’instabilité politique. Il s’agit de deux brigades qui vont ensuite se révolter contre leurs officiers et les renvoyer. Pendant quatre mois, ces soldats vont autogérer le camp jusqu’à ce que celui-ci soit pris d’assaut, après 5 jours de combats, et que les brigades soient dissoutes.
–1920 – 26 juin : ÉTUDE PROPOSANT DE TRANSFORMER EN PORTE-AVIONS LA COQUE D’UN CUIRASSE CLASSE « BEARN » – Le vice-amiral Salaün, chef d’état-major général de la Marine transmet le 26 juin 1920 le résultat de l’étude du Service aéronautique au directeur central des Constructions navales (résumé) : « estimer l’adaptation d’une coque du type Béarn en bâtiment d’Aviation d’Escadre sur la base du porte-avions britannique Argus ; prévoir l’embarquement du maximum d’avions terrestre pouvant décoller et apponter ; l’embarquement d’hydravions doit être possible au mouillage. Les avions doivent être à l’abri dans un entrepont. Le hangar devra être relié au pont par un ascenseur . Le pont d’envol aura une longueur continue d’au moins 150 m et être horizontal. La vitesse devra être de 21 nœuds et l’autonomie de 6000 milles à 10 nœuds. L’artillerie doit être comparable à celle d’un croiseur léger. Le blindage doit être léger et vertical (mines, torpilles et attaques aériennes) » (Jean Moulin, Lucien Morareau, Claude Picard, 2001).
–1940 – 26 juin :

1. À ORAN, MALGRÉ LES MISES EN GARDE DE L’AMIRAUTÉ, L’AMIRAL GENSOUL VA DÉMOBILISER LES RÉSERVISTES. A Oran, à bord du « Dunkerque », l’amiral Gensoul apprend, le 26 juin, que les conditions d’armistice sont honorables pour la Marine et qu’elles doivent être remplies, quelle que soit l’attitude des marins de Sa Majesté britannique. En dépit des mises en garde de l’amiral de la flotte Darlan au sujet d’éventuelles attaques de la Royal Navy, il juge improbable la perspective d’un coup de force. Sa préoccupation est ailleurs : il lui faut démobiliser les réservistes.
2. PREMIERS SIGNES DE RÉSISTANCE – DES PAPILLONS ANTI-PETAIN TROUVES SUR LA VOIE PUBLIQUE A SAINT-RAPHAËL – Commissariat de police de Saint-Raphaël – Le Commissaire de police à monsieur le préfet du Var – J’ai l’honneur de vous rendre compte de ce qui suit : Dans la journée du 25 on a trouvé sur la chaussée du Boulevard Félix Martin , deux papillons portant la mention manuscrite suivante :
« Écoutez et faites écouter les postes de la Radio Anglaise »
« Vous serez fixés sur les conditions de l’ Armistice. » ().
Le même jour on a trouvé sur la devanture fermée de la Réserve une inscription à la craie « A bas Pétain. »
Nous avons aussitôt fait effacer cette inscription et nous avons ouvert une enquête pour découvrir l’auteur des papillons trouvés sur la voie publique. » (A.D. Var 02971, cité par J.-M. Guillon, 1994).
2. KLAUS MANN, EMIGRE A NEW YORK (Le Tournant, 1991) – « Nouvelle rencontre curieuse : celle de la jeune Carson Mc Cullers, auteur du beau roman The Heart is a lonely hunter. Tout juste arrivée du Sud. Etrange, ce mélange de raffinement et de sauvagerie, de « morbidezza » et de naïveté. Peut-être très douée. L’œuvre à laquelle elle travaille en ce moment sera l’histoire d’un nègre et d’un émigré juif : deux parias. Pourrait être intéressant.
« …Le travail, cet éternel fardeau sans lequel tous les autres fardeaux deviendraient insupportables. Notes pour un essai sur Thomas Masaryk. Réconfortant. Un type d’homme qui montre véritablement le chemin de l’avenir. Tout à fait capital, très actuel : ses débats avec Tolstoï au sujet du pacifisme, que T. considère comme un postulat absolu auquel il faut se soumettre sans réserve, tandis que M. trouve le recours à la violence excusable ou même nécessaire dans certaines circonstances (pour lutter contre les agressions du Mal). La fin justifie-t-elle les moyens ? Problème fondamental.
« Et combien de questions de ce genre ne faut-il pas repenser, reformuler, à la lumière de nos dernières expériences ! Des valeurs et des principes dont nous n’avions jamais douté, deviennent à présent suspects. La crise nous oblige à la discussion. Discutons donc ! Ce qu’il faudrait, ce serait un entretien général, un colloque entre des esprits sérieux et honnêtes qui désireraient contribuer à éclairer et à renouveler nos concepts moraux de base.
« Le même jour, plus tard. Une nouvelle revue littéraire ne pourrait-elle servir de Forum à cette sorte de débat ? J’aurais bien envie d’essayer encore une fois… Le journal que j’aimerais fonder maintenant devrait naturellement paraître en langue anglaise et avoir un caractère absolument international. Se spécialiser dans les problèmes de l’Emigration allemande, un peu dans le style de la Sammlung serait aujourd’hui peu satisfaisant, voire dangereux. Je ne suis plus Allemand. Suis-je encore un émigré ? Mon ambition est de devenir un citoyen du monde de nationalité américaine. C’est dans cet esprit qu’il faudrait diriger la revue — l’esprit d’un Américain citoyen du monde. (L’esprit de Walt Whitman, que je relis : avec plus de plaisir que jamais.) »

–1941 – 26 juin : LANCEMENT DU TORPILLEUR « L’INTRÉPIDE », classe Le Hardi, tranche 1938, par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne. Travaux arrêtés (Ch. Salou – Les torpilleurs d’escadre du type « Le Hardi » 1932-1943).
–1942 – 26 et 27 juin : FRONT D’AFRIQUE DU NORD : MARSA MATROU, LA DERNIÈRE PLACE FORTE BRITANNIQUE AVANT ALEXANDRIE, TOMBE (Paul Carell, Afrika Korps).
Dans le courant des 26 et 27 juin, les divisions de Rommel passèrent devant Marsa Matrou. Les 15e et 21e D.B. anéantirent les forces blindées britanniques, réunies dans le sud de Marsa Matrou. Il y eut de violents combats avec la 2e Division néo-zélandaise que commandait le général Freyberg. La 90e Légère obliqua entre-temps vers le nord et le groupe de combat Marx bloqua, avec le 1er Bataillon de Flak 6, la route côtière vers l’est. Apparemment, la dernière fortification avant Alexandrie était encerclée. A l’intérieur se trouvait le gros de l’infanterie britannique : la 10e Division indienne, des éléments de la 3e, la 50e Division anglaise, ainsi que les Sud-Africains. Si Rommel réussissait à capturer cette force de bataille, la victoire était complète, l’épine dorsale de la 8e Armée brisée, et la voie vers Alexandrie définitivement libre. Toute la question était d’empêcher la sortie des unités ennemies hors de Marsa Matrou et l’encerclement de l’Afrika Korps au sud. Mais il se révéla beaucoup trop difficile de former un solide encerclement dans le désert contre un ennemi aussi fort avec les divisions trop peu nombreuses et trop affaiblies dont Rommel disposait. A coups de bélier, les unités d’infanterie néo-zélandaises bien motorisées se frayèrent un passage à travers la 21e D.B. La R.A.F. attaqua sans répit pour soutenir la rupture.
Les unités de la 90e Légère, qui avaient encerclé Marsa Matrou, furent également soumises à de violentes tentatives de sortie du 10e Corps britannique.
Sur de nombreux points du front d’encerclement, se produisirent des scènes analogues.
Les unités italiennes combattirent avec une bravoure extraordinaire. Ceci est d’autant plus digne d’être remarqué que leur armement était généralement mauvais, leurs chars, d’une misérable qualité et leurs armes lourdes insuffisantes. La division blindée Ariete et la division Trieste furent réduites à 14 chars, 30 canons et 2 000 hommes, mais elles résistèrent. Les généraux commandant le 20e Corps italien, le général Baldassare et le commandant de l’artillerie de Corps d’armée, général Piacenza, tombèrent à la tête de leurs troupes, tués par des bombes d’avion.
Le 28 juin, vers 17 heures, la 90e Légère, le groupe de reconnaissance 580 et d’autres groupes de combat, parmi lesquels le groupe Kiehl et le capitaine Briel avec son Bataillon de Flak 606, de même que l’unité spéciale 288, avec des éléments du 10e et 21e Corps italiens, commencèrent l’attaque de Marsa Matrou. Environ 8 000 Sud-Africains restés dans la forteresse avec des Indiens défendirent avec énergie les positions bien organisées. Mais, dans les premières heures du 29 juin, le dernier coup fut tiré. Quarante chars ennemis avaient été détruits dans le secteur fortifié. Six mille Anglais furent faits prisonniers. La dernière forteresse munie d’un port utilisable avant Alexandrie était tombée. C’était une grande victoire. Mais le commandement suprême britannique put rassembler la plus grande partie de son infanterie sur la position d’El Alamein et édifier ainsi le dernier barrage devant le Nil, à une centaine de kilomètres d’Alexandrie
–1944 – 26 juin : CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT DE NORMANDIE : A Cherbourg, Von Schlieben se rend à 14 h. Quelques heures plus tard, les unités de propagande américaines répandent sur les positions qui tiennent encore, la photographie des deux chefs allemands vaincus, le général Schlieben et l’amiral Hennecke, entourés de leurs gardiens. Après la chute d’Octeville, la totalité du port de guerre de Cherbourg est loin d’être tombée entre les mains des Alliés. Les troupes qui tiennent l’arsenal restent libres d’agir à leur initiative selon le mot d’ordre : “Gagner du temps à tout prix !” (Paul Carell, Ils arrivent).
–1945 – 26 juin :
1. FIN DE LA CONFÉRENCE DE SAN FRANCISCO ; CRÉATION DE L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES (Jean-Charles Volkmann, 2003). Les représentants de 51 pays fondent l’Organisation des Nations Unies (ONU) conformément aux principes de la Charte de l’Atlantique (1941)
2. NATIONALISATION DE LA COMPAGNIE AÉRIENNE « AIR FRANCE » (Jean-Charles Volkmann, 2003).
–1954 – 26 juin : NOTRE MARINE EN MÉDITERRANÉE – Le 2 juin, le réarmement de l’aviso « La Boudeuse » est ordonné pour servir à la surveillance maritime sur les côtes d’Afrique du Nord. (ordres n° 152 EM/Org COMAR Bizerte du 1er juin 1954 et 176 MG/1/M du MG SA du 2 juin 1954). Elle effectue ses essais officiels à Sidi Abdallah du 26 juin au 19 juillet « Excellents résultats aux essais » (Gérard Garier, Les avisos de 630 tW).
–1960 – 26 juin Madagascar accède à l’indépendance vis-à-vis de la France. Le 26 juin est la fête nationale à Madagascar.
–1967 – 26 juin : MORT ACCIDENTELLE DE FRANÇOISE DORLÉAC, sœur de l’actrice Catherine Deneuve.
–1984 – 26 juin : MORT, A PARIS, DU PHILOSOPHE MICHEL FOUCAULT DONT LE TRAVAIL PORTAIT SUR LES RAPPORTS ENTRE POUVOIR ET SAVOIR. Professeur au Collège de France en 1970, Michel Foucault profita de sa notoriété pour conduire un engagement politique au sein de mouvements d’extrême gauche, comme « Gauche prolétarienne ». Il fonda le Groupe d’information sur les prisons (GIP) qui introduisait clandestinement des questionnaires en milieu carcéral afin d’y dénoncer les conditions de détention. A la fin des années 70, Michel Foucault voyagea beaucoup à l’étranger, aux États-Unis et au Japon notamment et s’enthousiasme pour la révolution Iranienne. Il est mort en 1984 à l’hôpital de la Salpêtrière, victime du sida.
–1993 – 26 juin : INAUGURATION DE LA LIGNE « A » DU METRO A TOULOUSE.
–2015 – 26 juin : EN VISITE A CHERCHEL – Partis la veille d’Alger pour Tipasa, nous passons la journée du vendredi 26 juin à Cherchel où nous visitons, entre autres, le musée archéologique. Demain, nous reprendrons la route pour Alger (Henri Ribot, Carnet de route, 2015).
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SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 284e livraison :

La pression fiscale qui pèse sur la population n’est pas chose nouvelle – elle commence à se faire jour à partir de 1736 -, mais à la fin de 1764, la collectivité doit 28 230 livres pour un total des revenus de 2 800 livres, d’où un déficit annuel de 25 430 livres à payer à l’aide de la taille et de toutes sortes de taxes. Il est donc difficile d’avoir des finances saines, surtout si une mauvaise récolte, fréquente en ces temps, compromet toutes les prévisions de financement (des décisions prises unilatéralement par d’autres collectivités peuvent aussi aggraver cette situation ; comme celle de la ville de Marseille qui, désireuse d’accroître son trafic, décide d’obtenir le transit des productions des vins et eaux de vie du Languedoc qui produit en quantité et qualité plus importantes que la Provence. L’ensemble des maires et consuls s’émeuvent et obtiennent du Parlement et des Procureurs du Pays l’annulation de cette décision.) même si le remplacement définitif de la charge élective de trésorier par l’exacteur de taille à qui cette fonction est confiée en 1767, assurera à l’avenir continuité et rigueur de la gestion des finances (D’autant plus que le contrôle financier va être rendu encore plus strict par l’édit royal, daté du 29 décembre 1771, qui rétablit la Cour des Comptes). Cette pression se conjugue avec une lente mais continuelle montée des prix des marchandises que l’on constate surtout vers 1760. Le boucher, par exemple, ne pouvant augmenter les prix, vend de la viande de qualité inférieure ou débite les morceaux de façon désavantageuse pour le client. Un règlement de coupe est mis en vigueur en 1764. Le Conseil fixe le prix de l’huile à 6 sous le quarteron, alors que les débitants le vendent sept sous, contre 5 sous ½ à Ollioules. En 1767, il vote un règlement portant sur le prix de l’huile vendue au détail, et supprime la ferme de la boulangerie communale. Face à l’accroissement de la population et afin de faire reculer la misère, le roi commence à encourager les défrichements dès 1766, alors qu’il s’y opposait jusqu’à cette date. Le 12 avril 1767, une ordonnance royale précise les défrichements dans les lieux « montueux et penchans » et « penchans et ardueux », et un arrêt de la même année en limite les applications.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 484e livraison :

–1939 – septembre : Décret « relatif aux mesures à prendre à l’égard des résidents dangereux pour la défense nationale » ; création du camp d’internement des Milles, dans les Bouches-du Rhône. C’est un camp de concentration français, ouvert en septembre 1939, dans une usine en faillite, une tuilerie. Il se trouve dans les Bouches-du-Rhône, entre Aix-en-Provence et Marseille, à la sortie du village des Milles. Il a été créé, au moment de la déclaration de guerre, pour y enfermer… des Allemands, pays avec lequel la République Française était en guerre. Mais il se trouve que la plupart des Allemands qui se trouvaient en France, étaient des antinazis réfugiés là pour échapper à Hitler. Parmi eux, beaucoup de Juifs, beaucoup d’artistes aussi dans le midi de la France. La plupart d’entre eux seront relâchés en juin 1940. Mais, le camp continuera d’exister. Des Juifs seront rassemblés dans ce camp toujours gardé par des Français, mais cette fois, des collaborateurs qui obéissaient aux ordres du gouvernement de Vichy, et des trains de déportation en partiront en 1942. Les artistes de la première période : Dans la première période (septembre 1939-juin 1940), même si l’enfermement est douloureusement ressenti, les gardiens français du camp sont assez débonnaires et les artistes peuvent s’exprimer. Il en sera bien entendu tout autrement après 1940. Ces artistes sont violemment rejetés par les nazis qui ont organisé, en 1937, une exposition sur ce qu’ils appellent « l’art dégénéré ». Les toiles des artistes représentés dans cette exposition ont ensuite été brûlées publiquement. En France, ces artistes sont rejetés comme « Allemands » et courent après des « papiers en règle. Cela devient leur obsession : Ce « bout de papier ridicule ou ce tampon sans importance qu’un scribouillard quelconque a apposé sur un document sans même y penser », écrit Lion Feuchtwanger. Au camp des Milles, ils tentent d’obtenir une autorisation de quitter le camp en s’adressant aux Autorités pour manifester leur antinazisme, en demandant l’appui de personnalité du monde de la culture. D’autres réussissent à quitter le camp comme « prestataires », chargé d’un travail par l’Administration.]
[Buttin P., 1948 : Les internements administratifs ont été réglés par les textes suivants : celui du 18/11/1939 pris par le gouvernement Daladier qui créa la résidence surveillée, et les lois des 3/09/1940, 18/07/1941 et 15/10/1941 ayant le même objet. Les camps de concentration avaient été pour la plupart créés pedant la campagne 1939-1940 pour abriter des détenus placés sous le régime de l’internement administratif. Les arrestations effectuées à l’époque l’avaient été avec précipitation et sans beaucoup de discernement.]
[Panné J.-L. 2001 : Décret « relatif aux mesures à prendre à l’égard des résidents dangereux pour la défense nationale » formulé « Loi de temps de guerre » selon Albert Sarraut. Visant les communistes, il touche d’autres catégories, notamment les antifascistes réfugiés en France et internés dans les camps d’internement.]
LA SEYNE-SUR-MER. 195e livraison :

–1849 – 26 juin : DÉNONCIATION DE ROUGES A LA SEYNE – Dès l’été 1848, le pouvoir surveille et combat les Rouges. Alors que nombre de maires sont destitués par la préfecture en 1849 et 1850, celui de la Seyne, tout en affichant ses couleurs républicaines, réussit à se maintenir jusqu’au coup d’État. En revanche, dans un climat pesant de délation, c’est sur les militants républicains que s’abat la répression.
Ces militants sont d’abord les fidèles du cabinet de lecture, qui abrite le comité électoral démocratique (le commissaire lui attribue 127 adhérents), l’embryon de ce que nous appellerions aujourd’hui un parti. Sa première tâche a été de préparer les élections législatives de mai 1849 qui affirment sur le plan national la montée de la démocratie socialiste. Et c’est aussi le cas à La Seyne.
Sur 1206 votants, le démocrate socialiste Suchet obtient 753 voix contre 316 au conservateur De Clappiers.
Un mois après, une pétition de dénonciation, à l’orthographe maladroite, et prétendant parler au nom de 500 Seynois, parvient à la préfecture.
“Monsieur, les hommes de l’ordre de la ville de la Seyne ont l’honneur de vous prévenir que les sociétaires ou pour mieux dire les bonnets rouges de notre ville ont leur club rue du marché n°13 au premier étage, présidé par le citoyen Laville, adjoint de notre maire rouge, et Carvin Auguste boiteux, chargé par le comité secret de Toulon de convertir les soldats du Fort Napoléon, en les conduisant dans son club, et lui donnant des brochures et au magasin du citoyen Carvin, horloger. Dans le dit club, les murailles sont tapissées des portraits de Ledru-Rollin, Raspail, Barbès, Blanqui et tous les coquins de la Montagne, le maire et son conseil municipal délibèrent dans cette belle salle en portant des toasts à son bon ami Ledru Rollin”.
On pourrait sourire, mais, dans le dossier d’archives, cette lettre est jointe à la demande du procureur, transmise au commissaire de police. La lettre était du 26 juin. Le cabinet de lecture, considéré comme lieu de réunion politique est perquisitionné et fermé le 30 (René Merle, « Décembre 1851 à La Seyne », dans «Cahier du patrimoine ouest varois n°14, La Seyne-Saint-Mandrier », 2012).
–1859 – 26 juin : LANCEMENT DE LA CHALOUPE DÉMONTABLE « FRASSINETO », classe chaloupes démontable n° 1 à 10, construite par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne. 26 juin, elle est transportée de Toulon à Gênes. Assemblée sur le lac de Garde. 10 août, elle est offerte au roi de Sardaigne, et nommée Frassineto (Dossiers marine free fr / fs ca G3).
–1941 – 26 juin : LANCEMENT DU TORPILLEUR « L’INTREPIDE », classe Le Hardi, tranche 1938, par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne. Travaux arrêtés (Ch. Salou – Les torpilleurs d’escadre du type « Le Hardi » 1932-1943).
(à suivre)
TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 14e livraison.

Rue A. Daumas (suite) – Vers le milieu du XVIe siècle, la Pescarié fui abandonnée, et le marché au poisson transféré à la Place de la Poissonnerie actuelle.
En 1621, les religieuses de l’ordre de Sainte- Claire (ordre fondé, en 1377, par la reine Sanche d’Aragon, seconde femme de Robert d’Anjou, roi de Naples et comte de Provence) ayant été autorisées à fonder un couvent dans cette rue (Archives communales, BB. 54), la population toulonnaise, ne la désigna plus que sous le nom de rue Sainte-Claire (Archives communales, CC. 1-25).
Ce couvent fut vendu quarante ans plus tard, ainsi que tout le mobilier qu’il renfermait, afin d’acquitter les dettes contractées par cette communauté.
Le 2 vendémiaire an 111, elle fut appelée rue Thémistocle (Archives communales modernes, Registre des délibérations, an III), et le 4 vendémiaire an VII, rue Fleurus (Archives communales modernes, Registre des délibérations, an VII).
Après la période révolutionnaire, elle reprit son ancienne dénomination de rue Sainte-Claire qu’elle conserva jusqu’au 28 février 1896. Un décret rendu à cette date lui attribua le nom d’Augustin Daumas (Daumas Augustin, homme politique français, né à Toulon en 1826, décédé dans la même ville en 1895. Successivement portefaix à blé, proscrit en 1851, commissaire de la défense nationale à Toulon en 1870. député, sénateur du Var et eu dernier lieu entreposeur des tabacs à Toulon).
TRAVERSE HOCHE. En descendant la rue de l’Oratoire, on trouve, vers son extrémité et à droite, la traverse Hoche. (A suivre)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :
Un ancien artiste de music-hall raconte ses souvenirs à un ami.
- J’avais un numéro sensationnel ! je sciais ma femme en deux ! j’ai fait ça sur toutes les scènes du monde… Hélas, maintenant, nous sommes séparés.
- Ah tiens ! et où vit-elle maintenant ?
- A Marseille et à Lyon.

Je vous souhaite un bon marché du mercredi à Sanary.
A demain.

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