ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 25 JUIN

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ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 25 JUIN 2024 – 13e ANNÉE (n° 1485).

Bonjour à tous,

ILLUSTRATION : Le viaduc du grand vallat de Bandol-Sanary au tout début du XXe siècle..

LES FÊTES :

Salut aux quelques 2000 Prosper dont c’est la fête aujourd’hui !

Saint Prosper, ou Prosper d’Aquitaine, était un écrivain et historien chrétien du Ve siècle. Disciple d’Augustin d’Hippone dans la lutte contre l’hérésie pélagienne, il a été le continuateur de la Chronique universelle de saint Jérôme.

Locutions et traditions provençales :

A partir du 25 Juin la Provence fête Saint Éloi, ministre du roi Dagobert, qui fut patron des orfèvres puis devint celui des maréchaux ferrants, des muletiers, et finalement de toute la cavalerie des domaines.

Aux pays d’Aix, Marseille, Brignoles, les bêtes défilaient et recevaient une bénédiction ainsi que les cavaliers. Dans plusieurs paroisses un pain de protection était béni qui en cas de maladie serait donné aux bêtes de trait. Au pays d’Arles, 40 à 60 bêtes, étaient harnachées à chaque fête.

A Aix, il protégeait la confrérie des serruriers, les maréchaux-ferrants, les chaudronniers, les taillandiers et les arquebusiers dont les ferblantiers et rétameurs se séparèrent en 1714.

Il fut patron de la confrérie de la Grande Forge à Marseille, qui regroupait les muletiers, selliers, bridiers, carrossiers, quincailliers, serruriers, fondeurs, éperonniers, fourbisseurs, rémouleurs, chaudronniers et autres compagnons. Il était également fêté par les maîtres horlogers et les confréries rurales.

On fêtait saint Eloi dans la banlieue de Marseille, à Saint André, à Saint Loup, à Mazargues, à la Croix-Rouge, au Logis Neuf, à Château Gombert. Aubagne garda la coutume des lacets, rubans au moins jusqu’à la dernière guerre ; on le fêtait également au pays d’Aix comme on l’a vu plus haut, ainsi qu’à Callas, Simiane, Trets et  Pourrières.

Au pays d’Arles, Châteaurenard, Maillane, Rognac, Eyragues, Noves, Graveson, Saint Etienne de Gres, fêtaient le saint chacun un dimanche à tour de rôle. 

Dans le Var, saint Eloi était fêté au Beausset, à Méounes, à Néoules, à Signes qui offrait au saint son illustre citron, entaillé et orné de pièces blanches.

Au pays gavot, Valensole et Puymoisson avaient repris la tradition en 1939.

Dans les hautes vallées, Saint Éloi, est un saint de protection pastorale. Il est bien poétiquement fêté à Revel-Rioclar, par une procession en montagne qui dure toute la journée. On se rend avec les pénitents et M. le curé à la chapelle de l’Aubrée, messe, dîner champêtre. Au retour on vend aux enchères la laine de plusieurs moutons, parfois cinq à six, pour l’entretien de la chapelle du saint. (Delattre G., Saliceti P. 1994 ; Giraud M. 1864 ; Provence P. 1942).

C’est le septième jour du mois de messidor An II dans le calendrier républicain, le jour du concombre.

DICTON :

« A la saint Prosper, n’oublie pas de fumer le terre ! » Attention, pas d’erreur ! Il s’agit d’amender la terre, pas d’essayer de faire un joint avec.

PENSEE

« Beaucoup d’hommes ont raison d’affirmer l’invariabilité de leurs opinions, mais tort de s’en vanter. C’est montrer qu’ils n’ont rien appris depuis le jour où elles se sont formées. Une preuve aussi évidente d’ignorance ou d’imbécillité ne s’affiche pas. » (Le Bon, « Pensées brèves », Paris, Ernest Flammarion, Éditeur, 1918, 250 p.).

METEO POUR SANARY.

Un faible flux assez irrégulier de secteur Nord-Ouest prédomine sur le Nord et l’Est du bassin. Sur le Sud-Ouest il est modéré de secteur Sud-Ouest.

Aujourd’hui à Sanary-sur-Mer, le grand ciel bleu ne résistera pas. Les températures seront comprises entre 20 et 23°C. La fiabilité de la situation est très bonne, limitée à 90%, parce que les éclaircies pourraient être plus larges que prévu. Pas d’avis de coup de vent.

Alternance de larges éclaircies et de passages nuageux, parfois plus denses dans l’après-midi. Pas de précipitations. Le soir, développement des éclaircies.

Pas de précipitations.

Vent de SSW force 2 le matin devenant S force 1 le soir. Rafales atteignant 11 nœuds en milieu de journée. Mer belle. Houle petite et courte de WSW. Visibilité excellente devenant excellente le soir.

(le château des Vintimille à Ollioules photographié au tout début du XXe siècle. Remarque ! les merlons sont encore en place sur les vestiges de la muraille de la basse-cour – Coll. DMF).

ÉPHÉMÉRIDES

1880 -Joanny Rave -Bapteme à l'église St-Victor.
(1880 -Joanny Rave -Baptême à l’église St-Victor. Coll. H. Ribot)

1188 – 25 juin : SAINT-Victor de Marseille – Une bulle pontificale prescrit une meilleure administration au monastère de Saint-Victor, mais la situation continue de se dégrader et la discipline se relâche : absence de vie commune, vœu de pauvreté non observé et bibliothèque mise au pillage. Les papes Célestin III et Innocent III essayent de restaurer la discipline dans l’abbaye. En fait, les préoccupations matérielles l’emportent sur le zèle religieux. Les différents abbés revendiquent leurs droits avec d’autant plus d’âpreté qu’ils ont des besoins d’argent pour la construction des bâtiments de l’abbaye. Les abbés ont sous leur dépendance tout le rivage sud du Vieux-Port avec les salines ainsi qu’une zone comprise entre le plan Saint-Michel (place Jean Jaurès) et la colline Notre-Dame de la Garde ainsi qu’une partie de la vallée de l’Huveaune avec ses béals (canaux) et les moulins.

chartreuse-de-montrieux-vue-aerienne-2007

1236 – 25 juin : acte n°218 du cartulaire de Montrieux. Boniface de Castellane, donne aux chartreux de Montrieux le droit de faire paître librement leurs troupeaux sur ses terres et leur accorde l’exemption du péage et de la lesde pour les achats, les ventes et le transit des marchandises. Son fils, Boniface, confirme ce privilège. Acte passé sous le sceau de Boniface de Castellane (R. Boyer, 1980).

(Ceyreste – L’église – cliché H. Ribot)

1243 – 25 juin : testament de Gilbert des Baux, fils de Hugues : sa femme Sibile reçoit toute sa terre et tous ses droits sur ses biens paternels et maternels ; son frère Barral hérite d’Aubagne, le Castellet, la Cadière, Ceyreste et Cuges, …, daté du Toulon. Testament de Gilbert des Baux, fils de Hugues. Sur les 15 000 sous que les Templiers d’Arles ont de lui, 4 000 seront payés aux hommes de Ceyreste à qui il a enlevé par la violence leurs troupeaux….. Il lègue à sa femme Sibile toute sa terre et tous ses droits sur ses biens paternels et maternels. Si elle se remarie, elle n’aura que 6 000 sous royaux coronats. Pour tous ses autres biens et  droits, son domaine d’Aubagne, ses droits au Castellet et à la Cadière, à Ceyreste et à Cuges, …, il institue héritier universel son frère Barral; il lui recommande ceux qui sont devenus pauvres pour lui et qui ont abandonné ce qu’ils avaient au Castellet….]Acte 517  des vicomtes de Marseille de Gérin-Ricard, 1926Réf. B. Arch. départ. des Bouches-du-Rhône, B 336; a. Dr Barthélemy, Recherches sur la maison des Baux, dans le vol. du Congrès archéologique de France, Arles, 1876, p. 428; – b. Albanès et Chevalier, Gallia… Toulon, n° 185; IND. Dr Barthélemy, Inventaire, n° 303).

1305 – 25 juin : Balma-Castelletilieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Séon mentionné dans un acte notarié.

1317 – 25 juin : lieu-dit de Marseille –Terras blancas, (acte aux archives municipales). Terres-Blanques : quartier rural en 1872 de la commune de Marseille, au quartier de Saint- Pierre. Première mention le 18 août 1310 : Terra blanca, (acte notarié).

1459 – 25 juin  : lieu-dit de Marseille –Val de Jeannet, (registre aux archives des Prêcheurs). Cap Janet –  pointe qui s’avance dans la mer, commune de Marseille, quartier de Saint-Louis (1872).  Première mention le 15 janvier 1324 : Johannetum (charte aux archives de l’Evêché)

1506 – 25 juin : Près de l’ancien chemin royal, camin real, de Toulon à Ollioules, les Deydier possédaient de temps immémorial une terre nommée Darbosson. Antiquamen era nostra, nous dit Jaume, et il ajoute qu’elle est fort petite, petita possession.  Sans doute était-elle un débris de l’héritage de Guilhem Deydier Batalha, le grand ancêtre, lorsque après s’être établi dans le pays vers le XIIIe siècle, il y mourut sur sa fin. Pour nous y conduire, Jaume nous fait faire une charmante promenade au milieu de véritables forêts d’oliviers. Quittant le camin real, par un sentier rocailleux nous gravissons la hauteur,… nous admirons le choix d’un tel emplacement pour ce qu’il nommera sa bastida de Darbosson. (Il nous détailla) les moindres parties de son entreprise (de construction de la bastide de Darbosson) : prix fait pour la grosse bâtisse, conclu le 5 mars 1490, avec un maître de pierre du pays, mestre peyrier, nommé Jacques Ros ; industries par lesquelles il s’est procuré les matériaux, puis tout ce qui concerne la charpente, la menuiserie. De ses mains, il avait dressé les plans du petit édifice (18 pieds en longueur et 24 pieds en hauteur en deux étages, sans les annexes) (qui) n’est en quelque sorte qu’une bastide à l’état embryonnaire. Divers passages de son livre témoignent qu’il était accommodant et patient en fait d’honoraires (pour ses activités de juriste). C’est au point que, lors de la construction de sa bastide en 1490, il se payait en chaux à bâtir pour des patrocini dont Pierre Merle, un de ses clients, lui était resté redevable.]

[de Ribbe, 1898, p. 448 et suiv. : Avec le domaine et le jardin qu’il avait formés, il (Jaume Deydier) s’était ménagé un puits lui tenant lieu d’eau jaillissante. (Restait à donner quelques ombrages à Darbosson). Déjà le 27 janvier 1489, magnific senhor de Simiane lui avait donné à cens un petit bosquet de pins. En 1506, le 25 juin, il reçoit de Bertrand de Marseille un coin de forêt dominant sa bastide en échange de deux poules une fois payées et deux deniers de prestation annuelle. La bastide est ainsi achevée.]

1593 – 25 juin : GUERRE CIVILE EN FRANCE – Représentant le roi pour la Provence, le duc d’Épernon commença par faire un exemple en s’emparant de Montauroux dont il fit pendre les défenseurs, tandis que Lesdiguières, son allié, descendait jusqu’à Toulon. Cinq compagnies d’Epernon, réfugiées dans les murs de Saint-Tropez, traitaient les habitants en ennemis vaincus. Le duc de Guise vint au secours de la ville et rasa la citadelle. Puis Epernon voulut s’attaquer à Marseille, où Casaulx lui résista, et à Aix, défendue par Carcès devant laquelle il mit le siège le 25 juin 1593, pendant que ses troupes parcouraient la région en commettant toutes sortes d’atrocités (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence,).

1673 – 25 juin : MORT DE D’ARTAGNAN- Le 25 juin 1673, meurt Charles de Batz, lieutenant de la 1ère compagnie des mousquetaire. Son nom ne vous dit rien ? Pourtant chacun le connaît : il s’agit de d’Artagnan !

1720 – 25 juin : LA PESTE A MARSEILLE – Le 25 juin, à Marseille, mort d’un mousse du « Grand Saint-Antoine » et de plusieurs hommes qui ont transporté les ballots d’étoffe au Lazaret. Désinfection du bateau (André Maurice, 1983).

1712 – 25 juin : Sanary – L’église, de paroisse rurale qu’elle était, dépendant de celle d’OLLIOULES, était reconnue comme église paroissiale. Ce fut le 10 avril 1712 (deuxième dimanche après Pâques),; que Messire Joseph INFERNET, prêtre, a pris possession de la cure ~de cette Eglise que la communauté a demandé par comparant à l’illustrissime et révérendissime Armand Louis de CHALUCET, évêque de TOULON, qui l’a érigée par sentence sous le consulat de messieurs BIaise ORANET, maire, et Honoré LAMBERT Consul. La communauté va donc pouvoir s’occuper sérieusement de l’église. Par ailleurs, un nouveau prieur pour la chapelle des Pénitents est désigné. Celui-ci, messire VALLAVIELLE, sacristain de l’église cathé­drale de TOULON, a été recommandé par le comte. Il a aussi écrit le 25 Juin 1712 au maire par une lettre datée de ARRAS, pour leur recom­mander ce prieur car il a de l’amitié pour sa famille. Il tiendra compte à la communauté de la considération qui lui sera manifestée. Cette recon­naissance de l’église de SAINT-NAZAIRE en église paroissiale de plein exercice aura été longue à venir.

1720 – 25 juin : L’épidémie commence : Le 13 juin, le gardien du « Grand St-Antoine » meurt ; le 20 juin, une femme meurt avec bubons, rue Belle Table. Le 25 juin, mort d’un mousse du Grand St-Antoine et de plusieurs hommes qui ont transporté les ballots d’étoffe au Lazaret. Désinfection du bateau. 28 et 29 juin, un tailleur et sa femme meurent, place du Palais. 1er juillet, 2 femmes meurent, rue de l’Echelle ; le 4 juillet, 1 mort, rue Galant ; 9 juillet, un enfant meurt, place de Lenche : le docteur Peysonnel affirme aux échevins qu’il y a la peste.

1793 – 25 juin :

1. Le 25 juin, la Convention a décidé la formation d’un département de Vaucluse — en gros dans ses limites actuelles — avec pour chef-lieu Avignon. On a parfois vu dans cette manœuvre la raison pour laquelle le fédéralisme n’a guère dépassé, au nord, la Durance. L’explication semble insuffisante : l’implantation des sections provençales reste limitée, et pas seulement en Vaucluse, à l’aire d’influence marseillaise directe (Michel Vovelle, « La Provence et la Révolution », dans Histoire de la Provence (dir. E. Baratier), Toulouse, Privat, 1969).

2. le conseil du Beausset formule une nouvelle demande de canons auprès du procureur général syndic du département :
« Le conseil considérant que les dangers de la patrie exigent de préparer les gardes nationaux à l’espérance de la gloire pour repousser les satellites des tyrans s’ils venaient souiller de leur présence le sol de la liberté, et qu’il est urgent d’avoir des pièces d’artillerie propres pour s’opposer à un débarquement si les ennemis de la République tentent de descendre sur nos côtes, a unanimement délibéré que les citoyens André Seren, Etienne Paul, officiers municipaux, Joseph Portal, commandant, et Baptiste Imbert, adjudant-major de la garde nationale, se rendront à Toulon pour demander 4 pièces de fonte dont deux de calibre 4, deux de calibre 12 ou de 8 au moins, avec les munitions nécessaires, attendu qu’il en existe suffisamment à Toulon… »
Cette psychose d’invasion n’est pas vaine. En cet été 1793, la fortune de la République est au plus bas. Aux querelles intérieures, insurrection fédéraliste des Girondins, guerre de Vendée (où les « bleus » subissent revers sur revers face aux « blancs »), s’ajoute l’invasion de l’ennemi extérieur : Autrichiens dans le Nord, Prussiens en Alsace, Espagnols sur le front des Pyrénées, Sardes qui sont à peu près conte¬nus à la frontière du Var, mais passent à la contre-offensive en Savoie. Marseille s’agite, mais Toulon paraît encore calme (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1794 – 25 juin (7 messidor de l’an II) : DISSOLUTION DU 2e BATAILLON DU BEAUSSET – La dernière lettre du 2ème bataillon du Beausset, signée de son chef, Portal, est datée du 7 messidor an II, 25 juin 1794. Elle est rédigée depuis le « camp des Sablettes », et il y annonce « l’encadrement » du bataillon, c’est-à-dire la dissolution, pour début juillet 1794 (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1795 – 25 juin (7 messidor) : Les bandes de Charette reprennent les hostilités en Vendée (Yann Fauchois, 2001). François Athanase Charette de La Contrie, surnommé « le Roi de la Vendée » est un militaire qui a joué un rôle essentiel dans la guerre de Vendée à la tête de l’Armée catholique et royale du Bas-Poitou et du Pays de Retz.

1799 – 25 juin (7 messidor An VII) – SURVEILLANCE ACCRUE DES ÉMIGRÉS REVENUS A TOULON – Une résolution de l’assemblée du 7 messidor an VII (25 juin 1799) ouvre la porte à tous les fédéralistes qui n’appartiennent pas à la classe titrée, mais il n’y a aucune radiation à Toulon, et si les exilés ont encore peur, les Toulonnais en ont peur aussi. De nombreux émigrés sont mis en surveillance et tenus de se présenter régulièrement à des revues soit à la commune, soit devant les services de la marine ou de la guerre. Il y en a 22 sous surveillance à l’Arsenal. Ceux qui rentrent sont, en exécution d’un ordre gouvernemental du 6 fructidor, saisis, gardés en maison de détention, jusqu’à ce que le ministre ait statué sur leur sort (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1815 – 25 juin : FIDÉLITÉ A L’EMPEREUR – Le maire de Sanary, Jean GUIGOU, son adjoint Pierre OURDAN, jurent obéissance aux constitutions de l’Empire et fidélité à l’Empereur, devant Charles FOURREST, conseiller municipal. Mais les puissances coalisées ne permettent pas à NAPOLÉON d’obtenir la paix qu’il réclamait. Le désastre de Waterloo a consommé sa perte (Rotger B., 1984, p. 365).

1819 – 25 juin : ENTRETIEN DES CARRAIRES – Petit rappel : CARRAIRE, CARREIRE, carriera, carraire, carreire ; carreirade ; d’où : carretier) troupeaux ; chemin charretier ; chemin rural ; ancienne voie. Du lat. carrus « chariot » et du bas latin via carraria équivalent de via ferrata ; métier : carretier. Voir aussi draia, draye, draille (Baratier), et perrole, pérouse (De Fourvière X. 1902 ; Levy E. 1909 ; Mistral F. 1890). Dans l’Antiquité, via carraria, voie où peut passer un chariot, est une route importante (mais il ne faut pas  attribuer systématiquement à ce toponyme une origine romaine) ; la via ferrata, au contraire, est un chemin de montagne, un sentier, où certains passages  sont équipés de rampes et de crampons de fer pour les rendre moins dangereux (Peretti A.).

1865  25 juin : Arrivée de l’Empereur à Toulon de retour de son voyage en Algérie (d’après l’Almanach de la Provence de A. GUEIDON).

1867 – 25 juin : Agenda de Jean-Baptiste Hermitte, premier adjoint au maire de Sanary Marius Michel – Organisation de courses de chevaux et bals sur le port de Sanary à l’occasion de la Saint Eloi et de la Saint Pierre, les 25 et 30 juin 1867. Marius Michel se trouve à PARIS où il fait visiter la ville à des amis,.Bien entendu, les courses de chevaux ont eu lieu sur l’esplanade pour la Saint-Eloi (25 juin), les fêtes de Saint-Pierre(30 juin). Pour la première fois, on danse sur le quai des Palangriers tout neuf. On a peine à s’imaginer aujourd’hui que la mer arrivait au ras des maisons construites sur le quai Général de Gaulle où se trouvent aujourd’hui plusieurs commerces, glacier, crêperie, et d’autres boutiques. Ce groupe de maisons s’appelait autrefois « ‘l’ILE ».

1894 – 25 juin : ASSASSINAT de Sadi Carnot, président de la République – Rappelons les faits : La veille, 24 juin, dans un contexte d’agitation syndicale et anarchiste, des lois restreignant la liberté individuelle et celle de la presse venaient d’être votées, le président de la République, Sadi Carnot, a été blessé d’un coup de poignard par l’anarchiste italien Caserio, alors qu’il quittait, par une issue secondaire un banquet organisé à la Chambre de commerce à l’occasion de l’exposition universelle, internationale et coloniale de Lyon. Caserio sera guillotiné le 16 août suivant pour le crime. Sadi Carnot meurt des suites de ses blessures, peu après minuit, le 25 juin 1894.
Il était particulièrement haï dans les rangs anarchistes pour avoir refusé la grâce d’Auguste Vaillant, auteur d’un attentat à la Chambre des Députés.
Son assassinat fit adopter par la Chambre la dernière et la plus marquante des lois visant les anarchistes et leur interdisant tout type de communication. Elle a été abrogée en 1992. L’année même de cet assassinat, le futur cuirassé « Lazare Carnot » fut nommé « Carnot » afin de grouper sous la même appellation le petit-fils et son grand-père.

1873 – 25 juin : INCENDIE DE L’ALCAZAR – Ce qui est de nos jours une bibliothèque, fut un music-hall renommé dès 1857. Jusqu’à sa fermeture définitive en 1965. Lors de la représentation de « L’Héroïne des Iles Sandwich », la salle de l’Alcazar de Marseille est comble…. Un pétard met le feu aux décors et tout s’embrase rapidement, les spectateurs sortent dans le calme. il n’y aura pas de victimes ! Malgré l’intervention des pompiers le sinistre va durer de longues heures, nécessitant l’évacuation du quartier. 150 famille devront être relogées. Néanmoins, la salle rouvrira le 24 décembre 1873 (Chantal Granger d’après le guide du Marseille des faits divers. A. Schaller et M. Leras.).

1910 – 25 juin : TRAVAUX D’AGRANDISSEMENT DU CIMETIERE DE SAINT-MANDRIER – M. Léon Moscotty, entrepreneur au Creux Saint-Georges, est déclaré adjudicataire pour les travaux d’agrandissement du cimetière de la section et en juillet de cette même année les travaux sont commencés. De nombreux ouvriers sont embauchés par M. Moscotty, le surveillant était M. Rognone (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 126.).

1916 – 25 juin :

1. On apprend par les journaux du matin que le cargo-boat français « Hérault » vient d’être torpillé en Méditerranée par un sous-marin allemand. Parmi l’équipage du pont étaient deux mandréens, les marins de commerce Aiguier François et Calone Victor. L’assurance que donne la Compagnie Générale Transatlantique que tout le monde est sauvé, rassure les familles. Sauvés par un navire qui aperçut les naufragés, ils furent dirigés sur Madrid. François Aiguier avait déjà échappé à la mort alors qu’il naviguait sur le paquebot « Provincia » torpillé voici quelques mois déjà (voir Gisèle Argensse, 1989, p. 157. Paquebot mixte L’Hérault ; Compagnie Générale Transatlantique ; navire similaire au paquebot-mixte L’AUDE (1908) ; 1907 – 01 : Mis en service sur les lignes d’Afrique du Nord, au départ de Marseille. 1916 – 23/06 : au cours d’un voyage entre Sète et Oran, est arraisonné par le sous-marin allemand U 35, pillé et coulé au canon. Une victime ? ).

2. Affaire qui oppose la section de Saint-Mandrier à la municipalité DE LA SEYNE (suite). Une pétition est déposée au Bar National contre ces trois navires porteurs de vase qui masquent la vue de l’entrée du golfe. Ces porteurs de vase devaient être, au départ, conduits pour débarrasser La Seyne, dans le petit port de Bandol ; mais là, la société S.F.D. dut reculer devant les frais de remorquage très onéreux, qu’elle aurait eu à payer, soit 6000 F environ. Il fut alors question de mouiller ces porteurs dans le golfe des Sablettes. On prétexte cette fois que, sur leurs ancres, avec le mauvais temps, ces navires ne seraient pas en sécurité, alors on adopte cette solution : l’amarrage de ces porteurs « dé fango, dé viché et de mourédu » bords à quais, devant la douane, la boulangerie Reboul, le coiffeur Bianco, le Café National et d’autres immeubles. Ainsi les habitants du Creux protestent énergiquement par cette pétition soutenue par leurs conseillers municipaux (Gisèle Argensse, 1989, p. 156.). Suite en août.

1929 – 25 juin : Mort du romancier et dramaturge Georges Courteline à l’âge de soixante et onze ans, deux jours après la publication, chez Flammarion, de la troisième édition collective du Théâtre en trois volumes. Il venait de subir l’amputation de la jambe gauche.

1940 – 25 juin :

1. L’armistice franco-allemand entre en vigueur le 25 juin. La France est coupée en deux (Jean-Charles Volkmann, 2003). Rappelons que, depuis le 22, Darlan a ordonné aux grands subordonnés de prévoir une équipe de sabordage sur chaque navire (Antier Jean-Jacques, 1972)

2. DISPERSION DE LA FLOTTE DES CABLIERS – L’armistice de 1940 trouve les navires-cabliers dispersés. “L’Alsace”, faisant ses essais, est à Dakar avec “l’Arago”. “L’Ampère se base à Oran, les cales pleines de cables.

3. Nouvelles prescriptions pour la distribution de l’essence. L’autorité militaire communique : Par ordre du ministre de la Défense nationale le général commandant la 15e région fait connaître que à dater de ce jour la distribution de l’essence pour les besoins .civils est exclusivement du ressort de l’autorité militaire (commandement de l’artillerie de la 15e région. 11, rue Edouard-Delangiade) dans les conditions suivantes :
1. Du 25 juin 0 heure au 30 juin minuit, tous les bans et tickets de carburants JUIN ne sont valables qu’à concurrence de 50 % de leur valeur nominale quantitative,
2. A partir du 1er juillet, les bons ou carnets de carburants remis à des parties prenantes civiles par les organismes civils sont sans valeur. Seule l’autorité militaire ou ses .délégués ont qualité pour délivrer pour JUILLET des bons de carburants. Les bons de carburant ne seront plus délivrés qu’à des fins exclusivement d’intérêt générai qu’appréciera l’autorité militaire ou ses délégués. Les demandes pour juillet peuvent être, adressées aux préfectures et à la Direction des transports militaires des villes d’AIX, ARLES, TOULON, ORANGE, autorités ayant reçu toutes directives utiles. Il ne sera donné satisfaction que pour les véhicules industriels d’intérêt général, à l’exclusion absolue des véhicules personnels de tourisme. Tout abus, tout trafic de bons sera réprimé immédiatement avec toute la rigueur des lois militaires (Le Petit Provençal du jeudi 27 juin 1940).

1941 – 25 juin : Circulaire secrète aux maires pour constituer des listes de juifs en préalable au recensement du 19 juillet (J.-M. Guillon, 1994).

1941 – 25 juin : EN Syrie, le destroyer britannique Parthian torpille le sous-marin français « Souffleur » – Le sous-marin de 1ère classe Souffleur était du type Requin. Construit par l’arsenal de Cherbourg, il fut mis en service en 1926 au sein de l’escadre de l’Atlantique ; en 1937, il est à  Bizerte 1937 ; la déclaration de guerre de septembre 1939 le trouve toujours en Tunisie. Il fait des rotations entre les Canaries et la Tunisie puis il est affecté dans le Levant. Au moment de l’affaire de Syrie, il est torpillé et coulé le 25 juin 1941 par le destroyer HMS Parthian.

1944 – 25 juin ;

1. CAMPAGNE DE FRANCE – Front de Normandie : La chute du fort du Roule met Cherbourg à la merci des alliés.
Le 25, vers dix heures du matin, parut soudain, devant la forteresse, une escadre de vaisseaux de guerre, défilant comme à la parade. Des cuirassés, des croiseurs, des destroyers. Cherbourg allait-il être bombardé aussi de la mer ?

(…) la flotte a ouvert le feu (…) hors de portée des canons de 150 qui arment le fort du Homet.

Les obus des navires, cependant, labourent le terrain à l’entour. Ils obtiennent des coups au but dans le fort des Flamands. On entend exploser les dépôts de munitions. Un incendie se déclare.

L’escadre, qui croise devant la forteresse, a tendance, à l’est, à se rapprocher du port. (…). Les batteries lourdes côtières « York », « Brommy » et « Hamburg » ont ouvert le feu sur les forces navales américaines. La batterie « York » touche d’emblée le Texas, elle touche aussi un croiseur léger et un destroyer. (…) la batterie « Hamburg » (…) obtient, avec ses canons longs de 240, des coups au but sur deux croiseurs de la classe Cumberland. (…) D’après un document émanant de l’amirauté américaine, en date du 4 mars 1954, furent en réalité atteints, au cours de ce duel avec les batteries de côte allemandes : HMS Glasgow, USS Texas, US S Brien, USS Bardon et USS Laffey.

La flotte alliée se retira vers midi hors de la portée des batteries allemandes. Survinrent alors en masses profondes des chasseurs-bombardiers Lightning qui prirent ces dernières à partie.

Tirant au jugé dans le tas, les artilleurs de marine de forteresse et la Flak réussirent ensemble à abattre quatre-vingts de ceux-ci.

Ce fut une heure plus tard que le chef du 2e Bureau du général von Schlieben Inséra dans le compte rendu de la dernière journée la fâcheuse nouvelle de la chute du fort du Roule et en reporta la mention sur la carte.

D’un coup d’œil, on pouvait se rendre compte que toutes les routes venant du sud étaient désormais libres pour l’ennemi. La ville et le port gisaient aux pieds des Américains, à leur merci. Ceux-ci se mirent à bombarder avec de l’artillerie lourde les collines encerclées du quartier d’Octeville, sous lesquelles ils savaient que se trouvait le poste de commandement souterrain du commandant de la place.

Des pionniers américains cherchèrent, en s’attaquant aux issues, à paralyser le cerveau de la résistance. Ce fut à ce moment que Schlieben envoya, par la voie des ondes, au Haut Commandement allemand son pathétique avertissement, lui demandant s’il était utile de sacrifier le reste de la garnison. Nous avons la réponse de Rommel : « D’ordre du Führer, vous vous battrez jusqu’à la dernière cartouche. »

Les heures qui suivirent furent dramatiques.

Sur le sommet de la colline, on entendait détoner les charges d’explosifs destinées à faire écrouler et à obstruer l’entrée sud.

Deux mille blessés gisaient entassés dans les hôpitaux de la basse ville. Aucune croix rouge ne pouvait leur épargner les obus. Un « captain » américain prisonnier, légèrement blessé, demanda à être présenté au général von Schlieben par un médecin major : il proposait de traverser les lignes, d’aller exposer au commandement américain la situation des hôpitaux, et de rapporter des médicaments. Schlieben se tâte. Peut-être le captain ne cherche-t-il en réalité qu’à se tirer du guêpier. Peut-être peut-il y avoir pourtant à la chose quelque utilité. Finalement, il accorde le sauf-conduit. A 17 heures ponctuellement, le captain revient avec tout un chargement d’analgésiques. Il apporte en même temps une lettre du général américain qui commande en chef. Celui-ci invite Schlieben à se rendre. Schlieben fit dire au captain qu’il n’avait aucune réponse à faire à cette lettre. Son idée restait de gagner du temps, de façon à pouvoir opérer encore les dernières destructions qui rendraient le port de Cherbourg impropre pour longtemps à tout accostage des navires de charge.

A dix-neuf heures exactement, une violente explosion secoua toute la ville et le port. Le capitaine Witt, conformément aux ordres reçus, venait de faire sauter la gare maritime, 35 tonnes de dynamite avaient miné tous les quais et effondré en même temps la tour de l’horloge qui dominait la rade. Schlieben avait hésité à la sacrifier inutilement. Mais les arguments d’ordre militaire l’emportèrent. Ses ruines rendraient l’accès des bassins plus malaisé encore. Avec elle disparut la silhouette caractéristique de Cherbourg (Paul Carell, Ils arrivent).

2. LE TORPILLEUR « BISON » EST ABORDE PAR UN SOUS-MARIN ALLEMAND  – Le torpilleur « Bison », alors ponton fumigène placé au milieu de la rade, est abordé par un sous-marin allemand au cours d’une alerte. Gravement avarié, il est conduit à Brégaillon où il coule aussitôt (Ch. Salou – Les torpilleurs d’escadre du type « Le Hardi » 1932-1943. Lela Presse, sd).

1950 – 25 juin : Première réunion du Conseil municipal de Saint-Mandrier. Louis Clément ceint l’écharpe. Messieurs Blanc, Colomp et Aponte deviennent ses adjoints. Retraité des Postes avec le grade d’inspecteur central du service des ambulants, Louis Clément devient ainsi premier magistrat de son village d’adoption. Il détient la croix de chevalier de la Légion d’honneur (1932), la médaille Commémorative 39-45 et celle du Combattant volontaire de la Résistance. Malgré un budget restreint, le travail peut commencer au sein des commissions mises en place. Le problème vital pour le village reste l’amélioration de la distribution de l’eau, sans oublier la création d’infrastructures élémentaires (routes, bâtiments administratifs, écoles, sanitaires…) et la continuité de l’effort de reconstruction des sites endommagés pendant la guerre (les travaux entrepris sur tout le territoire français ont coûté la bagatelle de 4900 milliards de francs de 1946, soit plus de deux années du revenu national de 1939 ! ( Ken Nicolas, vol. 1).
« L’an mil neuf cent cinquante, le vingt cinq juin à dix heures du matin, les membres du Conseil municipal de la commune de Saint-Mandrier-Var procIamés par le bureau électoral à la suite des opérations du 18 juin 1950, se sont réunis dans la salle de la mairie sur la convocation qui leur a été adressée par le Président de la Délégation spéciale, conformément aux articles 48 et 77 de la loi du 5 avril 1884. Etaient présents MM les Conseillers municipaux : Clément Louis, Aponte Pascal, Daniel Georges, Blanc Victor, Rey Antonin, Guerry Sylvain, Aguilar Théodore, Nègre Anicet, Cadière André, Boyé Georges, Lagier Camille, Gilly Laurent, Onard Ernest, Colomp Paul, Roure Paul, Boiteux Marcel, Diot Henri. La séance a été ouverte sous la présidence de M. Louis Paul Durand, président de la Délégation Spéciale, qui, après l’appel nominal, a donné lecture des résultats constatés aux procès-verbaux des élections et a déclaré installer MM Clément Louis, Apontc Pascal … Diot Henri dans leurs fonctions de conseillers municipaux. M. Nègre Anicet, le plus âgé des membres du Conseil a pris ensuite la Présidence. Le Conseil a choisi pour secrétaire M. Boyé Georges… ». Louis Clément sera élu Maire tandis que Victor Blanc, Paul Colomp, Pascal Apontc deviendront respectivement 1er, 2ème et 3ème adjoints. Au terme des délibérations, les commissions des Finances, Hygiène et Travaux, Personnel, Fêtes et Sports, Port et Pêches, Instruction publique, sont constituées. Au cours de ce Conseil municipal, on a débattu du changement de nom de la commune : « le Conseil municipal, considérant l’article premier du rapport de la Commission Syndicale avait décidé que la nouvelle commune prendrait le nom de : Saint-Mandricr sur Mer. Que, par suite d’une erreur ou d’une omission le Décret du 11avril (J.O. du 23 avril 1950) n’a pas tenu compte de ce désir. Que d’autre part, la situation géographique de notre village est indéniable puisqu’il se trouve dans une presqu’île et que la dénomination « sur Mer » indique bien sa situation au point de vue touristique. Demande à Monsieur le Préfet d’entamer d’urgence la procédure prévue par la loi pour que le nom de notre commune soit désormais « Saint-Mandrier-sur-Mer » au lieu de « Saint-Mandrier ». Ce Conseil municipal aura d’autant plus de mérite que le budget n’était pas important : 1 850 000 anciens francs pour tout faire fonctionner du 25 juin au 31 décembre 1950. Le Conseil municipal décide de nommer une commission de cinq membres « prise dans son sein » chargée de discuter à l’amiable avec une commission semblable nommée par le Conseil municipal de la ville de La Seyne le partage des biens entre les deux communes. Ainsi MM. Clément Louis Maire, Blanc Victor, Colomp Paul, Aponte Pascal, Boyé Georges seront nommés. On se préoccupe de l’hygiène car, par décision du Conseil municipal, il est interdit aux boulangers venant de l’extérieur de vendre, de colporter du pain sur le territoire de la commune. A l’issue de cette première réunion historique, Louis Clément prononce le discours suivant : Ce n’est pas sans une émotion bien compréhensible que je vous remercie affectueusement du très grand honneur que vous venez de me faire en me nommant Maire de la nouvelle commune de Samt-Mandner et que, après avoir eu le bonheur d’être le père de la commune, vous avez voulu que j’en sois le premier maire. Votre intention me touche profondément et je suis fier de la confiance que vous avez mise en ma personne… je saurai en être digne. « Si l’effort accompli a été rude, le travail qui nous reste à faire est immense. Il faudra non seulement accomplir consciencieusement le travail courant, mais il faudra encore installer les rouages compliqués des services administratifs de notre jeune commune, sans compter aussi les questions qui nous restent à régler avec notre ancienne commune-m ère avec laquelle nous aurons certainement de graves difficultés. « N’oublions pas non plus, mes Chers Collègues, que nous avons des promesses à tenir pour réaliser notre programme. Voyez que la tâche est immense maïs je sais que je puis compter sur votre travail personnel, sur votre affectueux dévouement pour m’aider dans ce noble labeur pour l’embellissement, le bonheur et la prospérité de notre cher village. « Vive Saint-Mandrier. » (Gisèle Argensse, 2000, p. 25-27)

1951 – 25 juin : A SAINT-MANDRIER LA Place Gabriel Péri » DEVIENT « Place des Résistants » – Le Conseil Municipal de Saint-Mandrier désire honorer ses Résistants parmi lesquels Marc et Yvonne Baron, Max Juvénal, Roger Remay et son fils Gabriel, Fernand Rognone, Antonin Infusini dit « Aqua », M. Beaudouard et ses fils, Guyet Jack, Marie-Thérèse Fauchon, Jean Clément, Hélène Lupi, Ossemond (Gisèle Argensse, 1989, p. 228 propose une orthographe différente pour ce nom : Osmond ancien marin qui tenait un bar à Saint-Mandrier, mort en déportation), Michel Coppola, Joanny Champanay, Eugène Gourraud.Tournicr et bien d’autres, modestes et silencieux que j’oublie certainement. Nous assistons alors au changement d’appellation de la Place Gabriel Péri. Cette place, gagnée sur la mer, au cours des travaux qui durèrent un an, de juillet 1899 à septembre 1900 (une belle centenaire !) avait été baptisée « Place des Droits de l’Homme » le 20 avril 1902. La Municipalité de La Seyne, sous l’impulsion de Gabriel Guittat, adjoint spécial, l’avait appelée « Place Gabriel Péri » vers 1948 (1945 – 29 août et jours suivants en fait, cf cette date). La délibération du 25 juin 1951 confirme la nouvelle appellation de « Place des Résistants »: « Considérant que l’ensemble des résistants doit être honorés dans notre commune qui vient d’être citée à l’ordre du Corps d’Armée pour sa belle conduite lors de l’occupation, attendu que Gabriel Péri n’a pas plus de mérite que Pierre Broudette qui fit volontairement le sacrifice de sa vie en se jetant du 6ème étage dans la cage de l’escalier de la rue des Saussaies, pour échapper aux tortures qui l’auraient peut-être décidé à parler, ou bien que notre compatriote Tournier fusillé les armes à la main, F.F.I. en Haute Savoie, pour garder la mémoire de tous les résistants qui ont fait volontairement le sacrifice de leur vie pour que vive la France, pour commémorer la manifestation spontanée devant la mairie de Saint-Mandrier le 14 juillet 1942 en pleine occupation par plus de 200 habitants qui chantèrent la Marseillaise. Que la Place Gabriel Péri se dénommera désormais « Place des Résistants ». Bien des années plus tard, la Municipalité de Guy Moine y ajoutera le nom de « Général de Gaulle » (Gisèle Argensse, 2000, p. 33-34).

1984 – 25 juin : Mort Du PHILOSOPHE Michel Foucault.

1995 – 25 juin : Gilles Vincent est élu maire de Saint-Mandrier au cours de la séance du Conseil Municipal qui s’est déroulée au Square Marc Baron. Monsieur Joumond, doyen d’âge, lui remettra l’écharpe. Seront ensuite élus par l’assemblée, huit adjoints : Alain Ballester (Budget, Personnel), Françoise Montagne (Culture), Georges Flory (Travaux), Fernand Bruel (Sécurité), Gisèle Argensse (Ecoles, Cantine), Michel Caron (Sports, Associations), Jean Michel Da Silva (Fêtes, Cérémonies), Simone Roure (Aide Sociale). Puis MM. Guy Moine et Gilles Vincent procédaient à une remise de récompenses. M. Roger Argensse, Adjoint au Maire pendant vingt deux ans, recevait une médaille, symbole de la reconnaissance pour son bon travail accompli au service de la commune, ainsi qu’un très beau souvenir. M. Sadler recevait la médaille de la ville pour sa fidélité aux réunions du Conseil municipal depuis 1985. Les deux plus anciens conseillers municipaux, MM Esposito et Vallée, étaient aussi distingués, tandis que M. Guy Moine recevait une magnifique aquarelle représentant la mairie (Gisème Argensse, 2000, p. 165).

1997 – 25 juin : Décès de Jacques Yves Cousteau, officier de marine de 1930 à 1949 et océanographe jusqu’à sa mort. Il est internationalement connu pour avoir été, en 1943, le co-inventeur du scaphandre autonome. Par le biais de ses films, il a familiarisé le grand public avec le monde de la mer et ses mystères. Je me souviens encore avec précision de la sortie du film « Le monde du silence ». J’habitais alors à La Seyne, j’avais 13 ans. Plus tard, beaucoup plus tard, j’entrai en relation avec Frédéric Dumas, le meilleur des plongeurs de l’équipe Cousteau et, surtout, le coauteur du livre de même titre « Le monde du silence », paru trois années plus tôt, en 1953.

2002 – 25 juin : Le SSF Toulon a notifié à la société Fosselev Marine, La Seyne, le marché pour l’entretien intermédiaire du bâtiment de soutien de région « Chevreuil » (A 774), second des 5 BSR de la classe Chamois, construit par le chantier naval de La Perrière, Lorient. 2003 – 03 : Indisponibilité pour Entretien Intermédiaire. Le BSR « Chevreuil » a été le premier bâtiment à connaître une IEI soumise à la concurrence. Elle s’est déroulée au cours du second semestre 2002 sous la maîtrise d’œuvre du chantier Foselev Marine situé à La Seyne-sur-Mer (FLOTTES DE COMBAT 2000 ; plaquette de présentation BSR Chevreuil ).

2015 – 25 juin : TIPASA – Nous passons trois journées en famille à Tipasa (Algérie). Le lendemain, nous nous rendons à Cherchell avant de rentrer sur Alger.

2018 – 25 juin : CONFÉRENCE DE TONY PERETTI A DAUDET, « SIX-FOURS AU MOYEN ÂGE ». Début à 15 heures tapantes. Entrée libre. Cette conférence arrivait en conclusion d’une semaine d’exposition à l’espace De Greling (Le Brusc).

2019 – 25 juin ; MÉTÉO DE SANARY : Que dire de plus qu’hier sinon que la température nocturne élevée ‘26° à 5h puis 28 à 8h ne fera que croître et embellir au cours de la journée pour atteindre et dépasser les 32°. Heureusement, un assez fort vent de sud-est (30 à 50 km/h) tempèrera ces velléités de canicule tendant à se déployer sous un ciel ensoleillé. Dois-je préciser que la pluie n’est pas en route ? ou bien que l’indice UV sera de 9 ?

2020 – 25 juin : A la suite de la visite que nous venons de faire le 25 juin au Frioul en compagnie d’amis de « Marseille et son histoire » pilotés par Yvon Tapas – merci à Chantal Granger qui avait organisé cette sortie -, je voulais joindre à mon propos du jour, malheureusement, je n’ai rien trouvé qui corresponde à cette date précise, aussi, je vous propose un court recueil d’événements qui se sont produits sur ce petit archipel au cours des siècles passés. Ceci est loin d’être exhaustif : îles du FrioulL’appellation « îles du Frioul », petit archipel formé par deux îles principales, Ratonneau et Pomègues qui sont séparées par un chenal (frieul ou frieu en occitan), est due à cette particularité topographique. Les îles (las Pomegas), dont l’étymologie est peut-être à mettre en relation avec un hypothétique toponyme d’origine grecque (Pomicos), furent pendant longtemps un avant-port de Marseille sans véritable contrôle de la part des autorités. Cette situation permettait non seulement tous les trafics mais également le passage ou l’attente de flottes étrangères (éventuellement ennemies) en quête de vents favorables sans être trop inquiétées.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 282e livraison : Quelques distractions des Sanaryens sous l’Ancien régime : cabaret, jeux de boules, courses de bestiaux, ….

(coll. H. Ribot)

      En temps ordinaire, les cabaretiers tiennent des jeux dans leurs maisons jusqu’après minuit, malgré les vaines défenses et plaintes réitérées des consuls qui ne font pourtant qu’appliquer les arrêts du parlement.

      Mais c’est les dimanches et fêtes que les choses se compliquent : Les offices religieux de ces jours-là règlent en effet la vie du pays : messe et prône à 7 h en été et à 8 h en hiver, et pas question d’y déroger. Si un conflit éclate en 1764, c’est parce que le curé décide de fixer l’horaire à 10 h, et  interdit par ce fait de se livrer à des jeux, danses ou autres distractions après la messe et le prône. Le travail durant ces journées est également règlementé. Il faut l’intervention de l’évêque pour régler un conflit qui menace de dégénérer. Pas question de charrier du fumier, de labourer son champ ou de travailler à la recense des olives. Même les patrons pêcheurs sont concernés, puisque le règlement de 1667 qui concerne tous les postes, arts et filets usités, prévoit également des restrictions pour ces jours-là (Rotger B., 1984, p. 241 et suiv. ; Patania L., Guillaume J. 2002, p. 50 et suiv.). Aussi, on s’en prend aux cabaretiers qui donnent à manger et à boire à toute personne les dimanches et fêtes durant la célébration des offices, ce qui est totalement proscrit.

En 1750, le maire de Saint-Nazaire demande qu’on interdise à l’avenir le jeu de « butavan » qui consistait à lancer une boule ferrée à une longue distance, et que l’on en publie l’interdiction. Pourquoi ? parce qu’ au mépris des règles de « bonne police », certains habitants de Saint-Nazaire jouent au « butavan » avec la boule, depuis le portail du Coquillon jusqu’à la chapelle Saint-Roch. Des hommes et des enfants ont failli être « tués », que les coups de boules dégradent les propriétés en tombant dans les biens et abattant « même les murailles ».

En 1763, c’est au tour du maire d’Ollioules de faire dresser un procès-verbal de contravention contre les recteurs de la confrérie de Saint-Eloi qui ont fait faire les courses de chevaux, mulets et autres bestiaux dans le lit de la Reppe vis-à-vis de la grande bastide des seigneurs, non loin des limites de Saint-Nazaire, tandis que depuis un temps immémorial elles se font devant le moulin neuf, à l’entrée des gorges. (A syuvre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 482e livraison :

1938 – 28 octobre : INCENDIE DES “NOUVELLES GALERIES” DE MARSEILLE – Alexandre Ier de Yougoslavie avait choisi de débarquer à Marseille, plutôt qu’à Toulon, port militaire sous haute surveillance et plus sûr, qui avait la préférence des autorités françaises. Il avait aussi souhaité une voiture décapotable, en l’occur­rence une Delage noire, qui en a fait une cible facile. Criblé de balles, il décède peu après l’attentat ainsi que le ministre français des Affaires étrangères Louis Barthou. Les répercussions passent presque inaperçues à Marseille et en France, par rapport à celles qu’entraînent l’incendie, le 28 octobre 1938, d’une des plus grandes enseignes de la Canebière : Les Nouvelles Galeries. Ce jour-là le Parti radical tient congrès dans un hôtel voisin. Edouard Daladier, président du Conseil, Edouard Herriot président de la Chambre des députés et Albert Sarraut, ministre de l’Inté­rieur assistent au drame. Et vont sans doute lui donner une dimension nationale. L’incendie fait 73 morts ou disparus, et près de 200 blessés. L’enquête met en évidence une série de dysfonctionnements qui, aujourd’hui encore, ont une conséquence sur la vie des Marseillais. En effet, la ville est alors placée sous la tutelle de l’État et les pompiers, qui étaient des fonctionnaires municipaux, ont été remplacés par une unité des marins-pompiers, appartenant au corps de la Marine nationale. Depuis le décret-loi du 29 juillet 1939, ils sont toujours chargés des secours (Régine Meunier, Nice-Matin).

-1939 – 7 juin : Jean Contrucci né à Marseille dans la chambre parentale (deuxième étage) de l’immeuble « trois fenêtres marseillais » à l’angle du boulevard Baille et de la rue Crillon. Journaliste depuis 1966, successivement à Provence-Magazine (1966-1972), au Soir (1973-1981) et au journal Le Provençal jusqu’en 1997.Retraité actif, journaliste honoraire, amateur de whiskies de malt et romancier populaire à ses heures. Entre-temps, pour montrer qu’il peut écrire autre chose que des brèves sur la vie municipale ou les inaugurations de centres sociaux, aura commis divers ouvrages de fiction ou d’Histoire, qui lui valent de la part de ceux qui n’y connaissent rien, le nom un peu trop large pour lui d’écrivain. L’affaire de La Soubeyranne, tome 12 de la série Les  Nouveaux Mystères de Marseille a reçu le Prix de l’Évêché – Polars du Sud 2018,attribué pour la première fois en l’Hôtel de Police de Marseille par les clubs Rotary Marseille-Saint-Barnabé et Métropole avec le concours et la participation du Directeur Zonal de la Police Judiciaire et du Chef de la Sûreté départementale de Marseille. (à suivre).

LA SEYNE-SUR-MER. 193e livraison :

1916 – 25 juin : Affaire qui oppose la section de Saint-Mandrier à la municipalité DE LA SEYNE (suite). Une pétition est déposée au Bar National contre ces trois navires porteurs de vase qui masquent la vue de l’entrée du golfe. Ces porteurs de vase devaient être, au départ, conduits pour débarrasser La Seyne, dans le petit port de Bandol ; mais là, la société S.F.D. dut reculer devant les frais de remorquage très onéreux, qu’elle aurait eu à payer, soit 6000 F environ. Il fut alors question de mouiller ces porteurs dans le golfe des Sablettes. On prétexte cette fois que, sur leurs ancres, avec le mauvais temps, ces navires ne seraient pas en sécurité, alors on adopte cette solution : l’amarrage de ces porteurs « dé fango, dé viché et de mourédu » bords à quais, devant la douane, la boulangerie Reboul, le coiffeur Bianco, le Café National et d’autres immeubles. Ainsi les habitants du Creux protestent énergiquement par cette pétition soutenue par leurs conseillers municipaux (Gisèle Argensse, 1989, p. 156.). Suite en août.

2002 – 25 juin : Le SSF Toulon a notifié à la société Fosselev Marine, La Seyne, le marché pour l’entretien intermédiaire du bâtiment de soutien de région « Chevreuil » (A 774), second des 5 BSR de la classe Chamois, construit par le chantier naval de La Perrière, Lorient. 2003 – 03 : Indisponibilité pour Entretien Intermédiaire. Le BSR « Chevreuil » a été le premier bâtiment à connaître une IEI soumise à la concurrence. Elle s’est déroulée au cours du second semestre 2002 sous la maîtrise d’œuvre du chantier Foselev Marine situé à La Seyne-sur-Mer (FLOTTES DE COMBAT 2000 ; plaquette de présentation BSR Chevreuil ).

1997 – 25 juin : Décès de Jacques Yves Cousteau, officier de marine de 1930 à 1949 et océanographe jusqu’à sa mort. Il est internationalement connu pour avoir été, en 1943, le co-inventeur du scaphandre autonome. Par le biais de ses films, il a familiarisé le grand public avec le monde de la mer et ses mystères. Je me souviens encore avec précision de la sortie du film « Le monde du silence » au l’Odéon car j’habitais alors à La Seyne, j’avais 13 ans. Plus tard, beaucoup plus tard, j’entrai en relation avec Frédéric Dumas, le meilleur des plongeurs de l’équipe Cousteau et, surtout, le coauteur du livre de même titre « Le monde du silence », paru trois années plus tôt, en 1953.

(à suivre)

TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 13e livraison. Rue A. Daumas

(suite) (Le même inconvénient se produisait à l’église. Les fidèles qui se trouvaient placés derrière des femmes coiffées de pareils chapeaux ne pouvaient suivre les cérémonies religieuses qui s’accomplissaient à l’autel). Afiin de remédier à cet état de choses, le viguier  fit procéder, en 1560, à une criée pour ordonner que « aulcune femme ne tienne son chapeau sur « sa tête à l’église, suyvant la messe, mesmement à l’élévation du Corpus domini, ny à la boucherie, ny à la pescherie, acheptant ou voulant achepter chair ou poisson, à poyne d’un sol pour et chaque fois » (Archives communales, BB. 49).

Nous terminerons cette digression sur la toilette féminine d’autrefois, en citant le passage suivant que nous empruntons au Livre vert.

« Jusqu’en 1723, les paniers (jupes en baleine analogue aux crinolines modernes) à l’usage des « femmes étaient d’une grandeur raisonnable] ; « mais depuis quelques années les paniers sont « devenus banestons (Petite corbeille, en provençal) par leur grandeur qui « augmente tous les jours, et je crois qu’il faudra « agrandir bientôt les portes afin que les femmes « puissent passer

« Je crois devoir noter ici que dans mes jeunes « années, j’ai vu quelques femmes et filles qui se « plâtraient de blanc ; mais cet usage est dans la « suite devenu général comme de farlater (frelater) nos « vins. Aujourd’hui on a même surenchéri en « mettant du rouge sur le blanc, ce qui donna « lieu aux quatre vers suivants :

« Je cherche en vain des beautés naturelles

« Et du vin sans être mêlé

« Pour mon malheur toutes les belles

« Et tous les vins sont farlaltés » (Archives communales BB. 12). (A suivre)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

 -Mon vieux, c’est fou ce que tu peux ressembler à ma femme !

-Sans blague !

-Parfaitement ! à part la moustache, bien entendu …

-Mais, je n’ai pas de moustache !

-Ah ! mais elle, oui !

Je vous souhaite un excellent mardi à tous.

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