ÉPHÉMÉRIDES DU 18 JUIN

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ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 18 JUIN 2024 – 13e ANNÉE (n° 4178).

ILLUSTRATION : 18 juin 1940 – Appel du général de Gaulle.

LES FÊTES.

Bonne fête aux 2500 LÉONCE de France !

Saint LÉONCE est né à Tripoli, c’était un soldat phénicien engagé dans l’armée romaine. Comme il évangélisait ses camarades, il fut arrêté, se déclara chrétien, fut mis en prison, torturé et mourut martyr.

DICTON :

« Mauvais temps à la saint Léonce, peu de fruits, beaucoup de ronces. »

Dans le calendrier républicain, c’est le 30e jour de prairial, le jour dédié au CHARIOT.

LOCUTIONS et TRADITIONS PROVENÇALES :

« Uno bouano bugadiero a toujou espouca sa parièro »(une bonne lavandière  a toujours éclaboussé sa voisine). 

PENSEE :

Le General Charles de Gaulle lance l’appel aux Francais a la radio BBC a Londres le 18 juin 1940 — speech of General Gaulle on the radio in London june 18, 1940 to call french people to resistance

Extrait du discours du 18 juin 1940 du général De Gaulle : «Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là. Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres. ».

ÉPHÉMÉRIDES :

(Yvon La douce France 18 Marseille Abbeye de Saint-Victor – coll. H. Ribot)

1135 – 18 juin : LES BENEDICTINS DE SAINT-VICTOR DE MARSEILLE SE FONT RECONNAITRE LEURS DROITS PAR LE PAPE INNOCENT II (à quelques détails près, les actes 849 et 853, bulles des papes Eugène III et Honorius III, reprendront la même liste vers 1150 et en 1218).

Parmi les lieux mentionnés notons :

Ecclesia sancti Pauli de Carnos (cartulaire de Saint-Victor, n°844), première mention de l’église Saint-Paul de Carnoux – hameau de la commune de Roquefort en 1872. Appartenait autre­fois au territoire d’Aubagne.

Ecclesia S. Johannis de Roca forte, 18 juin 1135 (ibid., n° 844). Eglise Saint-Jean  de Roquefort – église rurale, commune de Roquefort; aujour­d’hui détruite. Première mention : Cella S. Joannis ad Rocam fortem, 4 juillet 1079 (cartulaire de Saint-Victor, n° 843).

Ecclesia S. Mitrii, 18 juin 1135 (ibid., ne 844). Chapelle Saint-Mitre – chapelle, commune de Marseille, quartier de Saint- Jérôme, sur la limite du territoire de Château-Gombert, dont elle dépendait autrefois. Première mention : Cella S. Mitrii, 23 avril 1113 (cartulaire de Saint-Victor, n° 848)

Cella de Savard, 18 juin 1135 (ibid., n° 844). Prieure de la Vède – du nom du ruisseau qui prend naissance dans les mon­tagnes de la Sainte-Baume, près du Plan d’Aups, entre dans le territoire d’Auriol et va se jeter dans l’Huveaune, à Auriol même, après avoir reçu plusieurs petits affluents. La commune d’Auriol a un hameau du même nom ; c’était autrefois une possession plus importante qui appar­tenait au monastère de Saint-Victor et dont l’église est aujourd’hui détruite (1872). Première mention : Rivus Savardus, janvier 1033 (cartulaire de Saint-Victor, n° 101).

Innocencius episcopus, servus servorum Dei, … Eapropter, dilecte in Domino fili, Petre abbas, tuis petitionibus clementer annuimus, et monasterium sancte Dei genitricis semperque virginis Marie et beatorum apostolorum Petri et Pauli, secus Massiliam, ubi sacratissimum corpus beati Victoris martiris…, ad exemplum predecessorum nostrorum sancte memorie Gregorii septimi et Urbani secundi, Romanorum pontificum… ; statuentes ut quescumque bona, quescumque possessiones in presenciarum juste et canonice idem monasterium possidet in futurum, concessione pontificum, lagicione regum vel principum, oblacione fidelium seu aliis justis modis, prestante domino, poterit adipisci, firma tibi tuisque successoribus im perpetuam et illibat serventur. In quibus hec propriees nominibus annotanda subjunximus :

… IN TOLONENSI EPISCOPATU, ECCLESIAM SANCTE MARIE DE SEX FURNIS, SANCTI JOHANNIS DE CROTA, SANCTI NAZARII, SANCTI VICTORIS DE INSULA, sancti Johannis de Ferleda, sancte Trinitatis, parocchialem ecclesiam de Solariis, sancti Michaelis de Eires, sancti Benedicti, Sancti Bartholomei de Belgenzec, sancti Martini de Coriis, sancti Johannis de Petra Foco, parocchialem ecclesiam ipsius castri cum capellis suis, sancti Martini, sancte Marie de Colubrera, ecclesiam parochialem sancti Poncii ipsius castri, sancti Cenodii, sancte Marie de Deicesa, sancti Laurencii de Pugeth, sancti Victoris de Carnolis, sancti Michaelis ; (…)

Confirmamus etiam eidem venerabili monasterio quicquid in salinis Massiliensi civitati adjacentibus similque in portu, sive de navibus sive de piscatione, ad jus ipsius Massiliensis monasterii pertinet, et Revestum (Honorius III donne villam que dicitur Revestum) juxta portum, et cellas, et tam ea castella que de antiqua ipsius monasterii possessione sunt reddita, quam que a fidelibus de proprio sunt jure collata, scilicet ea que subscripta sunt, et villas cum ecclesiis, prediis et pertinentiis suis, videlicet Cathedram, Cyteristam, et Armis, Orgnione, Nantis, Lasa (aujourd’hui : Latay), Madalgas, Cuia, Molna, Signa, Belgenciaco, Solariis, Olivas, Curs, castellum Rogerii, item Pennas de Gaisola, Novulas, Roccos, Oleyras, Porcils, Castellaro, Podio Nigro, Baida, Cabacia, Carnols, Mota, Ciliano, Cesalio, Grimaldo, Cugulino, Mola et Mota, Papia, Berra, Bisaldunum et Scalam, castellum novum de Gizorn, et quicquid ed jus prefati monasterii pertinet in Pennis et in Auriolo….

À cette date, l’absorption des églises de Six-Fours dans le patrimoine des moines marseillais paraît consommée… (Antoine Peretti et Vincent Jacob, ,°13, 2010, d’après Benjamin GUÉRARD, op. cit. supra, t. II, § 844, pp. 220-230, p. 224 et p. 228 ; Six-Fours est cité parmi les « villas cum ecclesiis prediis et pertinentiis suis… ».)… Mais leurs prétentions sur le castrum lui-même ne sont reconnues qu’au terme d’une transaction, réglée en 1156. Acte n° 844 du Cartulaire de Saint-Victor, bulle d’Innocent II (Note HR : Abbatiat de Pierre II (Salomonis), abbé vers 1134 – 1145. Guérard. Pour Duprat ce document clarifie la situation qui est désormais nette pour Six-Fours où le monastère posède « in Tolonensi episcopatu ecclesiam Sancte Marie de Sex Furnis, Sancti Johannis de Crota…Sancti Victoris de Insula… » plus, cette fois, nettement exprimé « et castella… et villas com ecclesiis, prediis, et pertinentiis suis, videlicet… Sex Furnis. »

1209 – 18 juin : le comte RaymonD VI de Toulouse fait sa soumission au Pape, à Saint-Gilles. Ses répercussions sur la Provence.

1. le comte RaymonD VI de Toulouse fait sa soumission au Pape, à Saint-Gilles.

Gabriel Fournier, 1978, p. 285 : En 1208 à la suite de l’assassinat du légat pontifical Pierre de Castelnau qui venait d’excommunier le comte de Toulouse, Raymond VI, pour ses sympathies hérétiques, renonçant à la politique de conciliation, confirma l’excommunication du comte, délia ses sujets du serment de fidélité, demanda à Philippe Auguste de le chasser de ses terres, fit prêcher la croisade. Pour détourner ces menaces, Raymond VI négocia avec le pape, qui envoya un nouveau légat, Milon, en mars 1209. Celui-ci réunis à Montélimar un concile qui fixa les conditions du rétablissement de la paix : le comte fit sa soumission à Saint Gilles, le 18 juin 1209. Le 6 septembre Milon ainsi que les archevêques d’Arles, d’Embrun et d’Aix, réunis en concile à Avignon, prirent des mesures pour rétablir la paix dans le marquisat de Provence. Entre temps les croisés avaient pénétré dans le midi en juillet 1209. À la suite de la conquête du Languedoc, Simon de Montfort, principal bénéficiaire de l’opération, réunit en 1212 une assemblée à Pamiers : les statuts qui y furent élaborés fixer les principes d’une réorganisation du pays (réf. Gallia Christiana, t. 7, instrumen. Col. 326-327).

De Gérin-Ricard 1926: Ordre du légat du Saint-Siège, Milon, à Guillaume, Hugues et Raymond des Baux, Dragonnet, Guillaume Arnaud, R. d’Agoult, etc… de n’entretenir aucune troupe armée, de tenir les juifs à l’écart des administrations publiques et privées, de démolir ou de conserver, selon l’avis des évêques, les églises fortifiées, de les rendre à leurs évêques ou prélats, de protéger les églises et maisons religieuses, de n’exiger d’elles albergue, procurations ou exactions, de ne pas les dépouiller à la mort des évêques ou recteurs, de ne pas s’immiscer dans l’élection des successeurs, d’abandonner la perception des péages et guidages non concédés par les rois ou empereurs, d’observer la paix ou trève qui leur est enjointe, de donner satisfaction à ceux qui se plaignent d’eux en se soumettant au jugement de lui ou d’un autre légat, de maintenir les chemins publics en sureté, de ne pas recevoir les hérétiques et leurs fauteurs (de Gérin-Ricard, 1926 : Acte des vicomtes de Marseille  n°  339. Réf. : a. Catel, Histoire des comtes de Toulouse, p. 247; – b. Labbe et Cossart, Concilia, t. XI, p. 38; – c. Martène et Durand, Thesaurus novus anecdotorum, t. I, col. 815; IND. Dr Barthélemy, Inventaire, 139.

2. CONSÉQUENCES EN PROVENCE DE LA PREMIÈRE CROISADE CONTRE LES ALBIGEOIS. L’année qui suit la proclamation de la première croisade contre les Albigeois par le pape Innocent III (1208), Milon, légat du Saint-Siège, ordonne à Guillaume, Hugues et Raymond des Baux, Dragonnet, Guillaume Arnaud, R. d’Agoult, etc… de n’entretenir aucune troupe armée, de tenir les juifs à l’écart des administrations publiques et privées, de démolir ou de conserver, selon l’avis des évêques, les églises fortifiées, de les rendre à leurs évêques ou prélats, de protéger les églises et maisons religieuses, de n’exiger d’elles albergue, procurations ou exactions, de ne pas les dépouiller à la mort des évêques ou recteurs, de ne pas s’immiscer dans l’élection des successeurs, d’abandonner la perception des péages et guidages non concédés par les rois ou empereurs, d’observer la paix ou trêve qui leur est enjointe, de donner satisfaction à ceux qui se plaignent d’eux en se soumettant au jugement de lui ou d’un autre légat, de maintenir les chemins publics en sureté, de ne pas recevoir les hérétiques et leurs fauteurs (de Gérin-Ricard: a. Catel, Histoire des comtes de Toulouse, p. 247; – b. Labbe et Cossart, Concilia, t. XI, p. 38; – c. Martène et Durand, Thesaurus novus anecdotorum, t. I, col. 815; IND. Dr Barthélemy, Inventaire, 139.).

3. Ce même jour, à Saint-Gilles, Guillaume de Baux, prince d’Orange, Hugues et Raimond de Baux, remettent Vitrolles, Montmirail et Clarensac au légat Milon, en garantie des chapitres de paix conclus entre eux sur les péages et autres droits. (acte n° 338 :  a. Marlène et-Durand, Thésaurus novus anecdotorum, t. T, col. 815. b, Epistolae Innocenta III, édit. Baluze, t. Il, p. 350. Ind. : Bréquigny, t. IV, p. 448. — Dr Barthélemy, Inventaire, n° 137).

1218 – 18 juin : LES BENEDICTINS DE SAINT-VICTOR DE MARSEILLE SE FONT RECONNAITRE LEURS DROITS PAR LE PAPE HONORIUS III – Confirmatio abbaciarum, prioratuum, etc… bulla qua Honorius papa III possessiones libertatesque Massiliensis monasterii eadem forma confirmat, qua Innocenius papa II (Acte 853 du cartulaire de Saint Victor, cf acte 844, du 18 juin 1135 Innocentius papa II (et les modifications apportées par Eugène III)).

1288 – 18 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Lenze (acte notarié), première mention de Lense – lieu-dit, quartier du Cannet (1872).

1322 – 18 juin : Absolution de Bertrand de Porcellet, seigneur de Cabriès, qui avait empiété sur la juridiction de l’évêque Gasbert (assassinat de l’évêque à Signes, mention de Signes et d’Hugues et Bertrand d’Espinasse – Aimar Amiel, succenteur d’Albi, chapelain et trésorier du Pape, assiste à l’absolution de Bertrand de Porcellet), Acte 436, Gallia… Marseille.

1383 – 18 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Al Cayron, 18 juin 1383 (charte aux archives de la Major). Le Cairon – lieu-dit dans les colli­nes de Saint-Cyr, près de l’ancienne chapelle. Première mention : Caironum, 1″ avril 1327 (acte notarié).

1385 – 18 juin : HOMMAGE D’AIMAR DE LA VOUTE, EVEQUE DE MARSEILLE, A LA REINE MARIE – Avignon, 18 juin 1385. Hommage d’Aimar de la Voûte, évêque de Marseille, à la reine Marie, mère de Louis II.] … et pro castri … valle Signe, in qua sunt castra subscripta : Signa la Blanca, castro Veteri, castro Mayraneguetarum, castro de Bauseto, castro de Meuna, … castro de Auroneves (Gallia Chr. Nov. II, n° 612, p. 372).

1418 – 18 juin : JUGEMENT EN FAVEUR DE LA COMMUNAUTÉ DE SOLLIÈS – Le viguier d’Hyères avait pris à l’égard de la Communauté de Solliès, diverses mesures vexatoires ; notamment, il avait enjoint aux quatre conseillers : Pierre Filhol, Monnet Martin, Guillaume Fournier et Jacques Audibert, d’abandonner la garde du campanile ou clocher de l’église, sous peine d’une amende de 50 marcs fin. Le syndic, Martin Salète, fit appel devant le juge des premières appellations et nullités d’Aix. Le 18 juin 1418, le juge retint le pourvoi, déclara l’ordonnance du viguier mal fondée et l’annula (Paul Maurel, Histoire de Solliès).

1433 – 18 juin : LE COMTE LOUIS III VEND LE FIEF DE SOLLIÈS à son conseiller Pierre de Beauveau (id.).

1539 – 18 juin : TREVE ARMEE ENTRE FRANÇOIS PREMIER ET CHARLES QUINT – A Nice, François 1er et Charles Quint concluent, sous l’arbitrage du pape Paul III, une trêve armée de dix ans. Les belligérants conservent les positions acquises (Barnavi Elie, 2001).

A la même date : Nouvel édit contre les réformés, applicable dans l’ensemble du royaume de France (ibid.).

(cliché H. Ribot)

1577 – 18 juin : PROCÈS OPPOSANT DES PARTICULIERS DE TOULON ET LA COMMUNAUTÉ DE SIX-FOURS AU SUJET DES TERRES DE CEPET –

« Quelques particuliers de Tollon ayant entrepris de cultiver et posséder quelque partie de terre au terroir de S-F, dans la péninsule de Sépet, étant à présent du terroir de la Seine, serait (aurait) été intenté procès par-devant la Cour du Parlement, entre les syndics de la communauté dudit Six-Fours, tant à leurs noms, que comme cessionnaires de Monseigneur l’abbé de St Victor les Marseille, demandeurs en intervenant de lettre royaux, aux fins d’être réintégrés à la possession et jouissance de certain quartier de terre situé à Sépet et au lieu-dit Saint Mandries, réduits en culture, et Messire Jean Baptiste Muradour, bénéficié en l’église cathédrale de Tollon, prieur de Saint Mandries, Anthoine Bremond, Sauvaire et Jean Julliens et autres particuliers dudit Tollon, disant avoir cause dudit Messire Muradour, et les consuls et communauté de ladite ville, joint à eux, Monsieur le procureur du Roi.

« A la poursuite duquel procès serait intervenu arrêt de ladite cour, le 18 juin 1577, au vue de pièces, par lequel vue, il est fait mention des susdites lettre royaux du 11 octobre 1571.

(…) Enquête faite par le commissaire député par la cour. Le procès-verbal fait sur le lieu et vue, figurée, accordé par les parties portant ledit arrêt, que la cour en entérinant les lettres royaux obtenues par lesdits syndics de S-F, a condamné et condamne lesdits Messire Muradour, Brémond, Julliens et consorts, à eux départir de la possession et jouissance des terres par eux cultivées au quartier de St Mandries, terroir de Sépet, en vider et désemparer la vaccue possession et jouissance au profit des consuls et communauté de S-F, comme Sieurs et Mestre dudit terroir, hors et excepté les deux charges de semence que ledit prieur St Mandries y a tenu et possédé d’ancienneté, condamnant lesdits prieur et particuliers tenanciers, à en rendre et restituer les fruits auxdits demandeurs, depuis l’appointement et écrire du 5 mai 1572, que la cause fut contestée. Et faisant droit sur les autres fins et conclusions desdites parties, et sans avoir égard aux lettres royaux obtenues par lesdits consuls et communauté de Tollon, en date du 8 mars 1575, a fait inhibitions et défenses auxdits consuls, communauté et particuliers de Tollon, de troubler, ni molester desdits syndics, communauté et particuliers dudit S-F, au fonds et propriété dudit terroir de Sépet, droits, profits et émoluments d’iceulx, à peine de Mil écus et autres arbitraires. Et le tout, sans préjudice de l’usage des particuliers dudit Tollon, de prendre audit terroir de Sépet et en la terre gaste et inculte : bois vert et sec, nerte, charbon, pierres et faire fours de chaux pour leur usage, tant seulement et sans abus, auquel usage les a maintenus et maintient. Condamnant iceulx défendeurs, ensemblement, à la moitié des dépants, les autres entre les parties, compensée la liquidation desdits, et taux desdits dépants, à la cour réservés » (Jean Denans 1713).

1669 – 18 juin : DÉCISION DE COLBERT DE TRANSFORMER LA PRESQU’ILE DE CEPET EN LAZARET – Colbert écrivit au duc de Navailles, Commandant en chef du corps expéditionnaire de Candie, pour l’informer de la décision qu’il avait prise d’obliger les procureurs du pays à faire bâtir « des huttes et baraques dans la péninsule qui ferme le port de Toulon, et d’y débarquer commodément les troupes au retour de Candie ». En donnant, le même jour, des instructions au Cardinal de Vendôme, Colbert fit connaître que « l’intention du Roy était d’entourer cette péninsule d’une bonne muraille en sorte que ce lieu put toujours servir pour des quarantaines des vaisseaux du Roy » (document disponible au musée Nord du C.I.N, cité par D.B., « Histoire de l’ancien hôpital », dans Var-Matin du 28 décembre 2000.).

1721 – 18 juin : UN OLLIOULAIS MEURT DE LA PESTE A SANARY – Coulomb, habitant d’Ollioules, fut trouvé mort de la peste sur le territoire de Sanary (18 juin). Il fut enterré sur place (Vallentin du Cheylard Roger, 2000).

1764 – 18 juin : NAISSANCE DE Jean-Jérôme BAUGEAN – peintre et graveur de la marine français surtout connu pour ses aquarelles et gravures marines.

Né à Marseille dans le quartier des Accoules  le 18 juin 1764. Mort  en 1830.

Peintre et graveur de la marine française. Il fut surtout connu pour ses aquarelles et gravures marines et fut nommé graveur du roi sous la restauration « 

Vocation artistique et vocation maritime.

Nous connaissons mal ses peintures ou dessins par contre ses gravures sont très nombreuses. environ 500 !

Il a dû rencontrer  des peintres spécialisés dans la peinture maritime, Ozanne, Antoine Roux. Le Gouaz. Dans la même période on peut comparer. La famille Ozanne à Brest. La famille Roux à Marseille.

  Nous ne pouvons pas assurer qu’ il ait navigué au commerce, mais sa connaissance des « choses de la mer « est parfaite.il semble  avoir  navigué comme écrivain ou commis.

Il était royaliste et sera nommé graveur du Roi.

Comme beaucoup de peintres de cette époque il est certain qu’il a séjourné en Italie.

Pour nous son expérience, ses connaissances des bâtiments des ports de son époque est irremplaçable.

SON ŒUVRE MARITIME.

-1803.  estampe « port et rade de Boulogne prise au moment du départ de la flottille pour la ligne d’embossage » éditée vers 1805.

-1812.  Il réalise une suite  de « bateaux et paysages méditerranéen.

-1814    Fin de l’ Empire début de la RESTAURATION.

-Début 1814 Il réalise son album  « collection de toutes les espèces de bâtiments de guerre et de bâtiments marchands qui naviguent sur l’ océan et la méditerranée.

 -1815. il réalise  » l’ embarquement de Bonaparte à bord du Bellérophon ».   » transfèrement de Bonaparte du Bellérophon sur le   Northumberland ». Il réalise les gravures du petit ouvrage « le capitaine Lascar, ou les corsaires. » (d’après les dessins de Ch. Poullet).

-Nommé graveur du roi sous la restauration.

-1816 Il réalise  ses gravures de combat. «  »la Constitution contre la Guerrière » .   » prise de la frégate anglaise Java par la Constitution ».  Combat contre la guerrière, prise du Forlic »

-1817  Parution du « Recueil de petites marines représentant des navires de diverses nations  et de toutes espèces, sous différentes voilures ; intérieurs d’ arsenaux, travaux de ports, costumes de pêcheurs, de matelots, et principales professions  attachées à la marine. Phares, sites pittoresques, barques de rivières, etc., dessinées et gravées par Baugean

-Vers 1827. il réalise  » le dévouement glorieux de Bisson assailli par les pirates Grecs ».  » le combat de Navarin » 

Quand on pense, marché de l’art, on doit penser, ventes publiques, en effet maintenant le marché est beaucoup plus « global »  il ne s’arrête pas à une galerie ,ou un artiste qui fixe unilatéralement le prix de ses œuvres, on peut dire qu’il y a une irrésistible ascension des maisons de ventes aux enchères, au détriment des marchands traditionnels.

La diffusion d’un grand nombre de catalogues,( par internet et les autres supports.) indique au public les vrais prix du marché.

Il est évident que le prix de vente publique, en libre concurrence reflète l’ offre et la demande.

De plus on sait que souvent le marché des salles de ventes est un lieu où s’approvisionnent les marchands, donc un particulier a l’impression d’ acheter à des prix de marchands.

Au siècle dernier nous avions « les Salons  et les Académies «qui définissaient les normes
de l’art. Ces normes étaient balayées régulièrement par les artistes d’avant-garde et les marchands, éclaireurs de l’esthétique, de nos jour tout cela a éclaté, rien n’est aussi rigide.

1789 – 18 juin : LES DÉPUTÉS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE PROMULGUENT LEUR PREMIER DÉCRET : ils s’attribuent le vote de l’impôt et placent, « dès à présent, les créanciers de l’Etat sous la garde de l’honneur et de la loyauté de la nation française ». Ils suggèrent par-là aux très nombreux rentiers parisiens que, si la faillite est une habitude royale, le défense de la démocratie rentière est, elle, une innovation révolutionnaire (Agenda du Bicentenaire, JEUDI 18 JUIN).

1793 – 18 juin :

1. APPEL A LA RÉVOLTE CONTRE PARIS – De Caen où il s’est réfugié, le député girondin Barbaroux envoie une adresse aux Marseillais pour les inciter à marcher sur Paris (Yann Fauchois, Journal de la France et des Français, Gallimard, 2001, p. 1179).

2. LES GARDES NATIONAUX DE SANARY PRENNENT EN CHARGE LES BATTERIES DE LA CRIDE ET DE PORTISSOL – Mainville, lieutenant-colonel d’artillerie, sous-directeur de l’artillerie de Toulon, avait fait porter aux batteries précédentes (Portissol et la Cride, à Saint-Nazaire/Sanary) le matériel nécessaire, de son autorité privée ; il prescrivit à la municipalité de Sanary d’y placer « une garde de gardes nationales » (18 juin). Cette municipalité s’empressa de témoigner son entière satisfaction et Mainville lui promit divers objets supplémentaires (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).

1794 – 18 juin (30 prairal an II): SANARY DOIT PARTICIPER AU FINANCEMENT D’UN VAISSEAU DE LIGNE – Le 30 prairial an II (18 juin 1794), Sanary reçoit du Directoire du Département d’avoir à souscrire pour la construction et l’équipement d’un vaisseau de ligne. Charles ROUSTAN est désigné pour recevoir les contributions volontaires des habitants. La Municipalité jalouse de participer aux besoins et à la gloire de la Patrie, s’inscrit pour trois cents livres. Il faut aussi du vin pour les défenseurs de la Patrie. Sont nommés au recensement des vins disponibles : Jean GRANET Fils, Laurent IMBERT pour la campagne, Antoine BOYER et Pierre IM BERT pour le village (Rotger B., 1984, p. 304). Le même jour, Pierre Ourdan est nommé à l’unanimité du Conseil général de Sanary, pour remplir les fonctions d’officier public alors que la ville connait une grave pénurie de blé qui impose des restrictions sévères.

1799 – 18 juin (30 prairal) : A PARIS, COUP DE FORCE DE PRAIRIAL ET REMANIEMENTS DU DIRECTOIRE (Pierre Goubert, Initiation). Les Conseils obligent deux directeurs à démissionner (Jean-Charles Volkmann, 1997).

1810 – 18 juin : Sanary reçut injonction à payer onze mille six cent six francs représentant les arrérages des contributions dues par la commune, laquelle ne possédait pas en caisse l’argent nécessaire. Pour se libérer de cette sorte de dette en abandonnant son actif et passif au profit du Gouverne­ment. La vente de ces biens permit au maire de certifier que la commune n’avait plus de dettes postérieures au 10 Août 1793. Le receveur d’AIX dut cesser sa demande de mise en recouvrement des contributions prétendument dues (Rotger B., 1984, p. p. 352-353).

1812 – 18 juin : LA GUERRE ENTRE L’ANGLETERRE ET LES ÉTATS-UNIS D’AMERIQUE – Le 18 juin 1812, pour la première fois de son Histoire, le Congrès des États-Unis vote une déclaration de guerre. L’ennemi n’est autre que l’ancienne puissance coloniale, l’Angleterre. Cette «Seconde Guerre d’indépendance», sous le président James Madison, est inspirée par les «War Hawks» («Faucons de guerre») désireux d’annexer le Haut- et le Bas-Canada. Elle se conclut par le traité de Gand qui confirme le statu quo. On en retient l’exploit du général Andrew Jackson qui reprend aux Anglais La Nouvelle-Orléans… après la conclusion de la paix (Herodote).

1815 – 18 juin : A WATERLOO, L’EMPIRE S’ÉCROULE DÉFINITIVEMENT – Pour Napoléon 1er et le Premier Empire, ce 18 juin, c’était l’irrémédiable défaite… A Waterloo, ce fut un tournant décisif. Ce fut le retour des Bourbons au pouvoir, et les Seynois de la Place du Marché demeuraient très divisés. Il y avait les Bonapartistes et les Royalistes, sans doute les plus nombreux, mais discrètement se formait le parti de ceux qui rêvaient d’une République fraternelle – quitter la Royauté pour l’Empire, revenir à la Royauté, les deux systèmes n’avaient pas fait des merveilles. En attendant de nouveaux développements, des rassemblements se formaient souvent, Place du Marché et finalement une majorité se rallia aux Bourbons, le Maire fit pavoiser l’Hôtel de Ville et les rues de la ville. On revit flotter le drapeau blanc avec sa fleur de lys. On dansa des farandoles. Une grand-messe fut solennellement célébrée à la paroisse. Les militaires restés en majorité fidèles à l’Empereur et au drapeau tricolore furent peu à peu dispersés avec la démobilisation et le calme revint (Marius Autran, tome 3, 1990).

Bourrilly, 1894 : L’Empire s’écroula définitivement en juin 1815, au milieu de l’invasion des puissances européennes. Un immense désir de voir se relever la nation par une forte instruction publique se manifesta partout. On proscrivit des écoles les emblèmes et livres qui rappelaient ou glorifiaient Napoléon.. La Société pour l’Instruction élémentaire créée par Carnot va étudier de près et mettre en pratique les procédés d’enseignement mutuel qui nous arrivaient d’Angleterre. (…) ]

« Avis du maire de Six-Fours à ses administrés : Le Maire de la commune de Six-Fours invite les habitants de cette commune qui auraient chez eux des bustes, portraits et emblèmes de Buonaparte, ces tristes monuments de l’adulation et de la crainte (…) à venir en faire le dépôt à la Mairie pour qu’il puisse en faire l’envoi à la Préfecture. (…) il invite également ceux de ses administrés qui auraient des exemplaires du Catéchisme à l’usage des églises de France, dans lequel un chapitre est consacré aux devoirs envers la personne de Napoléon, de les apporter à la Mairie, pour y voir rayer et cartonner ce chapitre. (C’est principalement aux) parents dont les enfants ont fait leur première communion depuis l’institution de ce catéchisme (…) que s’adresse cette invitation, qui est de toute rigueur. Six-Fours le 19 décembre 1815. » (Archives comm. de Six-Fours).

Alger 2014 (Cl. H. Ribot)

1830 – 18 juin : LA CONQUÊTE D’ALGER – L’immobilité forcée de l’armée française avait donné à l’armée algérienne le temps de réunir ses renforts et lui avait rendu la confiance. Dans la journée du vendredi 18 juin, plusieurs Bédouins, portant des bâtons surmontés d’étoffes blanches en signe de paix, se présentèrent aux avant-postes français. Ils venaient, disaient-ils, traiter pour leurs tribus, disposées à prendre l’engagement de se retirer dans leurs montagnes, pourvu qu’on leur promît de respecter la religion, les femmes, et de leur laisser la propriété de leurs troupeaux. Ce furent les généraux Loverdo et Munk-d’Uzer qui s’abouchèrent avec eux. Il était assez difficile de démêler si leurs propositions étaient sérieuses, ou si elles leur servaient de prétexte pour venir nous observer jusque dans notre camp. Quoi qu’il en fût, ils donnèrent à notre armée des renseignements importants. Des forces considérables étaient arrivées au camp de Staouéli. L’aga, gendre du dey, s’y trouvait avec les meilleures troupes de la Régence, l’infanterie des janissaires. Les beys de Titery et de Constantine l’avaient joint avec leurs contingents. On pouvait évaluer à 50,000 hommes les forces réunies sous son commandement.

Du reste, les Français étaient à portée de contrôler ces renseignements par leurs propres observations. Le camp de Staouéli, où se réunissaient les forces ennemies, était à moins d’une lieue de nos lignes. Des nuages de poussière soulevés par les pieds des chevaux annonçaient, presque à chaque heure, l’arrivée de nouvelles troupes; le nombre des tentes augmentait sensiblement. Dans la journée du 18 juin, on vit l’ennemi travailler avec beaucoup d’activité, entre Staouéli et nos positions, à des ouvrages en terre, évidemment destinés à être armés de batteries pendant la nuit ; on les distinguait parfaitement avec la lunette, et le 18 au soir, le lieutenant général Berthezène écrivait au général en chef pour le prévenir que les Turcs venaient de démasquer deux batteries en face du 20e de ligne (lettre du lieutenant général Berthezène : « Un Arabe donne avis que les Turcs doivent nous attaquer le lendemain. Ce qui peut donner quelque vraisemblance à cela, c’est qu’ils viennent de démasquer deux batteries en face du 20e de ligne. Ces deux batteries changent entièrement la position de ce régiment; il en serait écrasé, et je demande à Votre Excellence ses ordres. S’il faut évacuer la position, il vaudrait mieux le faire la nuit que demain matin et sous le feu de leurs batteries. Dans ce cas, où faudrait-il l’établir, ainsi que le 28e et le 37e, car celui-ci est aussi exposé que le 20e ? » Documents communiqués par la famille du maréchal de Bourmont.). Le général en chef ne pouvait se méprendre sur la portée de ces préparatifs. Il prévit qu’il serait attaqué le lendemain et prit toutes ses dispositions pour bien recevoir l’ennemi. Les généraux des deux premières divisions reçurent l’ordre de défendre leurs positions, mais sans se porter en avant.

Il faut ici se représenter exactement les positions des deux armées. L’armée française, qui n’avait que ses deux premières divisions en ligne, formait, en avant de la presqu’ile, un arc convexe obliquement posé, le centre en avant, les deux extrémités de l’arc rentrant et venant s’appuyer, celle de gauche vers la baie de l’est, celle de droite vers la baie de l’ouest, Le général Berthezène occupait, comme on l’a dit, la gauche et le centre, et le général Loverdo occupait la droite dans l’ordre qui suit. A l’extrême gauche, la brigade Clouet, composée du 28e et du 20e, ainsi placée : le 28e, colonel Mounier, le plus Voisin de la haie de l’est, sur le, dunes et, à sa droite le 20e, colonel Hoirie, sur un petit mamelon; sur le même mamelon, le 37e, colonel de Feuchères, de la brigade Achard ; le 14e, colonel d’Armaillé, de la même brigade, servait à relier la gauche au centre. Le centre était occupé par la brigade Poret de Morvan, ainsi disposée de gauche à droite : le 3e de ligne, colonel Roussel, le 1er bataillon du 2e léger, et le 1er bataillon du 4e, colonel de Frescheville, se reliant à la droite, formée des brigades Danrémont et d’Uzer, qui appartenaient à la division Loverdo, la brigade d’Uzer formant l’extrême droite de l’armée. Dans la baie de l’est, le Sphinx et le brick le Griffon, capitaine Dupetit-Thouars, appuyaient notre gauche, qui ne s’étendait pas tout à fait jusqu’à la mer ; dans la baie de l’ouest, le gros de la flotte couvrait notre droite. La troisième brigade de la seconde division formait la réserve, sous le commandement du Général Colomb d’Arcines. Elle était placée derrière le centre, entre le camp de Sidi-Ferruch et l’armée.

Ces positions étaient inégalement fortes. La partie la plus faible de notre ligne était notre gauche appuyée sur la baie de l’est. Là le terrain était nu, découvert, légèrement ondulé, et commandé du côté de l’ennemi, dont nous n’étions séparés, que par un ravin (rapport du général Berthezène). C’était là que la veille il avait établi une batterie de canon, et le général Berthezène avait à la hâte fait construire une redoute devant le 20e. Le centre était couvert par des plis de terrain, des retranchements, des épaulements et une redoute ; l’artillerie, les fusils de rempart, les fusées à la Congrève, tous les moyens de défense avaient été réunis sur ce point. A droite, notre position, assise sur une berge assez élevée, couverte d’un bois et en partie par l’Oued-el-Bagrass, dont les bords sont escarpés et fangeux, était forte.

Le plan des Turcs était de nous tourner par notre gauche, de nous couper de la presqu’île et de nous cerner en prenant à revers la vallée de Sidi-Ferruch, « plan vaste et bien conçu, mais trop fort pour des Turcs, » dit le général Berthezène, dont la division joua le rôle le plus actif dans cette journée. L’armée ennemie se forma donc comme un croissant aux ailes recourbées, qui débordait les deux ailes de notre ligne et qui, engageant fortement sa droite contre notre gauche, et refusant sa gauche tandis que nous refusions notre droite, devait porter son principal effort contre les brigades Clouet et Achard. Là combattaient la troupe la plus redoutable de la Régence, la milice turque, et le contingent du bey de Titery, fort de 7,000 hommes. Le centre de l’armée turque était couvert par quelques redoutes et quelques batteries (Alfred Nettement, La conquête d’Alger).

1834 – 18 juin : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge 5 compagnies du 1er bataillon du 13ème de ligne appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique, jusqu’à l’embarquement (Castellan E., 1937, p. 295).

Marseille, la Vieille Charité,. Cliché H. Ribot.

1845-18 juin : MARSEILLE – CONSTANTINOPLE. Chateaubriand, dans une lettre écrites de Marseille à Juliette Récamier, le 18 juin 1845, note : « Quelle ville ! Et quel agrandissement ! On se croirait à Constantinople. On deviendrait juste milieu en voyant ainsi les avantages de la paix. » (cité par Félix Tavernier, La vie quotidienne à Marseille de Louis XIV à Louis-Philippe ; 1973, p. 202, note).

1859 – 18 juin : LOI DU CODE FORESTIER – En 1954, à l’encontre de l’arrachage des oliviers, certains voudraient voir intervenir les dispositions édictées par les articles 157 et suivants du Code Forestier (Loi du 18 juin 1859) concernant les défrichements des bois particuliers. Mais il convient de rappeler que l’olivier est un arbre fruitier, introduit et cultivé comme tel, et que, par conséquent, une olivaie ne saurait être assimilée à un « bois » au terme même des articles précités. Ces dispositions ne sont donc pas applicables à l’olivier, à notre avis (A .Dugelay, « Le problème de l’olivier », in REVUE FORESTIÈRE FRANÇAISE, 1954, p 444).

1867 – 18 juin : CARNET DE JEAN BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Saint-Nazaire (Sanary) – Mardi 18 juin, Ste Marine – Vent d’Est léger et chaud le matin, après-midi vent fort, le soir calme.

1918 – 18 juin : DECRET INSTAURANT LA DIRECTION DE LA GUERRE SOUS-MARINE – Des ingénieurs civils travaillent pour la Marine à partir de 1914. Ils s’installent à Toulon au centre d’études. Le décret du 18 juin 1918 instaure la Direction de la guerre sous-marine complétée par un service des inventions. Assimilés à des officiers supérieurs, ils sont secondés par des assistants, des préparateurs, des aides de laboratoire. Les événements tragiques de 1940 entraîneront la dissolution du centre. A la Libération, ils deviennent ingénieurs sous contrat. Leur statut est clairement défini en 1949 (Cyrille Roumagnac, 2001).

1936 – 18 juin : LES LIGUES D’EXTREME DROITE SONT DISSOUTES EN FRANCE.

1939 – 18 juin : LE CENT CINQUANTENAIRE DE LA REVOLUTION FRANÇAISE EST QUAND MEME CELEBRE. A Paris c’est le Ministre de l’Education Nationale qui est chargé d’organiser les fêtes. A Toulon, le 18 juin, sous un soleil éclatant, 3000 écoliers vont évoluer sous les yeux de 10000 spectateurs au Stade Mayol où les écoles de l’agglomération toulonnaise ont été regroupées. On a pu entendre les discours de M. Escartefigue député et maire et de M. Abauzit Inspecteur d’Académie (Gisèle Argensse, 1989, p. 208).

1940 – 18 juin :

1. DE LONDRES, LE GENERAL CHARLES DE GAULLE LANCE UN APPEL EN FAVEUR DE LA RESISTANCE. – NAISSANCE DE LA FRANCE LIBRE (Jean-Charles Volkmann, 2003).

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui. Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis. Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là. Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres. » (nota : ceux qui disent ne pas avoir été au courant de cet appel du général de Gaulle fait à la radio, oublient opportunément cet article paru le lendemain, 19 juin, en première page, dans Le Petit Provençal et Le Petit Marseillais, les deux journaux les plus lus de Provence).

-2. ÉCOLE des OUVRIERS MÉCANICIENS de LORIENT – 18 juin 1940; date de son évacuation partielle avant l’occupation allemande. Le 18 juillet un détachement militaire d’apprentis et d’instructeurs rejoint l’école de St Mandrier ; l’école est définitivement fermée. Les bâtiments sont détruits lors des bombardements de 1943. L’école ne sera pas réouverte.

3. KLAUS MANN, ALORS REFUGIE A NEW YORK – « LE TOURNANT » – CHAPITRE 11 : 18 juin. Les nouvelles de France sont tous les jours plus épouvantables. Il est clair, à présent, que certains cercles français très influents ont souhaité et hâté la défaite de leur propre pays. « Mieux vaut l’occupation allemande que la domination du front unique des socialistes ! » J’ai entendu moi-même ce genre de déclaration. Assurément, le Maréchal Pétain est lui aussi de cet avis. Le vainqueur de Verdun, suppôt de l’ennemi ! Haïssable vieillard. (Que de haines à nourrir, aujourd’hui !)

Important : le conservatisme poussé à l’extrême conduit, les choses étant ce qu’elles sont, non seulement à l’abêtissement total, mais aussi à la parfaite infamie. Pauvre France ! Trahie par l’infamie imbécile…

Unique lueur d’espoir : De Gaulle. (Qui a soudain surgi à Londres et dont le discours, aujourd’hui, a fait beaucoup d’effet — bien sûr, c’est aussi un conservateur.)

1947 – 18 juin : L’information judiciaire ouverte le 18 juin 1947 sur les pendaisons de Tulle aboutit à un rapport, rédigé par le commissaire de police criminelle Félix Hugonnaud, qui démontre l’entière responsabilité du général SS Heinz Lammerding, à l’encontre duquel trois mandats d’arrêts successifs sont décernés, en vain… Le procès des pendaisons de Tulle s’ouvre à Bordeaux le 4 juillet 1951 (Dominique Lormier, Histoires incroyables de la guerre 1939-1945, Editions Métive / Histoire, 2016)

1950 – 18 juin :

1. ELECTIONS MUNICIPALES A LA SEYNE : le 18 Juin 1950 après une campagne électorale enflammée, enthousiaste mais correcte, la population seynoise répondit au décret du ministre, aux provocations des dirigeants R.P.F., aux calomnies de la presse, aux ordres, en réélisant la liste d’Union Républicaine et Résistante avec un gain de 905 voix et un siège supplémentaire (Marius Autran, tome 2, 1988).

2. ELECTIONS MUNICIPALES A SAINT-MANDRIER. De nouveau, la liste d’Union Républicaine et Socialiste menée par Louis Clément s’oppose à la liste communiste ayant à sa tête Gabriel Guittat. La liste de Louis Clément est élue avec une éclatante majorité ; les Mandréens ont su apprécier ceux qui étaient favorables à l’indépendance communale. Cette liste était composée de tous les partis politiques désirant la séparation. Chaque membre avait fait le serment de ne jamais faire de politique au sein du Conseil municipal (Gisèle Argensse, 2000, p. 25).

1953 – 18 juin : LA REPUBLIQUE EST PROCLAMEE EN ÉGYPTE PAR LES OFFICIERS LIBRES. Ils portent à la présidence le général Mohamed Neguib (41 ans). Il a le mérite d’être intègre et populaire mais ne possède ni l’ambition ni l’étoffe d’un chef. Le jeune colonel Gamal Abd el-Nasser ne tarde pas à le déposer et à devenir le maître tout-puissant du pays, le raïs.

1960 – 12  et 18 juin : Loisirs et sports – Municipalité – A Saint-Mandrier, l’U.S.S.M., a une intersaison difficile. Lors de sa réunion du 12 juin I960, elle va tenter de former son bureau 1960-1961. Pour cela, les dirigeants ont lancé des convocations pour une assemblée générale avec comme lieu de rendez-vous, la salle du Conseil municipal de l’Hôtel de ville. Peu de monde a répondu à cet appel dont deux joueurs seulement et, devant cette défection, l’élection du bureau a été renvoyée au samedi 18 à 18 heures. Le Président Gutherlé, assisté de Gilbert Lanérière Secrétaire, et de MM Milzarech Trésorier, Gasparini et Dédé Bianco ; a brossé un bilan de la situation du club qui, avant terminé l0ème sa saison, se retrouve avec 3 000 francs en caisse. Ce n’est donc pas une crise financière qui traverse l’U.S.S.M. qui bénéficie d’une aide de 50 000 F de la Municipalité, mais une crise due à l’absence de bonnes volontés, de dirigeants[1].

1961 – 18 juin : ATTENTAT DE L’OAS CONTRE LE TRAIN STRASBOURG-PARIS. Le déraillement fait 24 morts et 170 blessés.

1966 – 18 juin : DOUBLE INAUGURATION A SAINT-MANDRIER – A dix heures trente, inauguration de l’adduction d’eau et du quai Séverine à Saint-Mandrier, en présence du sous-préfet de Toulon, des ingénieurs, des autorités civiles et militaires, des entrepreneurs et des ouvriers qui ont participé aux travaux (Ken Nicolas, vol. 2, p. 246).

1995 – 18 juin : LA LISTE DE GILLES VINCENT EST ELUE A SAINT-MANDRIER avec une avance confortable. Inscrits : 3 909 Votants : 2 762 (70,66%) Exprimés : 2 648. Vincent (UD.F.) 1140 voix 43,05% ; Coste (R.P.R.) 935 voix 35,32% ; Courvoisier (S.E.) 573 voix 21,64%. Sont alors élus les 21 premiers de la liste Vincent, les 5 premiers de la liste Coste et les 3 premiers de la liste Courvoisier (Gisèle Argensse, 2000, p. 165).

2010 – 18 juin : 23 COLLEGIENS VOLONTAIRES SE SONT REGULIEREMENT RASSEMBLES AU CENTRE D’INSTRUCTION NAVAL DE SAINT MANDRIER (VAR) POUR SUIVRE LES ACTIVITES SPORTIVES DES « CADETS DE LA DEFENSE » et découvrir l’environnement militaire. Au Centre d’Instruction Naval (CIN) de Saint-Mandrier, depuis décembre 2009, une classe de 3ème du collège Henri Wallon de La Seyne/Mer, a intégré l’action Cadets de la Défense. Encadrés par trois officiers mariniers réservistes, 23 collégiens se sont régulièrement regroupés le mardi après-midi pour 14 demi-journées réparties selon le calendrier scolaire de décembre 2009 à mai 2010 avec une alternance d’activités sportives et pédagogiques. Ces activités ont visé à l’acquisition de savoir-faire et de savoir-être, le programme ayant pour fondement un travail sur différentes valeurs, telles que l’engagement et la discipline de vie, l’affirmation et le dépassement de soi, le goût du travail et le sens de l’effort, les droits et les devoirs, le patriotisme. Les activités ont été volontairement inscrites sous les 4 thématiques que sont la défense du territoire et des populations, la mémoire et le patrimoine culturel, la défense des populations (civisme et cohésion) et la défense du patrimoine naturel. Ces thématiques ont été définies en collaboration avec l’Éducation nationale, partenaire de ce projet. C’est au cours de la cérémonie commémorative du 18 juin que les 50 cadets ont reçu leur attestation de fin de cycle et le diplôme de prévention et secours civiques (PSC1) des mains du capitaine de vaisseau François-Régis Cloup-Mandavialle, commandant le CIN. Ils ont succédé aux 30 cadets du cycle 2008/2009 et laissent la place aux futurs 50 cadets qui se présenteront au CIN dès le mois de novembre 2010 pour un nouveau cycle d’activités (defense.gouv / marine / actu-marine / premiers-pas-des-cadets-au-cin-saint-mandrier).

2019 – 18 JUIN : METEO DE SANARY – après une nuit claire, sans vent et ayant donné des températures de 17° à 5h, la journée s’annonce ensoleillée et peu ventée (hormis un léger vent d’ouest à 15 km/h faiblissant en fin d’après-midi. Les températures ne devraient pas dépasser les 26° vers 14h (midi solaire). La nuit prochaine devrait être semblable à celle du 17 au 18 juin..

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SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 275e livraison : (suite)

De la grande peste à l’établissement des cahiers de doléances.

            Quelques soixante-sept ans ans séparent la fin de la peste noire (1722) des tout débuts de la Révolution française (1789).

Pour les Sanaryens, la vie quotidienne s’écoule selon un rythme qui rappelle celui le XVIIe siècle.

Bien sûr, le fournier et le boulanger  doivent être sermonnés parfois (1747 : Le conseil de Sanary avertit le fournier qu’il doit se conformer aux règles des boulangers d’Ollioules, sous peine d’une amende de 5 livres par contravention) voire être l’objet de plaintes, mais la famille des seigneurs d’Ollioules et de Saint-Nazaire est toujours celle des Vintimille, même si, à partir de 1727, c’est sa branche du Luc qui hérite des seigneuries et de la baronnie.

Toutefois, ce qui change c’est l’alourdissement des charges financières dû essentiellement aux dettes publiques de la collectivité (1724 : Malgré un allègement de 6000 livres octroyé par le roi, la taille due à l’Etat s’élève à près de 10 000 livres. A titre de comparaison, Ollioules doit à la même époque 60 000 livres), aux difficultés de tout ordre liées à une détérioration climatique qui ne fait que s’accélérer aux approches de la fin du siècle – les fonds de vallée et les plaines  s’ennoient – et à l’état de guerre qui redevient permanent (1733-1738 : Guerre de Succession de Pologne. 1740-1748 : Guerre de Succession d’Autriche. La France, la Prusse, l’Espagne entrent en guerre contre l’Autriche, les Pays-Bas et l’Angleterre. 1756-1763 : Guerre de Sept Ans contre les Anglais sur mer à cause de la piraterie et de la concurrence commerciale. 1777 : Le marquis de La Fayette part pour la guerre d’Indépendance de l’Amérique).

La poussée démographique, et la nécessaire recherche de nouveaux espaces agricoles, conduit à entamer une déforestation préjudiciable à l’équilibre écologique de la communauté – ravinement intense des pentes, crues subites et destructrices – afin d’installer des terrasses de culture soutenues par des restanques (murets de soutènement). Dans un premier temps, ces terrasses se placeront dans le cours amont des rivières collinaires afin d’utiliser et de stocker l’eau de  sources plus nombreuses, et naissant plus en amont qu’auparavant. Puis, afin de casser le ruissellement préjudiciable à l’emploi de ces terrasses de fond de vallons, et d’éviter leur fonction naturelle de gouttière, les agriculteurs développent sur les pentes un réseau très élaboré de terrases en bandes, étroites et difficiles d’accès, les traversières. Les plus proches du sommet sont livrées à la forêt, qui joue le rôle de briseur d’averses et de conservateur du peu de terre que l’on y trouve. Les plus basses seront ensemencées. Ainsi, la collectivité pourra faire du blé et développer la culture de la vigne et de l’olivier ; ces deux dernières permettant de dégager un surplus vendu à l’extérieur. Toutefois, les conditions climatiques extrêmement changeantes ne permettent pas d’assurer des récoltes régulières (Années de mauvaises récoltes (on relève entre autres que les oliviers d’Ollioules vont geler six fois en quatre-vingts ans) : 1727, 1728, 1730, 1731, 1732, 1733, 1734 , 1735, 1736 , 1742,  1745, 1748, 1750, 1751, 1752 , 1754-1755 , 1762, 1764, 1768, 1769 . En revanche, 1764 connaît une abondante récolte d’olives compensant la perte des raisins causée par la grêle et une très mauvaise moisson. 1783 : Brouillard continuel mais excellentes récoltes de blé, d’olives et d’herbes).

Mais les espaces forestiers de Saint-Nazaire occupent une place très importante dans la superficie communale, comme le montrent les bergeries que l’on peut voir encore de nos jours sur les flancs du Gros-Cerveau. Aussi la Chambre des Eaux et Forêts du Parlement de Provence tentera-t-elle longtemps d’empêcher la déforestation (15 mai 1724 : Visite des bois des vigueries de Provence ; condamnation de particuliers à Sanary pour défrichements non autorisés – Archives du Port, Toulon : Visite des bois des vigueries de Provence). 1764 : Arrêt du Parlement de Provence, chambre des Eaux et Forêts, qui renouvelle les défenses de défricher les lieux penchants et ardus et défend de cultiver ou semer dans les bois incendiés et d’y inroduire aucun bétail pendant 6 ans), ainsi que l’entrée des chèvres dans les zones qui ont le plus souffert des hivers des années passées (27 janvier 1731 : La Chambre des Eaux et Forêts obtient un arrêt du Parlement prohibant les troupeaux de chèvres dans le terroir de Sanary.  1741 : les chèvres sont interdites de pâture de pâture sauf à la Cride.  1752 :  Le Conseil de Sanary se fait, mais en vain, le porte-parole de la communauté qui réclame la suppression de l’arrêté pris par le Parlement en 1731 et prohibant les troupeaux de chèvres dans le terroir. 1764 : arrêt du Parlement de Provence, chambre des Eaux et Forêts, qui interdit l’introduction de troupeaux dans les bois incendiés pendant six ans. 1773 : Les chèvres, qui avaient été interdites sur le terroir de Sanary après les grands froids, sont à nouveau autorisées par le Parlement, mais avec des restrictions ; les moutons paieront également une taille par tête. 1783 : La priorité est donnée par le Parlement de Provence à la remise en état des carraires). La chasse et le braconnage sont également l’objet des attentions du Parlement et de la collectivité (7 juillet 1737 : A la demande de la communauté de Sanary qui s’inquiète de l’activité des braconniers sur les terres d’autrui, le comte du Luc institue un garde-terres pour interdire la chasse pendant l’époque des fruits, soit de septembre à octobre, et la communauté contribue à cette dépense pour trente et une livres. 1749 : Pour surveiller les terres et les défendre contre les chasseurs contrevenants, Sanary fait appel à l’armée, puis crée deux postes de « banniers », l’un à Ollioules, l’autre à Sanary. 16 mars 1751 : Arrêt de la Cour du Parlement de Provence portant Règlement de la chasse).

Afin de mieux asseoir l’assiette de l’impôt foncier (ou taille) et d’intégrer l’évolution de la propriété agricole et immobilière, le Conseil révise régulièrement le cadastre (Le cadastre sanaryen est révisé en 1714, 1730, 1757).

L’exacerbation des couches les plus démunies (Dès 1737, Sanary reçoit de  nombreux enfants trouvés ou mis en nourrice par l’hôpital de Toulon. 1745 : Il y a à Sanary un grand nombre de familles qui ne peuvent rien donner pour l’éducation de leurs enfants à l’école, à cause de la grande misère du temps) se heurte aux pouvoirs en place qui tentent de leur mieux de sauver la forêt face aux défrichements et de trouver des ressources financières, à la nécessité d’entretenir des troupes en garnison, d’armer les batteries (1746 : pour s’opposer à l’invasion de la Provence par les Austro-Piémontais alliés des Anglais, la batterie de la Plage est désarmée, et ses pièces sont transférée à celle de Portissol. Juillet 1746 : Après une nouvelle répartition de la contribution des communautés pour le paiement de la milice garde-côte, Sanary fut taxé à 270 livres à payer en deux fois. Janvier 1747 : Les troupes royales reprennent l’offensive et rejettent les Austro-Piémontais au-delà du Var ; la paix revenue, Sanary poursuit ses aménagements défensifs. 1783 : Par ordre du roi, toutes les batteries sont être réarmées. Le valet de ville Louis Daniel organise  le tour de garde de la Compagnie du Guet) ou les navires du roi, et d’aider à la construction du port de Toulon (1736 : Sanary et les communautés circonvoisines de Toulon furent contraintes de participer financièrement à ladépense faite pour le creusement du port de Toulon. Du 23 janvier au 15 octobre 1746 : Sanary participe financièrement et en main-d’œuvre aux fortifications de Toulon ; un état de 80 Sanaryens aptes à porter les armes est dressé par le Conseil).

L’entretien du port de Saint-Nazaire paraît de ce fait une constante : désenvasement et réparation des môles se conjuguent avec l’assainissement des rues qui ne sont la plupart du temps que des bourbiers infâmes dans lesquels s’écoule l’eau des enfers des moulins à huile du centre-ville, avant de stagner dans des cloaques nauséabonds puis d’aboutir dans le port (1737 : Andrac Antoine, premier consul de Sanary, est le premier à se lancer dans la suppression de ces cloaques. La rue derrière le four était devenue impraticable. Dès qu’il pleu­vait, plus personne ne pouvait y passer. Le conseil décida de la faire paver, à la condition que des personnes participent à la réféction de la maison claustrale de Sanary. 1745 : Le Conseil de Sanary entreprend le pavage général des rues. 1746 : La population supprime les cloaques qui ont remplacé l’ancienne batterie de la Plage. 1756 : En pleine  reprise oléicole, le Conseil de Saint-Nazaire doit lutter encore une fois contre les cloaques des moulins à huile qui sont une gêne indéniable pour la vie publique. 1765 : réparation de la rue du Coquillon. 1769 : Pour supprimer les nombreux cloaques qui empêchent la circulation dans les rues de Sanary, on poursuit le pavage des rues. Une nouvelle sommation est faite aux propriétaires de moulins à huile qui continuent de jeter leurs eaux grasses dans les rues. 1780 :  L’interdiction aux charrettes d’emprunter la rue de Vintimille à cause de son mauvais état engendre de vives protestations des utilisateurs, parmi lesquels Laurens Recours, qui est condamné à une amende pour avoir enlevé les bornes placées aux angles de la rue pour en condamner l’accès).

Le Saint-Nazaire de 1788 ressemble fort peu à celui d’aujourd’hui : les eaux du Vallat Daumas se jette à la mer à l’extérieur du môle du levant, mais elles ne s ‘écoulent pas lorsque la mer est haute. Le pont qui l’enjambe a été emporté par une crue ; il desservait quatre maisons qui avaient été construites de l’autre côté, à peu près à l’emplacement du kiosque à musique, près de l’ancienne batterie désarmée dite Batterie de la Plage. (à suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 476e livraison :

1933 – 25 mai : Simenon embarque à Marseille à bord du paquebot « Angkor » avec son épouse Régine. Ils débarquent à Istanbul le 1er juin.. Le reporter vient découvrir la Turquie et la Mer Noire avec son épouse mais ce voyage a également un but bien précis. En effet, le quotidien Paris-Soir l’envoie réaliser une interview de Léon Trotsky, qui séjourne depuis février 1929 sur l’île de Prinkipo, l’actuelle Büyükada la plus grande des îles des Princes au large d’Istanbul. Le 6 juin 1933, le reporter monte à bord d’un bateau à vapeur à destination de Büyükada où il rencontre le révolutionnaire russe le lendemain matin. L’article fait la Une de Paris-soir une semaine plus tard, les 15 et 16 juin 1933 — numéros qui contiennent par ailleurs les deux derniers épisodes de son roman « l’Écluse », publié en feuilleton depuis le 23 mai (Réf. Serge Plantureux).

1933 – 24 juillet : Trois semaines après la publication de l’interview de Trotsky au début de juillet 1933, le gouvernement français, Daladier étant président du Conseil, accorde l’autorisation de séjour en France, sous certaines conditions. Trotsky, Natalia et les amis qui les accompagnaient arrivèrent à Marseille le 24 Juillet 1933 (Réf. Serge Plantureux). Trotski débarque à Marseille, avec sa femme, sous surveillance policière.(voir ci-dessus : Cliché du « REPORTER MARSEILLAIS » : Léon Trotsky à Marseille 1933, cliché argentique, 167×224 mm, légende dactylographiée, tamponnée : «M. Leon Trotzky ancien commissaire du Peuple des soviets a débarqué clandestinement à Marseille. On dit que M. Trotzky accompagné de sa femme, se rend à Copenhague»). (Histoires et faits historiques… cassidennes) : « Trotsky et les amis qui les accompagnaient arrivèrent à Marseille le 24 Juillet 1933. La police, craignant que des manifestations n’aient lieu au point de débarquement ordinaire dans le grand port, avait arrangé un débarquement en vedette à Cassis. Un fonctionnaire de la sûreté les conduisit ensuite, par la route, à Saint-Palais, près de Royan, lieu choisi pour sa première résidence en France. » (Trotski est expulsé d’URSS en février 1929, après quatre années passées en Turquie il est accepté comme réfugié politique en France, c’est à l’occasion de ce voyage qu’il débarque à Cassis le 24 juillet 1933).

1933 –  26 juillet : Simenon débarque à Marseille. Le séjour turc du reporter et de son épouse s’achève le 19 juillet 1933. Ils quittent Istanbul à bord du “Théophile-Gauthier”, un navire français qui les ramène à Marseille une semaine plus tard. Simenon rédige plusieurs reportages consacrés à la Turquie et utilisera de nombreux souvenirs empruntés de ce voyage dans certains de ses romans (Réf. Serge Plantureux).

LA SEYNE-SUR-MER. 183e livraison :

(Ed. Chanteperdrix – Château Michel Pacha – 1916).

1950 – 18 juin :

1. ELECTIONS MUNICIPALES A LA SEYNE : le 18 Juin 1950 après une campagne électorale enflammée, enthousiaste mais correcte, la population seynoise répondit au décret du ministre, aux provocations des dirigeants R.P.F., aux calomnies de la presse, aux ordres, en réélisant la liste d’Union Républicaine et Résistante avec un gain de 905 voix et un siège supplémentaire (Marius Autran, tome 2, 1988).

2. ELECTIONS MUNICIPALES A SAINT-MANDRIER. De nouveau, la liste d’Union Républicaine et Socialiste menée par Louis Clément s’oppose à la liste communiste ayant à sa tête Gabriel Guittat. La liste de Louis Clément est élue avec une éclatante majorité ; les Mandréens ont su apprécier ceux qui étaient favorables à l’indépendance communale. Cette liste était composée de tous les partis politiques désirant la séparation. Chaque membre avait fait le serment de ne jamais faire de politique au sein du Conseil municipal (Gisèle Argensse, 2000, p. 25).

2010 – 18 juin : 23 COLLEGIENS VOLONTAIRES SE SONT REGULIEREMENT RASSEMBLES AU CENTRE D’INSTRUCTION NAVAL DE SAINT MANDRIER (VAR) POUR SUIVRE LES ACTIVITES SPORTIVES DES « CADETS DE LA DEFENSE » et découvrir l’environnement militaire. Au Centre d’Instruction Naval (CIN) de Saint-Mandrier, depuis décembre 2009, une classe de 3ème du collège Henri Wallon de La Seyne/Mer, a intégré l’action Cadets de la Défense. Encadrés par trois officiers mariniers réservistes, 23 collégiens se sont régulièrement regroupés le mardi après-midi pour 14 demi-journées réparties selon le calendrier scolaire de décembre 2009 à mai 2010 avec une alternance d’activités sportives et pédagogiques. Ces activités ont visé à l’acquisition de savoir-faire et de savoir-être, le programme ayant pour fondement un travail sur différentes valeurs, telles que l’engagement et la discipline de vie, l’affirmation et le dépassement de soi, le goût du travail et le sens de l’effort, les droits et les devoirs, le patriotisme. Les activités ont été volontairement inscrites sous les 4 thématiques que sont la défense du territoire et des populations, la mémoire et le patrimoine culturel, la défense des populations (civisme et cohésion) et la défense du patrimoine naturel. Ces thématiques ont été définies en collaboration avec l’Éducation nationale, partenaire de ce projet. C’est au cours de la cérémonie commémorative du 18 juin que les 50 cadets ont reçu leur attestation de fin de cycle et le diplôme de prévention et secours civiques (PSC1) des mains du capitaine de vaisseau François-Régis Cloup-Mandavialle, commandant le CIN. Ils ont succédé aux 30 cadets du cycle 2008/2009 et laissent la place aux futurs 50 cadets qui se présenteront au CIN dès le mois de novembre 2010 pour un nouveau cycle d’activités (defense.gouv / marine / actu-marine / premiers-pas-des-cadets-au-cin-saint-mandrier).

(à suivre)

TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 5ème livraison.

(Le vieux chenal à Toulon. Collection Jacques Lahitte – http://www.le-minot.com)

Rue de l’oratoire.

(suite)

L’enseignement y était gratuit, car le chapitre prélevait, à titre de rémunération, la dîme au taux d’un vingtième sur le vin et du seizième sur les grains.

Mais, dès le XVe siècle, la municipalité commença à exercer une certaine action sur l’instruction des enfants de la ville. Elle institua avec le concours de l’église une école communale dans un local qu’elle fournissait elle-même et maintint la classe du capiscol pour les enfants pauvres. Le chapitre dépité de voir les syndics s’immiscer dans des attributions qui, jusqu’à ce jour, lui avaient été dévolues, voulut, en 1566, se soustraire à l’obligation qui lui était imposée de fournir 50 écus pour les salaires d’un docteur en théologie et 30 écus pour ceux d’un précepteur. Un arrêt du 17 août de la même année condamna le chapitre à « pourvoir à ces dépenses » (Archives communales, GG. 54-55).

En créant l’école municipale les magistrats de la cité se réservèrent le droit de choisir et de nommer les écolâtres. Aucun texte ne nous apprend si l’enseignement donné dans la nouvelle école était gratuit : toutefois en présence de la modicité des gages de l’écolâtre, il est permis de supposer que les parents des élèves devaient payer, tous les mois, une certaine somme au professeur (Ces gages étaient, en 1427, de cinq florins par an ; en 1448, de dix florins ; en 1481, de vingt florins ; en 1568, de cent vingt florins).

A partir du milieu du XVIe siècle, la gratuité de l’instruction est un fait incontestable. On en trouve la preuve dans le texte suivant : * l’écolâtre s’engage à instruire les enfants de la ville, tant de bonnes lettres, chascung pour son degré, que bonnes mœurs et au service de Dieu, gratuitement »(archives communales, GG, 54-55).

(à suivre).

UNE BLAGUE (bien réelle celle-ci) POUR LA ROUTE (elle est extraite du livre de Jean-Charles, Drôle de Justice, 1980).

« un habitué du tribunal de Nevers était poursuivi une fois de plus pour ivresse sur la voie publique. Il rendit donc visite à son avocat. À la fin de l’entrevue celui-ci lui dit en souriant :

-Eh bien mon vieux, jusqu’à l’audience il faudra boire de la citronnade.

-Oui maître ; mais êtes-vous sûr qu’on en trouve dans le commerce ? »

A demain, donc ! et bon mardi à tous.


[1] Gisèle Argensse, 2000, p. 53.

2 responses to “ÉPHÉMÉRIDES DU 18 JUIN”

  1. Avatar de Jover
    Jover

    👍

    1. Avatar de Henri RIBOT

      Un très grand merci pour la réponse en retour de mon texte

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