ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 13 JUIN 2024 – 13e ANNÉE (n° 4175).
ILLUSTRATION : à la rubrique « En direct de nos archives », nous ajoutons aujourd’hui un 4ème volet : « à travers les rues de Toulon ».
LES FÊTES.

(La rade de Toulon. Cl. H. Ribot).
Ils sont près de 200 000 à vivre aujourd’hui sur le territoire français. Leur prénom : ANTOINE. Et le 13 juin, c’est leur fête, celle de saint Antoine de Padoue, mort le 13 juin 1231. Reconnu comme docteur de l’Église et saint de l’Église catholique romaine, Antoine de Padoue a vécu au Portugal, au Maroc, en France et en Italie.
Bonne fête à tous les Antoine !
DICTON :
« Saint Antoine clair et beau remplit cuves et tonneaux ».
Le calendrier républicain de l’An II dédie ce 25e jour de prairial à la TANCHE.
TRADITIONS ET LOCUTIONS PROVENÇALES :
Saint-Antoine était autrefois invoqué en Provence que pour retrouver les objets perdus.
A Aix, il partageait le copieux patronage des marchands drapiers, de soie, toiliers, dentelliers, merciers, quincailliers, garnisseurs de chapeaux, avec Notre Dame et Saint Joseph. Il y eut fusion des drapiers sous le titre de Saint Joseph, avec les merciers sous le titre de Saint Antoine de Padoue, le 13 mars 1648.
A Apt,jadis, où le saint protégeait les cultures, on faisait bénir les semences en l’invoquant tandis que le saint protégeait les enfants et que les parents pratiquaient la bénédiction « ad pondus pueri » et donnaient à un établissement charitablement un poids de blé égal au poids même de l’enfant qu’une même quantité de froment gardait « de tout mal, herpès, peste, épidémie, mortalité et fièvres dangereuses ».
C’est donc sur tout un avenir que Saint Antoine de Padoue veillait, l’enfant qui sera un homme, la semence qui sera moisson.
Un culte et un grand pèlerinage consécutifs à un don de reliques, existaient encore au début des années quarante à Cuges qui a une chapelle dédiée au saint.
PENSÉE :

(Zimbabwé, cliché H. Ribot)
« Il paraîtrait logique qu’un roman sur l’adultère soit écrit à la troisième personne. » (Grégoire Lacroix, écrivain, journaliste et poète français né en 1933, auteur de chansons et membre de l’Académie Alphonse Allais).
MÉTÉO MARINE POUR SANARY.

La dépression 1012 hPa centrée sur le Golfe de Gênes se déplace à 6 nœuds vers le Nord-Ouest pour être centrée sur le Sud-Est de la France.
Pour Sanary-sur-Mer : Avis de grand frais au large.
La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec le bon ensoleillement qui se confirme
Soleil radieux toute la journée. Le soir, ciel clair devenant peu nuageux.
Vent d’WNW force 5 se maintenant toute la journée. Rafales atteignant 32 nœuds en milieu de journée. Mer assez agitée. Houle petite et courte de WSW. Visibilité excellente.
UV 8
Température : 16° à 26° (ressentie 28°).
ÉPHÉMÉRIDES :

–1152 – 13 juin : HOMMAGE ET SERMENT DE FIDELITE A PIERRE, EVEQUE DE MARSEILLE, PAR LE VICOMTE RAIMOND GEOFROI. Parmi les présents : Aicardus de Tollone et Poncius de Madalgis (Albanès et Chevalier, Gallia…Marseille, n° 152). Texte (extrait) : Ego Raimundus Gaufrcdi de Massilia, filius Dulcelinc, juro tibi Petre, Massilie episcope, fili Beatricis, quod ego non tollam tibi vitam tuam, nec membra tua que corpori tuo juncta sunt, et quod ego non capiam te, vel capere faciam, nec ullus homo vel aliqua femina per meum consilium, vel per meum consentimentum Juro etiant libi civitatem tuam, et omnia castella et villas, et totum honorem Massiliensis ecclesie. (…)
–1152 – 13 juin : Hommage et serment de fidélité à Pierre, évêque de Marseille, par le vicomte Raimond Geofroi. Parmi les présents : Aicardus de Tollone et Poncius de Madalgis (Albanès et Chevalier, Gallia…Marseille, n° 152).
–1198 – 13 juin : IL FAUT DEFENDRE L’ABBAYE DE SAINT-VICTOR – Saint-Pierre de Rome – Bulle du pape Innocent III ordonnant aux archevêques d’Arles, Aix et Embrun et à leurs suffragants de défendre par l’excommunication et l’interdit l’abbaye de Saint-Victor contre Geofroi de Marseille, Guillaume Vedian et Dauphin, chevaliers, et autres. (acte 307 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926, réf : B. Arch. du Vatican, Registr, I Innocent i III. n° 268. a. Innocentii epistolae, édit Baluze. I. p. 139, n° 28, b, Idem édit Migne, Patrologie latinr, t. 214, vol. 225. IND. : Bréquigny, Table chronologique, t. IV, p. 237. – Potthast, Regesta pontificum Romanorum, n° 282. – Albanès et Chevalier, Gallia… Arles, n° 714)
–1240 – 13 juin : à cette date, la Bibl. nat., fr. 30884, dossier 3. fol. 41 donne le texte du testament de Burgondion de Trets, vicomte de Marseille. Il élit sa sépulture au monastère de Saint-Victor, auquel il lègue 10 sous d’or, un cheval et les armes d’acier qu’il portait à la guerre ; il laisse à ses fils Dragonet et Raimond (note : il se fit religieux franciscain et fut élu général des Frères Mineurs au chapitre tenu à Rieti en 1289, en présence du pape Nicolas IV. Son humilité lui fit refuser l’évêché de Padoue que le pape Boniface IX voulait lui donner. Sur sa volonté, sa bibliothèque fut partagée après sa mort entre les couvents de Marseille et d’Aix, conformément à l’autorisation qu’il avait reçue du pape en 1295), par moitié, ses biens du terroir de Marseille, dont ils jouiront de l’usufruit jusqu’à 18 ans ; dans le cas où ils devront faire profession religieuse dans un couvent de leur choix, ces biens iront ensuite à leurs autres frères. Il veut que si son fils Burgondion II décède sans mâles (ce qui arriva, car Burgondion n’eut de sa femme Béatrix de Saint-Jullien que deux filles.), sa part aille à lsnard d’Entrevennes, son frère. Il lègue à Raimond trois parts de Puyloubier ; à Dragonet, celles de Pourcieux et Pourrières ; à Raimond Geofroi, celles de Rousset et de Belcodène ; à chacune de ses filles, Béatrix et Douceline, religieuses à Saint Zacharie, 20 sous d’or et une pension de 20 sestiers d’annone ; à sa fille Cécile, femme de Gaucher de Forcalquier, 20.000 sous raimondins, en sus de sa dot de 5.000 ; à ses filles Briande et Sanche, 10.000 sous à chacune pour leur mariage. (Acte 524 des vicomtes de Marseille, Henri de Gérin-Ricard, 1926.
–1289 – 13 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Mons olivetus, (charte aux archives municipales). Montolivet – quartier rural, quartier de Saint- Julien (1872).
–1299 – 13 juin : LIEUX-DITS D’ALLAUCH –
1. Fons Blanca (acte notarié). La Fontaine – lieu-dit, quartier des Plâtrières.
2. Dan Dovier (acte notarié). Landouillez, quartier rural, quartier de la Vieille. Première mention : Landoarium, 20 août 1125 (ch. de compromis sur la terre d’Allauch, aux archives de la Major).
–1360 – 13 juin – GUERRE DE CENT ANS – Ratification du traité de Brétigny par Jean II le Bon et Édouard III d’Angleterre à la Tour de Londres.
–1392 – 13 juin – GUERRE DE CENT ANS – Tentative d’assassinat sur la personne d’Olivier V de Clisson perpétrée par Pierre de Craon.
–1496 – 13 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Valloun des Antenes, (registre N° 82 des archives de l’Evêché). Les Antènes – lieu-dit, quartier des Martégaux (1872).
–1631 – 13 juin : LOUIS XIII OCTROIE AUX HABITANTS DE LA SEYNE LA PERMISSION D’INSTALLER DES COMPTOIRS DE BOUCHERIE – Les raisons qui avaient milité en faveur de l’octroi de fours à cuire le pain, pour la succursale de La Seyne, se trouvaient également parfaitement valables pour lui faire accorder des comptoirs pour la vente de la viande et de la charcuterie, et même d’autres avantages nécessaires à sa vie. (…) (On) ne pouvait-on continuer à imposer à une population, de plus en plus grandissante, l’obligation de grimper jusqu’à Six-Fours pour se procurer ces denrées. Cela avait pu s’expliquer lorsqu’il ne s’agissait que du ravitaillement d’habitants de quelques hameaux éloignés de la métropole. A la suite des requêtes présentées et appuyées par l’abbé de Saint-Victor, le roi de France, Louis XIII, octroya, par lettres patentes données à Saint-Germain-en-Laye, le 13 juin 1631, aux habitants du bourg de La Seyne, la permission d’installer des comptoirs de boucherie « pour vendre et débiter de la viande au public à l’avenir, journellement et perpétuellement, tant pour leur nourriture que pour celle des marchands, patrons et autres négociants abordant audit lieu et au port de La Seyne ». Ce document important fait ressortir nettement l’évolution marquée vers une économie indépendante de ce village grandissant qui semble pourtant être encore bien solidement lié à Six-Fours, en 1631. En outre, il a l’avantage de nous faire connaître que nos ancêtres avaient fait valoir, à l’appui de leur requête, que « le lieu de La Seyne est situé au bord d’un des meilleurs et des plus beaux ports de notre côté du levant, audit pays, dans lequel abordent ordinairement beaucoup de barques et de vaisseaux comme encore ceux des étrangers ». Devant cette nouvelle conquête des Seynois et pour des motifs d’intérêt autant que de prestige, les gens de Six-Fours tentèrent de s’opposer à ce droit reconnu aux habitants de La Seyne ; ils leur intentèrent bientôt un procès. Mais, la sagesse aidant, un arrangement intervint rapidement entre les deux parties. Il fit l’objet d’une transaction, en date du 12 septembre 1631, reçue par Me Lombard, notaire, en présence de Messire Jean de Gérente, camérier du monastère de Saint-Victor, vicaire général et procureur de Mgr le comte de Moret, abbé de ladite abbaye ; cette transaction était faite entre les sieurs Pierre Martinenq, écuyer, Laurent Martiny et Etienne Tortel, consuls de la communauté de Six-Fours, et noble Michel de Tortel, seigneur de Ramatuelle, sieur Joseph Beaussier, bourgeois, et autres notables du lieu de La Seyne, aux conditions qui furent stipulées comme suit : les Seynois pourront établir librement des commerces de boucherie et de charcuterie, de même que les personnes du lieu de Six-Fours qui en feraient la demande dans le délai d’un mois, et ce, par acte public, sous la réserve, cependant, du paiement à la communauté de Six-Fours d’une somme de 1.500 livres pour tenir compte de la diminution de vente en résultant pour cette communauté (Louis Baudoin, 1965, p. 127-128).
–1655 – 13 juin : LOGEMENT DE GENS DE GUERRE A LA SEYNE. La Seyne fait l’objet d’une ordonnance, en date du 13 juin 1655, de Mgr de Vendôme, duc de Mercœur et d’Etampes, pair de France et lieutenant général pour le roi en Provence. Cette ordonnance défend à tous les officiers, soldats, gens de guerre de toute condition, tant à pied qu’à cheval, de loger et de fourrager audit lieu de La Seyne et sur son terroir à peine d’être punis selon les ordonnances en vigueur, La Seyne étant mise sous la sauvegarde du roi et la sienne propre (Louis Baudoin, 1965, p. 149).
–1667 – 12 et 13 juin : Faisant suite à la demande de séparation de Sanary, à l’opposition de Colbert et aux doutes du roi, des aménagements sont acceptés : l’auditoire de justice est construit près de la Tour Saint Nazaire, ( c’est à sa place que sera construit l’Hôtel de la Tour dans sa première version). Le seigneur fit aussi construire, contre les fossés, une petite maison qu’il louait.
–1673 – 13 juin : LE 2 JUILLET 1673, LE CONSEIL DE LA SEYNE RATIFIE LA DÉPENSE SUIVANTE : « (…) parcelle et mandat de vingt-six livres six sous, payé à Claude Augarde pour le radoub de la fontaine du Courton, dudit jour (= 13 juin) » (Mireille Bailet, Histoire et Patrimoine seynois, Cahiers avril 2004)
–1683 – 13 juin : CONDUITE DES EAUX DE LA FONTAINE DE BERTE A LA SEYNE – C’est (…) en faveur de « Jacques Sallomé, potier de terre à Tollon », qui a semble-t-il changé d’avis, que les consuls « passent acte de prix » le 31 mai 1683 pour « la conduite des eaux de la fontaine de Berte » (délibération du 13 juin 1683) ! Pourtant, une ou deux semaines avant, de nouveaux problèmes se sont présentés : à cause de la grande sécheresse (dès le mois de mai !) la source de Berthe est presque tarie. Des maîtres fontaniers disent qu’en « baissant le fossé de ladite source encore de deux pans », elle rejaillira (délibération du 23 mai 1683). Le Conseil délibère sur ces nouveaux travaux, puis les accepte : « lequel Conseil, sans préjudice de la délivrance qui a été faite de la conduite de la susdite source pour la faire exécuter quand il sera à propos, a délibéré que ‘pour un cependant’ (= en attendant) lesdits sieurs Consuls feront faire la mère de ladite source avec le pied de poule conformément aux articles qui en ont été dressés, et conduire icelle par un bornelage jusqu’au fossé du côté du midi du pré de Michel Collomby prêtre » (23 mai 1683). Et il accepte aussi les frais supplémentaires : « et parce que les propriétaires des terres auxquelles les fossés ont été ouverts demandent leur dédommagement, donnent pouvoir aux dits sieurs Consuls de les payer à l’estime des experts qui par eux en seront convenus » (ibid.) Pour ces derniers travaux, on trouve, lors de la ratification des comptes du 2 juillet 1683, la mention : « parcelle et mandat de 19 livres 17 sols, payé à André Aycard pour les nouveaux frais faits à la fontaine de Berte, sauf le remboursement sur les entrepreneurs d’icelle du dernier juin 1683. »
–1720 – 13 juin : A Marseille, l’épidémie commence : Le 13 juin, le gardien du Grand St-Antoine meurt ; le 20 juin, une femme meurt avec bubons, rue Belle Table. Le 25 juin, mort d’un mousse du Grand St-Antoine et de plusieurs hommes qui ont transporté les ballots d’étoffe au Lazaret. Désinfection du bateau. 28 et 29 juin, un tailleur et sa femme meurent, place du Palais. 1er juillet, 2 femmes meurent, rue de l’Echelle ; le 4 juillet, 1 mort, rue Galant ; 9 juillet, un enfant meurt, place de Lenche : le docteur Peysonnel affirme aux échevins qu’il y a la peste (André Maurice, 1983).
–1755 – 13 juin : PAUL-FRANÇOIS-JEAN-NICOLAS- VICOMTE DE BARRAS DIT « BARRAS », né à Fox Amphoux (Var) le 13 juin 1755, est le seul régicide excepté par la loi du 18 janvier 1816. Il mourra à Chaillot (Seine) le 29 janvier 1829.
–1769 – 13 juin ( ?) : BATAILLE DE PONTE-NUOVO : LES FRANÇAIS BATTENT PASQUALE PAOLI (lâché par une majorité de Corses). Paoli s’embarque le 13 juin sur un navire britannique et part en exil en Angleterre dont le roi lui versera une pension (Ambrosi C., 1971, « Corse. 2. Un objet de rivalités historiques ». Encyclopaedia Universalis, vol. IV, 1971, p. 1057 à 1058).
–1770 – 13 juin : Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 32 : hommage, investiture et dénombrement de la terre de la Molle prêté par M. de Fonscolombe.
–1771 – 13 juin : Nouvelle reconnaissance de Bormes. Et lettre de Dom Massilian, procureur de la Verne, à Bormes déclarant que les chartreux ] désirent maintenir la paix dans laquelle ils vivent depuis plus d’un siècle avec les habitants du lieu (Maurel M., 1974).
–1790 – 13 juin : Sanary, chapelle des Pénitents – Les commissaires du département ayant décidé que les assemblées primaires de district préparatoire à la fête de la Fédération se tiendraient le 13 juin, les officiers municipaux du canton – qui comprenait Bandol et Saint-Nazaire – organisèrent la réunion des électeurs actifs du canton de Sanary le dimanche 13 juin 1790 à 7 heures du matin, dans la chapelle des Pénitents afin d’élire leurs 6 représentants (Rotger B., 1984).
–1792 – 13 juin : LE ROI RENVOIE LE « MINISTERE GIRONDIN » (Pierre Goubert, Initiation …, 1984 ; Duby Georges, Histoire de la France, 1987).

–1793 – 13 juin : NAPOLEON BUONAPARTE ET LES SIENS DEBARQUENT A TOULON ; la famille s’installe dans une modeste villa, à La Valette. Le futur empereur sollicite la faveur d’être réintégré dans son arme, et il l’obtient ; mais il faut trouver la subsistance pour la mère, le dernier des garçons, Jérôme, et les trois filles, Caroline, Elisa et Pauline. Or, Lucien, l’aîné, alors à Toulon, était un des orateurs écoutés du club jacobin (St-Jean). Lœtitia et les quatre enfants vont s’installer au 2e étage d’une maison qui fait l’angle de la Grand’Rue, à La Valette (Paul Maurel, 1945).
Quand Napoléon Bonaparte débarque à Toulon, le 13 juin 1793, la situation de la France est tragique la Vendée a pris feu, les Austro-Prussîens ont enfoncé nos lignes. Dumouriez a trahi, passant monstrueusement en face de ses propres soldats, et les Girondins sont en train de soulever contre la République les deux tiers du pays. Mais l’affaire de Napoléon Bonaparte n’est pas le service de la France La France ne sera jamais pour lui autre chose qu’un champ d’exploitation. Le seul souci du capitaine Bonaparte, en juin 1793, est de se procurer des ressources, et il a son thème : » Il se pose en victime ; Montagnard de fraîche date mais Salicetti est là pour masquer, en haut lieu, son tout récent passé de séparatiste corse », il a tout sacrifié à son idéal. Ses biens ont été confisqués par les réactionnaires paolistes, ces malfaiteurs, ces antipatriotes. En conséquence, martyr de sa foi, il a droit, et sa famille a droit comme lui, à une indemnisation substantielle. Arrivé à Toulon le 13 juin, Napoléon Bonaparte se présentera le 26 seulement à son corps, ayant su décrocher — ce qui est savoureux quand on connaît, comme nous, ses perpétuels congés — un « arriéré de solde », arrondi sur sa demande à 3000 livres, soit plus de 20 000 francs de 1999. D’un seul coup, une jolie rafle, grâce à ses relations politiques. (Dans le flot inouï des facéties et contes que « l’empereur » débitera à Sainte-Hélène pour l’édification de son entourage, et à l’adresse de la postérité, relevons cette perle, cette brillante trouvaille, du 24 décembre 1816 « De toute ma vie, je ne me suis jamais occupé d’argent.
–1830 – 13 juin : CONQUÊTE D’ALGER.
1. LA TROUPE SE PRÉPARE A DÉBARQUER : Le 13 juin, au point du jour, les montagnes, puis les murailles blanches d’Alger et le rivage couvert de jardins reparurent aux regards à travers la brume épaisse qui règne habituellement sur cette côte. Le moment était venu. Peu à peu, la brume tombée, les objets devinrent plus visibles. Les soldats, sortis de leur prison, étaient rangés en bon ordre sur le pont, le sac sur le dos, le fusil au pied, astiqués et leurs armes luisantes. Pour les musulmans, l’arrivée de la flotte française, c’était la domination étrangère et la conquête ; pour les esclaves chrétiens et les prisonniers, c’était la patrie et la liberté (Alfred Nettement, Histoire de la conquête d’Alger).
2. OLLIOULES HÉBERGE DES TROUPES PARTANT POUR ALGER – En préparation de la conquête de l’Algérie, Ollioules héberge 32 officiers, 603 soldats jusqu’à nouvel ordre. Protestation du Maire contre le nombre de soldats à loger (Castellan E., 1937, p. 294-295).

–1841 – 13 juin : UN RECTEUR POUR SAINT-MANDRIER – M. Jean Baptiste Lautier, prêtre vicaire de la paroisse de La Seyne a été nommé recteur de la succursale de Saint-Mandrier par Monseigneur l’évêque de Fréjus le 13 juin. Il a été installé en cette qualité le 17 juin. Il faudra voter une indemnité de logement, aucune maison presbytérale n’existant à la presqu’île. Saint-Mandrier a donc un prêtre, mais il faut maintenant construire l’église et pour cela on doit trouver un terrain. C’est le Conseil de fabrique de la succursale qui va s’en occuper (Gisèle Argensse, 1989, p. 63).
De 1841 à 1863, J.-B. Lautier sera curé de Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989, p. 230).
–1863 – 13 juin : VOYAGE INAUGURAL DU PAQUEBOT MEINAM SUR CONSTANTINOPLE où il est affecté une année sur les lignes annexes du Levant. Ce paquebot, construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne, est le second d’une série de trois paquebots en fer, à hélice, construits d’après les plans de Vésigné, gréés en trois-mâts barque, avant à guibre, une cheminée (frenchlines / ship fr 1235).
–1877 – 13 juin : AJELLO’S SAGA – Naissance de Etienne Antoine Ajello, fils de Nicolas Ajello, pêcheur, 33 ans, domicilié à Saint-Mandrier, et de Anne Joséphine Cancelin, sans profession. Les témoins sont : Jacques Coste, 53 ans, Garde-champêtre à Saint-Mandrier, et Henri Chèvre, 58 ans, propriétaire à Saint-Mandrier. Adjoint spécial : Charles Ferrat (Registre des naissances de 1877, acte n°21. Annotation en marge : Le mariage de M. Ayello –sic- Etienne Antoine avec Mlle Thérèse Coppola a été célébré à la Mairie de Saint-Mandrier le 9 avril 1902).
–1881 – 13 juin : FORTS DE LA POINTE, DU GROS CERVEAU, ET DE PIPAUDON – L’accord pour la construction des forts de la Pointe, du gros Cerveau, et de Pipaudon est donné le 13 juin 1881. Celui pour la construction du fort du Mont Caume est retardé. Les travaux de construction de l’ouvrage de la Pointe débutés en 1883, s’achèveront en 1890.

–1886 – 13 juin : MORT DE LOUIS II DE BAVIERE DANS DES CIRCONSTANCES MYSTERIEUSES – C’était un dimanche, le 13 juin 1886 – le dimanche de la Pentecôte. L’impératrice d’Autriche, Elisabeth, se trouvait à Feldafing, dans un petit hôtel situé au bord du lac de Sternberg des rives duquel elle pouvait voir le petit château de Berg. La veille, encadré d’infirmiers et de médecins psychiâtres, le roi Louis II de Bavière y avait été conduit après avoir été enlevé de son château du Neuschwanstein. Le roi n’était plus qu’un pauvre dément et ne pouvait plus régner. Elisabeth ne pouvait croire à la folie de son cousin. Elle connaissait sa nature exaltée. Elle détestait la cour de Vienne autant que Louis II haïssait celle de Munich. Tous deux avaient la même répugnance pour les corvées officielles. Ainsi, l’impératrice était la seule personne à le comprendre. Elle l’appelait l’Aigle, il l’appelait la Colombe. L’hérédité Witelsbach a peut-être moins pesé sur elle que sur lui, mais Sissi ne peut cependant être considérée comme un être normal, elle qui disait « N’avez-vous par remarqué que chez Shakespeare les déments sont les seuls sensés ? » Quelques heures plus tard, elle apprit les détails du drame : la découverte du corps du roi, étendu dans une eau peu profonde et de celui de son médecin la tête dans l’eau et les pieds sur la berge. Les deux hommes se sont-ils battus ? Le roi voulait-il rejoindre Sissi qu’il savait tout près ? on ne sait. Sissi fut anéantie. Elle fit envoyer un petit bouquet de jasmin qui fut glissé dans la main droite du roi. Dernier adieu de la Colombe à l’Aigle (André Castelot, L’Almanach de l’Histoire).
–1894 – 13 juin : Publication du décret de séparations des eaux entre les prud’homies de Sanary et du Brusc. Malgré les avis émis par la première autorité du port de TOULON, en matière de pêche, malgré le vœu du Conseil Général, mieux placés que les bureaux de Paris pour juger de la question, les réclamations des sanaryens furent rejetées. Il n’y avait plus aucun espoir de faire revenir le Ministre sur une décision qui paraissait lui avoir été dictée par certaines influences.
–1940 – 13 juin :
1. ATTAQUES AÉRIENNES ITALIENNES sur Toulon, La Seyne, Hyères les 12-13 juin (voir le cliché en illustration d’article). Le 12 juin, vers 23h30, trois avions italiens survolèrent Toulon et furent pris à partie par la DCA. L’un d’eux fut abattu. Aucune bombe ne fut lâchée.
Au même moment, d’autres appareils lâchèrent vingt-cinq bombes sur l’usine des torpilles de Saint Tropez et cinq sur l’aérodrome de Hyères Palyvestre : aucun dégât, l’usine ne fut même pas atteinte.
Le 13, vers 11h30, un raid se présente à l’Est de Toulon. Trois groupes, 3 + 3 + 9 appareils, se dirigent vers Toulon tandis qu’un quatrième, 4 appareils, se dirige vers Hyères.
Entre 11h33 et 11h36, les différentes batteries de DCA et les navires présents sur rade ouvrent le feu provoquant la dislocation des formations. Une partie des assaillants se reforma en section de trois appareils et lança sur la rade tandis que le gros des assaillants larguait les siennes en mer. Les bombes tombèrent à l’arsenal du Mourillon, dans le port marchand, dans la darse des combustibles et sur rade. Les dégâts furent insignifiants. Un chaland à mazout fut traversé par une bombe qui n’explosa pas. Au retour, l’Archimède qui était en surface au large du Titan fut attaqué mais sans succès. Un appareil fut abattu par la DCA tandis que trois autres l’étaient par la chasse. La chasse d’escorte italienne abattit un bombardier en piqué français de l’AB 3.
Cette même formation italienne bombarda Cannes et y incendia deux maisons faisant quelques victimes dans la population civile. (Source : Carrof – Le Théâtre Méditerranéen – Tome I).
2. LE SOUS-MARIN MORSE (TYPE REQUIN) EST PERDU PAR MINE devant Sfax entre le 13 et le 16 juin.
–1941 – du 11 juin : CARNET DE L’AMIRAL JUBELIN – “L’AMIRAUTE ME CONFERE LE DROIT DE PORTER LES AILES DE LA FLEET AIR ARM, AUX REMIGES BRODEES D’OR DE CHAQUE COTE DE LA COURONNE POURPRE. C’est la première fois que cet honneur est fait à un étranger. Voici la traduction de l’original :
“11 juin 1941. (N° FA/.12),
“Je viens de recevoir une lettre du contre-amiral Moody, directeur de la division aéronavale, qui approuve, comme cas très spécial, que l’autorisation soit donnée au capitaine de corvette Jubelin de porter l’insigne de pilote de la Fleet Air Arm, pourvu qu’aucun autre insigne ne soit porté en même temps.
« Le cinquième lord de l’Amirauté désire qu’il soit bien entendu que cette décision n’a été prise qu’après un très minutieux examen. Il ajoute que le port du « badge » de la Fleet Air Arm est un privilège très jalousement gardé et qu’il est sûr que le bénéficiaire s’en montrera digne.
Signé : A.-D. LACY, O, Officier de liaison auprès des Forces Navales Françaises Libres. »
–1944 – 13 juin :
1. JOSEPH DARNAND, CHEF DE LA MILICE EST NOMME SECRETAIRE D’ETAT AU MAINTIEN DE L’ORDRE ce qui donne toute latitude à la Milice pour la chasse aux Résistants et la répression.
2. BATAILLE DE FRANCE : FRONT DE NORMANDIE, SECTEUR DE BAYEUX. Le 13 juin, la menace alliée se précisa. Pendant que Montgomery, avec les chars de la 50e D.B. continuait d’attaquer de front Tilly, et Lingèvres, fixant ainsi les réserves allemandes, un groupe de combat de la 7e D.B. se glissait furtivement le long du flanc de celles-ci et atteignait Villers-Bocage. Un char Tigre, posté en observation, découvrit ce mouvement. Depuis le 7, il roulait depuis Beauvais en direction du front avec son unité (le 501e S.S.). Repérés près de Versailles par les avions chasseurs de char (JaBos, en Allemand) dès leur départ de Versailles, ils n’étaient arrivés que le 12 en roulant uniquement de nuit. Pour le 13 au matin, le 501 ne prévoyait que du service technique en vue de réparer les dégâts causés par les bombes. D’où la reconnaissance qui va détecter le mouvement britannique qui, loin d’être une simple détachement était en fait un véritable groupe de combat qui roulait dans le dos de la Panzer-lehr ! La colonne blindée britannique traverse Villers-Bocage. En fait, il s’agit de l’avant-garde de la 7e D.B. composée à la fois de la 212e brigade de chasseur en son entier accompagnée d’une fraction de la 1ere brigade, entre autres, on y retrouve le fameux 8e Hussards, la 1ere blindée et le 5e détachement d’artillerie. Après avoir traversé le village, le gros britannique poursuivit par la route nationale en direction de Caen, tout cela sans avions de reconnaissance ni chasseurs. Insouciance ? Le char Tigre posté en observation n’attend pas, il ouvre le feu avec son canon de 88 et met aussitôt en flamme le char britannique de pointe avant de s’élancer hors du boqueteau où il était à couvert. Fonçant sur les Anglais, il ne s’arrête que pour tirer puis repartir, longeant ainsi toute la colonne où il sème la confusion. Ce fut un massacre. Quatre autres Tigre vinrent se joindre au premier puis toute la 1ere compagnie du 501. Ce combat du 13 juin à Villers-Bocage est à coup sûr un des plus extraordinaires épisodes de toute la bataille de Normandie : une douzaine de Tigre engagés contre toute une brigade, l’élite des “rats du désert” de Montgomery, celle qui était venue à bout de l’Afrika Korps en Afrique du Nord. L’attaque blindée britannique avait bel et bien été battue en brèche.
Dans l’après-midi, ce fut au tour de l’infanterie allemande d’attaquer le village dans lequel les combats de rue se poursuivirent jusqu’ soir du 13 juin. Puis les Britanniques évacuèrent le terrain pour se retirer dans la région de Livry, laissant derrière eux 27 chars détruits, le général de brigade, quinze officiers et cent soixante-seize hommes tués.
Cependant, le plan de Montgomery ne se limitait pas à ce seul mouvement de la 7e D.B. Il y avait aussi l’attaque frontale de Tilly. Après l’affaire de Villers-Bocage, cette fixation de l’armée allemande dut être transformée en tentative de percée (Paul Carell, Ils arrivent).
3. BATAILLE DE FRANCE : FRONT DE PORT-EN-BESSIN. Le 13, le temps se couvre, avec un vent froid et même apparition de crachin vers 14 h. C’est aussi le moment du départ pour le Georges Leygues et le Montcalm. L’amiral ordonne de rallier les Grandcamp à 2 et 1 milles de la pointe de la Percée, le Montcalm entre les 2 cuirassés américains Texas et Arkansas, le Georges Leygnes entre le Texas et le croiseur anglais Glasgow. Peut-être y aura-t-il une occasion d’intervenir dans cette région où la progression des alliés a été moins rapide; en fait, seul l’Arkansas ouvre le feu (il se fait d’ailleurs bientôt remplacer par le Nevada). Les croiseurs français se bornent à être témoins de l’essai, par une trentaine de chasseurs Thunderbolt, d’un aérodrome improvisé, à 500 mètres de la falaise au sud de la pointe de la Percée, de même que, le matin, ils avaient pu constater l’état d’avancement des travaux de construction du port artificiel de Saint-Laurent, où de nombreux cargos sont déjà mouillés. La journée du 14 juin se passe sans le moindre incident ; simplement la dernière nuit que le groupe JAUJARD passe en vue des côtes normandes, est encore remplie d’avions et d’explosions de bombes. Un avion laisse tomber un projectile sur l’arrière du Montcalm et le Georges Leygnes mieux placé (parce que plus près) le signale comme une bombe, ayant explosée à 850 mètres de lui. Le reste de la nuit est illuminé par des fusées éclairantes lâchées par les avions ennemis vraisemblablement pour photographier les bâtiments au mouillage.
L’ordre d’appareillage pour Milford Haven, arrivé une première fois le 14 à 19 h 00 puis annulé à 00 h 15, arrive derechef le 15 à 19 h 00 et le groupe Georges Leygnes s’ébranle vers 20 h 00 à 23 nœuds, par un chenal dragué où se pressent de nombreux cargos, LCT, LST, LSI etc.
Au cours de cette traversée, sans encombre, malgré des risques de collision qui forcent à diminuer la vitesse jusqu’à 12 nœuds, ou malgré des mines flottantes dont une est évitée de justesse par le bâtiment amiral, les deux croiseurs ont la satisfaction de rencontrer plusieurs corvettes françaises, en opération d’escorte de convoi, la Roselys le 15 au soir, vers 22 h 45 et deux autres le 16 vers 11 h, parmi lesquelles le Georges Leygues identifie le Commandant d’Estienne d’Orves.
A 17 h 30 le 16, les croiseurs français prennent leur coffre sur rade de Milford Haven où ils resteront jusqu’au 11 juillet pour regarnir leurs soutes à munitions, se ravitailler en mazout et en approvisionnements avant de rejoindre la Méditerranée pour participer au débarquement de Provence (M. Masson, CF Muracciole, LV de Villardi de Montlaur, 1969).
4. BATAILLE DE FRANCE : PYRENEES ORIENTALES.
48 travailleurs dont 41 requis sont dirigés vers l’Allemagne (Offices des A.C.V.G., Etats nominatifs).
L’occupant communique : les membres des groupes de Résistance seront considérés comme des francs-tireurs et, par conséquent, seront passibles de la peine de mort (AM. Perpinyà, Périodiques, L’Indépendant des P.-O., 13-6-1944, n° 13 ‘ p. 1, col. 5).
La douane allemande arrête à Sant Marsal, Jean Puigsegur et & frère Eugène qui servaient de passeurs. Us seront internés à Perpignan puis à Carcassonne, Compiègne, Péronne et déportés vers l’Allemagne où ils n’arriveront jamais, leur convoi ayant été intercepté par les troupes du général Patton qui sauvèrent tous les déportés (A.D.P.O., Versement Cour de Justice, Dossier n° 367).
–1962 – 13 juin : LES FCM DE LA SEYNE LANCENT LE « SAGAFJORD » – Lancement, par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, du navire de croisière norvégien Sagafjord, de la Norwegian America Line. Du 2 au 11 octobre 1965, le bâtiment réalise sa 1ère croisière entre Oslo et New-York.
–1975 – 13 juin : ATTENTATS CONTRE LE SECRETAIRE GENERAL DE FORCE OUVRIERE et, par erreur, contre l’homonyme du rédacteur en chef du journal « LE PARISIEN LIBERE », Bernard Cabannes, qui est tué.
–1980 – 13 juin : TERRORISME – A Paris, le Mossad assassine le physicien nucléaire Yahya Al-Meshad qui travaillait pour l’Irak.
–1988 – 13 juin : LE 4 FEVRIER, LA COURS SUPRÊME DE L’URSS DÉCIDE LA RÉHABILITATION JUDICIAIRE DES VICTIMES DE STALINE – Cette réhabilitation concerne dix personnes condamnées à mort lors de la purge de mars 1938, ; parmi celle-ci on relève les noms de Rykov et Boukharine, accusés de conspiration avec l’étranger et dont les idées sont proches de celles de Mikhaïl Gorbatchev. Un officiel a reconnu que le procès avait été truqué et que les aveux des condamnés avaient été extorqués par des méthodes illégales, en clair, des tortures. Le 13 juin, ce sera au tour de Zinoviev et de Kamenev d’être réhabilités.
–2010 – 13 juin : L’AERONAVALE FÊTE SES 100 ANS – Près de 40 000 personnes ont foulés le tarmac de la base d’aéronautique navale le 13 juin 2010 pour assister au rassemblement aérien organisé pour ce centenaire de l’aéronautique navale français. Les alentours de la base ont connu le même engouement : environ 20 000 personnes ont pu assister aux manœuvres aériennes. En l’air, près de 110 avions et hélicoptères français et étrangers se sont rassemblés pour retracer les grandes étapes de l’aéronautique navale d’hier à aujourd’hui.
–2020 – 13 juin : INCENDIE A BORD D’UN SOUS-MARIN NUCLÉAIRE – Alors qu’il est en cours de travaux dans l’arsenal de Toulon un grave incendie se déclare à bord du sous-marin nucléaire d’attaque « Perle » (FT, 2020). « La Perle ressuscitée – Un an après l’incendie, le sous-marin est en réparation à Cherbourg. Il sera opérationnel en 2023 (Var-Matin, 10 juin 2021).
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 273e livraison : (suite)

Qui fut GEORGES GALLI dont le nom a été donné à la Maison de la Jeunesse ? (suite)
1929 – 15 août : il vit une expérience spirituelle particulière : après avoir ressenti un appel à l’occasion de la messe du 15 août 1929, il disparaît à Noël en laissant un mot : « Je pars pour une autre vie. Je vous écrirai plus tard. Oubliez-moi, je tâcherai d’être un autre.«
Cet autre, il le devient à l’issue d’une messe en la chapelle du French Hospital à Picadilly le 15 août 1929, durant laquelle la vocation ecclésiastique s’impose à lui. Il a 27 ans et part demander asile dans un séminaire en Belgique.
Il abandonne la carrière cinématographique et entre chez les Rédemptoristes, congrégation ayant été chassée de France comme tant d’autres en 1903.
Entre 1930 et 1931 : Georges Galli fait son noviciat à Glimes (Belgique), dans le Brabant wallon.
1931 – 8 septembre : il fait profession temporaire.
1933 – 28 septembre : il reçoit l’acolytat (l’acolyte est un clerc promu à l’un des quatre ordres mineurs, et dont l’office est de porter les cierges, de préparer le feu, l’encensoir, le vin et l’eau, et de servir à l’autel le prêtre, le diacre et le sous-diacre).
1934 – 20 septembre : à l’issue des études de philosophie et de théologie à Valkenburg (Pays-Bas), il est admis à faire profession perpétuelle. Mais est-il fait pour la vie communautaire ?
1937 – 15 mars : le Général de la congrégation, le Père Murray lui écrit : « Si vos supérieurs disent que vous n’êtes pas appelé au sacerdoce dans notre Congrégation, il vaut bien mieux pour vous de la quitter. Y rester serait, à mon avis, commettre un suicide spirituel. »
1937 – 12 juillet : il demande d’être dispensé de ses vœux (en termes d’église, les trois vœux sont ceux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance).
1937 – 19 juillet : Il obtient l’excardination et se tourne vers l’évêque de Nice, Mgr Paul Rémond, qui ne manifeste pas un grand enthousiasme pour accueillir quelqu’un dont il ne connaît pas les raisons de sa réorientation. Le chanoine Galli analysera beaucoup plus tard ce passage des plateaux de cinéma à la vie sacerdotale : » J’étais jeune, beau, fêté, aimé. Je gagnais de l’argent, beaucoup d’argent. Ce que je suis devenu, c’est à l’Église que je le dois, à l’Église seule. Après mon entrée dans les ordres, j’ai traîné mon passé comme un boulet. Je suis devenu – je le suis certainement encore – un ‘curé de cinéma‘ » ; il est certain qu’on le regarde avec circonspection. Il avait songé aux missions mais son âge l’oblige à y renoncer. On lui fait comprendre aussi que l’enseignement ne peut être envisagé…
1937 – 27 novembre : Mgr Simeone prend la décision de l’incorporer au diocèse de Fréjus et Toulon le 27 novembre 1937.
(à suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 473e livraison :

–1929 – mars : Marius, pièce de Marcel Pagnol, est jouée pour la première fois à Paris avec Raimu. Elle sera adaptée au cinéma en 1931 : « Marius », premier film de Marcel Pagnol au cinéma.
–1929 – 15 juin : André Malraux et Clara partent de de Marseille. Esacaleses de Naples, Istanbul, Trabzon (Trébizonde), Batoumi (Géorgie), arrivée à Bakou en train, arrivée à Bander puis à Recht en bateau (traversée de la mer Caspienne), voyage en Perse (Téhéran, Ispahan), retour par l’Irak, la Syrie et le Liban. Retour à Marseille par le bateau de Beyrouth, retour à Paris le 21 août 1929.
–1930 – 28 janvier : Jean Genet embarque à Marseille et arrive une semaine plus tard à Beyrouth, puis rejoint sa garnison détachée à Damas où il demeure onze mois, affecté à la construction d’un petit fort. C’est son premier contact avec le monde arabe auquel il restera attaché toute sa vie.
LA SEYNE-SUR-MER. 179e livraison :

(coll. H. Ribot)
–1631 – 13 juin : LOUIS XIII OCTROIE AUX HABITANTS DE LA SEYNE LA PERMISSION D’INSTALLER DES COMPTOIRS DE BOUCHERIE – Les raisons qui avaient milité en faveur de l’octroi de fours à cuire le pain, pour la succursale de La Seyne, se trouvaient également parfaitement valables pour lui faire accorder des comptoirs pour la vente de la viande et de la charcuterie, et même d’autres avantages nécessaires à sa vie. (…) (On) ne pouvait-on continuer à imposer à une population, de plus en plus grandissante, l’obligation de grimper jusqu’à Six-Fours pour se procurer ces denrées. Cela avait pu s’expliquer lorsqu’il ne s’agissait que du ravitaillement d’habitants de quelques hameaux éloignés de la métropole. A la suite des requêtes présentées et appuyées par l’abbé de Saint-Victor, le roi de France, Louis XIII, octroya, par lettres patentes données à Saint-Germain-en-Laye, le 13 juin 1631, aux habitants du bourg de La Seyne, la permission d’installer des comptoirs de boucherie « pour vendre et débiter de la viande au public à l’avenir, journellement et perpétuellement, tant pour leur nourriture que pour celle des marchands, patrons et autres négociants abordant audit lieu et au port de La Seyne ». Ce document important fait ressortir nettement l’évolution marquée vers une économie indépendante de ce village grandissant qui semble pourtant être encore bien solidement lié à Six-Fours, en 1631. En outre, il a l’avantage de nous faire connaître que nos ancêtres avaient fait valoir, à l’appui de leur requête, que « le lieu de La Seyne est situé au bord d’un des meilleurs et des plus beaux ports de notre côté du levant, audit pays, dans lequel abordent ordinairement beaucoup de barques et de vaisseaux comme encore ceux des étrangers ». Devant cette nouvelle conquête des Seynois et pour des motifs d’intérêt autant que de prestige, les gens de Six-Fours tentèrent de s’opposer à ce droit reconnu aux habitants de La Seyne ; ils leur intentèrent bientôt un procès. Mais, la sagesse aidant, un arrangement intervint rapidement entre les deux parties. Il fit l’objet d’une transaction, en date du 12 septembre 1631, reçue par Me Lombard, notaire, en présence de Messire Jean de Gérente, camérier du monastère de Saint-Victor, vicaire général et procureur de Mgr le comte de Moret, abbé de ladite abbaye ; cette transaction était faite entre les sieurs Pierre Martinenq, écuyer, Laurent Martiny et Etienne Tortel, consuls de la communauté de Six-Fours, et noble Michel de Tortel, seigneur de Ramatuelle, sieur Joseph Beaussier, bourgeois, et autres notables du lieu de La Seyne, aux conditions qui furent stipulées comme suit : les Seynois pourront établir librement des commerces de boucherie et de charcuterie, de même que les personnes du lieu de Six-Fours qui en feraient la demande dans le délai d’un mois, et ce, par acte public, sous la réserve, cependant, du paiement à la communauté de Six-Fours d’une somme de 1.500 livres pour tenir compte de la diminution de vente en résultant pour cette communauté (Louis Baudoin, 1965, p. 127-128). (à suivre)
TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 1ère livraison. Rue Bonnefoi

La rue Bonnefoi est une des rares voies de Toulon qui ont conservé jusqu’à nos jours leur dénomination primitive.
Il semblerait, à première vue, qu’elle a dû emprunter son appellation à une vieille famille Toulonnaise, car il existe encore actuellement dans Toulon plusieurs familles de ce nom. Sa dénomination a une autre origine.
Depuis des temps immémoriaux, un béai qui »alimentait au prieuré de Saint-Antoine (le quartier Saint-Antoine actuel) et tout près d’une chapelle dédiée « Sancto Antonio bonœ fidei » (Archives communales FF. 88-GG. 8) amenait ses eaux dans le voisinage de cette rue. L’épithète bonœ fidei, appliquée à ce saint, pour désigner la solidité de sa foi, fut d’abord donnée à ce béal (beal sancti Anlonii bonœ fidei). puis à la rue elle-même.
Léopard de Folioni énumère certaines maisons sises « ad bonam » (Archives communales, GG. 78 et 391).
La locution latine s’est transformée successivement en Bona fé, Bonafé, Bonefoy et Bonnefoi (Archives communales, CG397).
S’il fallait une autre preuve à l’appui de l’opinion que nous avançons, nous la trouverions dans un acte du 11 juin 1657, confirmant l’autorisation donnée parle chapitre de la Cathédrale aux Consul’ de Toulon, de faire passer les eaux de la Valdas « près de la maison et prieuré de Saint-Antoine. Dans cette pièce se trouve la phrase suivante : « Messire Nicolas Thomas, chanoine prébendé de « l’église cathédrale et prieur moderne du vénérable prieuré fondé sous le nom et titre de Saint- ci Antoine de Bonnefoy, terroir de Toulon » (Archives communales, DD. S9).
Très anciennement, cette rue était encore indistinctement appelée :
Carrier a del Portai d’Amoun ( Parce que cette porte était située enamoun, c’est-à-dire dans la partie la plus élevée de la ville) ;
Carriera del Portai royal ;
Carriera del grant Portal ;
Carriera del Portal d’Oliolas (porte d’Ollioules. C’est là que prenait naissance le chemin d’Ollioules).
Elle devait ces appellations au voisinage du Portal qui se trouvait sur l’emplacement occupe actuellement par la place Puget, et qui était connu sous ces différents noms (Archives communales, CC. 86). Toutefois, l’extrémité de la rue Bonnefoi débouchant de nos jours sur le cours Lafayette, était communément dénommée lo Patil (le passage). Ce passage conduisait à une poterne s’ouvrant sur le barri (Cadastre de 1442).
Au XVIIIe siècle, cette rue était plus généralement appelée rue des sœurs de l’Evêché et, par abréviation, rue de l’Evêché.
Le nom de rue de l’Evêché, sous lequel la rue Bonnefoi est encore quelquefois désignée aujourd’hui, a donné naissance à une légende trop longtemps accréditée. Une partie de la population croit que cette dénomination lui vient de ce que primitivement la maison épiscopale s’élevait dans ce quartier. C’est une erreur qu’il importe de détruire ici une fois pour toutes.
Par délibération du 2 septembre 1686, le Conseil de ville décida « qu’il serait à propos d’establir des « escolles publiques pour les petites filles qui ont « le plus de besoing d’éducation, à raison de leur sexe et principalement dans cette ville, où elles « se trouvent exposées à plus de dangers, et que « la plus grande partie des petites filles de cette ville ne peuvent pas être instruites à cause de l’impuissance de leurs parents » (Archives communales, BB. 68).
Mettant ce projet à exécution, la municipalité plaça à la tête de ces écoles de charité, « trois religieuses de l’ordre de St-Maur », les sœurs de « la Pomeraie, d’Aloimont et de la Croix, jeunes filles d’une vertu et d’une piété exemplaires » (Archives communales, BB. 68) que l’évêque Bonin de Chalucet (Nous aurons l’occasion de parler assez longuement de cet évêque lorsque nous nous occuperons de la rue qui porte son nom) avait fait venir à Toulon à cet effet.
Ces religieuses n’ayant pu trouver à leur arrivée de local disponible pour s’y établir, l’évêque les avait recueillies provisoirement dans son palais. En 1711, la commune, de concert avec M. Bonin de Chalucet, acquit dans la rue Bonnefoi une maison, dont deux tiers furent payés par la ville et un tiers par l’évêque, et dans laquelle se fixèrent les trois religieuses.
A cette époque, les Toulonnais associèrent au nom de la rue Bonnefoi celui de rue des Sœurs de l’évêché et plus tard celui de rue de l’évêché tout court. (« Ces religieuses furent et sont encore nommées sœurs de l’évêché « parce que l’évêque leur fournissait le logement et le local pour les « écoles. » Archives communales, BB. 29.)
Cette école, supprimée en 1793, fut rétablie en 1804.
Le 4 vendémiaire an VII, la rue Bonnefoi perdit pour quelque temps sa première dénomination et prit celle de rue de la Constitution (Archives communales modernes, Registre des Délibérations an VII).
Rue Alezard
Autrefois, la rue Bonnefoi s’étendait de la place Puget au cours Lafayette. Depuis 1885, elle ne comprend plus que l’espace qui va de la place Puget à la rue Baudin. Un décret du 12 septembre de la même année a attribué le nom d’Alezard (Alezard Joseph-Eugène), pharmacien civil, conseiller municipal, né à la Crau en 1837, décédé à Toulon, le 16 juillet 1884, dans l’exercice de ses fonctions et victime de son dévouement pendant l’épidémie cholérique) à la partie de la rue Bonnefoi qui se dirige de la rue Baudin au cours Lafayette.
Le grand nombre de fripiers établis dans cette rue depuis fort longtemps lui a valu le surnom de rue dou pendi-despendi. Cette expression est tirée de l’occupation incessante des fripiers, qui consiste à pendre et à dépendre les vêtements mis en vente.
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE
– Moi, dit un gars, je n’ai jamais couché avec ma femme avant le mariage ! et toi ?
– Moi ? attends que je réfléchisse ! …… Rappelle-moi son nom de jeune fille …

Bonne journée à tous.
Affectueuses pensées à Raphaël, Webber, Isabelle et Olivier.

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