ÉPHÉMÉRIDES DU 8 JUIN

Published by

on

ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 8 JUIN 2024 13e ANNÉE (n° 4170)

ILLUSTRATION : Schistes découverts sur les schistes de Sicié entre Six-Fours et La Seyne (dessins H. Ribot).

Bonjour à tous, j’ai rallongé quelque peu les éphémérides de ce jour qui sont il faut le reconnaître relativement chargées. Mais il m’a semblé nécessaire d’ajouter quelques paragraphes supplémentaires à ma chronique habituelle.

Je vous en souhaite une bonne lecture.

LES FÊTES.

MÉDARD, prénom masculin populaire dans les années 1930, mais aujourd’hui peu usité, on compte 420 personnes prénommées MEDARD en France, est d’origine germanique ; il signifie « puissant » et « fort » . Le saint du jour, Médard de Nyon, était un évêque picard appartenant à une vieille famille de noblesse franque né en 456 à Salency et mort le 8 juin 545 à Noyon. Il était le fils de Nectardus, noble franc de la cour de Childéric 1er, et de Protagia, une noble gallo-romaine qui l’avait convertit .

Au calendrier républicain, c’était le 20e jour du mois de prairial An II, celui de la FOURCHE, instrument utilisé par les agriculteurs, les jardiniers et les cantonniers..

DICTON :

 « S’il pleut à la saint Médard, il pleut quarante jours plus tard à moins que saint Barnabé (11 juin) ne ferme le robinet. »

TRADITIONS ET LOCUTIONS PROVENÇALES :

(cliché H. Ribot)

Le chichibelli : ce terme, masculin, désigne un petit bout de papier qu’on attache derrière quelqu’un pour s’en moquer (réf. Victor Gelu). Laisser voir son chichibelli, c’est lorsque la chemise sort du pantalon (Bagatouni, 89).Expression ; quand on a le chichibelli, on ne monte pas au mât de cocagne (d’après Auguste Brun, Le français de Marseille, 1931).

PENSEE :

« C’est une mauvaise action, et fréquemment commise, que d’inventer des torts à la société pour s’arroger le bénéfice illusoire de les redresser . » (Maurice Druon, Remarques, 1952).

METEO SANARY

Un flux assez irrégulier de secteur Est prédomine sur l’ensemble du bassin.

Pour Sanary-sur-Mer : Pas d’avis de coup de vent.

La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des conditions favorables au développement des éclaircies. Ciel voilé et de plus en plus obscur en matinée, soleil prédominant l’après-midi.Pas de précipitations.Le soir, ciel peu nuageux devenant variable.
Vent d’E force 3 le matin devenant ESE force 4 en milieu de journée. Rafales atteignant 21

EPHEMERIDES.

(1er novembre 2017, mon anniversaire dans le Tassili n’Ajer)

1268 – 8 juin : PREMIERES MENTIONS DE L’EGLISE DE SAINT MANDRIER ET DE LA CHAPELLE DE PEPIOLE – Acte 230, Gallia Christ. Nov., Toulon : réforme du chapitre par l’évêque Gautier, daté du 8 juin 1268 (Albanès J.-H. – Gallia christiana novissima, t. V, Toulon, 1911) : ecclesia S. Mandreae 1268, cf. com. de Saint-Mandrier. Première mention précise du prieuré de Saint-Mandrier. La division des bénéfices de l’église cathédrale de Toulon l’attribue en prébende à l’un des dix clercs, recteur(maitre de cérémonie) de la cathédrale :

Chapelle de Notre-Dame de Pépiole (Six-Fours), cl. Ouest-Varois.

« Toulon, 8 juin 1268 – Réforme du chapitre de Toulon par l’évêque Gautier. Et quartonem de Oliolis, decimationes, sensus et intratas omnes, ex quibuscum que rebus et causis provenientes et bona omna domus Insolarum, que nunc habet dictum Capitulum Tholonense (pour le 1er chanoine). Et precentorie, modo et (forma) quibus supra, ecclesiam de Oliolis, retento quartonodecime (pour le 4ème chanoine). Capella de Revesto (pour le 7ème chanoine). Nonus cannonicus ecclesiam de Evena habebit prebendam (9ème chanoine). Et alter corum habebit ecclesiam S. Mandreae, pro vestiario, seu prebenda, et alius capellam de Pipiola ; retentis tamen triginta solidos ipse prior, seu cappellanus de Pipiola, uni clerico intitulato diacono… Ont signé : R. de Signa, prior de Oliolis ; Raimudis Rostagni, prior de Evena in scolis morabatur. »

Louis Baudoin interprétant ce document écrit : « Une mention du prieuré de Saint-Mandrier est faite dans l’acte de division des bénéfices de l’église-cathédrale de Toulon dressé en 1268 : on parle aussi dans cet acte de l’antique (sic !) chapelle de Notre-Dame (sic !) de Pépiole qui, bien que située en territoire de Six-Fours, dépendit jusqu’à la Révolution de la cathédrale de Toulon. » (Louis Baudoin, 1965, p. 92).

Jean Denans écrivait en 1713 : « La Chapelle N.D de Pépiolle, avait, comme elle a encore, les censes, diretes (directes), et droits de lods de quelques propriétés de terres, toutes situées au terroir dudit Six-Fours » (Jean Denans, 1713) :

« FONDATION DE LA CHAPELLE NOTRE DAME DE PEPIOLE : Outre les églises et chapelles qui sont dans l’enclos de Six-Fours et proche les murs, dont mention est faite ci-dessus, et encore de celles qui sont obvenues au terroir de la Seine par le partage des communautés,( ce qui sera reporté à l’histoire dudit la Seine), il y en a plusieurs au terroir dudit lieu Six-Fours. La plus ancienne desquelles est celle de Notre Dame de Pépiolle. L’origine et la fondation de laquelle, à cause de son ancienneté, est inconnue, étant néanmoins certain qu’elle fut bâtie à la forme de celles des templiers, et qu’il y avait beaucoup plus de bâtiments qu’il ni en a pas présentement. Pour aucunement justifier son ancienneté, c’est que en l’année 1268, par la première division des bénéfices de l’église cathédrale de Tollon, il est fait mention que le prieuré de Pépiolle, terroir de Six-Fours, et celui de Notre Dame d’Entrevigne, terroir de Tollon, furent donné pour prébende, à un des Sieurs chanoines de ladite église cathédrale. Par la seconde division du même bénéfice, de 1306, et par la troisième de 1325, il est encore fait mention dudit prieuré Notre Dame de Pépiolle. Ensuite, le 20 février 1450, Messire Jean Giraud, chanoine dudit Tollon, et prieur prébende dudit prieuré de Pépiolle, donna en accap et emphytéose, deux terres dudit prieuré à Anthoine Albin au terroir dudit Six-Fours et quartier vulgairement dit Pépiolle, par acte reçu par Maître Barthelemy Alphanty notaire de Tollon. Par lequel acte, il reconnaît être sansine audit prieuré, moyennant un sétier de blé. Le 24 octobre même année 1450, ledit Messire Jean Giraud, chanoine, donna encore audit Albin, une terre audit quartier du camp de Pépiolle, confrontant la rivière de la Repe, moyennant un denier de cense, et donna encore d’autres biens, sous la réserve ou rétention de cense et droits de lods » (Jean Denans, 1713).

1276/1277 – 16 janvier : CONTESTATION SUR LES DIMES PORTÉES A L’ACTE 230 DU 8 JUIN 1268, ENTRE LES PRIEURS D’OLLIOULES ET DE SIX-FOURS, daté du 16 janvier 1276/1277. Contestation sur ces dîmes (portées à l’acte 230 du 8 juin 1268) entre Rostagnum de Signa, priorem ecclesie Sancti Laurentii de Oliolis, et dom Raimundum Lordeti, priorem de Sexfurnis (Albanès J.-H., Gallia christiana novissima, t. V, Toulon, 1911, acte 233).

(Ollioules, château des Vintimille. Cl. Ouest varois, 1987)

1278 – 18 mai : ARBITRAGE DE L’AFFAIRE PRÉCÉDENTE – Toulon, 18 mai 1278 – arbitrage du consentement de l’évêque de Toulon inter priori prioratus de Sexfurnis, et priorem Sancti Laurentii de Oliolis (au sujet de leur contestation des dîmes portées à l’acte 230 du 8 juin 1268) (Albanès J.-H. – Gallia christiana novissima, t. V, Toulon, 1911, acte 241, p. 136).

1283 – 8 juin ou le 8 juillet : Barthélemy Bonvin est nommé amiral de la flotte royale en Provence, sous le règne de Charles Premier, comte de Provence de 1246 à 1285 (cf. supra, la bataille de Naples). Il participe aux combats entre Provençaux et Aragonais pour le contrôle de la Sicile. La bataille navale de Malte est livrée le 8 juin ou le 8 juillet 1283 pendant la guerre des Vêpres siciliennes. Elle oppose les flottes aragonaise et provençale composées de galères. Les Aragonais, commandés par Roger de Lauria, remportent une victoire décisive sur leurs adversaires, menés par les amiraux Barthélemy Bonvi et Guillaume Cornut. Ce dernier est tué lors des combats. En mars 1289, à la demande du nouveau roi Charles II qui s’y était engagé lors de sa libération de captivité, Bonvin emmène 80 otages, dont deux frères du Roi et son propre fils, de Marseille à Barcelone à bord de trois galères (Roger Duchêne, Marseille, Fayard, 1998, p.167).

1297 – 28 juin : ACTE DES VICOMTES DE MARSEILLE N°588

1. [de Gérin-Ricard 1926 : Aix. Charles II, roi de Sicile et comte de Provence, ordonne aux gabeliers de Toulon d’exécuter le testament de Sibile de Marseille-Trets, dame de Toulon, veuve de Gilbert des Baux, puis femme de Boniface de Castellane, qui avait légué une rente de 20 livres de coronats à deux chapelains, qui la percevaient sur cette gabelle à Noël et à la St-Jean (A. Archives du château de Barbegal, registre du notaire Jean Mayorgas (n°13 de l’inventaire du baron de Roure).]

 2. [Boyer 1980, p. 77 : Sibille de Marseille-Trets… lègue des biens ou des sommes d’argent à des membres de sa famille ainsi qu’à des maisons religieuses, notamment à la Chartreuse de Montrieux, à qui elle laisse le Val d’Ardenne et la seigneurie du Revest…L’original a disparu. Ce document ou une copie semble avoir été conservé aux Archives de Toulon jusque vers 1869 (O. Tessier, Histoire de Toulon au Moyen Age, Paris 1869, p. 19, note 3). Nous savons que le 16 août 1261 Sibille réduisit tous ses legs sauf les legs pieux. De plus, il y a des différences entre ce testament et l’acte du 29 novembre 1262 par lequel Charles 1er d’Anjou (lire « Charles II ».) échange des biens et des droits à Trets, Cuers et au Revest contre la part de seigneurie de Toulon possédée par Isnard d’Entrevennes et Reforciat de Trets, coseigneurs de Trets et de Toulon… Ainsi, ce n’est pas des Chartreux de Montrieux que Charles reçoit le Revest. Faut-il conclure à la fausseté du testament de Sibille ?… Toujours est-il que la seigneurie du Revest n’appartient point aux Chartreux ; elle ne leur revient qu’en 1409, après de laborieuses démarches… Ainsi, jusqu’à plus ample informé, nous considérons que ce testament comporte des éléments suspects.]

1307 – 8 juin : Felgueria (charte aux archives municipale). La Figuière – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de Saint-Roch (1872). Première mention : Felguiera, 27 mars 1294 (acte notarié).

1322 – 8 juin :

(Henry Imoucha Excursions en Provence Marseilleveyre. Coll. H. Ribot)

1. Acte 436, Gallia… Marseille. Absolution de Bertrand de Porcellet, seigneur de Cabriès, qui avait empiété sur la juridiction de l’évêque Gasbert (assassina de l’évêque à Signes, mention de Signes et d’Hugues et Bertrand d’Espinasse). [Albanès, Gallia… Marseille :] Avignon, 18 juin 1322. Absolution de Bertrand de Porcelet, seigneur de Cabriès(dominus castri de Capreris) qui avait empiété sur la juridiction de l’évêque Gasbert. … ; dicens, quod ipse, hoc anno, citra festum Nativitatis Dmi, qudam nocte, cum ad ejus noticiam pervenisset quod Bertrandus Spinascii, habitator castri de Signa, Massiliensis diocesis, infra ipsum castrum, Hugonem Spinascii fratem suum gladio occidisset, et se salvasset, et confugisset infra ecclesiam parrochialem Beate Marie dicti castri de Signa ; ipse Bertrandus, adjunctis sibi et assiotatis pluribus hominibus dicti castri, et quibus dam aliis suis familiaribus accepit arma, et ipsi alii qui secum erant, scilicet spatulerias, pancerias, enses, gladios, cervelerias, lanceas, balistas, et alia plura armorum genera, animo, proposito et voluntate capiendi dictum Bertradum, homicidam suprascripto cumque, sic iens per ipsum castrum armatus cum predictis suis complicibus, et intelligens quod ipse homicida ad predictam ecclesiam confugerat, ivit, et dicti ejus complicis, ad ipsam ecclesiam, infra quam reperierunt homicidam prefatum.. Et cum bajulus et notarius dicti dni episcopi ipsius castri, vellent cum dicto homicida inquirere de dicto celere quod patrarat, et eidem librum porrigerant, seu presentarent ad jurandum, et inquirendum, et dicendum veritatem de dicto homicidio curie dicti dni episcopi, domini dicti castri de Signa, ad quem inquisitio dicti homicidii et punitio poscitur  pertinere, ipse Bertrandus Porceleti, seu Petrus Peyroneti, notarius suus, ipso Bertrando presente, mandante, seu paciente et ratum habente, dixit dictis bajulo, et notario dicti dni episcopi, quod non inquiserent cum ipso homicido, dicens  quod non ad dictum dnum episcopum, sed ad se Bertrandum, inquirere pertinebat ; variam seu devians manum et librum dicti notarii ipsius dni episcopi, quem ad jurandum ipsi homicida porrigebat, ut supra. Nec non incontinenti, tu,e ipsi Bertrandus dictum homicidam, infra dictam ecclesiam, de veritate dicenda super dicto homicidio, jurare fecit, et inquisivit cum eo ;  et custodes plures armatos infra candem ecclesiam ipsi homicide posuit, ad capiendum eundem, et ad domum ipsius Bertrandi captum ducendum, si eccelsiam exiret predictam…

2. Albanès, Acte 442, Gallia… Marseille. Aimar Amiel, succenteur d’Albi, chapelain et trésorier du Pape, assiste à l’absolution de Bertrand de Porcellet,

1329 – 8 juin : Acte 511, Gallia… Marseille, n° 511, p. 304 – Marseille.  Lettre de Jean de Gasqui, évêque de Marseille, à son baile de Signes au sujet des dimes de la paroisse,

1359 – 8 juin : Condamine de Framant (acte aux archives de la Major). Framand – quartier rural, commune de Marseille,  quartier de la Capelette (1872). Première mention : Palus de Formal, 1096 (suppl. inédit au cartulaire de Saint- Victor)

1361 – 8 juin : MORT DU NOUVEL ÉVÊQUE D’ARLES – Pour la succession d’Étienne de la Garde, archevêque d’Arles, il semble que le pape avait initialement l’intention de transférer Ithier de Jarousse, l’évêque d’Auxerre (1358-1361) à l’archevêché d’Arles, mais Ithier tombe malade à Avignon et meurt le 8 juin 1361.

1385 – 8 juin :

1. Hommage au roi Louis II de Sicile par Béatrix d’Agoult-Sault-Trets et son mari Raimond d’Agoult-Sault-Reillane, comte de Gérace, pour leurs fiefs de Provence : Constitua personaliter magnifica domina Beatrix de Agouto, domina de Saltu, Geraciique comitissa, … pro castri suis de Forcalquerio, de Rocabarono, de Colobreria, de Causolis, de Ciperiis, de Sartolis, de Riancio, de Sancto Martino, de Artiga, de Simiana, de Rossilhono, et pro feudo de Lixiis – Actum Avinione. Constitutus personaliter spectabilis et magnificus vir dominus Raymundus de Agouto, dominus de Saltu, comes Geracii, magnus regni Sicilie camerarius, pro castri de Bregansono, de Sancto Paulo de Vergonis, de Balmetis, et pro dominio et senhoria et juridictione que habet in castro de Agouto (De Gérin-Ricard, 1926, p. 231, acte 700 des vicomtes de Marseille : B. Arch. départ. des Bouches du Rhône, B 766, fol. 3 et 4 v°.).

2. Acte n° 612, Gallia Chr. Nov. II, Hommage d’Aimar de la Voûte, évêque de Marseille, à la reine Marie, mère de Louis II.] … … pro castri suis de Forcalquerio, de Rocabarono, de Colobreria, de Causolis, de Ciperiis, de Sartolis, de Riancio, de Sancto Martino, de Artiga, de Simiana, de Rossilhono, et pro feudo de Lixiis – Actum Avinione. Constitutus personaliter spectabilis et magnificus vir dominus Raymundus de Agouto, dominus de Saltu, comes Geracii, magnus regni Sicilie camerarius, pro castri de Bregansono, de Sancto Paulo de Vergonis, de Balmetis, et pro dominio et senhoria et juridictione que habet in castro de Agouto. et pro castri … valle Signe, in qua sunt castra subscripta : Signa la Blanca, castro Veteri, castro Mayraneguetarum, castro de Bauseto, castro de Meuna, … castro de Auroneves.

-1399 – 8 juin : Thurris de Babilonia (charte aux archives de la Major). Babilone – quartier rural de la commune de Marseille, au quartier de Séon-Saint-Henri (1872). Première mention : –1254 – 2 septembre : Affare turris (charte aux archives de l’évêché).

1539 -18 juin

1. Fin de la troisième guerre : A Nice, François 1er et Charles Quint concluent, sous l’arbitrage de Paul III, une trêve armée de dix ans. Les belligérants conservent les positions acquises.

2. Nouvel édit contre les réformés, applicable dans l’ensemble du royaume (Barnavi Elie, 2001).

1674 – 8 juin : POSE DE LA PREMIÈRE PIERRE DE NOTRE-DAME DE BON-VOYAGE A LA SEYNE – A La Seyne, pose de la première pierre de l’église actuelle, Notre-Dame de Bon Voyage (Marius Autran, Chronologie de La Seyne).

La première pierre de la nouvelle église de Notre-Dame de Bon-Voyage à La Seyne est posée le 8 juin 1674 (Gérard Delattre, Pierre Saliceti, 2002).

1675 – 8 juin : madame de Sévigné écrit à sa fille, alors en Provence : « Il fait un froid horrible, nous nous chauffons et vous aussi, ce qui est une bien plus grande merveille » (Lettres de Mme de Sévigné, Paris, Hachette, 1862, t. III, p. 499, 506, 523).

1690 – 8 juin : LES COMMUNES DOIVENT FOURNIR DES HOMMES A LA MILICE – Le Comte de Grignan ordonne à diverses communes de fournir de nouveaux soldats pour la milice : La Cadière (18), Ollioules (23), La Garde (5), La Valette (10), La Seyne (8), Six-Fours (8), Solliès (22) et Saint-Nazaire (10). Chaque communauté doit exécuter cet ordre sous peine de désobéissance. Elle doit en outre payer 6 sous par homme et par jour, et 15 sous pour les sergents (Rotger B, 1984)]

1712 – 8 juin : FIN DE L’AFFAIRE DES MOULINS ENTRE GUIGOU ET SIX-FOURS – L’affaire qui opposait la communauté de Six-Fours à Pierre Guigou au sujet des moulins des Moulières ne fut résolue définitivement, et sur l’ordre formel de la Cour, que par une autre transaction en date du 8 juin 1712. En vertu de cet acte, reçu par Me Jean Denans, de Six-Fours, et Joseph Bertrand, du Val, notaires royaux, la ville de La Seyne devint propriétaire des deux moulins des Moulières ainsi que des terres et bâtiments en dépendant qui, jusque-là, relevaient de la directe de la communauté de Six-Fours, et ce, pour le prix de 9.500 livres représentant le montant de l’évaluation des biens en question, plus 226 livres pour quelques réparations faites par le sieur Pierre Guigou et la déduction effectuée de la valeur d’un petit coin de terre que Guigou se réservait pour usage personnel (Louis Baudoin, 1965, p. 782-783).

1721 – 8 juin : : « La peste sévissait à Ollioules, où elle fit d’ailleurs des ravages « extraordinaires ». Coulomb, habitant cette Ollioules, fut trouvé mort sur le territoire de Sanary. Il fut enterré sur place (Vallentin du Cheylard Roger, 2000).

1777 – 8 juin : Charles Bonaparte est élu député de la noblesse.

1789 – 8 juin : LE CLERGÉ A FAIT PART AU ROI DES INQUIÉTUDES QU’IL NOURRIT POUR LE PEUPLE, SOUVENT CONDAMNE A UNE GRANDE MISÈRE. La noblesse, elle, a consacré une séance, très longue, au problème de certaines élections, et, en particulier, à la députation du Dauphiné. La mise en place des États Généraux ne se fait décidément pas sans peine (Agenda du Bicentenaire, LUNDI 8 JUIN).

1792 – 8 juin :

1. LEVÉE DES CORPS REVOLUTIONNAIRES DE FÉDÉRÉS – L’Assemblée nationale lève des corps de « fédérés » parmi les révolutionnaires (décret du 8 juin 1792) qui joueront un rôle important dans les journées du 20 juin et du 10 août.

2. Le dernier seigneur de Saint-Nazaire, Charles Emmanuel de Vintimille, Gouverneur des Iles de Porquerolles et du Langoustier, émigrera en 1792. Fils de Pauline du Mailly, l’une des maîtresses de Louis XV, qui avait épousé Jean-Baptiste Hubert de Vintimille, marquis du Luc et des Arcs, il était en réalité un fils bâtard de Louis XV. On le surnommait «le Demi-Louis ». (A. Place, H. Ribot , B. Rotger 1982) :

Le seigneur de Saint-Nazaire fut inscrit sur la liste des émigrés de la commune de Vins, le 8 juin 1792. Charles Emanuel Marie Magdelon, seigneur des Arcs, de Vins, d’Ollioules, de Saint-Nazaire, maréchal de camp, propriétaire du régiment Royal-Corse, était gouverneur des Îles de Porquerolles et du Langoustier. Il avait fait ses preuves de noblesse pour entrer aux Etats tenus à Aix de 1787 à 1789. Il reviendra en France après la Révolution et décèdera à Saint-Germain en Laye, en 1814 (Rotger B., 1984).

1793 – 7 et 8 juin :

1. MARSEILLE DÉCRÈTE LA CONVENTION COMME ÉTANT MINORITAIRE ET OPTE POUR UNE ASSEMBLÉE NATIONALE ET FÉDÉRALE – A Marseille, deux anciens suppléants à la Constituante, Peloux et Castellanet, prennent la direction du mouvement insurrectionnel et décrètent que, ne voyant plus dans la Convention qu’une minorité de factieux, une autre Assemblée nationale se réunira à Bourges, et que chaque département y enverra deux députés avec un bataillon pour les soutenir. Déjà un bataillon s’organise à Marseille, commandé par Rousselet, et, comme les volontaires affluent de tous les côtés, c’est bientôt une armée qui se dispose à entrer en campagne et à marcher contre Paris, ralliant sur son passage tous les mécontents. Le danger devenait sérieux, car, au même moment, du Nord au Midi, le soulèvement contre la Convention était général. Déjà Lyon et la Vendée avaient proclamé roi Louis XVII, et les ennemis nous débordaient sur toutes les frontières. La République semblait condamnée.

Les fédéralistes marseillais se croyaient tellement sûrs de la victoire que déjà les vengeances politiques avaient commencé. Les frères Savon étaient exécutés à la Plaine St Michel, ainsi que Poulet et Barthélemy. Les Clubistes les plus influents, Hugues, Giraud, Maillet, Micoulin, Ricord, Chompré, Bontemps étaient arrêtés. Toutes les sociétés populaires du Midi étaient dissoutes, tous les corps administratifs ou municipaux destitués, les emblèmes de la liberté foulés aux pieds et des adresses insurrectionnelles envoyées dans la France entière. C’était une lutte sans merci qui s’engageait (Marius Dubois, Paul Gaffarel, J.-B. Samat – Histoire de Marseille, 1928).

Après le 2 juin, les sections marseillaises créèrent un Comité général des sections qui dispersa le club et interna les chefs montagnards, jugés et exécutés en juillet 1793 (Roger Dupuy, 2005, p. 117-124)

2. L’ANGLETERRE DÉCIDE LE BLOCUS DES CÔTES FRANÇAISES (Yann Fauchois, Journal de la France et des Français, Gallimard, 2001, p. 1179).

Au début juin, une armée navale espagnole de 20 vaisseaux et 8 frégates fut signalée en vue des côtes de Provence. Trogoff apprit en même temps que l’amiral Hood avait appareillé de Spithead le 23 mai à bord de la Victory avec dix-neuf bâtiments de guerre à destination de la Méditerranée, où il devait rejoindre deux autres escadres anglaises. Trogoff disposait, lui, de quinze à seize navires de guerre en état de combattre (Georges Blond, Toulon, 1967.).

Malgré les exhortations de la municipalité et du club montagnard, Trogoff refuse de faire une sortie contre l’escadre espagnole qu’il aurait toutes les chances de repousser et la jonction anglo-espagnole a lieu. Dans la ville cernée par les deux flottes, la démoralisation est à son comble (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

3. Le dernier seigneur de Saint-Nazaire, Charles Emmanuel de Vintimille, Gouverneur des Iles de Porquerolles et du Langoustier, émigrera en 1792. Fils de Pauline du Mailly, l’une des maîtresses de Louis XV, qui avait épousé Jean-Baptiste Hubert de Vintimille, marquis du Luc et des Arcs, il était en réalité un fils bâtard de Louis XV. On le surnommait «le Demi-Louis ».

1794 – 25 mai (6 prairial An II) :

1. LA FÊTE DE L’ÊTRE SUPRÊME REMPLACE LE CULTE DE LA RAISON – A Paris, fête de l’Etre suprême présidée par Robespierre (Pierre Goubert, 1984).

Il faut dire qu’à cette période, Robespierre est en pleine « crise mystique » à Paris. Le 8 juin aura lieu la « fête de l’Être suprême ». Il paraît que cela faisait sourire certains parisiens. Gageons que ce décret a dû beaucoup intéresser les beaussétans… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

A Sanary, l’inscription « Temple de la Raison » est remplacée, en prairial an II (mai – juin 1794), par « le peuple français reconnaît l’Etre suprême et l’immortalité de l’âme » sur le fronton de l’église (Regards sur un terroir : Sanary).

Le 6 prairial (25 mai), Le Beausset reçoit un arrêté du Comité de salut public qui ordonne « qu’au frontispice des édifices consacrés au culte, on substituera à l’inscription Temple de la Raison, ces mots de l’article premier du décret de la Convention nationale du 18 floréal : le peuple français reconnaît l’être suprême et l’immortalité de l’âme ». (…) Il paraît que cela faisait sourire certains parisiens. Gageons que ce décret a dû beaucoup intéresser les beaussétans… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

2. LE TRIBUNAL RÉVOLUTIONNAIRE DE TOULON CONDAMNE A LA GUILLOTINE LES MAIRES DE SIX-FOURS ET DE SANARY. D’autres sanaryens, seront également condamnés. On comptera aussi de nombreux émigrés. Au cours de ces temps, on établit un atelier de salpêtre sur le quai du port et la place de l’église verra planter un arbre de la liberté. Après la prise de Toulon, devenu Port la Montagne, une des dernières séances du Tribunal révolutionnaire de Toulon devant lequel les deux maires, Joseph Baussier de Six-Fours et Claude Pardigon de Saint-Nazaire seront traduits en mai 1794, les condamnera à la guillotine. Ils en seront les dernières victimes, condamnés injustement. D’autres sanaryens, seront également condamnés au cours de cette période troublée. On comptera aussi de nombreux émigrés. Certains reviendront, d’autres mourront à l’étranger (A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982).

Claude Pardigon, maire de Saint- Nazaire, et Joseph Beaussier, maire de Six-Fours, furent arrêtés et guillotinés à Toulon « vers » le 20 prairial an II (8 juin 1794). Leurs concitoyens ne les oublièrent pas. Prudemment d’abord, puis ouvertement par la suite, ils aidèrent efficacement la veuve de Claude Pardigon, Françoise Fournier, et ses 3 enfants (Rotger B., 1984, p. 302, qui donne 10 juin).

BEAUSSIER Joseph, maire de Six-Fours, émigré exécuté à Toulon vers le 20 prairial an II (Comm. Révolut. xux Arch. départem. du Var : Q. 1940, C 4, E 4, M 5. L. Honoré – L’Emigration dans le Var).

3. à Marseille la Raison ayant passé de mode, on processionne en l’honneur de l’Etre Suprême dont la Convention vient de consacrer l’existence. Le cortège s’avance jusqu’à la place ci-devant Castellane, à l’endroit où commencent, hors la ville, les champs et les jardins. De grands arbres encadrent la place, frémissants, en ce début de juin, d’un feuillage nouveau. Sur la fon­taine, un autel est dressé en forme de montagne (Félix Tavernier, 1973, p. 168).

3. Le Conseil général de Saint-Nazaire, réuni le 30 prairial an II (18 juin 1794), nomme à l’unanimité Pierre Ourdan pour remplir les fonctions d’officier public, poste laissé vacant depuis la mort de Pardigon. Puis décide la création d’un comité chargé du ravitaillement et de sa distribution (Aman Portalis, Blaise Gairoard, Joseph Germain, Antoine Boyer, et Laurens Coulomb déjà en charge du poste). Une liste des indigents est établie (1800 livres sont allouées). Jacques Dussuy, cultivateur, eut pour tâche d’aller visiter les familles et d’aider celles qui avaient le plus d’enfants. Car la pénurie de blé devenait tragique : Joseph Trotobas revint de Nice sans avoir rien pu se procurer. Port-la-Montagne ne pouvait donner le sien. Seule restait la ville de Marseille qui accorda 100 charges pour 20 jours. Huile et grains ne sortent plus de Sanary, pour le peu qu’il en reste : à peine pour six jours. Trotobas se rend au Beausset qui vient de recevoir du blé pour son district  et en accorda 1900 quintaux. Ce furent le maire, Charles Fourrest, et Joseph Germain, qui se chargèrent d’aller chercher le chargement. A cette date, on n’attribua plus qu’une livre de blé par jour et par tête.

4. A Sanary, on reçoit du Directoire du Département d’avoir à souscrire pour la construction et l’équipement d’un vaisseau de ligne. Charles ROUSTAN est désigné pour recevoir les contributions volon­taires des habitants. La Municipalité jalouse de participer aux besoins et  à la gloire de la Patrie, s’inscrit pour trois cents livres. Il faut aussi du vin pour les défenseurs de la Patrie. Sont nommés au recensement des vins disponibles : Jean GRANET Fils, Laurent IMBERT pour la campagne, Antoine BOYER et Pierre lMBERT pour le village (B. Rotger, 1984).

1795 – 8 juin :

1. Mort de Louis XVII au Temple ; il était le fils de Louis XVI, (Jean-Charles Volkmann, 1997). Louis Charles de France était né le 27 mars 1785. Second fils de Louis XVI et de  Marie-Antoinette, il devint duc de Normandie, dauphin de France à partir de 1789, puis prince royal de 1791 à 1792. Après la mort de son père, en  janvier 1793, et selon l’ordre dynastique, il fut reconnu comme héritier de la couronne de France sous le nom de Louis XVII. Il est mort sans avoir régné.

2. Rouyer trouvant inutile la présence d’un jury dans une commission militaire, le fait supprimer le 20 messidor, en même temps qu’il fait transférer cette même commission militaire à Marseille. En effet, malgré les condamnations et les exécutions déjà effectuées, Rouyer voulait éloi­gner les juges de Toulon, ville où les jacobins détenus pouvaient bénéfi­cier de nombreuses sympathies. La commission militaire fut donc trans­férée de Toulon à Marseille le 20 messidor (8 juin 1795). Quelques pri­sonniers profitèrent du trajet Toulon-Marseille pour s’évader et échapper ainsi à la « justice militaire ». Ce fut le cas en particulier de Jean-Louis « Rousseau » Bonhomme aîné, ancien agent national du district du Beaus­set, un des chefs de la révolte, qui échappa ainsi à une mort certaine (Delaforge G., 1995).

1800 – 6 et 7 juin (lundi 26 du mois de Muharram 1214) – “Abd-al-Rahman al-Jabartî (Journal d’un notable du Caire » 1798-1801) – [propos du qâ’im-maqâm]

Expedition-dEgypte-1798.j

Nombreux coups de canon, au loin, dans la matinée.

Aujourd’hui, dans l’après-midi, les cheikhs du Dîwân, convoqués, se sont réunis au lieu habituel. Commissaire et traducteur étaient présents. On leur demanda de bien vouloir se transporter chez le qâ’im maqâm qui, par l’intermédiaire du traducteur, leur tint ces propos : « Je vous annonce que l’ennemi s’approche de nous. Nous espérons que, suivant votre engagement, vous resterez avec les Français et que vous saurez conseiller à la ville et au peuple de rester calmes et de ne pas s’engager dans le désordre et le tumulte. Le peuple est comme un enfant et vous, vous êtes comme son père. Le père doit conseiller son enfant, l’éduquer, le mettre sur la voie droite, où se trouvent le bien et l’honnêteté. Si les gens persévèrent dans le calme, ils trouveront le bonheur et échapperont au malheur. S’ils prennent une voie opposée à celle-là, alors le feu tombera sur eux, leurs maisons seront brûlées, leurs biens pillés, leurs enfants deviendront orphelins et leurs femmes prisonnières, ils seront obligés de verser des amendes et des taxes très lourdes. Vous savez ce qui s’est passé dans les événements précédents. Que les gens prennent donc garde, car ils ne se rendent pas compte des conséquences de leurs actes. «  Nous ne vous demandons pas de nous aider à combattre les ennemis. Nous ne vous demandons que le calme et la tranquillité et c’est tout.! » .

Les cheikhs donnèrent le accord en disant : « Soit ! ».

On leur lut un papier écrit dans ce sens. , puis ordre fut donné à l’agah et aux hommes de la police d’avertir la population sur ce sujet et de lui signifier que si on entendait des coups de canon du côté de Guis, nul n’avait à s’en effrayer, car il s’agissait de salve en l’honneur d’un chef de l’armée. Il fut demandé que se réunisse dès le lendemain au Diwan, les cheikhs, les notables les tujjâr, les chefs de rue et les chèques du quartier pour leur donner lecture de ce document.

1814 – 8 juin : : Le Conseil de Sanary déclare à l’unanimité que les mesures prises pour la rentrée des impôts établis, étaient basées sur le triomphe d’un Trône qui fait l’admiration des Français (Rotger B., 1984).

1830 – 8 juin : CONQUÊTE D’ALGER – Alors que le 7 juin, le général comte de Bourmont avait annoncé au corps expéditionnaire dont les navires étaient mouillés à Palma de Majorque, que l’appareillage pour Alger allait se faire le lendemain au matin, le départ annoncé fut encore suspendu pour vingt-quatre heures, à cause du calme presque absolu qui régnait et des disposition à prendre pour l’approvisionnement de quelques bâtiments de la flottille (dépêche du commandant en chef, Baie de Palma, 10 juin 1830, 3 h du matin).

1832 – 8 juin au 11 juin : Le prince d’Orléans arrive à Marseille le 8 Juin 1832, défilés, discours et fête le soir. Le 9, il est sorti dans la matinée pour se rendre au Palais de Justice, puis à dix heures, le Prince est sorti du port sur le « Sphinx » (depuis saint jean) durant 3 heures, salué par des coups de canon tirés des forts et du brick le « Marsouin », stationné dans la rade. puis le Prince a débarqué au Pharo, d’où il est allé visiter deux fabriques de savon, deux raffineries de sucre, le collège royal et la bibliothèque de la ville. le soir, un bal avait été préparé , avec beaucoup d’éclat, dans la salle du Grand-Théâtre. Le Prince devait y assister, mais profondément affligé des événements de Paris, il résolut de n’y pas danser. Le 10 , il a visité les hospices et divers lieux et le soir s’est rendu au spectacle, puis est reparti le 11 à midi pour Toulon.

1867 – 8 juin : AGENDA D’UN SANARYEN (Jean Baptiste Hermitte, 1er adjoint au maire de Sanary Marius Michel). Marius Michel se trouve à PARIS où il fait visiter la ville à des amis, les BRUNO. Il assiste aux fêtes de Versailles, aux grandes revues organisées pour la visite du tsar de Russie. Il est présent au moment de la tentative d’assassinat du tsar (Voir précédemment, Henri Flotte) ainsi qu’il l’écrit à son confident : « Paris le 8 Juin… à la tentative d’assassinat sur l’Empereur de Russie, je suis resté avec ma voiture pendant trois heures près de l’assassin puisque j’ai dû me retirer pour faire place aux équipages impériaux et que c’est à cet endroit même que j’ai quitté que le coup de pistolet a été tiré. Dans cette revue, il y avait plus de 700 000 âmes, deux fois plus que la population de Marseille… Le soir, il y a eu une illumination splendide pour montrer au tsar combien les parisiens sont contents qu’il n’ait pas été tué ».

1869 – 8 juin : Les 7 et 8  juin, de violentes manifestations, montées de toutes pièces par le préfet de police de Paris, saluent l’élection de Rochefort.

1876 – 8 juin : Décès de George Sand, pseudonyme d’Aurore Dupin, baronne Dudevant.

1883 – 8 juin : un nouveau traité signé avec la Tunisie confirme le protectorat français établi le 12 mai 1881 (Yann Fauchois).

1896 – 8 juin : Décès de Jules Simon, philosophe et homme d’Etat.

1912 – 8 juin : Le sous-marin Vendémiaire, coupé par un navire, coule en rade de Cherbourg. Ses 25 hommes d’équipage sont noyés. Il s’agit du 4ème naufrage qui frappe les sous-marins français depuis 1905 (Jean-Louis Panné).

1919 – 8 juin : La France reconnaît officiellement le royaume des Serbes, Croates et Slovène (Jean-Louis Panné).

1924 – 8 juin : Espérant le soutien du Sénat, Millerand appelle son ami Frédéric François-Marsal à la présidence du Conseil. Cabinet qui sera renversé le 11.

1925 – 8 juin :

-L’Angleterre et la France s’accordent pour ouvrir des négociations en vue d’un arbitrage avec l’Allemagne. Le ministre des Affaires étrangères chamberlain informe brillant que la Grande-Bretagne se porte garante de la frontière sur le Rhin.

-Au Maroc une colonne française forte de 5 bataillons et 2 escadrons est bloqué au col de la Briksha par les rifains il ne doit son salut qu’à l’intervention de l’aviation.

-Dans l’Action Française, Charles Maurras sans prendre au ministre de l’Intérieur qu’il menace de représailles physiques. Ce qui lui vaudra le 29 octobre 1926 une condamnation à un an de prison.

1936 – 8 juin :

1. France – SIGNATURE DES ACCORDS DE MATIGNON peu avant 1 heure du matin – il prévoit l’établissement de contrats collectifs, la reconnaissance du droit syndical et son libre exercice celle des délégués du personnel élu sur les lieux du travail au scrutin secret à la demande de les employeurs la renonciation aux sanctions pour faits de grève. Les salaires sont relevés selon une échelle de 2 à 15% d’augmentation générale. La reprise du travail doit s’effectuer dès que le patronat acceptera d’appliquer les accords Matignon le mouvement qui mobilise plus d’un 1000000 le gréviste est alors à son apogée.

2. VAR – ÉTAT LAMENTABLE DE L’ÉCOLE MARTINI A LA SEYNE – La délégation cantonale de La Seyne écrivait, entre autres remarques relatives à la situation et au fonctionnement de l’école Martini, la phrase suivante :  » Les classes ouvertes sur la cour nord sont inhabitables pendant les fortes chaleurs et gênées considérablement par le voisinage d’un cabinet d’aisance public  » (Marius Autran, vol.1).

Un rapport d’inspection de la délégation cantonale daté du 8 juin 1936 dresse un bilan sur la situation matérielle de l’école. Il est accablant pour toutes les autorités concernées. En voici le texte intégral :

1) De nombreuses classes sont trop exiguës par rapport au nombre d’élèves qu’elles accueillent.

2) Le nombre des élèves est lui-même trop élevé dans les classes.

3) Le matériel scolaire est usagé, très vieux et presque hors d’usage.

4) Beaucoup de classes ayant leur ouverture du côté nord, manquent totalement de soleil.

5) Le système de chauffage des classes laisse à désirer, la chaleur n’étant pas suffisamment répartie.

6) Le nombre considérable d’élèves qui fréquentent l’école motive la création de nouvelles écoles dans d’autres quartiers.

7) Les classes ouvertes sur la cour nord sont inhabitables pendant les fortes chaleurs et de plus, gênées considérablement par le voisinage d’un cabinet d’aisance public.

8) Les W.C. de l’école sont insuffisants et mal placés.

9) Les cours de récréation ont une superficie totalement insuffisante (Marius Autran, tome 3, 1990).

1937 – 8 juin :

FRANCE – le gouvernement décide l’application des 40 h aux hôtels, cafés et restaurants p. La Confédération du commerce et des boissons menace de faire grève en fermant les établissements.

VAR – SAINT-MANDRIER – Base Aéronavale – La 7S2 embarque à nouveau sur le Commandant Teste pour rejoindre l’Algérie. Dans les jours qui suivent, à partir de la BAN d’Arzew, la 7S2 participe à une manœuvre d’envergure en collaboration avec la quasi-totalité des formations aériennes basées sur le bassin méditerranéen (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

1939 – 6 juin : entre le 6 et le 8 juin, le général Gamelin se rend en Angleterre pour mettre au point la coopération militaire des forces terrestres maritimes et aériennes des 2 pays.

1941 – 8 juin : En Syrie les forces anglaises et les forces françaises libres affrontent les troupes du général Dentz fidèle au maréchal.. Il y a plus de 1000 tués et 5400 blessés du côté des forces de Vichy, 150 situés et 627 blessés chez les Français libres et plus de 3000 hommes tués ou blessés chez les Britanniques. Le général De Gaulle appelle les forces françaises du Levant à reprendre la lutte pour la libération de la France. P p hé hé

-1942 – 7 juin : LA GUERRE DANS LE PACIFIQUE ET LA FIN DE LA BATAILLE DE MIDWAY : Le 6 juin, l’amiral Fletcher n’ayant pas perdu tout espoir de sauver le porte-avions Yorktown qui flottait encore avec une grosse gîte, avait expédié une équipe de sauvetage sur une escadrille de quatre destroyers. L’équipe venait d’accomplir un énorme travail et réduit la bande.

Mais à la mi-journée, le lendemain 7 juin, le sous-marin japonais 1-168, qui avait bombardé les abords de Midway dans la nuit du 4, arriva sur les lieux et découvrit le destroyer Hammann accouplé au porte-avions. Il tira trois torpilles, dont l’une cassa en deux le destroyer, les deux autres frappant le Yorktown. Ces deux navires coulèrent dans les minutes qui suivirent, tandis que le 1-168, bien qu’avarié par les grenades lancées par les autres destroyers, put rallier son port d’attache, Kuré. Le dernier acte de la tragédie de Midway était joué.

A partir de cette date, qui marquait la plus grande défaite navale nippone depuis trois siècles, les Japonais perdirent de leur assurance. Le mythe de l’invincibilité en fut sérieusement entamé. Outre cet aspect psychologique, dont il ne faut pas sous-estimer l’importance dans une guerre «totale», les pertes en vies humaines et en matériels furent énormes: trois mille cinq cents hommes morts ou disparus, dont une centaine de pilotes de guerre parmi les meilleurs du monde ; quatre porte- avions avec leurs trois cent vingt-deux appareils, deux croiseurs lourds. Côté américain, on déplora trois cent sept morts ou disparus, un porte-avions et un destroyer coulés, cent cinquante avions perdus.

Le monde apprenait ainsi que la guerre du Pacifique venait de prendre un tournant capital. La bataille de Midway marquait la fin de l’attitude défensive américaine et le début de l’offensive alliée (Alexis Ammziev, L’enfer du Pacifique, 1980).

1944 – 8 juin :

1. BATAILLE DE FRANCE : LES BRITANNIQUES ENLEVENT BAYEUX (Office d’Informations de Guerre des Etats-Unis, 1945).

Dans la région d’Isigny-Carentan, devenue un des bastions les plus âprement disputés de tout le front de Normandie : Le 8 juin, à 01 h 10, un chapelet de 3 bombes tombe à 2 000 mètres dans l’ouest du Georges Leygues et à 01 h 22 un avion est aperçu en flammes dans le nord. Cependant les nouvelles de la région d’Isigny-Carentan sont médiocres; les troupes débarquées sont en difficulté et les 2 croiseurs français doivent rejoindre le Texas pour soutenir les attaques à terre. L’appareillage a lieu dans les 10 minutes qui suivent, au milieu de la rade encombrée de bâtiments au mouillage ou en marche, cargos, LST, LCT, LSI. A peine, le Georges Leygues s’est-il rapproché du Texas que son SFCP, muet jusqu’alors, lui désigne, à 06 h 20, un objectif à battre. Le Georges Leygues doit brusquement faire demi-tour ; mais n’ayant ni route, ni vitesse stable, il lui est difficile d’ouvrir le feu ; regagner son précédent mouillage aurait l’avantage de lui restituer tous les éléments de tir déjà calculés en fonction de ce point.

A 06 h 55, ouverture du feu, en route, à 7 nœuds, contre des véhicules .et des troupes sur la R.N. de Caen à Bayeux à un kilomètre à l’ouest de Tour-en-Bessin (tir 12). Malgré l’interruption des salves, due au fait que le Georges Leygues, défilant à contre bord de l’Arkansas voit s’interposer entre ses canons et la terre les massives superstructures du cuirassé, le tir reprend avec succès jusqu’à 07 h 08; 3 minutes avant le mouillage, la route nationale a été entièrement balayée. Les troupes allemandes, situées à 300 mètres dans l’ouest, sont à leur tour pilonnées à 07 h 12 et 19 obus tombent au but. Le Montcalm, temporairement séparé de son coéquipier, n’a plus d’officier d’observation ; son avion observateur, avare d’objectifs, ne lui en désigne qu’un, vers 07 h 30, tout près de Castilly où se concentrent des troupes, des camions et des véhicules ; l’un d’entre eux est détruit.

Au cours de la matinée, seul le Georges Leygues va donc tirer, prenant sa revanche de la veille. Son avion lui désigne, à 09 h 40, des troupes retranchées dans un fossé antichars à 800 mètres au nord-est de Tour-en-Bessin ; les 152 font but à la 2e salve et 36 obus pulvérisent la position.

A 10 h 50, un autre objectif est engagé avec succès : un pont et un croisement de routes où passent des engins motorisés à 500 mètres au nord-nord- est de Tour-en-Bessin. La présence du Georges Leygues s’avère donc nécessaire et utile aux côtés de l’Arkansas ; aussi l’amiral BRYANT rapporte-t-il l’ordre, toujours valable, de rejoindre le Texas. Qu’y ferait d’ailleurs le Georges Leygues, alors que le Montcalm, qui s’y trouve, ne tire pas ou bien se voit refuser l’autorisation d’ouvrir le feu, quand il désire engager une batterie anti-aérienne en action, vers 12 h 50. Au surplus, le coin est fort dangereux, le Montcalm voit, à 13 h 09, un navire exploser et couler en moins d’une minute. Le Georges Leygues continue donc ses tirs d’appui, en étroite liaison avec son officier observateur, et vers 13 h 30 tire plusieurs salves en direction d’un pont et d’un croisement de routes, encombrés d’infanterie ennemie, à 500 mètres sud-sud-ouest de Tour-en-Bessin. Un peu plus tard, vers 15 h 20, le croiseur ouvre le feu sur un nid de mitrailleuses occupant le côté sud du village de Cussy. De son côté, le Montcalm sort de son inaction forcé vers 15 h 00 et disperse de ses obus des chars sur une route à 21 500 mètres de distance.

Dans l’après-midi du 8, alors que Rommel et von Rundstedt savent déjà à quel point Carentan constitue un objectif essentiel pour les Alliés, les munitions commencent à manquer chez les parachutistes allemands engagés dans le secteur de Sainte-Mère-Eglise. Les bataillons du 6e ont devant eux des troupes US qui débouchent de la tête de pont d’Utah Beach avec des chars et les attaquent sans trêve. Le commandant du régiment dut se résigner à abandonner son train de combat et ses dépôts de munition, et à traverser le marécage pour se retrancher à l’est de Carentan, formant ainsi un bouchon empêchant les deux têtes de pont américaines de se rejoindre et d’effectuer leur liaison avec les britanniques.

Le soir tombe, l’activité des transports ne faiblit pas et vers 19 h 45, le Georges Leygues en compte 84 entre Port-en-Bessin et la pointe de la Percée. Mais les tirs contre la terre sont terminés pour la journée. Il ne reste plus qu’à changer de mouillage, pour pallier le danger d’avoir été repéré le jour et d’être atteint, la nuit, par une attaque aérienne. En effet, à 22 h 30 le nouveau mouillage est pris et vers minuit apparaissent des avions allemands. La réaction de la DCA se fait de plus en plus précise. Le Montcalm compte 2 avions en flammes. Le Georges Leygues en dénombre 5 dans son secteur. Mais la nuit est décidément agitée (M. Masson, Muracciole, de Villardi de Montlaur, 1969 ; Paul Carell – 6 juin – 25 août 1944).

2. BATAILLE DE FRANCE : MASSACRE DE TULLE.

Dans le cadre des opérations de ralentissement de la remontée des troupes de renforts allemandes vers la Normandie, la Résistance française se charge de créer des obstacles sur la route des divisions blindées de renfort. Ainsi, le commandant des FTP (Francs-Tireurs-Partisans), Jacques Chapou, dit « Kléber », décide de son propre chef de s’emparer de Tulle avec plusieurs centaines d’hommes. C’est la première initiative de ce genre, jamais les résistants ne s’étant hasardés jusque-là à attaquer un centre urbain (trop de risques pour un gain aléatoire). La ville est occupée par quelques centaines de soldats allemands et à peu près autant de miliciens et de supplétifs de la police (GMR, Groupes Mobiles de Réserve). L’attaque débute le 7 juin à l’aube. Les policiers et miliciens français obtiennent le droit d’évacuer la ville avec leurs armes. Les Allemands, quant à eux, se replient dans la manufacture d’armes, dans l’École normale de jeunes filles et dans une école communale. À la gare ferroviaire, ils massacrent les dix-huit gardes-voies, qui avaient renoncé à suivre les maquisards.

Le lendemain 8 juin, les assaillants concentrent leurs tirs sur l’École normale et mettent le feu à l’édifice. Les Allemands finissent par se rendre dans l’après-midi, dans la plus grande confusion, au milieu des explosions de grenades et des tirs de fusils. Ils ont en définitive 149 tués et quarante blessés. Certains Allemands, blessés, auraient été achevés par les résistants et ceux-ci auraient aussi retiré du lot de prisonniers une dizaine d’hommes identifiés comme des membres du redoutable SD (Sicherheitsdienst, service de sécurité de la SS), les auraient conduits vers le cimetière et abattus.

Jacques Chapou juge la victoire acquise, la prise de la manufacture et de l’école le lendemain ne devant plus être qu’une formalité. À ceux qui s’inquiètent d’un retour en force de la division Das Reich, il répond en riant que celle-ci doit juger plus urgent de gagner la Normandie où vient d’avoir lieu le débarquement. Las, dès le soir, de premiers chars allemands font leur entrée à Tulle en trois lieux différents. Les maquisards, faute d’artillerie et d’armes en nombre suffisant, se replient aussitôt.

1951 – 8 juin : première grande exposition de Giacometti à la galerie Maeght. C’est l’époque où Giacometti revient à la représentation de la figure humaine et apparaît dans ces années-là comme une des plus emblématiques de l’après-guerre.

1957 – 8 juin : À Alger un attentat au casino de la corniche fait 8 morts.

-1959 – 8 juin : Mort de Jean de la Varende, écrivain.

1993 – 8 juin : DÉCÈS DE RENE BOUSQUET, haut fonctionnaire. Rappelons que les 13 et l4 janvier 1943, eurent lieu les pourparlers décisifs entre le SS OBERG et le Secrétaire général à la police français René BOUSQUET à propos des rafles, de la déportation des gens et du dynamitage du Vieux Port de Marseille.

2019 – du 7 au 10 juin :

1. FESTIVAL SANARY FLORALIE’S – « Du 7 au 10 juin 2019, les Floralie’s 2019 proposent un véritable tour du Monde floral et végétal. C’est en parcourant plus d’une dizaine de sites que les visiteurs pourront apprécier la créativité de nombreux spécialistes mondiaux qui mettront pour l’occasion plus de 100 000 fleurs en scène afin de créer des espaces enchantés, riches d’une poésie incroyable. C’est un véritable musée floral éphémère ou la beauté de la FLEUR est mise à l’honneur avec des créations florales mais aussi des animations musicales, une ferme fleurie, un espace pour les juniors. L’église et les chapelles seront elles aussi investies… Mille et une raisons de venir admirer ces magnifiques réalisations en famille du 7 au 10 juin 2019. » (source : Festival Sanary Floralie’s).

2. MÉTÉO SANARYENNE : un temps à peu près semblable à celui d’hier est annoncé avec du vent d’ouest avec des rafales à 40 km/h durant toute la journée. Les températures restent de saison : 19° à 8h, 27° à 14 h (midi solaire). Soleil radieux !

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 268e livraison : (suite)

(coll. H. Ribot)

Début du XVIIe s. alors que Sanary, Saint-Nazaire à l’époque, est devenu une petite agglomération groupée autour de son port et quartier maritime d’Ollioules.

          Si nous avons développé le chapitre relatif à la création du nouveau chemin de Toulon à La Ciotat qui remplace au début du XVe siècle celui de la Tourelle à Sainte Ternide et au Grand Vallat, c’est essentiellement pour mettre en évidence le rôle que joue le bord de mer dans un monde qui tourne alors autour de la maîtrise de la Méditerranée. A ce titre, Toulon commence à tenir une place de premier ordre comme dernier grand port avant le Var qui marque la nouvelle frontière entre les terres de France et d’Empire (Depuis que la Provence s’est donnée au roi de France, la frontière qui passait autrefois par le Rhône, s’est considérablement déplacée vers l’est, puisqu’elle arrive à présent au fleuve Var, mais n’englobe pas le comté de Nice qui s’est détaché de la Provence en 1388. Au -delà du fleuve commencent les terres de l’Empire de Charles Quint, le perpétuel ennemi de François 1er.).

          La région toulonnaise, au sens large, est donc devenue une zone sensible. Cette situation certes n’est pas nouvelle, souvenons-nous des farots en 1302 ou de la création du fief de la tour Saint-Nazaire constitué pour battre la plage et interdire tout débarquement susceptible de prendre Toulon à revers, mais elle va s’amplifiant, le pouvoir royal se substituant graduellement à celui des seigneurs locaux et s’appuyant de plus en plus sur les communautés urbaines qui assurent le gros des défenses. Par un certain nombre de ses aspects, le XVIe siècle appartient à la période précédente. Le pouvoir royal n’a pas encore réussi à mâter la noblesse et le rôle des villes ne s’est pas encore totalement affirmé. Jusqu’à l’arrivée de Sully, mais surtout de Richelieu puis de Louis XIV, il en sera ainsi.

(Réf. Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary-sur-Mer. Dir. H. Ribot).

(à suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 468e livraison :

(cl. H. Ribot)

entre 1785 et 1791 : La Seyne est en tête de tous les ports provençaux pour la construction navale : La Seyne : 40 navires construits, Marseille : 29, La Ciotat : 17, Martigues : 7, Saint-Tropez : 7. La Seyne : 7 148 tonneaux construits, Marseille : 6 610 tonneaux, La Ciotat : 3 213 tonneaux, Martigues : 989 tonneaux[1].

-1792 –  29 septembre : Le maire de La Ciotat ainsi que ses adjoints municipaux se rendirent en cortège solennel sur toutes les places de la ville pour y donner lecture du décret abolissant la royauté. La proclamation faite, le maire ajouta à haute voix : « Nous n’avons plus de roi, nous n’en voulons plus. Vive l’égalité et la liberté ! » Arrivé vers la porte Réale, le maire s’écria : « A l’avenir, nous l’appellerons porte de Marseille ; tout ce qui tend à rappeler les malheurs auxquels nous avons été exposés sous le despotisme du tyran détrôné doit être effacé ! ». Invitée par les clubs à inaugurer le culte de la « Déesse Raison » à La Ciotat, la municipalité consentit à lui consacrer la chapelle des Pénitents bleus. Les fêtes du nouveau culte n’eurent pas un franc succès. Vers la fin de 1792, celle qui incarna la déesse Raison ne se montra que trois ou quatre fois dans nos rues avec son cortège. […] tous ceux qui jusqu’alors s’étaient prétendus « nobles » s’empressèrent d’écrire à la municipalité Querien n’était plus faux que leur noblesse, et la plupart n’eurent pas de peine à le prouver en exhibant leur acte de naissance (Marius Deidier, Histoire de La Ciotat, 1965).

1793 – 1794 : François Mourdeille, de Bormes, né en 1758, arme en 1793 à Marseille, le corsaire République Française, est fait prisonnier à Alicante par les Espagnols, s’évade, et ramène une prise Espagnole à Toulon en octobre 1794. Il commande ensuite les bricks Concurrent et Révolution contre les Anglais, mais est fait prisonnier et se retrouve sur leurs pontons. Il est libéré à la Paix d’Amiens en 1802.

1793 – début août : Marseille est à bout de forces. Certes elle ne manque pas de pain. Mais plus profondément les bases de sa prospérité sont terriblement affectées : conséquences du blocus mari­time, le port est vide. 1793 est pour Marseille « l’année terrible », et l’on comprend la furieuse révolte d’une aristocratie mercantile, prête à se jeter dans les bras des Anglais. Dès lors les événements se précipitent : dès la mi-août le Comité des sections reconstitué voit entrer aux côtés de Peloux et Castellanet des royalistes avérés comme Jean Abeille, qui s’en va traiter avec l’amiral Hood sur des problèmes apparemment limités, mais qui débouchent très vite sur la promesse de proclamer Louis XVII comme roi des Français. Ce tournant précipite une cassure déjà virtuellement réalisée : lendemain de la reprise d’Aix par les troupes de la Convention, au cœur du vieux Marseille populaire des sections 11, 12, 13, les Jacobins, stimulés par l’approche de celles-ci se soulèvent, se regroupent dans l’église des Prêcheurs, entrent en lutte ouverte avec es troupes des sections bourgeoises[2].

LA SEYNE-SUR-MER. 173e livraison :

1790 – janvier : On effectua en France un recensement général de la population. Celle du terroir de La Seyne s’élevait alors à 5035 habitants[3] dont 208 pour Saint-Mandrier. Les opérations concernant localement ce recensement furent exécutées sous la direction du citoyen André Fabre, constructeur de navires, la municipalité étant représentée par les citoyens Roux, maire, Lauzet et Daniel, consuls. Dans le recensement de 1790, seul le chef de famille était mentionné, avec ses nom, prénoms et profession. Les autres membres de la famille ne sont représentés que par des chiffres.

LA SEYNE (5035 habitants) : abé Joseph, maçon. abran Claire-Cécile, née michelon.  abran Jean, capitaine marchand, enseigne de vaisseau provis. abran Vincent, ménager. abran Thérèse-Marie, son épouse. agarrat J.-B., marin. ansian Louis, maçon. anthelme Louis, tailleur d’habits. aramei.le Joseph, capitaine. argentery Laurent, charpentier. argentery Catherine, née sicard. armeljn J.-B., quartier-maître marin. armelin Anne, née denans. arnaud Barthélémy, charpentier. arnaud Etienne, charpentier. aube Catherine (veuve). aube François, capitaine marin. aube Michel, capitaine marchand. aube Thérèse, née minjaud. audibert Antoine, capitaine marchand, audibert Esprit, négociant. audibert Marie-Françoise, née martinenq, son épouse. audibert Claire et audibert Madeleine, fille et sœur de la précédente, audibert Etienne, dit « le Cachas », capitaine marchand, audibert Jacques, notaire, audibert Etienne-Laurent, son fils, audibert P.-J. et Romain, frères du précédent, audibert Joseph, calfat, audibert Victoire, née coutelenq, aycard (ou icard) J.-M., dit « Coudon », maître d’équipage, aycard Michel, calfat, aycard Michel-François, boulanger, volontaire, baille (ou bayle) Laurent, charpentier, barralier Catherine, née guiol, épouse de Michel barralier, capitaine marchand. Ses filles : Cécile, Eléonore, Joséphine, Marie et Victoire. barralier Joseph, dit «Blanquet», capitaine marchand, barralier Madeleine, née tortel, veuve de barralier André, mort dans un naufrage le 14 février 1790, sœur de tortel Pierre-Honoré[4], barry Jacques, enseigne non entretenu, barry Elisabeth, épouse du précédent, née daniel, barthélémy Jean, boulanger, baude Hyacinthe, charpentier à l’Arsenal de Toulon. baudoin Louis, retraité de la Marine, fabricant d’objets d’armement pour navires, baudoin Thérèse, née latty, son épouse. beaussant J.-J.-P., marin. beaussant Sauveur, constructeur de bateaux. beaussant Jacques, frère du précé­dent, constructeur naval. beaussant Françoise, née curet, son épouse. beaussier Antoine, capitaine au long cours. Ses fils : Antoine, François, Sauveur. beaussier Jacques-Maurice, capitaine marchand. beaussier J.-L., forgeron. beaussier Marie-Claire, née fleury. beaussier Mathieu, dit « Langouste », capitaine marchand. blanc Jean-Louis, ménager. blanc Louis, cultivateur, ses enfants : Augustin, sa sœur. blanchie J.-F., charpentier. boery Auguste, capitaine. boery Joseph, capitaine des infirmeries. bonnefoy Honoré, cultivateur. bonnefoy Charles-Honoré, son fils. beaussier Philippe. bourguignon J.-B. bousquet Joseph, charpentier. boyer Dorothée, née nicolas. boyer Jean-André,  cultivateur. braud André-Michel, capit. march. brémond André. brieu Joseph, ménager. castillon Nicolas, patron pêcheur. cauvier François, navigateur. cauvin Elisabeth (veuve). cauvin N.-A.-T., son fils, notaire. cauvin J.-F., son frère, cap. au long cours. cauvin Claire-Anne, née minjaud, son épouse. combal J.-J., officier de Santé. combal J.-L.-M., fils du précédent, chirurgien. Son frère : Michel-Romain. coulomb Pierre,  capit.  marchand. coulomb Marie-Anne, née guigou, son épouse, et son fils Joseph. coutelenq André, capit. marchand, propriétaire à La Seyne et à Six-Fours ; son épouse : coutelenq Marie-Françoise, née négrel. coutelenq Louis-Antoine, mat. cruvelier Louis, cap. marchand. curet Antoine, capucin. curet Jean-Louis, négociant. curet J.-L., dit  « L’Amourié ». cuhet J.-L.-A.-N., son fils, marin. cuhet Joseph, capit. marchand. cuhet Louis, dessinateur. curet Louis, ferblantier. curet Louis-Pascal, charpentier. daniel (femme de Pierre-Michel). daniel André, poulieur. daniel Augustin, pilote. daniel Claire,  née berny (veuve). daniel Etienne, dit « La Treille ». daniel Eulalie,  née guigou. daniel Hyacinthe, capitaine retraité, négociant et ses trois enfants. daniel Melchior, avocat. danjean Joseph. denans Antoine, dit « Tabacant » prêtre. denans François, denans Claire Elisabeth et Thérèse. denans Jean-Pierre, charpentier. denans Laurent, dît « Masse », charpentier. sa femme denans Marie, née Baude. denans Louis, docteur en médecine. denans Louis-André, dit « La Patate ». Sa femme denans Marguerite, née nicolas, son fils Pierre. denans Marie-Victoire, née JOUGlas, veuve de Joseph-Romain denans, homme de loi, massacré à Toulon le 29 juillet 1792 par les terroristes. Ses enfants : Joseph et Pierre. Doudon J.-M.-F., marin. Esclapon Cécile. Esclapon J.-B., navigateur. Esclapon Cécile, née audiffren, épouse du précédent ; leur fille Thérèse. Etienne Antoine, constructeur naval. Etienne Charles-Marie, marin; son frère Joseph. Etienne François, charpentier. Eyffren Pierre, marin. Eyffren Suzanne, née dinque, son épouse ; leurs  enfants : Catherine-Rose, Marie-Madeleine, Thérèse-Suzanne. Fabre Jean, charpentier. Fauucher Marie, née sauvaire. Fouque J.-J., employé aux vivres de la Marine. Fournier Charles, charpentier. Gautier Etienne. Gavoty Joseph-Bruno, propriétaire à Saint-Jean-de-Berthe (commune de La Seyne). Giraud Marie, nièce de lombard Honoré, dit « La Porte », bourgeois. giraud Pascal et giraud Thérèse. Gros Rosé, née alibert, épouse  d’Hyacinthe Gros, calfat. guigou André-Louis, charpentier. guigou Victoire (célibataire) de La Ciotat. guiol Elisabeth, née arène. guiol Jacques, perruquier. d’HAUTECOUR   Gaspard, guichetier de la prison. héraud Barthélémy, marin. honoré Louis, régent des écoles. isnardon Louis, marin; sa femme Louise. isouard, dit  « Mathias », capucin (a émigré avant le  12 décembre 1792). jouglas Hippolyte, ancien officier de la Marine march., bourgeois. jouglas Elisabeth, née coutelenq, négociante, épouse du précédent. jauvard Louis-Joseph, capitaine marchand. jonquier Cyprien, marin. julien Charles, médecin, et sa fille Marie. lacan Louis, marin; sa femme, née gueit Marie. lauzet Jean, chirurgien. lauzet Joseph-Balthazar, capitaine marchand; sa femme, née daniel Victoire; leur fille Victoire. lidon Jean-Baptiste, marin, et lidon Victoire. Lombard Honoré, dit « La Porte », bourgeois. lombard, sa femme, née rebufa. lombard Honoré, chef de timonerie au service de l’Etat. lombard Joseph, charpentier de marine. lombard Louis-Augustin,  époux Thérèse daniel, instituteur. lombard Pierre, charpentier ; sa femme, née allamand. magnan Antoine, capitaine au long cours. Minjaud Joseph, capitaine marchand. marquisan Pierre, ancien commis­saire de la Marine. martel Rosé, née lacan. martinenq Jean-Joseph, marin. martinenq Joseph-Marie-Bruno, marin. maunier Pierre-Jean-Marius, commissaire des classes de la Marine, propriétaire à Fréjus et Seillans; sa femme, née Claire martin, leurs enfants : Claire-Pauline et Emmanuel. maurras Claire-Françoise, née beaussant. michel Jean-Bernard, homme de loi. michel Jean-Pierre, capitaine marchand. michel Vincent, ménager; ses enfants : Anne-Claire, Jean-André, Joseph-Auguste, Marie-Anne- Joséphine, Rose-Pauline. millon Antoine, charpentier. millon Joseph, charpentier ; sa femme, née gravier. minuty Joseph, né à La Seyne le 22 mars 1753, maître d’équipage dans la Marine de l’Etat, patron pêcheur à Porquerolles en frimaire an II. moutte Jean-Baptiste, poulieur à l’Arsenal de Toulon. mouttet Alexandre. ordan Jean-Pierre, manœuvrier. perrimond Jacques, matelot. perraimond Joseph, cuisinier et aubergiste, porté à tort sur la liste des prévenus d’émigration car il avait quitté La Seyne en décembre 1792 pour aller ù Alexandrie (Egypte) où il demeurait depuis dix-sept ans. Arrêté à son débarquement, il fut mis en liberté par le Tribunal criminel du Var. perrimond Joseph, marin. petitpain Honoré, serrurier. philippe Thérèse. de possel Joseph-Antoine-Martin, capitaine de vaisseau. pothonnier François-Louis, homme de loi, sa femme et ses enfants. pothonnier Louis-Victor-Sauveur, ex-notaire royal, et ses enfants (selon les documents, le nom de Pothonnier est parfois écrit avec un seul n). pourquier Dominique, calfat perceur. pourquier Elisabeth, née barralier. pourquier Félix, maître d’équipage. pourquier François, constructeur de navires. pourquier Jacques-Barthélémy, capitaine marchand. pourquier Louis-Bonaventure capitaine marchand. pourquier Véronique, épouse du précédent. prat François et prat François-Laurent, entrepreneurs. prat Françoise, née coutelenq. prat-rey,  entrepreneur. De préville Pierre, commissaire aux classes de la Marine au quartier de Martigues. De préville Anne-Thérèse-Victoire, née pothonnier, son épouse. reboul Louis, marin. roudier J.-B,-Victor, propriétaire. sénequier Cyprien. sicard Antoine, dit « le Grand », calfat; sa femme et ses trois enfants. soleillet Joseph, patron de tartane ; sa femme, née ferrandin Marie. tiran J.-B., marchand (de Larche, Basses-Alpes). tortel Honoré, dit « Barbet », charpentier. tortel Honore-Sauveur, capitaine marchand. tortel Jean-Joseph, époux d’Elisabeth-Catherine roche, constructeur de navires. tortel Jean-Joseph, charpentier de marine. tortel Marthe-Catherine, née tortel. tortel Pierre-Honoré. tortel Pierre-Honoré, dit « Grande Tète -», charpentier naval. vian François-Honoré, calfat. vian Thérèse. vicard Francois-Pierre-Nicolas, marin de timonerie. vidal Marguerite, née aubert. vitalis Simon-Joseph, notaire (c’est probablement le même personnage que le vitalis Jean-Simon, notaire à Ollioules, époux Catherine denans, nous fait remarquer Louis Honoré dans son Emigration dans le Var)[5].

(Références : Marius Autran, tome 5, d’après Charles Carrière, dans Provence historique.  Michel Vovelle, « La Provence et la Révolution », Histoire de la Provence, p. 425 et sq. Marius Autran, tome 3, 1990. Louis Baudoin, 1965, L. Honoré : L’Emigration dans le Var.)

(à suivre)

DEUX BLAGUES (involontaires ?) trouvées dans la presse des années cinquante:

« Un septuagénaire s’était tiré 2 balles dans la tête. Hors de danger il sera poursuivi pour non-déclaration de revolver » (Fléchois, du 22 novembre 1952).

«  La France sera représenté par un étudiant yougoslave, M. Vidoknezevitch, désigné en raison de sa parfaite connaissance de la langue anglaise. (Le monde, du 16 mai 1954).

(8 juin 1944 : Bayeux est libéré).

C’est terminé pour aujourd’hui.

Je vous souhaite une bon samedi à tous.

Bises à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.


.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Ephémérides d'Henri RIBOT

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture