ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 7 JUIN 2024 12e ANNÉE (4169).
ILLUSTRATION – Office d’Informations de Guerre des Etats-Unis – « La bataille de France, 1944 ». Exemplaire que j’ai eu entre les mains chez mes grands-parents à Céret en 1948 et que j’ai conservé depuis).
LES FÊTES.

Bonne fête aux GILBERT dont le saint éponyme, né en Auvergne à la fin du XIe s., participa en 1146 à la deuxième croisade en compagnie du roi Louis VII de France. A son retour, son épouse Pétronille (ou Péronnelle) et lui décidèrent d’embrasser la vie monastique. Gilbert devint religieux prémontré de l’abbaye de Neuffonts qu’il fonda en 1152. Pour sa femme, il fonda le monastère d’Aubeterre dans l’Allier.
Ce prénom masculin, populaire dans les années 1930, vient du germanique « Gisilbert » formé de « gisil » (le descendant) et de « bert » (illustre, brillant).
180 100 personnes ont été ainsi prénommée depuis 1900 dont 123 400 vivent encore tandis que près de 20 000 ont pour patronyme Gilbert.
Nous sommes le 7 juin, 19e jour de prairial dédié au TILLEUL au calendrier républicain.
DICTON :
« Tonnerre de juin te donne paille et foin ! ».
TRADITIONS ET LOCUTIONS PROVENCALES :
L’emploi très répandu et typiquement provençal – marseillais, surtout – de la conjonction latine QUASI signifiant à l’origine « comme si », « en quelque sorte » et prononcée « kazi », dans des expressions telles que « il ne dit quasi rien ! », « il est quasi mort ! ». On rencontre souvent la forme adverbiale « quasiment ». Mistral (Trésor du Felibrige) donne par ailleurs « quasi » et « quasimen » comme équivalents de « presque » et synonymes de « gaire-bé ».
PENSEE :
voici une perle de Vauvenargues, prise au hasard dans ses « Pensées et maximes » et que j’ai déjà consignée dans mes éphémérides : « Nous querellons les malheureux pour nous dispenser de les plaindre ! ». Un hasard ? Vous croyez ? Tiens donc !
EPHEMERIDES.

(7 juin 1944 troupes américaines dans le secteur d’Omaha Beach)
–1174 – 7 juin : – « Jugement rendu par Fouque, évêque de Marseille, assisté de Pierre, évêque de Toulon, en faveur de la Chartreuse de Montrieux, en présence de Bertan de Marseille et de Hugues de Trets, ce dernier chanoine et médecin. » Ce jugement fut confirmé le 24 août 1226 par lequel PIERRE DE MONTLAUR, ÉVÊQUE DE MARSEILLE, FIXA LES LIMITES DU DEFENS DE MONTRIEUX VERS MÉOUNES. (de Gérin-Ricard, Acte n° 259, p. 73; limites et protection du défens de Montrieux, Boyer R., 1980, Acte 9 du cartulaire de Montrieux p. 395).
– « De diffinitione heremitarium et hominum Melne……Habeant etiam semper sibi et animalibus suis transitum ad pontem per viam Coctanariorum, que ducit ad Silvetam. Termini autem defentionis supradictorum heremitarum in circuitu sunt : sicut Capellum venit a summitate campi Gavaudani, a parte inferiori, ad passum Coctanariorum ; et flectitur girum ad Silvetam, et pervenit ad agullas Montis Rivi, et inde ad castellum de Mataron, et vadit ad la colla de la Ferrageneras, et inde pervenit ad Podium Grossum, sicit aqua vergit ad Vallem Bellam ; et tendit ad castelletum d’Arnols, et pervenit ad Morsum Cavallinum, et ascendit in Podium Arambert, sict aqua vergit ad Campum Gavaudanum ; et pervenit in Capellum, ad summum campi Gavaudani, a parte inferiori. ..ego, Fulco, massiliensis ecclesie episcopus (Foulques de Thorame, évêque de Marseille de 1170 à 1188), assidente domino Petro, Tolonensi episcopo (Pierre Isnard, évêque de Toulon de 1168 à 1182),….Presentibus domino Bertrando, priore Montis Rivi, et monachis ejus: Honorato…, Guillelmo Betz, Petro de Ponte…, Giraldo, Rolando, Bernardo, Ostendo, Willelmo; conversis vero: Ricardo, Raimundo de Turritz, Rostagno Lamberti, Giraldo Garcino, Giraldo Bona Terra, Willelmo Gariano, Petro Michaelis, Petro Fulconis, Andrea; donatis vero: Giraldo, Silvero, Pontio Lardena, Willelmo Verdelionis; laicis vero seculi: Bertrando de Massalia, Gaufredo de Almis, Guidone de Melna, Bertrando de Oliolas, Bertrando Sennoretz (Mention d’un Bertran Senioret lors de la prestation de serment faite par Pons de Fos à Raimon de St-Gilles pour les châteaux de Fos, Hyères et Aix vers 1103, selon Cl. Brunel, I, 13, charte n° 10), Willelmo de Valle Bella, Willelmo de Bauceto, Petro de Tornamina, Radulfo Catalano, Willelmi Gantelmi, Bertrando Aicardi de Castelleto, Desiderio, priore Verne (Dom Didier, prieur de la Verne de 1174 à 1183, devient ensuite évêque de Toulon) ; …Barnerio, capellano de Evena;… » (Le dimanche 4 octobre, nous retrouverons une grande partie de ces mêmes personnages lors de la consécration de: l’église de la Chartreuse de la Verne est consacrée : « Petro, Tolonensi episcopo, Bertrando de Oliolas, Bertrando Sennoretz , Willelmo de Valle Bella, Radulfo Catalano, Willelmi Gantelmi, Bertrando Aicardi de Castelleto, Desiderio, priore Verne;… »)
–1215 – 7 juin : Confirmation par le vicomte Raimond Geofroi et sa femme Ixmille de la confrérie du Saint-Esprit de Marseille (documents retrouvés après impression des actes des vicomte de Marseille B, p. LXX, De Gérin-Ricard, 1926). Cet acte confirme le précédent daté de janvier 1189 par lequel Barral, seigneur de Marseille et vicomte, concédait aux frères de la Confrérie, procureurs de l’hôpital du Saint-Esprit, qu’aucune personne n’aurait de servitude ni d’issue dans le chemin qui doit passer devant la maison de l’hôpital, reçue à cens de l’abbaye de Saint-Sauveur (acte 282 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926, réf : Arch. commun, de Marseille, GG, sans n°. a. Portai, La république marseillaise, p. 330.
–1286 – 7 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Turris Rissendis de Argileriis (acte notarié), première mention du site « Les Argiliers » – quartier rural en 1872 du quartier de Sainte- Marthe, vers Saint-Mitre.
–1335 – 7 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Verina (acte aux archives municipales). La Verune – lieu-dit, quartier de Saint- Menet (1872). Première mention : La Veruna, le 10 décembre 1348 (acte notarié).
–1342 – 7 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Antra ayguas (charte aux archives de Saint-Victor). Entre-Aygas lieu-dit, quartier de Sainte- Marguerite, entre l’Huveaune et le béal des Moulins. Première mention : Infra duas aquas , 1097 (supplément inédit au cartulaire de Saint- Victor).
–1355 – 7 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Aquas blancas (arch. municipales). Eaux-Bonnes, ruisseau et quartier rural du quartier de Saint-Jérôme (1872). Première mention : Aquas Bonas in comitatu Massiliensi, en 1038 (cartulaire de Saint-Victor, n° 45).
–1399 – 7 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Tour de Babilone (charte aux archives de l’Evêché). Cavalerie supérieure – lieu-dit. Possession des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, où ces Hospitaliers avaient une tour, Turis superior Cavalarie, citée le 17 avril l256 (charte aux archivesde l’Evêché) qu’on appelait lo Tor, le 31 juillet 1328 (acte notarié), ou Tour de Babilone, le 7 juin 1399 (charte aux archives de l’Evêché). Diverses parties de la Cavalerie Supérieure se trouvaient cependant sous la directe des Trinitaires. Les actes désignent cette localité comme étant tantôt dans le quartier de Saint-Jérôme, vers Saint-Mitre, tantôt à Montolivet, vers Saint-Barnabé.
–1462 – 7 juin : JAUME DEYDIER EST ADMIS A LA CLÉRICATURE – Le seul trait mentionné par Jaume Deydier sur sa première éducation, et il avait pour lui une grande importance, puisqu’il l’a inscrit en frontispice de son livre, est son admission à la cléricature par Mgr Huet, évêque de Toulon : « Yeu Jaume fozi fach clergue, die 7 de juing 1462, per monsenhor Huet. »
Par cela on est incorporé à l’église, et, en cette qualité, on est rendu apte à jouir de ses droits et privilèges, notamment à être investi des bénéfices ecclésiastiques… Chez les Deydier, la pratique en était héréditaire, surtout à cause d’un prieuré dont ils étaient les patrons, non loin de Toulon, à La Garde. Depuis le XIVe siècle, il tend à se former une sorte de classe neutre, composée de nobles aussi bien que de gens du peuple de toutes les professions, et embrassant en quelque sorte l’élite de la société que nous appellerions aujourd’hui laïque.
Or, on ne peut entrer dans cette classe que si l’on possède les premiers éléments de l’instruction (De Ribbe, La société provençale, 18-50 et p. 50, et note 2 : Au milieu du XVIIe siècle, le prieuré de La Garde aura son rayon de gloire, car de lui sortira François Deydier, missionnaire au Tonkin, dont il sera le premier évêque (né en 1634, prêtre en 1657, missionnaire en 1660 ; au Tonkin dès 1666 ; évêque d’Ascalon en 1682, mort en 1693).
–1492 – 7 juin : LES SYNDICS D’OLLIOULES AUTORISENT LE CHAPITRE DE TOULON A PRENDRE DES PIERRES A LA COURTINE – Lors de l’installation du chapitre de la cathédrale de Toulon en 1096, l’église d’Ollioules se trouvait parmi les bénéfices du prévôt des chanoines qui y conserva ses droits fort longtemps comme le montre la licence par les syndics d’Ollioules au chapitre de Toulon de prendre des pierres à La Courtine, sur le territoire d’Ollioules :
« Sindicorum universitatis hominum castri de Oliolis… sindicos de Oliolis de lapidibus peyrerie de Cortina, territorii de Oliolis pro constructione ipsius cappelle (St Jean-Baptiste) » (Albanès J.-H. – Gallia Christ. Nov., t. V, Toulon, complété et publié par U. Chevalier, Valence, 1911, p. 454, n° 977).
Nous voyons par cet exemple, que le petit conseil d’Ollioules, sorte de conseil d’administration qui, élu par l’assemblée générale, avait pris en main la direction et la gestion des affaires communales en 1447, et dont les décisions pouvaient entraver les volontés des seigneurs, pouvait au contraire les aider : ainsi, le 7 juin 1492, ou bien, inversement, en 1412, quand il interdit à Sibile de Castellane, tutrice des enfants du coseigneur de Caseneuve, de faire paître du bétail dans le terroir d’Ollioules (E. Castellan 1937, p. 22 ; Cahier du patrimoine ouest varois n°7, Ollioules, 2004)

–1535 – 7 juin : PHILIPPE TRIVULCE, NOMMÉ 6e ABBÉ COMMENDATAIRE DE SAINT VICTOR DE MARSEILLE ET SEIGNEUR DE SIX-FOURS, est en fait le 58ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) ou plutôt le 51ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier ; il reçoit ses bulles de provisions à la date du 7 juin 1535, alors qu’il est archevêque de Raguse (aujourd’hui Dubrovnic). Mort au début 1544.( E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium)
–1625 – 7 juin : ARRÊT QUI DÉCLARE LES TAILLES VIEILLES – Les consuls des communautés d’Ollioulles, Six-Fours, la Garde, le Revest et Evenes (Evenos), par leur placet donné au roi, leur auraient très humblement remontré que les habitants de Tollon, en vertu de certains privilèges, avaient refusé de payer les tailles, tant de sa majesté, que du pays, aux susdits lieux, présupposant, que par leur privilège, ne pouvaient être aucunement contraints, et que lesdites tailles se devaient pour les biens qu’ils avaient auxdits lieux à la ville de Tollon (Toulon), lieu de leur habitation. A quoi lesdites communautés plaignantes soutenaient, qu’étant à la disposition du droit écrit, les tailles sont réelles et non personnelles, et par ainsi, qu’elles devaient être payées où les fonds sont situés. Ce qui causa un procès par-devant la Cour des Comptes. Laquelle, par son arrêt, attendu qu’il s’agissait de privilège confirmé par les feus Rois, ainsi que lesdits de Tollon avançaient, les parties furent renvoyées au Roi, qui depuis sa majesté, les renvoya à ladite Cour des Comptes.
Et prévoyant, lesdits de Tollon, l’injustice de leur cause, auraient taché de parvenir à l’exécution de leurdit prétendu privilège, et pour cet effet, se seraient retirés par-devant sa majesté, pour leur être permis de murailler et fortifier leur ville. Ce qu’ils offrirent faire sous certaines qualités contenues aux articles par eux dressés, et entre autres, demandaient le privilège par eux prétendu, que pour la manutation duquel, y avait long temps qu’ils étaient en procès par-devant la Cour des Comptes de Provence. Laquelle requête serait (aurait) été renvoyé au Seigneur grand prieur de France, gouverneur en Provence, pour donner son avis. Surquoi lesdites communautés auraient formé opposition par-devant ledit Seigneur, grand prieur, et encore pour la conservation de leur bon droit, par-devant sa majesté, pour qu’il fut son bon plaisir de les recevoir en leur opposition. Et ce faisant, attendu l’instance pendante par-devant ladite Cour des Comptes, renvoyer les suppliants sur leurdite opposition formée contre lesdits de Tollon, à ladite Cour pour être procédé, sur laquelle requête serait (aurait) été rendu décret. Attendu, les suppliants, l’avis dudit Seigneur grand prieur de France, répondu au conseil le 21 janvier 1586, signé Dolu. En suite de laquelle requête et décret, capitaine Laurens Varon, procureur et député des habitants d’Ollioulles (Ollioules), Six-Fours, la Garde, le Bausset et Evenes, fit la présentation au greffe du conseil privé de sa majesté, contre les consuls, manants et habitants de Tollon et constitua pour avocat, Maître Jean Sirralies, avocat au conseil, en date du 29 janvier 1586. Au préjudice de laquelle instance, les consuls et communauté de Tollon, en l’année 1589, ayant fait procéder à un relèvement et nouveau cadastre de leur terroir. Ils auraient fait coucher, entre autres, tous les biens que feu Sieur Barthelemy de Lombard, Sieur de Ste Cécille, possédait au terroir de S-F, prétendant que les tailles fussent personnelles. Et obliger les hoirs dudit Sieur de Ste Cécille leur en payer les tailles des biens qu’il possédait au terroir dudit Six-Fours. Ce qui donna lieu à Dame Hellène de Vallavoyre, veuve du Sieur Barthelemy de Lombard, en qualité de mère et tutrice de ses enfants, hoirs dudit Sieur de Lombard, de le mettre en notice aux consuls dudit Six-Fours, par sommation qu’elle leur fit intimer le 11 juin audit an 1589, par laquelle l’on lui protesta, en cas qu’elle fut obligée de payer les tailles à la communauté de Tollon, de tous dépens, dommages intérêts. Lesquels consuls, par leur réponse, auraient déclaré qu’ils voulaient et entendaient prendre la garantie et défense des pupilles contre ladite communauté de Tollon et tous autres. Sur la susdite question, pour savoir si les tailles des biens devaient être payées au lieu de domicile des possesseurs ou au lieu où lesdits biens sont assis, fut encore intenté un grand procès au Grand Conseil du Roi, entre lesdits Sieurs consuls et communauté de Tollon, qui soutenaient que par privilège octroyé au lieu de la viguerie de Tollon depuis l’année 1231, les tailles étaient payées au lieu de domicile des possesseurs et non en lieux où les héritages sont situés et assis, et les consuls et communauté de Six-Fours. Auquel, la communauté de la Vallete qui serait intervenue, soutenant les fins et conclusions de celle de ladite ville de Tollon, et la communauté de la Garde se serait jointe avec celle de Six-Fours. A la poursuite duquel procès, ledit conseil fit arrêt en contradictoire jugement, le 14 juillet 1618, par lequel il fut ordonné, que sans avoir égard audit privilège et usage, les habitants de Tollon, Six-Fours, la Garde et la Vallete, payeront, dores en avant (dorénavant), les tailles et impositions en lieux où les biens seront assis. Après lequel arrêt, serait (aurait) été encore rendu divers autres arrêts, tant audit Conseil, qu’en la Cour des Comptes, des 23 janvier 1621, 7 juin 1625. Et enfin, par arrêt du conseil du 14 février 1632, fut ordonné que le susdit arrêt de 1618 serait exécuté (Jean Denans, 1713).
–1654 – 7 juin : SACRE DE LOUIS XIV à Reims.
–1657 – 7 juin : ÉMERGENCE DE L’ISTHME DES SABLETTES

1°. Dans les actes notariés passés devant Me Jean Lombard, notaire à Toulon, et l’Intendant de la Santé le 14 mars 1657, le 21 mars 1657 et le 7 Juin 1657, pour l’achat des terrains du Lazaret au quartier, on peut lire « Sépet », sans indication du mot Île.
2°. Dans les Lettres Patentes établies et signées par Louis XIV en juillet 1657, stipulant que le quartier de la Siagno (La Seyne) serait érigé en commune distincte de Six-Fours, avec bornage des terrains s’étendant jusqu’à la « presqu’île de Sépet ».
À la lecture de ces textes, il apparaît donc que de 1630 à 1657, l’Isle Sépet s’est transformée en presqu’île de Sépet sans formalité administrative ou acte notarié connus. Comment s’opéra cette transformation ?
La tradition populaire l’explique ainsi : Le passage étroit (difficile en hiver) à gué en été, devenait de plus en plus nécessaire et fréquenté depuis l’installation du Lazaret. On eut l’heureuse idée de piqueter ce gué avec des branches fraîchement coupées et même racinées des tamaris poussant naturellement sur le rivage voisin et former avec le sable ramené contre ces piquets une sorte de remblai. Ces branches vivantes entrelacées et noueuses prirent racine dans le sol, arrêtant le sable des dunes venant du S-O, résistant aux flots, et aux vents par leurs ramures basses et rasantes. Sans doute, le hasard heureux voulut qu’aucun raz-de-marée ou grosse tempête ne vint perturber cette plantation pendant plusieurs années. Ainsi le banc de sable fixé et retenu par les tamaris en pleine végétation s’étendit en hauteur et en largeur formant un vrai terre-plein et l’isthme des Sablettes sur lequel passe maintenant une route goudronnée (À quelle époque la presqu’île de Sépet était-elle encore une île ? – Formation de l’Isthme des Sablettes – Etude faite par Mme Giboin à la question posée par les élèves de la 6e Nouvelle du Collège Tessé, extrait du Bulletin de la SSNATV N° 49 – Avril 1951).
Enfin, une carte datée de 1639 permet de régler le problème en montrant pour la première fois un isthme qui relie Cépet au continent (Cahier du patrimoine ouest varois, n°14, 2012).
–1692 – 7 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Sallabran, 7 juin 1692 (registre aux archives de l’évêché). Sarabrun, propriété, collines de la Gardiole. Première mention : Sarabran, le 16 août 1677 (registre n° 66 aux archives de l’Evêché).
-1702 – 7 juin : Notre-Dame de tous les Saints — L’hospice du Saint-Esprit, ou des passants, s’élevait en 1699 sur remplacement actuel de l’école des filles. Le 7 juin 1702 il fut transféré à son siège actuel, local qui avait été acheté et aménagé par Messire l’abbé Eynaud. M. l’abbé Toussaint Beuf, ayant acheté le magasin et la cave, le 14 septembre 1829 (11), y établit une chapelle avec charge de 12 Messes l’an et d’un paiement de 13 francs pour le luminaire et la neuvaine de Saint François Xavier. La famille de Séran y fonda une messe le dimanche. La chapelle est dédireée- à Noutree Dame de Tous les Saints (chanoine Buisson, 1936).
–1707 – 7 juin : EXPORTATION DES VINS DE PROVENCE : Un arrêt du Conseil du Roi, daté de Versailles le 7 juin 1707, autorisa l’exportation des vins récoltés en Provence sous la condition du paiement, par les exportateurs, des trois quarts des droits frappant ces vins à la sortie du royaume (Arch. départem. des B.-du-Rh. antér. à 1790, Arch. civ., série B).
Cette mesure eut une grande répercussion pour le négoce et le commerce maritime de La Seyne. Le port de cette ville était, effectivement, le havre de transit d’une région en bonne partie viticole : communes de Six-Fours, d’Ollioules, du Beausset, du Castellet, de La Cadière et même de Saint-Nazaire (Sanary) ; l’économie locale ne pouvait que s’en ressentir heureusement en raison de l’extension du trafic avec les divers pays méditerranéens (Louis Baudoin, 1965, p. 207).
–1731 – 7 juin : LIEUX-DITS DE MARSEILLE (registre aux archives de la Major)-

1. Font du Cadel. Dombey, bastide, quartier de la Palud (1872). Première mention : El Cader, 5 février 1286 (charte aux archives municipales).Devenu Dombey (du nom de son propriétaire, en 1825).
2. Mingo. Saint-Barthélemy, autrefois village. Première mention du lieu : Val Meguiera, le 3 novembre 1354 (acte notarié). Ce quartier doit son nom moderne à une chapelle Saint- Barthélemy, succursale de la cathédrale, érigée vers la fin du XVIIe siècle. Elle était succursale de la cathédrale.
–1732 – 7 juin :

1. LES VINTIMILLE DU LUC SONT RECONNUS SEIGNEURS D’OLLIOULES ET DE SANARY – Pierre François Hyacinthe de Vintimille du Luc était mort n’ayant pas eu d’enfant de son mariage en 1701 avec Mademoiselle Elisabeth BLONDEL, fille du sieur BLONDEL de MARSEILLE, dont nous avons cité une lettre précédemment. C’est pourquoi sa succession revint à. la branche du Luc qui s’adjoignît ainsi les armes des Vintimille des comtes de Marseille. Cet héritage fut attaqué par le sieur Guillaume de RAOUSSET, chevalier, marquis de SEILLON et de MAILLANE, qui avait épousé Anne de VINTIMILLE, sœur du défunt comte, et un long procès s’ensuivit entre la communauté et lui. Il en fit un aussi au comte du LUC, Guillaume de RAOUSSET, conseiller au Parlement de Provence, était curateur légitime de Gaspard de VINTIMILLE des comtes de MARSEILLE, celui-ci étant atteint « d’imbécillité ». Cinq ans plus tard, le procès prit fin et le comte Jean-Baptiste Hubert de Vintimille du Luc, de Paris, le 7 juin 1732, annonça à la communauté de Saint- Nazaire (Sanary) qu’après cinq années, il avait gagné son procès contre le sieur de Raousset et qu’il espérait que les mauvaises chicanes et tergiversations ne tarderaient pas à finir. De plus, il disait espérer que le môle serait bientôt réparé (ce qui sera chose faite en 1734) et que cela serait profitable pour le commerce des habitants, mais, disait-il, pour cela il faut une grande union entre les habitants, une fidèle administration dans les affaires de la communauté, et une charité particulière pour les pauvres (Rotger B., 1984).
2. LIEUX-DITS DE MARSEILLE au quartier de Saint-Julien sauf un cas au quartier de la Treille (acte aux archives de la Major) : 1. La Babaude – propriété également retranscrite Badaude. 2. La Barrière de Saint-Julien. 3. La Bastide ou le Jas – bastide. 4. La Bastide-Rouge – bastide dépendant du château de Beaumont. 5. La Bataille – lieu-dit. 6. La Baude – propriété. 7. La Blandine – propriété. 8. La Bombardière – lieu-dit. 9. La Bosque – propriété. 10. Bourrely – quartier de Bourrely. 11. La Brigadelle – bastide. 12. La Brouchière – bastide. 13. La Cabane – bastide, quartier de la Treille. 14. La Couasse (auj. La Cavasse), propriété. 15. La Chauside – bastide. 16. Quartier du Clausset. Auj. Le Clauset – bastide. 17. Cros Taureau. Cros de Hureau – lieu-dit. 18. La Gamato – propriété. 19. La Gironnière – bastide. 20. Laresse – propriété. 21. Les Lucians. La Luciane – propriété. 22. Martinon – bastide. 23. La Maurane. 24. La Mouline, propriété. 25. Le Pielat – propriété. Les Pielats, 1790 (cad.). 26. Plaine de l’Argousin lieu-dit. 27. La Redonne, propriété. 28. Rocassille ou Rosiers lieu-dit. 29. La Saurine, bastide. 30. La Semble, propriété, à Beaumont. 31. Le Seuil ou Sueil. Le Suy – propriété. Le Suy, 1790 (cad.). 32. La Caillade. Les Taillades – lieu-dit. 33. La Thomasse, bastide. 34. La Tavane, bastide. 35. Le Vayou ou Le Vailli – bastide.
–1788 – 7 juin : JOURNÉE DES TUILES – L’arrestation des deux magistrats du Parlement provoque à Grenoble une émeute en faveur de ces hommes au cours de la journée des Tuiles, le 7 juin (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984)
–1789 – 7 juin : LA COUR PREND LE DEUIL DU 7 JUIN AU 15 AOUT – A l’occasion de la mort de Monseigneur Louis-Joseph, Xavier-François, né le 12 octobre 1781, mort le 4 de ce mois, dans sa huitième année, la Cour prend le deuil, un deuil couvrant la période du 7 juin au 15 août et divisé en trois époques, caractérisées chacune par un protocole très particulier en matière de costume (Agenda du Bicentenaire, DIMANCHE 7 JUIN).
–1790 – 7 juin :

1. LE PRIEURÉ DE SAINT-MANDRIER EST ANNEXÉ A L’HÔPITAL – Le prieuré de Saint-Mandrier, jusque-là propriété du prieur de Saint-Mandrier, est annexé à l’hôpital après avoir été acquis comme bien national pour la nation pour la somme de 4620 livres. Il était alors presque en ruines. Il est ainsi annexé définitivement à l’hôpital (Gisèle Argensse, 1989, p. 29).
A la page 38, G. Argensse écrit que le prieuré fut acheté comme bien national en 1791, mais qu’il avait été annexé à l’hôpital le 5 juin 1790 avant d’être acheté par la nation. La municipalité de La Seyne ne reçut qu’en septembre 1791, du directoire du Var, des affiches imprimées contenant les conditions d’exécution de la vente des biens nationaux se trouvant dans son territoire.
2. LIVRE DES RENTIERS DE LA CHARTREUSE DE LA VERNE : « par acte du 30 septembre 1782, rière Me Farnet, notaire à Grimaud, les sieurs Brémond, père et fils, avaient prist l’arrentement du prieuré de la Môle moyennant une rente de 1300 lb qu’ils gardent jusqu’au 7 juin 1790 ».
–1792 – 7 juin :
1. FRANÇOIS MISTRE, PORTE-DRAPEAU DES GARDES NATIONAUX DU BEAUSSET – Le 7 juin, François Mistre sera élu porte-drapeau du bataillon des gardes nationaux du Beausset, à la tête duquel Joseph Vidal a lui-même été élu commandant (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
2. LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Les Amendiers, 7 juin 1792 (registre aux archives de l’Evêché). Vallon de l’Amender – lieu-dit, colline de Carpiagne.
–1793 – vers le 7 juin :
1. 75 DÉPUTÉS APPARTENANT AU CÔTE DROIT DE L’ASSEMBLÉE DÉNONCENT L’ACTION DE LA COMMUNE – Le 5 juin, 17 députés, dont Condorcet, protestèrent contre la mise en accusation de 29 députés girondins le 2 juin et envoyèrent leur motion à leurs commettants. Le même jour, les administrations départementales de la Somme de la Haute-Vienne et des Hautes-Alpes faisaient de même. Le 7 juin, 75 députés appartenant du côté droit de l’assemblée dénoncèrent l’action de la Commune et demandèrent le soutien des départements (Le 6 juin, 52 députés ont signé une protestation contre l’arrestation de leurs collègues, cf. Yann Fauchois, Journal de la France et des Français, Gallimard, 2001, p. 1178).
De leur côté, plusieurs des députés mis en accusation s’enfuirent pour rejoindre la force armée que la plupart des départements bretons et normands avaient décidé de constituer dans leurs départements pour fomenter des révoltes en les soulevant contre Paris et la Convention. Ainsi, Buzot et Gorsas se rendirent dans l’Eure, Pétion et beaucoup d’autres à Caen, qui devait devenir leur quartier général. De son côté, Brissot se retira à Moulins, Rabaut Saint-Étienne à Nîmes, Rebecqui à Marseille, Birotteau et Chasset à Lyon. L’Assemblée ne fut mise au courant de la gravité de la situation lyonnaise et de l’envoi de troupes commandées par Kellermann à Lyon que le 7 juin par les députés Dubois de Crancé et Antoine-Louis Albitte. A Marseille le tribunal acquitta Mouraille et Seytres, comme révolutionnaires repentis. Gueit et les frères Savon furent guillotinés. Le Comité central des sections marseillaises ferma le club jacobin de la rue Thubaneau et interna les chefs montagnards (3 juin), qui seraient jugés et exécutés en juillet. Une armée de volontaires des Bouches-du-Rhône à forte participation marseillaise (un bataillon commandé par Rousselet) et aixoise fut mise sur pied dès le 6 juin. Les 7 et 8 juin, deux anciens suppléants à la Constituante, Peloux et Castellanet, prenaient la direction du mouvement insurrectionnel et décrétaient que, ne voyant plus dans la Convention qu’une minorité de factieux, une autre Assemblée nationale se réunirait à Bourges, et que chaque département y enverrait deux députés avec un bataillon pour les soutenir. Comme les volontaires affluaient de tous les côtés, ce fut bientôt une armée qui se disposa à entrer en campagne et à marcher contre Paris, ralliant sur son passage tous les mécontents. La République semblait condamnée. Les fédéralistes marseillais se croyaient tellement sûrs de la victoire que déjà les vengeances politiques avaient commencé. On arrêtait les Jacobins les plus influents ; toutes les sociétés populaires du Midi étaient dissoutes, tous les corps administratifs ou municipaux destitués, les emblèmes de la liberté foulés aux pieds et des adresses insurrectionnelles envoyées dans la France entière. C’était une lutte sans merci qui s’engageait. Le danger devenait sérieux, car, au même moment, du Nord au Midi, le soulèvement contre la Convention était général et les ennemis débordaient sur toutes les frontières. Toutefois, devant l’argument de l’unité des patriotes face à la contre-révolution et à l’invasion, la modération relative des Montagnards à l’égard des girondins arrêtés, la rédaction rapide de la Constitution de l’an I, le ralliement massif de l’armée à la Convention montagnarde, le gros négoce et les notables locaux, qui disposaient d’une influence et d’une clientèle suffisante pour pouvoir disputer les sections des grandes villes aux clubistes montagnards, étaient trop peu nombreux dans les villes plus modestes pour ébranler l’hégémonie de clubs demeurés fidèles à l’affiliation parisienne. Dans le Midi, le Gard et les Bouches-du-Rhône se dressèrent contre la Convention, avec à leur tête les villes insurgées de Nîmes et de Marseille. En insurrection depuis le 29 mai, Lyon, de son côté, organisa la révolte dans les départements voisins, surtout en Franche-Comté (Roger Dupuy, La République jacobine: Terreur, guerre et gouvernement révolutionnaire, 1792-1794, tome 2 de la Nouvelle histoire de la France contemporaine, Le Seuil, coll. Points Histoire, 2005, p. 117-124. Marcel Dorigny, « Fédéralisme », dans Albert Soboul dir., Dictionnaire historique de la Révolution française, Paris, PUF, 1989 rééd. Quadrige, 2005, p. 437-438).
2. LES DEPUTES DUBOIS DE CRANCE ET ANTOINE-LOUIS ALBITTE AVERTISSENT LA CONVENTION DE LA GRAVITE DE LA SITUATION LYONNAISE ET L’INFORMENT QU’ILS ONT DEMANDE A KELLERMANN D’ENVOYER DES TROUPES A LYON (Yann Fauchois, Journal de la France et des Français, Gallimard, 2001, p. 1179).
Qui étaient les députés Dubois de Crancé et Antoine-Louis Albitte ?
Louis Antoine Albitte, né à Dieppe, le 30 décembre 1761, mort à Rossiénié, (Pologne), le 23 décembre 1812, est un député de la Seine-Inférieure à la Convention nationale. En septembre 1792, il fut élu député de la Seine-Inférieure à la Convention nationale, où il siégea sur les bancs Montagnards. Il fit souvent office de conciliateur entre Montagnards et Girondins. Il devint membre du Comité de la guerre. Lors du procès du roi Louis XVI, il vota pour la culpabilité du roi, contre la ratification du jugement du peuple, contre le sursis et pour la peine de mort. Le 13 avril 1793, il vota contre la mise en accusation de Marat. Étant en mission à l’armée des Alpes, il ne participa pas au scrutin relatif au rapport du décret qui avait cassé la Commission des Douze ni, plus tard, à la mise en accusation des Girondins. Rentré à Paris, le 17 octobre 1793, il fut aussitôt envoyé en mission, dès le 21 octobre, par le Comité de salut public à Lyon, puis à Toulon. Dès le 19 nivôse an II, il fut en mission dans les départements de l’Ain et du Mont-Blanc. Il reçut le surnom de « Robespierre savoyard » et de « Tigre de l’Ain » pour la politique antireligieuse qu’il mit en œuvre. Il imposa aux prêtres constitutionnels la signature de la déclaration d’apostasie dit « Serment d’Albitte ». À l’occasion de l’application du décret du 26 janvier 1794, dans l’Ain, près de 800 clochers sont détruits et 1 500 à 1 600 cloches portées à la fonderie. Il fut de nouveau à l’armée des Alpes, dès prairial an II, et à l’armée d’Italie, lors de la journée du 9 Thermidor an II, qui amena la chute de Robespierre. Après le 9 Thermidor an II, il siégea à la Convention thermidorienne où il resta fidèle à ses convictions montagnardes. Il fut décrété d’arrestation et d’accusation les 1er et 2 prairial an III et ensuite amnistié. En 1796, il fut élu maire de Dieppe. Sous le Consulat et l’Empire, Albitte servit dans l’armée sous le grade d’adjudant général et sous-inspecteur aux revues. Il trouva la mort lors de la retraite de Russie, en 1812.
Quant à Dubois de Crancé, ancien mousquetaire du roi, il est élu député aux Etats Généraux sous le nom de Edmond Dubois-Crancé par le tiers état de Vitry-le-François dont il a en grande partie rédigé le cahier de doléances. Il joue un rôle important au Comité des Finances et au Comité militaire. Pendant la Législative, il sert dans l’armée comme aide de camp du général Wimpfen puis se fait élire par les Ardennes à la Convention. Il est élu membre du Comité militaire mais est surtout très actif comme représentant en mission. On lui reproche sa modération lors de son action en Savoie auprès du général Montesquiou et à Lyon. Il vote pourtant la mort de Capet et soutient Marat ouvertement. Couthon ne lui pardonne pas sa conduite à Lyon et le fait exclure du club des Jacobins le 11 juillet 1794. Lors de la séance plénière des deux Comités à la veille du 9 thermidor, Couthon demande l’arrestation de Dubois-Crancé mais la séance est levée sans qu’une décision ait été prise. Cela lui vaut d’être bien vu par les Thermidoriens après l’assassinat de Robespierre. Mais Dubois-Crancé reste Jacobin dans l’âme, ce qui empêche son élection comme Directeur. Il fut ensuite élu député au Conseil des Cinq Cents mais son élection fut cassée, il retourna donc dans l’armée et devint ministre de la Guerre en remplacement de Bernadotte le 15 septembre 1799. Il est remplacé par Berthier après le 18 brumaire et prend sa retraite jusqu’à sa mort en 1814.
–1795 – 7 juin : LA CONVENTION DÉCIDE QUE LES BIENS NATIONAUX NE SERONT PLUS OBLIGATOIREMENT VENDUS AUX ENCHÈRES. Ce décret sera suspendu le 7 juin. Le 15, un nouveau texte fixera les modalités des ventes (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997 ; Yann Fauchois, 2001).
–1800 – 6 et 7 juin :

-6 juin ( jeudi 2 du mois de Muharram 1214) – “Abd-al-Rahman al-Jabartî (Journal d’un notable du Caire » 1798-1801) – [Lettre de Bonaparte au Diwan :] Réunion du Diwan pour publication d’une lettre en provenance du camp devant ‘Akka. : En voici le texte, le 27 floréal 16 mai 1799 correspondant au 11 Dhû I-Hijja 1113. De la part de Bonaparte, un général des armées françaises, à l’assemblée du Diwan du Caire. Objet de la lettre : prochain voyage du général du territoire syrien au Caire. J’ai grand hâte de me trouver auprès de vous. Nous prendrons le chemin du retour d’un 3 jours, A compter de la date de cette lettre. Nous arriverons donc chez vous dans 15 jours, amenant avec nous un grand nombre de prisonniers et des étendards. J’ai rasé le palais d’al-Jazzâr et les remparts d’Akkâ. La ville a été bombardée et il n’en reste plus pierre sur pierre . Tous ses habitants se sont enfuis par la mer. Al-Jazzâr est blessé : il s’est enfermé avec un groupe de soldats dans une forteresse du côté de la mer ; sa blessure met sa vie en danger. Des 30 navires chargés de soldats, venus pour assister Al-Jazzâr, 3 ont coulé par suite du feu intense de nos bateaux et 4 frégates chargées de canons ont été capturées par les nôtres ; le reste a été réduit à presque rien, la plupart ayant été mis hors d’usage. […] Salut ».
7 juin – [Rapport de Bonaparte] Quand les Français réalisèrent qu’ils ne pouvaient prendre ’Akka, ils décidèrent de retourner au Caire. Bonaparte rédigea un rapport à l’intention des Français du Caire, dans lequel il exposait que l’abandon du siège de ’Akka était dû aux 15 raisons suivantes :
- Séjour outre mesure devant la ville sans attaquer pendant 7 jours, ce qui permit aux Anglais de venir et de fortifier la place suivant les techniques européennes ;
- Capture par les Anglais, devant Jaffa, de 6 de nos embarcations venant d’Alexandrie et transportant les grosses pièces d’artillerie ;
- La peste qui fit mourir chaque jour 50 à 60 soldats ;
- Inexistence de possibilités de ravitaillement à cause de l’état de ruine dans la région entourant ’Akka ;
- Bataille contre Murâd Bey dans le Sa’îd, ce qui coûta 300 morts à l’armée ;
- Annonce de l’expédition de Jilâni venant du Hijâz et se dirigeant vers le Sa’îd ;
- Manifestation du Marocain Muhammad qui constitua une troupe importante et qui prétendait être de la dynastie des sultans.
- Arrivée de la réponse [négative] de Tippoo Saïb4, un des rois de l’Inde, à notre lettre expédiée avant de venir à ’Akka.
[L’auteur a ajouté le commentaire suivant : « Tippoo Saïb est celui même qui vint à Istanbul et qui apporta entre autres présents deux oiseaux parlant la langue des Indes, un lit en bois de santal ainsi qu’une chaire à prêcher du même bois. Il était venu demander aide et assistance contre les Anglais qui lui faisaient la guerre dans son pays. [Les Ottomans] lui firent des promesses et des cadeaux et lui donnèrent par écrit [l’autorisation d’enrôler des gens pour son pays]. Il vint ensuite en Egypte en 1202 [1787], au temps du Sultan ’Abd al-Hamîd, comme nous l’avons indiqué précédemment. C’était un homme qui était toujours assis ; sa suite le portait sur les épaules sur un palanquin léger et fort bien fait. Tippoo Saïb partit pour la France pour y rencontrer le roi, avant de venir en Egypte. Il passa avec lui un accord secret connu d’eux seulement. Il revint dans son pays par la mer Rouge. Quand les Français vinrent en Egypte, leur chef [Bonaparte] écrivit à Tippoo Saïb au sujet de ce pacte secret, car il en eut connaissance, au cours de la Révolution, quand les archives du roi furent saisies. Tippoo Saïb continua à combattre les Anglais, mais ceux-ci l’ayant emporté cette année même [1799], le mirent à mort avec trois de ses enfants. Telle est, en résumé, l’explication à donner au fait ici rapporté. »]
- Mort de Caffarelli qui avait construit les fortifications suivant sa méthode à lui ; son successeur dut les démolir et cela demanda du temps ;
- Annonce de l’arrivée d’un certain Mustafâ Pacha, que les Anglais sont allés chercher à Istanbul dans l’intention de l’installer en Egypte ;
- La nouvelle qu’al-Jazzâr aurait déjà embarqué ses bagages sur des bateaux anglais dans l’intention de s’enfuir avec les Anglais au moment de la prise de la ville ;
- La prolongation du siège pendant 3 à 4 mois devant ‘Akka ne ferait qu’accroître les inconvénients ci-dessus mentionnés.

–1830 – 7 juin : Jean-Baptiste Aleman rejoint l’escadre le 7 juin et fait alors partie de l’équipage de la corvette à vapeur “Le Mogador ». Il a déposé à la chapelle Ste-Anne de Saint-Tropez, Var, l’ « EX-VOTO FAIT PAR J.-B. ALLEMENT, à bord de la frégate L’Anromaïque à Messine, le 27 février 1856 » (huile sur toile signée Jules Hervey) dont nous parlerons le 27 février 1856. (Félix Reynaud, Michel Suchard)
–1867 – 6 et 7 juin : CARNET D’UN SANARYEN (Jean Baptiste Hermitte, 1er adjoint au maire de Sanary Marius Michel).

6 juin : – Grande revue au bois de Boulogne. Un nommé Bérézouski, Polonais, a tiré sur l’empereur de Prusse au pistolet à deux coups. Personne n’a été atteint. Le coup gauche du pistolet a éclaté et le meurtrier a été blessé ainsi qu’une dame qui se trouvait près de lui. Il paraît que l’écuyer de garde à la portière de la voiture impériale a lancé son cheval sur l’individu qu’il avait aperçu faisant une manœuvre suspecte. Il a été bien récompensé..
7 juin : Grande représentation de gala au grand opéra à Paris point il y avait dans la loge impériale 18 princes, rois et empereurs régnant.
–1888 – 7 juin : LA GARE PLM DE LA SEYNE PREND LE NOM DE « LA SEYNE – TAMARIS-SUR-MER ». L’appellation de la gare fut modifiée par la délibération – Afin que le caractère touristique de Tamaris soit mieux connu des Français et aussi des étrangers, Michel Pacha en appela à la Municipalité seynoise et sollicita son intervention auprès de la Société P.L.M. pour que la station de La Seyne prenne désormais le nom de La Seyne – Tamaris-sur-Mer. L’appellation de la gare fut modifiée par la délibération du 7 Juin 1888, mais l’approbation définitive n’intervint qu’au mois d’Octobre 1890. Vers la fin du XIXe siècle, les transformations opérées dans ce coin idéal du terroir seynois furent telles, que le poète Charles Poncy, celui qui avait accueilli George Sand quelque vingt-cinq ans auparavant, écrivit dans ses souvenirs : » Monter à Tamaris, c’était toujours une fatigante corvée, soit qu’on y vint de La Seyne par l’abominable chemin de l’Abattoir où l’on pataugeait jusqu’aux chevilles, soit qu’on y vint des Sablettes en longeant les sentiers marécageux du rivage. (Avant son transfert au quartier Berthe en 1889, l’Abattoir se trouvait à l’emplacement actuel du jardin Anatole France. Le chemin en question reliait La Seyne à Tamaris en passant par l’Évescat. « ) Comme tout est changé, bon Dieu, depuis lors ! « . » Un beau chemin carrossable qui domine le flot relie maintenant les Sablettes à Tamaris. Là où il n’existait que des cabanes de pêcheurs et de sordides bastides, presque le désert, des villas splendides ont poussé comme par enchantement et les bateaux à vapeur y débarquent directement de Toulon, des visiteurs par centaines toutes les heures ».
–1903 – 7 juin : par temps clair et mer calme, eut lieu un naufrage comptant comme l’un des évènements majeurs de la marine Marseillaise. Elle se déroula entre deux navires de la Compagnie Fraissinet, le « Liban » et l’« Insulaire » à moins d’une heure de Marseille, non loin de l’Ile Maîre, à l’est de la cité, face au cap Croisette.
Ce tragique accident resta longtemps inexpliqué, les deux commandants se rejetant la faute, chacun pouvant porter une part de responsabilité.
Le « Liban » avait appareillé à 11h30 pour Bastia, en Corse, et l’« Insulaire » rentrait à Marseille. Dans le but de correctement se croiser, les deux commandants envoyèrent la barre à droite, mais un risque d’accrochage sur des rochers effleurant de l’Ile Maîre occasionna un « barre à gauche » de la part de celui de l’ «Insulaire », qui éperonna alors le Liban sur son flanc gauche. Le commandant de ce dernier tente alors de l’échouer à proximité de l’Ile pour sauver ses passagers, mais, heurtant un rocher, la proue se soulève, la chaudière se brise et explose rapidement.
Une seule chaloupe put être mise à la mer et le navire sombra très vite avant même que de nombreux passagers ne pussent se jeter à la mer. Malgré une intervention rapide de navires croisant dans le secteur, notamment les vapeurs Balkan et Bleschamp, grâce auxquels des naufragés furent récupérés, on dénombra 122 personnes mortes noyées, et il fut question de jusqu’à 180 victimes selon les sources, l’armateur minimisant celles-ci, et la presse les gonflant. En effet, les modalités d’embarquement n’étaient pas terminées lors de l’accident.
Le deuxième navire mis en cause dans cette catastrophe, le paquebot l’« Insulaire », dont l’avant était sérieusement touché mais présentait des voies d’eau de moindre importance, continua sa route à toute vapeur vers le port de Marseille, sans se préoccuper de son confrère en train de sombrer. Si ce comportement a été beaucoup critiqué à la suite de la catastrophe, les explications fournies par son commandant, le capitaine Arnaud, étaient somme toute très logiques : voyant que plusieurs navires se trouvaient à proximité des lieux de la collision et se rendaient au secours des victimes, il avait préféré amener le plus rapidement possible son navire en lieu sûr afin d’éviter un deuxième naufrage, qui aurait rendu la catastrophe encore plus meurtrière. En agissant de la sorte, il avait sauvé son paquebot et ses passagers.
Le commandant de l’« Insulaire » qui avait continué sa route pour ramener son bateau avarié sans porter secours au « Liban » fut condamné par la suite pour ce manquement ainsi que reconnu responsable de l’accident, mais une fâcheuse habitude des navires sortant du port et naviguant vers l’est serait de frôler trop près l’ile Maîre (à gauche) pour gagner du temps, ce qui peut parfois gêner le navire rentrant à Marseille qui arriverait en face.
il y a énormément de réactions, style « on avait dit qu’il fallait un code de routes maritimes, priorité, etc.. », émises par des navigateurs expérimentés, et de littérature à ce sujet.
–1905 – 7 juin :
1. LA SUÈDE ET LA NORVÈGE SE SÉPARENT et prennent leur indépendance.
2. A DRESDE, EN ALLEMAGNE, QUATRE ÉTUDIANTS EN ARCHITECTURE FONDENT L’ASSOCIATION ARTISTIQUE DIE BRÜCKE (LE PONT). K. Schmidt-Rottluff, F. Bleyl, E. Heckel et E.L. Kirchner souhaitent fédérer les artistes révolutionnaires. E. Nolde et O. Muller rejoignent l’association. Des lignes simplifiées, anguleuses ou souples, et des coloris violents caractérisent la peinture des artistes de Die Brücke qui s’inscrit dans le mouvement expressionniste se développant entre 1900 et 1925. A l’époque, l’art exprime les névroses individuelles et la conscience d’une société en crise courant vers la catastrophe de la première guerre mondiale. Les œuvres sont souvent agressives ou oppressantes. L’accent est fortement mis sur la psychologie et le refus des règles. En 1913, l’association Die Brücke sera dissoute par ses membres. Arrivés au pouvoir, les nazis interrompent l’art expressionniste allemand, jugé « dégénéré ».
–1913 – 7 juin : DES PÉRUVIENS A SAINT-MANDRIER – Mariage, à Saint-Mandrier, de M. Gergich Segond-Fortuné sous-officier de la marine péruvienne en mission aux ateliers du Creusot sur le submersible « Palacios » avec Mlle Jouvenceau Adélaïde-Françoise (Gisèle Argensse, 1989, p. 145).

–1916 – 7 juin : A VERDUN, LE COMMANDANT RAYNAL REMET LA REDDITION DU FORT DE VAUX AUX ALLEMANDS. Les 100 derniers défenseurs du Fort de Vaux, affamés, épuisés et assoiffés, se rendent aux Allemands qui leur présentent les honneurs. Le Kronprinz fera même tourner la scène à des fins de propagande. Raynal part en captivité. Arrivé au poste de commandement d’une unité allemande, on lui apprend son élévation au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur. Dans les jours qui suivent, le courageux Commandant est envoyé au QG du Kronprinz à Stenay-en-Argonne. Preuve que la Grande Guerre put donner lieu à des gestes de respect entre adversaires, le fils de l’Empereur offre à Raynal un poignard de pionnier pour le féliciter de sa résistance, s’excusant que ses soldats n’eussent pas retrouvé son sabre d’officier français dans le fort (Acier et Tranchée, Blog de l’Histoire militaire de la Grande Guerre).
–1917 – 7 juin :
1. DÉBUT DE LA SECONDE BATAILLE DE MESSINES EN FLANDRE – La seconde bataille de Messines est une offensive de la 2e armée britannique du général près de la ville de Messines en Flandre occidentale belge contre la IVe armée allemande sur le front occidental. La 2e armée britannique est formée de cinq corps d’armée, trois d’entre eux sont impliqués dans l’attaque, et les deux autres sont positionnés sur le flanc nord et ne participent pas à l’attaque. La 2e armée dispose d’un dernier corps d’armée de la réserve générale. Les troupes allemandes sont au cours des combats renforcés par une division provenant d’Ypres. La bataille débute par l’explosion de 19 mines détruisant les défenses allemandes de première ligne suivi d’un barrage roulant qui permet l’avancée des troupes britanniques appuyées par des chars et troupes de cavalerie et des avions et la capture de la colline de Messines.
2. AUX U.S.A., MELVIN JONES CREE LE LIONS CLUB.
–1927 – 7 juin : SÉANCE D’ACCROCHAGES SUR LE PORTE-AVIONS « BÉARN » – Le 7 juin, le « Béarn » est au coffre 10 lorsque le capitaine de corvette Husson accroche avec le Gourdou P 22. Le quartier-maître Lansonneur prend l’appareil, décolle, revient accrocher, redécolle mais capote en essayant d’accrocher une seconde fois. L’appareil est remis en état à bord et Lansonneur décolle du porte-avions le lendemain pour ramener le Gourdou au Palyvestre (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1929 – 7 juin : RATIFICATION DES ACCORDS DU LATRAN QUI MATÉRIALISE LA NAISSANCE DE L’ÉTAT DE LA CITE DU VATICAN qui est une monarchie absolue, de droit divin et élective, dirigée par l’évêque de Rome, c’est-à-dire actuellement le pape.
–1936 – 7 juin : UN VASTE MOUVEMENT DE GRÈVES SE PRODUIT A PARIS ET SUR TOUT LE TERRITOIRE. A Saint-Mandrier la grève des employés de la compagnie du gaz et de l’électricité a une répercussion sur les boulangers. Les Forges et Chantiers accordent des augmentations de salaire, de nombreux employés résidant à Saint-Mandrier sont concernés. Toulon subit une agitation gréviste : les tramways, le nettoiement, les garçons de café… MM. Colomp et Brunet, délégués de la section socialiste S.F.I.O. lancent un pressant appel à tous les militants et à tous les sympathisants du Front Populaire, afin qu’ils viennent se ranger derrière le drapeau du parti à la manifestation qui a lieu à La Seyne le dimanche 14 juin 1936 (Gisèle Argensse, 1989, p. 205).
–1942 – 7 juin – FRONT DU PACIFIQUE – Fin de la bataille de Midway, premier coup d’arrêt de l’expansion Japonaise.
–1943 – 7 juin : LA COMPOSITION DU COMITE FRANÇAIS DE LIBÉRATION NATIONALE, EN ABRÉGÉ CFLN, EST RENDUE PUBLIQUE – En Afrique du Nord, le 30 mai, accompagné d’André Philip et René Massigli, le général de Gaulle est arrivé à Alger où il compte supplanter le général Giraud qu’il rencontre le lendemain. Aussitôt, le général Giraud nomme le général Georges ancien commandant en chef des armées du Nord-Est en 1939 arrivé à Alger le 30, et Jean Monnet, ancien président du Comité franco-britannique des ressources de guerre en 1939, comme membres du Comité central exécutif français (CCEF) en Afrique du Nord. Le 1er juin, le général Catroux en devient également membre. Les choses évoluent rapidement entre les 3 et 7 juin, avec la constitution du Comité français de Libération nationale à Alger placé sous la double présidence du général Giraud et du général de Gaulle. Ce comité est issu de la fusion du Conseil de défense de l’Empire (fondé par de Gaulle le 27 octobre 1940) avec le gouvernement du général Giraud. C’est l’aboutissement de négociations menées par le général Catroux pour le compte de De Gaulle et par Jean Monnet pour celui de Giraud. Le CFLN SE réunit le 4 dans la matinée. Le 7, la COMPOSITION du Comité français de Libération nationale, en abrégé CFLN, est rendue publique ; on y trouve Jules Abadie (Justice’ Éducation nationale et Santé publique), René Massigli (Affaires étrangères), André Philip (Intérieur), Maurice Couve de Murville (Finances), Jean Monnet (ARMEMENT» Approvisionnement et Reconstruction), André Diethelm (Production et Commerce), René Mayer (Communications et Marine marchande), René Pleven (Colonies), Adrien Tixier (Travail et Prévention sociale), Henri Bonnet (Information). Le général Catroux est nommé gouverneur général de l’Algérie en remplacement de Peyrouton, démissionnaire depuis le 1er juin.
–1944 – 7 juin :
1. ON ASSISTE A LA MISE EN PLACE DES GUÉRILLAS FFI. Dans le Var, rassemblement du maquis CFL de Siou-Blanc, au nord de Toulon. Aups est investi par la Résistance. Accrochage entre les résistants (AS et SAP locales, maquisards FTP) et les Allemands qui ont trois tués. Rassemblement des gendarmes et des miliciens du Var à Draguignan (var 39-45 / guerre / chrono).
Dans la Creuse, les maquisards libèrent provisoirement Guéret.
En Corrèze, les FTPF libèrent provisoirement Tulle.
2. FRONT DE NORMANDIE

– LE RÔLE DE LA MARINE FRANÇAISE (M. Masson, Muracciole, de Villardi de Montlaur) : Les croiseurs Montcalm et Georges Leygues, qui formaient, avec le cuirassé USS Arkansas, le groupe d’appui n°2 du groupe de soutien 124-9 font face à Port-en-Bessin et doivent appuyer de leur feu les forces d’invasion
Au matin du 7 juin, vers 08 h 47 ; les transports de troupes sont attaqués à la bombe à proximité des croiseurs et l’un d’eux (AP 72) prend feu et coule vers ,10 heures. A peu près au même moment (08 h 45), le Montcalm terminait un tir, entrepris sur renseignement du SFCP dès 07 h 48, détruisant complètement les batteries qu’il avait engagées, aux environs de Mosles., (tir 23 à 26). Après 11 h, le tir devient général ; le Georges Leygues dont l’observateur est avec un bataillon en réserve, obtient enfin un avion pour signaler et surveiller ses coups. Des troupes ennemies au carrefour de Longeau (4 kilomètres est-nord-est de Morlay) sont ainsi attaquées à 11 h 16 puis à 12 h 05. Mais l’avion ne voit plus l’objectif ou repère mal les explosions des obus tombant dans un terrain marécageux ou boisé.
Le Montcalm, de son côté, tire de 12 h 03 à 13 h 03, également sur des concentrations de troupes près de Formigny et sur un canon entre Colleville et Formigiiy.
Pour mieux dégager son champ de tir, le croiseur change de mouillage de 13 h 15 à 13 h 37, puis reprend son tir à 14 h 02, 14 h 46 et 14 h 56 sur les objectifs précédents ; et à 16 h 20 puis 19 h 30, grâce à un avion observateur, il peut engager à 19 500 mètres le bois de Moley où sont concentrées des troupes ennemies (tir 32 puis 33). Le Georges Leygues tire beaucoup moins, en raison de la carence de son aide-aviateur. Il peut observer dans le détail la construction du port artificiel de Saint-Laurent ou les aléas de la navigation le long de ces côtes mal draguées; à 18h 15, le navire hôpital Dinard saute sur une mine. Enfin, vers 19 h 30, un autre avion est attribué au croiseur amiral qui à 19 h 56, puis à 20 h 13 et enfin à 20 h 32 (avec l’avion de relève), va pilonner des troupes et des véhicules à la lisière sud-est du bois de Moley par un tir particulièrement efficace (tirs 9-10-14). Somme toute, la journée n’a pas été excellente. La nuit venue, les alertes aériennes se succèdent.
– LES COMBATS TERRESTRES : (Paul Carell – 6 juin – 25 août 1944) : Depuis le 6 au soir, des détachements allemands sont en route depuis Amiens en direction de Caen. Ils n’entreront en action qu’à partir du 8. Il s’agissait pour la défense de se saisir au plus vite des occasions qu’elle avait laissé passer au cours du 6.
Le Gruppenführer Witt, qui portait en même temps le grade de lieutenant- général, pensait qu’il en viendrait à bout d’un seul coup d’estoc. Sa 12e S.S. cuirassée n’était-elle pas une unité d’élite supérieurement outillée? Ses ordres pour l’attaque du 7 ne laissent rien à désirer, tant sur le plan de la concision que sur celui de la confiance en soi. Après avoir résumé rapidement la position de l’ennemi et la sienne propre, le paragraphe 8 de son ordre d’opérations spécifie : « La division attaquera, en liaison avec la 21e D.B., l’ennemi débarqué, et le rejettera à la mer. » Les ordres concernant la mise en place du dispositif d’assaut n’étaient pas moins laconiques. Ils concernaient les deux régiments de grenadiers 25 et 26, les deux détachements du 12e Régiment de chars, les divers détachements du 12e Régiment d’artillerie divisionnaire et le groupe de reconnaissance, ainsi que le bataillon de pionniers et le détachement de D.C.A. L’heure de l’attaque était fixée au 7, à midi sonnant.
A partir de la pointe du jour, le commandant du 25e Régiment de grenadiers, colonel Meyer, s’établit à la sortie ouest de Caen. Du haut de son poste d’observation, Meyer put voir au loin la côte et le va et vient incessant des chalands entre les grands navires alliés sur rade et la grève où s’amoncelaient des dépôts de toute nature. Des blindés britanniques se préparaient à l’assaut ! Un blindé de pointe passe à 200 m des Allemands. Son objectif ? le terrain d’aviation de Carpiquet que la Luftwaffe vient d’évacuer. Puis les chars britanniques défilent, prêtant leurs flancs aux grenadiers. Au moment où les chars atteignent la route reliant Caen à Bayeux, Meyer lance l’ordre d’attaque. Les pièces anti-char se déchaînent. Bientôt, on verra arriver à l’abbaye d’Ardenne les premiers prisonniers canadiens, les mains en l’air. La réplique britannique est rapide : les grenadiers allemands tombent à présent sous le feu de l’artillerie adverse. Il n’est plus question d’attaquer, mais de stabiliser la situation qui devient alarmante. La rage au cœur, Meyer est obligé d’annuler son ordre d’attaque ?
Dans le rapport officiel de l’Etat-major canadien, on peut lire : « La puissante attaque allemande nous fit perdre l’équilibre et nous infligea de lourdes pertes. Les Allemands ne purent cependant exploiter leur succès, et le danger couru par notre tête de pont se trouva écarté. »
C’est ainsi que s’acheva, autour de Caen, la journée du 7 juin. Tous les espoirs du Commandement allemand se reportèrent sur la journée du 8, ce troisième jour du débarquement au cours duquel trois divisions cuirassées allaient enfin pouvoir être engagées massivement contre la tête de pont alliée, profonde désormais de près de dix kilomètres.

–1946 – 7 juin : LE « BÉARN » PART D’INDOCHINE POUR LA FRANCE, RAMENANT ENTRE AUTRES 419 BLESSES; Ce sera sa dernière mission d’unité navigante. Il est prévu qu’après son arrivée à Toulon il sera mis en réserve spéciale, antichambre de la condamnation. 12 juin : à Singapour ; 20 juin : à Colombo : 2 juillet, à Aden ; 10 juillet : franchit le Canal de Suez ; 17 juillet : à Alexandrie ; 23 juillet : dernière rentrée à Toulon du « Béarn », ramenant entre autres 419 blessés ; août : placé en disponibilité armée ; 1e octobre : mis en réserve spéciale, et affecté comme ponton base du Groupe d’Action Anti-Sous-Marine. (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261).
–1947 – 7 juin : NOTRE MARINE EN MÉDITERRANEE ORIENTALE – L’aviso Elan rejoint Beyrouth le 31 puis gagne Toulon le 7 juin. Début juin, il regagne Bizerte avec le dragueur Laurier.
–1951 – 7 juin : NOTRE MARINE EN INDOCHINE- Du 25 avril au 7 juin, l’aviso Commandant Dominé est de surveillance des côtes du centre Annam. Puis il sera disponible à Saigon jusqu’au 28 juin
–1954 – 7 juin : BÉNÉDICTION DU SANCTUAIRE DES CAMALDULINNES A LA SEYNE – Pendant la guerre, durant les bombardements meurtriers de 1943 et 1944, la protection du ciel est implorée sur le couvent des Camaldulines de La Seyne, avec vœu d’élever un deuxième sanctuaire. Après la guerre cette promesse est tenue. Le nouvel édifice, construit de 1951 à 1954 est bénit le 7 juin 1954 par Mgr Gaudel, évêque de Toulon, et Dom Roggi, provincial des Camaldulines. Ce sanctuaire est au sommet d’une des petites collines situées au sud de l’agglomération de La Seyne. Il est précédé d’un parc boisé à l’Est. Le couvent est situé derrière, donc à l’Ouest. Un porche à large porte et à fronton triangulaire précède la nef, semblable à une grosse tour. Celle-ci a une forme circulaire de 10 m de diamètre intérieur. Le plafond, légèrement courbe, est à 6 poutres apparentes de béton, rayonnantes à 60°. Il est éclairé par 10 ouvertures carrées. Le dallage du sol est en granito typique des années 1950. Une abside ronde à trois fenêtres prolonge le chœur orienté à l’Ouest, et séparé lui-même de la nef par une barrière. Sur les côtés, des renfoncements forment comme des départs de transept. En fait, ils sont eux-mêmes prolongés à l’extérieur par de petits bâtiments bas en forme d’ailes, qui donnent beaucoup plus d’ampleur au parvis. Ce terre-plein aménagé sert d’ailleurs pour la messe en plein air. Il est précédé d’une grande statue de Saint-Joseph portant l’Enfant-Jésus (Gérard Delattre, inédit).
–1956 – 7 juin : NOTRE MARINE SUR LES THEÂTRES EXTERIEURS– Les 6 et 7 juin, les autorités navales ont organisé pour l’équipage de l’aviso Commandant Duboc une excursion à la station d’altitude de Sélecta dans le sud de Surabaya…. Le 7, cadets et marins indonésiens viennent visiter le bord … Le lendemain matin, le Commandant Duboc quittera Surabaya pour gagner l’île Maurice, après douze jours de traversée rafraîchie par les vents alizés.
–1967 – 7 juin : FIN DE LA GUERRE DES SIX JOURS – Les troupes israéliennes prennent le contrôle de Jérusalem, le cessez-le-feu israélo-jordanien prend effet le soir-même.
–1983 – 7 juin : DÉCÈS A PARIS DE DENISE GLASER, productrice de télévision qui avait fait de Discorama le rendez-vous incontournable des Français le dimanche à 12 h 30. C’était aussi la première émission où les chanteurs pouvaient s’exprimer. Denis Glaser fut à l’origine de nombreuses carrières comme celles de Barbara, Serge Gainsbourg, Michel Polnareff, Catherine Lara et Maxime Le Forestier. La plupart de ces artistes lui doivent leurs premiers pas.
–1997 – 7 juin : DÉCÈS DE JACQUES CANETTI. Producteur et directeur artistique français d’origine bulgare, il a soutenu Édith Piaf, Charles Trenet, Les Frères Jacques, Juliette Gréco, Félix Leclerc, Charles Aznavour, Georges Brassens, Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Guy Béart, Les Trois Ménestrels, Claude Nougaro, Serge Reggiani, Jeanne Moreau, Raymond Devos, Brigitte Fontaine et Jacques Higelin.
–2008 – 7 juin : DÉCÈS DU RÉALISATEUR ITALIEN DINO RISI qui fit jouer Vittorio Gassmann, son acteur fétiche (prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes de 1975), mais aussi Nino Manfredi, Ugo Tognazzi, Alberto Sordi et Marcello Mastroianni.
–2011 – 7 juin : DÉCÈS DE JORGE SEMPRUN, écrivain espagnol, membre de l’Académie Goncourt.
–2013 – 7 juin : DECÈS DE PIERRE MAUROY, homme politique français, Premier ministre de 1981 à 1984.
–2016 – 7 juin : UN ATTENTAT DANS LE CENTRE D’ISTANBUL, EN TURQUIE, FAIT 11 MORTS.
–2017 – 7 juin :
1. A TÉHÉRAN, DEUX ATTENTATS SONT COMMIS PAR L’ÉTAT ISLAMIQUE – L’un au Parlement iranien l’autres dans le mausolée de l’ayatollah Khomeiny. Ils sont revendiqués par l’Etat islamique.et sont revendiqués par l’Etat islamique.
2 . LA DATATION DES RESTES HUMAINS DU DJEBEL IRHOUD FAIT RECULER L’HISTOIRE D’HOMO SAPIENS D’AU MOINS 100 000 ANS. Djebel Irhoud (en arabe : جبل إيغود (žbəl iġud)), ou Adrar Ighud (en berbère : (Adrar Iɣud)), est un site préhistorique du Maroc, localisé à 55 km environ au sud-est de Safi. Le site était exploité par une mine de barytine qui a éventré la colline et mis au jour des couches sédimentaires anciennes. On y a trouvé depuis 1960 des ossements fossiles d’Homo sapiens, dont la datation est restée longtemps imprécise en raison de la destruction de la stratigraphie par l’activité minière. En 2017, grâce à la découverte de nouveaux fossiles, l’équipe du paléoanthropologue français Jean-Jacques Hublin a publié une nouvelle datation, de 300 000 ans avant le présent, qui repousse de plus de 100 000 ans l’ancienneté précédemment attribuée à l’espèce Homo Sapiens.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 267e livraison : (suite) De 1525 à 1559

Si nous avons développé le chapitre relatif à la création du nouveau chemin de Toulon à La Ciotat qui remplace au début du XVe siècle celui de la Tourelle à Sainte Ternide et au Grand Vallat, c’est essentiellement pour mettre en évidence le rôle que joue le bord de mer dans un monde qui tourne alors autour de la maîtrise de la Méditerranée. A ce titre, Toulon commence à tenir une place de premier ordre comme dernier grand port avant le Var qui marque la nouvelle frontière entre les terres de France et d’Empire (Depuis que la Provence s’est donnée au roi de France, la frontière qui passait autrefois par le Rhône, s’est considérablement déplacée vers l’est, puisqu’elle arrive à présent au fleuve Var, mais n’englobe pas le comté de Nice qui s’est détaché de la Provence en 1388. Au -delà du fleuve commencent les terres de l’Empire de Charles Quint, le perpétuel ennemi de François 1er.).
La région toulonnaise, au sens large, est donc devenue une zone sensible. Cette situation certes n’est pas nouvelle, souvenons-nous des farots en 1302 ou de la création du fief de la tour Saint-Nazaire constitué pour battre la plage et interdire tout débarquement susceptible de prendre Toulon à revers, mais elle va s’amplifiant, le pouvoir royal se substituant graduellement à celui des seigneurs locaux et s’appuyant de plus en plus sur les communautés urbaines qui assurent le gros des défenses. Par un certain nombre de ses aspects, le XVIe siècle appartient à la période précédente. Le pouvoir royal n’a pas encore réussi à mâter la noblesse et le rôle des villes ne s’est pas encore totalement affirmé. Jusqu’à l’arrivée de Sully, mais surtout de Richelieu puis de Louis XIV, il en sera ainsi. (Réf. Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary-sur-Mer. Dir. H. Ribot). (à suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 468e livraison :

–1160 – 1231 : Folquet de Marseille ou Foulque de Marseille, troubadour, apparaît dans le Purgatoire de Dante ; né en 1160 à Gênes, mort en 1231 à Toulouse, riche marchand fils de l’italien Anfossi, abbé du Thoronet, évêque de Toulouse (1205). lutta contre les Cathares, troubadour ] – En chantan m’aven a membrar ; – Sitot me sui a tart aperceubutz, dans : K. Bartsch, Chrestomathie provençale, 1868, p. 302-306 ; Folquet, de Marseille, troubadour provençal, m. 1213 cité dans Baret Eugène – Les troubadours, C. Lacour, Nîmes, collection REDIVIVA, 1991, p. 65, 169, 179, 181 (Ab tal semblan que fals amors adutz), 367 (cité par Dante et Pétrarque) ; Foulque de Marseille, troubadour, mention : R. Toscano, cours 1994-1995 ; Folquet / Fouquet de Marseille, – Dieus, donatz mi saber et sen ab qu’ieu aprenda, dans Marrou 1991, Mistral – Le Tresor…, Pernoud 1951, le Robert 1978.
–1164 – 21 janvier : Marseille. Enquête, par l’archevêque d’Arles et l’évêque de Carpentras, sur les divers accords passés par les deux Raimond, évêques de Marseille, avec le vicomte Pons de Pevnier et ses enfants (de Gérin-Ricard: A. La Major de Marseille, charte originale non cotée ; a. Albanès et Chevalier, Gallia… Marseille, n° 163 ; IND.: Albanès et Chevalier, Gallia… Arles, n° 603 ; – Toulon, 84). [de Gérin-Ricard 1926: Marseille. Enquête, par l’archevêque d’Arles et l’évêque de Carpentras, sur les divers accords passés par les deux Raymond, évêques de Marseille, avec le vicomte Pons de Peynier et ses enfants. Les témoins établissent que dans une assemblée judiciaire tenue à Roquebarbe, le porte de Portegalle avait été cédé par Pons à l’évêque : que les hommes de l’évêque avaient reçu le privilège de ne pas payer de droit d’usage dans le grand port ; que les hommes de l’évêque et du vicomte avaient obtenu la jouissance commune des montagnes pour la récolte de l’herbe et du bois ; que l’évêque s’était vu reconnu son droit sur les acquisitions de ses hommes en mer, le péage de Saint-Julien, d’Allauch et de Ners ; que Pons avait déclaré tenir en gage de l’évêque pour 15 000 sous le tonlieu et le port. Le sacriste déclare tenir pour l’église de la Major le quart de Saint-Marcel : il dit que les chanoines possèdent Morières à la suite d’un don des vicomtes ; que les vicomtes avaient fait perdre un homme de l’évêque ; que Pons, étant prisonnier, avait prié l’évêque de faire contribuer ses hommes à sa rançon ; que Pons avait été arrêté deux fois par l’évêque à cause de ses violences. Guillaume d’Allauch ajoute que Pons reconnut Roquebarbe comme étant à l’église et que ce lieu était alors entouré d’un fossé, que des Italiens y tenaient de l’évêque l’afférage. Le sacriste dit encore que le comte de Barcelone, lors du procès plaidé devant lui par l’évêque Pierre et Geofroi de Marseille, avait autorisé l’évêque à fortifier ce quartier. Il est témoigné aussi que, pour Aubagne, Pons de Peynier à Noël et Hugues Geofroi, à Pâques, payaient tout un festin ; que l’évêque avait les chevreaux de Saint-Julien et de Saint-Just et les faucons de la grande terre, tandis que les vicomtes avaient ceux des îles. Aicard de Toulon déclare avoir assisté aux Lecques à la décision du procès entre Raymond de Solliès et Pons de Peynier, où celui-ci reconnut à l’évêque la ville supérieure, entourée de fossés et de remparts, et abandonna entièrement ses droits sur Roquebarbe ; là encore, lui et son fils Geofroi de Marseille firent hommage à l’évêque. Le même Aicard a entendu dire que le fief des chanoines à Morières provient de l’archevêque d’Arles Aicard et que les fiefs de Saint-Baudile et de Saint-Just furent sous le chemin des vicomtes ; il a vu Bertrand de Marseille approuver la décision de Raimond, archevêque d’Arles, entre Pierre, évêque de Marseille, et ses frères, etc (Acte 254 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. La Major de Marseille, charte originale non cotée. a. Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille. n° 163. Tnd. : Albanès et Chevalier. Gallia . . . Arles, n° 603 ; Toulon. n° 84.
LA SEYNE-SUR-MER. 173e livraison :

–1707 – 7 juin : EXPORTATION DES VINS DE PROVENCE : Un arrêt du Conseil du Roi, daté de Versailles le 7 juin 1707, autorisa l’exportation des vins récoltés en Provence sous la condition du paiement, par les exportateurs, des trois quarts des droits frappant ces vins à la sortie du royaume (Arch. départem. des B.-du-Rh. antér. à 1790, Arch. civ., série B).
Cette mesure eut une grande répercussion pour le négoce et le commerce maritime de La Seyne. Le port de cette ville était, effectivement, le havre de transit d’une région en bonne partie viticole : communes de Six-Fours, d’Ollioules, du Beausset, du Castellet, de La Cadière et même de Saint-Nazaire (Sanary) ; l’économie locale ne pouvait que s’en ressentir heureusement en raison de l’extension du trafic avec les divers pays méditerranéens (Louis Baudoin, 1965, p. 207).
–1888 – 7 juin : LA GARE PLM DE LA SEYNE PREND LE NOM DE « LA SEYNE – TAMARIS-SUR-MER ». L’appellation de la gare fut modifiée par la délibération – Afin que le caractère touristique de Tamaris soit mieux connu des Français et aussi des étrangers, Michel Pacha en appela à la Municipalité seynoise et sollicita son intervention auprès de la Société P.L.M. pour que la station de La Seyne prenne désormais le nom de La Seyne – Tamaris-sur-Mer. L’appellation de la gare fut modifiée par la délibération du 7 Juin 1888, mais l’approbation définitive n’intervint qu’au mois d’Octobre 1890. Vers la fin du XIXe siècle, les transformations opérées dans ce coin idéal du terroir seynois furent telles, que le poète Charles Poncy, celui qui avait accueilli George Sand quelque vingt-cinq ans auparavant, écrivit dans ses souvenirs : » Monter à Tamaris, c’était toujours une fatigante corvée, soit qu’on y vint de La Seyne par l’abominable chemin de l’Abattoir où l’on pataugeait jusqu’aux chevilles, soit qu’on y vint des Sablettes en longeant les sentiers marécageux du rivage. (Avant son transfert au quartier Berthe en 1889, l’Abattoir se trouvait à l’emplacement actuel du jardin Anatole France. Le chemin en question reliait La Seyne à Tamaris en passant par l’Évescat. « ) Comme tout est changé, bon Dieu, depuis lors ! « . » Un beau chemin carrossable qui domine le flot relie maintenant les Sablettes à Tamaris. Là où il n’existait que des cabanes de pêcheurs et de sordides bastides, presque le désert, des villas splendides ont poussé comme par enchantement et les bateaux à vapeur y débarquent directement de Toulon, des visiteurs par centaines toutes les heures ».
(à suivre)

DEUX BLAGUES (involontaires ?) trouvées dans la presse de 1927:
- Et puis, il y a la France, le Piémont, la Tunisie, Nice. Ajoutons-y la Corse, et disons que voilà quelques jolis morceaux que l’impériale Italie peut désirer enlever à sa voisine et cousine. (Pourquoi Pas? 4 mars 1927.)
2. Etant donné que la terre mesure 40 millions de kilomètres de tour, le chemin parcouru par les moyens de transport parisiens (non compris le Métropolitain et le Nord-Sud) représentent donc presque quatre fois la circonférence de notre planète. {La Presse, 6 juin 1927.)

(cliché H. Ribot)
J’en ai terminé pour aujourd’hui.
Bon vendredi à tous.
Bises à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier !

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