ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 31 MAI 2024 12e ANNÉE (4164)
ILLUSTRATION : Riez, 1972 (cl. H. Ribot)
LES FÊTES.
Le 31 mai, la FETE DE NOTRE DAME, ou de la VISITATION, conclut le « mois de Marie ». Elle célèbre l’épisode, rapporté par saint Luc (1, 39-56), de l’arrivée de Marie chez sa cousine Elisabeth peu après l’ANNONCIATION. Inspirée par l’Esprit Saint, Elisabeth reconnaît en Marie « la mère de son Seigneur », tandis que Jean-Baptiste, en son sein, tressaille à l’approche de Celui que Notre Dame porte dans le sien. C’est à l’occasion de cet épisode que Marie prononça son Magnificat.
Si la fête de la VISITATION DE LA VIERGE est le 31 mai, on la célèbre à La Seyne au début juillet (Gérard Delattre, Pierre Saliceti, 2002).
Nous fêtons aussi les PERRINE, dites aussi PETRONILLE, deux diminutifs féminins de PIERRE. Sainte PERRINE, une Angevine de 18 ans arrêtée au cours de la Révolution, fut accusée d’être chrétienne puis décapitée en 1793. Ce prénom, populaire dans les années 1980, est porté en France par plus de 21 000 personnes qui sont loin de se douter que nous sommes le 12e jour du mois de prairial au calendrier républicain, jour de la BETOINE, ou épiaire officinale, plante herbacée de la famille des Lamiacées. Son intérêt médicinal était connu dans l’Antiquité (traité attribué à Antonius Musa, médecin d’Auguste). Le nom dériverait du gaulois « vettonica ».
La Journée mondiale sans tabac ? mais c’est aussi le 31 mai !
DICTON :
« Ne donne pas de conseil à qui ne t’en demande pas »
Locution provençale :
Ami de cadun, ami de degun.
En France on la retrouve sous la forme : « Ami de chacun, ami d’aucun ». Aristote l’exprime par ailleurs sous la forme suivante : « Avoir beaucoup d’amis, c’est n’avoir point d’ami »
PENSEE :
« Ce sont les circonstances qui font les héros, et l’inverse n’est pas vrai » (Arthur Koestler, auteur de « Le zéro et l’infini », traduction J. Jenatton, Calmann-Levy, 1945, rééd. Livre de Poche, 1968, 248 p.).
MÉTÉO MARINE POUR SANARY.
Un flux modéré instable de secteur Nord-Est prédomine sur le Sud-Ouest du bassin. Sur le Nord-Est il est modéré de secteur Sud-Ouest. Sur le Nord-Ouest et le Sud-Est il est très fort et assez irrégulier de secteur Nord-Ouest.
Pour Sanary-sur-Mer : Avis de coup de vent au large.
La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des conditions favorables à la persistance des vents forts.
Nuit de Jeudi à Vendredi : Vent de NW force 5 en début de nuit devenant force 6. Rafales atteignant 36 nœuds en fin de nuit.
Mer assez agitée. Houle petite et courte de WSW. Visibilité excellente. Journée de Vendredi 31 mai : Il fera beau.
Soleil radieux toute la journée. Le soir, ciel clair.
Vent de NW force 6 se maintenant toute la journée. Rafales atteignant 38 nœuds jusqu’en milieu de journée. Mer agitée devenant assez agitée le soir. Houle petite et courte de SW. Visibilité excellente. Température minimale 19°, maximale 23°
EPHEMERIDES.

(Février 1973 – Nice Cimiez: l’amphithéâtre (PICT1560, H. Ribot)
–1096 – 31 mai : Guy de Romoulès décide de partir à la Croisade, il se rend à l’église Saint-Pierre, le jour de la Pentecôte, et devant ses héritiers et fidèles il offre à Lérins, pour le soin de son âme et de celles de ses parents, un manse dans la villa Romules et une modiée de terre au lieu dit Asul Arac (Cartulaire de Lérins, n° 221). Note : Roumoules, Alpes de haute-Provence, arrondissement de Digne, Canton de Riez. Une modiée de vigne était une mesure de surface qui correspondait approximativement à 1 ha 9 ares tandis que la modiée de labour représentait environ 2 ha 6 ares.
–1151 – mai : PAIX ENTRE LE COMTE DE PROVENCE ET LA FAMILLE DE FOS – Traité conclu entre Raymond Bérenger II, et son neveu, le futur Raymond Béranger III, d’une part, et Gui de Fos, d’autre part. Ce dernier rendra le castellum de Hyères à leur demande. Il s’engage par ailleurs à verser au comte un tribut de réparation, mais ne pouvant produire un tel numéraire sur le champ, il donne en gage sa part du castellum de Fos, pour 12 ans (Edwin Smyrl). A cette occasion, on trouve mention d’un Amiel de Fos. Le comte ne consentit à s’accorder avec Gui de Fos et d’Hyères, qui avait déclenché la guerre contre le comte Raimon Bérenger en 1147, qu’en mai 1151. Il inclut dans le serment de Gui de Fos sue les hommes de Fos et d’Hyères, chevaliers ou paysans, promettront par serment de lui rendre ces châteaux à sa réquisition (Poly, 1976 ).

(1976 – muraille grecque de Marseille, bduRh, la tour penchée. Cl. H. Ribot)
–1201 – mai : Sentence arbitrale rendue par l’évêque de Marseille – Acte n° 311, Marseille. Sentence arbitrale rendue par l’évêque de Marseille et huit autres arbitres entre le vicomte Roncelin, d’une part, Barrale de Marseille et son mari Hugues des Baux, d’autre part. Après avoir exigé que Roncelin livre en garantie ses châteaux de Gardanne et Saint-Marcel, et Hugues des Baux ceux de Vitrolles et Châteauneuf, les arbitres décident que Roncelin gardera le Tholonée pendant dix ans (J.-P. Poly, p. 231: Le palais du Tholonée est l’ancien bâtiment du tonlieu du bas-Empire, près de la corne du port de Marseille), avec faculté d’en disposer à sa guise pendant ce temps: Barrale et son mari garderont le tiers de la moitié de Marseille, avec promesse de ratifier toutes les aliénations et les engagements antérieurs. Passé ce délai de dix ans, tous les biens de la vicomté seront à nouveau réunis et leurs revenus répartis par tiers entre Roncelin, Mabile et Barrale (de Gérin-Ricard: A. Saint-Victor, chartes originales, n°475 bis, charte-partie ayant eu trois sceaux, en très mauvais état).
–1298 – 31 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –
1. Molendinum Galloti (acte notarié). Moulin de L’hôpital – moulin à eau, dans le cours de l’Huveaune entre Saint-Loup et la Moutte. Première mention le 6 juin 1286 : Molendinum Galberti, (acte notarié).
2. Molendinum Raymundi Dalmacii (acte notarié). Moulin de Saint-Loup – moulin à eau, en amont du précédent, sur l’Huveaune. Première mention : Molendinum Bertrandi Dalmacii seu de Turri, le 6 juin 1286 (acte notarié).
3. Molendinum Bertrandi Beroardi, 31 mai 1298 (charte aux archives municipales). Moulin de Villages – moulin à eau, quartier de Saint-Marcel, sur l’Huveaune. Première mention vers 1030 : Donation à Saint-Victor, par [les vicomtes] Guillaume II et Fouque, leurs femmes et les enfants de Guillaume : Aicard, Pons, Etienne et Bertrand, du tiers du moulin construit par les moines sur l’Huveaune, au lieu-dit Vadum de Margarita. (Acte 70 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 7 v°. a. Guérard, n° 21. Ïnd. : Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 93.

(Tour-de-l’enceinte-d’Allauch. Cliché Masson 1932-BdRh)
–1304 – 31 mai : ALLAUCH – Malum rialum, 31 mai 1304 (charte aux archives de la Major). Maurial – lieu-dit. Première mention, Malrial, le 11 novembre 1291 (acte notarié).
–1332 – 31 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Tor Picon (acte notarié). Première mention de Pié-Pigoun – quartier rural au quartier de Saint- Pierre en 1872.
–1371 – 31 mai : AUBAGNE – Col de Castel – lieu-dit (charte aux archives municipales).

–1372 – 31 mai : Marseille – Le pape Urbain V, décédé à Avignon le 19 décembre 1370, avait d’abord été inhumé à Notre-Dame des Doms. Ayant demandé que ses ossements soient portés à Marseille dans l’abbaye de Saint-Victor, son cercueil prit la route de Marseille le 31 mai 1372 où la cérémonie d’inhumation eut lieu le 5 juin suivant.
–1391 – 31 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Deffensum domini episcopi (charte aux archives de la Major). Les Dévots – hameau, quartier de Séon-Saint-Henri. Première mention : Deveni domini episcopi, le 18 février 1352 (charte aux archives de l’Evêché).
–1400 – 31 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Le Castelas – bastide, quartier des Aygalades (registre aux archives de l’Evêché). Première mention en 1037 : Castellarium vetus, (cartulaire de Saint-Victor, n° 53).
–1418 – 29 au 31 mai : GUERRE DE CENT ANS – Dans les prisons de Paris, se déroule le massacre des Armagnacs, parmi lesquels Bernard VII et le chancelier de France.
–1578 – 31 mai : HENRI III ENTERRE SES DEUX MIGNONS – Le samedi 31 mai 1578, Henri III enterre à Saint-Paul-des-Champs ses deux mignons Quélos et Maugiron que les dagues des tenants du duc de Guise (les Guisards) viennent de clouer sur le sable du marché aux chevaux, là où s’élèvera plus tard la place des Vosges. Le même jour, le roi vient poser la première pierre du Pont-Neuf (André Castelot, 1962).
–1567 – de mai à juillet : «Durant les mois de May, Juin et Juillet de cette année, il fit de si grandes et continuelles pluies que les eaux furent continuellement hautes. Au mois de Juillet, la rivière estoit fort avant dans la place de Grève (place de l’Hôtel de Ville)», peut-on lire, par exemple, dans une délibération du Bureau de Paris (le conseil municipal) datée de 1567 (Y. Miserey – « L’histoire du climat de la France sort de l’oubli », Le Figaro, 6/11/2007).
–1663 – 31 mai: LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Tiroque – bastide, quartier des Caillols (registre aux archives de l’Evêché).

–1683 – 31 mai : AU SUJET DE LA CONDUITE DES EAUX DE LA SOURCE DE BERTHE, un accord est passé entre le Conseil de La Seyne et Honoré Gillet (délibération du 4 avril 1683). Mais entre-temps, pour compliquer un peu plus l’affaire, Jacques Sallomé, venu voir la source, la trouve « fort basse et presque tarie, de manière qu’il n’y a pas apparence de la pouvoir conduire au lieu destiné » (délibération du 14 mars 1683) et il se démet de son offre et de la délivrance qui a été passée en sa faveur. Et c’est pourtant bien en faveur de « Jacques Sallomé, potier de terre à Tollon », qui a semble-t-il changé d’avis, que les consuls « passent acte de prix » le 31 mai 1683 pour « la conduite des eaux de la fontaine de Berte » (délibération du 13 juin 1683) ! Pourtant, une ou deux semaines avant, de nouveaux problèmes se sont présentés : à cause de la grande sécheresse (dès le mois de mai !) la source de Berthe est presque tarie. Des maîtres fontaniers disent qu’en « baissant le fossé de ladite source encore de deux pans », elle rejaillira (délibération du 23 mai 1683). Le Conseil délibère sur ces nouveaux travaux, puis les accepte : « lequel Conseil, sans préjudice de la délivrance qui a été faite de la conduite de la susdite source pour la faire exécuter quand il sera à propos, a délibéré que ‘pour un cependant’ (= en attendant) lesdits sieurs Consuls feront faire la mère de ladite source avec le pied de poule conformément aux articles qui en ont été dressés, et conduire icelle par un bornelage jusqu’au fossé du côté du midi du pré de Michel Collomby prêtre » (23 mai 1683). Et il accepte aussi les frais supplémentaires : « et parce que les propriétaires des terres auxquelles les fossés ont été ouverts demandent leur dédommagement, donnent pouvoir aux dits sieurs Consuls de les payer à l’estime des experts qui par eux en seront convenus » (ibid.) Pour ces derniers travaux, on trouve, lors de la ratification des comptes du 2 juillet 1683, la mention : « parcelle et mandat de 19 livres 17 sols, payé à André Aycard pour les nouveaux frais faits à la fontaine de Berte, sauf le remboursement sur les entrepreneurs d’icelle du dernier juin 1683. »

–1721 – 31 mai : OLLIOULES FACE A L’EPIDEMIE DE PESTE : Enterrement de la troisième fille de la dame Oraly, et mort de Laurent Guitard, du dernier enfant de la dame Oraly, de Christol Lambert, tous morts de la peste. Les derniers parfums sont donnés à un grand nombre de familles : Charles Coulomb, Sicard, Fournery, Soleillet, Aliberte, Gourdon,…. Les chèvres de Louis Martelly seront conduites par le valet de Joseph Gravier au jas de la demoiselle Décoreis. Le jas sera purifié par un corbeau. De Vivelle déclare que ces chèvres seront gardées à vue par un garde qui empêchera toute communication avec le troupeau et le berger, et qu’elles ne pourront s’approcher d’Ollioules. Une vingtaine de ces chèvres seront mortes avant le 31 mai 1721 (Eugène Castellan, 1937, p.143-144).
–1752 – 31 mai : ON NE BADINE PAS AVEC LA PROTECTION DES FORÊTS – Un arrêt condamne Jean Joseph Cauvin travailleur du lieu de Cogolin, à un bannissement de la province sa vie durant, et condamne en outre Guien Ottou dit Le Marseillais et Antoine Ollivier, fermiers des chartreux, à cent livres d’amende, ce pour cause d’incendie de bois, dégradation d’iceluy et défrichement (Archives d’Aix, B 6218).
–1758 – 31 mai : NAISSANCE DU FUTUR GENERAL CORNU DE LA POYPE – Le général Jean François Cornu de La Poype, qui s’est illustré au cours du siège de Toulon en 1793, naquit le 31 mai 1758, à Lyon. Il s’engagea très tôt dans l’armée, et reçut le grade de maréchal de camp avant 1789. Partisan des idées nouvelles, il épousa la fille du fameux conventionnel Fréron.. Il se distingua au siège de Toulon. Il contribua puissamment à la reprise de la place ; il dirigea ensuite l’attaque du fort Faron, puis fut chargé par le Comité de salut public de contenir Marseille et le Midi de la France sous le régime de la Terreur. Le général La Poype ne s’associa pas à la réaction thermidorienne, dont son beau-frère fut un des plus ardents provocateurs. Il resta sans emploi sous le Directoire et servit en Italie après le 18 brumaire. Envoyé à Saint-Domingue en 1802, il y déploya autant de capacité que de courage, fit un traité avec Dessalines et s’embarqua pour la France en 1803, mais il tomba aux mains des Anglais, qui l’emprisonnèrent à Portsmouth. Il fut échangé, mais resta sans emploi jusqu’en 1813. Il fut nommé à cette époque au commandement de Wittemberg sur l’Elbe. Il se distingua dans sa lutte, avec une poignée d’hommes d’élite, contre des forces décuples à l’extérieur et contre l’esprit de révolte des habitants, poussé au plus haut point. Il avait pris ses mesures pour faire sauter la ville plutôt que de céder. Il sortit de Wittemberg les armes à la main et après la cessation des hostilités. En 1814, il reçut la croix de Saint-Louis et le commandement d’Agen. En 1815, Napoléon Ier le nomma commandant de la place de Lille. Il y fit respecter le pouvoir impérial, malgré l’exaspération des habitants, qui s’étaient fortement prononcés en faveur des Bourbons. Pour répondre aux menaces des exaltés, il fit placer à la porte de l’intendance, où il logeait, deux pièces de canon chargées à mitraille ; mais c’était le quartier général qu’il voulait protéger, et non sa propre personne ; et pour le prouver, on le vit se promener sans la moindre escorte et les mains dans le dos par les rues de Lille. À la seconde Restauration, il fut mis à la retraite. Nommé membre de la Chambre des députés en 1822, il vota constamment avec l’extrême gauche. En 1824, il fut condamné à plusieurs mois de prison pour une brochure politique. Il mourut le 27 janvier 1851 à Brosses (Henri Ribot, Les Volontaires de l’An II, l’Aurore de la République).
–1789 – 31 mai : LES NOUVELLES CONFÉRENCES ONT ENFIN COMMENCÉ. Mais les désaccords révélés tout au long du mois n’ont pas disparu. En fait, le Tiers ne supporte pas cette inaction : ses députés bretons, eux, ont pris l’habitude de se concerter en dehors des séances et invitent leurs collègues des autres provinces à leurs discussions (Larousse – Laffont, Agenda du Bicentenaire, DIMANCHE 31 MAI).
–1793 – 31 mai ;

1. Napoléon Buonaparte embarque avec son frère Joseph sur le navire qui évacue de Corse les commissaires de la Convention. Il récupère sur un chaloupe, dans des conditions rocambolesques, sa mère Letizia, Louis, Éliza et Pauline qui faisaient des signes sur une plage au nord d’Ajaccio, après avoir réussi à s’enfuir de justesse de la maison familiale avant l’arrivée d’un détachement armée que Paoli avait détaché pour les arrêter. Après quelques jours passés chez Laurent Giubega à Calvi, c’est l’embarquement pour le Continent (napoleonic society).
2 L‘amiral comte TRUGUET se trouvait à Paris lors de la séance du 31 mai 1793. Incarcéré un peu plus tard, le 9 thermidor lui rendit la liberté. (de martineng, Notice sur Truguet …, Dict. hist. et biogr. de la Révolution et de l’Empire (1789-1815), t. II, p. 796).
3. CHUTE DES GIRONDINS, LES MONTAGNARDS SONT AU POUVOIR – Chute des Girondins, les Montagnards au pouvoir et suppression définitive de la Commission des Douze (Jean-Charles Volkmann, 1997). Ce jour-là, les Girondins sont renversés par les Montagnards. Sur un plan plus général, la proscription des Girondins dans toute la France ébranla la situation des partis modérés de la République (Louis Baudoin, 1965, p. 339) et déclencha un mouvement de rébellion en province. Dans les jours qui suivirent, plusieurs villes, dont Lyon, Bordeaux et Marseille, envoyèrent des émissaires à Toulon pour inciter la population à secouer le joug des Jacobins, comme elles-mêmes étaient en train de le faire. Ces villes, pour faire pièce à la dictature des clubistes sans mandat, constituaient en assemblée les électeurs de chaque section. Les sections étaient les circonscriptions électorales qui avaient remplacé les districts, bases des élections de 89. Une loi de juin 92 autorisait les sectionnaires à se réunir en permanence (Georges Blond, 1967).
4. – LE SPECTRE DE LA PÉNURIE DE BLE EST TOUJOURS LA – Fin mai début juin, le spectre de la pénurie de blé est toujours là. Chaque semaine voit se succéder à Toulon les députations beaussétanes d’officiers municipaux, et même du procureur de la commune, pour l’obtention de blé. Le 9 juin, le village en obtient 114 charges, de quoi tenir quinze jours (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française…).
–1795 – 31 mai (12 prairial) : SUPPRESSION DU TRIBUNAL RÉVOLUTIONNAIRE (Jean-Charles Volkmann, 1997). La Convention décide que les biens nationaux ne seront plus obligatoirement vendus aux enchères. Ce décret sera suspendu le 7 juin. Le 15, un nouveau texte fixera les modalités des ventes (Yann Fauchois, 2001). De fait, le 31 mai 1795, les églises sont rouvertes.

–1797 – mai (floréal an V) : A SANARY, LES PECHEURS VENDENT TOUT LE POISSON EN GROS ET SE REFUSENT A EN VENDRE AU DETAIL – La municipalité de Sanary reçut des plaintes des habitants car les pêcheurs vendaient tout le poisson en gros et se refusaient à en vendre au détail. La municipalité dut désigner une femme du lieu qui se chargerait de vendre au détail le poisson que les pêcheurs furent tenus de lui fournir. Après délibération, le Conseil fixa le prix également le pain blanc à trois sous, le pain bis à deux sous 8 deniers, daté de floréal An 5 (Rotger B., 1984, p. 313).
–1799 – 31 mai : (« Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française, 1798-1801) – « Aucune nouvelle sûre, bonne ou mauvaise, concernant les Français de Syrie. Il n’y a que des racontars auxquels on ne peut se fier. Dans tout ce qui se dit, il n’y a de vrai que les attaques renouvelées des Français contre la citadelle d’Akka. Tous les stratagèmes ont été mis en œuvre sans résultat.
« […] Le fait le plus important a été l’interruption du voyage traditionnel pour le pèlerinage à partir du Caire. La kiswa et la surra n’ont pu être envoyées à la Mekke. Rien de semblable n’était arrivé dans les siècles passés au temps du gouvernement ottoman. »
–1809 – 31 mai : MORT AU COMBAT DE JEAN LANNES, maréchal d’Empire et marquis de Montebello.
–1830 – 31 mai ; CONQUÊTE D’ALGER – Le 31 mai, à la pointe du jour, ou aperçut le cap Caxine ; la brise était fraîche et soufflait de l’est, le temps était brumeux : l’amiral, n’ayant point encore rallié la flottille de débarquement, fit virer de bord ; un brick se dirigea vers la côte d’Afrique pour chercher des nouvelles de la flottille. A midi, le vent devint plus fort ; on continua de gouverner vers le nord. A la chute du jour, nous étions à 20 lieues de la côte. Pendant la nuit, le vent souffla sans interruption avec la même force ; sa direction était au sud-est (M. Alfred Nettement, Histoire de la Conquête d’Alger).
–1831 – 31 mai : DISSOLUTION DE LA CHAMBRE DES DÉPUTES.
–1832 – 31 mai : MORT DU MATHÉMATICIEN EVARISTE GALOIS qui a donné son nom à une branche des mathématiques dont il a posé les prémisses, la théorie de Galois. Il avait tout juste 20 ans ! L’Institut Henri Poincaré et la Société mathématique de France se sont associés en 2011 pour célébrer le bicentenaire de l’un des plus grands mathématiciens de tous les temps, né le 25 octobre 1811. Fondateur de la théorie des groupes, il est à la racine des travaux les plus fondamentaux en mathématique et en physique théorique.

(Cliché H. Ribot, 2007)
–1840 – 31 mai : UNE ORDONNANCE ROYALE ERIGE EN SUCCURSALE LA PRESQU’ILE DE SAINT-MANDRIER. M. Jean Baptiste Lautier, prêtre vicaire de cette paroisse a été nommé recteur de la dite succursale par Monseigneur l’évêque de Fréjus le 13 juin et qu’il a été installé en cette qualité le 17 juin . Il faudra voter une indemnité de logement, aucune maison presbytérale n’existant à la presqu’île. Saint-Mandrier a donc un prêtre. Il faut maintenant construire l’église et pour cela on doit trouver un terrain. C’est le Conseil de fabrique de la succursale qui va s’en occuper (Gisèle Argensse, 1989, p. 63)

–1853 – 31 mai : la compagnie impériale exploite le commerce des transports en bateaux à vapeur entre Marseille et l’Algérie – Un acte du 20 janvier 1853 fonde une société en commandite « pour exploiter le commerce des transports par bateaux à vapeur entre la France et l’Algérie et tous autres ports, entre Taffe fils de Michel, Charles Michel, Léon Rebuffat, négociants à Marseille et MM. Caffarel frères à Cette ». L’annonce, insérée dans le journal L’Akhbar du 22 mars 1853, parle des « nombreux actionnaires d’Alger… », on reste sceptique. Une note du ministère de l’Intérieur, datée du 31 mai 1853, demande aux intéressés de produire un nouveau projet de conversion en société anonyme, la société fondée en janvier 1853 devant être liquidée. contrairement à ce qu’avancent la plupart des auteurs, la Compagnie Impériale n’attendit pas la conclusion de l’accord avec le gouvernement et commença effectivement son service.
–1858 – 31 mai : DESINFECTION DES EGOUTS DE TOULON – Une amélioration avait été apportée à cet état de choses en 1849, par la Marine, qui avait déplacé les salles de dissection de son hôpital principal, et avait pu donner un écoulement aux eaux de lavage de ces salles dans les fossés de la place, d’où elles se rendaient par la cuvette des fossés dans la Darse de Castigneau. Mais on a fait la faute de combler ces anciens fossés, en 1859, avant que la ville eût exécuté ses égouts, dont les projets ne sont même pas encore aujourd’hui présentés, malgré la délibération de la commission mixte des travaux publics du 31 mai 1858.
–1859 – 31 mai :

1. LES CHANTIERS SEYNOIS FONT LA UNE DE TOUTES LES GAZETTES. Le 24 mai, devant les difficultés que rencontre en Lombardie l’armée française, Napoléon III demande au Ministre de la Marine de lui fournir deux batteries flottantes démontables pour les fleuves ; munies d’un canon de 120 mm et ayant 1 m de tirant d’eau maximum pour 20 m de long, elles doivent être protégées par un blindage capable de résister aux boulets de 113 mm des Autrichiens. A l’arsenal, en sept jours, Dupuy de Lôme crée les plans d’un bâtiment en fer de 22 m sur 7,70 m, tirant d’eau 1 m, déplacement 142 tonnes, propulsé par deux hélices activées par deux machines à vapeur de 32 ch. Le blindage est constitué par une ceinture en fer de 5 cm d’épaisseur. Le bâtiment est armé de deux canons de 150 mm protégés par un bouclier blindé de tôle de 60 mm. La construction doit être réalisée en soixante jours. Le remontage prend huit jours. Le 31 mai 1859, leur nombre étant porté à cinq, les batteries flottantes sont commandées à la S.N.F.C.M. 300 puis 600 ouvriers participent à la construction sous les ordres de M. Verlaque, le directeur (Serge Razzanti, 2012 : QUAND LES SEYNOIS CONSTRUISAIENT DES NAVIRES. De Edward Church à Amable Lagane 1818 / 1903).
2. mise en service de l’horloge de la tour du Parlement britannique à Londres. La cloche de Big Ben retentit pour la première fois le 11 juillet 1859
–1860 – 31 mai : naissance à Marseille de Dominique Piazza, inventeur de la carte postale et fondateur avec Paul Ruat des Excursionnistes Marseillais en 1897. Il vécut au 97, boulevard Longchamp jusqu’à sa mort, le 10 Décembre 1941.
–1868 – 31 mai : PREMIÈRE COURSE A VÉLO (bicycles) AU PARC DE SAINT-CLOUD A PARIS.
–1871 – 31 mai : LE FRACAS DES ARMES S’EST TU DANS PARIS INSURGÉ. On apprend que le 29, les versaillais ont enlevé à l’aube Ménilmontant, vers 8h la mairie du XXe, et à 11 h Belleville. Varlin a été fusillé, les 375 fédérés retranchés dans le fort de Vincennes se sont rendus. A15h, les combats ont pris fin: «Paris est délivré”, a proclamé Mac-Mahon. S’en est suivi un remaniement ministériel : Lambrecht est à l’Intérieur, Cissey à la Guerre, Lefranc au Commerce. On parle d’abroger les lois d’exil frappant les descendants de Charles X et de Louis-Philippe. Le 30 mai, le conseil général de l’Association internationale des travailleurs (AIT) a publié une adresse sur La Guerre civile en France, rédigée par Marx. Un premier bilan de la Commune peut d’ores et déjà être établi. L’armée versaillaise a perdu 877 hommes lors de la prise de Paris, auxquels il faut ajouter près de 6500 blessés. Le nombre des défenseurs de la Commune tués au combat est inconnu: au moins 3000 à 4000, auxquels il faut ajouter les milliers d’insurgés pris les armes à la main, arrêtés au cours de rafles ou sur dénonciation qui jusqu’au 7 juin sont passés par les armes sans jugement, ou d’après le verdict des cours prévôtales mises en place depuis le 23 mai : peut-être 17000. Officiellement, 43 522 arrestations ont été opérées. Les prisonniers sont dirigés d’abord sur Versailles, puis une partie est transférée à Cherbourg, Lorient, Brest, Rochefort, sur les îles de Ré et d’Oléron. Près de 1 200 meurent au cours du transfert ou en détention avant d’avoir été jugés.. Les conseils de guerre, dont le nombre est porté de 4 à 26, doivent juger plus de 40000prisonniers, leurs arrêts étant ensuite communiqués à une commission parlementaire chargée de statuer sur les recours en grâce. Compte tenu des modifications introduites par la commission Martel-Piou, le bilan de la répression judiciaire (juin 1871-décembre 1874) est le suivant: 23 727 accusés sur 46 835 bénéficient d’une ordonnance de non-lieu et 7 213 d’un refus d’informer. Sur 15 895 individus jugés (dont 3 313 contumaces), 2 445 sont acquittés et 13 450 condamnés. Tous les contumaces sont condamnés: 175 à mort, 159 aux travaux forcés, 2 910 à la déportation, le reste à des peines d’emprisonnement. Sur les 10 137 condamnés présents à l’audience, 95 sont condamnés à mort, 251 aux travaux forcés, 1 169 à la déportation dans une enceinte fortifiée, 3 417 à la déportation simple, 332 sont bannis et 4 663 condamnés à la prison. 25 condamnés à mort seront effectivement exécutés: parmi eux, Ferré et Rossel, fusillés le 28 novembre 1871. Les 4 586 hommes et femmes condamnés aux travaux forcés ou à la déportation sont internés dans les forts de la côte ou dans des îles, jusqu’au vote de la loi du 23 mars 1872. Une pétition demande une enquête sur la capitulation de Metz en septembre 1870.
–1876 – 31 mai : SERIE D’AFFAIRES OPPOSANT PATRONS PECHEURS, RAÏS DE MADRAGUE ET PRUD’HOMIES DIVERSES, du 31 mai 1876 au 29 février 1888 ; nécessité d’établir un Bulletin de liaison entre pêcheurs provençaux.
Le 31 mai 1876, procès intenté par Gabriel, raïs des madragues du Brusc et du Rouveau contre un patron pêcheur de Saint-Nazaire (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 77-79) ; 22 mars 1877, calaison au Brusc d’une madrague non délimitée au préalable ;
30 avril 1877 : calaison d’une madrague aux Embiez sans aviser la Prud’homie ;
12 août 1879, la Prud’homie du Brusc adresse à celle de Saint-Nazaire un relevé des postes de pêches, avec entre autres :] « les pointes du levant, le petit Gaviouard (Gairouard ?), le Coucoussar, pierre blanche, la cuvelle. »
[26 août 1879, les bateaux de Sanary faisant la pêche au gangui sont accusés d’entraîner par mégarde les filets dits « les entre maux » ;
après le 1er septembre 1881, demande faite pour interdire les madragues qui occupent trop d’espace et empêchent les patrons pêcheurs d’exercer leur métier ;
27 mars 1882, les patrons pêcheurs du Brusc proposent à la Marine d’utiliser des navires de guerre pour « la destruction des marsouins » qui détériorent les filets ;
10 juillet 1882, il est rappelé à la Prud’homie de Sanary que les règlements fixent « qu’au soleil levé, il n’y ait plus de filets à la mer » ; 15 juin 1887, trois pêcheurs de Toulon sont surpris pêchant dans les eaux de Six-Fours « munis d’une quantité de filets extraordinaire, en infraction au règlement de la pêche avec entre maux et battudes » ;
29 février 1888, une lettre de la Prud’homie du Brusc au Syndicat des pêcheurs de Marseille, souligne la nécessité d’un bulletin de liaison entre pêcheurs provençaux. Ce sera « Le pêcheur varois », aujourd’hui « Pêche Actualité », ne commencera à paraître qu’en mars 1991.
–1888 – 31 mai : Pêche – Dernier procès des pêcheurs contre les madragues. [Patania L., Guillaume J., 2002 (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 77-79) :

(Istanbul, 1956 – cliché H. Ribot)
–1892 – mai : LE MANDAT DU MAIRE DE SANARY, JOSEPH SOLEILLET, ARRIVE A EXPIRATION. Plusieurs Sanaryens interviennent auprès de Marius MICHEL pour qu’il accepte à nouveau la charge de maire. Il est à ce moment absent de France; il se trouve à CONSTANTINOPLE où le Sultan ABDUL HAMID II lui a accordé la concession depuis 1879, des Quais, Docks et Entrepôts de Constantinople. Ce sont des travaux longs et difficiles qui exigent sa présence. Ils seront terminés en 1899. En son absence, il est élu par les 19 votants du Conseil Municipal à l’unanimité. Averti de son élection, Marius MICHEL tentera de démissionner, mais sur l’intervention d’une grande partie de la population, il acceptera finalement les fonctions de maire. Souvent absent, il est remplacé en permanence par Joseph SOLEILLET, ancien maire devenu 1er adjoint, et en qui il a entière confiance. Le 2e adjoint est Justin BRUN. Des travaux aux rues, routes, chemins, bordures de trottoirs, occupent les séances du Conseil Municipal en l’absence du Maire, toujours en déplacement pour ses affaires. Il ne laisse pas pour autant de s’intéresser à la vie communale dont le 1er adjoint SOLEILLET lui rend fidèlement compte. Il profite de ses voyages à Paris pour hanter les ministères et les diverses administrations pour hâter la solution des problèmes en suspens (Rotger B., 1982, p. 459, 462 ; Ortolan, 1989).
–1899 – 31 mai : FETE A TOULON POUR LE RETOUR DE LA MISSION MARCHAND – La République du Var du 31 mai 1899 publié : « Fête donnée à Toulon lors du retour de Fachoda (Soudan) de la mission Marchand. Le commandant fut triomphalement reçu par les personnalités politiques et militaires, les nombreux cercles républicains, corses, catholiques, le Cercle des instituteurs et les enfants des écoles, la Ligue de la Patrie française, tout juste née, et six sociétés de gymnastique dont la société seynoise ».
–1902 – 31 mai : FIN DE LA GUERRE DES BOERS – Vereeniging, à la pointe de l’Afrique, un traité met fin à une guerre de 30 mois entre les Boers, des paysans d’origine franco-hollandaise, et les Anglais. Il s’agit de la plus dure guerre coloniale qu’aient eu à soutenir les Anglais. Elle se solde par une victoire en demi-teinte pour Londres ; c’est un premier accroc pour la principale puissance du monde en ce début du XXe siècle (Herodote).
–1904 – 31 mai : PERSONNEL CIVIL DE L’HÔPITAL DE SAINT-MANDRIER- A Saint-Mandrier, les ouvriers Henri Spitalier et Etienne Mazella, affectés à la cuisine de l’hôpital, prennent leur retraite (Gisèle Argensse, 1989, p. 134 ajoute que des «gens du pays» travaillaient soit à la buanderie, soit dans les cuisines Le personnel infirmier et médical était militaire. Régulièrement on voyait des arrivées de médecins, de pharmaciens, d’infirmiers et lorsqu’ils étaient nommés ailleurs, c’est avec regret qu’on les voyait repartir. Les apéritifs de départ, les promotions du personnel, se fêtaient souvent chez M. Siffroy Peyret. Bien souvent les jeunes filles du pays épousaient des infirmiers, alors ils venaient compléter cette population de pêcheurs, de lesteurs et de tuiliers. Un bureau de tabac était situé à l’entrée de la cour. La gérante était autorisée à tenir les journaux, la papeterie et divers ustensiles de toilette ; les veuves d’infirmiers ou de membres du personnel de l’hôpital avaient priorité pour obtenir la gérance de ce bureau de tabac).
–1905 – 31 mai : DE PART ET D’AUTRE DE LA MANCHE, DE NOMBREUSES PERSONNES TRAVAILLENT A UN RAPPROCHEMENT FRANCO-BRITANNIQUE. Brest accueille donc la Royal Navy qui, tant de fois par le passé, a tenu le blocus de ce port. Pendant ce temps, le 31 mai, l’Escadre du Nord salue l’arrivée de la flotte espagnole en rade de Cherbourg. Les festivités qui marquent cette visite ne sont qu’un prélude.
–1906 – 31 mai : NOTRE MARINE EST PRÉSENTE AU MARIAGE DU ROI D’ESPAGNE – Le cuirassé « Bouvet » et la 2ème Division représentent la Marine Française au mariage du roi Alphonse XIII d’Espagne, mariage célébré à Palma.
–1910 – 31 mai : FONDATION DE l’Union sud-africaine qui consacre le rapprochement entre les anciens ennemis de la guerre des Boers.
–1911 – 31 mai : FONDATION DE LA NRF – André Gide, Jean Schlumberger et Gaston Gallimard fondent les Editions de la Nouvelle Revue française (NRF), futures Editions Gallimard.
–1916 – du 31 mai au 1er juin : BATAILLE NAVALE DU JUTLAND (OU DU SKAGERRAK) – En Mer du Nord se déroule la bataille navale du Jutland au cours de laquelle s’opposent les escadres britanniques et allemandes. Malgré un résultat mitigé, ce combat résonne comme une victoire des Britannique qui confirme ainsi leur maîtrise sur mer et sonne le glas des espoirs maritimes allemands, du moins pour la flotte de surface qui ne s’aventurera désormais plus hors de ses ports. Pour forcer le blocus, il ne reste plus aux Allemands que le recours à l’arme sous-marine.(Pour plus de détails concernant cette bataille, parmi les ouvrage de ma bibliothèque, je conseille le suivant : F. Léomy – La bataille du Jutland 1916, Coll. Les Grandes Batailles de l’Histoire, 17, 1992, Socomer Edition, Paris, 154 p. C’est court, mais bien documenté).
–1923 – 31 mai : naissance du Prince Rainier III de Monaco (mort le 6 avril 2005)
–1925 – 31 mai : ESCALE DE DIRIGEABLES ITALIENS A CUERS – Le 31 mai 1925, les dirigeable italiens N1 (semi-rigide) et « Espéria » font escale à la base aéronautique navale de Cuers-Pierrefeu. L’ « Esperia » est le frère du français « Méditerranée ». Il est commandé par le cdt Valli. Le « N1 » ira en 1926 survoler le pôle nord avec Amundsen et le général Nobile. Sous le nom d’« Italia » il se perdra corps et biens dans l’Arctique avec le général Nobile ; l’hydravion français « Latham » du LV Guilbaud disparaîtra en le recherchant, avec Amudsen et le CV De Cuverville (brochure DCAN-Toulon, 1972).
–1927 – 31 mai :
1. FIN DES EXERCICES D’ACCROCHAGE A BORD DU PORTE-AVIONS « BEARN » – Le porte-avions Béarn reste sur rade de Toulon jusqu’au 31 mai mais les essais d’aviation continuent et des essais d’accrochage sont effectués au mouillage au coffre 10, le 20 mai, avec le Gourdou P 23 piloté par Montrelay. Le lendemain, c’est au tour de Jozan avec le Dewoitine P 25, suivi le 25 par le Gourdou piloté par les quartiers-maîtres Feltz et Lansonneur. Des essais sont encore réalisés le 27. Le 30 mai, le Gourdou P 23 accroche de nouveau, avec les seconds-maîtres Dafniet, Torchet (deux fois) et Guillou puis le commandant de Laborde prend les commandes, décolle et revient s’accrocher sur le pont (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
2. SECONDE SORTIE A LA MER DU « BEARN ». Pour que l’essai soit acquis, le bâtiment doit marcher pendant deux heures avec une puissance de 30 000 ch (22 076 kW). L’essai commence à 10 h 45, le bâtiment marchant à 19,262 nds. Les lignes d’arbres des turbines tournent à 250 tr/mn et celles des alternatives à 101 tr/mn. L’allure est poussée vers 12 h 45. La puissance moyenne est inférieure à 30 000 ch mais atteint 32 000 ch (23 548 kW) pendant la dernière demi-heure. Les sept brûleurs des chaudières sont allumés. Le même jour, le lieutenant de vaisseau Pelletier Doisy, toujours avec le Gourdou P 23, accroche en entraînant 980 kg de sacs clé sable. L’arrêt d’un Gourdou entraîne entre 760 et 1 080 kg clé sacs clé sable. Le porte-avions est de retour sur rade à 15 h.
–1931 – 31 mai : Venant de Marseille sur le « D’Artagnan », la mission ethnographique Dakar-Djibouti conduite par Marcel Griaule débarque le 31 mai 1931 à Dakar. Elle sera de retour à Marseille le 17 février 1933 (En 1934, Michel Leiris publiera ces mémoires de l’exploration scientifique qu’il a effectuée, sous le titre L’Afrique fantôme).
–1937 – 31 mai : La flotte allemande bombarde le port républicain d’Alméria (Espagne) à titre de représailles contre une attaque de navires allemands qui ravitaillaient les nationalistes ((A. Rossel, 1984)
–1939 – 31 mai : Fin d’exercices des escadrilles du « Béarn », où le 24 un bombardier P.L. 101 tombe à l’eau mais peut être repêché (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)
–1940 – 31 mai :
1. LA MONTAGNE PUBLIE LE VENDREDI 31 MAI : « AMIENS LÂCHEMENT DETRUITE PAR DES VAGUES DE BOMBARDIERS NAZIS – Les civils, fuyant les bombes, furent massacrés par les mitrailleuses ennemies. On donne les détails suivants sur la destruction d’Amiens par l’aviation allemande. Le 18 mai une première vague d’avions ennemis surgissait vers 17 heures dans le ciel d’Amiens. Trente appareils, volant au ras des toits malgré les tirs violents de la D.C.A., lâchaient une centaine de bombes sur la gare Saint-Roch et sur la base aérienne de Glisy. Vers 21 heures, une nouvelle vague de 20 bombardiers revenait attaquer cette fois la gare du Nord, le dépôt de Longjumeau et les casernes. Il y avait déjà des victimes. Ce n’était là qu’un début, sur des objectifs pouvant passer pour militaires. Mais vers 5 heures du matin la destruction sauvage commença. Par vagues successives les avions nazis entreprirent l’anéantissement de la ville quartier par quartier. Aux sorties de la ville se pressaient des files de civils à pied, à bicyclette, en voiture, ils furent mitraillés sans pitié. Toute la journée, la sinistre fantasia se poursuivit. Des enfants, des femmes, des vieillards ont été ainsi assassinés. Grâce à l’admirable tenue des civils le nombre des victimes a été insignifiant par rapport aux moyens de destruction mis en œuvre » (La Montagne, vendredi 31 mai 1940).
2. GERARD GARIER, LES AVISOS DE 630 T. : « Les 30 et 31 mai 1940, les avisos de la 2ème escadrille sont remis aux ordres de l’Amiral Ouest. Le 31, le Commandant Delage et La Boudeuse sont violemment engagés et ont dû se dérober derrière un écran de fumée. La malle (petit paquebot) Côte d’Argent, canonnée sans dommage par le travers de la bouée de Nieuport, arrivera à Folkestone à 16 h 15 et débarquera 1 400 soldats français.
« Le 31 mai, à 5 h 16, Land’s End signalait que le vapeur Temple Moat était attaqué par un sous-marin à 25 milles dans le 20 d’Ouessant. L’Amiral Ouest prévint aussitôt le commandant en Chef des Western Approaches qu’il allait envoyer des avions sur les lieux, de même il ordonna à l’aviso La Suippe et au patrouilleur auxiliaire Capitaine Armand de s’y rendre. De leur côté les Britanniques envoyèrent un Sunderland et plus tard trois destroyers. L’aviso La Batailleuse reçut également l’ordre d’explorer la zone voisine du point 48° 30′ Nord – 5° 30’Ouest jusqu’à 7 h GMT, le 1er juin. Toutes ces recherches ne donnèrent aucun résultat.
« Ordre 383 F.M.S. 1 du 30 juillet 1940 des Forces maritimes du Sud ont approuvées la citation suivante à l’ordre des patrouilles de la Méditerranée Occidental : « L’aviso L’Impétueuse, sous le commandement du capitaine de corvette Bachy (F.M.J.), a vaillamment pris part du 26 au 31 mai 1940, aux opérations d’évacuation de l’armée du Nord au cours desquelles il a contribué à mettre hors de combat trois avions ennemis et obligé un autre à abandonner son attaque sur un torpilleur ami (…) »
–1942 – 31 mai : FRONT D’AFRIQUE – Paul Carell 1966 : « En Lybie, se livre la bataille de Tobrouk qui oppose les Britanniques de Auchinleck aux Italo-Allemands de Rommel. Au matin du 30 mai, le puissant champ de mines britannique de la ligne principale de combat de Gazala est atteint par les Allemands. Il s’agit maintenant d’ouvrir un passage à travers les champs de mines anglais pour avoir une possibilité de ravitaillement. Rommel abandonne le champ de bataille à l’ennemi, il lui abandonne la gloire d’une victoire ; il ne faut jamais combattre dans la folie, c’est son mot d’ordre. Cependant, l’opération n’est pas réussie. On arrive bien sûr à ouvrir rapidement un passage dans les mines. La division italienne Trieste, attaquant de l’ouest, a fait du bon travail de préparation. Mais maintenant l’organisation britannique des « box » se fait remarquer par sa terrible efficacité. Le commandement allemand ne connaît pas le « box » Got el Oualeb. Là se tient, au milieu d’une ceinture de mines, la 150e Brigade anglaise : 2000 hommes avec 80 chars lourds Mark II. Ils tiennent le passage ouvert dans le champ de mines sous le feu de leur artillerie, de sorte qu’il est impossible de le franchir de jour et que, la nuit, c’est encore une aventure dangereuse. Et, en plus, le général Ritchie a reformé ses unités blindées, et attaque. A Knights Bridge, la Garde anglaise tient; elle tient contre la 90e Légère qui attaque vers l’ouest.
“Pour le général Ritchie, c’est un signe de l’effondrement allemands. Il câble au Caire : « Rommel recule.”
“Donnez-lui le coup grâce », répond Auchinleck.
“Le 31 mai, Rommel préparera une contre-offensive pour se dégager du piège dans lequel il est tombé. Par la suite, certes il avancera, mais il sera amené à contourner l’obstacle par le sud et ce sera là qu’entreront en scène les Marsouins et les Légionnaires français qui tiennent la position clé de Bir-Akheim, commandés par le général Pierre Koenig.” Nous y reviendrons par la suite.
–1943 – 31 mai : Berthe Pauline Mariette Wild, dite Berty Albrecht, meurt à la prison de Fresnes (Seine) après avoir été arrêtée par la Gestapo le 28 mai. Née le 15 février 1893 à Marseille, elle avait fait des études au lycée Montgrand.
–1944 – 31 mai : GENOUD Aimé Jules Victor – SOLDAT F.F.I., TUE PAR LES ALLEMANDS – 16 Résistants seynois ont été fusillés ou tués par les Allemands lors des combats de Libération de la France en 1944, parmi eux, GENOUD Aimé Jules Victor – Soldat F.F.I., né le 25 Novembre 1920 à Toulon, tué par les Allemands le 31 Mai 1944 au lieu-dit Les Mousses à Belleydoux (Ain).
–1949 – 31 mai : ECHEC DU PREMIER PORTE-AVIONS FRANÇAIS DE L’APRES-GUERRE – En 1948, les crédits alloués à la construction du porte-avions Clemenceau ne se montent qu’à 100 millions de francs. Ce qui pose le problème de l’allongement des délais de construction et donc du coût final du bâtiment. Le secrétaire d’Etat chargé de la Marine, M. Dupraz, informe l’Assemblée nationale que les crédits affectés par cette réduction seront fortement augmentés en 1949. Un engagement de dépense, s’élevant à 2 300 millions de francs, est prévu au budget 1949. En raison de l’urgence annoncée, on pourrait s’attendre à une mise en chantier aussi rapide que possible. Or, en 1949, les travaux n’ont pas véritablement commencé. La mise en chantier n’a pas encore eu lieu. Des matériaux ont été commandés, les plans établis. En fait, le 9 octobre 1947, tout nouvel engagement financier ayant été interdit sur le budget extraordinaire, la mise en chantier est différée, ce dont ce plaint l’Etat-major général de la Marine. Mais, manifestement l’affaire est en mauvaise voie : à peine esquissée, la construction est arrêtée. Le 31 mai 1949, le gouvernement Queuille décide officiellement l’arrêt des travaux. Cet arrêt est lié à des problèmes financiers et probablement en rapport avec l’action des « néo-douhetistes », adversaires du porte-avions. Cet abandon doit être rapproché des remarques du contre-amiral Barjot sur les possibilités industrielles en 1945. Remarquons qu’il est presque contemporain de l’abandon du porte-avions géant américain United-States. Mais, c’est surtout du côté de l’OTAN qu’il faut rechercher le motif de l’arrêt des travaux. Le 5 mars 1949, peu avant la signature du Pacte de l’Atlantique, la Marine française adresse à son homologue américaine une demande d’aide. Elle réclame 1 porte-avions, 6 destroyers d’escorte, 24 dragueurs, de l’artillerie et des munitions. Or, il est difficile de demander un porte-avions alors que l’on en construit un au même moment. L’intérêt de cette demande est de disposer rapidement et gratuitement d’un navire. Cet abandon provoque de vives protestations à l’Assemblée nationale lors du vote du budget 1949. Pierre Meunier, rapporteur spécial de la Commission des Finances pour la section Marine du budget, le 9 juin 1949, déclare à l’Assemblée nationale : « Le ministre de la Défense nationale, au cours de son audition par la Commission des Finances, a indiqué que le Jean Bart n’était pas utile à la défense nationale. Quant au porte-avions Clemenceau, il a précisé qu’il serait peut-être moins inutile que le Jean Bart, mais que sa construction pouvait, sans inconvénient, être suspendue en attendant une décision définitive à prendre ultérieurement ». En contrepartie de ces arrêts, le gouvernement propose la mise en chantier d’une tranche navale pour 1949, la première de l’après-guerre (Philippe Quérel, « L’échec du PA-28, premier porte-avions français de l’après-guerre », 1998-2002 Institut de Stratégie Comparée).
–1957 – 31 mai : GUERRE D’ALGERIE – Les missions SURMAR reprennent : L’aviso « La Capricieuse » gagne Bône et patrouille du 25 au 28, du 31 mai au 3 juin, du 6 au 9. Toutes les patrouilles se font jusqu’à la frontière tunisienne.
–1958 – 31 mai : CHARLES DE GAULLE PRESIDENT DU CONSEIL – Le président René Coty nomme le général Charles de Gaulle président du Conseil (Jean-Charles Volkmann, 2003).
–1959 – 31 mai : INAUGURATION D’UN MONUMENT COMMEMORANT LE DEBARQUEMENT ALLIÉ EN PROVENCE – Le dimanche 31 mai, à lieu à la Croix-Valmer (près de Cavalaire) l’inauguration d’un monument commémorant le débarquement allié en Provence et plus particulièrement celui de la 1ère Division Française Libre. La marine est représentée à cette cérémonie par l’escorteur d’escadre Bouvet et l’aviso La Moqueuse, le drapeau des canonniers–marins, la musique des Equipages de la Flotte et une compagnie en armes. Le vice-amiral Sap, préfet maritime de la 3ème Région, accueille le dimanche matin à la B.A.N. Hyères le premier ministre, M. Michel Debré, qui assiste à cette cérémonie avec de très nombreuses personnalités civiles et militaires.
–1961 – 31 mai : l’Afrique du Sud devient une République.
–1962 – 31 mai : exécution d’Adolph Eichmann reconnu coupable de la mort de millions de juifs.
–1964 – 31 mai : Dimanche 31 mai, dans la grande salle de la mairie, la médaille d’argent du Travail a été attribuée à Madame Stéphanie. Madame Angéla Bertrand, pour sa part, a reçu la médaille de bronze de la Famille française (Ken Nicolas, vol. 2, p. 194. Nota : Madame Angéla Reinero – épouse Albert Bertrand, née àMarseille en 1930 – est la mère de six enfants : Noël, Maryline, Odile, Corinne, Robert et Jean-Michel. Cette « maman » méritante décédera à Saint-Mandrier en 1979).
–1967 – 31 mai : VERS 14 H 00, « UN HELICOPTERE SIKORSKY DE LA BASE DE SAINT-MANDRIER S’ECRASE ET FLAMBE PRES DE BEZIERS. Deux morts et deux blessés. » L’appareil appartenait à une flottille des 4 HSS Sikorsky venant de Lorient et regagnant Saint-Mandrier (République du samedi 1er juin 1967).
–1968 – 31 mai : DE GAULLE PREND LA DÉCISION DE DISSOUDRE L’ASSEMBLÉE – Après son mystérieux voyage du 29 mai à Baden-Baden où il rencontre le général Massu, le président Charles de Gaulle déclare : « je ne me retirerai pas ». Puis il prend la décision de dissoudre l’assemblée.
–1973 – 31 MAI – 1er JUIN : A Reykjavik, au cours de la rencontre Pompidou – Nixon, les observateurs Français et étrangers sont impressionnés par l’aspect physique du Président de la République. C’est le sixième des principaux accidents de santé dont a été victime le Président de la République depuis la première « GRIPPE A RECHUTES » (P.V., 3 avril 1974).
–1976 – 31 mai : MORT A CANNES DU BIOCHIMISTE JACQUES MONOD, lauréat du prix Nobel de physiologie médecine en 1965. Descendant du pasteur Jacques Monod, il était apparenté à Théodore Monod, à Jérôme Monod, à Michel Hollard et au réalisateur Jean-Luc Godard. Résistant durant la Seconde Guerre mondiale, il fit l’essentiel de sa carrière à l’Institut Pasteur de Paris dont il fut le directeur de 1971 à 1976. Il est l’auteur du livre « Le hasard et la nécessité », publié par le Seuil en 1970, et dans lequel on peut lire : « L’homme sait enfin qu’il est seul dans l’immensité indifférente de l’univers d’où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n’est écrit nulle part. A lui de choisir entre le royaume et les ténèbres. »
–1979 – 31 mai : TERRORISME – troisième « Nuit bleue » à Paris, 22 attentats revendiqués par le FLNC.
–1991 – 31 mai : CANAL + PREND LE CONTRÔLE FINANCIER DU PARIS-SAINT-GERMAIN.
–2003 – 31 mai : dernier vol du Concorde sous les couleurs d’Air France
–2016 – 31 mai : FAMILLE – Cet après-midi, Raphaël et son papa partent après avoir passé trois mois avec nous. La semaine suivante ce seront Olivier et Isabelle qui iront les rejoindre de l’autre côté de la Méditerranée. Je pense, nous pensons à eux !
–2017 – 31 mai : ATTENTAT A KABOUL – Un attentat au camion piégé commis en plein ramadan dans le quartier diplomatique de Kaboul fait au moins 150 morts.
–2019 – 31 mai : MÉTÉO SANARYENNE – Après une nuit claire et douce (13 à 18°) la journée s’annonce des plus printanières (23°) avec un soleil radieux qui devrait se confirmer jusqu’au 13 juin, au moins. Le vent d’est à sud-est, peu important, n’apportera pas de nuées mais devrait laisser place en fin d’après-midi à un zéphyr de sud-ouest.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

(coll. H. Ribot)
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 262e livraison : (suite)
Le comte de Vintimille, s’engage à soutenir Saint-Nazaire dans sa première demande de séparation en 1643.
Débouté lors les procès qui l’opposent aux Ollioulais, le Comte Magdelon de Vintimille, seigneur d’Ollioules et de Saint-Nazaire, s’engage dès février 1641 à payer les frais et dépens que les habitants de Saint-Nazaire pourraient avoir pour la séparation d’avec Ollioules. Par une transaction de ce même mois, il autorise les Sanaryens à construire des moulins à vent ou à eau, à «bled», ou à olives en ne réclamant pour lui et les siens que le droit d’y moudre en franchise. En échange, la communauté de Saint-Nazaire s’engage à lui verser une somme de deux mille livres. Cette transaction ne peut entrer en vigueur que si le roi prend le décret de séparation. Le seigneur et la communauté du port adressent leur requête au roi Louis XIV, encore mineur, la régence étant exercée par Anne d’Autriche. Mais cette première demande est rejetée par arrêt de décembre 1643 (Texte repris dans Rotger B., 1990, p. 10). Ce qui annule ipso facto la transaction.
Fin du premier acte ! (A suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 462e livraison :

–1921 : Le sculpteur marseillais Ary Bitter (1883-1973) est connu pour avoir réalisé le monument aux morts de Sanary-sur-mer (bronze et pierre) en 1921. A Marseille : Monument aux morts du cimetière St Jérôme, bronze, et monument aux morts du cimetière St Louis, bronze, en 1921. A Bargemon : Monument aux morts, après 1921. A Marseille : Groupe Lion et Enfant de l’escalier monumental de la gare St Charles, pierre, en 1926. A Cambo-les-bains : Monument à la mémoire d’Edmond Rostand, pierre, en 1949. A Barentin : La Verrerie, grès chamotté, en 1953.
–1921 – 1er janvier : César Baldaccini [sculpteur] naît à Marseille.
–1921 – 3 février : Conrad embarque à Marseille pour Ajaccio.
-1921 – 20 mars: Près du rond-point du Prado, inauguration de l’hôpital Saint-Joseph, douzième œuvre de l’abbé Jean-Baptiste Fouque (1851-1926, béatifié en 2018), pouvant accueillir 80 malades et parfaitement équipé (Comité du Vieux Marseille).
-1921 – 1er avril : Dernier passage de l’écrivain Joseph Conrad (1857-1924), retour de Corse, descendu avec sa femme à l’Hôtel Louvre et Paix : il en profite pour lui montrer les lieux fréquentés dans sa jeunesse, qu’il vient de décrire dans son roman La Flèche d’or (Comité du Vieux Marseille).
-1921 – 20 avril : A l’initiative du nageur Fernand David, création, aux Catalans, du Cercle des Nageurs de Marseille (CNM), association de 14 membres présidée par Eugène Tisson. Il deviendra tout à la fois une pépinière de champions et un club de loisirs aquatiques (Comité du Vieux Marseille).
–1921 – 23 octobre : André Turcat [aviateur] naît à Marseille.
-1921 – 11 novembre : Record de froid pour un 11 novembre avec -5,8°C.
(A suivre)
LA SEYNE-SUR-MER. 169e livraison :

–1683 – 31 mai : AU SUJET DE LA CONDUITE DES EAUX DE LA SOURCE DE BERTHE, un accord est passé entre le Conseil de La Seyne et Honoré Gillet (délibération du 4 avril 1683). Mais entre-temps, pour compliquer un peu plus l’affaire, Jacques Sallomé, venu voir la source, la trouve « fort basse et presque tarie, de manière qu’il n’y a pas apparence de la pouvoir conduire au lieu destiné » (délibération du 14 mars 1683) et il se démet de son offre et de la délivrance qui a été passée en sa faveur. Et c’est pourtant bien en faveur de « Jacques Sallomé, potier de terre à Tollon », qui a semble-t-il changé d’avis, que les consuls « passent acte de prix » le 31 mai 1683 pour « la conduite des eaux de la fontaine de Berte » (délibération du 13 juin 1683) ! Pourtant, une ou deux semaines avant, de nouveaux problèmes se sont présentés : à cause de la grande sécheresse (dès le mois de mai !) la source de Berthe est presque tarie. Des maîtres fontaniers disent qu’en « baissant le fossé de ladite source encore de deux pans », elle rejaillira (délibération du 23 mai 1683). Le Conseil délibère sur ces nouveaux travaux, puis les accepte : « lequel Conseil, sans préjudice de la délivrance qui a été faite de la conduite de la susdite source pour la faire exécuter quand il sera à propos, a délibéré que ‘pour un cependant’ (= en attendant) lesdits sieurs Consuls feront faire la mère de ladite source avec le pied de poule conformément aux articles qui en ont été dressés, et conduire icelle par un bornelage jusqu’au fossé du côté du midi du pré de Michel Collomby prêtre » (23 mai 1683). Et il accepte aussi les frais supplémentaires : « et parce que les propriétaires des terres auxquelles les fossés ont été ouverts demandent leur dédommagement, donnent pouvoir aux dits sieurs Consuls de les payer à l’estime des experts qui par eux en seront convenus » (ibid.) Pour ces derniers travaux, on trouve, lors de la ratification des comptes du 2 juillet 1683, la mention : « parcelle et mandat de 19 livres 17 sols, payé à André Aycard pour les nouveaux frais faits à la fontaine de Berte, sauf le remboursement sur les entrepreneurs d’icelle du dernier juin 1683. »
(à suivre)
DEUX COURTES BLAGUES INVOLONTAIRES POUR LA ROUTE
Avec le LAVE-TOUT-ECLAIR, un rinçage à l’eau froide entre chaque opération suffit pour passer de la cuvette des W.-C . à la poêle à frire et à votre visage (Prospectus de 1954).
Le miel GUEP combat énergiquement l’entérite et la diarrhée : les professeurs de chant le conseillent à leurs élèves pour fortifier et entretenir leur voix (dépliant 1954).

(Riez, 1972. Cliché A. Bon)
La messe est dite ! (façon de parler en ce jour de Visitation).
Je vous souhaite une bon VENDREDI.
Bises à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

Laisser un commentaire