ÉPHÉMÉRIDES DU 28 MAI

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ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 28 MAI 2024 12e ANNÉE (4161)

ILLUSTRATION : Quand c’est qu’on mange ? (cliché H. Ribot, Zimbabwé).

FÊTES

Saint Germain, que nous fêtons le 28 mai, est né à Autun en 496 et mort à Paris en 576. Evêque de Paris en 555, il a fondé près de cette ville l’abbaye qui portera plus tard son nom, la future abbaye Saint-Germain des Prés. Il est enterré dans l’Oratoire de Saint-Symphorien près de l’église Saint-Vincent, aujourd’hui abbaye de Saint-Germain-des-Prés.

Près de 15 000 personnes portent ce prénom en France. Souhaitons-leur bonne fête.

Au calendrier républicain de l’An II, c’était le 9e jour de prairial, le jour du serpolet.

DICTON :

            « Soleil de saint Germain nous promet du bon vin ».

LOCUTION PROVENÇALE.

« Au mes de mai, fas ce que ti plaï ! Au mes de jun, consultes degun ». Au mois de mai, fais ce qui te plait ! au mois de juin, ne consulte personne. »

PENSÉE.

« Le téléphone est une invention formidable, qui permet de parler à des gens sans être obligé de leur offrir à boire. » (Fran Lebowitz).

METEO MARINE POUR SANARY.

La dépression 1014 hPa centrée sur le Golfe de Gênes reste quasi stationnaire.

Pour Sanary-sur-Mer : Avis de vent frais au large.

La fiabilité de la situation est limitée à 90%, parce que les nuages pourraient être plus épais que prévu.
Nuit de Lundi à Mardi : Vent d’WNW force 3 en début de nuit temporairement NW force 4. Rafales atteignant 17 nœuds en milieu de nuit.

Mer belle à peu agitée devenant peu agitée en milieu de nuit. Houle petite et courte de WSW. Visibilité excellente. Journée de Mardi 28 mai : La situation sera relativement stable.

Ciel se voilant dès le début de matinée. Pas de précipitations. Le soir, ciel clair.
Vent d’WNW force 3 le matin fraichissant force 5 en milieu de journée. Rafales atteignant 26 nœuds à partir du milieu de journée. Mer peu agitée devenant assez agitée en milieu de journée. Houle petite et courte de WSW. Visibilité excellente. Température de 15 à 26°.

ÉPHÉMÉRIDES :

(Capetown, avril 2011)

1225 – 28 mai : Ollières.

a) Renonciation, en faveur de Saint-Victor, par Burgondion de Trets, seigneur d’Olières, et sa femme Mabile, moyennant 500 sous coronats, de tous leurs droits seigneuriaux sur un nommé Laurigue, clerc d’Olières. (acte 443 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Saint-Victor, liasse 109).

b) Ratification par Burgondion de Trets, seigneur d’Olières, et sa femme Mabile, de la donation de biens situés à Olières, faite à Pérégrin, prieur de Saint-Maximin, par un clerc nommé Laurigue. Parmi les témoins : Guillaume de Roquefort. (acte 444 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : Saint-Victor, chartes originales, n° 533. a. Albanès, Histoire du couvent de Saint-Maximin. Documents. n° II. Ind. : Guérard, n° 1121).

1278 – 28 mai :  Sclata Sors (acte notarié). Sclatacor lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Notre- Dame-de-la-Garde. La forme Sclatacor est donnée dès 1317.

1281 – 28 mai : Balma-Seguelas (aux archives de l’Évêché). Nom actuel : Baume-Sournière – lieu-dit, au quartier de Precatori, commune d’Allauch (1872).

1290 – 28 mai : Vente par Jacques Hugolen à Raimond d’Agoult, seigneur de Trets, d’une rente de 2 deniers. (acte 580 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : Notes sur Trets par F. André : Bibl. de M. de Barbarin).


(1973-Collobrieres-Chartreuse-de-la-Verne)

1295 – 14 avril et 28 mai : QUI POSSEDE LA JURIDICTION DE LA TERRE DE LA CHARTREUSE DE LA VERNE ? – Actes du cartulaire de la Verne (juridiction de la Verne, Rossolin de Fos, seigneur de Bormes, réussit à ôter la seigneurie de la Môle aux Chartreux). 

Maurel M., 1974 et 1975 : transaction entre Rossolin de Fos, seigneur de Bormes, et le prieur de la Verne pour la juridiction du lieu de la Verne (suite de l’affaire de 1293), selon Mireille Maurel, il semblerait que cette transaction porte également sur les prairies et le moulin de Corredon : le 14 avril 1295, à Brignoles, une transaction avec Rossolin de Fos donna à ce dernier la haute juridiction du terroir de la Verne avec presque tous les droits réservés aux seigneurs fonciers. Cet acte ruina la chartreuse durant 64 ans et fut révoqué en 1359 (cf. infra). [Dom Jean Chauvet, 1665, p. 246 : ] Un autre prieur ayant été nommé, il fit une transaction l’année 1295 avec le seigneur de Bormes par laquelle il lui quitta la haute juridiction du terroir de la Verne avec presque tous les droits réservés aux seigneurs fonciers. Ce fut une plaie qui a saigné la chartreuse durant 64 années et qui ne sera refermée qu’en 1359. Une condition octroyée par Rossolin stipulait que la chartreuse jouirait de la seigneurie de la Môle, mais il fit tout pour ne pas tenir parole. Cet accord fut signé à Brignoles le 14è jour d’avril 1295. A force de tergiversations, Rossolin réussit à ôter la seigneurie de la Môle aux Chartreux (voir acte ci-dessous).

Dom Jean Chauvet, 1665, p. 248 : Le 28 mai 1295, une nouvelle transaction a lieu à Brignoles. Il y fut dit que ledit seigneur (Rossolin) ne pourrait bâtir aucune forteresse ni élever aucune justice en vue de cette maison (la Verne, que les prieurs d’icelle ne seraient tenus de passer reconnaissance au dit Rossolin ou autre que de dix ans en dix ans, et enfin, qu’il ne se ferait point appeler seigneur de la Verne que dans les cas qui concernaient la haute justice, mais on demanda réciproquement au prieur de se départir de la seigneurie de la Môle sur promesse de 500 florins d’or.

 Sauze E., 1998, p. 154 : L’acte de 1295 contient l’engagement pris par Rosselin de Fos, seigneur de Bormes, de ne construire ni tenir aucune fortification sur le territoire de la Verne, c’est-à-dire à l’est de la Colla Laudoni et de la Colla de Batailla. (Sauze E., 1998 (B. M. Carpentras, ms 706 ; Maurel M., 1974 et 1975 ; Dom Jean Chauvet, 1665)

1339 – 28 mai : Turris Raymondi de Arzileriis (acte aux archives municipales). Les Argiliers – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Sainte-Marthe, vers Saint-Mitre. Première mention : : Turris Rissendis de Argileriis , 7 juin 1286 (acte notarié)

1358 – 28 mai : Début du mouvement de la Jacquerie, nom donné au soulèvement de paysans (ou Jacques) dans le Beauvaisis en 1358 contre les nobles, sous le règne de Jean II le Bon. Leur chef le plus connu était Guillaume Carie. La révolte s’étendit rapidement dans la plaine de Flandre, puis en Picardie, Normandie et Champagne. Soutenus un temps par Étienne Marcel, les jacques furent écrasés par une armée de nobles conduite par Charles II le Mauvais, roi de Navarre. L’origine et l’ampleur de la crise s’expliquaient par les conséquences de la Peste Noire, la lourdeur des impôts, une conjoncture persistante de baisse des prix agricoles et les défaites de la guerre de Cent Ans telle celle de Poitiers en 1356.

1431 – 28 mai : Création de l’Université de Poitiers.

-1444 – 28 mai : GUERRE DE CENT ANS – Trêve de Tours, laquelle sera prorogée en 1448.

-1569 – 28 mai : ASSOCIETE POUR LE NEGOCE DE LA MER A SIX-FOURS : Après que les trois ans de la susdite associété furent finis, fut passé un second acte d’associété, le 28 mai 1569, de plusieurs particuliers au nombre de 170, reçu par le susdit Maître Lombard, notaire. Par lequel est porté que lesdits particuliers, tous d’un bon accord, désirant d’éviter, tant que par eux sera possible, d’être mis en ruine et leurs personnes par les turcs et mores, corsaires de mer, ennemis de la foi chrétienne, et mêmement de ne demeurer prisonniers. Que, en cas d’être pris par lesdits turcs et corsaires, que dieu veuille garder, laquelle chose est bonnement impossible d’éviter, causant la pauvreté du lieu. Et les manants et habitants d’icelui, ne pouvant vivre audit lieu sans trafiquer et négocier par mer et en terre, en plusieurs ports, et mêmement à cause que tous les compris à la présente compagnie, trafiquent journellement en mer et en terre. De leurs bons grès, ont passé acte d’associété et compagnie, que si durant l’espace de trois ans, aucune personne dénommée et du nombre dudit acte, fussent pris et détenus prisonniers par turcs ou mores, corsaires, ennemis de la foi chrétienne, par mer ou par terre, en trafiquant et négociant ou autrement, comme qu’il soit, pourvu qu’il soit pris en terre ou mer des chrétiens, limitant de Naples jusqu’à Allican, comprenant toutes îles des chrétiens qui sont à ladite limite. Audit cas, la compagnie est tenue les racheter, et que soit payé le prix du rachat, pourvu qu’il n’excède pas 400 florins. Inclus auxdits 400 florins, tout intérêt qui y pourrait être, y comprenant les portions pour leur (ratte) part dudit rachat. Et si ledit rachat monte moins, sera cotisé (ratte) pour (ratte), suivant la liquidation qui en sera faite par les dessous nommés. Plus, a été convenu que au cas que tels prisonniers n’eussent puissance, ni leurs parents, de contracté du rachat d’iceulx, les procureurs et députés par la compagnie, ci-après nommés, ou partie d’iceulx, se transporteront à la ville de Marseille, ou autres ports au présent pays, aux dépens desdits prisonniers, pour donner ordre au rachat d’iceulx, en déduction de leur rachat, qui ne pourra monter au plus de 400 florins. Et lesdits députés pourront passer acte d’obligé de les racheter. Que toute personne qui aura touché à la cote de Barbarie, la compagnie ne leur sera de rien tenue, si sont pris à terre ou mer de ladite Barbarie. Et autres divers (pacses) contenus audit acte, par lequel Honoré Martinenq, dit Courchet, Aidin Curet et Pierre Tortel dit Berin, pour une année, ont été commis et députés pour l’exécution dudit acte. Le lendemain, 28 mai 1569, plusieurs autres particuliers, au nombre de 36 ont été reçus et associés à ladite compagnie, faisant en tout, cette associété, le nombre de 206, comme apert de l’acte reçu par ledit Maître Lombard, notaire. Cette seconde associété étant finie, serait (aurait) été passé autre acte d’associété, pour trois ans, entre plusieurs particuliers au nombre de 93. Reçu, ledit acte, par ledit Maître Lombard, notaire, le 22 octobre 1572, semblable à celui passé le 28 mai 1569, ci-devant noté à folio 215, avec cette différence que les limites furent depuis Naples jusqu’à Valance, et que le prix du rachat fut fixé à 93 écus de quatre florins (Jean Denans, 1713).

1625 – 28 mai : présence de nombreux vaisseaux et galères arrivant de gênes et se dirigeant sur NICE – Extraits des registres du Parlement de Provence : Le président Chayne est avisé par le gouverneur de Toulon, de Soliers, de la présence de nombreux vaisseaux et galères arrivant de gênes et se dirigeant sur Nice. Le gouverneur ajoute qu’il n’a pas les moyens de défendre la place. Les consuls de Vintimille sont entendus par la cour au sujet des moyens de défense de Toulon, 28 mai 1625 (Carpentras, bibliothèque Ingimbert, Mss 1841, f° 328 et 332 ; A. Jacques Parès, 1938). Nota : cette année-là, on relève des troubles à Toulon à l’occasion de l’entrée du chevalier de Guise pour y installer le Sire de Solliers comme gouverneur (Carpentras, bibliothèque Ingimbert, Mss 1876, f° 781-782 ; A. Jacques Parès, 1938)).

1664 – 28 mai : Colbert fonde la Compagnie des Indes occidentales.

-1674 – 28 mai : Colbert refuse encore une fois la demande de Sanary transmise par l’Intendant Rouille. Un arrêt du roi dessaisi l’Intendant et condamne Sanary à 3000 livres d’amende en cas de récidive. Lettre d’un conseiller de la communauté à Paris montrant quelles étaient les réticences de Colbert.] « Paris le 28 may 1674. (…) les démarches que nous avons faites (…) nous ont ( …) appris les difficultés qui se rencontrent dans la réussite de nostre affaire causées par le crédit de celuy qui protège vos parties adverses auprès de Monsieur de Colbert et par la répugnance qu’a (celui-ci) de rendre des arrests contraires aux premiers, mais tout cela se peut vaincre avec le temps (…) et le crédit des personnes de qualité qui s’employent pour nous (…) Je ne sçavais pas (…) l’advis de Monsieur Arnoux (Arnoul, général des galères) procès-verbal qui est considérable (et qu’il faut communiquer à ceux qui approchent) Monsieur Colbert pour nous (afin de lui faire voir qu’on lui dissimule) les choses les plus essentielles. ». Cette lettre montre bien que si Colbert est convaincu du bienfondé des réclamations de Saing-Nazaire, sa répugnance à prendre une décision contraire à celle qu’il a déjà prise était un frein à la demande de Sanary. Le rapport d’Arnoul (1668), atout puissant,  ne semble pas avoir encore été communiqué au Ministre, et, associé au rapport du Prince de Beaufort (1669) semblent devoir faire le plus grand effet auprès de Colbert devenu secrétaire d’Etat à la Marine depuis 1669 pour le convaincre de l’utilité et de la nécessité d’un port à Saint-Nazaire (B. Rotger, 1984).

2013-07-11-Ollioules-vue-generale.

1721 – du 28 mai au 27 juin : 44 morts DE LA PESTE à Ollioules. Soit 61 décès dus à la peste entre les 19 mai et 27 juin 1721 sur une population qui oscillait à l’époque de 2500 à 2800 habitants. Le 28 mai : A Ollioules, désertion, devant la maladie, des chirurgiens et aides du chevet des malades ; rappel de ceux-ci sous peine de ne plus pouvoir exercer ; établissement d’un aumônier aux infirmeries, d’un commis aux cabanes, d’un registre spécial pour les décès dus à la peste ; le troupeau de chèvres enfermé dans la bergerie Martelly a péri en totalité et le bâtiment a été détruit par le feu sur ordre des Consuls (Castellan, 1937, p.145-146).

Des menaces avaient été faites à l’encontre de M. N… Décugis de la Tourelle et à sa famille, par les habitants du quartier du Lançon, sur l’inobservance des mesures qu’ils auraient dû prendre, lui et sa famille ayant été atteints par la maladie. [Transcription d’un ordre de N… Duperrin, maréchal de camp et armée du roi, commandant les troupes de sa majesté en Provence, enjoignant :] 1° Au commandant d’Ollioules, Consuls et intendants de santé et à tous les habitants du quartier du Lançon de ne faire aucune sorte d’insulte [à] la famille de N… Décugis de la Tourelle ; 2° à tous les habitants du quartier du Lançon de quitter leurs armes et de les remettre entre les mains du commandant d’Ollioules … et remis au chevalier du Castellet, commandant du lieu de Saint-Nazaire et de Six-Fours ;  3° à tous les habitants d’Ollioules d’observer les défenses générales, de s’intégrer dans le terroir de Saint-Nazaire, à peine d’être fusillés sur le champ.

(Sanary : maison dite « claustrale » dans les textes d’époque, actuellement le N0 11, de l’ancienne rue du Clastre devenue rue Lucien Gueirard, donateur de la maison qui porte le N° 13 (siège de la Croix Rouge).

1736 – 28 mai : SANARY – La rue derrière le four était devenue impraticable. Dès qu’il pleuvait, plus personne ne pouvait y passer. Le conseil décida de la faire paver. Mais, il y mit une condition. En effet, depuis plusieurs années, le presbytère près de l’église étant en ruines, il avait fallu l’abandonner et le Conseil avait loué une maison dans le village pour le logement du curé ; or il se trouva que dans cette rue une ancienne « maison claustrale » avait été achetée par le nommé Joseph FOURNIER. Le Conseil général (ancien nom du conseil municipal) par délibération du 28 mai 1736 avait acheté cette maison pour en faire une « maison curiale » destinée aux sieurs prêtres desservants. Maître ANDRAC notaire du lieu avait négocié cet achat en janvier 1733, aux hoirs de Joseph FOURNIER, pour la somme de 950 livres payables à la majorité de Jean et Jean-Baptiste FOURNIER. Cette maison était fort décrépite et presque hors d’état de pouvoir être habitée. On dut refaire la façade et en réparer l’intérieur. On paya 156 livres pour les droits d’amortissement de l’achat de la maison, plus 45 livres pour l’intérêt du capital de 900 livres. Elle fut réparée par le maçon Claude. AUGIER pour le curé VITALIS.

L’un des enfants, Jean-Baptiste FOURNIER, était en apprentissage chez le nommé PHARAGAN, maître cordonnier de la ville dc TOULON, pour deux années et pour la somme de sept livres dix sols. Cette somme était payée par le maître cordonnier au CORPS DES MAI­TRES CORDONNIERS. Quant au maître cordonnier PHARAGAN, il reçut une somme de cent livres pour l’entretien de l’apprenti. Cette somme fut remise par la communauté à valoir sur les 900 livres du prix dc la maison claustrale.. Elle accepta de payer par avance cette somme car c ‘était « pour le bien et l’avantage » de cet enfant.

Plus tard, des travaux seront encore faits. En particulier à la chambre de derrière on fit « un châssis à la moderne et vitré ». Cette maison dite « claustrale » dans les textes d’époque, est actuellement le N0 11, de l’ancienne rue du Clastre, devenue rue Lucien Gueirard, donateur de la maison qui porte le N0 13 (siège de la Croix Rouge).

Vendue à la Révolution par Benoît MAYEN, cette maison claustrale fut acquise par Joseph MICHON, aux enchères publiques à Toulon, le 19 Octobre 1792 (an I de la République), par acte Hermite, notaire. Le prix en fut de 1815 livres.

1767 – 28 mai : Approbation du projet de convention passé par les arbitres entre la Communauté et le seigneur d’Ollioules au sujet des impôts dus par celui-ci (Castellan E., 1937, p.197-198).

1770 – 28 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE, quartier d’Eoures (registre aux archives de la Major).

1. Les Escourches – lieu-dit. Première mention :  L’Escourche, janvier 1693 (acte de délimitation du territoire).

2. La Giraudone – bastide.

3. La Pardigone – propriété.

1789 – 28 mai : le roi désire que les commissaires conciliateurs des trois ordres reprennent leur conférence  – Le grand maître des Cérémonies de France, le marquis de Brézé, a fait remettre, par une personne attachée à la Chambre de la noblesse, une lettre du roi à cet ordre. Mais la noblesse a refusé ce document, prétextant que, étant consti­tuée en ordre, la lettre du roi devait lui être remise selon le céré­monial d’usage… Par ordre de Louis XVI, le marquis de Brézé a transmis lui-même cette lettre au président de la Chambre de la noblesse. Un double de ce texte a été remis au Tiers et au clergé : le roi y fait part de son désir que les commissaires conciliateurs des trois ordres reprennent leur conférence dès demain devant le garde des Sceaux et quelques autres commis (Agenda du Bicentenaire – JEUDI 28 MAI).

1791 28 mai : Moulin de Cabanne, moulin à eau, commune de Marseille, quartier de la Capelette. Première mention : Molendinum de Petronilla, v. 1030 (cartulaire de Saint-Victor, n° 20). Vendu le 28 mai 1791 comme bien natio­nal. Ce moulin appartenait à l’abbaye de Saint-Victor ; il a probablement pris son nom d’Antoine de Cabanes, sous-prieur de cette abbaye, vers 1560.

1792 – 28 mai : Les militaires devront se nourrir sur leur solde s’ils sont encore au Beausset à cette date – Le 28 mai, le maire décide de prévenir le directoire du département qu’on accordera encore aux troupes l’étape du lende­main, mais plus rien à partir du 30 mai. Les militaires devront se nourrir sur leur solde s’ils sont encore au Beausset à cette date. En gros, on n’a plus besoin d’eux, ils nous coûtent cher, alors que le calme est revenu. Et de toute façon leur maintien est « vexatoire, attendu que les troupes ne doivent avoir l’étape que lorsqu’elles sont en route, et qu’il n‘y a aucun exemple qui puisse constater que les troupes en cantonne­ment aient subsisté aux dépens des communes » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

1795 – 28 mai (9 prairial) :

1. LA CONVENTION FAIT PROCEDER A L’ARRESTATION DES DERNIERS MEMBES DES COMITES DE SALUT PUBLIC – La Convention décrète l’arrestation des membres encore libres des Comités de salut de Salut public et de sûreté générale de l’an II, sauf Camot, Prieur de la Côte-d’Or et Jean-Antoine Louis dit du Bas-Rhin (1742-1796) (Yann Fauchois, 2001).

2. Apologie de la politique générale de la Convention – Nouvelle proclamation Chambon et Guérin, toujours rédigée à Ollioules et datée du 9 prairial, qui est une apologie vibrante de la politique généra­le de la Convention, teintée de pitié et d’un peu de mansuétude.

« Les représentants du peuple français s’affligent de voir l’erreur occuper vos esprits et vous pousser hors de la ligne de vos devoirs. La Con­vention, dont nous sommes les organes fidèles, veut la République …. elle poursuit les royalistes, proscrit les terroristes et frappe les émigrés, ces monstres qui, traîtres à la patrie, voudraient égorger vos femmes et vos enfants, dévorer vos fortunes. Elle protège les ouvriers, les artisans précieux et vos frères infortunés victimes de la terreur.

Reconnaissez nos principes et défendez-les avec nous, répétez nos serments : obéissance à la loi, discipline, mort aux tyrans, mort aux royalistes, mort aux traîtres émigrés – que le malheur s’enfuie loin des murs de Toulon, c’est le vœu de vos représentants – grâce aux égarés, c’est le vœu de la justice ». signé : Chambon – Cadroy – Guérin – Isnard (Archives Municipales de Toulon – D VI – L 115 bis – Arrêtés des représentants du Var.).

L’agent national qui la reçoit assure qu’elle a fort frappé les esprits déjà dans la crainte de voir arriver les hussards qui font partie de la force armée. La peur incline indifféremment à la folie ou à la sagesse (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1803 – 28 mai (8 prairial an XI) : REORGANISATION DES CANONNIERS GARDES-COTES. Sous le Consulat, en 1802, l’arrêté du gouvernement de la République Française, en date du 8 prairial an XI, organisa à nouveau les canonniers garde-côtes en ce qui touchait le Languedoc, la Provence et la Corse ; 100 compagnies de canonniers furent créées dont dix-neuf dans l’arrondissement de Toulon. Leur uniforme se composait d’un habit de drap bleu national, à parements bleus, revers et retroussis vert de mer, doublure de serge et blanc, gilet et culotte de tricot vert de mer. Le chapeau était bordé de laine noire, les boutons de l’habit en métal, timbrés d’une ancre, d’un canon et d’un fusil. Enfin, l’armement devait comprendre un fusil, avec baïonnette, une giberne du type infanterie. Cet uniforme devait être porté les jours de service et de revue ; le reste du temps, il devait être déposé à la maison commune de la localité (mairie) avec les armes des hommes, le tout sous la responsabilité du maire en exercice ou de son adjoint.

La circonscription territoriale de ces unités était fixée à vingt-cinq kilomètres à l’intérieur du Var, distance comptée depuis la ligne du rivage. Voici quelles furent, à cette époque, les localités du Var qui en firent partie, le chiffre du contingent qu’elles avaient à fournir ainsi que celui de leur population sous le Consulat (arrêté du préfet du daté de Draguignan le 13 messidor an XI de la République française, fin juin 1803). La Seyne 4.895 habitants (43 hommes) ; Six-Fours 2.600 (23) ; Saint-Nazaire (Sanary) 2.310 (21) ; Toulon 22.000 (191) ; Saint-Tropez 3.156 (29) ; Antibes 5.720 (50) (Louis Baudoin, 1965, p. 429-431, donne 1802 alors que l’ordonnance date de 1803).

(Alger-Hotel-Georges-V).

1830 – 28 mai ; CONQUÊTE D’ALGER –  Le 28, on craignit un coup de vent. Le Voltigeur, l’Alacrity et le Dragon turent expédiés avec l’ordre d’arrêter le départ de la flottille et de prescrire aux deux divisions du convoi qui, parties de Toulon les 26 et 27 mai, devaient se porter directement au point de rendez-vous de l’armée sur la côte d’Afrique, de relâcher dans la baie de Palma ; le même ordre fut donné au capi­taine Hugon, qui commandait la division du convoi sortie de Toulon en même temps que l’armée navale ; mais, la brise étant devenue moins forte, la mer plus calme, l’amiral révoqua ce dernier ordre, et la première division du convoi continua à suivre la marche de l’armée navale. Le 28 au soir, le ciel s’éclaircit, le vent faiblit de plus en plus, et pendant la nuit on fit peu de chemin. (M. Alfred Nettement, Histoire de la Conquête d’Alger)

1850 – 28 mai  : jardin botanique de Toulon Un autre document, aussi précieux que ceux de Hemon et de Philippe, nous a été fourni par M. Viatte et nous donne la nomenclature des arbres forestiers et d’ornement (66) ainsi que des arbres fruitiers (30) qui restèrent sur place. Daté du 28 mai 1850, c’est le procès- verbal de la Commission Mixte nommée par le Vice-Amiral Préfet Maritime pour faire l’inventaire des richesses rendues à l’Administration des Hospices. Ce procès-verbal autorise à essayer de retrouver aujourd’hui les vestiges de l’ancien Jardin Botanique. Ils sont rares, mais l’ancêtre, Taxodium distichon Rich. (cyprès de la Louisiane) élève encore ses 35 mètres de haut en bordure nord du jardin actuel, dans la cour de 1 hôpital. Nous en reparlerons (Dr Louis André, A.S.S.N.A.T.V., 1965, tiré à part, 23 p.)..

1859 – 28 mai : OUVERTURE DE LA LIGNE DE CHEMIN DE FAIRE AUBAGNE – TOULON – Le 1er mai 1859, la ligne Marseille – Aubagne est ouverte, et le 28 mai c’est au tour de la ligne Aubagne – Toulon de l’être. Mais en réalité ces dates sont celles des inaugurations officielles. En avril 1859, la guerre a éclaté entre la France et l’Autriche pour l’unification de l’Italie. La nouvelle voie est aussitôt utilisée par les troupes françaises qui embarquent à Toulon pour l’Italie, et cela avant même l’inauguration (Baudoin L., 1965).

(Edouard D. Baldus PLM 66 Toulon. Réf. Gallica)

                   Evidemment, le Chemin de fer draine à lui tout le trafic, voyageurs et marchandises. La municipalité de Cuges le constate et proteste désespérément dans une séance du Conseil en novembre 1859 (Bonifay Cl., 1948). Mais il n’y a plus rien à faire ; les charretiers et les cochers sont au chômage. Les auberges ferment les unes après les autres. Les villages de l’intérieur sont touchés très vite. Même le trafic de cabotage le long de la côte, par tartanes, va lui aussi finir par disparaître. Un port comme Bandol, spécialisé dans les vins, n’en expédiera bientôt plus, et ses tonneliers disparaîtront aussi (en cela, le Chemin de Fer sera complété par le phylloxéra).

                   Pour cette nouvelle voie de communication, il n’a été tenu aucun compte des chemins existants. Le but est de passer à proximité des villes de la côte : c’est le cas pour Bandol et Saint-Cyr, ou de prendre une distance moyenne entre deux villes, si les deux sont desservies par une gare commune : c’est le cas de Sanary et d’Ollioules, et de Ceyreste et de La Ciotat, ou encore de s’en rapprocher le plus possible, mais sans faire de détours importants : c’est le cas pour La Seyne, et accessoirement pour Six-Fours. A Toulon seulement, la voie ferrée pénètre dans la ville, et même à l’intérieur des nouveaux remparts. Des voies annexes pourront desservir l’Arsenal de Toulon (dès le 1er juin 1859), ou les Chantiers de Constructions Navales de La Seyne ou de La Ciotat. La gare de triage n’est établie à La Seyne, conjointement avec une cité P.L.M. (Paris – Lyon – Méditerranée, du nom de la nouvelle compagnie d’exploitation (le Groupe Talabot, promoteur financier, a en effet fusionné avec le Paris-Lyon pour créer cette compagnie d’exploitation) pour le personnel, qu’après la guerre 1914-18, vers 1920. En 1899, une voie annexe allant de la gare de La Seyne jusqu’à Tamaris est mise à l’étude, mais ne sera jamais réalisée, cela sous l’impulsion de Michel Pacha, le promoteur de Tamaris. Il fait ajouter le nom de Tamaris à celui de la gare de La Seyne (Baudoin L., 1965). De nouvelles techniques ont été mises en œuvre pour tracer cette voie nouvelle.    D’abord le creusement de tunnel. Il y en a quatre dans le secteur : le Tunnel des Baumelles d’une longueur de 400 m à Saint-Cyr, avec seulement une trentaine de mètres de profondeur au maximum ; le Tunnel des Janots entre La Ciotat et Cassis, long de 1,6 km, sous la Couronne de Charlemagne à 90 m sous la surface du sol; le Tunnel de Collongues de 150 m, sous les bois de la Marcouline à Cassis ; le Tunnel du Mussuguet entre Aubagne et Cassis, long de 2,6 km, situé à plus de 120 m sous la ville de Carnoux et avec 160 m d’épaisseur maximum . Ensuite la construction de viaducs haut perchés : entre Bandol et Sanary, le Viaduc de Bandol est constitué de 9 arches de près de 25m de hauteur et faisant plus de 100m de longueur. La règle générale appliquée pour cette nouvelle voie de circulation est que la pente ne doit pas dépasser 2%.

                   Aussi, dans le paysage de hautes collines, tranchées et levées se succèdent allègrement sur toutes les communes traversées. Du coup, les croisements avec les routes et chemins se font automatiquement par des ponts qui deviendront souvent trop étroits un siècle plus tard. Entre Toulon et La Ciotat, on dénombre 38 passages inférieurs de routes et chemins, 15 passages supérieurs, et 7 ponts de ruisseaux sans compter quelques passerelles piétonnières.

                   L’autoroute moderne a rajouté 3 grands ponts supérieurs. En constatant qu’entre ces deux gares, la distance est à peine de 30 km, cela fait une densité moyenne de deux passage par kilomètre.

                   Au moment de la mise en service, les gares un peu éloignées des centres-villes sont desservies par des diligences particulières, les “Roulez”, comme celle de Mr Léon Cheval entre Sanary et la gare (2,1 km), celle de Mr Dol entre la même gare et Ollioules (2,8 km). Il en est de même entre la gare de La Seyne et la ville (près de 2 km). Les diligences Dol avaient remplacé les diligences Brest en 1845 à Sanary (Rotger B., 1984). Les gares de Bandol et de Saint-Cyr sont plus proches des agglomérations, environ 500 m et 700 m. Il existe aussi une diligence partant de la gare de Saint-Cyr pour rejoindre La Cadière (5 km par la D66). Le plus souvent ces diligences particulières sont à deux chevaux (Delattre G., ms. Voir également Adolphe Meyer, Promenade sur le chemin de fer de Marseille à Toulon, Marseille, 1859.).

-1861 – 28 mai : Derniers extraits du “Voyage dit du midi”, consacrées par George Sans à son séjour « tamarisien » de 1861 : 28 MAI (mardi) : Il pleut mais il fait chaud quand même, beau tems le soir. Je fais mes malles. Manceau qui n’en peut plus de douleurs et de fatigue va porter les bagages au chemin de fer avec Matheron et retenir les places. Adieux de tout le monde certificats etc. règlements de compte. Visite de Poney, de Mme Trucy, etc. M. Margollé m’envoie un portrait et des ouvrages de Linné.

(Roustan François Louis : Le quai Cronstadt à Toulon aquarelle 1914 AVT)

1864 – 28 mai : BATELIERS TOULONNAIS CONTRE VAPEUR DE TOULON – SAINT-MANDRIER – Les bateliers de Toulon réclamaient contre le lieu de stationnement désigné par l’arrêté préfectoral du 28 mai 1864 au bateau à vapeur qui faisait le service de Toulon à Saint-Mandrier : « Ils auraient jusqu’aujourd’hui amarré leurs bateaux au quai de Toulon (Vieille Darse) et paieraient pour cela une redevance. Un bateau à vapeur faisant un service de passagers entre Toulon et Saint-Mandrier serait venu s’établir à l’endroit réservé aux bateliers. Non seulement cette position présenterait des dangers mais encore elle aurait pour résultat de chasser les bateaux de louage de la darse de Toulon. » Cette pétition était jugée alors exagérée et d’une inexactitude flagrante (Gisèle Argensse, 2000 ; p. 42).

1865 – 28 mai : BENEDICTION DE LA STATUE DE SAINT MANDRIER – La statue de Saint-Mandrier, patron de la paroisse, est bénie en présence d’une vingtaine de prêtres et d’un grand nombre de fidèles qui étaient venus de fort loin pour assister à cette cérémonie (Gisèle Argensse, 1989, p. 68).

(1871-La-commune-de-Marseille-MVM)

1871 – 28 mai : LA SEMAINE SANGLANTE – Fin de la Commune. Prise de Paris par les troupes versaillaises. Au prix de plusieurs dizaines de milliers d’exécutions et d’arrestations, Adolphe Thiers peut se flatter d’avoir débarrassé le pays de la «question sociale». Celle-ci sera en effet absente de la scène politique française jusqu’en 1936.

1889 – 28 mai : fondation de l’entreprise Michelin par André et son frère Édouard Michelin.

(1er-juillet-1639-Carte-de-la-rade-de-Toulon-avec-l’isthme-des-Sablettes).

1893 – 28 mai : INTERDICTION D’ENLEVER DU SABLE DE L’ISTHME DES SABLETTES – une délibération du conseil municipal de la Seyne, datée du 30 mai 1893, fait état du mécontentement de la population occasionné par « l’enlèvement de sable que le Service de la Marine fait opérer sur l’isthme des Sablettes pour le ponçage des vaisseaux », en dépit d’une interdiction concernant cette zone datant de 1778 (« Les lesteurs de la rade de Toulon », étude accompagnée d’une importante illustration, dans la revue Le Chasse-Marée n° 127).

-1905 – 28 mai : bataille de TsushimaLire à ce sujet, de Demerliac A., Kulikov V., et Stahl F., « La bataille de Tsushima, 27 et 28 mai 1905 », article publié dans Navires & Histoire n°6, mars 2001. Mais c’est à un article paru dans la « Revue des deux Mondes » que je laisse la conclusion de cette malheureuse bataille qui vit la faiblesse de la flotte russe et la montée en puissance du Japon : l’auteur passe « du général au particulier pour signaler, par exemple, l’insuffisance des blockhaus, leur danger même en présence d’une artillerie bien servie, quand on a l’imprudence d’y accumuler tous les organes de commande du bâtiment et d’y réunir presque tout le personnel chargé de la direction […]… Pour rappeler l’intérêt de la stabilité de plate-forme en vue de la précision du tir et les avantages des quilles latérales pour atténuer l’amplitude des mouvements de roulis […]… Pour noter que la protection des « œuvres vives, » contre les effets des torpilles, est un problème qui n’a pas encore reçu de solution satisfaisante […]… Pour constater enfin que les cuirassés dont la stabilité après avaries n’a pas été l’objet d’une étude approfondie chavirent comme de simples barques et coulent à pic, ainsi que l’avait prédit notre éminent constructeur, M. [Emile] Bertin, soit que le projectile les ait atteints, grâce au roulis, au-dessous de la cuirasse de flottaison, soit, et mieux encore, que la brèche, faite un peu au-dessus de la flottaison et du pont cuirassé, laisse s’introduire à chaque oscillation du bâtiment un poids d’eau considérable dans l’entrepont ?… Mais, outre que ces questions ne sont pas nouvelles, nous ne saurions nous laisser entraîner ici à une discussion d’un technisme (sic) trop accusé. On peut être assuré d’ailleurs que les études depuis longtemps poursuivies chez nous sur ces importants sujets recevront de l’examen attentif des résultats matériels du combat de Tsoushima une impulsion décisive et que nos grandes unités de l’avenir bénéficieront de tous les perfectionnements compatibles avec les caractères généraux du type qui aura été définitivement adopté. »

 C’est à la suite de cette bataille que les Britannique sortiront de leurs arsenaux le prototypes de ce qui deviendra la référence des navires de bataille, le Dreadnought qui mettra au rebut tous les autres cuirassés construits avant lui.

1916 – 28 mai :

1. MEDAILLE MILITAIRE – Jean Campargue, oncle de Cathy Ribot, reçoit sa 2ème médaille militaire attribuée à titre posthume (Archives familiales).

2. A LA UNE Du PETIT JOURNAL : Le général Nivelle commandant l’armée de Verdun.

1917 avril-mai 1917 : TRAGÉDIE DU MONT CORNILLET – A la veille de la bataille du 20 mai, les tunnels du Cornillet abritaient une garnison allemande importante :

deux commandants de bataillon, six compagnies d’infanterie, deux compagnies de mitrailleuses, quatre pelotons de pionniers, des postes de secours, une station radio.

Au total plus de 1 000 hommes.

A midi, le 20 mai, un obus de 400 perfora la voûte de la galerie Est et en effondra une partie. Le monoxyde de carbone dégagé par l’explosion s’ajoutant à l’action des obus à gaz tombant près des entrées, ne tarda pas à envahir les galeries. Dès qu’ils s’aperçurent de sa présence, les soldats du 476ème se ruèrent sauvagement vers les sorties, c’est à dire vers le salut. La panique fût indescriptible. Les hommes se gênèrent, se bousculèrent, s’agglutinèrent vers les entrées endommagées par les obus pour y périr. asphyxiés. Une seconde visite se déroula dans la nuit du 27 au 28 mai alors que l’artillerie allemande pilonnait sans arrêt les pentes nord du mont. Un aumônier et un médecin y participèrent.

La galerie est pleine d’un enchevêtrement de cadavres en décomposition (40 à 50).

D’après les dires du docteur LUMIERE et de l’aumônier CARRIERE. le tunnel renferme 300 â 400 cadavres.

Il faut renoncer à retirer les cadavres et les murer dans la partie nord des galeries ». (Archives du Service Historique de l’Armée).

L’historique officiel allemand confirme le chiffre avancé sur le nombre de victimes du tunnel :

« Sur le Mont Cornillet, les entrées d’un tunnel à l’usage des troupes d’assaut furent bouchées par ;l’artillerie française. Quatre cents hommes de la 242ème D.I. trouvèrent là une mort tragique » (Reicharchiv, tome XII, der Weltkrieg 1914 – 1918).

De nos jours, le visiteur qui vient sur ces lieux, trouve, au pied du Mont Cornillet, un monument érigé en 1957.

C’est une simple table d’orientation sur laquelle on peut lire :

« Ici. le 17 avril 1917, au trente-troisième mois d’une guerre impitoyable, des milliers de soldats français sont tombés pour la reprise des Monts de Champagne. Eux aussi. Ils aimaient la vie. Ils ont souffert et ils sont morts dans l’espoir que leur sacrifice assurerait la paix entre les hommes. Passant n’oublie pas ! ».

-1926 – 28 mai :ENTREE EN SERVICE DU « REQUIN », sous-marin de 1ère classe, 13ème du nom (31, S1, Z1, 113), classe Requin ou dite des 950 tonnes ; premiers submersibles post-Washington construits par la Francepar l’arsenal de Cherbourg. Le 1er avril 1939, au sortir de la grande refonte effectuée au FCM de La Seyne, il est affecté à la 11ème Division de sous-marins (AntierJean-Jacques, 2000, tome I, p. 1290).

1940 – 28 mai :

1. DEBUT DE L’évacuation des troupes franco-britanniques à Dunkerque (Jean-Charles Volkmann, 2003). Max Juvénal, futur maire de Saint-Mandrier, participe à la bataille de Dunkerque, d’où il s’échappe à la dernière minute sur une barque, puis sur un voilier anglais qui rallie l’Angleterre. Bientôt, il revient en Normandie où il commande une compagnie formée avec les restes du 224e et du 34le. Il est fait prisonnier par les Allemands (Gisèle Argensse, 1989, p. 220).

2. « Weygand, de Gaulle et quelques autres. La Somme 16-28 mai 1940 », titre du livre de Henri de Wailly, publié à Paris, librairie Charles -Lavauzelle, en 1983.

1942 – 29 mai : condamnation de onze communistes – Le 28 mai 1942, le tribunal condamna onze communistes à des peines allant de 1 à 15 ans de prison. Rappelons leurs noms : Louise Dollinger, R. Caratini, P. Lelièvre, E. Canton, J. Canton, A. Dupart, J. Boeuf, Girolami, J. Castel, L. Meunier, V. Canal. Plusieurs d’entre eux furent par la suite transférés à la centrale d’Eysses (Lot et Garonne), célèbre par une révolte qui s’ensuivit et se termina par des pertes irréparables. (Marius Autran, tome 3, 1990)

1950 – 28 mai : Début de la guerre de Corée.

1958 – 28 mai : démission du gouvernement Pierre Pflimlin (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1967 – 28 mai : A Saint-Mandrier, à l’occasion de la fête des Mères, la Médaille d’argent de la Famille Française est remise à Mme Michel Calone, demeurant avenue du maréchal Leclerc, mère de huit enfants. La Médaille de bronze à Mmes Guy Giraud, six enfants) – Marcel Lemarchand, domiciliée HLM marine, cinq enfants) – Léon Lieutaud, quai Jules Guesde, cinq enfants) – Lopez, cinq enfants (Ken Nicolas, vol. 2, p. 263).

1969 – 28 mai : DEBUT DU deuxième grand carénage du sous-marin “Flore” – Lancé en décembre 1960, présenté en recette le 18 janvier 1962, il a été mis en service le 21 mai 1964. Cinquième bâtiment de la série, il était le troisième construit à Cherbourg. Il était le dixième bâtiment de la Marine natio­nale française, mais le premier sous-marin, à porter le nom de Flore. Après son premier grand carénage réalisé par l’Arsenal de Lorient entre le 16 avril 1965 et le 29 avril 1966, il devait rallier l’Escadrille des Sous-marins de la Méditerranée basée à Toulon. Son deuxième grand carénage était réalisé par l’Arsenal de Toulon entre le 28 mai 1969 et le 1er avril 1970. En janvier 1968, la Flore était victime d’une « fortune de mer »1, dont elle se sortait avec des dégâts limités à un enfoncement du carénage de l’appareil d’écoute microphonique (ou sonar passif) de l’étrave, le « bulbe » d’étrave inférieur.

1971 – 28 mai : Mort de Jean Vilar, Sétois acteur de théâtre et de cinéma, metteur en scène et, surtout, créateur du Festival d’Avignon et directeur du Théâtre National Populaire (TNP) entre 1951 et 1963.

1987 – 28 mai : UN CESSNA SE POSE SUR LA PLACE ROUGE – Le 28 mai 1987, un Allemand de 19 ans, Mathias Rusr, trouve moyen d’échapper aux garde-frontières soviétiques et de se poser sur la place Rouge aux commandes d’un modeste Cessna. Ce fait divers ridiculise l’Armée rouge déjà affectée par son échec en Afghanistan, et porte un coup fatal au clan brejnévien. Il permet au réformateur Mikhaïl Gorbatchev de se débarrasser des durs de l’appareil militaro-policier et d’engager la démocratisation du régime.

1995 – 28 mai : Conclusion du rapport d’opération de fouille préventive menée du 23/12/94 au 10/01/95 sur le site Chapelle Notre-Dame, à La Garde, département du Var (Henri RIBOT) . La fouille conduite de façon rapide de part et d’autre du jour de 1’An 1995, n’a permis que de livrer quelques fragments de l’histoire du site. Les éléments recueillis sont trop ponctuels, mais ils indiquent de profonds remaniements du site à l’époque moderne (du XVle au XVIIe s. dans un premier temps, puis du XVIIe au XVIIIe s. dans un second temps, avant d’arriver à la période d’abandon du château, après 1882) où seule la chapelle continue d’être utilisée. La suite des travaux de purge et de consolidation du rocher devrait permettre de trouver d’autres indices plus anciens, qui aideront à mieux préciser la datation des diverses étapes de 1’évolution du site, des tessons de céramique du XIVe s. (essentiellement italienne) et de pégaus de type B3 (du XIIIe s.) ayant été trouvés par l’entreprise MERCURY SUD lors de ses travaux.

(Souvenir de mes classes à Poitiers, hiver 1966-67)

1996 – 28 mai : FIN DE LA CONSCRIPTION EN FRANCE – le président de la République française Jacques Chirac annonce la fin du service militaire obligatoire au détour d’une allocution télévisée. Sa décision est spontanément approuvée par les éditorialistes, la classe politique et l’opinion publique. Elle est officialisée par la loi du 28 octobre 1997 qui « suspend » la conscription mais réserve la possibilité de la rétablir en cas de crise grave menaçant l’existence de la nation. Les derniers conscrits ont fêté la « quille » en 2002, soit plus de deux siècles après le vote de la loi Jourdan. En se cantonnant à une armée de métier, la France s’aligne sur les démocraties à l’anglo-saxonne (Royaume-Uni, États-Unis, Pays-Bas,…).

2008 – 28 mai : Terrorisme – Deux membres du groupe néo-nazi Nomad88, proche de la « Droite socialiste », mitraillent une cité à Saint-Michel sur Orge (Le Parisien, 15 mars 2010).

2009 – 28 mai : Julien Coupat est libre [archive] – Libération, 28 mai 2009 : le 15 novembre 2008 : arrestation de Julien Coupat et de quatre autres personnes, mis en examen pour « direction d’une association de malfaiteurs et dégradations en relation avec une entreprise terroriste » (Sabotages SNCF: nouvelle arrestation à Tarnac). À part Coupat, tous les autres seront libérés en décembre 2008 et janvier 2009. Julien Coupat est finalement libéré en mai 2009, mais un de ses proches est arrêté en novembre52.

2018 – 28 mai : RETOUR DE VOYAGE – Retour d’Autriche et de Bavière où je viens de participer à un excellent voyage en compagnie de mes amis de l’association « Découvertes et Civilisations ».

2019 – 28 mai :

1. DEPART POUR L’IRLANDE – Les membres de l’association sanaryenne « Découvertes et Civilisations » partent ce matin pour effectuer un voyage de 10 jours en Irlande, voyage qui sera le point d’orgue de nombreuses années d’études sur l’Antiquité.

2. MÉTÉO SANARYENNE – la journée s’annonce ensoleillée avec un fort vent d’ouest à nord-ouest soufflant de 45 à 50 km/h avec des rafales de 70 km/h. La température minimale relevée à 5 h  est de 18°, les maximales attendues devraient dépasser les 23° dans l’après-midi. Le soleil se lèvera à 6h 01 et se couchera à 21h 05.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 258e livraison : (suite)

L’opinion de M. de Séguiran sur la qualité des marins de Saint-Nazaire est corroborée par la disparition de trente-deux de leurs bateaux, en majorité des tartanes, dans les années qui précèdent la guerre de Trente ans (fig. 66). Ces  perte se répartissent ainsi : huit par fortune de mer, soit 25%, dix-neuf prises faites par les Espagnols, soit 60%, une  par les Anglais, soit 3/%, trois par les Turcs, soit 9/% et une prise inconnue, soit 3% (Sanary 1000 ans d’histoire, 1982). Même si le nombre de marins disparus est inconnu, ce sont des chiffres terribles qui confirment si besoin est que l’adversaire principal n’est pas le Turc ou le Maure, mais bien l’Espagnol.

Car la guerre est la préoccupation constante des villes provençales de bord de mer qui sont par bien des côtés semblables aux places situées aux frontières du pays ; et ce sont bien leurs milices qui repoussent des troupes espagnoles en 1635 et celles des Tropéziens vingt galères espagnoles en 1637. Alors que Bandol est inhabité – et le restera au moins jusqu’en 1686, année d’une tentative de rachat par les moines de Saint-Victor – et ne comporte que la maison forte des Boyer et un port qui n’est en fait qu’un simple mouillage (Bouche H., Histoire de Provence, 1640), un rapport du duc de Beaufort daté de 1666 nous informe que, d’après l’enrôlement des classes établies dans la marine en 1637, la communauté de Saint-Nazaire (Sanary) compte 230 mariniers et matelots au service du roi. Les habitants sont en effet divisés en plusieurs classes qui servent alternativement ; en échange, ils sont déchargés de certaines obligations militaires. Et leurs commerçants reçoivent du roi un droit étonnant qui surprend encore aujourd’hui : avec tous les pays étrangers, même ennemis, la déclaration royale du 19 novembre 1639, autorise en effet de commercer, ce que les corsaires méridionaux ne se priveront pas de faire en se sachant à l’abri de toute poursuite (cf. Pillorguet R. 1989, citant la contribution de L. Bergasse à l’Histoire du Commerce de Marseille, Paris, 1954, IV, pp. 10-12)

(A suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 458e livraison :

8 mai 2024 Marseille s’apprête à accueillir le Bélem et la flamme olympique

après 1918 : Armement marseillais – Au sortir de la guerre, les compagnies ont besoin de se restructurer et, pour affronter sereinement la concurrence, il est essentiel d’acquérir de nouveaux bâtiments plus performants mais il convient avant tout de disposer de suffisamment de capitaux. Certaines compagnies, comme Paquet, sont parvenues à dégager assez d’argent pour investir dans de nouveaux navires. D’autres, comme Fraissinet recentralisent leurs activités sur deux à trois destinations, la Corse, l’Algérie et la côte occidentale de l’Afrique. D’autres enfin, comme la compagnie Fabre, décide de se faire racheter par une grande société cotée. Elle choisit la Compagnie Générale Transatlantique mais la société voit trop grand et investit lourdement dans la construction de nouveaux navires, encouragée par les primes d’État. De son côté, la filiale Fabre préfère affréter des navires à la demande au lieu de contracter d’importants emprunts qu’il faudra bien rembourser. Le résultat ne se fait pas attendre et bientôt la maison mère est déficitaire quand sa filiale dégage des bénéfices. Fabre va très vite se retirer de ce piège en rachetant sa propre affaire. Alors que les compagnies se relèvent plus ou moins aisément de cette période difficile, elles sont bientôt confrontées à une crise sans équivalence.

(A suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 166e livraison :

Balaguier-La-Seyne-

1803 – 28 mai (8 prairial an XI) : REORGANISATION DES CANONNIERS GARDES-COTES. Sous le Consulat, en 1802, l’arrêté du gouvernement de la République Française, en date du 8 prairial an XI, organisa à nouveau les canonniers garde-côtes en ce qui touchait le Languedoc, la Provence et la Corse ; 100 compagnies de canonniers furent créées dont dix-neuf dans l’arrondissement de Toulon. Leur uniforme se composait d’un habit de drap bleu national, à parements bleus, revers et retroussis vert de mer, doublure de serge et blanc, gilet et culotte de tricot vert de mer. Le chapeau était bordé de laine noire, les boutons de l’habit en métal, timbrés d’une ancre, d’un canon et d’un fusil. Enfin, l’armement devait comprendre un fusil, avec baïonnette, une giberne du type infanterie. Cet uniforme devait être porté les jours de service et de revue ; le reste du temps, il devait être déposé à la maison commune de la localité (mairie) avec les armes des hommes, le tout sous la responsabilité du maire en exercice ou de son adjoint. La circonscription territoriale de ces unités était fixée à vingt-cinq kilomètres à l’intérieur du Var, distance comptée depuis la ligne du rivage. Voici quelles furent, à cette époque, les localités du Var qui en firent partie, le chiffre du contingent qu’elles avaient à fournir ainsi que celui de leur population sous le Consulat (arrêté du préfet du daté de Draguignan le 13 messidor an XI de la République française, fin juin 1803). La Seyne 4.895 habitants (43 hommes) ; Six-Fours 2.600 (23) ; Saint-Nazaire (Sanary) 2.310 (21) ; Toulon 22.000 (191) ; Saint-Tropez 3.156 (29) ; Antibes 5.720 (50) (Louis Baudoin, 1965, p. 429-431, donne 1802 alors que l’ordonnance date de 1803).

(à suivre)

UNE COURTE BLAGUE POUR LA ROUTE :

  • Dans une rue de Paris, une superbe blonde, très court vêtue, découvre largement ses cuisses. Sur le trottoir un couple la regarde, et la dame indignée dit à son mari :
  • «  Tu ne trouves pas cela honteux cette façon qu’ont les hommes de regarder le derrière des filles qui montent dans le bus ?,
  • Le mari répond : « quel bus ? »
Alfonse Mucha

Bon mardi à tous.

Bises à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

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