ÉPHÉMÉRIDES DU 15 MAI

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ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 15 MAI 2024, 13e ANNÉE (n° 4149)

ILLUSTRATION BON ANNIVERSAIRE, ISABELLE, ET TOUS NOS VŒUX DE BONHEUR POUR LES TIENS !

FÊTES

Bonne fête aux quelques 176 000 DENISE de France qui portent le nom d’une sainte d’Asie Mineure, martyrisée à l’âge de 16 ans, victime de la persécution ordonnée en 484 par l’empereur Dèce.

C’est le 26e jour du mois de floréal An II, dédié au fusain.

DICTON

« à la sainte Denise, le froid n’en fait plus à sa guise ».

PROVERBE :

« Il y a à la foire plus d’un âne qui s’appelle Martin » (Il ne faut pas affirmer une chose d’après un seul indice).

PENSÉE

« En cruauté impitoyable, l’homme ne le cède à aucun tigre, à aucune hyène. » (Schopenhauer).

MÉTÉO MARINE DU JOUR

Un flux instable de secteur Nord-Est prédomine sur le Sud-Ouest et le Nord-Est du bassin. Sur le Nord-Ouest et le Sud-Est il est modéré et assez irrégulier de secteur Nord-Ouest.

Pour Sanary-sur-Mer : Pas d’avis de coup de vent.

La fiabilité de la situation est limitée à 80%, parce qu’il est difficile, dans ce type de situation, de définir précisément quand les précipitations s’arrêteront.

Ciel se couvrant avec évolution orageuse en matinée, passages nuageux parfois denses l’après-midi. Quelques averses le matin, possibilité d’averses l’après-midi. Le soir, très nuageux avec risques d’orage.

Averses. Vent d’Est force 3 tournant Sud-Est en milieu de journée puis Sud force 2. Rafales atteignant 16 nœuds jusqu’en milieu de journée. Mer belle à peu agitée. Houle petite et courte de Sud-Sud-Ouest. Visibilité bonne devenant excellente en milieu de journée.

ÉPHÉMÉRIDES.

1132 – 15 mai : Hommage dU VICOMTE Raimond Geofroi à l’archevêque d’Arles. Aix – Hommage et serment de fidélité de Raimon Geofroi de Marseille à Bernard, archevêque d’Arles, en présence de Laugier, évêque d’Avignon, de Pons, élu d’Aix, de Bérenger Raimond, comte de Provence, de Raimond de Baux, etc. [de Gérin-Ricard, Actes des vicomtes de Marseille, n° 230 p. 62]

1165 – 15 mai : la concession de l’église d’Eoures, qui fut concédée aux chanoines de l’église de la Major en 1119, leur fut confirmée par la  transaction du 15 mai 1165 ; depuis lors, Notre-Dame-d’Eoures n’a point cessé d’être un prieuré du Cha­pitre de la cathédrale, il dépendait autrefois de l’église de Saint-Sauveur d’Aubagne. Eoures – hameau, commune de Marseille, quartier  des Camoins. Les plans du territoire marquent Néoules.  Première mention en 1060-1064 : Novolas (cartulaire de Saint- Victor, n° 137).

1199 -14 ou 15 mai : Mort de Geofroi de Marseille, évêque de Béziers. Il fut inhumé à Saint-Victor de Marseille, dans la chapelle Saint-Martin, le 16 mai 1199 : Gallia christiana, t. VI, col. 322 (Acte 308 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926. Réf. PREMIER TEXTE : Chronique de Saint-Victor : Bibl. du Vatican, fonds de la Reine, n° 123, à l’année 1196. a. Labbe. Nova bibliotheca manuscriptorum, t. 1. p. 341. — b. Historiens de France, t. XIX. p. 238. — c. Pabst et Pertz, Monumenta Germaniae historien. Scriptores, t. XXIII. p. 4. — d. Albanès, dans les Mélanges d’archéologie et d’histoire, t. VI. p. 320. à l’année 1199. Eodem anno [MGLXXXXVI], obiit Gaufredus de Massilia, episcopus Biterrensis. DEUXIÈME TEXTE : B. Obituaire de Saint-Victor : Bibl. nat., lat. 12702, fol. 138 v°. Maii II idus. Obiit dominus Gaufredus de Massilia, episcopus Biterrensis. TROISIÈME TEXTE A. Obituaire lapidaire de Saint-Victor, composé aux XIIe et XIIIe siècles sur plusieurs dalles de pierre. a. Ruffi. Histoire de Marseille, t. II, p. 124. — b. Ch. Kothen, L’Obi tua ire de Saint-Victor, dans le Bulletin de la Société de statistique de Marseille, f. 35 (1873). p. 172 et planche. Idibus maii. Obiit dominus Gaufredus, Bitterensis episcopus.

1224 – 15 mai :  Marseille – Quittance par Hugues deS Baux au podestat de Marseille, Spino de Sorresina, de 435 livres de royaux coronats, que la commune doit payer par son ordre à divers créanciers, sur la pension de 500 livres qu’elle lui devra à Saint-Michel, suivant transaction passée avec la ville par ledit Hugues et son neveu Raimond de Baux (acte n° 433 des vicomtes Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. comm. de Marseille, GG 1685. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 209).

1228 – 15 mai : LES MARSEILLAIS SONT MIS AU BAN DE L’EMPIRE SI … – Barletta. Mandement de l’empereur Frédéric II à Bertrand Porcellet et à son neveu homonyme, pour mettre les Marseillais au ban de l’Empire, s’ils n’obéissent pas aux ordres transmis par Dragonet de Montauban et Blacas, pour la restitution à Hugues de Baux et sa femme Barrale de leurs droits et revenus sur la vicomté. (acte 457 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. comm. de Marseille, AA, supplément. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 224). « Fredericus, Dei gratia Romanorum imperator semper augustus, Jérusalem et Sicilie rex, Bertrando Porcelleti et Bertrando Porcelleti, nepoti ejus, fîdelibus suis, gratiam suam et bonam voluntatem. Notum facimus fidelitati vestre quod cum vir etc. »

1234 – 15 mai : transaction, passée à Marseille, entre les Templiers et les Hospitaliers, d’une part, et le syndic de la commune de Marseille, avec l’approbation du conseil, d’autre part, portant limitation desdits privilèges. (Acte 470 des vicomtes de Marseille, Henri de Gérin-Ricard, 1926. Réf.  a. S. Paoli, Codice diplomatico del sacro militare ordine Gerosolimitano, n° 116, d’après les archives du Grand Magistère à Malte. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, Supplément, n° 10.

1286 – 15 mai : CHARTREUSE DE LA VERNE – révocation royale de la sentence de 1273 abusive de la part du seigneur de Bormes portée en 1273 par le juge d’Hyères contre la Verne qui touche particulièrement à la juridiction de la Verne. Charles II, roi de Naples et de Sicile, comte de Provence, confirme tout ce que ses prédécesseurs ont donné et particulièrement la juridiction que la Verne a tenue et possédée plus de quarante années auparavant. Charles par la grâce de Dieu, roi de Sicile, duc d’Apulie, prince de Capoue et d’Anjou, comte de Provence et de Forcalquier à Guillaume Estendard, sénéchal de Provence, son fidèle vassal…Une demande nous a été présentée venant des hommes religieux, le Prieur et la communauté de la maison de la Verne, de l’ordre des Chartreux, du diocèse de Fréjus.  Elle contenait ceci : comme nobles personnes qui ont de Fos seigneur de Collobrières du diocèse de Toulon affirmant faussement lui-même dans le territoire de cette maison détenait merum et misti imperum, ainsi que juridiction même temporaire, avait fait citer les dits Prieur et communauté sur cette affaire par devant Jean de Bonne Mène, notre juge majeur dans la Province, le même juge… s’est prononcé en définissant que le même Guillaume dans son territoire avait obtenu pouvoir et juridiction de cette sorte … ; en raison de quoi les mêmes Prieur et frères se sentant grevés d’une charge indue en ont appelé à l’audience royale. Comme cependant les mêmes prieurs et frères pendant quarante années et plus, ont tenu et gardé le même territoire dans l’immunité par rapport à toute juridiction des seigneurs du château de Collobrières que nous disons avoir échangé avec le père dudut Guillaume pour la part de juridiction qu’il avait dans le château d’Hyères, le dit Guillaume revendiquant la juridiction et le pouvoir dont il a été question sous le prétexte qu’il lui venait dudit château de Collobrières. Les dits Prieur et frères nous ont humblement supplié d’ordonner par un acte de bénignité royale qu’il leur soit pourvu dans cette affaire. C’est pourquoi, par la teneur de la présente, nous faisons mandat à ta félicité que comme il n’a pas été dans notre intention de concéder le droit des dits Prieur et communauté au même Guillaume à l’occasion du susdit échange, … tu veilles à garder dans leurs franchises et libertés lesdits prieurs et communauté ; ne permettant pas qu’ils soient mollestés de façon indue par qui que ce soit, contreignant de façon convenable les personnes qui se livreraient à leur égard à des sévices de telles sortes et, en ce qui concerne les dépenses et dommages que pour ce motif les Prieur et communauté auraient subis ou faits, si cela vient à ta connaissance tu fasses en sorte que pleine satisfaction leur soit accordée. Donné à Viterbe, le 15 mai, la 10è indiction, la 2è année de notre règne. (traduction de M. Dubois donnée par Dom Capus, et  citée par Maurel M., et Foncin P.

1297 – 15 mai : noms de divers lieux-dits de Marseille (chartes aux archives de l’Evêché et de Marseille).

Cavallaria sobeyrana. Cavalerie supérieure – lieu-dit. Possession des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, où ces Hospitaliers avaient une tour, Turis superior Cavalarie, 17 avril l256 (charte aux archivesde l’Evêché), qu’on appe­lait lo Tor, 31 juillet 1328 (acte notarié), ou Tour de Babilone, 7 juin 1399 (charte aux archives de l’Evêché).—Diverses parties de la Cavalerie Supérieure se trouvaient cependant sous la directe des Trinitaires. — Les actes désignent cette localité comme étant tantôt dans le quartier de Saint-Jérôme, vers Saint-Mitre, tantôt à Montolivet, vers Saint-Barnabé. Première mention le 17 avril l256 : Turis superior Cavalarie, (charte aux archivesde l’Evêché).

Lo Rosilh. Le Rouet – village en 1872. Première mention : Colla Rouilh. 4 mai 1245 (charte aux archives municipales). L’église, sous le titre de l’Assomption, était un prieuré de l’abbaye de Saint-Victor : Ecclesia B.M. de Roillo, 24 décembre 1261 (charte aux archives municipales). Bien que située dans le domaine du temporel de Saint-Victor, Notre-Dame du Rouet dépendait, au Moyen Âge, du chapitre cathédral (Ed. Baratier, Le temporel…, 1966).Il en existe diverses investitures en son nom : du 5 novembre 1633, en faveur de Philippe de Tournes; du 22 septembre 1704, en faveur de Charles de Cypriani ; du 6 avril 1764, en faveur de Gabriel Raynaud, clerc du diocèse de Grasse.

Theuletum. La Taulisse – quartier rural, au Cannet (en 1872). Première mention : Teuletum, 20 avril 1284 (acte notarié).

-Viridarium Rostagnencorum. Première mention du Verger des Rostans – lieu-dit, commune de Marseille, au quartier des Aygalades, à Plombières. Radical provençal Verdier du latin viridium.

1352 – 15 mai : Balaguier (charte aux archives l’Evêché). Balanguier, commune de Marseille, quartier du Canet. Première mention le 2 mai  1323 : Locus dictus Valaguier (charte aux archives de la Major).

1476 – 15 mai :LIEUX-DITS D’AUBAGNE MENTIONNES DANS UNE CHARTE AUX ARCHIVES DE L’EVÊCHE DE MARSEILLE et DE SAINT VICTOR.

Las Albas. Les Aubes – quartier rural, près de Baudinard. Amansus, premier supérieur de l’abbaye de Notre-Dame-de-l’Huveaune, fonda dans ce quartier un hospice qui retint le nom de Domus Ybelne (Achard, Dictionnaire Géographique)

Campus de Maurina. Camp de Maurine – lieu-dit, quartier de Fiol.

Cros de Chabaud. Cros de Chabaud – lieu-diT, quartier de Louve.

Cros de May – lieu-dit, près de Ruissadel ;

Cros de las Beguinas. Cros des Béguines – lieu-dit.

Font de Gaeyta. Font de Gaiette – lieu-dit, près Ruissadel. Première mention : Font de Gayette, 10 septembre 1453 (ibid.).

-Mons de Teron. Font de Taron – lieu-dit, au bourg. Première mention : Fons Teroni, 18 décembre 1406 (acte aux archives de la Major).

La Forcas. Les Fourques – lieu-dit, quartier de Camp-Major. Première mention : Las Fourques, 10 septembre 1453 (ibid.).

Vallatum de Gavedello. La Gavedèle – quartier rural en 1872. Gavedelles, première mention le 8 septembre 1453  (ibid.).

Grayssentiera. La Greissantière – lieu-dit.

Las Lnfermièras. Les Infirmières – lieu-dit, quartier de Solans.Première mention : Las Enfermaries,, 7 septembre 1453 (acte aux archives de l’Evêché).

-La Mort del Jozieit. Mortjuif, commune de la Pêne, petite éminence auprès de la Bastidone. Première mention : Claperium mortis Judei, 28 avril 1290 (charte aux archives municipales) puis, la même année : Claperium vulgariter appellatum, la Mort del Juzieu, 5 août 1290 (ibid.).

Puey pagan. Peipagan – lieu-dit, quartier de Longue-Lance. Première mention : Podium Paganum, 17 novembre 1405 (acte aux archives de la Major).

-Peyrefuec. Pierrefeu lieu-dit, quartier des Lignières. Première mention : Peirafuec, 10 août 1311 (acte notarié).

-La Plane. Le Plan – lieu-dit, quartier de Beaudinard. Première mention : Lo Plan, 29 octobre 1354 (charte aux archives municipales).

-Rozies. Le Rosier – lieu-dit.

Burgum domini Barralis. Saint-Eutrope – lieu-dit, quartier de Beaudinar. Première mention : Bourg dan Barral, 7 septembre 1453 (registre aux archives de l’Evêché). Sant Estropy, 3 novembre 1612 (ibid.).

 -Tort. La Tourette – lieu-dit, quartier du Passon. Première mention : Los Tors, 17 novembre 1405 (registre aux archives de la Major).

1502 – 15 mai : LA PREMIÈRE MESSE D’UN CLERC OLLIOULAIS – [de Ribbe, 1898, La société provençale, p. 254-256) : Johannet, cadet de Jaume, était devenu clerc, reçu fort tard docteur à l’université d’Avignon et ne fut en état de célébrer sa première messe que le 15 mai 1502. Grand événement que cette messe chantée pour la première fois par Johannet, devenu mossen Johan, dans l’église saint-Laurent d’Ollioules] quand Mossen Johan, mon frayre, cantet sa messe novella en Olioll. [… Avaient été invité une multitude de Toulonnais que la peste régnant en ville en avait chassés, et si nombreuse fut l’assistance que cette offrande atteignit le chiffre de 33 florins 3 gros. Un banquet] una honesta festa [fut célébré à table, et d’autres offrandes furent faites en victuailles. Aucune maison d’Ollioules n’ayant une salle assez vaste pour recevoir tous les invités, le repas fut servi dans la bergerie de M. de Seyne,] la dinada si feze en lo gias de M. de Sayna ; [et la cuisine se fit au moulin du voisinage,] en lo molin de la Torre. [La dépense de la fête s’éleva à 22 florins 6 gros, …, Jaume … la prenant toute à sa charge.]

1553 – 15 mai : transaction entre le seigneur et les syndics de Bormes dans laquelle il est établi que le seigneur se réserve que la présente transaction ne portera aucun profit ou préjudice au monastère de la Verne (Maurel M., 1974).

1597 – 15 mai : Val Juzega, (charte aux archives de l’Evêché). Val-Juegue – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Sainte-Marthe. Première mention : v. 965-977 – 30 octobre : Vallis Judaica, (cartulaire de Saint-Victor, n° 23).

1656 – 26 mars au 15 mai 1685 : L’AFFAIRE ENTRE GÊNES ET MARSEILLE EST CLOSE – De celle-ci, Antoine de Félix rend compte au Conseil réuni le 26 mars. Lecture est alors donnée d’une lettre du Grand Maître de l’Ordre de Malte, Lascaris, par laquelle celui-ci se solidarise complètement avec les Marseillais à propos de l’affaire du 6 novembre. Il se dit offensé «de la superbe violence de la ville de Gênes», cette république «qui ne tient la plupart [de ses avantages que de la bourse de ses sujets»… Il fait l’éloge de la «générosité» du «procédé» des Marseillais. Il exprime sa satisfaction «d’avoir vu nostre étendard [celui de l’Ordre] sy bien vu et sy honorablement accueilli dans votre ville royale, que nous estimons à l’esgal de quel qu’autre que ce soit sur le bord de ceste mer… Elle suffit pour nous faire digérer avec plus de patience le dégoût que nous a causé l’orgueil des Génois». Et le Grand Maître conclut en évoquant «l’estime que nous faisons de votre correspondance à notre amitié», et «l’indifférence avec laquelle nous regardons celle de Gênes» (AIX-EN-PROVENCE, BM, ms 929, p. 196). (…) Quelles ont été les conséquences de ces incidents, en particulier, celles du plus grave d’entre eux, celui du 6 novembre 1655 – acte de «piraterie » – selon certains ? Tout d’abord, il est certain que Louis XIV et Mazarin furent assez mécontents du manque d’obéissance des Marseillais, qui n’avaient envoyé à Gênes qu’Antoine de Félix, et non pas un Consul en exercice. Quand, à Paris, un notable marseillais, Bonin, rend visite à Brienne, et, au cours de la conversation, lui fait remarquer, comme un fait banal, tout naturel, que les Consuls de sa ville natale ne peuvent pas toujours se rendre maîtres des mouvements populaires, il s’entend dire par le ministre. «Il faut y faire une citadelle pour chastier l’insolence du peuple» (MARSEILLE, AC, BB 420, lettre du 10 décembre 1655)).

Il ne semble pas douteux que «l’émeute de la galère de Gênes» n’ait fait germer ou du moins grandir cette idée, dans l’esprit de ceux qui avaient la charge du royaume au lendemain de la Fronde. Il semble qu’Antoine de Félix ait pressenti ce qui allait se dérouler à Marseille en 1660; dans le discours qu’il a prononcé en italien, au Palais ducat, il a évoqué: «la libertà moribonda di Marsiglia, e la continuatione della sempre più florida di Genova» (À la suite d’un certain nombre de nouvelles «insolences» Ct «désobéissances» des Marseillais, Louis XIV et Mazarin, accompagnés de la Cour et de troupes, prennent la peine de se rendre à Marseille, entre la signature de la paix des Pyrénées et le mariage du roi. Celui-ci y entre – symboliquement – par la brèche; elle est occupée militairement; les travaux d’une forteresse destinée à la mater sont commencés; enfin, un nouveau règlement municipal est instauré, qui la place pratiquement sous tutelle administrative.). Enfin, il semble possible de formuler une hypothèse. Le représentant diplomatique de Gênes a protesté à Paris à cause de l’incident du 6 novembre 1655. Il est possible qu’il en ait exagéré la gravité. Vu les circonstances d’ordre politique et militaire, Mazarin et Louis XIV se sont inclinés. Il a été ordonné aux Marseillais de présenter des excuses. Mais il est permis de penser que le roi n’a rien oublié. Peut-être serait-il possible de voir, au moins partiellement, dans le bombardement de Gênes, effectué en mai 1684, et surtout dans la venue du Doge François-Marie Imperiale-Lercaro à Versailles, le 15 mai 1685, accompagné de quatre Sénateurs, une compensation pour la venue d’Antoine de Félix à Gênes, trente ans plus tôt (M.G. BOTTARO-PALUMBO, La crisi dei rapporti tra Genova e Francia negli anni Ottanta del secolo XVII in Rapport Genova-Mediterraneo-Atlantico nell’età moderna, a cura di R. Belvederi, Atti del III Convegno internazionale, Genova, 1989, pp. 137-176).

1721 – 15 mai : LA PESTE A MARSEILLE – A Marseille, on enterre de nuit et on ouvre des fosses pouvant recevoir 20 000 cadavres (André Maurice – La peste à Marseille, BT, n° 945, décembre 1983, CEL Cannes).

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1724 – 15 mai : VISITE GÉNÉRALE DES BOIS DE PROVENCE – [Archives du Port, Toulon : En 1724, une visite générale des bois de Provence est organisée sous la conduite de Chabert de Lisle afin de répertorier l’essentiel de la production qui se décompose en chênes blancs, chênes verts, ormes, pins, sapins, mesles et hêtres.] [Divers particuliers de Sanary ayant procédé à des défrichements sans autorisation, un arrêt rendu par la CHAMBRE DES EAUX ET FORÊTS, le 15 mai 1724, les condamnait à des amendes.] (Archives du Port, Toulon : Visite des bois des vigueries de Provence ; Rotger B., 1984)

1733 – 15 mai :La Pérussone, 15 mai 1733 (acte aux archives de la Major). La Pérussone – hameau, commune d’Aubagne. Première mention : Peracium, 14 juin 1212 (cartulaire Saint-Victor, n° 930).

1745 – 15 mai :Bastides des Médecins (registre aux archives de la Major). Les Médecins – hameau, commune de Marseille, quartier de Château- Gombert. Dénomination plus précise : Bastide de Pierre Gueidon dit Médecin, 26 mai 1763 (acte aux archives d’Allauch).

1768 – 15 mai :TRAITE DE VERSAILLES ENTRE LA FRANCE ET GÈNES QUI CÈDE LA CORSE – Gênes cède à la France ses droits sur la Corse comme gage provisoire de la dette qu’elle a contractée antérieurement et des subsides qu’elle recevra pendant dix ans, quitte pour elle à les recouvrer quand elle pourra rembourser cette dette. En droit, la cession n’est pas définitive ; elle l’est en fait : Gênes ne pourra jamais rembourser (Ambrosi C., 1971, « Corse. 2. Un objet de rivalités historiques »).

Achat de la Corse à la République de Gênes (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984). Gênes cède la Corse à la France contre 40 millions de livres (Viguier O., 1998).

En 1768, Louis XV achète la Corse aux Génois, ce qui met en fureur la plupart des autochtones. On s’accommodait déjà fort mal de la domination génoise, pourtant relâchée ; La domination française se révèle autrement lourde, et ces occupants ont un dialecte inintelligible. Résistance. Insurrection. Le chef des rebelles se nomme Paoli. Carlo Buonaparté s’est mis fougueusement à son service.

Voici les conditions du traité de Versailles :

« L’intérêt et l’amitié que Sa Majesté a toujours fait paraître pour la république de Gênes sont les motifs qui ont donné lieu à plusieurs traités, en 1737, 1755, 1756, 1764, afin de maintenir ladite république dans la paisible possession de l’île de Corse ; mais comme l’illustre république a depuis fait connaître à Sa Majesté que les moyens employés à cet effet n’avaient point eu le succès désiré, et qu’à l’expiration du traité de 1764 (lequel finira au mois d’août prochain), Sa Majesté, trouvant bon de rappeler ses troupes, les suites de rébellion et de désordres seraient pires que ci-devant, c’est pourquoi Sa Majesté, touchée de la vérité de ces représentations, a concerté avec la république un nouveau plan relatif à la Corse, suivant lequel les deux puissances sont résolues d’y établir l’ordre et la tranquillité.

« En conséquence, Sa Majesté et la république ont muni de leurs pleins pouvoirs son excellence le comte de Choiseul d’Amboise, pair de France, de la part du roi, et de la part de la république le noble Agostino-Paolo-Domenico Sorba, ministre plénipotentiaire auprès de Sa dite Majesté, lesquels deux seigneurs, après s’être communiqué leurs pleins pouvoirs respectifs, dont les copies se trouvent au bas de ce traité, sont convenus ensemble des articles suivants :

« Article 1er. Sa Majesté fera occuper par ses troupes les places de Bastia, San Fiorenzo, Algajola, Ajaccio, Calvi et autres places, forts, tours ou ports situés dans l’île de Corse, lesquels postes sont nécessaires pour la sûreté des troupes et peuvent servir aux fins proposées, nommément à ôter aux Corses tous les moyens de pouvoir nuire par-là aux fidèles sujets et aux possessions de la république.

« Article 2. Les places ou forts occupés par les troupes du roi seront gouvernés par Sa Majesté, qui y commandera en souverain ; et seront lesdits places et forts réputés pour gages et cautions des dépenses que le roi devra faire, tant pour leur prise que pour leur conservation.

« Article 3. La souveraineté stipulée dans l’article précédent sera absolue, quoiqu’elle ne puisse être envisagée que comme caution, sans que néanmoins Sa Majesté ait droit de disposer des places et ports de la Corse en faveur d’un tiers qu’avec l’approbation de la république.

« Article 4. Le roi s’engage à garder sous son autorité et commandement toutes les places de la Corse qui seront soumises par ses troupes jusqu’à réclamation et paiement des dépenses, bien entendu que lesdites places ne seront comptables que des sommes qui auront été employées en Corse, suivant la stipulation du premier traité ; et qu’indépendamment de la souveraine possession la république ne formera et ne pourra former aucune prétention ultérieure ni compensation entre elle et Sa Majesté.

« Article 5. Lorsque dans la suite des temps la partie la plus intérieure de l’île se sera soumise à l’obéissance du roi, la république consent que Sa Majesté y exerce une souveraineté absolue ou en partie, de la même manière et aux conditions énoncées dans l’article 4.

« Article 6. Le roi s’oblige de livrer à la république l’île de Capraja, le plus tôt possible, et le plus tard en 1771.

« Article 7. Dès que les places et forts seront à la disposition du roi, Sa Majesté promet de mettre en usage tous les moyens d’arrêter les hostilités des Corses contre la république ; mais comme il n’est pas possible de fixer préalablement les effets de cette alliance, le roi promet de traiter selon la rigueur des lois de la guerre tous Corses qui causeront aux sujets de la république quelque préjudice, soit par eau ou par terre. De son côté, la république promet qu’elle fera alors cesser les hostilités contre les Corses.

« Article 8. On ne permettra pas aux navires barbaresques l’entrée d’aucun port ni l’approche à aucune rade des places de l’île occupées par les troupes du roi, sinon dans les cas seulement de nécessité ou de naufrage, conformément à la loi de l’humanité.

« Article 9. Les Génois nationaux et les sujets corses seront rétablis, pour autant qu’il dépendra de Sa Majesté, dans la jouissance de leurs biens qui pourraient avoir été confisqués ou retenus sous quelque dénomination que ce soit, relativement aux troubles passés ; et l’on aura soin que ce rétablissement, non moins que celui de la liberté des habitants de l’un et de l’autre parti, se fasse en temps convenable.

« Article 10. Toutes conventions particulières, exceptions et prérogatives dont jouissent quelques particuliers ou habitants de l’île seront annulés, et Sa Majesté examinera quels dédommagements elle pourra leur accorder, principalement aux habitants de Bonifacio, Calvi et San Fiorenzo.

« Article 11. Sa Majesté s’engage à prendre des mesures en règle pour prévenir les défraudations et la contrebande que pourraient commettre les bâtiments corses sous pavillon de France, dans les ports, golfes, détroits et sur les côtes de la république en terre ferme.

« Article 12. Il sera dressé un inventaire de l’artillerie de Gênes et des munitions de guerre qui, dans les places en Corse, seront trouvées appartenir à la république ; et six mois après, à compter du jour de la prise de possession, Sa Majesté paiera la valeur de ce qu’elle jugera à propos de retenir de ces munitions, suivant l’estimation qui en aura été faite. Tous les effets, canons et munitions que le roi ne voudra pas seront transportés à Gênes aux dépens de Sa Majesté. On dressera aussi un inventaire des protocoles d’actes civils et criminels, afin qu’ils puissent servir aux fins mentionnées dans l’art. 4.

« Article 13. Le roi se charge pour toujours de la garantie authentique des États que l’illustre république possède en terre ferme, sous quelque nom que ce soit et qui, sous prétextes quelconques, pourraient être attaqués et molestés ; Sa Majesté prend aussi sur elle la garantie de l’île de Capraja, après qu’elle sera rentrée sous la domination de la république en conséquence de l’article 6.

« Article 14. La justice, par conséquent la police générale et particulière, ainsi que le droit d’amirauté, s’administreront au nom du roi, par les officiers, dans les places, ports, pays et lieux qu’occuperont les troupes du roi sous le titre de gages et de cautions, comme il est dit article 2.

« Article 15. Pendant que Sa Majesté sera en possession des places, ports et lieux de la Corse, elle y imposera des droits d’aides et de gabelles, et universellement tous ceux de ses fermes générales, avec telles taxes qu’elle jugera nécessaires ; du provenu desquels droits et charges il sera tenu exactement registre, afin de les déduire de ce que la république sera obligée de payer au roi lorsque Sa Majesté l’aura remise en possession de la Corse. L’échange des ratifications du présent traité, etc. »

1768 – après le 15 mai : PASCAL PAOLI N’A PAS ACCEPTE LE TRAITE pour lequel la nation corse n’a pas été consultée ; l’assemblée décide la guerre contre la France, et Chauvelin, qui avait cru à une expédition facile, est mis en difficulté et rappelé. Son successeur le comte de Vaux reçoit des renforts importants et dispose de légions formées par les volontaires corses qui ont choisi le parti de la France (Ambrosi C., 1971, « Corse. 2. Un objet de rivalités historiques ».).

1790 – 15 mai :

1. L’ASSEMBLÉE DÉCIDE LE LOTISSEMENT DES BIENS NATIONAUX ET LEUR VENTE AUX ENCHERES (Fauchois Yann – De la Régence à la Révolution, 1715 – 1789).

2. mai 1790 –  Délibérations du Conseil général de Sanary portant sur la nomination, à la demande de la Commune de Marseille, d’un député à l’Assemblée qui se tiendra à Brignoles, afin de préparer la fête de la Fédération qui se déroulera à Paris. Prudente, la municipalité de Sanary, avant de répondre à l’invitation de Marseille, avait d’abord demandé son avis à celle de Toulon qui avait répondu qu’elle avait reçu la même invitation et décidé d’envoyer un député, Saint-Nazaire fit donc de même et on désigna Claude Pardigon pour se rendre à Brignoles le 15 mai.

1792 – 13, 14, 15 et 16 mai : FIN DE LA LOI MARTIALE AU BEAUSSET – Rappel : Le 13 mai 1792, alors que le maire du Beausset, ses adjoints (les officiers municipaux) et le procureur de la commune sont assemblés en mairie pour dresser un état des biens des émigrés, on vient les prévenir qu’un attroupement est en train de se former sur la place (actuelle place de la mairie). Le maire s’y rend immédiatement avec Vidal, le commandant de la garde nationale, afin de dissiper l’attroupement, et tenter d’en connaître le motif. Rappelons que la garde nationale assurait une garde permanente depuis le 2 mars. Le 14 mai de commissaires du département, chargés d’enquêter sur les événements de la veille (13 mai) au Beausset. Charles François Debaux, et Théodore Guérin, tous deux administrateurs et membres du directoire du département (conseillers généraux, de nos jours) se rendent donc au village, vers neuf heures et demie du matin (tous deux seront « victimes » à Toulon les 28 et 29 juillet. Il leur reste donc un peu plus de deux mois à vivre). Ils apprennent le motif du « trouble » de la veille : c’était la venue au Beausset d’un huissier nommé Salle qui venait assigner 19 témoins à la requête de l’accusateur public. Les témoins étant plutôt « réactionnaires », le peuple crût y voir une machination contre les « patriotes ». Et quand on ne veut pas qu’un témoin parle, que fait-on ? On l’intimide par des menaces, ou on le fait taire… En l’occurrence, on en fit taire deux définitivement, pour intimider les autres ! Le 15 mai, considérant que le calme est rétabli au village, « et que les habitants ont repris leurs occupations ordinaires », le maire, Joseph Eynaud, décide de proclamer la fin de la loi martiale. On substitue donc le drapeau blanc au drapeau rouge à la fenêtre principale de la maison commune. Et on demande à la garde nationale de Toulon, venue en renfort pour assurer le maintien de l’ordre, de regagner sa base dès le lendemain, non sans lui avoir, bien sûr, voté des remerciements. A la vue du drapeau blanc, une foule de beaussétans « de tous âges et de toutes conditions », s’assemble devant la mairie, et manifeste par « des cris de joie et des applaudissements le plaisir que leur avait inspiré la vue de ce drapeau, signe de la paix et de la tranquillité publique. Et aussitôt la garde nationale de Toulon et les citoyens de ce lieu se sont mêlés sans distinction d’état, et une farandole en signe de réunion s’est formée dans tout le village et a parcouru successivement toutes les rues. Arrivés devant la maison commune, les citoyens de ce lieu ont juré d’oublier leurs dissensions et de vivre et mourir pour la défense de la patrie ; et un embrassement général a terminé cette cérémonie »… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française)

1795 – 15 mai (26 floréal an III) : TOULON COMPTE ENCORE 20 000 HABITANTS – Moins d’un an et demi après le siège, le 26 floréal an III (15 mai 1795) Toulon avoue 20.000 habitants (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1796 – 15 mai : PAIX DE PARIS AVEC LE ROI DE PIEMONT-SARDAIGNE, ce dernier cédant la Savoie et Nice (Pierre Goubert, Initiation…).

1800 – 15 mail: MORT DE L’ÉVÊQUE CONSTITUTIONNEL DU VAR – L’évêque constitutionnel du Var, sous la Révolution, fut Jean-Joseph Rigouard, né à Solliès-Pont le 1er octobre 1735. Ancien curé de La Farlède, Rigouard avait appartenu à la loge « La Réunion » de Solliès-Pont et avait été élu député aux États-Généraux en 1789. Son élection, comme évêque, remontait au 11 avril 1791. Il mourut à Solliès-Pont le 15 mai 1800, à l’âge de 65 ans (Louis Baudoin, 1965).

1825 – 15 mai : annulation du titre qui liait Evenos et Ollioules au sujet des terres gastes. Demande de notification de la décision de SE le Ministre des Finances qui rend nul le titre qui liait les deux communes d’Ollioules et d’Evenos ; il y aura donc lieu de prévenir les habitants d’Evenos, les bergers ou autres, qu’ils aient à l’avenir à ne plus faire paître sur les terres gastes d’Ollioules, étant donné et surtout que le Domaine étant devenu propriétaire des terres gastes d’Evenos, celui-c-ci les a affermées à des particuliers qui défendent aux habitants d’Ollioules de faire paître à Evenos (Castellan E., 1937).

1834 – 15 mai : CONQUÊTE D’ALGER – Ollioules héberge un détachement de chasseurs : 2 officiers, 130 hommes appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295).

1835 – 15 mai : Nouvelle sacristie à Ollioules. Le Conseil d’Ollioules délibère le 15 mai 1835 d’accorder la construction d’une nouvelle sacristie attenante à l’église. Sa forme projetée : triangulaire sur la rue St-Esprit, portait obstacle aux autres immeubles. Cette demande fut rejetée ; ce n’est qu’après modification des plans que cette construction fut décidée, dans la séance du 21 août 1836. Les surfaces furent réduites de 4 mètres sur la largeur et 6 mètres sur la longueur environ (Castellan E., 1937, p. 295)

1843 – 15 mai : MARIUS MICHEL EST BREVETÉ CAPITAINE AU LONG-COURS (François Pourcelet, 2001 ; mais erreur : 1844).

1844 – 15 mai : MARIUS MICHEL obtient le brevet de capitaine au long cours – Après avoir terminé son service actif, Marius Michel entre dans la Marine marchande au service des paquebots-poste qui relient la France au Proche-Orient et par décision ministérielle du 15 Mai 1844 il obtient le brevet de Capitaine au long cours. Pendant une période de dix ans, au service des Messageries Nationales, puis Impériales il poursuivra son ascension : premier lieutenant, officier en second puis Commandant. Dans cette Méditerranée orientale, aux contours si complexes, parsemée de nombreux archipels aux milliers d’îlots et d’écueils sans aucun balisage, rendant la navigation très dangereuse, notre prestigieux Commandant entreprendra une étude sérieuse des problèmes de sécurité sans se douter le moins du monde que leur solution lui apporterait un jour les clefs de la fortune (Ortolan G.).

1861 – 15 mai : GEORGE SAND, LE VOYAGE DIT DU MIDI : « 15 MAI (MERCREDI) ROCHERS DE SAINTE-ANNE

« Tems magnifique, calme absolu. Chaleur écrasante pour Manceau, excellente pour moi ! Lettre de Maurice, datée de Marseille. Il est en route à présent depuis 3 heures. La mer est comme du satin ; il a dû trouver de la houle dans la haute mer, peut-être un peu d’orage aujourd’hui mais il n’y a pas eu ici le moindre coup de vent et ce soir le ciel est plein d’étoiles. La nuit est claire et chaude, la mer si tranquille que malgré le silence absolu de l’atmosphère on l’entend à peine. Il arrivera demain sur les 2, 3 ou 4 h du soir à Alger, selon le tems qu’il aura fait. Visite de M. et Mme Margollé qui dure jusqu’à midi. Nous les reconduisons au bateau de La Seyne, en voiture. Nous allons aux gorges d’Ollioules qui sont bien belles au soleil, mais bien empestées par le ruisseau à huile. Nous nous informons d’un chemin pour Evenos, on nous renseigne mal. Nous allons jusqu’à Notre-Dame d’Evenos, où on nous renseigne pour une autre fois. Nous restons là et nous n’en sommes pas fâchés, car nous trouvons un endroit très curieux presque sur la route, et un site ravissant pour une promenade tranquille et facile. C’est une double et triple coulée de roche de grès friable, qui se dissout en beau sable blanc. On l’exploite à l’entrée des gorges pour faire des glaces. Nous nous arrêtons à la carrière d’abord Manceau veut trouver quelque bête dans le sable, mais le sable est en roche et il n’y trouve rien. Mais en revanche, il voit voler lourdement de grands insectes qui habitent les tas de bois coupés déposés là. Bonne prise. Ce sont les grands buprestes verts dorés qu’il cherchait avec Maurice. Il en prend trois. Je mange mon orange et une croûte de pain et nous nous enfonçons dans les grès à la recherche d’une grotte, pour nous mettre à l’abri, car il tonne, le ciel est noir et la pluie menace. Les grottes ne manquent pas, il y en a par centaines mais presque toutes inabordables. Ce sont des cavités bien propres, bien arrondies que le vent et la pluie ou toute autre cause naturelle ont creusées dans les roches, de bas en haut. C’est comme une ville de troglodytes, quelque unes sont percées en haut, d’autres sont doubles et triples, et soutenues par des piliers naturels. Elles paraissent bien abritées car le sommet de ces collines est couvert d’une croûte forte sur laquelle on marche en confiance. Ces sommets sont aussi étranges que les grottes. Ils sont disposés en coupoles très bien arrondies soudées ensemble et formant une seule pierre sur des étendues considérables. Si c’était vraiment de la pierre, ce serait fabuleux. Nous y montons, il y en a une où Manceau va seul, mais il est obligé d’ôter ses souliers pour descendre. L’ensemble de ces roches dont les unes ressemblent à des œufs gigantesques superposés, les autres à une ruche d’abeilles (pour les abeilles de la planète de Saturne) est plutôt bizarre que beau. Mais le paysage qui les entoure et qui pénètre dans leur gorge est ravissant ; c’est un jardin sauvage, un gazon de fleurs sous les massifs d’arbres et d’arbustes superbes. Je m’y plais infiniment. La pluie ne tombe pas, le ciel se débrouille. Nous revenons par les gorges d’Ollioules. Nous rentrons à 6 h 1/2. Manceau retape ses croquis d’hier et d’aujourd’hui. J’écris à Maurice, à Poney, à Taima.

“Je rapporte une plante nouvelle, en gerbes. L’Aphyllantis et chelysultre [ ?] à feuilles de thym sont là en masse.

1887 – 15 mai : VISITE A TOULON DU DUC D’EDIMBOURG à bord de l’Alexandra (Paul Maurel, 1945, p. 166).

1904 – 15 mai : L’INSTALLATION DES NOUVEAUX ÉLUS SEYNOIS DU PREMIER MAI SE FAIT LE DIMANCHE 15 MAI. Auparavant, la veille au café Belle-Vue, un groupe de socialistes du Bloc de gauche était réuni en une agape intime pour exprimer une fois encore aux édiles sortants leurs sympathies et les féliciter de l’excellente besogne accomplie dans la localité pendant leur gestion. Les citoyens A. Bernard, J. Bernard, E. Ginouvès et V. Giraud étaient présents et ont été très touchés de cette manifestation spontanée émanant du parti républicain du pays. Dans l’après-midi, à 3 heures, une partie du nouveau conseil municipal de La Seyne vient installer les nouveaux élus du premier mai, MM. Siffroy Peyret et Emile Giraud conseillers municipaux. MM. C. Eyriès et E. Torel présentés par le bloc de gauche n’ont pas été élus. C’est par voie de mer que «La Patrie Française » arrive et débarque au Creux Saint-Georges, où le cortège se forme aussitôt pour se rendre à la mairie. Deux cents Seynois et Seynoises environ se groupent et donnent à la manifestation un cachet qui aurait certes manqué sans leur présence. Deux agents de police, puis MM. Pétin maire, Audibert et Peyret, adjoints ceints de leurs écharpes, ouvrent la marche…sans bruit ni…trompettes, car la «Conciliation» notre petite musique qui fut toujours si dévouée, se trouve anéantie depuis plusieurs mois, faute d’éléments et aussi de directeur. Enfin on arrive à la mairie, M. Pétin présente le nouvel adjoint spécial qu’on applaudit Ensuite, Maire et adjoints paraissent au balcon et là «en présence de plus de Seynois que de Saint-Mandrierens », M. Pétin prononce une harangue où il fait connaître l’intention des nouveaux élus. Le cortège se forme de nouveau, où l’on remarque MM. Belfort, ancien maire, Aune, J. Guérin président de La Seynoise, plusieurs musiciens de cette société et «L’Avenir Seynois », Leboreterf et Giraud Thomas évincés du Conseil Municipal par le sectionnement électoral, Henri Plan directeur de l’école de garçons de Saint-Mandrier. Après s’être rafraîchis au Café Peyret, Seynois et Seynoises reprennent le steam-boat pour la commune-mère. Le bateau quitte l’appontement. A bord on chante « La Marseillaise » et notre hymne national est demeuré sans écho parmi les manifestants du quai. Ce n’est pas de gaieté de cœur que les habitants de la section ont accueilli ces nouvelles mesures ! (Gisèle Argensse, 1889, p. 127)

1905 – 15 mai : NAISSANCE D’ALBERT DUBOUT A MARSEILLE – Dessinateur humoriste et peintre français, né à Marseille en 1905 et mort à Saint-Aunès le 27 juin 1976, Albert Dubout entra très jeune à l’école des Beaux-Arts de Montpellier. Ses premiers dessins parurent dans un journal étudiant en 1923 et furent suivis de beaucoup d’autres dans la presse Parisienne. Le travail qu’il mèna tout au long de sa vie fit de lui un illustrateur humoristique populaire et célèbre. Aujourd’hui encore personne n’a oublié ses dessins de chats, de grosses dames accompagnées de petits messieurs ou encore son célèbre train de Palavas. Ses dessins se caractérisent souvent par les innombrables personnages qui les composent. Quant à ses affiches ! rappelons-nous de celles qui illustrèrent les films de Pagnol (Marius, Fanny, César, la femme du boulanger, etc.). C’est pourquoi, ses œuvres méritent quelques minutes d’observation. On ne veut pas perdre une miette de l’humour qu’elles recèlent !

1914 – 15 mai : UNE DEUXIÈME SALLE DE CINÉMA OUVRE AU CREUX-SAINT-GEORGES – Au Creux Saint-Georges, le cinéma a tellement d’amateurs qu’une deuxième salle s’ouvre chez Aiguier au Casino de la Plage (Gisèle Argensse, 1889, p. 129).

1917 -15 mai :

1. LE GÉNÉRAL PÉTAIN REMPLACE LE GÉNÉRAL NIVELLE COMME COMMANDANT EN CHEF.

2. ACCIDENT DU SOUS-MARIN “AMIRAL BOURGOIS” (Q 82, type Amiral Bourgois, diésel / électrique) qui heurte une roche dans le goulet de Brest :

1925 – 15 mai : LE PORTE-AVIONS BÉARN REÇOIT L’UNE DE SES MACHINES – La mise en place de la machine latérale bâbord du porte-avions Béarn, en construction aux les Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne, commence le 15 mai (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

1930 – 15 mai : NOUVEAUX HORAIRES ENTRE MARSEILLE ET PARIS – De nouveaux horaires sont mis en place pour le train rapide toutes classes n° 26 entre Marseille et Paris. Partant désormais à 8 heures, et non plus 6 heures 5, il effectue désormais le parcours en 12 heures 35 au lieu de 12 heures 55 minutes. La presse salue cette « accélération » (INFO. Serge Bonnefoi, Le Figaro, 9 septembre 1930, page 7).

1943 – 15 mai :

1. L’HIVER 1942-1943 A ÉTÉ LE PLUS DOUX DEPUIS L’HIVER 1936-1937 – pratiquement aucune chute de neige n’a été observée en plaine entre le mois de janvier et le mois de mars. Les 17 et 18 avril, il a fait encore plus chaud que l’année précédente à la même époque avec 28° à Chartres, 27° à Caen et Paris, et 26° à St Quentin. Les prochains 14 et 15 mai connaîtront une nouvelle vague de chaleur concernant la moitié nord – les valeurs mesurées se rapprocheront alors des records avec 34° à Chartes et 32° à Lille ainsi qu’à Caen (météo-Paris, chronique / année 1943).

2. DISSOLUTION DU KOMINTERN. Dès 1940, Staline songe à dissoudre la IIIe Internationale, ou Internationale communiste dite aussi en abrégé Komintern, mais diffère l’annonce pour ne pas sembler le sacrifier à l’entente avec Hitler. Il le fera le 15 mai 1943, afin de détendre les relations avec les alliés. La création du Kominform par Staline en octobre 1947 s’inscrit dans la continuité de la Troisième Internationale, mais il ne s’agit plus, comme son nom l’indique, que d’un « bureau d’information ». Cependant, dans les faits, les partis communistes occidentaux restèrent dominés comme avant par Moscou jusqu’à la déstalinisation de 1956, voire au-delà.

La Troisième Internationale, qui était officiellement à la tête du mouvement communiste international, était dirigée en fait dirigée par le Parti communiste de l’Union soviétique, bien que ce dernier entretînt toujours la fiction qu’il n’en était qu’une section parmi d’autres. Elle était théoriquement sans rapport avec l’État soviétique, bien qu’elle fût de plus en plus mise par Staline au service des intérêts de ce dernier. Pour adhérer à la IIIe Internationale, les partis membres devaient à partir de juillet 1920 accepter les « 21 conditions » draconiennes, qui alignaient leurs structures et leurs méthodes sur le modèle bolchevik. Après 1921, ils durent aussi interdire les tendances en leur sein (centralisme démocratique) et exclure, surtout après 1924, ceux qui ne suivaient pas strictement la ligne imposée depuis Moscou par la direction de l’Internationale. En 1924, le président du Komintern, Grigori Zinoviev, réputé et critiqué pour son autoritarisme, lançait le mot d’ordre de bolchévisation des PC au Ve Congrès du Komintern. C’était un durcissement autoritaire qui provoqua une crise et des exclusions dans la plupart des partis-membres. Au même moment, la troïka Staline, Zinoviev et Kamenev lançait une violente campagne pour mettre sur la touche les trotskistes en URSS comme à l’étranger. À partir de 1926, la IIIe Internationale passa totalement sous la domination de Staline. Dans les années 1930, Staline élabora une nouvelle idéologie qu’il nomma le marxisme-léninisme et qui reposait sur la théorie dite du socialisme dans un seul pays. C’était en réalité l’accompagnement de la dictature stalinienne qui était imposé aux autres partis communistes tandis que Staline se montrait méprisant envers le Komintern qu’il qualifiait de « boutique ». À ses yeux, l’extension de la révolution mondiale devait passer par les conquêtes de l’Armée rouge – ce qui se produisit en 1939-1941- lors du Pacte germano-soviétique, puis, après Stalingrad et les victoires qui suivirent en Europe de l’Est. En attendant, l’Internationale devait surtout servir les intérêts nationaux de l’Union soviétique, assimilés à ceux du prolétariat mondial. Sur ordre de Moscou, qui espérait voir plus de troupes allemandes fixées dans les pays occupés, les partis communistes durent pratiquer une stratégie d’action immédiate et d’attaques frontales de l’occupant allemand, exposant ainsi les militants, les otages et les populations civiles à de terrifiantes répressions coûteuses en hommes. Cela tendit souvent les relations avec les autres formations de la Résistance en France, en Yougoslavie ou en Pologne, qui critiquaient l’inutilité et le danger des attentats individuels contre les soldats allemands ainsi que le lourd coût des sabotages spectaculaires et des combats de guérilla prématurés. Beaucoup cependant admirèrent la détermination et le courage des communistes, qui leur semblaient les plus décidés à se battre tout de suite et les plus riches en martyrs.

La dissolution de la IIIe Internationale, qui arriva en pleine guerre et au moment des victoires de l’Union soviétique dirigée d’une main de fer par Staline, maréchal autoproclamé, répondait toutefois à un autre souci que le seul besoin de détendre les relations avec les Alliés. Nous savons depuis longtemps qu’en Staline avait choisi définitivement entre Giraud et De Gaulle et devait, entre autres, faire accepter le chef de la France Libre par le Parti communiste français qui s’en méfiait et lui préférait le général Giraud. Nous renvoyons le lecteur à ce que nous avons écrit précédemment sur le sujet. Or, il fallait au dictateur être en prise sur le mouvement communiste international comme il l’était maintenant à la tête de l’Armée soviétique (appellation qui remplaça fort à propos à la même époque celle d’Armée rouge). La dissolution de l’Internationale, cette « boutique », permettait de liquider le dernier relais existant entre les Partis « frères » et lui. Ce faisant, il donnait l’impression aux alliés qu’il libérait ces partis de leur sujétion et devenaient des partis nationaux comme les autres, et non plus internationaux. Ce qui était bien évidemment faux comme l’ont montré les archives de l’Internationale Communiste consultées par de nombreux historiens.

3. LE 15 MAI, LE GRAND-AMIRAL ALLEMAND KARL DÖNITZ ENVOIE LE MESSAGE SUIVANT A SES COMMANDANTS : « L’ennemi nous a dépassés pour le moment de plusieurs longueurs dans son effort de priver le sous- marin de son invisibilité par la détection radio. Je suis pleinement conscient de votre situation difficile dans la lutte contre la défense. Soyez assurés que j’ai pris, en tant que commandant en chef, toutes les mesures nécessaires avec toute ma force, et que je continuerai à en prendre afin de modifier les conditions actuelles dans le plus court délai possible… » Le Grand Amiral invite les sous-mariniers à opposer « ingéniosité, savoir et volonté de fer » à la nouvelle technique de l’ennemi. Mais tous les équipages de « loups gris » ont osé le maximum de tout temps; ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes et justement dans les semaines passées. Maintenant ils sont à bout. La volonté la plus énergique a ses limites face à une technique et à des armes supérieures. Le nombre des U-Boote repérés, bombardés et détruits augmente de jour en jour. En mai, jusqu’au 22, 31 sous- marins n’ont plus donné signe de vie et doivent être considérés comme perdus. Effectivement le total des pertes du mois « de mai noir » de 1943 se monte à 41 U-Boote. Le 24 mai, Dönitz en tire la conséquence et rappelle tous les sous-marins restants. Dans ses messages aux officiers des U-Boote, il donne comme raison « la supériorité actuelle des appareils de détection ennemis » et parle d’une période de transition jusqu’à ce que des armes plus puissantes puissent être données aux sous- marins. Dönitz : « L’issue de la guerre dépend du succès ou de l’échec de la bataille de l’Atlantique. » En mai 1943, la bataille de l’Atlantique était définitivement perdue. La reprise, tentée par la suite, ne pouvait rien y changer; l’avance technique des Alliés ne pouvait plus être rattrapée malgré les améliorations apportées aux armes sous-marines.

4. LE GÉNÉRAL MAC ARTHUR EST NOMME COMMANDANT SUPRÊME DES OPÉRATIONS COMBINÉES DU PACIFIQUE.

5. EN FRANCE, LES TROIS PRINCIPAUX MOUVEMENTS DE RÉSISTANCE SE SONT FONDUS DANS LES MUR durant les premiers mois de 1943. Le Var fournit à leur direction provençale plusieurs de ses membres : John Mentha, qui participe au premier directoire régional, le colonel Duboin, chef régional de l’AS, qui est arrêté le 27 avril et choisit le suicide, Henri Sarie, chef départemental de Combat qui devient chef régional des MUR en juin, avant d’être désigné comme préfet de la Libération et remplacé par Max Juvénal en octobre, ses deux adjoints au directoire, Frédéric Fortoul, pour Franc-Tireur, chargé des Groupes francs et Georges Cisson, chef régional de Libération, qui prendra ensuite la responsabilité régionale du NAP et de la presse, Frank Arnal, membre du réseau F2 puis de Combat, chef régional du SR des MUR.

6. LE 15 MAI : PREMIÈRE RÉUNION DU CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE A PARIS, 48, rue du Four sous la présidence de Jean Moulin. Celui-ci, regroupe tous les mouvements de résistance et tous les partis politiques, considère que seul le général de Gaulle est le chef et le symbole de la France libre. Giraud est récusé. Le 27 mai, à la séance inaugurale du Conseil National de la Résistance présidée par Jean Moulin, Louis Vaillant représentera la CGT et Gaston Tessier la CFTC.

1944 – 15 mai :

1. FORCES ALLEMANDES – Groupe d’armées G, les généraux von Blaskowitz et Wiese, inspectent le secteur de la 19è armée allemande à l’Est du Rhône (Gaujac P. Le 13 mai, le maréchal Rommel, revenu en Normandie, a placé le général Blaskowitz à la tête du groupe d’armée G qui comprend les 1ère et 19ème armées).

2. UNE GREVE EST PRÉVUE AUX FCM DE LA SEYNE – Vers le 15 mai, le syndicat CGT des FCM de La Seyne décida une grève, vers 11 heures. Une foule de 300 à 400 personnes se rassembla en cortège devant la porte principale et défila jusqu’à devant l’Hôtel de Ville. La direction du syndicat – mais des manifestants aussi – envahit le hall de la mairie. Les cris fusent “du pain”, “des abris”, chacun y allait aussi de son qualificatif à l’adresse du maire, de son adjoint et d’un chef de service arrêtés sur le perron, sans voix, stupéfaits. Même la police ne les protégeait plus, ni s’opposait aux ouvriers, maîtres de la rue. Ces “édiles” si arrogants durant plus de trois ans sentaient qu’il leur faudrait un jour rendre des comptes et ils pensaient surtout à s’en sortir, à assurer leurs arrières. Dans les jours qui suivirent, le ravitaillement fut un tout petit peu amélioré : pommes de terre et surtout les matières grasses, la viande, etc… dont les tickets de rationnement n’avaient pas été honorés (Louis Puccini, La Seyne et la Résistance).

3. DÉPORTATION D’UN SEYNOIS – 15 Seynois sont morts dans les camps de concentration nazis en 1943, 1944 ou 1945. Parmi eux : HAYEM Etienne – Né le 18 juin 1901 à Paris (7e), déporté vers les pays Baltes (Kaunas/Reval) par le convoi n° 73 du 15 mai 1944 au départ de Drancy le 15 mai 1944, mort en déportation à Kaunas/Reval (Lituanie/Estonie). Enregistré malencontreusement sur le site du Mémorial de la Shoah comme « Madame Etienne HAYEM » (Marius Autran, tome 2, 1988, avec des notes de son fils Jean Claude).

4. LE TRANSPORT D’HYDRAVIONS « COMMANDANT TESTE », OFFICIELLEMENT RESTITUE PAR L’ALLEMAGNE A LA FRANCE LE 15 MAI, est conduit le 19 au Lazaret pour y être gardiennée. Situation des bâtiments sabordés remis à la Marine Française : conformément aux accords conclu à Wiesbaden, les bâtiments suivants seront remis à la France au fur et à mesure qu’on en débarquera les charges de sabotage préparées par les Allemands : Dunkerque, Strasbourg, Commandant Teste, La Galissonnière, Jean de Vienne, Foudroyant, L’Adroit, Mameluck , Mogador, Volta, Guépard, Verdun, Le Bordelais, La Palme, Le Mars, Aurore, Diamant, Fresnel, Pascal, Redoutable, Théthis, Euridice, Sirène, Galatée (Saibène M., Toulon et la Marine, nd).

1975 – 15 mai : NAISSANCE A TOULON D’ISABELLE, FILLE D’HENRI ET CATHERINE RIBOT, ENSEIGNANTS A SANARY. Catherine Ribot, née Werotte, est née à Saint-Mandrier ; elle est la fille cadette de Marguerite Ajello, née à Saint-Mandrier en 1924 et décédée en 2013. Sa grand-mère Marie Sophie Jouvenceau, veuve de Louis Ajello, décèdera elle-même en 1975.

1979 – 2 avril au 15 mai : Le croiseur « Colbert » reprend la mer pour l’exercice « Dawn Patrol », avec le « Clemenceau », le « Tartu », les sous-marins « Daphné » et « Agosta ».Le 2 avril, le croiseur lance-missiles « Colbert » avait rejoint le port de Marseille où il avait reçu des milliers de visiteurs à son bord.

1981 – 15 mai : DÉCÈS DE LA PRINCESSE GALITZINE, née Marina Petrovna Romanov, princesse de Russia, à Six-Fours-les-Plages, France, et fut inhumée au cimetière orthodoxe de la Caucade de Nice. (C. Arnold McNaughton, The Book of Kings: A Royal Genealogy).

1987 – 15 mai : MORT DE L’ACTRICE AMÉRICAINE RITA HAYWORTH.

1992 – 15 mai : FUNÉRAILLES DE Mme RIBOT ERNESTINE, EPOUSE DE M. RIBOT AMÉDÉE ET MÈRE D’HENRI RIBOT. Elle est enterrée dans le caveau familial de La Seyne.

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SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 274e livraison (suite)

Chapelle de Notre Dame de Consolation – Dans les années qui suivent l’érection de la paroisse, la chapelle de Notre-Dame de Consolation, siège de la Confrérie des Pénitents Blancs, voit à son tour le jour. La date précise de sa construction n’est pas connue, mais d’après les messes de fondation, la période de 1570 à 1580 peut être avancée. Elle sera utilisée comme maison commune chaque fois qu’il sera nécessaire de réunir les habitants pour une décision intéressant la communauté, et ce jusqu’en 1690. Même après 1690, et jusqu’à la Révolution, c’est là que les élections auront lieu. Elle servira de même au culte paroissial chaque fois que des réparations seront effectuées à l’église Saint-Nazaire. Au cours de la Révolution, elle deviendra le siège de la Société des Amis de la Constitution, puis du  Comité de Surveillance  avant d’être vendue comme bien national le 7 fructidor An IV. Rachetée, puis rétablie au culte en 1825, avec reconstitution de la confrérie des Pénitents Blancs, des réparations y seront effectuées en 1842 et 1867 (dissoute durant la Révolution, la confrérie des Pénitents Blancs, qui avait la charge de la chapelle dès sa construction, se dissoudra définitivement en 1867. La confrérie est, à cette date, remplacée par la Congrégation des filles). Une statue de la Sainte Vierge sera placée au-dessus de la porte, et la titulaire deviendra Notre-Dame de la Visitation. Elle servira d’ambulance improvisée lors de la catastrophe fenoviaire du 5 février 1871, avant de redevenir église paroissiale pendant la démolition et la reconstruction de l’église Saint-Nazaire entre 1890 et 1892. La chapelle Notre-Dame de Consolation, qui appartient toujours à la paroisse, a subi des travaux de réfection en 1985 et récemment.

(A suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 474e livraison : (suite)

1869 : Armements marseillais – Ouverture du Canal de Suez qui est un élément majeur de la richesse de la Provence et de la richesse de son activité maritime, à commencer par Marseille.

Le yacht impérial L’Aigle transporte l’impératrice Eugénie.

Les 162 kilomètres du canal sont parcourus en 50 heures, uniquement par des navires à vapeur. On économise désormais 4.000 kilomètres pour aller aux Indes et 7.300 km pour aller en Extrême- Orient.

Dans le convoi inaugural, figurent le Thabor, le Godavery et le Peluse des Messageries Impériales, le Touareg de la Société Générale des Transports Maritimes et l’Europe de la Compagnie Fraissinet.

Quelques semaines plus tard, l’Âsie de chez Fraissinet est le premier vapeur en charge à emprunter le Canal de Suez dans le sens sud-nord.

1870 : Armements marseillais –

1. Tournant dans les liaisons maritimes avec la Corse qui étaient pour l’essentiel assurées par les Messageries impériale. A la chute de l’Empire, l’Etat s’efface devant les entreprises privées, à commencer par la Compagnie Générale Transatlantique.

2. La Compagnie Valéry devient aussi 1er adjudicataire des services postaux d’Algérie qui commande huit nouveaux navires aux chantiers de Glasgow afin de répondre à cette demande. Quelques années plus tard, cette aventure sera la cause de sa faillite.

(à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 180e livraison :

La-Seyne-Place-Martel-Esprit.

1904 – 15 mai : L’INSTALLATION DES NOUVEAUX ÉLUS SEYNOIS DU PREMIER MAI SE FAIT LE DIMANCHE 15 MAI. Auparavant, la veille au café Belle-Vue, un groupe de socialistes du Bloc de gauche était réuni en une agape intime pour exprimer une fois encore aux édiles sortants leurs sympathies et les féliciter de l’excellente besogne accomplie dans la localité pendant leur gestion. Les citoyens A. Bernard, J. Bernard, E. Ginouvès et V. Giraud étaient présents et ont été très touchés de cette manifestation spontanée émanant du parti républicain du pays. Dans l’après-midi, à 3 heures, une partie du nouveau conseil municipal de La Seyne vient installer les nouveaux élus du premier mai, MM. Siffroy Peyret et Emile Giraud conseillers municipaux. MM. C. Eyriès et E. Torel présentés par le bloc de gauche n’ont pas été élus. C’est par voie de mer que «La Patrie Française » arrive et débarque au Creux Saint-Georges, où le cortège se forme aussitôt pour se rendre à la mairie. Deux cents Seynois et Seynoises environ se groupent et donnent à la manifestation un cachet qui aurait certes manqué sans leur présence. Deux agents de police, puis MM. Pétin maire, Audibert et Peyret, adjoints ceints de leurs écharpes, ouvrent la marche…sans bruit ni…trompettes, car la «Conciliation» notre petite musique qui fut toujours si dévouée, se trouve anéantie depuis plusieurs mois, faute d’éléments et aussi de directeur. Enfin on arrive à la mairie, M. Pétin présente le nouvel adjoint spécial qu’on applaudit Ensuite, Maire et adjoints paraissent au balcon et là «en présence de plus de Seynois que de Saint-Mandrierens », M. Pétin prononce une harangue où il fait connaître l’intention des nouveaux élus. Le cortège se forme de nouveau, où l’on remarque MM. Belfort, ancien maire, Aune, J. Guérin président de La Seynoise, plusieurs musiciens de cette société et «L’Avenir Seynois », Leboreterf et Giraud Thomas évincés du Conseil Municipal par le sectionnement électoral, Henri Plan directeur de l’école de garçons de Saint-Mandrier. Après s’être rafraîchis au Café Peyret, Seynois et Seynoises reprennent le steam-boat pour la commune-mère. Le bateau quitte l’appontement. A bord on chante « La Marseillaise » et notre hymne national est demeuré sans écho parmi les manifestants du quai. Ce n’est pas de gaieté de cœur que les habitants de la section ont accueilli ces nouvelles mesures ! (cf. Gisèle Argensse, 1989, p. 127)

(à suivre).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

Quelle belle surprise !

Au rayon parfumerie, Webber demande un flacon de Chanel n°5 pour l’anniversaire d’Isabelle.

« Quelle belle surprise ! » s’exclame la vendeuse.

« Oh que oui » rétorque Webber « surtout parce qu’elle s’attend à une croisière dans les fjords norvégiens ! »

Je souhaite un bon mercredi  à tous ceux qui suivent nos éphémérides et leur dis à demain !!

Affectueuses pensées à Webber, Olivier, Raphaël et, surtout, à Isabelle pour son anniversaire.

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