ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 11 MAI 2024, 13e ANNÉE (n° 4145).
ILLUSTRATION. Signes, la bergerie de Siou Blan (cliché . H. Ribot).
FÊTES

Le 11 mai, nous fêtons les 68 000 ESTELLE de France qui tiennent leur prénom de sainte Estelle, une sainte catholique dont on sait fort peu de choses. Originaire de Saintes, et ayant entendu les enseignements de saint Eutrope, premier évêque de cette région, elle se fit baptiser et alla vivre près de lui comme disciple. Son père la fit mettre à mort dans les arènes de Saintes et son corps fut enseveli dans le tombeau même d’Eutrope.
Nous fêtons également MAMERT de Vienne ou saint Mamert, mort en 475, le premier des trois saints de glace (avec Pancrace et Servais) traditionnellement célébrées les 11, 12 et 13 mai de chaque année. Évêque de Vienne à partir de 462, il introduisit en Gaule la procession des Rogations à partir de 470, pour mettre fin à une série de calamités naturelles. Mamert convoqua un synode à Vienne entre 471 et 475. Il assista au synode d’Arles de 473, où l’on jugeait la doctrine de la prédestination d’un prêcheur gaulois nommé Lucidus. Son sarcophage, retrouvé dans les années 1860 est conservé dans l’ancienne église Saint-Pierre de Vienne, aujourd’hui musée archéologique Saint-Pierre. Sur la commune de Plaissan dans l’Hérault (34), une chapelle Saint-Mamert est située au sommet d’une colline du même nom. L’édifice est en ruine.
Nous fêtons les Mamert.
Premier des Saints de glace, il renvoie aux observations populaires selon lesquelles les gelées sont encore possibles jusqu’au 13 mai, avec le dernier des trois Saints de glace Saint Pancrace. Mamert est un Prénom Mixte, mais majoritairement masculin.
Dans le calendrier républicain, c’est le 22e jour de floréal An II, dédié à la FRITILLAIRE, une plante herbacée appartenant à la famille des Liliacées.
DICTON

« Gare s’il gèle à la sainte Estelle ».
PENSÉE
« Pour dompter les âmes barbares et les détourner de l’injustice et de la cruauté, ce n’est pas la vérité qui est utile, car elles ne peuvent la concevoir ; c’est donc l’erreur, un conte, une parabole. De là la nécessité d’enseigner une foi positive. » (Schopenhauer – Douleurs du monde, pensées et fragments. Préface et notes de Didier Raymond, traduit de l’allemand par Jean Bourdeau. Rivages poche / Petite bibliothèque, n°57, 1990, p. 192.
MÉTÉO MARINE DU JOUR

(Juin 2002 – Siou blan. Diapo. H. Ribot)
Pour Sanary-sur-Mer : Pas d’avis de coup de vent. Un faible flux de secteur Nord prédomine sur le Sud-Est du bassin. Sur l’Ouest et le Nord il est faible et assez irrégulier de secteur Sud.
La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec le bon ensoleillement qui se confirme
Beau temps peu nuageux. Le soir, ciel clair.
Vent d’E force 2 tournant SSW en milieu de journée puis SW. Rafales atteignant 10 noeuds en milieu de journée. Mer belle. Houle petite et courte de SW. Visibilité excellente.
ÉPHÉMÉRIDES.

(avril 1965 – Siou Blan, préparation du voyage en Iran le car Renault en essais)
330 – 11 mai : FONDATION DE CONSTANTINOPLE – Le 11 mai 330, sur les rivages du Bosphore, l’empereur Constantin inaugure solennellement la nouvelle résidence impériale qui portera désormais son nom : Constantinople.
1225 – 11 mai : Donation à parts égales à Montrieux, à la Verne et au Thoronet d’un droit seigneurial sur des salines de l’étang de Fabrégat, exploitées sous contrat de facherie – Adalasie / Adalaxis, veuve de Guillaume Rainaud, chevalier, donne à parts égales aux chartreux de Montrieux et de la Verne et à l’abbaye du Thoronet un droit seigneurial sur des salines situées à l’étang de Fabrégat et exploitées sous contrat de facherie ; ce droit consiste à percevoir la moitié du sel produit. Acte scellé de la bulle de plomb des coseigneurs d’Hyères ; parmi les personnes présentes : Poncio Amielo (Boyer R., le Cartulaire de Montrieux, dactyl. ; Maurel M., 1974).
1300 – 11 mai : Puchada de Mont Caut (archives municipales). Moncau : quartier rural, commune de Marseille, entre Saint-Barthélemy et Saint-Just. Première mention : Podium Calvum, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n° 40)
1301 – 11 mai : Figueria (charte aux archives municipale). La Figuière – ravin, commune de Marseille, quartier de Séon. Première mention : La Figairessa, 20 avril 1287 (ibid.).
1403 – 11 mai : EXEMPTION D’IMPOTS – Lettre de Louis, roi de France, portant cassation des impositions de lods et autres droits, pour ceux de l’Eglise et ceux qui seront en guerre. (Eugène Castellan, 1937, p. 21)
1447 – 11 mai : Arbitrage royal concernant les limites des réserves et des querelles entre les habitants et les seigneurs d’Ollioules : LA CHARTE AGRICOLE D’OLLIOULES, qui géra les conflits ollioulais jusqu’à la Révolution, établissait la réglementation entre seigneurs et habitants de l’usage des eaux de la Reppe et du pâturage, mais aussi l’utilisation du domaine public qui recevait un cadre très précis par lequel la liberté de chacune des parties était clairement définie. Le roi René est pris comme arbitre par les gens d’Ollioules au sujet d’intérêts majeurs tels que la réglementation entre seigneurs et habitants, des eaux de la Reppe et celle du pâturage. … ils lui ont déféré leurs vœux et griefs … et celui-ci de leur déléguer un de ses maîtres rationaux, Vital de Cabanes, seigneur de Puy-Ricard… « Tu jugeras les questions pendantes, tant en droit qu’en équité, sommairement et simplement, sans forme ni figure de procès, sans procédure, sans chicane, et en écartant toutes oppositions frivoles, rien que sur l’examen des faits de la cause ». [Vital de Cabanes trouve sur les lieux des arbitres déjà nommés qui l’attendent pour qu’il préside à l’accomplissement de leur ministère… il leur tient ce langage :] Les contestations en suscitant des haines préparent des actes criminels. Il est de la dernière importance que les bons rapports d’autrefois se rétablissent, tant pour prévenir de gros frais que pour satisfaire à la justice divine ; il ne faut pas que la bonne amitié souffre de l’esprit de contention ». [Et les arbitres de répondre que l’objet de leur mandat est bien effectivement la paix, « que toute aigreur doit disparaître de part et d’autre, que des deux côtés devront être assurés et régner à jamais un attachement, une affection réciproques. Vital de Cabanes écouta les griefs de chacun et tenta en vain de les amener à transiger. Aucun accord ne pouvant se faire, une sentence arbitrale fut donc rendue, que sanctionnait le roi René par des lettres patentes datées du 11 mai 1447.. La cinquième partie de cette transaction passée par devant le seigneur Vitalis de Cabanes concerne, entre autres « Un certain moulin à blé, orje et autres grains des dits seigneurs avec tous les fossés, récluses, engiens et fourniments d’y celui, appelé vulgairement le moulin de la tourre, parce qu’il y a d’avec celui-cy une certaine tour bâtie tout auprès du dit lieu d’Ollioules. Confrontant des deux parts, sçavoir, du Midi et du Couchant, avec la cauquière et jardin des héritiers de Pierre M…, et des autres parts, avec des chemins publics. ». Au sujet de l’eau de la Reppe et l’alimentation des jardins qui s’étendent jusqu’à Rastidor (le Roustidou) : celle-ci sera utilisée quatre jours par semaine depuis l’aurore jusqu’au crépuscule pour les jardins des particuliers et autres possessions, pourvu qu’il en reste pour les moulins ; les coseigneurs la prendront un jour pour arroser leur jardin et leur possession ; les moulins en auront le total usage les jours restant. Le texte prévoit le cas du manque d’eau dû à la sécheresse. Les jardins seront alimentés dans l’ordre de la sortie des gorges jusqu’à l’isle Baudoin et celle de Rastidor. Une sanction de cinq sous le jour et dix la nuit sera appliquée par la cour des coseigneurs en cas d’infraction (Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary).
C’est dans le contexte de reprise agricole qu’il faut placer cet arbitrage royal d’Ollioules qui est une véritable charte agricole établissement nettement les droits et devoir de chacun des contractants, seigneurs et habitants ; cet arbitrage sera d’ailleurs suivi le 13 mai 1520 par l’achat de l’affranchissement définitif d’Ollioules, qui rendra la Communauté totalement indépendante de ses seigneurs.
1511 – 11 mai : A OLLIOULES, JAUME DEYDIER ACHÈTE UNE VIGNE A HONORAT DE LA PREA, FERMIER DU MOULIN DE LA TOUR. Honorat de la Préa, de paysan qu’il était, s’est fait meunier ; il vient d’affermer des seigneurs d’Ollioules leur moulin de la Torre, et, dans son besoin d’argent, le 8 avril 1511, au prix de 68 florins, il vend à Jaume Deydier la moitié d’une vigne qu’il partage avec son frère Johan. Ce dernier fera bientôt de même (De Ribbe, 1898, p. 418-419).
1552 mai : PERMISSION DE VOITURER LE VIN, TANT PAR MER QUE PAR TERRE, ET LE PASSER DANS TOLLON, SES FAUBOURGS ET TERROIR – 11: Il apert par un inventaire de communication des pièces de la susdite communauté de Six-Fours, défendeur et opposant contre les consuls et communauté de Tollon, remises par-devers Messieurs les trésoriers généraux de France, délégués par sa majesté pour lui donner avis sur la requête et articles desdits consuls de Tollon du 29 novembre 1585, par lequel il apert avoir été remis la copie d’une requête donnée par lesdits syndics à Messieurs les archiveres (archivistes) et Maître Racionaux, pour être maintenus en leurs privilèges, franchises et exemption, avec la copie des articles de la grande et insupportable charge dudit lieu de Six-Fours, signé Ollivier, contenant cinq feuillets, tous écrits. Plus un extrait d’arrêt de la Cour, par lequel est permis auxdits syndics de Six-Fours, voiturer et faire charrier telle quantité de vin que bon leur semblera, tant par mer que par terre, et passer dans ladite ville de Tollon, ses faubourgs et terroir, avec inhibitions de les troubler, du 11 mai 1552 (Jean Denans, 1713).
1559 – 11 mai : Bastide des Ollives (registre aux archives de la Major). Les Olives – village, commune de Marseille. Terres de la famille des Olives (registre de la Major, n° 40, folio 115). L’église était succursale sous le titre de la Nativité ; mais une partie du territoire était de la paroisse de Saint-Julien (Calendr. 1713, p. 174 et 178).
1623 – 11 mai : Marseille – le premier Monastère de l’Ordre de la Visitation « Les Grandes Maries » est implanté au Panier. Un second, qui avait pour nom « Les Petites Maries », fut édifié aux Aygalades en 1848 et démoli en 1962.
1670 – 11 mai : OCTAVE DES MORTS – Maître Jacques Denans, mon père, ayant résolu de fonder à la susdite église collégiale une octave des morts, sur la proposition qu’il en fit, il en fut empêché. Toutefois, pour parvenir à son pieux dessein, en l’année 1663, il aurait obtenu de faire prêcher ladite octave par le Révérend père Ambroise de Tollon, prédicateur capucin, envoyé par ses supérieurs aux fins de donner commencement et établir une nouvelle dévotion à ladite église, sans y avoir pu réussir aussitôt qu’il l’aurait voulu. Cependant, père étant toujours à son pieux dessein, par permission expresse de Messire Guilheaumes Montaigne, prévôt en l’église cathédrale de Tollon, vicaire général et officiat de Monseigneur l’évêque de ladite ville, par acte reçu par moi le 11 mai 1670, ledit Maître Jacques Denans et Damoiselle Honorade Denance, sa femme du second lit, ont fondé l’octave de prédication pour les morts, dans la susdite église collégiale St Pierre, à perpétuité et à chaque jour, durant l’octave des morts, portant que le prédicateur sera tenu tous les jour de l’octave de célébrer ou faire célébrer une messe de requiem dans ladite église, pour les plus proches parents décédés desdits fondateurs et pour eux, après qu’ils seront décédés. Que le prédicateur sera présenté à Monseigneur l’évêque toutes les années, par ledit Maître Denans, sa vie durant, et après son décès par ses héritiers et successeurs ou par tel d’iceulx que bon lui semblera en disposer, pour laquelle ils ont donné et assigné la somme de trois cents livres (300), à raison de la moitié chacun (Jean Denans 1713).
1709 – 11 mai : Arrêté du Parlement portant que toute personne est tenue de déclarer ses grains et légumes semés et recueillis – Le Conseil d’Ollioules désigne deux de ses membres pour effectuer le contrôle car la Communauté est contrainte de payer le denier du Roi, et sollicite de ses fermiers une avance de 2000 livres sur le montant de leurs enchères (mouture et piquet) .
De même,] la Communauté doit loger un régiment de cavalerie, payer la somme de 1400 livres pour les troupes du roi qui étaient restées sur la frontière en 1709, et verser chaque jour 9 livres à la Compagnie franche de la Marine qui a ses quartiers à Ollioules.
Elle fournit également 577 livres pour le louage des mulets fournis à l’armée du Piémont ; et débourser des sommes importantes à l’occasion des victoires remportées en Espagne.
Ce qui explique pourquoi elle délibère de poursuivre en justice celles de Tourves et de Saint-Nazaire ainsi que des particuliers du Castellet qui l’ont empêchée de prélever à Tourves le blé qu’elle venait d’y acheter. « En raison de la disette du blé qui sévissait … un achat fut fait à Tourves ; le marché conclu, au moment du prélèvement du dit blé, il y eut des protestation de la part des habitants de la localité ; ces protestions étaient suivies d’un rançonnement sur la prise de la marchandise, et de voies de faits.
De même, attendu la grande disette du blé, et la misère des habitants faute d’avoir du pain, le Conseil délibère d’emprunter 3000 livres pour acheter du blé. De même 45 livres sont attribuées au titre de la dîme des chandelles à l’hôpital de St-Jean-Baptiste à cause de la misère du temps.
Requêtes de Gaspard Collomb et Antoine Establier, fermiers de deux moulins de la Communauté, en dommages et intérêts à cause de la disette du blé, et de François Buisson, fermier de la Plantade, en dommages et intérêts à cause des rigueurs du froid de l’hiver dernier qui a brûlé les oliviers et figuiers de la propriété.
[Le Conseil approuve toutes les dispositions prises par les Consuls au sujet de l’achat du blé et d’orge, ainsi que pour leur vente et celle du pain en provenant] ; décision d’emprunter afin d’acheter 300 charges de blé. De même, une action est intentée contre un particulier de Vidauban, Joseph Meyffredy, pour non-livraison de 100 charges de blé qu’Ollioules lui avait achetées (convention du 18 avril 1709).
Le Conseil accepte la proposition de quatre boulangers d’Ollioules qui offrent de se charger de l’achat des grains et d’assurer la nourriture des habitants ; le prix de vente étant celui imposé à la ville de Toulon. Décision est prise de confisquer le pain blanc que les autres boulangers pourraient pétrir.
Le 3ème escadron du Languedoc n’étant pas venu loger à Ollioules, la Communauté décide de livrer une partie des grains et avoine aux particuliers pour ensemencer leurs terres et ce, au prix d’achat, et de garder le reste en magasin ».
1721 – 11 mai : LA PESTE DANS MARSEILLE – Du fait de la présence de la peste dans la ville, Marseille ferme ses portes, mais des milliers d’habitants se sont déjà enfuis à la campagne ; les magasins ferment (André Maurice – La peste à Marseille).
1722 – 11 mai :
1. LE RETOUR DE L’EPIDEMIE A MARSEILLE PROVOQUA UNE RÉUNION A TOULON DES REPRESENTANTS DES LOCALITES DE SA REGION (Vallentin du Cheylard Roger – Notice historique sur Sanary, Lorisse, Paris, 2000, 110 p.) : Ce procès-verbal était évidemment un « trompe-l’œil » destiné uniquement à faire cesser les craintes et à rétablir le commerce ». Ces dates sont fausses. Le même document constate que la viguerie avait été « entièrement détruite par la peste ». C’est là encore une erreur, car Sanary dut à la salubrité de son climat d’être singulièrement privilégiée). Les dispositions, enseignées par une douloureuse expérience, furent aussitôt mises en place par les villes et villages de la viguerie de Toulon. A Toulon, une assemblée générale, à laquelle participèrent les consuls et autres représentants des localités de cette viguerie, fut tenue sur la convocation du commandant de la place, M. Dupont, et en présence de M. d’Antrechaus, le premier consul héroïque de 1721, qui remplissait les fonctions de viguier. Cette assemblée eut pour tâche de coordonner les différentes mesures de prévention à exécuter par les autorités responsables dans leurs domaines respectifs. Parmi ces mesures, celles constituant les cordons sanitaires furent justement renforcées. La Seyne eut à veiller particulièrement, avec le concours de la Marine, sur le littoral de la commune donnant sur la haute mer, de Fabrégas à Saint-Elme et à Cépet tandis que les voies d’accès terrestres furent surveillées comme en 1721. Conjointement avec Saint-Nazaire, Six-Fours dut monter la garde sur sa côte, Les Embiez et Le Brusc, l’avenue d’Aran; Ollioules eut la charge des avenues de Valbertrand, Faverolles et Toulon, celle de la Courtine, la route des gorges et leur issue tandis qu’Evenos dut assurer des postes dans les gorges du Destel, au Broussan, à Saint-Lambert et à Saint-Estève. Pour Saint-Estève, Le Beausset et La Cadière fournirent une contribution d’un détachement de quatre hommes chacune. Mais l’alerte de Marseille n’eut pas de suites et on n’eut pas à souffrir une nouvelle et épouvantable calamité (Louis Baudoin, 1965, p. 225-226).
2. LE SERVICE DE SANTE DE SANARY DECIDE LA MISE EN QUARANTAINE, APRES PASSAGE A L’EAU SALEE, DE SIX FILLES venant de Marseille qui doivent aller travailler à la madrague des Embiers (Rotger B., 1984)
1765 – 11 mai : Chemin dit le Bousquetier – chemin, commune de Marseille, quartier de Saint-Julien, 11 mai 1765 (registre aux archives de la Major).
1790 – 11 mai : LES ARSENAUX FRANÇAIS SONT VIDES – Dès le mois de mai 1790, les arsenaux de Toulon étaient vides. D’après la circulaire du ministre de la Guerre du 11 mai, la situation était partout la même (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon).
1793 – 11 mai :
1. DE TOULON, LES REPRÉSENTANTS BEAUVAIS ET BAILLE LANCÈRENT UN APPEL AUX MARSEILLAIS LES ADJURANT DE NE PAS MÉCONNAITRE LA CONVENTION. Cet appel s’adressait également à l’ensemble des populations alentour en grand danger de famine (11 mai) liée aux réquisitions arbitraires de plus en plus nombreuses et aux intempéries qui raréfiaient les denrées et entraînaient la hausse des prix aggravée par un assignat tombé à 45% de sa valeur nominale (soit 10% de moins depuis novembre).
Dans les trois premières semaines de mai, le pain passait à cinq sous six deniers et les rares charges délivrées pour tenir une semaine se monnayaient officiellement cent cinq livres l’une soit trois fois et demie le prix payé au 1er novembre. La viande se vendait au même moment quatorze sous la livre de mouton (contre dix en février) et dix sous la grosse viande (contre cinq en février).
A la mi-mai, des boulangeries furent assaillies par les indigents que les municipalités parvinrent avec peine à apaiser.
L’ordonnateur Puissant, nommé le 1er avril, n’arriva qu’en mai à Toulon, trop tard pour calmer l’effervescence que la municipalité jacobine tentait de contenir en ayant fait incarcérer au fort Lamalgue soixante-treize notables, la plupart chefs de l’escadre, républicains tel le contre-amiral Saint-Julien, et royalistes avérés tels Lebret d’Imbert, de Missiessy, De Venel, de Goye.
(Nota : Joseph Maurice Puissant de Molimont, né le 9 juin 1740 à Chaumont en Bassigny – Ordonnateur de la Marine à St-Malo le 1er octobre 1792 puis à Toulon le 1er avril 1793). Les ouvriers de l’arsenal avaient déjà envoyé à la Convention une adresse insolente : « Nous voulons la tranquillité dans nos maisons et le pain dans nos familles : vos papiers monnaie et vos indécentes décisions nous montrent par expérience que nous commençons à manquer de l’un et de l’autre ». Ayant pris connaissance de ces difficultés, la Convention autorisa l’arrestation des navires neutres portant des marchandises appartenant aux ennemis de la France, le temps de la confiscation de ces dernières. Pour ce faire, le Borméen François Mourdeille armait à Marseille le corsaire République Française (Fait prisonnier à Alicante par les Espagnols, Mourdeille s’évada, et ramena une prise Espagnole à Toulon en octobre 1794. Il commanda ensuite les bricks Concurrent et Révolution contre les Anglais, mais, fait prisonnier, il se retrouva sur leurs pontons. Il fut libéré à la Paix d’Amiens en 1802). En octobre, neuf vaisseaux marchands hollandais seraient capturés par deux corsaires provençaux, croisant par le travers des Embiez ; ils furent considérés comme étant de bonne prise et détenus, par la suite, dans le port de Sanary (Henri Ribot, LES VOLONTAIRES de l’An II – L’Aurore de la République).
2. LE CONSEIL DU BEAUSSET CONTINUE DE S’OCCUPER DE L’ARMEMENT DE LA GARDE NATIONALE. Deux cents fusils, cent sabres et quatre-vingts baudriers ont été commandés à un marchand quincailler de Marseille. La municipalité écrit à son homologue phocéenne pour lui demander d’autoriser la sortie des armes de la ville de Marseille (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
3. LES BOULANGERS DU BEAUSSET ONT DEMANDE UNE AUGMENTATION DU PRIX DU PAIN « ATTENDU LA CHERTÉ DES BLES ». Le conseil considère que le prix de 5 sols la livre de pain pèse bien lourd sur la classe indigente, mais se voit obligé d’accepter une augmentation du prix du pain blanc à 5 sols 6 deniers la livre. Et malgré ce, des habitants du Beausset ne peuvent, le même jour, se procurer du blé chez les marchands de Toulon. Quant aux boulangers, ils n’ont pu s’y procurer « avec bien de la peine » que peu de grains, qu’ils ont payé le prix (exorbitant selon eux) de 105 livres la charge. Les boulangers du Beausset envisagent même de ne plus pouvoir faire de pain. Et les édiles municipaux de traduire immédiatement : « la classe la plus indigente des habitants du lieu va manquer de pain ». Et quand le peuple qui n’a déjà plus les jeux, n’a plus de pain ! C’est le spectre de la famine, et d’une révolte sociale de la faim, qui commence à planer. Etienne Paul est de nouveau envoyé à Toulon pour demander des secours en blé au directoire du département. Il n’obtient que 30 charges de blé, tout juste de quoi approvisionner les trois boulangeries du village pendant une semaine (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
1798 – 11 mai (22 floréal) : COUP D’ÉTAT DES DIRECTEURS DU 22 FLORÉAL QUI INVALIDENT LES DÉPUTÉS JACOBINS (Jean-Charles Volkmann). Le 11 mai 1798 (22 floréal), il fallut frapper à gauche et ce furent des députés jacobins qui furent invalidés (Lucien Bély, Histoire de France, édit. Gisserot, 1997).
–1815 – 11 mai :
1. LE TROISIÈME BATAILLON D’ARTILLERIE DE MARINE PART POUR L’ARMÉE DES ALPES ainsi que le 58e d’infanterie dont seul un petit dépôt reste à La Seyne, logé à l’ancien séminaire (Louis Baudoin, 1965, p. 451-452)..
2. LE MAIRE DE LA SEYNE REÇUT DU PREFET DU VAR UNE CIRCULAIRE PRESCRIVANT D’APPLIQUER LE DECRET IMPERIAL DU 28 MARS 1815, concernant la organisation des équipages de haut-bord destinés à l’armement des vaisseaux de guerre et à la mise au complet des effectifs des régiments artillerie de marine et des bataillons d’ouvriers militaires. La circulaire précisait : « Les hommes seront réunis au chef-lieu du département, à Draguignan, pour être, de là, dirigés sur Toulon ; ceci pour tous les individus ayant appartenu au 2e régiment d’artillerie de Marine. aux équipages de haut-bord et de flottille. Cette mesure s’applique aussi à ceux ayant servi au bataillon des ouvriers de marine du port de Toulon, y compris les déserteurs, hommes en congé, etc. Cette levée est prévue en vue de la défense du port de Toulon et de sa belle flottille. Draguignan, le 11 mai 1815. «Signé : Baron DUFERMON (Louis Baudoin, 1965, p. 450-451)
1829 – 11 mai (fol. 23′)- — Conseil municipal de Toulon – Traitement d’un quatrième vicaire pour l’église Saint-Louis. — Suppression du traitement et de l’indemnité de logement alloués au budget pour le chapelain du hameau des Pomets. — Demande d’une somme de 2.875 fr. pour la réparation de la tribune et de l’orgue de la paroisse Saint-Louis. — Le curé Michel demande un secours de la somme de 4.000 fr. pour la paroisse majeure Notre-Dame. — Rectifications proposées au plan d’alignement des rues et places de la ville. — Construction d’une fontaine et établissement d’un réverbère à la rue de l’Hôpital. — Etablissement d’un réverbère à la rue Fougassière (délibérations du Conseil municipal de Toulon).
1861 – 11 mai : GEORGE SAND, LE VOYAGE DIT DU MIDI : “11 MAI (SAMEDI) A LA MAISON.
« Affreuse bourrasque toute la nuit, tout le jour, tombe un peu à la nuit, reprend ce soir. Le ciel est gris, la mer vide de bâtimens et affreuse de houle. J’ai beaucoup souffert des reins cette nuit. Je m’endors à 5 h et je vais mieux en m’éveillant bien dans le jour et ce soir aussi. Botanique. L’ornithogale arabicum divergens est fleuri sur la colline. Elle est superbe, mais j’ai bien du mal à la spécifier. Encore l’est-elle bien ? Plantago coronopus corne de cerf des Sablettes, où Maurice a été ainsi qu’à Mer Vive malgré le vent. C’est du reste un vent chaud, vent d’est. Je ne sors pas du tout, dîne de bon appétit. Nous mangeons un sard240 très beau mais pas très bon, c’est filandreux – langoustes excellentes toujours pâtisserie exquise, le reste toujours fort médiocre, mauvais pain, mauvaise eau, vin lourd à l’estomac, poisson quelquefois très fin, mais généralement imprégné d’un goût et d’une odeur de varec [sic] qui me déplaisent fort. J’écris à M. Gouin. Je range une masse de plantes ce soir après 3 parties de bésig et une avec Manceau. Tous deux me battent ; j’arrange un chapeau pour Marie. Manceau s’en va de bonne heure après avoir fait sa corvée de cigarettes. Maurice lit Valvèdre. J’ai écrit à Mme Villot ».
1886 – 11 mai : ESSAIS DES CANONS DE 240 mm DU FORT DE SIX-FOURS – Ce n’est qu’en 1881 que le fort de Six-Fours est terminé, et cette fois les emplacements et agencements de 4 canons de 240 sont achevés sur la batterie haute, probablement installés en 1885, et essayés le 11 mai 1886. Ces 4 pièces d’artillerie seront encore en place en 1898 (Cahier du patrimoine ouest varois n°11, Six-Fours).
1906 – 11 mai : LES PRUD’HOMIES DE PÊCHE DEMANDENT A LA MARINE D’ENVOYER UN TORPILLEUR POUR CHASSER LES MARSOUINS – Dans une lettre du 11 mai 1906, adressée à M. l’Administrateur des Affaires Maritimes de Toulon, M BONNEGRACE lui demande d’intercéder auprès des autorités supérieures pour qu’un torpilleur soit employé depuis Cassis jusqu’au Brusc, à la chasse des marsouins et à leur destruction (Patania L., Guillaume J., 2002).
1935 – 11 mai : LE CUIRASSE BRETAGNE QUITTE TOULON – Le 11 mai 1935, ayant achevé ses essais aux F.C.M. de La Seyne-sur-Mer, le cuirassé Bretagne quitte Toulon pour sa nouvelle affectation en 2e escadre (Dumas Robert et Guiglini Jean 1975 ; Marines et Forces Navales, 37, 2006, p. 5 ; Galuppini G., 1981, p. 214-215).
1938 – 11 mai – RETOUR DE LA HS1 A SAINT-MANDRIER – Le 19 avril, une section de trois Loire de HS1 aux ordres du Commandant embarque sur le Commandant Teste qui appareille pour Oran. 11 mai, ils sont de retour à Saint-Mandrier (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
1940 – 11 mai : A 12 H, L’AVISO COMMANDANT RIVIÈRE EFFECTUE DES ESSAIS EN RADE DE BREST ET RENTRE A 18 H. L’affût C.A.Q. de 13,2 est débarqué. Note du commandant : « enrayage très fréquents des mitrailleuses de 13,2 mm Hotchkiss par suite de l’excès de graisse nécessité par l’exploitation de ces armes à la mer. ». Le même jour, son sistership, La Gracieuse, clôture son armement et sera admis le 13au service actif avec premier armement définitif. Bien qu’affectée aux Patrouilles de l’Océan (2ème escadrille d’avisos), La Gracieuse resta à Toulon, affectée provisoirement aux Patrouilles de la Méditerranée occidentale (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).
1941 – 11 mai : TRANSFERT DE L’ÉCOLE DES PUPILLES DE LA MARINE – L’école des Pupilles de la Marine, implantée à la « Villeneuve » près de Brest depuis 1882, y restera jusqu’au 11 mai 1941, année de son transfert en zone libre à Saint-Mandrier.
1942 – 11 mai : BATAILLE DE LA MER DE CORAIL – « La plus grande bataille navale depuis le début de la guerre vient de s’achever après cinq jours de combat acharné. Son enjeu était le contrôle de la Nouvelle-Guinée, et, en particulier, l’accès de l’île de Guadalcanal où s’affrontent Japonais et Américains. Le bilan est lourd de chaque côté (…). Mais les pertes n’ont pas la même importance dans chaque camp car, si les chantiers de San Diego peuvent rapidement remplacer leurs pertes, les Japonais ne sont pas en état de lancer dans de brefs délais de nouveaux porte-avions. La grande originalité de cette bataille (…) a été l’importance jouée par l’aviation embarquée. Les deux escadres se sont combattues sans se voir , ni faire appel à l’artillerie de leurs vaisseaux de ligne. C’est l’aviation des porte-avions qui a accompli l’essentiel de l’œuvre de destruction. » (Le Figaro, du 11 mai).
1943 – 11 mai : MAX JUVENAL ÉCHAPPE A LA GESTAPO VENUE L’ARRÊTER – La Gestapo vient pour arrêter Max Juvénal à son domicile d’Aix en Provence, mais il réussit à s’enfuir et c’est Mme Juvenal qui sera arrêtée et emprisonnée à Marseille pendant 7 semaines. Max Juvenal (« Ovide » puis « Maxence ») réorganisera la Région 2 qui comprenait les Basses-Alpes, les Hautes-Alpes, les Bouches du Rhône, le Var, le Vaucluse et les Alpes-Maritimes. Il aura de nombreuses réunions avec les responsables varois, particulièrement à Toulon. Marc Baron et Yvonne Baron sont arrêtés le même jour que Mme Juvenal, le 11 mai 1943. Après sa première arrestation par les Français en 1942, Marc Baron avait été relâché. Mais cette fois-ci ce sont les Allemands qui l’arrêtent. Transféré à Marseille à la Prison Saint-Pierre puis à Paris à Fresne, il sera déporté à Buchenwald jusqu’en 1945. Sa femme sera détenue pendant quatre mois (Gisèle Argensse, 1989, p. 220).
Marc Baron ne survivra que peu de temps à la fin des hostilités et ne deviendra pas le maire tant attendu de la majorité des habitants de Saint-Mandrier à la création de leur commune en 1950 dont Max Juvénal sera le second maire après Louis Clément.
1945 – 11 mai : JACQUES GLADE EST CITE A L’ORDRE DU RÉGIMENT ET REÇOIT LA CROIX DE GUERRE – Passé au 23ème régiment d’infanterie coloniale le 1er novembre 1944, Jacques Glade, père du docteur Glade, participa à l’épopée Rhin et Danube jusqu’au 8 mai 1945. Il fut cité à l’ordre du régiment le 11 mai 1945 « GLADE Jacques, caporal-chef. Pointeur de pièce anti-chars qui a participé aux opérations du régiment depuis Toulon. A toujours fait preuve de sang-froid et de courage et a été un précieux auxiliaire pour son chef de pièce au cours des violents bombardements d’artillerie, en particulier à Cité Anna les 22 et 23 janvier 1945 et à Hohenterbach (Allemagne) le 7 avril 1945. Ces citations comportent l’attribution de la croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze. ».(Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary).
1946 – 11 mai : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Le 11 mars, l’aviso Commandant Dominé appareillait de Toulon pour l’Indochine. Il fit escale à Malte du 13 au 21, à Bizerte du 22 au 24, à Alexandrie du 28 au 1er avril, d’où il repartit pour Port Saïd. Escale à Colombo du 22 au 27 et départ pour Singapour où il arriva le 2 mai et en repartit en escortant 3 L.C.T. à l’allure d’escargots. Après un mouillage à Poulo-Condore, il arrive enfin le 11 mai, à 17 h 45, à Saigon où il doit réparer quelques avaries des moteurs et groupes électrogènes (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).
1947 – 11 mai : PRIORITÉ DONNÉE A LA GUERRE D’INDOCHINE – Du 18 août au 27 décembre, l’aviso La Moqueuse est affecté à Brest comme annexe de l’École navale (La dépêche ministérielle 422 EMGM/3 du 11 juillet 1946 affecte les avisos La Moqueuse, Commandant Delage, Commandant Bory à l’Ecole navale à Brest, pour constituer la 1ère D.A). Mais les missions changent vite et, dès le 27, La Moqueuse fait route sur Lorient pour être tropicalisée en vue de sa prochaine affectation en Indochine. Ce carénage et cette mise en condition se déroulent du 28 décembre 1946 au 11 mai 1947 où elle est mise en route de Lorient pour se rendre à Toulon où elle séjournera du 19 au 2 (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).
1949 : 11 mai — GRANDE PEUR DES CONCIERGES – En janvier, le gouvernement a multiplié par trois le salaire des concierges. En réaction, certains propriétaires ont supprimé la concierge en la remplaçant par une femme de ménage et en faisant poser des boîtes aux lettres pour chacun des locataires. Les 100000 concierges de la Région parisienne ne sont pas menacées à bref délai, mais seul l’avenir nous dira si la présence d’une concierge est une nécessité ou un luxe anachronique (Le Figaro).
1951 – 11 mai :
1. NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Du 19 avril au 11 mai, l’aviso La Capricieuse a séjourné à Saïgon avant de reprendre ses patrouilles au Tonkin (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).
2 SAINT-MANDRIER EST CITE A L’ORDRE DU CORPS D’ARMÉE – Par décision n° 26 en date du 11 mai 1951, le secrétaire d’état aux forces Armées (Guerre) cite à l’ordre du Corps Armée la Commune de Saint-Mandrier : « Située à la pointe extrême du camp retranché de Toulon, dont la grosse majorité de la population a été, dès les premiers jours, acquise à la Résistance. Centre très actif qui a fourni au commandement allié des renseignements précieux sur la défense ennemie. Evacué en novembre 43 par représailles, le village, qui a subi jusqu’à la libération de nombreux bombardements, a eu 71% de ses immeubles dévastés ainsi que ses terrains et cultures. Village martyr, a payé un lourd tribut à la cause de la liberté. Cette citation comporte l’attribution de la Croix de guerre avec Étoile de Vermeil. Décision n° 26 du 11 mai 1951 ». Signé : Max Lejeune (décision n° 26 en date du 11 mai 1951).
Texte rédigé par Ken Nicolas d’après Gisèle Argensse : Par décision N° 26 en date du 11 mai 1951, le secrétaire d’Etat aux Forces Armées a cité à l’ordre du Corps d’armée la commune de Saint-Mandrier. Voici la teneur de cette citation : « Située à la pointe extrême du camp retranché de Toulon, la commune de Saint-Mandrier dont la grosse majorité de la population a été dès le premier jour acquise à la Résistance. Centre très actif qui a fourni au commandement allié des renseignements précieux sur la défense ennemie. Evacué en novembre 1943 par représailles, le village qui a subi jusqu’à la libération de nombreux bombardements, a eu 71 % de ses immeubles dévastés ainsi que ses terrains de culture. Village martyr, a payé un lourd tribut à la cause de la liberté. Cette citation comporte l’attribution de la Croix de guerre avec Etoile de Vermeil. Paris, 11 mai 1951. Signé : Max Le jeune ».
1953 – 11 mai :
A TRAVERS LA PRESSE EN FOLIE : « Une poignée de cocus éparpillés sur de la mousse au creux d’une vieille bûche joliment noueuse, vous réservent la surprise d’une éclosion simultanée qui ajoutera à son rustique support un frais panache (Montagne, 11 mai 1953).
LES QUATRE BOULANGERIES DU CREUX SAINT-GEORGES SERONT DORÉNAVANT FERMÉES TOUS LES LUNDIS. Voici la liste non exhaustive des boulangers (et pâtissiers) qui ont « enfournés » dans la presqu’île depuis trois quarts de siècle : Boulangerie de la Vieille (quartier Les Russes) : Messieurs Giraud – Borgrani – Fabri – Hernandez – Terroni – Moretti. Boulangerie, 1 avenue Gabriel Péri (la place) : Messieurs Valauris – Julien – Orsini – Savant – Audisio – Pascalin – Pascal -Deletraz – Meciret. Boulangerie, 1 quai Jean Jaurès (à côté du Bar de la Marine) : Messieurs Estienne père et fils – Ambroggio – Fernand Rognone père et fils – Grave. – Boulangerie, 18 quai Jean Jaurès (à côté de l’hôtel-restaurant la Tartane) : Messieurs Reboul – Mazella – Brun – Guibolini – Fernand Rognone. La même année, sur l’avis du Conseil Municipal et en dérogation de l’arrêté préfectoral du 14 novembre 1952, les boulangeries de Saint-Mandrier pourront ouvrir le lundi selon l’organigramme suivant : commerces Rognone et Savant les 15 et 29 novembre ainsi que les 13 et 27 décembre ; commerces Ambroggio et Amic les 8 et 22 novembre et les 6 et 20 décembre ; les lundis de 1955 seront fixé ultérieurement (Ken Nicolas, vol. 1, p. 141).
1954 – 11 mai : A TRAVERS LA PRESSE EN FOLIE !
« Travailler en silence, telle a toujours été une des directives de la Lyre quimpéroises » (Télégramme de Brest du 11 mai 1954).
« Plus haute température de la semaine : 32°1 le 25 à 2 h 10. Plus basse température de la semaine : 32°1 le 25 à 2 h 10 » (Guinée française, 11 mai 1954).
« Usine dynamité demande homme de peine pour déplacements rapides » (Dépêche du Midi, 11 mais 1954)
« Pendant la période du 11 mai au 10 juin, l’enlèvement des ordures s’effectuera le mardi, le mercredi étant réservé aux séances de vaccination (Républicain, 11 mai 1954).
1960 – 11 mai : RÉGLEMENTATION DE LA PÊCHE AUX LANGOUSTES ET A LA SARDINE PAR LES PÊCHEURS GALITOIS SUR LE BANC DES BLANQUIERES : Le 11 mai 1960, une réunion au bureau du Chef du Quartier de Toulon, relative aux différends entre les pêcheurs des ports de Bandol, Sanary, le Brusc et les pêcheurs « galitois », a pour objet la pêche aux langoustes et à la sardine sur le banc des Blanquières. Les pêcheurs de trois ports reconnaissent les droits des « galitois » de pêcher en cet endroit avec des garbelles, mais demandent que conformément aux dispositions de l’art. 2 du décret du 10 mai 1862,] « il soit tenu compte de l’apparition dans ces parages du poisson de passage et qu’aucune entrave ne soit apportée à sa pêche, notamment par la présence des garbelles et des filets de fond, s’engagent à prévenir les pêcheurs « galitois » du poisson dans les lieux, afin que soient évités à ces derniers toute détérioration à leur matériel. » [Comprenant le point de vue des pêcheurs à la sardine, pêche qu’ils pratiquent eux-mêmes, les pêcheurs « galitois »] « s’engagent à dégager leurs signaux afin de laisser le champ libre aux sardinaux et demandent d’être prévenus suffisamment à temps pour procéder à cette opération… disent qu’ils veulent éviter toute friction et se conformer aux textes en usage en vigueur… » (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 90-91)
1963 – 11 mai : NOTRE MARINE DANS LE PACIFIQUE – Le 11 mai, c’est vers les Nouvelles Hébrides que l’aviso La Capricieuse se rend. Après être allé à Mallicolo, Tingoa, Epi, Ambryn, Houaria, elle rentre le 28 (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).
1976 – 11 mai : ATTENTAT CONTRE JOAQUIM ANAYA, AMBASSADEUR DE BOLIVIE A PARIS (revendiqué par les Brigades Internationales Che Guevara).
1980 – 11 mai : ATTENTAT AU CONSULAT D’ALGÉRIE A AUBERVILLIERS, REVENDIQUE PAR LE GROUPE CHARLES MARTEL.
1987 – 11 mai : DÉCÈS D’EMMANUEL VITRIA, doyen des greffés du cœur français.
2015 – 11 mai : VACANCES DE PRINTEMPS – Fin des cours : samedi 25 avril 2015. Reprise des cours : lundi 11 mai 2015.
2019 – 11 mai : JUST’ROSÉ BAT SON PLEIN A SANARY.
2020 – 11 mai : DEBUT DU DECONFINEMENT – Jour de rentrée pour les crèches, les maternelles et écoles élémentaires (le 12 pour les élèves), dans la limite de 15 enfants par classe et de 10 bébés par groupe.
Les commerces (hors bars, cafés, et restaurants) peuvent rouvrir dans le respect des règles sanitaires, ainsi que les coiffeurs, instituts de beauté, médiathèques, bibliothèques, petits musées, parcs, jardins et cimetières. La circulation dans l’espace public se fera sans attestation, en respectant les gestes barrières. Les masques deviennent obligatoires dans les transports en commun.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 269e livraison (suite)
Rappel des faits
Peu de répercussion de ces événements sur la vie des Sanaryens
Les épisodes climatiques qui affectent la Provence, phase sèche dans la première moitié du XVIe siècle, phase pluvieuse dans la seconde moitié, s’ils entraînent ponctuellement de mauvaises récoltes en basse Provence (en 1540 par exemple) n’ont pas de grandes répercussions sur la vie quotidienne qui ne semble pas avoir été concernée outre mesure par les guerres et leurs contraintes.
Les fiefs d’Ollioules et de Saint-Nazaire sont régulièrement confirmés par les rois successifs à leurs seigneurs, Gaspard de Marseille I (1518-1540), Philibert de Marseille (1540-1570) et Gaspard de Marseille II qui suit. François 1er, confirme également leurs privilèges aux « manants et habitants » des « lieux et château d’Ollioules » ; Henri II, en 1548 et en 1550, fait de même, car ces privilèges ont été accordés par Louis, roi de Sicile et de Jérusalem, comte de Provence, « tant pour la diversité du lieu que aussi que les habitants sont sugestz d’estre souvent assaillis des coursaires de mer, tant mores que barbres et aultres ennemis ».
Enfin, les limites avec Six-Fours sont encore une fois révisées en 1550, avec plantation de bornes.
(A suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 469e livraison : (suite)
1860 : L’Afrique est maintenant le 2e partenaire commercial de Marseille après l’Europe.
1860 : Inauguration du Palais de la Bourse par Napoléon III (tableau, Chambre de Commerce de Marseille, 1949).
1861 : Armements marseillais – La Compagnie Générale Maritime devient la Compagnie Générale Transatlantique surnommée « La Transat ».
1862 : Armements marseillais – Mise en place progressive par la Compagnie des Services Maritimes des Messageries Impériales de la desserte de l’Extrême-Orient, jusqu’au Japon en 1865. L’Océan Indien est desservi par une ligne annexe sur la Réunion et l’Ile Maurice.
1862 – Les Accoules – quartier du vieux Marseille situé sur la rive nord du Vieux-Port, au sud du quartier du Panier. C’est dans ce quartier que se situait jusqu’en 1862 le site de l’observatoire de Marseille dans la maison Sainte-Croix, propriété des Jésuites, rue « Montée des Accoules ».
1863 : Marseille – Située là où se trouvait la porte de la Magdeleine dans le rempart démoli en 1666, , la place des Capucines fut appelée jusqu’en 1852 celle des Fainéants, « à cause des nombreux frères lais des couvents extérieurs qui stationnaient là avant d’entrer en ville« , écrit Arnaud Bouyala d’Arnaud dans Évocation du Vieux Marseille (éd. de Minuit). La fontaine commandée en 1778 fut deux fois déplacée, d’abord de l’actuelle place de Gaulle en 1825, puis sur la place même en 1863. L’aigle qui surmontait l’obélisque en 1805 fut détruit par la foule à la chute de l’Empire le 14 avril 1814.
1863 – 1941 : Marseille – Joseph Garibaldi. Peintre français né à Marseille le 12 mai 1863, mort à Marseille le 6 mai 1941. Fils d’un employé italien de la firme Noilly Prat à Marseille, le talent de Joseph Garibaldi est détecté par Louis Prat, patron de l’entreprise, qui le fait inscrire à l’Ecole des Beaux-Arts de cette ville. La venue à Marseille du peintre lyonnais Antoine Vollon est décisive : sous son influence et sur ses conseils, il expose au Salon. Garibaldi devient son ami dévoué, c’est lui qui en août 1900 l’assistera dans ses derniers jours. Il sera ami avec Alexis Vollon, le fils d’Antoine, mais aussi avec ses condisciples et ses confrères de l’Association des artistes marseillais (AAM). Joseph Garibaldi expose au Salon des artistes de 1884 à 1914 où il obtient une mention honorable en 1887 et une médaille de deuxième classe en 18971. Ce sont principalement des vues de sites et monuments célèbres, de ports du littoral : Cassis, où il peint régulièrement entre 1884 et 1899, La Ciotat, où il est accueilli par Antoine Lumière, Bandol, Sanary et Toulon. Mais sa spécialité restera le Vieux-Port de Marseille. Il bénéficie jusqu’en 1905 du mécénat du baron Alphonse de Rothschild (1827-1905) qui, guidé par le critique Paul Leroy, très favorable aux élèves de Vollon, achète ses tableaux et en fait don à des musées de province. Il expose ses paysages à l’Exposition coloniale de Marseille en 1906 et obtient une bourse de voyage pour la Tunisie en 1907. Il est dans le reste de sa carrière soutenu par ses amis de l’AAM. En dehors de deux incursions à Venise (1895 et 1903) et en Corse (1889 et 1895), ou de voyages en Savoie (1904) et en Ariège (1906), il est attaché à son quartier de Rive-Neuve. Ce n’est qu’après la Première Guerre mondiale que, bénéficiant d’un logement à Fos-sur-Mer, il s’y rend régulièrement pour peindre. Dans les années 1930, il est atteint par un glaucome. Deux expositions lui ont rendu hommage : Les terres marines de Joseph Garibaldi à Cassis en 2006, et Joseph Garibaldi, le Midi paisible au Palais des Arts à Marseille où une centaine de ses tableaux et dessins ont été exposés du 10 mars au 1er juillet 2012. Bibliographie : 1. Denis Coutagne, Bruno Ely, Jean-Roger Soubiran et al., Peintres de la couleur en Provence : 1875-1920, Marseille, Office Régional de la Culture Provence-Alpes-Côte d’Azur, 1995, 360p., p. 122-123 et 347. 2. André Alauzen et Laurent Noet, Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Marseille, Jeanne Laffitte, 2006 (1re éd. 1986), 473 p., p. 206-207. 3. Pierre Murat, Les terres marines de Joseph Garibaldi, Musée de Cassis, 2006. 4. Pierre Murat, Joseph Garibaldi, le Midi paisible, Fondation Regards de Provence, 2012.
(à suivre)
LA SEYNE-SUR-MER. 175e livraison :
1721 – 11 mai : A Toulon, une assemblée générale, à laquelle participèrent les consuls et autres représentants des localités de cette viguerie, fut tenue sur la convocation du commandant de la place, M. Dupont, et en présence de M. d’Antrechaus, le premier consul héroïque de 1721, qui remplissait les fonctions de viguier. Cette assemblée eut pour tâche de coordonner les différentes mesures de prévention à exécuter par les autorités responsables dans leurs domaines respectifs. Parmi ces mesures, celles constituant les cordons sanitaires furent justement renforcées. L’assemblée eut pour tâche de coordonner les différentes mesures de prévention à exécuter par les autorités responsables dans leurs domaines respectifs. Parmi ces mesures, celles constituant les cordons sanitaires furent justement renforcées. La Seyne eut à veiller particulièrement, avec le concours de la Marine, sur le littoral de la commune donnant sur la haute mer, de Fabrégas à Saint-Elme et à Cépet tandis que les voies d’accès terrestres furent surveillées comme en 1721. Conjointement avec Saint-Nazaire, Six-Fours dut monter la garde sur sa côte, Les Embiez et Le Brusc, l’avenue d’Aran; Ollioules eut la charge des avenues de Valbertrand, Faverolles et Toulon, celle de la Courtine, la route des gorges et leur issue tandis qu’Evenos dut assurer des postes dans les gorges du Destel, au Broussan, à Saint-Lambert et à Saint-Estève. Pour Saint-Estève, Le Beausset et La Cadière fournirent une contribution d’un détachement de quatre hommes chacune. Mais l’alerte de Marseille n’eut pas de suites et on n’eut pas à souffrir une nouvelle et épouvantable calamité (Louis Baudoin, 1965, p. 225-226). (à suivre)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

Celle-ci, je la garde bien au chaud tellement elle me plait : « une mémé marseillaise passe ses journées à broder la lettre « A » sur tout le linge de la famille.
« – Mais enfin lui demande un jour une amie, pourquoi fais-tu toujours la lettre « A » ?
« – Peuchère ! répond-elle. C’est la seule que je sache faire, j’ai jamais appris le reste de l’alphabet. Et puis de toute façon ça tombe bien. Ma fille s’appelle Arsule. Mon gendre s’appelle Arnest. Mon petit-fils s’appelle Anri. Il y a que le petit dernier, ce couillon, qui s’appelle Auguste. »

(Siou Blan – la bergerie et sa doline. Cl. H. Ribot)
Bon samedi à tous et toutes.

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