ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 7 MAI 2024, 13e ANNÉE (n° 4141)
ILLUSTRATION: Le domaine de Fabrégas
FÊTES

Le 7 mai, 18e jour du calendrier républicain ou jour de la corbeille d’or, une plante herbacée peu présente en France, nous fêtons les Gisèle qui tiennent leur prénom de Gisèle de Bavière épouse d’Étienne, un duc magyar sacré roi apostolique de Hongrie à la Noël de l’an 1000. Les deux époux se consacrèrent à l’évangélisation de ce pays encore païen. Devenue veuve, Gisèle endura des brutalités de la part du parti païen avant de finir ses jours dans une abbaye.
Le 7 mai est la journée mondiale des orphelins du SIDA.
DICTON
A la Sainte Gisèle, prends garde s’il gèle.
PENSÉE.

(Domaine de Fabrégas)
« Après le temps des cavernes, il faut sortir de l’âge des casernes ! » (Théodore Monod, Dictionnaire humaniste et pacifiste, Arthaud poche « Les fondamentaux de l’écologie », 2017, p. 114). « L’amour est plus beau quand il est débarrassé du sens de la propriété. (Georges Brassens, « Les chemins qui ne mènent pas à Rome.)
Météo du jour pour Sanary : La dépression 1009 hPa centrée sur le Sud-Est de la France se déplace à 9 nouds vers le Sud en se comblant à 1013 hPa pour être centrée à l’Ouest de la Corse.
Pour Sanary-sur-Mer : Avis de grand frais au large.
La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des conditions favorables à l’affaiblissement du vent.
Le soir, légers passages nuageux.
Vent d’WNW force 5. Rafales atteignant 33 nœuds le soir. Mer assez agitée. Houle petite et courte de SW. Visibilité excellente.
ÉPHÉMÉRIDES

(Domaine de Fabrégas)
933 / 935 – 7 mai – Sac de Gênes : De Sicile et d’Afrique, 200 navires commandés par Safian attaquèrent Gênes et la saccagèrent le 7 mai 934. Au retour, une escadre byzantine fut battue dans les eaux corses. Liutprand situe l’événement entre 934 et 935. Rampoldi parle d’une seule expédition, Amari de deux, l’une en 934, l’autre en 935. Ce fut au retour de cette seconde expédition qu’une escadre (byzantine?) perdit de nombreux navires dans les eaux sardes. Jacques de Voragine, chroniqueur gênois du XIVe s. rapporte la venue de navires sarrasins (galeae plures saracenorum de Africa) qui assaillirent Gênes en 935 (Chronicon Januense, di Jacopo da Varagine, in L.A. Muratori, R.I.S., IX, 28 (cité par Luppi, p. 32-33)).
Nam eodem anno a Saracenis et Africanis civitas fuit capta, et thesauris omnibus expolita… [: il est possible que Gênes, en 935, ait été attaqué également par d’autres Arabes venant de l’intérieur (Cette menace sarrasine semble avoir totalement disparu en 1005, lorsque Gênes enleva la Corse aux musulmans, et quand, alliée de Pise, elle les chassa de Sardaigne (Liutprand, Antapodosis, 1, IV, chap. 2; Luppi 1973, p. 14, 110, 126-127. Cette menace sarrasine semble avoir totalement disparu en 1005, lorsque Gênes enleva la Corse aux musulmans, et quand, alliée de Pise, elle les chassa de Sardaigne, selon Luppi, p. 90-91).
Si la politique conduite par les grands dans le sud-est de la Gaule, l’Allemagne et l’Italie commence à porter ses fruits et laisse supposer que la stabilisation est en cours, en revanche, la puissance des Arabes sur mer reste intacte comme le montre leur fameux coup de main sur Gênes, l’un des pillages les plus retentissants qu’ils ont effectués loin de leurs bases.
Des historiens considèrent comme probable que Gênes, en 935, a été attaqué également par d’autres Arabes venant de l’intérieur (Luppi.).
La destruction de Gênes, la perte de sa flotte et celle de Byzance en 935, l’absence d’Hugues d’Arles, occupé à guerroyer en Italie, ouvrent aux Sarrasins la voie sur la mer ligure et la Provence, avec l’accord officiel de l’ancien duc d’Arles devenu à présent roi d’Italie (H. Ribot, Andalousie et Provence).
973 – 7 mai : Apogée du règne d’Otton Ier et mort de ce dernier. L’assemblée qu’Otton réunit à Pâques 973 en Germanie indique toute la puissance à laquelle il s’est élevée : sont présents des envoyés de Pologne, du Danemark, de Hongrie, de Bulgarie, de Bénévent, de Bohème, de Byzance, de Rome, de Russie,… Il mourra peu après, le 7 mai, à l’âge de 60 ans, l’année de la mort d’Ekkerard, moine et auteur de la Chronique de Saint-Gall.

(Forcalqueiret)
1217 – 7 mai : SEIGNEURIE DE FORCALQUEIRET – Fait au Tholonée de Marseille – Vente par les frères Brémond et Raimond d’Auriol à Geofroi Reforciat de Trets, des droits et des terres qu’ils possèdent à Forcalqueiret pour le prix de 4.000 sous royaux coronats (acte des vicomtes de Marseille n° 396, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Bibl. de M. de Gérin-Ricard).
In Domine, Domini. Anno Incarnationis ejusdem M°CC° \V1I°, indictione lTT.Ia, nonis maii, notum sit presentibus et futuris quod nos, Bremundus de Auriolo et Raimundus de Auriolo fratros (Sur Raimond d’Aurlol, seigneur dudit lieu, cf. Albanès, Histoire de Roquevaire, p, 40) . .. vendimus . .. tibi, Gaufrido Reforciato de Tritis (cet acte permet d’identifier d’une façon certaine le personnage appelé dans les actes des 21 avril 1228 et 6 février 1229 tantôt Reforciat, tantôt Geofroi Réforciatat : Il s’agit de Geofroi Reforciat, fils de Raimond Geofroi et d’Ixmlle), et tuis … omnia jura et omnes actiones et possessiones . . . que et quas habemus … in Castro de Forcalquerio, quod est in episcopatu Tholonensi, et in territorio ejusdem castri, intus et extra, et in burgo Sancte Anastasie et in tenemento ejusdem burgi, precio IIII milium solidorum regalium coronatorum, quos confitemur a te, dicto Gaufrido Reforciato, in integrum recepisse … Actum Massilie, apud Tholoneum, in domo domini Raymundi Gaufridi. Testes vocati et rogati fuerunt : domina Emilia Marchesie (Veuve de Raimond Geofroi II), Girardus de Areis, causidicus ; Isnardus de Remolis, causidicus ; Johannes Anglicus, Guillelmus Malyvern, Petrus Carbonellus de Belcodenis, Fulco de Coriis, … Raimundus de Sancta Cruce, Arbal de Podio Luperio.
1248 – 7 mai : lieux-dits de Marseille – Val cartes (charte aux archives municipales). Valchartres – lieu-dit au quartier de Sainte- Marthe.
-1274 – 7 mai : Le IIe Concile de Lyon s’ouvre en présence de plus de cinq cents pères. Les ambassadeurs grecs sont là pour négocier, mais il n’y a rien à négocier : aucune discussion ne se tient durant ce concile, il y a juste des cérémonies, en particulier celle du 29 juin, jour de la fête de Saint Pierre et Saint Paul : c’est l’occasion d’une célébration du Pape, au cours de laquelle est chanté un Credo avec le filioque. Le 6 juillet aura lieu la dernière séance : le pape fera lire la profession de foi de Michel VIII Paléologue, dans laquelle il embrasse la doctrine romaine.
Un tollé général aura lieu dans l’Empire byzantin contre ce concile. Le métropolite de Nicée refusera de dire le filioque, les moines entretiendront l’agitation populaire. Entre-temps, Jean Bekkos aura changé de camp et sera devenu patriarche. Rallié à l’union des Églises, il continuera à revendiquer l’indépendance de l’Église grecque.
Ni la croisade ni la réconciliation n’aboutiront et le concile se conclura sur un échec. Qui plus est, Thomas d’Aquin, le plus grand intellectuel de son temps, meurt d’épuisement en se rendant au concile… Restent quelques modestes résultats comme la réforme du conclave, l’assemblée de cardinaux qui élit le pape, ou la cession du Comtat Venaissin au Saint-Siège par le roi de France Philippe III Le Hardi.
1317 ou 1318 – 7 mai : religieux brûlés vifs – dans le cimetière qui flanquait l’église des Accoules, quatre moines tenus pour hérétiques lurent sommés de se rétracter. Ils refusèrent. Les religieux furent brûlés vifs.

Voici à ce sujet ce qu’écrit le père Paul AMARGIER : Au n°8, la maison qu’occupèrent la mère et les sœurs de Bonaparte durant la Révolution. Ici fut créé en 1633, un couvent réformé d’Ursulines, connues sous le nom d’Augustines, puisque placées sous la règle de saint Augustin. Elles quittèrent ce lieu en 1749 pour s’unir à la communauté des Présentines. On remarquera les clés de tirant précisant la date (1764) et les initiales du propriétaire (J. B. A.°), repreneur de l’ensemble. Revenons quelques siècles en arrière : la date du 7 mai 1318 marque l’un des jours parmi les plus funestes dans notre histoire. Non loin de cette place si charmante avec son décor dix-huitième aux abords du cimetière des Accoules, au pied de la tour de Sauveterre, quatre frères mineurs furent brûlés ce jour-là, après condamnation d’hérésie portée contre eux par leurs frères Franciscains (tout au long du Moyen Âge ce furent à Marseille les fils de saint François qui eurent en charge le tribunal d’inquisition). Les suppliciés ont noms Jean Barravi, de Toulouse, Déodat Michaelis, Guillaume Santoni, tous les trois prêtres, ces deux derniers originaires de la région narbonnaise ; un diacre Pons Rocha. Un cinquième, Bernard Aspa, fut condamné au mur (réclusion perpétuelle). Le franciscain président du tribunal s’appelait frère Michel Le Moine. Le supplice eut lieu en présence d’un grand concours de peuple, présidé par plusieurs évêques. Ayant refusé toute rétractation les condamnés furent privés de leurs habits religieux, leurs têtes furent rasées et ils furent enfin brûlés vifs. Ils peuvent être regardés comme martyrs de l’idéologie “spirituelle” d’altissima paupertas. Ainsi que je l’écrivais un jour : dans l’histoire des hommes vient toujours un moment de particulière tristesse où, à l’horizon, le ciel fume de sang et d’âmes !
1338 – 7 mai : lieux-dits de Marseille – Lo Gas de Romanac (charte aux archives municipales). Romagnac, quartier rural entre Saint- Giniès et Bonneveine (1872). Première mention : en mars 965, Romagnana. « Fait à Arles. Restitution par Boson, comte de Provence, au monastère de Saint-Victor, sur la prière de l’évêque Honorât II, des localités de Romagnac, Ligus Pinis et Fabias, sises sur l’Huveaune et dans le pays de Marseille. Parmi les témoins : Pons, vicomte (Fils d’Arlulfe Ier, alors défunt) ; Arlulfe (Probablement l’un des petits-fils d’Arlulfe Ier), etc. » (B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 10 v°. a. Gallia christiana, t. I, Instr., p. 108, n° VII. — b, Guérard, n° 29. — c. Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 66. Ind. : G. de Manteyer, La Provence du Ier au X,ae siècle, p, 200, 224). Première mention en 1096 : Roma lana, (suppl. inédit au cart. de Saint-Victor).
1379 – 7 mai : l’abbé Etienne II légue son Missel à L’ABBAYE DE saINT VICTOR LORS DE LA CONSECRATION DE LA CHAPELLE Saint Allyre – Saint Allyre, évêque de Clermont, mort en 384. Son église clermontoise est le sanctuaire d’un monastère bénédictin au xe siècle. Une élévation de son corps eut lieu en 1311. En 1365, Etienne II, abbé de Saint-Allyre, fut élu abbé de Saint-Victor. Il y succédait à Guillaume de Grimoard, devenu pape sous le nom d’Urbain V. Il était de plus son neveu. Entre 1365 et 1370, l’abbaye Saint-Allyre fut affiliée à l’ordre de Saint-Victor par le nouveau pape. Quant à l’abbé Etienne II, il fonda une chapellenie en l’honneur de saint Allyre dans l’abbaye marseillaise et il légua à sa fondation, le 7 mai 1379, le Missel conservé maintenant à Carpentras : l’acte de donation a été transcrit dans le Missel. A la même époque la mention de saint Allyre fut ajoutée au calendrier de ce Missel et de là passa dans les calendriers postérieurs. Dans les calendriers tardifs de Clermont la fête fut transférée du 5 juin au 7 juillet. Fêté le 5 juin.
1405 – 7 mai : Hommage de Paul de Sade, évêque de Marseille, au roi Louis II, daté du [: Tarascon, 7 mai 1405 – Hommage de Paul de Sade au roi Louis II.] … Item et tria castra Vallis de Signa, scil. Castrum de Signa la Brancha, et castrum de Barrayrenhs et castrum Veteri, eum esrum pertinencies, que confrontantus et una parte cum ten. Sen. Terr. Castri de Cuja, et … castri de Bauceto … castri de Meuna … castri de Maselgis … vel visi fuerunt habere et habuisse, seun quasi, in castris de … Mayraneguetis, de Meuna, de Ayroneves, et in castro de Bauceto. (Gallia Chr. Nov. II, N° 668, p. 402).
1429 – 7 mai : Jeanne d’Arc reprend Orléans aux Anglais.
1559 – 7 mai : RAPPORT DU BLE PERCU A SIX-FOURS ET DU PRIX D’ICELUI : En exécution de certaine ordonnance faite par Monsieur Vincens de la Tour, commissaire député, sur la recherche des blés, du 7 décembre 1552, Barthélemy Audibert, baille, et Hugues Crestien, syndic, de la communauté de Six-Fours firent rapport (en blanc) maître Lombard (blanc), et déclarés par icelui de s’être informés et fais d’ample recherche, à leur possible, pour savoir combien s’est recueilli, à ladite année, de blé audit Six-Fours. Et même des Sieurs Jean Lombard et Pierre Vicard, rentiers des droits des Seigneurs évêques de Tollon et abbé de St Victor, qui leur ont assuré et affirmé avoir eut de dixme (dîme), 280 charges de blé (daimant) au douzain.
Par acte reçu par Maître Lombard, notaire, du 7 mai 1559, apert que le blé, pour lors, se vendait 6 florins la charge (Jean Denans, 1713).
1560 – 7 mai : édit de Romorantin – Sur proposition de Michel de l’Hospital, par l’édit de Romorantin, le roi François II accepte le culte des protestants et repousse l’inquisition. Il remet le jugement de crime d’hérésie aux tribunaux épiscopaux (ce qui revient à donner une tacite liberté de conscience aux réformés), la punition des assemblées aux tribunaux royaux. L’édit est enregistré à contrecœur par le Parlement.
1704 – 7 mai : lieu-dit de Marseille – Camp Long (registre de l’Écritoire). Lieu-dit entre Saint-Antoine et Notre-Dame-de-la-Douane, plan manuscrit des terres de Septèmes, au XVIIe siècle (archives de la Major).
1705 – 7 mai : lieu-dit de Marseille – Casteou Foulet (registre de l’Écritoire, archives municipales), nom du sieur de Chasteau-Fallet, qui en était propriétaire. Chateau-Follet – château au quartier de l’Estaque.
1721 – 7 mai : DES SEYNOIS SONT MIS EN QUARANTAINE Le 7 mai, le Conseil d’Ollioules fit mettre en quarantaine les sieurs Brémond et Laurent Arnaud qui venaient de rentrer de La Seyne (Louis Baudoin, 1965, p. 225). A Ollioules, recrudescence de la contagion, on ne peut plus délibérer sur chaque cas ; les pauvres mendiants seront enfermés dans l’enclos du château vieux (Castellan, 1937, p.144).
1792 – 7 mai : deux volontaires du Beausset s’engagent « pour tout le temps que durera la guerre » dans un régiment de cavalerie (ça allait durer 23 ans…). Il s’agit de François Barry et d’Eutrope Etienne, tous deux âgés de 18 ans (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
1794 – 7 mai (18 floréal an II) : LES FETES NATIONALES – « II est une sorte d’institution, disait Robespierre, qui doit être considérée comme une partie essentielle de l’éducation publique, je veux parler des fêtes nationales…. L’homme est le plus grand objet qui soit dans la nature, et le plus magnifique de tous les spectacles est celui d’un peuple assemblé ».
Dans la séance du 18 floréal, an II (7 mai 179fc), Robespierre fait adopter le culte de l’Être suprême. Le même décret portait qu’il serait institué des fêtes pour rappeler l’homme à la pensée de la Divinité et à la dignité de son être. Ces fêtes emprunteront leurs noms aux événements de la Révolution ou aux vertus les plus utiles à l’homme. Outre les fêtes du 14 juillet, du 10 août, du 21 janvier et du 31 mai, la République célébrera successivement tous les jours de décadi les 36 fêtes suivantes : A l’Être suprême, — au genre humain, — au peuple français,— aux bienfaiteurs de l’humanité, — aux martyrs de la liberté, — à la liberté et à l’égalité, — à la République, — à la liberté du monde, — à l’amour de la patrie, — à la haine des tyrans et des traîtres, — à la vérité, — à la justice,— à la pudeur,— à la gloire,— à l’amitié,— à la frugalité, — au courage,— à la bonne foi, — à l’héroïsme,— au désintéressement, — au stoïcisme, — à l’amour, — à la foi conjugale, — à l’amour paternel, — à la tendresse maternelle,— à la piété filiale, — à l’enfance, — à la jeunesse, — à l’âge viril, — à la vieillesse, — au malheur, — à l’agriculture, — à l’industrie, — à nos aïeux, — à la postérité, — au bonheur.
Daunou considérait aussi les fêtes nationales comme un, puissant moyen d’éducation, et c’est sur sa proposition que la Convention institua sept fêtes nationales qui arrivaient, chaque année, à dates fixes : de la fondation de la République (1er vendémiaire) ; de la Jeunesse (10 germinal) ; des Epoux (10 floréal) ; de la Reconnaissance (10 prairial) ; de l’Agriculture (10 messidor) ; delà Liberté (9 et 10 thermidor) ; des Vieillards (10 fructidor).
Pour les faire célébrer partout dignement, François de Neufchâteau eut la pensée de préparer un Manuel des Fêtes Nationales. « Je fais dépouiller exactement, dit-il dans une circulaire, la masse immense des procès-verbaux de la célébration des fêtes nationales qui se trouvent dans les cartons du ministère de l’intérieur ; on a soin d’en extraire les meilleurs discours qui ont été prononcés dans ces occasions solennelles, les morceaux de poésie les mieux faits, les chants les plus patriotiques et les plus poétiques à la fois, auxquels ces fêtes ont donné lieu. Du triage de toutes ces pièces on composera un volume exquis qui pourra être le manuel des fêtes nationales dans tous les cantons de la République. » (Séance de la Convention du 18 floréal, an II)
1799 – 7 mai : EXPEDITION D’EGYPTE – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 (Abd-al-Rahaman al-Jabartî) : Mardi 2 du Mois de Dhû 1Hijja 1213

[Muhammad al-Alfî] Mille soldats français environ sont partis en expédition pour assurer la protection de la région d’al-Sharqiyya et parer à un regroupement de Bédouins et de mamlûks autour d’al-Alfî.
[Répression de Damanhûr] Dans la même intention, un groupe important de soldats se rassembla et se dirigea vers Damanhûr pour sévir contre les Bânû ’Ada : ce fut massacre et pillage (toute cette région avait manifesté, dès le début de l’occupation, une assez vive résistance à l’armée française). Les Banû ’Ada s’étaient mis en rébellion lors de la manifestation parmi eux d’un Marocain, appartenant à l’al-Mahdawiyya, qui appelait et exhortait les gens à la guerre sainte (il s’agit de Mohammad Mahdi. Nous le retrouverons quelques mois plus tard lors de la seconde répression). Quelque 80 personnes l’accompagnaient. Il écrivait aux habitants du pays et les invitait au jihâd. Des habitants de la Béhéra et des environs avaient pénétré alors à Damaphûr et y avaient harcelé les Français qui s’y trouvaient. Cela avait duré plusieurs jours ; les gens du pays s’étaient regroupés autour de lui puis s’étaient dispersés ; quant à notre Marocain, il errait de-ci de-là.
1806 – 7 mai : MARSEILLE – depuis la reprise de la guerre en 1803, Marseille se des peuples. Le 7 mai 1806, Le Conseil municipal évalue déjà à 15000 le nombre des départs et signale dans tous les quartiers une grande quantité de boutiques et de magasins inoccupés (Félix Tavernier, 1973).
1824 – 7 mai : le chantier Jouglas construit DES brickS – Construction par les chantiers Jouglas, La Seyne, du brick de 164 tonneaux Virginie ; 2 mâts, 2 ponts. Le 7 mai 1824, le brick prend le nom de L’Excellent (Louis Baudoin, 1965).
1832 – 7 mai : Le traité de Londres accorde l’indépendance à la Grèce. Othon 1er devient roi de Grèce.
1836 – 7 mai : Application d’une circulaire préfectorale concernant les remboursements de frais pour les enseignants qui intègrent l’écoles normale – L’école normal des instituteurs du Var, rendu obligatoire par l’art. 11 de la loi de 1833, fut ouverte le 1er juin 1833, quelques jours avant la promulgation de la loi organique. Les élèves furent recrutés dans le Var et les départements limitrophes ; en outre, plusieurs maîtres en exercice furent appelés à l’école normale pour y faire un apprentissage de quelques mois. Cela résulte d’une délibération des conseils municipaux de Carnoules, de Solliès-Pont, d’une lettre du sous-préfet au maire de Saint-Nazaire, et d’une circulaire préfectorale du 7 mai 1836. (Lettre du sous-préfet au maire de Saint-Nazaire (Arch. Comm. de Sanary) :] « Toulon, le 24 février 1836. Monsieur le Maire, Une somme de 300 francs est allouée au budget de l’instruction publique pour indemniser les instituteurs qui fréquentent l’école normale. Je vous prie de me fournir d’ici au 15 avril la liste des instituteurs de votre commune qui se proposent de suivre les cours de l’école normale de Brignoles, en ayant le soin de mentionner le temps qu’ils ont l’intention d’y rester. »
1859 – 7 mai : Les Pays-Bas abolissent l’esclavage dans leurs colonies des Indes orientales, de Guyane et de Trinidad et Tobago.
1862 – 7 mai : LA CHALOUPE minou ARRIVE à Brest – En 1859, mise sur cale et lancement la même année de la chaloupe démontable n° 5 Minou, classe chaloupes démontable n° 1 à 10, construite par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne. Le 7 mai 1862, elle arrive à Brest (Dossiers marine G3).
1915 – 7 mai :
1. Le paquebot anglais « Lusitania » est torpillé par le sous-marin allemand U20 du capitaine Schwieger. Au total, 1198 personnes vont mourir dont 128 Américains. Et ce drame va changer le cours de l’histoire car l‘image des Empires Centraux est durablement ternie et deux ans plus tard, en 1917, l’affaire du « Lusitania » sera réactivée pour justifier l’entrée en guerre des Etats-Unis.
2. le Japon présente un ultimatum à la Chine demandant une réponse, dans les deux jours, aux revendications nippones. Le lendemain, après le retrait du paragraphe concernant les chemins de fer du Sud, la Chine accepte. Le 25 mai, c’est la signature d’un traité sino-japonais qui satisfait toutes les revendications du Japon sur le Chantong (Shandong), la Manchourie méridionale, la Mongolie-Intérieure orientale, les mines de la Chine centrale et la province du Fou-Kien. Une note annexe promet la restitution à la Chine du « territoire à bail » de Kiao-tchéou (Jiaozhou) à la fin de la guerre contre un autre dont l’emplacement reste à déterminer. En fait, la Chine est devenue la vassale du Japon.
1916 – 7 mai : Inauguration du tunnel de Marseille au Rhône [tunnel de Rove], sortie de l’Estaque (Bibliothèque nationale de France, département Estampes). Visite de MM. Marcel Sembat et Joseph Thierry au souterrain du Rove et aux travaux d’extension du port de Marseille.
1923 – 7 mai : ARRIVEE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE A MARSEILLE. Arrivant de Corse, le Président Alexandre Millerand débarque à Marseille (cliché p. 6, « Les années-mémoire, 1923).
1942 – 7 mai : AFFAIRE DE MADAGASCAR – PERTE DU SOUS-MARIN Le Héros (type M6 Achéron, dit des 1500 tonnes) , coulé, au large de Diégo-Suarez, par des swordfish du porte-avions HMS Illustrious qui le grenadent. L’équipage au complet évacue le sous-marin, mais 24 hommes manquent à l’appel lorsque arrivent les secours (peut-être dévorés par les requins).
1943 – 7 mai : PAQUEBOT « Gouverneur Général De Gueydon » – Le paquebot « Gouverneur Général de Gueydon » de 4 513 tx jb et de 1 400 t de PL (110 m x 16,22 m) construit en 1922 par les Chantiers & Ateliers de Provence à Port de Bouc, intégré à la flotte de l’Etat français après l’armistice. A Bizerte lors du débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, il est cédé aux Allemands qui ont envahi la Tunisie. Le 7 mai 1943, toujours à Bizerte, il est sabordé dans le chenal d’accès au lac à l’arrivée des troupes Alliées (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).
1945 – 7 mai : Le général Jodl et l´amiral Von Friedeburg signent À Reims, la capitulation des armées allemandeS. Contrairement à une idée courante, c’est le lundi 7 mai 1945, à 2h 45, que le général allemand Jodl signe la capitulation sans condition de l’Allemagne hitlérienne. L’événement se déroule à Reims, au quartier général des forces alliées du général Eisenhower. Le lendemain prend officcollection de cartes postalesiellement fin la Seconde Guerre mondiale en Europe. Staline exige auparavant une deuxième séance de signature à Berlin, dans sa zone d’occupation. En 1918, les Allemands, vaincus une première fois, ont obtenu de signer un armistice. En 1945, ils n’ont eu d’autre choix qu’une capitulation sans condition, autrement plus humiliante.
1947 – 7 mai : NOTRE MARINE EN INDOCHINE –
1. Les 6 et 7 mai, l’aviso Commandant Delage est à Nha Trang avec l’escorteur L’Escarmouche ex-HMS Frome et l’aviso Dumont d’Urville (Gérard Garier, Les avsos de 630 t).
2. Du 7 mai au 6 juin, l’aviso Commandant Dominé assure la sécurité des axes fluviaux dans le delta du Mékong et opérations dans le Mékong et le Bassac (Gérard Garier, Les avsos de 630 t).
1954 – 7 mai : chute de Dien Bien Phu, après cinquante-six jours de résistance acharnée (cf. La «Une» historique du journal Le Parisien des 8 et 9 mai 1954. Ce même jour, Opération POITIERS à Lach Truong (nord Thanh Hoa) qui mobilise l’aviso La Gracieuse, le dragueur Jonquille, un L.C.T., les commandos Tempête et Senee et le G.C.M.A. de Hon Me. Destructions chez l’ennemi de 21 jonques avec 12 tués et 110 prisonniers (Gérard Garier, Les avsos de 630 t). La défaite française de Dien Bien Phu accélère les négociations pour la fin de la guerre d’Indochine. Un siècle de présence française en Indochine se termine ainsi dans cette cuvette où le général Henri Navarre avait concentré 15.000 hommes, avec l’objectif de desserrer l’étau des communistes vietnamiens sur le riche delta du Tonkin.
1977 – 7 mai : Eurovision – Marie Myriam remporte le trophée du concours Eurovision en chantant L’Oiseau et l’Enfant.
1986 – 7 mai :
-Décès de Gaston Defferre, homme politique et ancien maire de Marseille.
-Décès à Sanary, de Jubelin André-Marius-Joseph (1906-1986), un grand Sanaryen bien oublié par notre ville par Henri Ribot. Né à Toulon (Var), le 28 juillet 1906. Entré à l’École navale en octobre 1925, enseigne de vaisseau de 2e classe en octobre 1927, il embarqua en août 1928 sur le porte-avions Béarn. Enseigne de 1re classe en octobre 1929, il servit sur le torpilleur Siroco et fut affecté en janvier 1930 à l’École d’aéronautique de Versailles où il passa son brevet de pilote. Il servit ensuite en escadre sur les torpilleurs Sakalavc et Annamite (1930-1931) et entra en octobre 1931 à l’École des officiers canonniers à Toulon. Breveté canonnier et directeur de tir, il embarqua sur les croiseurs Gueydon et Suffren avant d’être nommé en décembre 1933 à l’état-major de la marine au Maroc. Lieutenant de vaisseau en mars 1935, il passa sur le torpilleur Brestois comme directeur de tir de la 5e division de torpilleurs et commanda en mars 1939 la batterie côtière de Montebourg. Chef du service artillerie sur le croiseur La Motte-Picquet en Extrême-Orient, il se trouvait à Saigon au moment de l’armistice. Le 4 novembre 1940, il réussit à quitter l’Indochine à bord d’un avion-école et à gagner Singapour d’où il rejoignit les Forces Navales françaises libres à Londres en février 1941. Commandant par intérim du cuirassé Courbet mouillé à Portsmouth, il participa à la défense aérienne de ce port en abattant 3 avions ennemis et fut promu capitaine de corvette en mars . Pilote d’hydravion, il fut chargé par l’amiral Muselier d’organiser une formation d’aéronavale et réussit à constituer une escadrille de chasse avec laquelle il exécuta 72 missions offensives de jour et de nuit et abattit 4 avions allemands. Nommé en août 1942 commandant de l’aviso Savorgnan-de-Brazza, il participa avec ce bâtiment à l’escorte de 27 convois dans l’Atlantique et l’océan Indien, abattit avec la DCA du bord 2 quadrimoteurs allemands (mars 1943) et livra combat à 2 sous-marins ennemis qui furent probablement détruits. Capitaine de frégate en janvier 1944, il fut affecté en mars au cabinet du ministre à Alger puis à Paris et effectua des missions de liaison sur les fronts terrestres pendant les derniers mois de la guerre en Europe. Commandant en avril 1945 le croiseur léger Triomphant, il arriva en Indochine en octobre, entra le premier à Saigon où il débarqua le commando Ponchardier et assura la libération de Nha-Trang. En mars 1946, le Triomphant dirigea le convoi de troupes chargé de reprendre pied au Tonkin et entra encore une fois le premier à Haiphong. Pendant une demi-heure, le bâtiment, arrosé de projectiles, s’abstint de riposter, conformément aux ordres reçus, puis réduisit au silence en trois minutes les batteries ennemies et protégea l’entrée du convoi. À la fin de la guerre, Jubelin avait fait l’objet de dix citations. Capitaine de vaisseau en juillet 1946, chef de la section marine au cabinet militaire du président du gouvernement provisoire, il fut nommé en janvier 1947 commandant du secteur maritime du lac de Constance et, en mai 1948, chef de la section marine à l’inspection générale des forces armées. Commandant le porte-avions Arromanches en octobre 1948, il participa à plusieurs opérations en Indochine. Attaché en mai 1950 à l’état- major particulier du ministre de la Défense nationale, commandant la marine à Marseille en novembre, il fut promu contre-amiral en octobre 1952 et nommé en mai 1953 attaché naval adjoint à Washington. Commandant l’aviation navale en Méditerranée en janvier 1957, chef de l’état-major particulier du secrétaire d’État à la Marine en juillet, vice-amiral en février 1958, il fut nommé en juillet major général à Toulon. Préfet maritime de Brest en février 1959, membre du Conseil supérieur de la marine, vice- amiral d’escadre en juillet 1960, il reçut en décembre 1961 le commandement de l’escadre concentrée en Méditerranée. Amiral en août1963, inspecteur général de la marine en septembre, il exerça de novembre 1963 à octobre 1965 les fonctions de commandant en chef pour la Méditerranée. Il quitta le service actif en octobre 1967. Il est l’auteur de “Marin de métier, pilote de fortune (1951), de “Pilote d’hélicoptères” et du scénario du film “Le ciel sur la tête”. Il mourut à Sanary (Var), le 7 mai 1986.
1999 – 7 mai : La France reconnaît officiellement les langues régionales.
2010 – 7 mai : Homo sapiens convole avec Neandertal – Dans une étude publiée par la revue Science le 7 mai 2010, l’équipe du généticien Svante Pääbo montre que des croisements auraient eu lieu au Proche-Orient entre les derniers hommes de Neandertal et des homo sapiens venus d’Afrique, il y a 80 000 ans environ.
2017 – 7 mai : EMMANUEL MACRON, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE – Au deuxième tour des élections présidentielles françaises, Emmanuel Macron devient à 39 ans le plus jeune président de la République grâce au vote de 43,6 % des Français inscrits. Marine Le Pen arrive en 2ème position avec 22.6 % des inscrits. Le parti de l’abstention et des votes blancs et nuls obtient 34 % des inscrits. Emmanuel Macron devient à 39 ans le plus jeune président de la République française devant Louis-Napoléon Bonaparte, élu à 40 ans, et Valéry Giscard d’Estaing, élu à 48 ans.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 265e livraison (suite)

De 1525 à 1559 – Si nous avons développé le chapitre relatif à la création du nouveau chemin de Toulon à La Ciotat qui remplace au début du XVe siècle celui de la Tourelle à Sainte Ternide et au Grand Vallat, c’est essentiellement pour mettre en évidence le rôle que joue le bord de mer dans un monde qui tourne alors autour de la maîtrise de la Méditerranée. A ce titre, Toulon commence à tenir une place de premier ordre comme dernier grand port avant le Var qui marque la nouvelle frontière entre les terres de France et d’Empire (Depuis que la Provence s’est donnée au roi de France, la frontière qui passait autrefois par le Rhône, s’est considérablement déplacée vers l’est, puisqu’elle arrive à présent au fleuve Var, mais n’englobe pas le comté de Nice qui s’est détaché de la Provence en 1388. Au -delà du fleuve commencent les terres de l’Empire de Charles Quint, le perpétuel ennemi de François 1er).
La région toulonnaise, au sens large, est donc devenue une zone sensible. Cette situation certes n’est pas nouvelle, souvenons-nous des farots en 1302 ou de la création du fief de la tour de Saint-Nazaire constitué pour battre la plage et interdire tout débarquement susceptible de prendre Toulon à revers, mais elle va s’amplifiant, le pouvoir royal se substituant graduellement à celui des seigneurs locaux et s’appuyant de plus en plus sur les communautés urbaines qui assurent le gros des défenses. Par un certain nombre d’aspects, le XVIe siècle appartient à la période précédente. Le pouvoir royal n’a pas encore réussi à mâter la noblesse et le rôle des villes ne s’est pas encore totalement affirmé. Jusqu’à l’arrivée de Sully, mais surtout de Richelieu puis de Louis XIV, il en sera ainsi.
(A suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 466e livraison :

-1854 : Armements marseillais – La Compagnie des Services Maritimes des Messageries Impériales obtient la concession des lignes postales vers l’Algérie et la Tunisie, suivie d’une expansion sur la Mer Noire.
-1854 – 10 et 15 janvier : On peut imaginer les conditions atroces dans lesquelles devaient être entassés les passagers de 3e classe, et parmi ceux-ci les Arabes, quand on lit cette nouvelle du 15 janvier 1854 annonçant que le Languedoc, parti de Marseille le 10, a dû gagner la côte d’Espagne en raison du mauvais temps et que « deux passagers arabes sont morts pendant la traversée de fatigue et d’épuisement » (Akhbar, 15 janvier 1854). Il est vrai que les tempêtes hivernales étaient particulièrement redoutables ; ces premiers navires étaient ballottés comme des coques de noix, au point que les passagers, après l’épreuve, en concevaient un dégoût profond.
Comme la République était belle sous l’Empire, les critiques contre la Compagnie Bazin sont vite oubliées à l’époque de la désastreuse Compagnie Impériale. L’Akhbar écrit le 24 mars 1853 : Hâtons-nous de reconnaître que la Compagnie actuelle n’a cessé de remplir avec la plus grande exactitude ses engagements » ; le 17 avril, ce journal s’associe complètement au « bon témoignage » que rend le Sémaphore en faveur de la Compagnie Bazin…, puis le 10 janvier 1854 le rédacteur en chef de l’Akhbar, A. Bourget, conclut ainsi l’article consacré aux difficultés de la Compagnie Impériale : « Peut-être aurait-on dû, dans cette situation, continuer le marché de la Compagnie Bazin qui, pendant dix années, a fait ce service avec une régularité digne de tous les éloges et que nous nous plaisons à reconnaître. »
(à suivre)
LA SEYNE-SUR-MER. 172e livraison :
LA NAISSANCE DU DOMAINE DE FABREGAS

(Céline Chicharo
L’histoire du domaine de Fabrégas est une succession d’achats et de ventes. Les terres ont, bien entendu, été occupées depuis fort longtemps, mais les recherches que menées nous permettent de retracer le déroulement des acquisitions par regroupements qui donneront son unité au domaine.
C’est un marin demeurant à Marseille, M. Louis Bonaventure Daniel, qui acheta une première parcelle, petite propriété rurale dont il va étendre la superficie. A son décès, sa descendance continuera les acquisitions.
Deux générations plus tard, on ne parle pas encore de domaine quand, en 1867, la famille Daniel vend sa propriété à M. Jacques Cornibert, docteur en médecine à La Seyne. En parallèle de cette acquisition, le fils unique de M. Cornibert se rend propriétaire par adjudication devant le tribunal civil de Toulon de terres attenantes sises sur le plan d’Aub. Le fils Cornibert meurt sur les côtes occidentales de l’Afrique et laisse son père pour seul légataire universel. En 1875, M. Cornibert vend par acte signé à Marseille à Anne Grandval, sans profession, épouse de Victor Négrel, rentier, tous deux demeurant à Marseille. Cet acte de vente est important car il cite la totalité des parcelles vendues. Ainsi, un groupement de 93 parcelles, pour une superficie approximative de 70 hectares, prend la dénomination de domaine de Fabrégas.
Grâce aux matrices du cadastre, pour chaque parcelle nous avons une description en nature et en contenance métrique. Ainsi les terres du Domaine sont en nature de : vignes, oliviers, vergers, terres semables, bois, labours, terres incultes, prés, pâtures ; on y trouve des aires de battage, des pateqs ou lieu de repos des troupeaux et une thèse qui est un aménagement de filets entre les arbres pour chasser. Au niveau du bâti, on retrouve les mentions : bastide, bastidon, loge à cochon, écurie, bergerie.Sur le cadastre et sous les numéros 1014 à 1018, sont regroupées les parcelles qui préfigurent l’emplacement de la bâtisse actuelle. Nous trouvons la description suivante : 1014 : verger 420 m2; 1015 : bastide 126 m2; 1016 : aire 134 m2; 1017 : pateq 1170 m 2 ; 1018 : loge à cochon 30 m2. La parcelle 1015 est celle de la maison et elle recense une bastide. Sur le cadastre, une construction importante n’est pas dénommée ainsi. De plus, on précise toujours les étages s’il y en a et ceci sous le terme « élévation ». Ce qui n’est pas le cas.
Les époux Négrel vont donner à leurs terres, les aménagements qui en feront un domaine, après eux la parcelle 1015 est une maison de maître.
(à suivre).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

Sur l’autoroute
Sur l’autoroute, un contrôle radar enregistre une Ferrari à 19 Km/h. Le policier qui vient d’effectuer le constat rattrape donc, en trottinant, le véhicule et tape à la vitre pour demander des explications.
Au volant, une blonde lui répond en souriant :
– Je respecte les limites de vitesse indiquées sur les panneaux. Il y a inscrit « A 19 » alors je vais à 19 !
Le policier répond en souriant :
– Mais non, A19, c’est le numéro de l’autoroute, ce n’est pas la limite de vitesse !
Et regardant la passagère, il rajoute :
– Et vous devriez vous dépêcher car votre amie a l’air d’être malade. Elle est toute blanche…
Et la blonde :
– Je crois que c’est parce qu’on vient de quitter l’A313.

Bon mardi à tous et toutes.
Affectueuses pensées à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

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