ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 30 AVRIL 2024, 13e ANNÉE (n° 4134)
Une ville : La route Napoléon (suite).
FÊTES
Le 30 avril correspondait au 11e jour du mois de floréal du calendrier républicain An II, officiellement dénommé jour de la rhubarbe. Nous fêtons les Robert lesquels tiennent leur prénom de Robert de Molesme, fondateur de l’ordre des cisterciens.
C’est la Journée mondiale des mobilités et de l’accessibilité. C’est aussi le jour où la Légion étrangère célèbre la bataille de Camerone (30 avril 1863).
En revanche, en ces dernières vingt-quatre heures d’avril, je souhaite un bon anniversaire à Martine, Roland et Matthieu.

(Route Napoléon : Grasse en 1930)
DICTON :
Normalement, et s’il n’y a pas d’erreur dans le calendrier, « à la saint Robert tout arbre est vert. »
LOCUTION PROVENçALE.
« Lou rasclo dardeno » ! c’est, littéralement, « le ratisseur de liard ». La dardennes, en effet, était une monnaie valant deux liard soit un quart de sou, dont le nom aurait eu pour origine soit celui du château de Dardennes où l’on aurait frappé cette monnaie au moment du siège de Toulon en 1707 soit celui d’un gentilhomme marseillais appelé M. D’Ardennes sous la direction de qui cette monnaie aurait été frappée. En Provence, « Lou rasclo dardeno » désigne de manière imagée celui qui ratisse la monnaie des contribuables, autrement dit le percepteur.

(Route Napoléon : La Clappe Le château et la Barre, en 1930)
PENSÉE.
« Le café est un breuvage qui fait dormir quand on n’en prend pas », citation de notre cher et affectionné Alphonse Allais.
ÉPHÉMÉRIDES :

(La route Napoléon : La-Saulce-vers-1910 Hautes Alpes)
1077 – avril : MARSEILLE – Vente par les religieuses de Saint-Sauveur (Notre-Dame-des-Accoules) au monastère de Saint-Victor, de la dîme du champ que Pierre Saumade avait donné audit monastère le long de l’Huveaune. Confirmation par l’abbesse Garsende, sœur du vicomte Geofroi, et par Adalasie, fille du même (acte 199 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 25 v°. a. Belsunce, L9antiquité de l’église de Marseille, t. I, p. 421. — b, Guérard, n° 88. Ind. : André, Histoire de Saint-Sauveur, p. 24.
1149 – 30 avril : Guillaume Petri, 19ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969), mais 11ème selon P.-A. Amargier. guillaume (« petri »), vers 1149-1163. [Donné sous la forme Guibertus Pétri, par l’auteur de la liste de 1440,1 H 656]. Approbation de son élection par Eugène III le 30 avril 1149, Cartulaire, II, n° 885, p. 269. Il est toujours en fonction en mars 1159, Cartulaire, II, n° 952, p. 390. C’est à dater de cet abbatiat que la liste établie vers 1440 (1 H 656, f° xix) devient plus précise et ses renseignements utilisables, nous les citerons désormais le plus souvent. Ici nous lisons : rexit annis XVI et obiit anno M°C°LX°III° (P.-A. Amargier, 1966, Abbatum….).
1176 – avril : Allauch – Le privilège d’Alphonse 1er, roi d’Aragon, comte de Barcelone et marquis de Provence, en tout point semblable au diplôme par lequel Bérenger II le Vieux confirmait en septembre 1150 au Chapitre de la Major la possession de tous les territoires d’Allauch et du Château qu’il venait de construire sur le mont Rodinaccus, élimina définitivement les vicomtes du territoire d’Allauch (Louis Ardissone, 1981, p. 25).
Le castrum d’Allauch a été primitivement construit sur la hauteur où se trouve la chapelle de Notre-Dame-du- Château, que l’acte de privilège d’Ildefonse (avril 1176, archives de la Major) appelle mons Rodanicus (Mortreuil 1872).
1188 – 30 avril : Mort de Guillaume le Gros, vicomte de Marseille. II kalendas [maii]. Obiit Guilelmus Grossus, vicecomes Massiliensis, anno Domini MCLXXXVIII (Acte 280 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Obituaire de Saint-Victor : Bibl. nat., lat. 12702. fol. 138 v°. a. Historiens de France, t. XIX, p. 238, au 31 mai. — b. Albanès, La chronique de Saint-Victor de Marseille, dans les Mélanges d’archéologie et d’histoire, t. VI, p. 78).
A. Acte n° 279, des vicomtes de Marseille, et acte n° 222, cartulaire de Montrieux, Guillaume le Gros, vicomte de Marseille, fait à Montrieux une rente annuelle, et l’exempte du droit d’usage pour tout achat effectué à Marseille (Boyer R., 1980, 1980, p. 618 ; original parchemin, A.V., 1H1702 ; vidimus de 1268, perdu ; vidimus du 30 novembre 1292, A.V., 1H1703 ; vidimus du 18 décembre 1371, A.V., 1H1704 ; copie de 1402, A.B.R., B8, fol. 145 ; copie Capus p. 136 ; GCN, V, n° 102, col. 64 ; IND. A.V., 1H3, fol. 6 ; Capus, p. 266 ; Le Couteulx, I, p. 222 ; Teissier, fol. 36 ; Gérin-Ricard, n° 279 ; Dubois, p. 16 et 38).
B. [Boyer R., 1980, p. 618 : Guillaume le Gros, vicomte de Marseille, fait aux chartreux de Montrieux une rente annuelle de 60 sous sur sa part de revenus procurés par le port et les lesdes de Marseille, pour qu’ils puissent acheter de l’huile, de la cire, de l’encens, du vin, et ce qu’il faut pour faire des hosties, pour célébrer des messes. Il exempte également les chartreux du droit d’usage pour tout achat effectué à Marseille].
Bonefacii de Asperello et Rogerii. … ego, Guillelmus Grossus (Guillaume le Gros meurt le 30 avril 1188), dono domino Deo et domui Montis Rivi, … lx sol. de illa moneta que cucurrerit, qui annuatim domui et habitatoribus solvantur ad festi sancti Andree (le 30 novembre), quod laudo et concedo domui et habitatoribus ejus, in mea parte porus et ledarum Massilie. Tali modo quod de istis lx sol. ematur oleum et cera et thus et vinum et une hostie fiant ad messas celebrandas ; et dono et laudo domui et fratrbus quod possint in Massilia emere sine usitaco ea que domui et fratribus fuerint necessaria Et hoc volo et precipio quod heredes mei, sicut dictum est desuper, semper compleant et perficiant. Et si aliquis meorum heredum hoc donum infringeret, exheredetur a parte mea portus et ledarum Massilie..In presentia et tetimonio Desiderii, Tolonensis episcopi (Didier, évêque de Toulon, de 1183 à 1204), et Barralis, Ugonis Jaufredi, et R. Ancelmi et B. de Sancto Felicio et B. Beroard et Guillelmi, prioris de la Verna (prieur de la chartreuse de la Verne de1183 à 1189.
1204 – avril : L’acte de fondation de l’abbaye de Notre-Dame-de-l’Huveaune se trouve, sous la date d’avril 1204, aux archives de la Major. Cette abbaye de l’ordre des Prémontrés, située auprès de l’embouchure de l’Huveaune, commune de Marseille, était déjà détruite en 1872.
1211 – avril : Marseille – Concession à des cordiers pour un certain temps, par Pierre Bermond, prévôt de l’église de Marseille, avec l’assentiment du chapitre ; le vicomte Roncelin et Hugues de Baux, seigneurs de Marseille ; Hugues Fer, viguier de Marseille, lieutenant de Géraud Adémar, et Gui Dalmas, bayle à Marseille pour Hugues de Baux et Barrale, de la jouissance de la rue du haut dans les acaptes du château Babon, contre une redevance annuelle de deux marcs d’argent fin. (acte des vicomtes de Marseille n° 351, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. A. La Major de Marseille, chartes, n° XCV. a. Albanès et Chevalier, Gallia .. . Marseille, n° 1137. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 155).
–1217 – avril – HYERES – le seigneur Raimond-Geoffroy cède à la commune de Marseille le douzième de la terre d’Hyères avec le château et le territoire de Brégançon (P. Borricand).
1302 – 30 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –
1. las planas dels gaudemars – lieu-dit, quartier de Sainte-Marguerite, à Cante-Perdrix (charte aux archives municipales).
2. Séon, avril 1302 (charte aux archives de la Major). Séon-Saint-André – hameau, commune de Marseille.
1315 – 30 avril : Accusé de sorcellerie, Enguerrand de Marigny est pendu au gibet de Montfaucon à Paris. Seigneur de Longjumeau et Chilly, il était chambellan et ministre du roi Philippe IV le Bel.
1337 – 30 avril : La déclaration de guerre de Philippe VI de Valois à l’Angleterre par l’intermédiaire de la commise de la Guyenne, marque le début de la Guerre de Cent ans.
1345 – 30 avril : Impôts.
1.Dès le début du règne Jeanne 1ère, fille de Robert, (1343-1382), les conditions climatiques s’aggravèrent et, se conjuguant avec les méfaits de déplorables querelles politiques et avec la mortalité due à la peste noire, rendirent très difficiles les conditions de vie des communautés provençales. Le cas extrême serait atteint en 1364, lorsque le Rhône gela sur 15 pieds d’épaisseur et que les vignes et la plupart des arbres fruitiers furent détruits (Sanson, les anomalies des saisons, dans Bull. Annuel des comités météo. départementaux, n° 2, 1949) ; mais c’est souvent par ses conséquences que l’on peut reconnaître la situation climatique du moment. Ainsi, quand le 30 avril 1345 (Léonard E., Histoire de Jeanne 1ère, Reine de Naples, comtesse de Provence), la reine Jeanne exempte de fouage trente communautés qui n’ont pas suffisamment de grain pour assurer la soudure de printemps, ou bien lorsque la production médiocre se traduit dans les textes par la cherté du grain en Provence orientale en 1345-1346, 1351-1352 à Draguignan en 1353-1354, à Castellane, daté de 1354-1355, puis dans toute la Provence en 1346-1347, où la hausse des prix est continue jusqu’à l’arrivée de la peste noire au début de 1348, et en 1352-1353 (L. Stouff – Ravitaillement et alimentation…, 1970)
2. Lettres du 30 avril 1345 – Comme une trentaine de castra de Provence orientale demandaient de racheter le fouage par une taxe annuelle, le juge des appels des Comtés, André de Crota, fit droit à leur requête et ordonna de les décharger de fouage. Les castra (E. Léonard traduit castrum par château) en question sont ceux du Revest, de Grimaud, de la Môle, de Ramatuelle, de Gassin, de Flassans, du Luc, du Cannet, de Vidauban, d’Entrecasteaux, de Sillans, de Pontevès, de la Bastide, de Claviers, de Villecrozes, de Carcès, de Beaudron, d’Espérel, de Bargemon, de Villepey, de Mons, de Fayence et de Montferrat (Léonard E., Histoire de Jeanne 1ère, Reine de Naples, comtesse de Provence).
1355 – 30 avril : Marseille – Sant Tron (charte aux archives de la Major). Première mention : Centro, XIe siècle (cartulaire Saint-Victor, n° 36). SAINT-TRONC – hameau au quartier de Saint-Loup (1872). Le nom de ce hameau a conservé une appellation de lieu très ancienne, modifiée par le nom donné à la chapelle de Sainte-Croix, par allusion au bois ou tronc de la croix du Sauveur.
1481 – avril : Marseille – Le cardinal Jean Balue, qui avait été emprisonné par Louis XI en 1469 au château de Loches où il resta près de douze ans, est enfermé en avril 1481 dans l’abbaye de Saint-Victor.

(Route Napoléon : Le Poët)
1483 – avril : Louis XI remplace Palamède de Forbin, jugé trop conciliant pour les Provençaux, par Jean de Baudricourt, gouverneur de Bourgogne, qui impose massivement les Français aux offices du comté de Provence ( Lobrichon G. – Journal de la France et des Français,… p. 421).
1489 – avril : MARSEILLE – Le lieu des Aygalades fut érigé en fief en faveur de Jacques de Remezan par lettres de Charles VIII du mois d’avril 1489 (registre Pellicanus de la Cour des Comptes, fol. 114). Le fief d’Aygalade avait droit de juridiction, et un juge, ordinairement un avocat en la Cour, y remplissait les fonctions judiciaires.
1493 – 20 avril: Grave crise municipale à Marseille dont Bertrand VI de Vintimille est le viguier – Bertrand VI de Vintimille, viguier de Marseille depuis un an, faillit perdre la vie dans une crise municipale qui provoqua une émeute. Le seigneur d’Ollioules dut regretter ce jour-là d’avoir quitté son paisible manoir pour tomber aux mains d’une populace qui, après l’avoir traîné dans les rues, avec les principaux de la ville, Jacques de Candolle, Montolieu de Montolieu et autres, le tint captif au fort Saint-Jean jusqu’au moment où tout finit par s’apaiser (de Ribbe, 1898, p. 78 (d’après Augustin Fabre, Histoire de Marseille, t. II, p. 29).
1504 – 30 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –
1. Terra Pétri Aurengue (archives de l’Evêché). Les Aurengues – hameau en 1872 du quartier des Olives, autrefois de Château-Gombert (1872).
2. Vallatum de la Fornaca (registre n° 82 aux archives de l’Evêché). Première mention de LA FOURNAQUE – lieu-dit, quartier des Aurengues (1872). Le terme de « fornaca » possède deux acceptions : la première, « le fournage » (Mistral), c’est-à-dire la taxe payée pour utiliser le four banal ou pour faire le pain chez soi (Littré), la seconde, « l’amas d’herbes sèches » provenant de l’écobuage qu’on brûle dans les champs pour en utiliser les cendres comme amendement (Littré).

(Route Napoléon : Lesdiguières, Hautes-Alpes)
1524 – 30 avril : MORT DE BAYARD – Au cours de la bataille de la Sesia, le chevalier Bayard est mortellement blessé par un coup d’escopette dans le dos qui lui brise la colonne vertébrale. –L’armée française est chassée de Lombardie et évacue le Milanais. C’est une victoire décisive de Charles Quint sur François 1er.
1573 – 30 avril : La tour de la cathédrale de Beauvais s’effondre.
1598 – 30 avril : Signature de l’ « Édit de Nantes en faveur de ceux de la religion prétendue réformée ». Henri IV signe l’Édit de Nantes qui met fi par la paix à trente ans de guerres de religions entre catholiques et protestants. L’Édit accorde des droits de culte, civils aux protestants dans certaines parties du royaume et 60 places de sûreté dans le reste du territoire… et une indemnité financière payée par le trésor royal (F.T., 2020).
1630 – 30 avril : MARSEILLE – Louis Gaufridy, prêtre des Accoules accusé de sorcellerie, est brûlé vif à Aix en Provence .Les nombreuses productions littéraires suscitées par l’affaire des possessions d’Aix-en-Provence en 1610 nous dévoilent de remarquables détails sur les croyances, les peurs et les espérances des hommes du xviie siècle. Autour de ces récits se construit une histoire fantasmatique du Mal qui nous permet de saisir l’inquiétant regard que portent les contemporains sur le devenir de leur monde. Devenu vecteur de révélation, le possédé livre les secrets de la fin des temps tandis que le sorcier, symbole de la décadence de l’humanité, en représente le prodrome. L’angoisse eschatologique n’a pas disparu des consciences collectives. La condamnation des sorciers, et plus encore celle du père de l’Antéchrist, témoignerait de la persistance d’une crainte partagée, dans une période de paix civile qu’est celle qui suit la promulgation de l’édit de Nantes.
Autour des récits composés par les acteurs de l’affaire et leurs contemporains se développe une histoire fantasmatique du Mal. Ces récits nous offrent une immersion dans l’imaginaire démoniaque du temps et permettent de saisir l’inquiétant regard que portaient les hommes du xviie siècle sur le devenir de leur monde. Il est intéressant d’observer les mutations narratives qui s’opèrent et l’importance croissante accordée aux discours apocalyptiques des possédées dans les productions littéraires de l’époque. À partir des quelques références fournies par les protagonistes a été fabriqué autour de l’événement aixois un véritable univers prophétique, éclairant la place toujours conséquente de l’angoisse eschatologique dans le conscient ou l’inconscient collectif. Non moins révélatrice est la diversité professionnelle des auteurs : théologiens, médecins, écrivains, autant de points de vue qui se réunissent et se complètent. Tous semblent partager, sous différentes approches, cette même conviction que le monde est entré dans ses derniers jours. Chez beaucoup de contemporains, l’achèvement des conflits religieux n’a pas estompé l’idée d’une proximité de la fin des Temps, dont la mythique de la sorcellerie est devenue, au sortir des guerres de religion, la manifestation la plus éclatante. Cette sorcellerie, après une longue séquence de désordres religieux et politiques, ne peut être que collective et diabolique, une contre-société, dans cette époque où le règne du Mal est en instance de s’établir. La dramatisation de la mythologie sorcellaire procède d’un psychisme panique qui, soumis depuis près d’un siècle à toute une série de signes eschatologiques (maladies, guerres, famines, fractures religieuses, régicides), a produit ses propres signes eschatologiques. L’exemple de Louis Gaufridy est à cet égard frappant. Prêtre bien considéré puis sorcier, prince des magiciens et enfin père de l’Antéchrist, l’évolution de son image dans les œuvres littéraires de l’époque témoigne de cette perception apocalyptique de la sorcellerie (Joris Astier. L’affaire Gaufridy : possession, sorcellerie et eschatologie dans la France du premier XVIIe siècle).
1704 – 30 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Eoures, 30 avril 1704 (registres du greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille), hameau en 1872 du quartier des Camoins.Première mention en 1060-1064 : Novolas (cartulaire de Saint-Victor, n° 137).

1716 – 20 janvier : CASSIS – L’abbé J.-J. Barthélemy, garde du cabinet des médailles du roi et membre de l’académie des inscriptions, est né à Cassis, le 20 janvier 1716 ; il mourut à Paris, le30 avril 1795. Il est l’auteur du célèbre Voyage du Jeune Anacharsis en Grèce, dont la première édition parut en 1788, 4 vol. in-4° et en outre de notices, de discours, de dissertations sur divers sujets d’archéologie : Réflexions sur l’alphabet et la langue de Palmyre, Paris , 1754. — Essai d’une paléographie numismatique. — Caryte et Polydore, roman , Paris, 1740 , etc. Au sujet de la naissance de cet homme célèbre, une espèce de dispute s’est élevée entre Aubagne et Cassis (Adolphe Meyer, 1859).

1783 – 30 avril : UN ARBRE BRÛLÉ PEUT-IL ÊTRE COUPÉ ? Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 4 : Angelin Martin et cinq autres habitants de Cogolin ayant coupé à la Molle des pins incendiés, M. de Fonscolombe obtint contre eux une sentence du juge de la Molle du 30 avril 1783. Ils furent condamnés à 300 ( ?) d’amende. Par ce jugement, il apparaît que les habitants de Cogolin ont à la Molle le droit de couper le bois mort mais pas les arbres sur pied soient vifs soit incendiés. Le 13 juillet : délibération de la communauté de Cogolin confirmant ce point.
1789 – 30 avril : à New York, cérémonie d’investiture du premier président des Etats-Unis d’Amérique, George Washington.

1790 – 30 avril : Marseille – Fort Saint-Nicolas – le conseil général de la commune (équivalent du conseil municipal) se présenta à la porte de la citadelle Saint-Nicolas. Le major de la Roque, commandant du fort, pensant que sa petite troupe, ex-régiment du Vexin allait faire défection, signa un compromis aux termes duquel il laisserait entrer chaque jour autant de gardes nationaux qu’il y avait de soldats de son service (Joseph Billoud, Le fort Saint-Nicolas, Revue Marseille, 1956, no 30, pages 3–12 et no 31 pages 3–16).
1792 – 30 avril :
1. Déclaration de guerre à l’Autriche et à la Prusse (première des six coalitions de l’Europe contre la France jusqu’en 1815). Fin avril : Premiers échecs des troupes françaises dans le Nord (Pierre Goubert, Initiation …, 1984).
2. La situation change pour les Capucins de La Seyne – Après l’élection, le 12 février 1792, de François Couret comme maire de La Seyne, la situation change pour les Capucins. C’est alors que les incidents du mois d’avril se produisent. Début avril 1792, 6 à 8 individus, puis le 22 avril suivant, une bande armée, veulent chasser les 21 Capucins réfugiés dans leur couvent de La Seyne. Ils ne seront en fait expulsés que plus tard, probablement le 30 avril. Sur les 21 Franciscains expulsés, aux 19 Capucins s’étaient joints un Cordelier et un Récollet, venant donc d’autres branches Franciscaines. Les provenances des Capucins étaient, Toulon (7), Marseille (3), Lorgues (1), Solliès (2), Jonquières (1), Pertuis (1), et La Seyne (4). Un avait plus de 80 ans, 8 de 70 à 79 ans, 4 de 60 à 69 ans, 2 de 50 à 59 ans, et 4 seulement moins de 50 ans. Quand on sait que les Religieuses des Couvents d’Ollioules étaient aussi très âgées, il semble bien que la crise de recrutement fût réelle dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle (Louis Baudoin, 1965).
3. Le curé Bonnet présente sa démission au conseil municipal du Beausset – Le 30 avril 1792 « l’an 4 de la Liberté » (sic !), le curé Bonnet présente sa démission au conseil municipal du Beausset. Il faut dire qu’il a déjà 34 ans de sacerdoce et « vu le délabrement de sa santé et son dépérissement total, il est obligé de se démettre de sa cure du Beausset, attendu qu’il ne trouve pas dans le pays les secours qui lui sont nécessaires et l’air lui étant contraire ». Il est donc remplacé par le vicaire assermenté, Laugier. Mais plus que l’air, c’est peut-être l’atmosphère du Beausset qu’il trouvait malsaine… (Le 2 mai c’est le juge de paix Louis David qui démissionne de son poste pour « raison de santé » lui aussi ! Il avait auparavant osé s’opposer au club…) (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).
1793 – 30 avril : Une circulaire du directoire du département révèle une fois de plus l’existence de déserteurs (3o avril). Le fonctionnement des gardes nationales était d’ailleurs compliqué et le lieu d’inscription de la cote mobilière servait de base. Nombre d’hommes habitaient une partie de l’année à Ollioules et séjournaient le reste du temps à Sanary. Une entente à ce sujet entre les deux communes devint indispensable. La réponse des officiers municipaux d’Ollioules se fit attendre quinze jours, car « les affaires du temps les occupaient journellement » (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).
1794 – 30 avril (11 floréal An II) :
1. AU BEAUSSET, Un militaire est arrêté et dépouillé par six hommes armés – Le 4 floréal (23 avril), il se produit un fait divers « classique » sur la route de Cuges au Beausset. Un canonnier du 1er bataillon de Marseille est arrêté et dépouillé par six hommes armés. Il fallait quand même de l’audace pour faire le bandit de grand chemin à cette période, avec tous les militaires présents dans le secteur ! (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…)
2. SANARY FAIT UNE NOUVELLE DEMANDE DE SECOURS DE BLÉ – Aucun événement local, digne d’intérêt, n’eut lieu jusqu’au 11 floréal, jour où un nouveau secours de blé fut voté (30 avril 1794) (Vallentin du Cheylard…).
3. Recensement des cochons de plus de 3 mois – Le district du Beausset ordonne aux municipalités de son ressort de nommer des commissaires pour faire le recensement des cochons de plus de 3 mois. Le District du Beausset était composé des communes suivantes : Le Beausset, la Seyne, Six-Fours, Sanary, Bandol, La Cadière, Le Castellet, Ollioules. L’administration de Toulon était rattachée à celle du Beausset. Le tout formant une population de 32 000 individus (Castellan, 1937, p. 217 et 227).
1795 – 30 avril : L’abbé J.-J. Barthélemy, garde du cabinet des médailles du roi et membre de l’académie des inscriptions, né à Cassis, le 20 janvier 1716, meurt à Paris, le 30 avril 1795. Il est l’auteur du célèbre Voyage du Jeune Anacharsis en Grèce, dont la première édition parut en 1788, 4 vol. in-4° et en outre de notices, de discours, de dissertations sur divers sujets d’archéologie : Réflexions sur l’alphabet et la langue de Palmyre, Paris , 1754. — Essai d’une paléographie numismatique. — Caryte et Polydore, roman , Paris, 1740 , etc. Au sujet de la naissance de cet homme célèbre, une espèce de dispute s’est élevée entre Aubagne et Cassis (Adolphe Meyer, 1859).
1799 – 30 avril : CAMPAGNE D’ÉGYPTE – (Abd-al-Rahaman al-Jabartî – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801– Mardi 25e jour du mois de Dhû I-Qa’da [30 avril 1799]

– [Lettre du katkhudâ du Pacha]Arrivée d’une lettre de Mustafâ Bey aux cheikhs. En voici le résumé : faire savoir aux chefs français qu’il se dirige vers leur général en Syrie et qu’il leur demande de libérer son parent et son aide de camp, de veiller sur les biens qui lui ont été pris, car ces biens appartiennent au gouvernement. Quand les Français eurent connaissance du contenu de la lettre, ils se contentèrent de dire : « Pas d’élargissement des deux personnes indiquées avant que l’intéressé n’arrive auprès du général Bonaparte et que celui-ci nous en écrive. Il est, en effet, bien probable que tout cela n’est que mensonge. »
– [Muhammad Bey al-AIfî] Ce même jour, confirmation du passage de Muhammad Bey al-Alfî derrière les montagnes ; il s’y serait réfugié avec un groupe d’une centaine d’hommes, et peut-être plus à ce qu’on dit. Un grand nombre de mamlûks et de ghuzz dispersés dans cette région l’y a rejoint. Les Bédouins lui ont offert tout le nécessaire pour l’entretien. Les Français ont expédié un détachement de ce côté-là.
1801 – 30 avril : CAMPAGNE D’EGYPTE – (Abd-al-Rahaman al-Jabartî – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801– Jeudi 16e jour du mois de Dhû I-Hijja 1215 [30 avril 1801] – [Estève fait convoquer le Dîwân et des notables] – Arrivée au Dîwân du trésorier Estève et de Georges al-Jawharf, accompagnés de Coptes et d’autres personnes, mais sans les autres Français qui sont déjà partis. Des lettres sont envoyées pour convoquer dès le lendemain les cheikhs du Diwân, les tujjâr et les notabilités.

1803 – 30 avril : Napoléon Bonaparte vend la Louisiane aux Etats-Unis pour 80 millions de francs. Le traité est signé à Paris par Robert Livingston, James Monroe, Barbé Marbois et Michael Ryan Toussaint. Ce traité est signé sans consulter l’Assemblée nationale qui aurait refusé une telle perte pour la France. Selon la constitution française, la vente de propriétés d’ordre national nécessitait l’approbation de l’Assemblée Nationale, ce que Napoléon n’a pas sollicité. Il se dépêcha de vendre avant que l’assemblée s’en rende compte. Les frères de Napoléon Lucien et Joseph étaient si indignés de cette vente qu’ils ont eu une sérieuse confrontation avec Napoléon lorsqu’il prenait son bain aux Tuileries. Napoléon leur a dit qu’il se moquait de la constitution française ou de l’assemblée des députés. Il se leva de son bain furieux, lança une boite de tabac par terre, et dit à ses frères qu’il les écraserait comme cette boite de tabac s’ils osaient questionner son jugement à nouveau. Le 10 mars 1804, une cérémonie formelle est conduite à Saint-Louis pour transférer le territoire aux Etats-Unis qui devient officiellement, à compter du 1er octobre, un « territoire organisé » des États-Unis constitué du territoire d’Orléans (dont la majeure partie forme la Louisiane actuelle) et du district de Louisiane placé temporairement sous l’administration du territoire de l’Indiana.
1807 – avril : Escale à Sanary du brick US « General Armstrong » chargé de tabac et de genièvre, venant de Cadix, qui n’a pu rejoindre Marseille à cause de la flotte anglaise – [Rotger B., 1984 : Avril 1807 – Parmi les bateaux étrangers fréquentant le port, on peut citer deux d’entre eux qui sortent un peu de l’ordinaire des bateaux marchands. Par exemple en avril 1807, un bateau, le brick « Le Général Armstrong » commandé par le capitaine John SINCLAIR, américain de nation, natif . de NEW-YORK, du port de 204 tonneaux, chargé de tabac et de genièvre, venant de CADIX d’où il était parti le 10 mars dernier, n’ayant pu rejoindre MARSEILLE sa destination, à cause de la flotte anglaise, vint relâcher dans notre port. Il était équipé de 12 personnes, tous américains, et avait à bord un passager, Jacques FINZI, natif de FLORENCE en ETRURIE. Ce bateau étant en règle tant au point de vue cargaison qu’état de santé, on lui donna un pilote pour le conduire à MARSEILLE.] (Rotger B., 1984, p. 355)
1812 – 30 avril : La Louisiane est admise au sein de l’Union devenant ainsi le 18e Etat américain.
1827 – 30 avril : PRÉMISSES DE LA CONQUÊTE D’ALGER PUIS DE L’ALGERIE PAR LA FRANCE – A Alger, le consul de France, Pierre Derval, est souffleté par le dey. Le consul général s’étant présenté, le 30 avril 1827, à l’audience du dey, pour le complimenter, selon l’usage, la veille des fêtes musulmanes, le dey lui demanda avec emportement s’il n’avait pas reçu la réponse à sa lettre et, celui-ci ayant annoncé qu’il ne l’avait pas encore, le dey lui porta plusieurs coups d’un chasse-mouches qu’il tenait à la main, et lui ordonna de se retirer. Le gouvernement du roi, informé de cette insulte, envoya au consul général l’ordre de quitter Alger (Alfred Nettement, Alger, 2013).
1830 – 30 avril : CONQUÊTE D’ALGER – En préparation de la conquête d’Alger, Ollioules héberge le régiment du Dauphiné (Castellan E., 1937, p. 295).
1832 – 30 avril : MARSEILLE – Le fort Saint-Nicolas servit de lieu de détention pour les marins du bateau qui avait débarqué le 28 avril 1832 la duchesse de Berry près de Carry-le-Rouet et qui avait été arraisonné par le vapeur « Le Sphinx » près de l’île verte à La Ciotat. (“Fort Saint-Nicolas, Marseille — Wikipédia”) Le fort Saint-Nicolas resta une prison jusqu’à la fin de la dernière guerre.
1834 – 30 avril : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge 3 bataillons du 13ème de ligne : 21 officiers et 721 hommes du corps expéditionnaire d’Afrique, en attente d’embarquement (id.).
1836 – 30 avril : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge 2 compagnies du 2ème régiment du Génie : 1 officier, 105 hommes ; et 2 compagnies du 3ème régiment du Génie : 110 hommes. Toutes ces unités appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (id.).
1855 – 30 avril : AJELLO’S SAGA – Décès, le 30 avril 1855, de Jouvenceau Jean Etienne, né en 1773 à La Seyne, sans profession, âgé de 82 ans, domicilié à Saint-Mandrier. Fils de feu Barthélemy Jouvenceau et de Marie-Anne Geuit. Veuf de Marie-Joséphine Pascal (Delphine ?). Déclaration faite par Antoine Jouvenceau (né en 1813), âgé de 43 ans, son fils aîné, profession propriétaire, domicilié à Saint-Mandrier. Constaté par Pierre Vallet, adjoint spécial à Saint-Mandrier. Signature du fils et d’un témoin, Alexis Peyron, instituteur à Saint-Mandrier (Archives de Saint-Mandrier, registre des décès 1853-1855).
1863 – 30 avril : CAMERONE – Lors de l’expédition du Mexique, un détachement de soixante-deux soldats de la Légion étrangère commandé par le capitaine Jean Danjou, tué pendant cette bataille, livre pendant neuf heures, à Camaron de Tejeda (Camerone, en français), un combat acharné contre deux mille soldats mexicains. À la fin de la journée, les six légionnaires encore en état de combattre, à court de munitions, chargèrent baïonnette au canon leurs adversaires. Un officier et un soldat y perdirent la vie. « Finalement, ils se rendirent à l’ennemi à condition de garder leurs armes et de pouvoir secourir leurs camarades blessés. » (“Association des Cadets de la Gendarmerie Nationale de la Creuse”). Chaque année, le 30 avril, Camerone est célébré dans toutes ses unités, comme un haut fait de la Légion étrangère.
1865 – avril :
1. Une pêche extraordinaire est faite à la Ciotat, des pêcheurs prennent ce jour-là d’un seul coup de filet environ 700 thons dont le moindre pèse 15 kg.
2. La ville de Marseille fait l’acquisition d’un tableau La Retraite de Russie, par Beaume, le peintre Marseillais dont les œuvres figurent à Versailles et dans les plus riches galeries,
1867 – 30 avril : SANARY – Captage et canalisation de la source de Mortier. On continue à travailler à la tranchée des eaux. Il y a une vingtaine d’hommes. Tous les jours on découvre quelques sources plus ou moins considérable (Agenda 1867de Jean-Baptiste Hermitte, premier adjoint au maire Marius Michel ).
1877 – 30 avril : calaison d’une madrague aux Embiez sans aviser la Prud’homie (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 77-79 : Série d’affaires opposant patrons pêcheurs, raïs de madrague et prud’homies diverses entre eux ; nécessité d’établir un Bulletin de liaison entre pêcheurs provençaux, daté du 31 mai 1876 au 29 février 1888).
1879 – 30 avril : Charles Cros dépose le brevet du « parléophone » avant le premier phonographe d’Edison.
1881 – 30 avril : TUNISIE – La flotte française s’empare de Bizerte tandis que des forces françaises parties d’Algérie, pénètrent en Tunisie.
1883 – 30 avril : On déplore la mort du peintre Edouard Manet. « Je peins ce que je vois, et non ce qu’il plaît aux autres de voir » avait coutume Edouard MANET d’opposer à la doctrine académique. Il entendait ainsi revendiquer sa propre subjectivité et l‘importance de la vision du peintre par rapport aux règles admises. A partir de 1866, Émile Zola, qui allait devenir son ami, prit fait et cause dans l’Evènement pour l’art de Manet et la nouvelle conception artistique qu’il désignait sous le nom de « Naturalisme ». Si les jeunes peintres qui allaient être le noyau de l’impressionnisme, Edgar Degas , Claude Monet , Auguste Renoir , Alfred Sisley , Camille Pissarro et Paul Cézanne, subirent l’influence de Manet, ceux-ci devaient par la suite en retour influencer son art, le rendant plus sensible aux jeux de lumière. Il faut voir en Manet plutôt qu’un représentant à part entière de l’impressionnisme, un puissant inspirateur de celui-ci.
1889 – 30 avril : Les ailes du Moulin Rouge tournent pour la première fois à Paris.
1897 – 30 avril: SANARY – Carnet de Lazare Brun, au service du général Rose. Une dépêche (0,50 F), 2 boîtes de pastilles Vichy (2 F), fromage (0,50 F), beurre (0,50 F), mois (60 F). Réglé 63,50 F par le général Rose.
1898 – 30 avril: SANARY – Carnet de Lazare Brun, au service du général Rose. Donné pour accorder le piano (5 F), mois (70 F). Réglé 75 F par le général Rose.
1899 – 30 avril: SANARY – Carnet de Lazare Brun, au service du général Rose. Le mois 70 F par Thérèse Brégou pour le général Rose empêché. Carnet de la cuisinière (Th. Folco) : nourriture (52,30 F), le mois (50 F). 102,30 F, réglés par Thérèse Bégou, général Rose empêché.

(coll. H. Ribot)
1914 – 30 avril : désarmement du cuirassé Masséna – Suivant un ordre du Préfet Maritime du 5ème Arrondissement en date du 30 avril 1914, les 2 pièces de 305 mm du cuirassé « Masséna », ses 2 pièces de 274,4 mm, ses 8 pièces de 138,6 mm, ses 8 pièces de 100 mm, ses 14 pièces de 47 mm TR sont débarquées à Toulon en 1914 (Gérard Garier, le cuirassé Masséna).
1915 – 30 avril : AFFAIRE DES DARDANELLES –

(le cuirassé Jauréguiberry constrit par les FCM de La Seyne. Coll. H. Ribot)
1. Aux Dardanelles, le cuirassé Jauréguiberry est touché une première fois le 30 avril. Les dégâts sont minimes et l’on ne déplore aucune perte parmi le personnel (Gérard Garier, le cuirassé Jauréguiberry).
2. fin d’avril : Armement marseillais – Cinquante vapeurs sont réquisitionnés pour effectuer le transport des troupes et du matériel vers la presqu’île de Gallipoli.
1931 – 30 avril : GUERRE CIVILE EN CHINE – En Chine, Tchang Kaï-chek combat simultanément les troupes rebelles de Canton et l’insurrection communiste.
1933 – 30 avril : Décès d’Anna de Noailles, poétesse et romancière française, membre du jury du prix Fémina. Née à Paris, de mère grecque et de père roumain, la princesse Anna Brancovan devenue par son mariage comtesse de Noailles, alliait une exubérance tout « orientale » à une riche culture française. Malgré son style conformiste, son œuvre garde un charme certain (Antoine COMPAGNON, Encyclopaedia Universalis, 2020).
1939 – 30 avril : En Allemagne, les Juifs perdent le droit d’être locataires et doivent déménager dans des maisons juives.
1942 – 30 avril : HENRI CONAN, employé des chemins de fer à Auray, est fusillé à Vannes où il avait été écroué à la maison d’arrêt par les autorités d’occupation/ Accusé d’être membre du Parti communiste clandestin, il avait comparu le 1er mars 1942 devant le tribunal militaire de Vannes, et avait été condamné à quatre ans de travaux forcés. A la suite d’un attentat commis contre des unités allemandes, trente otages furent condamnés à être fusillés. Henri CONAN fut de ceux-ci. Voici sa dernière lettre : « Le 30 avril 1942. Ma chère Anna, ma chère petite Jacqueline. Mes chéries, ainsi le sort en est jeté. Nous venons d’être avertis que cet après-midi nous serons fusillés. Oui, cela sera dur pour vous ; vous voilà seules sur la terre, sans beaucoup de ressources et toi, ma chère Anna, sans beaucoup de santé. Malgré tout soigne-toi bien pour rester le plus longtemps possible avec notre chère enfant qui aura besoin de tant d’affection. Certes, ce coup te sera terrible, mais il faut réagir et reprendre le dessus. Il ne faut pas te laisser abattre, il faut être forte. Tu le dois pour ta chère Jacqueline. Nous venons de refuser les offices d’un prêtre qui nous été gracieusement offert, c’est dire que je mourrai de la façon dont j’ai mené ma vie qui, je m’en flatte, a toujours été honnête et loyale. Ma chère Anna, tu n’auras pas à rougir de moi. Quoi que je meure de la mort des lâches, tu pourras circuler la tête haute, ton mari n’a jamais été un assassin, un traitre, ni seulement un voleur. Elève notre enfant dans le souvenir de son père, et plus tard quand elle sera grande, tu lui diras pourquoi et comment je suis mort. Ceux qui s’en vont ne sont pas à plaindre. Ce sont ceux qui restent qui sont malheureux. C’est donc pour vous que j’aurai voulu continuer à vivre. Vous avez besoin de douceurs, de joies, d’amour. Hélas, tout cela va vous manquer. […] Je termine en vous embrassant bien fort et de tout mon cœur. […] Je vous confie l’éducation morale de jacqueline. Je pense qu’avec vous et surtout avec toi mon cher Armand, tu lui feras oublier qu’elle n’a plus de papa. Et toi, ma chère maman, […] saches que je meurs pour une cause qui m’est chère entre toutes. […] Je t’ai fait de la peine, je t’en demande pardon. […] Je vous quitte définitivement en vous assurant que je vous ai toujours aimés. Votre cher Henri. » (la copie du document original a été publiée par Armand Conan, son frère, dans son livre « 70 ans de bonheur – Témoignage », imprimerie Manugraph, La Seyne-sur-Mer, 2010.
1943 – 30 avril :
1. Premières opérations contre les maquis – Alors que le 29 avril, Laval est venu chercher auprès du Führer la confirmation de son pouvoir (Jean-Louis Panné, Journal de la France..), le 30 commencent les premières opérations contre les maquis (Rousset, la seconde guerre mondiale, 1985).
2. Dans la nuit, les avions du Bomber Command effectuént leur cinquante-cinquième attaque contre Essen, siège des usines d’armement Krupp. Ce bombardement a porté au-delà de dix mille tonnes le poids de projectiles déversés sur la ville allemande la plus lourdement bombardée à ce jour. « En dépit de tous les efforts de la propagande ennemie, l’Allemagne continue à garder en main les éléments de la victoire finale », écrira le docteur Goebbels dans le Volkischer Beobachter du 14 août suivant (Peyrefitte Alain – L’aventure du XXe siècle).
1944 – 30 avril : Nombreux sabotages par les détachements FTP de la 2e compagnie (région de Draguignan).
1945 – 30 avril : Alors qu’Adolf Hitler se suicide à Berlin assiégé par l’Armée soviétique, le camp de concentration de Ravensbrück est libéré.
1947 – du 30 avril au 5 mai : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – L’aviso Commandant Dominé est de surveillance des côtes sud et est de Cochinchine, patrouilles dans les îles de Poulo-Uhi et Poulo-Condor, retour à Saigon le 5 (Gérard Garier, les avisos de 630 tonnes).
1948 – du 30 avril au 30 mai : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – L’aviso Commandant Dominé escorte des dragueurs patrouilleurs du type YMS Tiare et Lotus (Colombo, Singapour, Sourabaya) (Gérard Garier, les avisos de 630 tonnes).
1951 – du 29 mars au 30 avril : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – L’aviso Commandant Bory est de surveillance dans le golfe du Siam (Gérard Garier, les avisos de 630 tonnes).
1957 – 30 avril : UN VITICULTEUR SANARYEN A L’HONNEUR – Le Ministre de l’Agriculture décerne à Paul-Ulrich Roethlisberger, viticulteur à Sanary, le titre de Chevalier du Mérite Agricole (Gibert-Roetlisberger A., 2004).
1959 – 30 avril : la Guerre du Viêt NaM s’étend au Cambodge.
1961 – 30 avril : l’Union soviétique décerne le Prix Lénine pour la Paix à Fidel Castro.
1973 – 30 avril : scandale du Watergate – La Maison Blanche annonce la démission de quatre hautes personnalités du gouvernement Nixon dont les noms ont été mêlés au scandale du Watergate, une affaire d’espionnage politique qui aboutit, en 1974, à la démission de Richard Nixon, alors président des États-Unis.
1975 – 30 avril : L’armée populaire vietnamienne et le Front national de libération du sud Viët-Nam occupent Saïgon où est mis en place un gouvernement provisoire marquant la fin de la guerre du Viët Nam.
1989 – 30 avril : Mort du cinéaste italien Sergio Leone. En plein cœur de l’âge moderne du cinéma, il aura engendré une œuvre qui parlera immédiatement au monde entier bien qu’elle ne fut pas, en son temps, considérée à sa juste mesure par la plupart des commentateurs du cinéma.
1993 – avril : SANARY – Voici un article retrouvé dans la revue « Mieux Vivre », n°17, d’avril 1993, à la page 9 : « UNE ACTIVITÉ À L’HONNEUR HAUTEMENT ÉDUCATIVE. « Dans les dernières décennies la spéléologie a eu, à maintes reprises, les honneurs des grands médias. De nombreuses expériences, à visées scientifiques, ont été évoquées. Des explorations, dignes du livre des Records, ont parfois fait l’actualité. Ces performances ne suffisent cependant pas à définir l’intérêt de cette très belle activité humaine. Pour chaque spéléologue quel que soit son niveau, l’ouverture est au rendez-vous. La fréquentation du milieu souterrain est également riche d’enseignement en divers domaines de la vie des cavernes. Le spéléologue est aussi un sportif qui doit appréhender les techniques, gages de progrès et de sécurité. La solidarité et la discipline sont de règle durant chaque expédition. Ce sport attrayant et exigeant à la fois, est également hautement éducatif. Né il y a plus de trois ans, le Spéléo Club Azuréen regroupe aujourd’hui douze spéléologues de tous âges. “Activités : exploration, recherche d’avens et de grottes, photos et films du milieu souterrain, recherche d’eau. “Lieu : le Gros-Cerveau, moyen Var et bientôt étranger. “Depuis le 1er janvier 1993, deux sections ont vu le jour : Escalade sur sites naturels et artificiels ; Randonnées sportives avec sorties en dehors des sentiers avec varappe et descente en rappel dans un créneau horaire défini. “Participations aux manifestations telles que Journée du Sport, “Carnaval, Téléthon 1992.”
2008 – 30 avril : Confirmation que les squelettes retrouvés en Russie à Iékaterinenbourg sont bien les corps de deux des enfants du tsar Nicolas II, la grande-duchesse Maria et le tsarévitch Alexis.
2020 – 30 avril : EDITO de François PERES, dans Marianne. Dans les débats publics, chacun constate que les religions sont présentes et que les avis de leurs porte-parole sont pris en considération par l’exécutif. Selon le milieu politico-médiatique, la spiritualité se résume aux croyants et eux seuls ont droit de cité. Curieusement, les non-croyants sont devenus les « invisibles » de la République pourtant laïque : pratiquement exclus de l’espace public. Il est rare que les médias leur donnent la parole, préférant inviter les représentants des cultes et n’évoquant jamais ceux et celles qui sont plus nombreux que les fidèles et les pratiquants. Certes, notre siècle enregistre un progrès notable : on ne brûle plus les athées en place publique, pratique courante sous l’Ancien Régime. Néanmoins, cette catégorie de la population française qui croit à des valeurs purement humaines n’intéresse pas nos princes, en particulier Emmanuel Premier, qui ne cache pas son inclination naturelle pour la religion catholique. Ceux qui en douteraient peuvent se référer à son discours au couvent des Bernardins. Ajoutons que les non-croyants constituent une partie de la population attachée à la paix civile et qu’ils ne cherchent à convaincre personne qu’ils pourraient avoir raison de ne pas croire à une quelconque divinité. Les « oubliés » de la République sont naturellement attachés à la laïcité valeur fondatrice de la République.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 259e livraison : Le chemin nouveau de Toulon à La Ciotat – ou chemin royal – et ses modifications postérieures. (suite)


A partir du XVIIe siècle, et surtout du XVIIIe siècle, cette partie de l’Ancien Chemin, de la sortie de Toulon au carrefour des Roches, où le seigneur avait une demeure particulière appelée le Châteauvert, sera bordée des bastides que la bourgeoisie urbaine fera construire : Châteaux du Colombet et de la Milhière au Sud, Château de Pierredon au Nord (qui ne date que de la fin du XIXème), – souvent établis un peu en retrait, et séparés du chemin par une allée plantée de platanes et de palmiers.
La section Toulon-Sanary de ce chemin fut modifiée sous Louis-Philippe et portée à 14,3 km. Le tracé direct est alors abandonné, et la nouvelle route, la D559, joint au contraire toutes les villes entre elles. Datant de 1841, il part de Toulon, prend le Chemin de Six-Fours qu’il abandonne une fois passé Lagoubran, pour se diriger au Sud vers La Seyne par Bregaillon. Ce n’est qu’à l’entrée de La Seyne qu’il oblique de nouveau vers l’Ouest par l’actuelle Avenue du docteur Mazan et le Chemin de La Seyne à Six-Fours. La déviation de l’hôpital est toute récente. Il se dirige alors vers le quartier de Reynier, qui déjà en 1841, supplantait le Vieux-Six-Fours. Il contourne Chateaubanne, le Vallon de Signes, et la Colle d’Artaud, en passant par Vignelongue, et rejoint Reynier entre les quartiers Lombard et le Verger. Jusqu’à Reynier, il utilise, à peine modifiés, les chemins de Toulon à La Seyne, et de La Seyne à Six-Fours. De Six-Fours à Sanary, il innove. L’ Avenue de la Mer, rectiligne de Reynier à la Plage de Bonnegrace, date de cette époque. Précédemment, un chemin longeait de très près le ruisseau du Pontillau depuis le Pont-Faraud, maintenant Pont du Brusc, à la Font de Fillol, aux Hoirs et à Sauviou. Le nouveau tracé rejoint ensuite Sanary en longeant la Plage de Bonnegrace, au quartier marécageux des Lônes. Il ne pénètre sur le territoire de Sanary qu’au Pont de la Reppe faisant limite avec Six-Fours. Ce pont était en dos d’âne et existait avant le tracé de la route de 1841. Il était peu pratique pour une circulation importante et ralentissait les attelages qui étaient obligés de doubler les colliers. Il avait été mis hors d’usage, mais non emporté par la crue de la Reppe de 1821, ce qui avait nécessité de grosses réparations. Michel Pacha, maire de Sanary, l’a remplacé par un pont à tablier de fer en 1902, ce qui a diminué la hauteur de 2 m.).
(A suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 459e livraison :

(cl. H. Ribot)
–1901 – 5 janvier : MARSEILLE, LE PORT, LE COMMERCE, L’INDUSTRIE. « Durant bien des siècles, le Vieux-Port a suffi aux besoins du commerce marseillais. Ce bassin, d’une superficie d’environ 2 5 hectares, et qui a pour annexes le canal des Douanes et le bassin du Carénage, correspond à l’ancien Lacydon des Phocéens ; bien abrité par les découpures de la côte, il pénètre assez profondément dans la ville qui ouvre en face de lui les larges perspectives de la Canebière et de la rue Colbert. Malheureusement l’eau en est gâtée par toutes sortes d’immondices. La Méditerranée n’a ni flux ni reflux et tout ce qu’on y jette stagne à sa surface et croupit dans ses bas-fonds. L’ancienne édilité avait trouvé un procédé pour purifier les eaux du Vieux Port : le vent du sud cessa tout à coup de drainer sur la ville les vapeurs nauséabondes qu’il dégage à certaines heures. Tout le monde se félicitait. Un an après, si l’on en croit l’auteur de Marseille et les Marseillais, les capitaines marins, ancrés dans le port purifié, s’aperçurent que la coque de leurs navires était trouée à la quille et abondait en voies d’eau ; la purification du port avait favorisé le retour d’une invasion de tarets d’eau salée, vrilles vivantes qui percent le bois, quand il n’est pas protégé par les éléments corrupteurs des eaux. Placés entre les lamentations des étrangers et les lamentations des capitaines, les édiles ne pouvaient hésiter ; ils rendirent au port son infection préservatrice et les tarets disparurent comme par enchantement. » (Le Petit Français illustré, n°58, 5 janvier 1901).
LA SEYNE-SUR-MER. 166e livraison :

La création de La Seyne en 1657-1658, comme communauté séparée, fut l’événement majeur de l’histoire moderne de Six-Fours dont le territoire passa brutalement de 5499 à 2610 hectares. La commune se trouvait du même coup amputée de la moitié de la presqu’île de Sicié et de l’excellent mouillage de Fabrégas avec son aiguade, ainsi que ses deux ports ouvrant sur la rade de Toulon : La Seyne, et le Creux Saint-Georges utilisé surtout par les usagers du prieuré de Saint-Mandrier et par les pêcheurs toulonnais. L’évolution démographique témoigne de ce bouleversement, La Seyne atteignant 4117 habitants en 1765 contre seulement 2036 pour Six-Fours, son ancien chef-lieu.
La notification des lettres patentes portant désunion et séparation du lieu de La Seyne d’avec la commune de Six-Fours du mois de juillet 1657, enregistrée en Parlement le 1er février 1658, débute ainsi : » Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre, Comte de Provence, Forcalquier et Terres adjacentes : A tous, présents et à venir, Salut. ». Le texte qui suit montre le rôle joué par « Notre très cher et très aimé Cousin et Cardinal Mazarin, Pair de France, Duc de Mayenne, abbé de l’Abbaye de Saint-Victor-les-Marseille ». En substance, ce document définitif rappelle succinctement l’évolution de Six-Fours, de sa naissance à 1657. Il rappelle ensuite qu’à La Seyne, les habitants se livrèrent à l’agriculture, et, surtout, développèrent la navigation et la pêche, attirant de nouveaux arrivants ainsi que des négociants. Le quai qu’ils construisirent permit d’abriter les vaisseaux, y compris ceux de la marine royale qui prirent l’habitude de venir s’y ravitailler. (…) qu’ils y auraient fait construire une chapelle si les habitants de Six- Fours, (…) portés d’un esprit de jalousie (…) s’y seraient opposés, arguant du fait que le dit lieu de la Seyne doit demeurer perpétuellement dans la subjection, et dans la dépendance (…) ; à quoi (…) il a été reconnu qu’il n’y a point de plus assuré moyen, que (…) la séparation qui en peut être faite, au moyen de laquelle les dits habitants n’ayant plus rien de commun, ni de dépendant les uns des autres, ils se porteront tous plus volontiers à leur réunion et à maintenir et conserver entr’eux l’intelligence et la concorde pour leur bien particulier et celui du public, qui autrement en pourrait recevoir un très notable préjudice ». (à suivre)
DEUX BLAGUES (INVOLONTAIRES) POUR LA ROUTE

« Tous s’accordaient pour déclarer l’extraordinaire combustion du corps de la malheureuse femme. Nous le disions, il e reste plus qu’un amas de cendres informes. M. le docteur Clément, après avoir examiné les funèbres restes, conclut à une embolie » (article publié dans Midi-Libre, le 30 avril 1954).
« Vends porcin de 5 mois avec les deux sexes apparents. » (annonce publiée dans le Réveil de Mauriac, le 30 avril 1954).

ET CE SERA TOUT POUR AUJOURD’HUI !
Je vous souhaite à tous et toutes un très bon lundi. Bonne journée à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier ! Et à demain pour le Premier Mai !
Adessiatz !

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